Terriens, il est temps d'agir... - Page 3

  • Voilà ce que l'on nous prépare...

    Dans L'Echo de ce week-end, un petit tour de table de ce que les start-ups de l'agroalimentaire nous préparent :

    1. MUUFRI : Planche sur du lait sans vache qui devrait être commercialisé début 2016. Ils affirment que le lait de vache contient moins de 20 composants et 87% d'eau, ce qui est idéal à reproduire artificiellement en laboratoire, avec 6 protéines pour la structure du produit et 8 acides aminés pour le goût. Renseignements pris, le vrai lait de vache contient bien plus de choses que cela : 10 acides saturés, 3 acides mono-insaturés et 3 acides poly-insaturés, 1 glucide, 15 protéines, 10 minéraux, 12 vitamines, une hormone de croissance et de l'insuline.  Soit 56 composants naturels. Je n'aime pas les gens qui simplifient les choses...
    2. Impossible Foods : A découvert le composant (la myoglobine, une protéine présente dans les tissus musculaires) qui donnait à la viande son goût unique et l'a remplacé par un équivalent végétal (molécules avec des liaisons métallo-protéiques comparables). Selon un journaliste du Financial Times qui a pu goûter un de leur hamburger, il n'y a aucune différence de goût avec une véritable viande de boeuf. Et Impossible Foods va également produire des fromages, sans lait. Commercialisation 2016.
    3. Beyond Meat : Commercialise déjà aux Etats-Unis du poulet sans poulet : morceaux de faux poulet fabriqués à base de protéines végétales, qui auraient la texture et le goût du véritable poulet. L'entreprise commercialise également de la viande hachée et des hamburgers, sans viande.
    4. Hampton Creek : Depuis 3 ans, commercialise des produits de grande consommation, mais sans oeufs. Principalement de la mayonnaise (Just Mayo) et des biscuits (Just Cookies). Hampton Creek prévoit de sortir 30 nouveaux produits dans les 3 ans (dont des omelettes, des pâtes alimentaires et de la pâte à crêpes)...
    5. Soylent : Commercialise une poudre qui, mélangée à de l'eau, contient tout ce dont un être humain a besoin pour se nourrir. Cet été est sortie la version 2.0 de Soylent, une nouvelle composition prête à boire à 3 dollars la portion. Fini les courses, la cuisine, le temps passé à table, et la vaisselle. Quel gain de temps, mais quelle pauvre vie...

    Tous ces produits artificiels, bourrés de produits chimiques seront très bientôt disponibles dans les rayons de vos grandes surfaces préférées (dès que le Traité Transatlantique sera signé). Bon appétit !

    Ils ont juste oublié le plaisir de faire ses courses, de choisir des produits de saison et de terroir, de discuter avec les producteurs ou éleveurs, de cuisiner ces mets et de les servir, de passer du temps à table en les dégustant. Soleil Vert : on y arrive...

     

  • La fin de la vraie pâtisserie...

    Article intéressant d'un grand Pâtissier-Chocolatier dans La Libre de ce samedi au sujet des recettes actuelles et des contraintes incroyables imposées par l'AFSCA (encore elle) au niveau des ingrédients.

    Ce passionné des bons produits (il faut voir comment ses yeux pétillent quand il vous raconte comment il est encore parvenu à améliorer sa recette de la Madeleine pour qu'elle soit vraiment parfaite) déplore qu'aujourd'hui, on prône le n'importe quoi en cuisine : n'importe quels ingrédients assemblés n'importe comment pour sortir un plat ou un dessert, sans aucune connaissance des véritables recettes historiques et de la magnifique chimie qui les accompagne (d'abord tel ingrédient, puis tel autre, etc...).

    Et lui, qui a grandi dans la très célèbre Pâtisserie bruxelloise tenue par son grand-père et par son père, déplore également qu'il va très bientôt devoir abandonner les succulentes recettes traditionnelles qui ont fait la réputation de la maison, en raison des normes sanitaires incroyablement strictes imposées par L'AFSCA (l'Agence fédérale de sécurité alimentaire).

