2 vitesses

  • Il y a faux Bio industriel et vrai Bio...

    "Le 25 octobre dernier, le groupe Duc inaugurait deux bâtiments de 4800 poulets bio dans l’Yonne. Cet industriel côté en bourse vise 43 autres poulaillers semblables d’ici 2015, qui produiront 15000 poulets par semaine. A la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (Fnab), le projet dérange. 

    Il n’a pourtant rien d’illégal. Il applique le règlement européen à la lettre, celui de 2009. Ou disons qu’il en exploite les failles pour faire du bio a minima. Exemple : quand les petits éleveurs labellisés bio, tout comme les grands Loué ou Bodin, abattent leurs bêtes à 81 jours au moins, Duc se contente de 71.

    Autre exemple : parmi les fondamentaux de la bio figure le lien au sol, soit l’idée que les bêtes doivent être nourries avec une alimentation produite sur place. Duc rompt avec ce principe car il installe ses poulaillers « en kit » sur des fermes conventionnelles, en leur fournissant tout y compris l’alimentation. 

    “C’est toute la logique du projet qui nous pose problème,  explique Juliette Leroux de la Fnab. Il est piloté par le haut, sans que les éleveurs se sentent particulièrement motivés par la bio. C’est la porte ouverte à un tas d’erreurs“. 

    Ce combat est précurseur de bien d’autres dans le secteur. Car l’ère de la bio à deux vitesses a commencé, l’une industrielle et a minima, l’autre plus exigeante qui campe sur ses valeurs de base. Comment reconnaître cette dernière ? En suivant le nouveau label Bio Cohérence, créé par la Fnab et doté d’un cahier des charges plus exigent que le règlement européen. Bientôt dans vos rayons." (Article d' Emmanuelle Vibert dans le Nouvel Obs.).

    C'est la raison pour laquelle les aliments Bio vendus en grandes surfaces ne le sont pas tout à fait, et n'ont pas les mêmes qualités nutritives, ni, surtout, le même goût que les aliments provenant de petits producteurs locaux respectant les valeurs de base de l'alimentation Bio.

    Fournissez-vous en paniers Bio une fois par semaine, fréquentez les marchés Bio ou rendez-vous directement chez le producteur Bio de votre région. La différence gustative est énorme !