échanges

  • Dégustation du lundi 202

    Un nouveau Clos à 5, pour cette dégustation à l'aveugle qui débuta avec un vin blanc à la robe claire et au nez d'agrumes. La bouche est riche et grasse, avec un petit côté lourd et plat en milieu de bouche, avant que l'acidité ne revienne. C'est gentil, agréable et classique : Macon-Fuissé "Le Haut de Fuissé" 2011 de Pierre Vessigaud. En conversion Bio depuis 2010.

    On passe au rosé avec un vin à la robe grenadine à l'eau, rosée foncée et au nez assez discret. En bouche, je n'accroche pas du tout alors que certains autres évoquent un vin hyper-puissant, super-maîtrisé, avec une sucrosité soutenue par l'alcool, du fruit, une belle vivacité, etc... L'Anglore 2010 Tavel par Eric Pfiffering. C'est l'étiquette rose, ce qui signifie sa Cuvée Tavel Vintage. Rien à faire, je n'apprécie ni ses rouges, ni ses rosés. Aucun atome crochu avec ce genre de vin (ce jus), pourtant porté aux nues par plusieurs personnes...

    On passe aux rouges avec un troisième flacon à la robe noire mais aux contours cuivrés indiquants une évolution indéniable. Au nez, c'est complexe, avec des notes de vieux cuir, de candélabres, de prunes et d'alcool de cerises, de café et de cigare. En bouche, c'est toujours incroyable, avec du caramel, du café, des châtaignes et de l'humus, du vieux bois, du chocolat et du cacao. Une bouche riche et chaleureuse, mais encore jeune : Château La Lagune 1976 en Haut-Médoc. A noter que le degré d'alcool n'est pas indiqué : à l'époque, on pouvait encore rouler bourré...

    Quatrième flacon à la robe noire et au nez et au nez lourd et fatigant. En bouche, beaucoup de sureau et une petite sécheresse, mais aussi de la fraîcheur liée au goût (menthol) et non à l'acidité. Je suis dans le Sud-Ouest, les autres en Espagne ou dans le Roussillon, ou même sur une Syrah Suisse... La Grande Pièce en Fiefs Vendéens (BREM) 2010 de Thierry Michon, vigneron à l'île d'Olonne. En biodynamie (label Demeter). Un vin commercial.

    On poursuit les aventures du Clos avec un vin à la robe Coca-Cola (sans les bulles) et au nez alcooleux. En bouche, c'est sec et boisé malgré de toutes bonnes conditions de conservation. Aucun plaisir et no comment pour ce Corton Renardes Grand Cru 1998 du Domaine Maillard Père et Fils. Assez scandaleux...

    La sixième bouteille présente une robe foncée, avec quelques notes d'évolution et avec un nez fin, fruité, délicat et mûr. En bouche, c'est ensoleillé, mature, sur des notes d'élevage. C'est très bon, mais en devenir : il mériterait quelques années de plus pour s'adoucir. Barbera d’Alba Serraboella 2008 Ax. Agr. Filli Cigliuti, Classica Montepulciano, Sienna.

    On acheva la soirée avec un vin liquoreux à la robe claire et dorée et au nez de Sauternes. En bouche, on est toujours sur un fort beau Sauternes, frais et fin, pas très liquoreux, avec un équilibre assez génial entre la sucrosité et l'acidité : on est moins dans le sucre et la lourdeur qu'il y a 15 jours... Château Climens 1976, un Barsac qui pourrait encore attendre 20 ans. Magnifique. Seuls 32 % des vendanges furent sélectionnés pour composer ce grand vin. Grande bouteille !

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec un thème encore à définir. Bonne semaine à tous.

     

    dégustation,vins,terroirs,goût,partage,échanges