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    Un éclair, cela se fait avec une pâte à choux, une bonne crème pâtissière et un glaçage au chocolat. La plupart des éclairs commercialisés aujourd'hui ne sont pas des éclairs. Rien à voir.

    Pour faire une crème pâtissière, il faut mélanger du lait et du beurre de vache et des oeufs de poule. Et cela, pour l'AFSCA, cela ne va pas : on ne peut mélanger des graisses d'animaux différents et des produits frais ! L'AFSCA oblige les pâtissiers d'acheter des oeufs qui sont stérilisés (finis les oeufs frais), les blancs d'un côté et les jaunes de l'autre et seulement des graisses végétales. Le lait de vache entier est interdit, notamment pour faire des glaces. Où allons-nous ?

    C'est la fin de la vraie pâtisserie telle que nous l'avons toujours connue et des délicieux gâteaux d'antan qui ont fait le bonheur gustatif de générations de clients heureux.

    Place aux mousses artificielles, aux oeufs industriels stérilisés, aux biscuits et croquantines industrielles, aux crèmes stérilisées, au sirop de glucose et au chocolat aromatisé, aux colorants et conservants. Ce n'est plus de la pâtisserie, c'est de la malbouffe. Car, comme vous le savez, avec de mauvais ingrédients, impossible de faire quelque chose de bon !

    C'est, à nouveau, un pan de notre renommée gastronomique internationale qui fout le camp, après nos fromages au lait cru... Merci l'AFSCA.

    Je me demande, mais cela reste entre nous, si l'AFSCA ne vise pas, sous prétexte de sécurité alimentaire, d'uniformiser le goût des aliments afin qu'un fromage américain (si on peut appeler cela du fromage) goûte la même chose qu'un fromage belge, et idem pour la Madeleine (qui n'en sera plus une) ou le Javanais. Ce qui permettrait de signer le fameux Traité Transatlantique (dont personne ne veut) avec les USA puisque tout serait pareil. Mais cela, c'est juste entre nous. A moins que tout cela ne soit dicté par le Codex Alimentarus..., c'est-à-dire par les multinationales agro-alimentaires mondiales qui rêvent de nourrir la terre entière.

    Mais avant de m'attaquer aux oeufs de poules et au lait frais, à la place de l'AFSCA, je m'inquièterais quand même beaucoup plus de toutes les saloperies qu'on trouve dans l'eau potable, dans les aliments et boissons emballés dans du plastique ou de l'aluminium, dans les poissons et le bétail d'élevage industriel, dans les fruits et légumes non bio, dans toute la malbouffe industrielle commercialisée, et j'en passe. Car là, on ne parle pas que d'une simple intoxication alimentaire, mais de cancer, de diabète, d'obésité et de maladies cardio-vasculaires. C'est quand même beaucoup plus grave.

    Et dépêchons-nous de goûter une dernière fois ces pâtisseries traditionnelles de Christian Nihoul avant que ce ne soit plus possible...

     

  • Dégustation du lundi 278

    Petite dégustation fort sympathique à 4 ce lundi soir, et à Uccle pour changer.

    Un vin blanc pour débuter les festivités au nez alsacien parfumé. En début de bouche, un peu perlant, du sucre résiduel qui s'efface en finale car le vin est vif et tranchant. Belle minéralité et fort belle longueur, de la tension et une acidité vachement impressionnante : Keller 2006 Riesling Trocken Westhofen Brunnenhäuschen Rheinhessen.

    On passe aux rouges - et pas facile après un tel blanc - à la robe foncée et à l'agréable nez multiple, varié, pas coincé, sur la finesse avec des notes de garrigue. En bouche, c'est animal et sauvage, sur du noyau de cerise et du réglisse en finale, avec de la fraîcheur. On hésite entre Grenache et Mourvèdre. L'un part en Languedoc, l'autre sur Faugères, et le troisième, me connaissant, sur Bandol : Domaine de la Bastide Blanche 1990 cuvée Estagnol à Bandol. 25 ans le gaillard !

    Le flacon suivant s'avère bouchonné. Dommage : Cornas 1994 de René Balthazar.

