Terriens, il est temps d'agir... - Page 5

  • Il faut démanteler nos vieilles centrales nucléaires...

    Les informations partent dans tous les sens : d'une part, on entend que les fissures présentes dans les réacteurs nucléaires sont plus importantes que prévu, et que cela nécessiterait des examens approfondis de tous les réacteurs nucléaires mondiaux - y compris ceux des sous-marins - et d'autre part, on entend que le gouvernement donnerait bien le feu vert pour encore prolonger de 10 ans l'utilisation de nos vieilles centrales...

     

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    D'abord, elles n'ont pas été conçues pour fonctionner si longtemps. Ensuite, avec tous les problèmes mis à jour ces derniers temps, il serait risquer de prendre cette décision. C'est comme une vieille voiture d'occasion qui a fait son temps et qu'on voudrait malgré tout pousser encore un peu plus loin. Sauf qu'ici, on parle de la sécurité de la population belge...

     

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    Enfin, je voudrais bien voir qui va prendre en charge le démantèlement d'une centrale nucléaire belge. Connaître le budget et le planning. Une centaine d'ingénieurs se sont déjà affairés à mettre à l'arrêt ce réacteur et à la déconnecter du réseau électrique. Et ce n'est qu'un début : le démantèlement va durer des années !

     

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    Le coût du démantèlement des centrales était compris dans le coût de l'électricité exorbitant que nous avons payé des années durant à Electrabel, racheté par GDF Suez. Qui va payer, je me le demande...

    Dire que le nucléaire est une énergie sûre et peu chère est faux ! C'est dangereux et très cher si on prend en compte tous les paramètres. Il est grand temps d'en sortir et de se tourner vers les énergies renouvelables et vertes. Pour notre santé à tous.

  • Quelques bandols rouges 2011...

    Testés pour vous, et pour moi..., 4 Bandols 2011, en rouge évidemment.

    Celui qui m'a tout de suite fort plu est le Moulin des Costes du Domaine Bunan, avec une matière phénoménale, sur des grains fins, et sur du fruit mais aussi de l'alcool (le vin titre 15°), 2011 ayant été assez chaud.

    Ensuite, le Domaine de La Suffrene, à la robe foncée également et avec une très belle matière aussi. C'est rond, suave et concentré, mais l'alcool est également là. 15°, et cela ne passe pas inaperçu ! Il faudra voir comment ces 2 vins évoluent dans le temps...

    Les 2 suivants présentent une robe plus claire et moins de concentration. Souviou est sur des notes cuir et animal que j'apprécie, avec un fruité bien présent (14°5). Val d'Arenc (14°) me semble être plus un vin facile, clair, sur le fruit, gourmand mais pas fort typé Bandol selon mes critères (puissance, matière, rondeur, etc...). 

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    A noter que Moulin des Costes et Val d'Arenc ont tous les 2 remporté la Médaille d'Or au Concours Général de Paris en 2014. Ce qui ne veut rien dire, mais soit.

    Je poursuivrai bientôt cette dégustation avec les autres bouteilles que j'ai en cave, à savoir La Laidière, La Tour Blanche et La Tour de Bon, toujours en 2011.

    Quant aux grands Bandols, tel que Pibarnon, Lafran Veyrolles, Tempiers (en Tourtine, Migoua et Cabassaou), Terrebrune, Jean-Pierre Gaussen, Gros Noré et Pradeaux, je préfère les attendre quelques années. Ce serait un sacrilège d'ouvrir un de ces flacons aujourd'hui...

    Idem pour les cuvées spéciales de la Tour de Bon, de la Bastide Blanche et de la Suffrene. A attendre pour pouvoir les apprécier à maturité.

    AAAAHHHH, ces vins rouges de Bandol, quel plaisir ! 

  • Herbal Plus, Up and Up, Finest Nutrition et Walmart : la grande arnaque...

    "Des poursuites judiciaires ont été engagées lundi 2 février 2015 contre les quatre plus grands distributeurs de compléments nutritionnels aux Etats-Unis : Walmart, Walgreen, Target, qui sont des chaînes de supermarchés, et GNC, une chaîne spécialisée dans la distribution de produits nutritionnels. Ces quatre chaînes sont accusées de fraude et de tromperie des consommateurs. 

    En effet, les autorités ont testé leurs compléments nutritionnels les plus vendus. Elles se sont aperçues que 4 produits sur 5 ne contenaient pas la moindre trace des plantes médicinales ou nutriments indiqués sur leur étiquette. 

    Dans la plupart des cas, pilules et gélules ne contenaient que de la poudre de riz et de légumes (carotte, petits pois, etc.). De plus, certains produits prétendaient ne contenir ni blé ni gluten, alors qu’elles contenaient du blé et du gluten. Pire, certaines contenaient des toxines pouvant causer des problèmes de foie et de rein graves, et potentiellement fatals. 

    Beaucoup ne contiennent que des nutriments en quantité trop faible pour faire le moindre effet. Parfois, ce n’est que de la poudre de perlimpinpin. Tous les détails de l’affaire sont publiés dans les colonnes du New York Times. 

    La chaîne GNC est implantée dans les galeries de tous les grands centres commerciaux. Des millions d’Américains leur font confiance, et achètent en particulier la marque maison « Herbal Plus ». Analyses faites, les gélules de Ginkgo biloba « Herbal Plus » pour l’énergie et la mémoire, ne contiennent pas la moindre trace de Ginkgo. 

    Elles contiennent du riz, de l’asperge et… du sapin de noël (épicéas) réduit en poudre !! 

    Dans les supermarchés Target, l’équivalent de Casino en France, six produits de la marque populaire « Up and up » ont été testés. La moitié d’entre eux, Ginkgo Biloba, Millepertuis et valériane, ne contenaient aucune des plantes indiquées sur l’étiquette. 

    Chez Walgreens, une chaîne de pharmacie (drugstores), leur marque « Finest Nutrition » (« la meilleure nutrition ») ne contenait pas non plus la moindre trace d’aucun des ingrédients indiqués sur les étiquettes. Même leurs gélules d’ail ne contenaient pas d’ail. 

    Chez Walmart enfin (Walmart est l’équivalent de Carrefour), même topo : pas trace de Gingko Biloba dans leur produit Gingko biloba, ni de millepertuis dans leur produit millepertuis, ni de ginseng dans le ginseng, ni d’échinacée dans l’échinacée. Seul le complément alimentaire d’ail contenait, parfois, un peu d’ail. 

     

    Je n’ai jamais aimé les supermarchés. J’essaye de les éviter autant que possible. Je suis scandalisé ce qu’ils ont fait à nos paysages. Mais je suis encore plus effondré que les gens y achètent leur nourriture à l’aveuglette. 

    Que savent-ils de l’origine réelle de leur viande, leur poisson, leur fruits et légumes ? Maintenant, on mesure aussi ce dont les supermarchés sont capables avec les produits dont il n’est pas facile de juger de la qualité à l’œil nu. Comment savoir ce qu’il y a exactement dans une gélule ou un comprimé ?" Extrait d'un article de Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation.

     

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    Voilà certainement des milliers d'américains bernés, trompés et volés. Eux qui pensaient améliorer leur santé avec des compléments alimentaires naturels se rendent compte qu'ils n'ont avalé que de la poudre de riz... Voilà qui doit faire mal au moral. Le marché américain des compléments alimentaires pèse plus de mille milliard de dollars par an...

    Comme pour l'alimentation, il faut opter pour la qualité (qu'on ne trouve pas en grande surface, des marges bénéficiaires énormes ayant été négociées) et choisir des producteurs connus et sûrs. Mais pas besoin de compléments alimentaires si votre alimentation quotidienne est bonne et variée.

  • Partir en Crête, un vieux rêve...

    Avec un régime comme le mien, je suis super heureux de pouvoir retourner en Crête cet été ! J'ai un souvenir de ces salades grecques, de cette huile d'olive consommée sans modération sous la chaleur écrasante, de ces poissons grillés et de ces mézzés variés et délicieux que j'ai hâte d'y être.

     

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    Depuis lors, j'ai appris à apprécier l'Ouzo, ce qui ne gâche rien. Et depuis lors, les grecs ont fait d'énormes progrès au niveau de la vinification des vins, ce qui ne gâche rien non plus. Car, à l'époque, ni le Retsina, ni le Demestica, n'étaient buvables... Et il n'y avait que cela... J'ai dégusté de magnifiques vins grecs depuis lors, dont un mémorable Mont Athos 1990. Quel évolution !

    Bref, outre les paysages, les plages paradisiaques, les petits villages authentiques perchés sur les montagne, j'attends beaucoup de ce séjour.

     

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    Et avec une pensée émue pour ce peuple grec qui a tant souffert des mesures d'austérité décidées par le FMI, les banques et la CEE. Un peuple qu'il faut aider à se relever, en y allant en vacances notamment.

     

  • Tout çà !

    Suite au post publié sur la vingtaine de tonnes qu'on mange en une vie, j'ai commencé à faire mes comptes. Assez facile en ce qui me concerne puisque mon alimentation se résume à du poisson deux fois par jour, accompagné de légumes, d'ail et d'huile d'olive, sans oublier le vin rouge à chaque repas.

    Cela donne plus ou moins ceci :

    7 tonnes 465 kilos de poissons (sauvages pour la plupart) ingurgités jusqu'à ce jour. C'est beaucoup, et je suis un peu gêné... 

     

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    Pour vous donner une idée, voici un requin baleine de 7 tonnes :

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    Oui, j'ai déjà mangé tout çà, et autant de fruits et légumes, cuits ou crus.

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    400 litres d'huile d'olive première pression à froid.

     

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    258 kilos d'ail frais, violet de Provence.

     

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    Quant aux vins rouges, j'approche les 10.000 bouteilles, à raison de 2 verres par repas, plus quelques extras dont les dégustations du lundi...

     

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    Pas de pain, très peu de féculents, jamais de viande (sauf forcé durant mes 16 premières années, soit +- 150 kilos maximum), d'oeufs ou de lait, peu de fromages et jamais de sucre.

    Je peux rajouter le thé vert ou noir matinal, accompagné d'une cuillère de miel bio, mais c'est anecdotique. Sauf que cela commence à faire beaucoup de pots de miel...

    Impressionnant quand même, toute cette quantité de nourriture ! D'où l'importance de la qualité de ce que vous consommez pour rester en bonne santé. A méditer.

  • Dégustation du lundi 256

    A nouveau une fort belle dégustation du lundi, à l'aveugle, à 4, avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez de coing et de rhubarbe. En bouche, c'est précis, avec de la concentration, de la nervosité, un brin d'exotique sur de l'abricot confit, mais néanmoins très bon. L'intensité fruitée est bien présente et cela rebondi en bouche pour s'achever sur une finale saline : c'est dynamique et très intéressant à déguster. On est ni en Loire, ni dans le sud : Grand Cru Zotzenberg Sylvaner 2010 du Domaine Rietsch en Alsace. Fort beau flacon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis foncé et au nez lacté sur des fruits rouges. La bouche est également lactée sur une belle trame de tannins fins, avec des notes de noyaux de cerises. C'est léger et frais, mais manque de gourmandise car pas assez de fruits. Un beau vin de soif. On pense Loire ou Beaujolais alors qu'on est en Cahors ! Tu vin plus aux soirée de Fabien Jouves à Cahors. On est en Cabernet Franc et Malbec.

    Le second rouge présente une robe noire et un nez sympathique et avenant de vin bordelais. En bouche, c'est très engageant, très rond (sans barrique neuve) mais cela ne s'envole pas : une bonne chair tout autour, mais il manque le fruit au milieu. On s'attend à une deuxième vague et on l'attend toujours, comme des Sioux. Il manque le côté gourmand... Château Petit Bocq 2000 en Saint Estèphe. Ils devraient refaire comme au 19ème siècle : couper leur vin avec une Syrah des Côtes du Rhône. Ce serait parfait.

    La bouteille suivante nous offre une robe encore foncée marquée par l'évolution et un nez de vin évolué mais engageant, avec son côté sanguin et boîte à cigares. En bouche, un vin rond, généreux et élégant, avec plus de fruit et de gourmandise que le Las Cases 82 de la semaine passée : Château La Lagune 1982 Grand Cru Classé en Haut-Médoc.

    Le quatrième rouge présente une robe noire et un nez charnu mais discret. Pas trop de fruits en bouche et une finale asséchante qui le rendent moins plaisant à boire que le précédent. Troplong Mondot 1990 en Grand Cru Classé à Saint-Emilion. Beaucoup moins de plaisir malgré ses 98/100 de Parker.

    La sixième et dernière bouteille de la soirée nous présente une robe rubis foncé bien évoluée et un nez vachement plus jeune, avec de l'alcool. La bouche est fort belle avec de la sucrosité, un fruit croquant et un côté sud/alcool qui tient sur la longueur. C'est un vin généreux de 15 à 20 ans en Châteauneuf-du-Pape. Exact : Clos des Papes 2000 en Châteauneuf-du-Pape.

     

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    Pas de Clos lundi prochain, vu les vacances. Ce sera donc le lundi d'après. Patience, patience...

     

     

  • Nous ingérons une vingtaine de tonnes en une vie...

    Vingt tonnes de nourriture : c'est plus ou moins ce qu'un être humain consomme dans sa vie. Partant du principe que nous sommes ce que nous mangeons et que la qualité de notre alimentation, tout au long de ces années d'existence, fera que nous serons en bonne santé ou malade, il est primordial de faire attention à ce que nous avalons.

    Dès le premier âge, le fait d'être allaité par sa mère pose déjà de bien meilleures bases que d'être nourri avec des laits industriels.

    Plus tard, les produits bio, sans pesticides ni autres traces de produits chimiques, nous apporteront tous les nutriments nécessaires à notre croissance, sans aucune carence de quoi que ce soit. Ce qui n'est pas le cas avec les aliments provenant des modes de productions industriels ou intensifs.

    Et c'est en étant élevé au goût des bonnes choses, bio, de saison et local, que nous reproduirons cela avec nos propres enfants, en les mettant sur la bonne voie au niveau nutritionnel.

    C'est toute la différence entre vingt tonnes de produits naturels et goûtus, bourrés de vitamines, d'acides aminés, d'enzymes et de fibres bienfaisantes par opposition à des aliments morts, raffinés et vidés de toute substance nutritive, et bourrés d'additifs chimiques industriels nocifs, d'arômes artificiels, de conservants et de colorants qui ne peuvent que conduire à l'obésité, au diabète et à toutes les maladies dont le cancer.

    Vous allez me dire qu'on n'a jamais vécu aussi vieux aujourd'hui, malgré les fast food, les produits light et la malbouffe industrielle, et que donc vous vous en foutez. Réfléchissez juste au fait que ceux qui meurent aujourd'hui, à des âges de plus en plus respectables, ont bénéficié des bonnes bases citées plus haut, ce qui n'est plus le cas des enfants nés avec les 2 parents qui travaillent et n'ont plus le temps d'allaiter, de faire les courses et de cuisiner de bons plats de saison avec les produits frais du marché.

    Et le retour de manivelle risque de faire mal aux statistiques...

  • Dégustation du lundi 255

    Fort belle dégustation du Clos ce lundi soir, à 5, pour fêter un anniversaire, avec un blanc et 7 rouges. De très belles bouteilles...

    Le blanc présente une robe or pâle et un nez fin et subtil de Chardonnay. En bouche, c'est puissant, long, tendu avec une belle amertume en finale. Nos deux amis de Loire partent sur un Sauvignon, dont l'un des 2 sur un Sauvignon Sémillon. On est pourtant en Chardonnay, en 2000 et en Bourgogne, sur la seule propriété qui fait un grand Cru en rouge et un autre en blanc, c'est tout. Bonneau du Martray 2000 En Grand Cru Corton Charlemagne. Belle bouteille.

    On passe aux rouges, pour mon plus grand plaisir, avec un premier flacon à la robe rubis et au nez de Pinot noir sur des fruits et de l'alcool. En bouche, un fort beau jus, doux et parfaitement maîtrisé : on est sur un millésime bien mûr, mais pas chaud, avec des notes de cerises. On est tous en Bourgogne, avec un tout grand vigneron, et c'est raté : Cloudy Bay Pinot Noir 2012 Marlborough en Nouvelle-Zélande. Bouteille capsulée, cotée 93 à 96/100. Surprenant et fort beau. Une découverte.