    Son remplaçant vite trouvé, vite débouché, présente un très beau nez assez massif sur les fruits noirs, les fruits rouges, la prune. En bouche, cela balance. Pas de bois, que des tannins. Il y a des notes de fruits, de café, un petit côté métallique, de l'élégance et de l'alcool, et des notes salines qui poussent à en reboire : Cornas "Les Vieilles Fontaines" 1996 d'Alain Voge. Densité, sapidité, une des plus grandes Syrah du Rhône, à ce qu'on dit...

    C'est alors qu'on repasse aux blancs avec un vin jaune, au nez de Jura, un peu bourru avec un côté cassonade. En bouche, de la noix. C'est frais, fluet, avec ce côté caricatural de cassonade, puis acidité et longueur. Un côté curry un peu lourd et moins d'harmonie et moins équilibré que le Tissot de la semaine passée, dans un millésime un peu mou. Non, 1991 ! Château Chalon 1991 Vin de Garde de Jean Macle dans le Jura.

    La dégustation de ce lundi aurait très bien pu s'arrêter là si certains n'avaient pas dégainé de nouvelles cartouches...

    On dégusta donc dans l'ordre, et le désordre :

    Une Cuvée de la Reine des Bois 1998 du Domaine de la Mordorée de Delorme, propriétaire récoltant, en Châteauneuf-du-Pape. Au nez abouti, envoûtant et magnifique sur une belle envolée de fruits bien mûrs et délicats : du bonheur ! 

    Le Blanc de Coume Majou 2013 de Luc Charlier en Côtes du Roussillon. 

    Un Madiran Montus 89 Cuvée Prestige. Pas très sexy.

    Un Domaine de La Grange des Pères 2000 Vin de Pays de l'Hérault.

    Et, pour finir, une mythique La Mouline 1990 en Côte Blonde Premier Cru de E. Guigal, partie en vrille et qu'on ne récupérera jamais.

     

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    Lundi prochain, encore un anniversaire à fêter, et aussi la découverte d'un Châteauneuf-du-Pape à dominante Syrah qu'un architecte de renom devrait amener... Qui vivra verra.

     

  • La qualité de l'air à Bruxelles est déplorable...

    632 bruxellois meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l'air dans la capitale. Responsable ? Les particules ultrafines (inférieures à 0,1 micromètre), qui sont les plus toxiques pour l'être humain selon l'OMS.

    On a relevé 243.000 particules ultrafines par cm3 aux alentours de la Place Blyckaerts, et, au niveau de la petite ceinture, on est toujours au-dessus des 50.000 particules ultrafines par cm3, soit au-dessus des normes admissibles. C'est énorme.

     

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    Les membres de la plateforme citoyenne BXLairpropre qui prennent des mesures précises depuis pas mal de temps, ont demandé aux députés bruxellois d'agir : création de zones basses émissions, amélioration notoire des transports en communs, installation d'un péage urbain et mise en place d'une fiscalité réduisant les moteurs diesel, principaux émetteurs de particules ultrafines. Et surtout les Volkswagen, qui d'après ce que j'ai pu lire, émettent jusqu'à 40 fois plus de particules ultrafines que ce que la norme autorise...

    Notons quand même qu'il n'y a pas que les moteurs diesel qui produisent des particules fines : les moteurs à essence aussi, dans une moindre mesure, les feux ouverts aussi, et en général, toute combustion d'énergie fossile.

    Quant à tous ces valeureux cyclistes et joggeurs qui arpentent avec courage les rues et boulevards de notre belle capitale verte, je ne leur donnerai qu'un seul conseil : porter un masque anti-particules fines et ultrafines ! Il en va de votre santé...

     

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  • 30 minutes chrono pour un déjeuner chez Peï et Meï...

    Pris entre 2 rendez-vous, il ne me restait que 30 minutes, ce jeudi midi, pour déjeuner dans un quartier que je ne connaissais pas trop bien. Je m'étais fait à l'idée de manger une pizza rapidos et je remontais la rue de Rollebeek pour trouver ma pizzeria salvatrice quand j'ai eu l'oeil attiré par un resto plein de monde, au contraire des autres.