    Le troisième vin présente également une robe rubis et un nez de vin nature avec quelques notes de fumier... En bouche on a très vite eu une fort belle longueur sur des cerises en finale, mais qui s'est vite transformée en une finale fluide et sèche. Le vin est déséquilibré. L'attaque reste belle, avec de l'alcool. On cherche en Rhône et ailleurs, sans penser à la Corse : Carco Antoine Arena Patrimonio 2005. Un vin particulier qui ne plaît pas à tous.

    La bouteille suivante, avec sa capsule en plomb (interdit de nos jours) et son bouchon imbibé sur toute la surface présente une robe rubis clair et un nez de vieux vin sans aucun défaut. La bouche est géniale, avec une belle attaque douce et suave. C'est très bon, avec de la puissance, de la richesse, de la sucrosité, de la rondeur, de la typicité et en mono-cépage. Il n'est certes plus très ample, et avec un peu d'alcool qui ressort, mais en mangeant, cela doit être magnifique. L'un est en rive gauche, en 79, les autres (qui commencent à me connaître) sont à Bandol en 85, 78 ou 69. Moulin des Costes 1967, Médaille d'Or à Paris en 1969, Bandol du Domaine Bunan. Un magnifique et rare flacon qui nous procura beaucoup plus de plaisir que les Bordeaux Grands Crus de la même époque. Une fort belle bouteille. Et mes remerciements à Paul Bunan et sa famille.

     

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    Le cinquième flacon présente une robe rubis plus foncée et un nez de vin nature. En bouche, un bon jus, avec beaucoup de fruits et une petite sécheresse en finale. Il y a une puissance non alcoolisée tout en n'étant pas extrêmement concentré : c'est assez léger et sur la finesse. Les Hautes Maizières 2011 de Prieuré Roch en Vosne Romanée.

    Le vin suivant a une robe noire qui présente un disque tuilé et un nez bordelais. Il est plus boisé en bouche, à la bordelaise, mais sans sécheresse. C'est droit, puissant et pas mal. On évoque une rive gauche en 2000 : Grand Vin de Léoville du Marquis de Las Cases 1982 Saint Julien. Fort jeune malgré son âge.

    L'avant dernier vin présente également une robe foncée, au disque tuilé. En bouche, c'est fort bon, avec des notes de réglisse, de pin, de toast grillé et de menthe. La garrigue n'est pas loin pour ce vin qui chante provençal : Château Pradeaux 1989 en Bandol. Un magnum acquis début décembre à la vente aux enchères organisée à Bandol lors de la Fête du Millésime. Je terminerai ce très beau flacon dans les jours qui suivent, avec un énorme plaisir. Merci à la famille Portalis à Saint Cyr-sur-Mer.

    Le huitième et dernier vin présente lui aussi une robe noire et un nez puissant et lacté. En bouche, il prend sa place, sur plus de finesse qu'on ne le pensait, avec une finale sur la cerise. Je suis en Côtes du Rhône pour ce vin qui doit encore se fondre au niveau des tannins. On est sur une Syrah pure, profonde et mature, avec des notes poivrées et c'est fort beau : Cornas 2011 d'Auguste Clape.

     

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    Carco passa, comme il se doit, sous la table. On évoqua l'acquisition d'un bonnet d'Ane (ou de âne) pour celui qui passe le plus souvent sous la table, appelée également le long pont. Et le "droit de pont" réclamé par le plus fort d'entre nous. Les suites des aventures du Clos lundi prochain.

     

     

     

  • Ne consommez pas de fructose ajouté...

    Les sucres ajoutés aux aliments et boissons, en tout premier lieu le fructose, font le lit du diabète de type 2. Une analyse des données existantes effectuée par des chercheurs américains est catégorique : « Il existe un énorme corpus de preuves scientifiques, de données d’observation et de résultats d’essais cliniques qui suggèrent que le fructose ajouté – même par rapport à d’autres sucres – est le principal moteur du développement du diabète et de ses conséquences. »

    L’étude rappelle que la littérature scientifique montre que « l’ajout de fructose – que ce soit sous forme de saccharose ou de sirop de maïs (ou Corn Sirup)  à haute teneur en fructose – est associé à une série d’effets biologiques indésirables chez l’homme comme chez l’animal ».

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    Ces données pourraient surprendre s’agissant d’un sucre que l’on trouve naturellement dans les fruits, d’où son nom. Mais le problème vient du fait que dans le sirop de maïs à haute teneur en fructose, ce dernier représente près de 50 % du poids de l’additif sucré, alors qu’il ne constitue qu’1 % du poids d’une pêche mûre, soulignent James DiNicolantonio, du Saint Luke’s Mid America Heart Institute (Kansas City, Missouri), et ses collègues. Outre cette faible concentration, la consommation d’un fruit ou d’un légume entiers apporte également de l’eau, des fibres, des antioxydants, qui sont bénéfiques pour l’organisme.

    Au cours de l’évolution de l’humanité et surtout dans la période contemporaine les industriels de l’alimentation ont largement eu recours à l’ajout de fructose sous différentes formes : d’abord avec le saccharose, sucre associant une molécule de glucose et une de fructose que nous connaissons sous forme de poudre ou de carrés, puis de plus en plus avec le sirop de maïs à haute teneur en fructose, qui peut contenir jusqu’à 65 % de fructose.

    En 2012, une étude de chercheurs américains et britanniques montrait déjà du doigt le rôle de l’ajout de sirop de maïs à haute teneur en fructose dans le développement d’un diabète de type 2 et donnait des chiffres marquants : les Etats-Unis – où environ les trois quarts de l’ensemble des boissons et aliments préemballés contiennent du sucre ajouté – consomment annuellement 25 kg de fructose par habitant. Le Canada, le Mexique, la Belgique ou le Japon figurent également au rang des gros consommateurs. Loin devant la France, l’Australie, l’Inde, la Chine, la Suède ou le Royaume-Uni, qui plafonnent en dessous de 0,5 kg par habitant et par an.

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    Particulièrement inquiets de la situation dans leur pays, les chercheurs américains affirment : « Aux niveaux actuels, la consommation de sucre et celle de fructose en particulier – à des concentrations et dans des contextes que l’on ne rencontre pas avec les aliments entiers naturels – alimente une épidémie de plus en plus grave de diabète de type 2. » Ils s’inquiètent des recommandations en vigueur aux Etats-Unis : les lignes directrices émises en 2010 estimaient acceptable de consommer jusqu’à 19 % des calories sous forme de sucres ajoutés et l’Institut de médecine américain admet même le plafond de 25 %.

    A l’issue d’une consultation publique qui a eu lieu en mars 2014, l’Organisation mondiale de la santé a publié début 2015 des recommandations beaucoup moins laxistes : réduire à moins de 10 % la part des sucres libres (glucides simples comme le fructose) ajoutés dans l’apport calorique total et suggère même de descendre en dessous de 5 %. Source : Article de Paul-Benkimoun dans Le Monde de ce samedi.

     

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    On sait que le sucre est mauvais pour la santé. Je n'en ai plus chez moi et j'utilise du miel bio si je dois sucrer une boisson ou un plat. Je savais également depuis des années que le mais n'est pas bon et m'inquiète de voir tous ces enfants dévorer leurs céréales tous les matins, bourrées de fructose de mais...

     

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    Arrêtons de consommer des produits nocifs pour la santé préparés et plébiscités par l'industrie agroalimentaire. Raz le bol de ces produits dénaturés, raffinés, à la composition chimique douteuse. Revenons aux choses simples et naturelles ! Terriens, il est temps d'agir...

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  • Bien se nourrir, c'est très facile... En 8 règles.

    1. Tout ce que vous voyez comme publicité à la télé, dans les magazines ou dans la rue, c'est exactement ce qu'il ne faut jamais manger : sodas, coca, jus de fruits, chips, pizzas, pâte à tartiner, actimel et yaourt, plats industriels, etc...

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    2. Evitez le lait de vache qui est fait pour le veau (qui doit prendre 600 kg en un an) et pas pour l'homme. Préférez le lait de chèvre ou de brebis, ou un lait d'amandes, de noisettes, etc... Evitez le lait de soja. Côté fromages, optez pour ceux au lait cru.

    3. Evitez la farine blanche (pain de mie blanc, viennoiseries, pizzas, pâtes blanches, biscuits). Et les produits raffinés en général.

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    4. Consommez des fruits (entiers, pas en jus sans fibres) et légumes Bio locaux et de saison, cuits à basse température (vapeur) pour garder tous les nutriments. Le Vitaliseur est le meilleur cuiseur vapeur. Evitez les cuiseurs vapeur à plusieurs étages, et ceux en plastique. Avec un peu de beurre ou un filet d'huile d'olive première pression à froid, c'est un délice. Et jetez votre micro-ondes à la poubelle !

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    5. Côté antioxydants, un grand bol de thé vert (sucré avec du miel bio), 2 verres de bon vin rouge et de temps à autre, un verre d'Elixir fermenté de grenade. N'oubliez pas les fruits secs et les légumineuses.

    6. Ne pas fumer, ne pas consommer d'alcools forts régulièrement et faire bouger notre corps de bipède (transpirer minimum deux fois par semaine pour éliminer les toxines).

    7. Evitez certains vaccins. Et les médicaments, sauf en cas d'absolue nécessité. Normalement, en corrigeant son alimentation, tout devrait pouvoir se soigner, sauf si vous avez trop traîné...

    8. Et pour finir, prenez le temps de manger. Dégustez vos aliments. Et mâchez des aliments solides (pas de viande hachée, c'est à dire mâchée par quelqu'un d'autre, pas de compote, etc...). Il faut faire fonctionner nos glandes salivaires qui produisent un litre de salive par jour et qui aident à la digestion.

    C'est ce que j'ai retenu de la conférence donnée par le Professeur Henry Joyeux, cancérologue de renom, chirurgien et professeur à l’Université de Montpellier. Il a un site internet et publie gratuitement une newsletter hebdomadaire avec plein de bons conseils. Avis aux amateurs.

    C'est tellement évident et simple à suivre que, oui, bien se nourrir est vraiment facile. Même de nos jours.

  • Slow Food et la restauration rapide dans les écoles...

    Lorsque Alice Waters vint explorer la France (comme toute jeune américaine) au début des années 70, elle a été fascinée par les marchés et la typicité des produits alimentaires qui s'offraient à elle, de région en région. Lorsqu'elle est rentrée en Caliornie, elle a décidé de mettre en valeur dans son restaurant les produits de sa vallée.

    Et depuis tout jeune, Jamie Oliver, originaire de l'Essex en Angleterre, né et élevé dans un pub, connait l'importance de l'apprentissage du goût auprès des jeunes, il en a fait un de ses combats.

    Il était naturel qu'un jour ces deux passionnés de "vraies nourritures" se rencontrent. Hughes Belin a assisté à cet évènement, lors du dernier Salone Del Gusto de Slow Food et vous le raconte : "Les visiteurs du Salone del Gusto à Turin fin octobre 2014 ne s’y sont pas trompés : l’événement le plus intéressant de cette petite semaine consacrée au slow food tous les deux ans, était sans conteste une conférence réunissant Carlo Petrini, Président-fondateur de Slow Food, Alice Waters, chef du Restaurant réputé Chez Panisse et Vice-Présidente de Slow Food International et Jamie Oliver, star anglaise de la cuisine saine.

     

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    Curieusement, c’était son premier passage au Salone. Ils étaient réunis pour la première fois devant une salle archi-comble pour nous aider à changer le monde et nous dire comment eux, ils ont fait leur part. Et bien vite, la restauration collective, dont celle des écoles, s’est imposée comme une cible de choix, car on prend plus de la moitié de nos repas à l’extérieur de nos foyers. Mais les écoles ont ceci de plus qu’elles « créent les citoyens du futur », comme le dit Carlo. Non seulement on garantit une bonne santé actuelle et future aux enfants, mais on les éduque à la nourriture bonne, propre et juste.

     

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    En d’autres termes, « c’est un investissement pour un changement de paradigme, ce n’est pas un coût », explique-t-il. « Il faut apprendre [la nourriture saine] aux enfants, tant qu’ils sont jeunes et ouverts »,  ajoute Alice. Mais « l’ennemi est très riche, très stratégique et très bien implanté, ce n’est pas une simple empoignade, mais un véritable combat », avertit Jamie.

    Alors, comment faire ? Jamie a tourné un documentaire « Jamie’s School Dinners » sur la nourriture dans les écoles du Royaume-Uni. Sorti au moment des élections de 2005, il a créé un choc et permis l’adoption d’une loi nationale garantissant pour la première fois des normes minimales pour la nourriture dans les écoles – il y en a depuis longtemps pour la nourriture pour chiens. « L’action auprès des gouvernements est essentielle, car l’effet de levier d’une loi est énorme », reconnaît Alice. Carlo cite l’exemple de l’interdiction de vendre des sucreries et des sodas dans les écoles italiennes décidée récemment. « Quand la politique se met au slow, les choses arrivent », s’amuse-t-il.

     

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    Mais on ne peut pas toujours compter sur l’Etat pour tout régler. Alice, elle, a agi en créant des jardins, depuis 20 ans. Dans les écoles, puis les prisons, les hôpitaux. Le jardin est non seulement un outil éducatif, mais il enseigne le partage, lorsqu’on donne les légumes. Il enseigne l’humilité face à la nature, les saisons, qui n’existent plus dans les supermarchés d’aujourd’hui. « C’est plus difficile de convaincre les enseignants que les enfants », constate-t-elle. Elle est toutefois convaincue que « la culture du fast food n’a pas détruit notre amour de la nature ». « Plus la population est ignorante, plus le système de la malbouffe triomphe », explique Carlo. Le travail est énorme mais il faut persister à informer et éduquer sur comment se transforment les produits.

    A travers la convivialité, les choses se passent plus simplement : « quand on cuisine et qu’on mange ensemble, il se passe de belles choses : faire à manger résout tous les problèmes », raconte Jamie. « Faire pousser des choses ensemble, c’est un moyen d’avancer ensemble », ajoute Alice.  Les gens changent quand l’effort pour changer vaut le coup. Dans les cantines scolaires britanniques, le repas de midi est souvent le repas le plus important de la journée rappelle Jamie. Le mot slow prend tout son sens lorsqu’on voit que la nourriture emballée qui sert aux déjeuners de nos chères têtes blondes est le plus souvent inappropriée. Si un enfant ne peut pas manger à la cantine, il devrait avoir un déjeuner « fait maison » - qui nécessite, certes, plus de temps à préparer.

    « L’éducation au goût des enfants commence dès la grossesse », concluent-ils, parce que l’accès à une nourriture saine « est un droit fondamental de l’enfant ». Bon, on fait quoi, nous ?"

    Oui, au fond, que savons nous de la cantine de vos enfants ? Comment faisons-nous pour leur apprendre d'où viennent les pommes de nos régions et qui les cultive, pourquoi il est important  de le savoir ?

    Alice Waters a expliqué pourquoi et comment une simple pêche pourrait convertir  le président Obama à Slow Food et changer profondément l'agro-business américain. (Texte publié par l'équipe du Convivium Slow Food Brussels).

    Il est important d'éduquer les enfants dès le plus jeune âge aux aliments naturels de saison, ceux qui ont du goût. Ils doivent cueillir des framboises, de vraies pommes et poires, cultiver des salades, des radis, du persil, des fraises et des potirons. Ils seront tellement émerveillés par le goût des aliments naturels qu'ils ne seront jamais, toute leur vie durant, des accros des fast food, de la malbouffe industrielle et de tous ces mauvais aliments bourrés d'additifs de toutes sortes vendus par les multinationales alimentaires.

     

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    Prenez le temps de cuisiner tous les jours des produits frais et locaux : ils garderont en mémoire ces recettes, le goût de ces plats familiaux, et les cuisineront plus tard à leurs enfants. C'est le meilleur bagage qu'on puisse leur offrir pour l'avenir : le goût des choses et la santé grâce des produits sains, saisonniers, variés et locaux.

     

  • Bon Bon et son menu 16 services...

    Cela faisait pas mal de temps que je n'y étais plus allé. Et je dois bien avouer que Le Chef Christophe Hardiquest s'est encore amélioré : il approche la perfection absolue (qui n'est pas de ce monde) avec un talent et une maîtrise hors du commun.

    Ce fût, hier soir, une soirée mémorable et incroyable sur des saveurs, des contrastes, des accords, des cuissons et le goût, bien sûr. Pour une fois qu'on y était, on a opté pour le tout nouveau menu 16 services qui fait découvrir le talent immense de ce chef et de sa brigade. Tout est juste, orchestré sans fausse note, dans la simplicité et la bonne humeur. Un régal.