    J'y suis entré, ai demandé s'il y avait encore une place et s'il y avait moyen de déjeuner rapidement. Une jeune serveuse fort sympathique et souriante m'indiqua une table, et me précisa que le lunch du jour pouvait être servi rapidement, et qu'en plus, elle préviendrait le chef.

    Moins d'une minute après avoir pris place, du pain croquant, un bon beurre et des olives de Kalamata furent déposés sur la table, pour mon plus grand plaisir. L'eau et un verre de Costière de Nîmes furent servis juste après.

    Il n'a pas fallu attendre 2 minutes de plus pour que l'on m'apporte une petite dégustation fort sympathique : betterave et fêta avec un espuma de je ne sais plus quoi, et une petite soupe froide de chicons braisés. Mise en bouche inattendue et parfaite !

     

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    5 minutes plus tard fut servie l'entrée du lunch : un moelleux morceau de Féta servi chaud avec sa sauce au miel et aux épices accompagné d'une petite salade rafraîchissante de chicons. Vraiment bon et original.

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    Il me restait 17 minutes quand fut servi le plat du lunch : un bar de ligne servi avec de délicieux petits légumes, un brin de pesto, une petite sauce savoureuse et une purée de Joël Robuchon à tomber par terre.

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    Un sans faute au niveau accueil souriant et service, respect timing, mais surtout qualité et originalité de l'assiette et le tout pour un prix fort raisonnable : le lunch est à 21 euros ! C'est quand même plus sain et bien meilleur qu'un sandwich ou une pizza, même si l'on n'a pas le temps ! La prochaine fois, je prendrai mon temps pour encore mieux découvrir l'endroit, et la carte que je n'ai pas eu le temps d'ouvrir...

    Peï & Meï, 15 rue de Rollebeek 1000 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi. 02/ 880 53 39.

     

     

     

  • Dégustation du lundi 277...

    Une toute belle dégustation du Clos ce lundi soir pour fêter un anniversaire. Et dans les règles, ce fût : 9 flacons à 5, et quels flacons.

    On débuta par trois vins rouges servis en même temps, à la robe très similaire : foncée, mais au disque évolué. Le premier n'est pas fort plaisant au nez et on y préssent un bordeaux (rive gauche) boisé. Ce qui se confirme en bouche : amertume, rafle, boisé, et une finale sur le noyau de cerise. Il gagne un petit peu à l'aération et devient plus sympa, mais c'est un vin sur la fin qui ne progressera plus.

    Le second est fort similaire, mais avec plus de fruits, plus de sucre et un boisé provenant plus des tannins du raisin que de l'élevage en barriques.

    Le troisième présente un nez plus expressif, plus concentré, sur des notes de moka. En bouche, il semble plus jeune, plus puissant, plus long, rond, fin et élégant, avec des tannins enrobés. C'est le meilleur des trois, mais toujours pas l'effet Waaouuw...

    Château Lynch Bages 1992, 1990 et 1989, Grand Cru Classé à Pauillac. 89 et 90 restent terriblement jeunes :  cotés 99/100 par Parker, nous n'avons toutefois pas retrouvé la texture et le plaisir qu'on avait il y a 15 ans.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez d'alcool volatile, puis de confiture sur de la fraîcheur, avec des notes de liqueur de cassis, d'épices et de chocolat. En bouche, c'est plus sucré (le fruit a du mal à s'exprimer), sur du massepain, des amandes, de la vanille et avec cette rafle en finale dont l'acidité bienvenue contre l'excès de sucrosité. On évoque un Blockbuster, assez monocorde, pas très libre et qui ne bouge pas, gorgée après gorgée. Ridge 1997  Geyserville California.

    La cinquième bouteille, à la robe plus jeune, et au nez amusant sur de la Worcestershire Sauce et sur des notes viandeuses, puis, sur des fruits rouges, des épices et de la garrigue. En bouche, c'est étonnant, avec une belle acidité, de la matière, une vivacité effervescente assez sympa  : tout l'inverse du précédent. C'est mûr, frais et acidulé, sans la richesse ni la lourdeur d'un vin du Sud. Exubérance et acidité : un vin qui vit. L'un évoque Châteauneuf, l'autre une Syrah du Sud, un troisième Grammenon... Les Cocalières 2011 du Domaine Aupilhac en Coteaux-du-Languedoc Montpeyroux.  Syrah 40%, Grenache 30 % et Mourvèdre 30 %.