    A la fin du repas, je lui ai dit qu'il manquait peut-être juste quelques produits nobles. Ni homard, ni langoustine, ni turbot ou daurade royale... Et en rentrant et en y repensant, je me disais avoir commis une erreur : j'ai divinement bien mangé et ce n'était que des produits simples : maquereau, plie, légumes et un peu de truffes quand même. Il ne faut rien de plus car ces produits sont tellement magnifiés, mis en valeur et servis juste comme il faut que cela suffit amplement.

    Pour accompagner ce repas royal, j'avais amené un Moulin des Costes Charriage 2001 du Domaine Bunan à Bandol. Ce superbe flacon a surpassé les 6 autres bouteilles consommées ce soir-là : puissance, rondeur, longueur incroyable, un fruit encore présent avec des notes de garrigue et de la fraîcheur, tannins enrobés. Il avait tout pour lui, pour notre plus grand bonheur. Un tout grand moment, cumulé à l'autre.

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    Suivent ici quelques photos des plats servis qui résument, à elles seules, cette ballade gastronomique de haut vol. Le tartare de légumes et sa tuile de géranium, si simple et préparé devant vous, est un pur délice.

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    Je vous laisse deviner l'intitulé et la composition des plats suivants. 

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    Et à 2 heures du matin, au moment du départ, la cuisine est à nouveau propre. Car dans quelques heures, tout recommence pour la brigade et Le Chef. Chapeau bien bas. Et une troisième étoile pour Bon Bon qui se profile à l'horizon.

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  • Je viens de me battre avec un Turbot...

    De retour d'un petit week-end à Wimereux, je suis passé ce midi à Boulogne sur mer visiter les étals des pêcheurs. Je suis tombé nez à nez avec un turbot sauvage de plus de 7 kilos, juste pêché, et je n'ai pas pu m'empêcher de l'acheter. D'autant plus que le prix demandé par le pêcheur me semblait fort raisonnable.

    Je pense qu'on en pêche encore 6 à 7 par jour en Belgique et les grands chefs des restaurants étoilés se les arrachent. Mais le prix est tellement prohibitif que cela devient un met inabordable (100 euros le kilo chez Rob). D'autant plus qu'il y a certainement 60% de déchets sur un tel poisson entier.

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    Pour moi, le turbot, c'est une darne vraiment épaisse de 6 à 7 cm, et pas un petit truc plat de l'épaisseur d'une grosse sole. Il faut de la matière, et là j'en ai. Par contre, découper cette bête gluante et saignante ne fût pas chose aisée ! Un heure de combat féroce dans ma cuisine, avec du sang partout ! 

    Mais le résultat en valait la chandelle : une bonne dizaine de vraiment très beaux morceaux de Turbot, bien épais (même peut-être trop gros), mis au surgélateur, et qui attendront leur jour pour être grillés et accompagné de Belles de Fontenay et d'une Béarnaise maison : c'est comme cela que je le préfère. A 17 euros la fort grosse portion, cela reste tout à fait raisonnable.

    Quelques repas haut de gamme en perspective, avec un poisson au goût fin et délicat, hélas de plus en plus rare...

     

  • Dégustation du Clos 254

    Seconde dégustation de 2015 au Clos, à 4, ce lundi soir. Les fêtes sont passées et on revient à plus de normalité et moins d'abus. Avec un vin à la robe rubis très clair et au nez de framboise, puis de vieux bourgogne qui pinote. La bouche est légère et maigre en alcool, en matière et en fruits aussi. Mais le vin est propre et sans défaut : Le Clos de Rouge-Cloître 2013 Auderghem Belgique. C'était un petit millésime.

    Le second flacon présente une robe noire et un nez de beau fruit vif, avenant et engageant. En bouche, un mauvais rouge de Loire avec de l'élevage avec un petit côté Marionnet. Il y a un côté primeur, léger et plaisant, mais aussi des tannins embêtants : Le Rocher des Violettes 2012, Côt Vieilles Vignes en Touraine de Xavier Weisskopf.

    Le flacon suivant n'est pas mieux, avec sa robe noire évoluée, son nez peu commun et sa bouche d'acidité, de vieux fût, d'alcool, de fraîcheur, et de sécheresse en finale. Beaucoup trop astringent : Bucephale 2007 Xinomavro du Domaine Ligas en Macédoine, Grèce. En bio.

    On passe ensuite à un vin à la robe claire et au nez de vin nature. La bouche est nature aussi, et perlante. Ce que j'appelle un bon jus. Les autres raffolent : il balance bien, il se boit bien, on évoque le sud, Anglore, Meyer en Alsace, on lui trouve des notes pinotées, on évoque le Jura, la Savoie, la Bourgogne, avant d'arriver en Beaujolais : Régnié 2012 Beaujolais de Christian Ducroux en vin biologique (Demeter). Un vieux vigneron pur et dur depuis des lustres qui utilise son cheval dans les vignes. Ils ont adoré. Moi beaucoup moins... Chacun ses goûts !

    On termina la soirée avec un dernier flacon à la robe noire et au nez sanguin sur des fruits mûrs, quasi un melon au Porto. En bouche, c'est bon mais certains notent un excès de maîtrise. Beaucoup de fruits, d'alcool, de chocolat, de Kirsch, avec de la longueur et des tannins enrobés. Certains évoquent Trévallon ou Véga alors que je suis plutôt sur Châteauneuf. Belle matière, beau grain, alcool enrobé. C'est très beau. Réserve des Vieilles Vignes 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine Roger Perrin. La suite des aventures du Clos dans 2 semaines, un imprévu gastronomique empêchant votre chroniqueur préféré d'être présent lundi prochain au Clos.

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  • Charlie Hebdo : abonnez-vous !

    Ce qui s'est passé est terrible et inimaginable dans une capitale européenne. Ces criminels fanatiques doivent être arrêtés, jugés et emprisonnés à vie. La liberté d'expression est un droit fondamental qui doit être préservé.

    Ces pauvres imbéciles n'ont pas imaginé une seule seconde que leur acte barbare et insensé allait propulser l'extrême droite aux présidentielles de 2017. Avec toutes les conséquences qu'on imagine pour les étrangers établis en France.

    Et que toute la communauté musulmane européenne, et peut-être mondiale, allait devoir, une fois de plus, supporter les regards sévères et réprobateurs de citoyens qui font l'amalgame. Alors qu'ils n'y sont pour rien, et condamnent ces extrémistes autant que nous.

    Charlie Hebdo doit continuer d'exister et poursuivre dans sa voie de rire de tout. Plus que jamais. Je m'abonnerai dès que ce sera à nouveau possible et vous recommande d'en faire autant pour les aider à surmonter ce drame épouvantable, scandaleux et historique, et à survivre pour renaître, pour toujours. Ils pensaient tuer Charlie Hebdo et c'est tout le contraire qui se passe : des dons affluant de toute part, des offres de dessins provenant de dessinateurs du monde entier, Charlie Hebdo sera désormais plus fort et plus lu que jamais.

    Mes remerciements à Libération et au Monde pour leur aide au reste de l'équipe de Charlie Hebdo. Et courage à tous les journalistes, reporters, dessinateurs et autres chroniqueurs dont le formidable travail nous permet d'être informé, de nous forger notre propre idée et de réagir sur l'actualité ! C'est essentiel. Le prochain numéro de Charlie Hebdo, c'est mercredi prochain, le 14/01/2015, à un million d'exemplaires : achetez-le.

     

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  • Je suis Charlie...

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  • Dégustation du lundi 253

    Très belle première dégustation du Clos 2015, à 5, à Saint Josse, pour changer de crèche, avec une première bouteille à la robe paille et au nez crémeux. En bouche, c'est pas mal. On pense à un Chardonnay vineux avec une belle allonge et des bulles qui éclatent finement en bouche. Certains évoquent un Champagne, d'autres un Crémant du Jura (Tissot) pour ce Champagne Larmandier-Bernier en Vieilles Vignes de Cramant 2006 Grand Cru extra Brut en Blancs de Blancs. Fort belle entrée en matière, et de circonstance.

    Le second vin présente une robe cognac et un nez qui n'est pas mal non plus. En bouche, il nous semble que le vin n'est pas servi assez frais. Il manque de nervosité et de tension. On est sur un millésime chaud et mûr. C'est équilibré et complexe. Certains sont en Chardonnay, moi en Loire pour ce vin fort rare, jamais dégusté au Clos : Jadis Esméraldins 2000 Genèse Blanc en Vin de Table de France de Xavier Caillard, paysan vigneron à Breze. Le vin est élevé 5 ans, puis gardé minimum 2 ans  en bouteille avant d'être mis en vente : ce 2000 a pu être acheté en 2012 !

     

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    Suivirent 7 rouges dont le premier, à la robe noire et au nez jeune, présente une bouche riche, sucrée et mûre sur la cerise, avec de la maturité et un peu de retrait ainsi qu'une sécheresse en fin de bouche. Las Vals Mourvèdre Haut-Plateau 2010 à Aude Hauterive en vin Bio de la famille Lignères-Fontcouverts.

    Le second rouge, à la robe aussi noire présente un nez racé et sanguin sur de la fumée, puis du boeuf. Une bouche étonnante, sans attaque franche et une belle finale sur la violette et le fruit. Frais, fin, long, et bien construit sur un fruit mûr mais pas confituré : croquant. Belle fraîcheur et un peu de tannins pas dérangeants pour ce qu'ils croient être une Côte Rôtie ou un Cornas : Clos Marie Les Glorieuses 2011 en Pic Saint Loup dans le Languedoc. Fort beau flacon.

    Cinquième bouteille à la robe rubis foncé et au nez lacté et jeune. La bouche est gourmande et élégante, mais il y a de la sécheresse : c'est un peu sec et boisé, et fatiguant. On est sur un Pinot Noir 2009 et c'en est un : Clos Saint Jacques 2009 de Louis Jadot en Gevrey Chambertin. 

    Le vin suivant a une robe plus claire et plus évoluée et un nez de chou avec un début de carbonique. En bouche une magnifique matière sur de la cerise fraîche non confiturée. L'élevage en fûts de chêne neuf est intégré : la cerise persiste et tient le coup ! On pense à un Prieuré Roch et c'en est un : Clos des Argillières 2009 en Nuits Saint Georges 1er Cru du Domaine Prieuré Roch.

    On poursuit la dégustation avec un vin à la robe rubis clair et au nez difficile sur du Pinot Noir. En bouche, c'est difficile aussi, avant de retrouver des petits fruits et de la fraîcheur. La pureté du fruit dans une logique classique : Les Saints-Georges 2010 en Nuit Saint-Georges 1er Cru du Domaine Henri Gouges.

    La huitième bouteille présente une robe plus foncée. C'est plus dense, plus alcoolisé et moins abouti que les précédentes qui sont diamétralement opposées. C'est plus classique et on est moins dans le plaisir : La Richemone Vieilles Vignes 2005 en Nuits Saint Georges 1er Cru du Domaine Christophe Perrot-Minot.

    On acheva cette longue dégustation avec un vin à la robe rubis foncé et au nez un peu lacté aussi, avec des notes sanguines et un côté tomaté assez riche. Très riche en bouche sur une structure plus classique, avec de la barrique et du savoir faire. Certains évoquent un millésime chaud en Pinot Noir. Tellement sanguin qu'on partirait bien en Cabernet Franc... C'est raté : Château Rayas Réservé 2001 en Châteauneuf-du-Pape.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, si tout va bien.

     

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  • Osteria Il Gusto Italiano à Bruxelles...

    Somptueux dîner, hier soir, à l'Osteria Il  Gusto Italiano, (Enoteca con cucina) située Avenue des Cerisiers à Woluwé Saint Lambert. Un restaurant ouvert il y a un an et dont j'ignorais l'existence... Une grave erreur !

    Des pâtes faites maison le jour même, des suggestions alléchantes, des produits qui ont du goût et une magnifique carte des vins italiens, à prix doux. Un patron sympathique, amoureux des bons produits et connaisseur en bons vins également. Et, en plus, branché Slow Food !

    Je vous invite à découvrir ce lieu : http://www.ilgustoitaliano.pro/fr/

    Ce fût un régal. Repas que nous avons terminé avec une magnifique assiette de fromages. Et pas n'importe lesquels : d'incroyables fromages italiens majoritairement au lait cru, dont certains font partie du Presidio Slow Food, et on comprend pourquoi.

     

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    En discutant de la qualité des produits avec le patron, celui-ci m'a remis le catalogue Valsana 2014-15, une entreprise qui recherche, sélectionne et distribue des produits italiens d'exception et authentiques depuis 25 ans. 500 fromages italiens et 400 produits de charcuterie composent ce magnifique catalogue... Il y a moyen d'acheter certains de ces produits au restaurant. A découvrir absolument !

    Voici 4 des fromages dégustés hier soir :

     

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    CASTELMAGNO DOP - ALPAGE

    Country: Italy
    Region: Piedmont
    Type of milk: Cow's milk  

    A typical Castelmagno, one of the greatest cheeses on earth  Castelmagno DOP - Alpage

     

     

     

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    GOATS CHEESE BIO TREATED WITH PROSECCO

    Country: Italy
    Region: Veneto
    Type of milk: Goat's milk  

    Organic goat cheese, matured with Prosecco wine marc  Goats cheese Bio Treated with Prosecco

     

     

     

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    CASTEL - MEDIEVAL CHEESE

    Country: Italy
    Region: Veneto
    Type of milk: Cow's milk  

    Raw milk cheese, a compact paste with an unmistakable aroma  Castel - Medieval cheese

     

     

     

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    TUMA PERSA - COW'S MILK CHEESE

    Country: Italy
    Region: Sicily
    Type of milk: Cow's milk  

    A unique cheese from Sicily, very rare, slightly spicy  Tuma Persa - Cow's milk cheese

  • Philippe Olivier, fromager à Lille...

    "D'un côté, les près de l'Adret. Le soleil frappe si fort que seules des petites herbacées, des thyms sauvages, des marjolaines, des sarriettes chétives poussent entre les cailloux. Parfumées par le sol, le minéral, le soleil, ces herbes maigres s'offrent aux chèvres et aux brebis qui, à leur tour, nous donnent un lait parfumé, dense, puissant.

    De l'autre côté, les prairies de l'Ubac. Plus à l'ombre, plus exposée à la pluie bienfaisante, c'est une herbe grasse, aux mille fleurs colorées de boutons d'or, gentianes, coquelicots où les vaches originaires du pays produisent là aussi le meilleur lait pour des fromages différents.

    Ce produit unique, le lait cru, par le travail des paysans-producteurs locaux, se transforme en plus de 300 fromages "Grands Crus Classés" que Philippe Olivier affine en ses caves pour leur donner maturité, texture et personnalité."

    C'est après avoir lu ce très beau texte imprimé sur l'emballage d'un délicieux fromage au lait cru acheté à Lille cette semaine, que j'ai décidé de le publier sur ce blog. Mais qui est Philippe Olivier ?

    Issu d'une famille de collecteurs, affineurs et marchands de fromages depuis 1907, Philippe Olivier n’a cessé de cultiver et de perfectionner les techniques et les secrets de cet art qu'est l'affinage ! Ernest, Marcel, Philippe et Romain : 4 générations au service des vrais fromages !

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    C'est un dénicheur impénitent de fromages oubliés auxquels il redonne vie. Avec lui, ce sont aussi des paysans qui continuent à valoriser le patrimoine fromager français, le plus important au monde. Bref, c'est tout une culture de la cause fromagère, de la défense du fromage au lait cru, de la qualité plutôt que de la quantité.

    Ecologiste sans le savoir et avant l'heure, Philippe Olivier a toujours privilégié les petits producteurs situés dans un environnement naturel encore intact. Le fromage est sa passion et ce qu'il aime, c'est "proposer du bon, tout simplement et tout naturellement".

    Voilà un fort beau plaidoyer pour les fromages au lait cru. Le seul vrai fromage, qui s'affine doucement sur claies en bois ou sur paillons, et nous donne alors ces saveurs si particulières et différentes selon les saisons. Un régal gastronomique, bien loin des ersatz de fromages et autres poudres de fromages garnissant vos pizzas industrielles préférées et ne contenant pas une seule molécule de lait...

     

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  • Carte des vins de Bandol et petit classement personnel...

    Pour mieux comprendre Bandol et ses terroirs, rien de mieux qu'une carte. Trop peu de gens connaissent ces grands vins de garde, composés majoritairement de Mourvèdre bien mûr. De magnifiques flacons, vendus entre 15 et 25 euros, à faire vieillir patiemment en cave, pour pouvoir déguster, plus tard, de véritables nectars.

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    Mon trio de tête en Bandols rouges, tout à fait personnel, est Pibarnon, Terrebrune et Lafran-Veyrolles en Cuvée Spéciale. Très proches de ce trio viennent aussi Pradeaux, Bunan (avec son Moulin des Costes, sa Cuvée Charriage et Rouvière) et Tempier (avec ses cuvées La Migoua, La Tourtine et la désormais de plus en plus rare cuvée Cabassaou).

    J'apprécie également La Bégude (et La Brûlade produite dans certaines millésimes), La Tour de Bon en Cuvée Saint-Féréol, La Suffrène et sa cuvée Les Lauves, Souviou, sans oublier le magique Jean-Pierre Gaussen.

    Viennent ensuite, toujours avec beaucoup de plaisir dans le verre selon les millésimes, Château Vannières, Gros Noré, Castell Ryenoard, La Bastide Blanche (et sa cuvée Fonténaou) et La Laidière.

    Puis viennent tous les autres, dont certains ne figurent même pas sur cette carte déjà ancienne, et avec une qualité qui ne cesse de monter, dont on peut citer La Vivonne et Salettes qui remportèrent le titre de Vin de Garde sur le millésime 2014, mais aussi les Domaines Sorin, de L'estagnol, et des Baguiers.

    Je n'ai jamais pu déguster, jusqu'à présent, un Bandol du Domaine Pieracci, qui a sorti quelque chose de très beau sur 2011, paraît-il, mais fort difficile à trouver.

    Et je n'ai pas encore dégusté les vins de certains Domaines ou Châteaux : Baumelles, Cagueloup, Clos du Cas, Dupuy de Lôme, Imbert, Gueissard, Lou Capelan, Moutin, La Rochebelle, Mas Thérèse et Guilhem Tournier. Ce classement personnel est donc subjectif.

    Notons aussi qu'à part Terrebrune situé à Ollioules et Pradeaux à Saint-Cyr-sur-mer, mes Bandols préférés sont géographiquement parlant, fort proches les uns des autres, au Plan du Castellet. Hasard ou terroir ?

     

  • Déchaîné...

    Je serais bien parti loin, faire un vrai break et me reposer au soleil, au bord d'une eau cristalline et turquoise...

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    Mes activités professionnelles, auxquelles je suis enchaîné, m'en ont empêché.

    Avouons aussi que les prix demandés par les compagnies aériennes et les tours operator en cette période de l'année sont vraiment exagérés et prohibitifs. Ils réduiront de moitié, pour la plupart, dans une semaine...

    Et puis, selon les dernières nouvelles, la météo n'est pas clémente du tout dans l'Océan Indien pour le moment (Crash de l'Airbus d'Air Asia et impossibilité pour les secours d'intervenir sur les lieux, tellement la météo est déchaînée).

    Quant à ceux qui sont partis dans les Alpes (déchaînés eux aussi), et qui ont mis entre 15H00 et 2 jours pour rejoindre leur station adorée, je ne regrette vraiment pas d'être resté ici. 

    Donc, ne regrettons rien et profitons à pleines dents de la magnifique journée douce et ensoleillée sur Bruxelles ce 31 décembre et du réveillon gastronomique et déchaîné qui s'annonce entre amis restés au bercail.

    Bonnes fêtes de fin d'année à tous. Et à 2015 !

  • Les règles appliquées lors des futures dégustations du Clos...

    Afin que ce soit écrit quelque part et que personne ne puisse les renier sous un quelconque prétexte, voici les règles qui sont d'application lors de nos dégustations du lundi soir :

    1. Trois membres présents sur cinq, c'est le nombre minimum pour organiser une dégustation du Clos.
    2. Celui qui casse un verre en commande 6 nouveaux, identiques.
    3. Celui dont le vin est jugé mauvais par 3 d'entre-nous passe sous la table (dans sa longueur). Sauf si c'est Un Clos. 
    4. Personne ne peut amener un Clos deux fois de suite.
    5. S'il y a une bouteille bouchonnée, il ne se passe rien pour celui qui l'a amené. S'il y en a deux lors de la même soirée, ceux qui les ont amené passent sous la table.
    6. Si quelqu'un a eu une bouteille bouchonnée lors de la dégustation précédente, et qu'il en a encore une le lundi suivant, il passe sous la table.

    Seuls les points repris ci-dessus sont d'application pour les dégustations à l'aveugle organisées tous les lundis au Clos. Cette liste de points pourra évoluer et être complétée et adaptée à tout moment. Elles ont pour unique but d'encore améliorer le niveau et la qualité des vins proposés par chacun.

  • Dégustation du lundi 252

    Dernière dégustation du Clos pour 2014 ce lundi soir, à 4. A fêter, avec pour commencer un vin blanc à la robe claire et au nez serré, classique, sur du Chardonnay. La bouche est grasse, citronnée, avec des notes d'élevage fondu et une belle fraîcheur. Il y a de la puissance, de la tension et de la minéralité : Meursault Clos des Bouchères 2011 Monopole du Domaine Roulot. C'est le premier millésime travaillé par Jean-Marc Roulot (très connu pour ses grands vins blancs de Meursault) sur cette parcelle qu'il vient d'acquérir. 2011, en Bourgogne, est un millésime qu'il faut snober, et plutôt acheter 2008/2009 et 2010.

    Le second blanc présente une robe jaune, et un nez de vin nature sur du pain grillé, du foin et un côté perlant. En bouche, une certaine richesse, mais aussi de la vivacité. Il est moins racé que le précédent, mais plus complexe, avec son petit côté Cantillon, et la fraîcheur apportée par le perlant : Clos Champ Bernard, Savagnin 2011, de Jean-François Ganevat. Un Savagnin vert, dans le Jura, dont on ignorait l'existence...

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    On passe aux rouges, avec 3 bouteilles servies en même temps, et présentant la même robe rubis clair. Le nez du premier est sur les tomates confites et la ratatouille, celui du second est plus floral, avec des fruits noirs plus marqués, celui du troisième est toasté, fumé, sur des notes de soufre d'allumettes juste éteintes.

    En bouche, le premier est classique, sur une finale de cerises croquantes et de noyaux de cerises (amertume). Le second est encore plus sur le fruit, avec de l'alcool et des tannins plus présents mais pas dérangeants. Le troisième est énigmatique, viandeux, avec de la réduction.

    Les trois bouteilles proviennent du même vigneron, sur la même parcelle et dans 3 millésimes différents, et c'est fort intéressant : Clos des Porrets St-Georges, Monopole en Nuits-St-Georges d'Henri Gouges, en 2007, 2009 et 2010. Le 2009 est le favori de 3 d'entre-nous, tout en dentelle.

    La sixième bouteille de la soirée et le quatrième rouge, est noir de robe.Le nez est très beau, directement dans le fruit, mûr, noir et sur du noyau. En bouche, on repart sur la finesse et l'élégance, avec des tannins bien enrobés qui portent le vin. Il n'y a pas de sucre. C'est le travail d'un bon vigneron dans un bon millésime, avec le parti pris de bien faire. L'un est sur une Syrah, l'autre sur une Grenache pour ce Muntada 2011 en Côtes de Roussillon Villages du Domaine Gauby. J'avais annoncé 30% de Grenache, 30% de Syrah, 30% de Carignan et 10 % de Mourvèdre, mais en fait, pour cette cuvée, on est à 45% de Grenache noir, 45% de Carignan, 5% de Mourvèdre et 5% Syrah. Très beau flacon.

    On termina la dégustation avec un vin moelleux de circonstance, à la robe dorée et au fort beau nez. Par contre, en bouche, c'est pas mal, mais on ne s'envole pas : le goût est bon, le côté Corinthe précis, mais décevant au niveau de la sucrosité, un peu aqueux, manque de gnac, flagada et banal : Gewurtztraminer Grains Nobles 1989 de Trimbach en Alsace.

    La prochaine dégustation du Clos en 2015, lundi prochain. Qui vivra verra ! En attendant, bonnes fêtes de fin d'année à tous !

  • Avec le retour du froid, ils sont tous revenus...

    Quel plaisir hier matin d'observer tous ces oiseaux venus se nourrir sur ma terrasse. Atterrissage de fortune sur le sol gelé, déplacements maladroits à la recherche de nourriture, dérapages incontrôlés et querelles entre espèces, tout cela est fort amusant.

    Le rouge-gorge de l'hiver passé est à nouveau présent et il essaye de s'imposer face aux nombreuses mésanges. Un couple de moineaux et trois merles sont également de la partie, ainsi qu'un couple de geais bleus. Tout ce petit monde déjeunant ensemble. Les geais, habituellement très craintifs, ne se cachent plus et dévorent leurs arachides à 2 mètres de moi. Il manque juste le couple de tourterelles.

    Il faut avouer que j'ai pensé à eux : arachides, boules de graisse, et graines diverses sont en libre service. Et cela marche très bien. Il va d'ailleurs falloir veiller au renouvellement des stocks !

    De plus, j'ai inauguré un nouveau câble chauffant posé hier en-dessous des 14 pots de plantes principaux de la terrasse. Ce câble empêche le pot de toucher le sol gelé, et en plus, dégage 20 watts au mètre, ce qui devrait maintenir les plantes hors gel. Du moins je l'espère... La vie de mes plantes extérieures tient désormais à un fil : en cas de black-out, elles meurent !

    Bref, après la très froide nuit que nous venons de passer, pensez à alimenter les oiseaux de votre quartier ! Et pas d'eau : l'oiseau qui s'y baignerait gèlerait instantanément !

  • Des nouvelles du Guy Savoy...

    Guy Savoy est quelqu'un que j'apprécie. Depuis que j'ai eu la chance de dîner à 2 reprises, ces dernières années, dans son fabuleux restaurant parisien.

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    L'année 2015 sera importante pour Guy Savoy, dont le restaurant 3 étoiles de la Rue Troyon va déménager à La Monnaie de Paris, 11 quai de Conti, face au Louvre. Ce sera lors du second trimestre 2015.

    Dans le même temps, l'Huîtriade, situé en face du restaurant actuel, traversera la rue pour ouvrir l'Etoile de Mer, un restaurant de poissons.

    Et, à propos de l'Huîtriade, JP Géné vante, dans Le Monde de ce week-end, la qualité des huîtres qui y sont servies, en provenance de la crème des ostréiculteurs et des meilleurs parcs du territoire français : La Ronce de David Hervé, La Perle de Joël Dupuch, La Spéciale Prat-ar-Coum d'Yvon Madec, La Spéciale Gillardeau, La Secrète de David Hervé, La Spéciale de Florent Tarbouriech, et La Plate d'Yvon Madec.

    Bref, avis aux amateurs de mollusques marins bivalves qui passeraient dans le coin.

  • Domaine de la Janasse Cuvée Chaupin 2007

    Avec la météo tumultueuse annoncée pour cette nuit, mieux vaut rester chez soi, avec un bon feu ouvert, un bon vieux 33T qui tourne sur la platine et un bon verre de vin !

    Surprise dans ma cave devant ma bouteille de Châteauneuf-du-Pape, dont le bouchon ne semblait plus étanche ! Le niveau avait baissé de 2 centimètres ! C'est donc celle-là que j'ai remonté, vu l'urgence.

    Un sacrilège pour cette bouteille unique, cotée 98/100 par Bobby, et que je pensais boire entre 2027 et 2047 (il faut être optimiste dans la vie)... Mais quand il faut...

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    C'est donc avec un pincement au coeur que je la débouche : le bouchon est tendre et imbibé et je crains le pire. Au nez, pas de défaut. Me voilà soulagé... Je sers le verre et là, c'est vraiment magnifique : une robe foncée à peine marquée par l'évolution, des larmes de glycérine sur le verre et un nez frais, puissant et complexe, sur des fruits rouges et noirs.

    En bouche, une superbe attaque, fondue, sur des fruits mûrs mais pas confiturés, avec des notes de cassis, de violette et de poivre blanc, et avec un boisé tout à fait intégré. Un peu de chaleur et des notes d'alcool aussi, mais pas exubérantes, malgré les 15°5 annoncés sur la contre-étiquette. Et une matière et une longueur incroyables. Une magnifique Grenache 100%, d'Aimé Sabon. Superbe.

    Bref, un tout grand moment, que je regrette de ne plus pouvoir partager avec mes compères du Clos un lundi soir dans 15 ans... Mais je leur raconterai lundi prochain!

     

  • Déjà à l'époque, les banques...

    Sir Josiah Stamps, directeur de la banque d’ Angleterre (de 1928 à 1941), et réputé deuxième fortune d’ Angleterre disait :” Le système bancaire moderne fabrique de l’ argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé.

    La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et, en un tour de mains, ils créeront assez d’ argent pour la racheter.

    Ôtez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais, si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’ argent et à contrôler les crédits.” 

    Bref, rien n'a changé. Et il n'y a pas de raison que cela change : les intérêts sont trop grands et la connivence entre les pouvoirs publics et les pouvoirs de la finance sont trop forts pour que les autorités puissent imposer quoique ce soit.

    On fait donc passer des pseudos tests, on fait semblant de réglementer le milieu bancaire, mais au final, elles n'ont toujours pas assez de fonds propres pour garantir leurs placements risqués et autres montages financiers farfelus et irresponsables. La moindre nouvelle crise financière les fera replonger vers la faillite.

    A quand des banquiers en prison, pour répondre de leur mauvaise gestion et des milliards d'euros renfloués par les états (donc nous) pour les tenir à flot? La dette belge était de 80% du PIB en 2007. Elle est de 100% aujourd'hui, après la crise des subprimes... Et le citoyen n'a pas fini de payer, pour les banquiers. Aberrant !

    Nous sommes prisonniers d'un système. On ne peut vivre de troc (bien que j'en connaît qui le font) et nous devons donc quitter nos banques traditionnelles de papa et nous orienter vers des banques saines, éthiques et propres. Tous en masse. Cela fera peut-être changer les choses...

     

  • Petits feuilletés originaux pour l'apéro...

    En recherchant des idées originales, voilà ce que j'ai trouvé sur la toile, et ce n'est pas mal !

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    Bref, il y a moyen d'être créatif, de s'amuser et, en même temps, de surprendre ses invités ! Il faut évidemment travailler avec de bons ingrédients et être soigneux dans le détail...

    Et comment on fait cette tête de cochon ? C'est tout simple ! Bon amusement !

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  • Eclairs & Gourmandises à Woluwé...

    Une nouvelle petite boutique a ouvert début du mois Rue de l'Eglise à Woluwé Saint Pierre. La vitrine attire le passant par ses créations colorées et originales, toutes sous forme d'éclair.

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    Il y en a pour tous les goûts : Chocolat Grand Cru, Pistaches Griottes, Façon tarte Citron Meringuée, Vanille Mandarine, Fruits Exotiques, Marrons Cassis, Poire Belle Hélène, Café, Caramel au Beurre Salé, Spéculoos Framboises, Façon Paris-Brest, Façon Cheesecake aux Fruits Rouges, Façon Saint-Honoré, Façon Profiteroles ou Forêt Noire, et bien d'autres encore, sans parler des éclairs salés.

    Toutes des recettes originales, mises au point par des Champions du Monde en Pâtisserie. Rien que cela... Bonjour les calories, mais quel délice ! 

    Moi qui ne suis plus très dessert pour des questions de calories inutiles et de limitation de consommation de sucre, j'ai été obligé, contraint et forcé d'en goûter quelques-uns avant de rédiger cet article... Mon préféré, jusqu'à présent, est sans conteste l'éclair Pistache Griottes.

     

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    Une Chantilly au chocolat blanc et pistaches, avec une pointe de confit de griottes. Et des griottes et Amarena. A tomber raide mort. J'ai aussi goûté le Poire Belle Hélène : Compotine de poires, pointe de liqueur de poires, confit de poires. Ganache légère au chocolat noir 70%. Plaquette de chocolat noir, billes de confit de poires et chocolat. Damned, que c'était bon !

    Je retournerai un jour, juste pour goûter celui au citron, avec sa crème citron allégée à la crème montée, meringue italienne onctueuse et crème acidulée au citron. Une oeuvre d'art !

     

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    Tout est fabriqué "Maison" à Uccle, frais du jour et à base de produits locaux (sauf les fruits exotiques, je suppose Langue tirée). Une belle initiative, une belle idée et des produits irrésistiblement bons : chapeau bien bas !