    Robe dorée pour le flacon suivant, avec un très beau nez expressif de vin jaune et une bouche de Tissot, assez impressionnante, sur une belle matière, longue et riche tout en étant sec. Petites notes de curry, comme il faut, avec après, du volume en bouche. C'est chaud, avec de l'alcool, ample et riche. Vin Jaune 1999 de Stéphane Tissot en Arbois. 

    Un petit intermède Full langoustines bretonnes, et nous revoilà partis pour les 3 derniers vins liquoreux de la soirée. 

    Le premier, sur le raisin de Corinthe, nous amène en Alsace sur un Riesling ou un Pinot gris, alors que nous sommes sur un Chenin 1997 ! Une caresse. Quarts de Chaume 1997 de Claude Papin, viticulteur, Château Pierre Bise en coteaux du Layon. Très belle bouteille.

    Le second souffre la comparaison avec le précédent : un peu plus fade au nez, pas très long, pas très botyrisé, tombe un peu : Les Bonnes Blanches 2003, Coteaux du Layon Saint Lambert de René Mosse. Première déception avec une Bonnes Blanches...

    Le troisième et dernier flacon présente une robe foncée aux reflets verdâtres, un nez de vin muté  genre Rivesaltes et une bouche pas très libre sur le caramel. Ce vin, mis en bouteille en 2008 a séjourné en fût pendant 49 ans ! Le 1948 va bientôt sortir. Rivesaltes Ambré 1959 du Domaine de Rancy, Vin doux naturel.

    La suite des aventures du Clos, et peut-être les vendanges, lundi prochain.

     

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  • Fromages au lait cru : quelle bactérie a piqué l'AFSCA ?

    L’AFSCA (Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) a engagé une lutte sans pitié contre les fromages au lait cru et interdit désormais leur importation en Belgique. 

    Impossible de trouver une Tomme au lait cru chez Rob : c’est insensé ! Le mot « cru » est effacé de beaucoup d’étiquettes du rayon fromagerie car seuls, les fromages pasteurisés, thermisés, microfiltrés sont désormais autorisés par l’AFSCA. La réglementation la plus sévère d’Europe ! On en consomme des centaines de milliers tonnes par an en France, sans aucun problème, et, 1 km plus loin, c’est interdit. Aberrant. 

    J’ai donc pris la peine de me renseigner sur le sujet. Car il doit y avoir de nombreux décès par an (dont on ne parle pas), suite à des intoxications alimentaires dues à la consommation de fromage au lait cru, pour en arriver là !

    Première constatation : Les intoxications alimentaires dues à la consommation de fromage représentent 4 % du total des intoxications. Et dans ces 4 %, la majorité des cas provient de la consommation de fromage pasteurisé ! Avant de décider de supprimer le fromage au lait cru, il y a donc une foule d'aliments sur lesquels se pencher...

     

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    Pour aller plus loin, j'ai lu le rapport de 58 pages de la Filière Wallonne Lait édité en mars 2014, fort bien documenté sur les fromages au lait cru, et les autres, et très complet. J’ai également lu l’Avis 02-2015 du Comité Scientifique de l’AFSCA de 42 pages qui tente de sortir la grosse artillerie sur base de données incomplètes, non disponibles, incertaines, avec les termes « présence possible » et une " impossibilité de procéder à une évaluation des risques pour la Belgique" dans la conclusion du rapport ! Pas très sérieux au niveau argumentation scientifique pour s'attaquer aux fromages au lait cru...

    J’ai enfin lu des dizaines de rapports sur le net concernant le fromage au lait cru, dont j’ai repris des extraits dans mes réflexions ci-dessous.

    • Des dates placent les origines de la fabrication du fromage aux environs de 8000 av. J.-C., avec la domestication des moutons. Cela fait donc 10.000 ans que l’homme fabrique du fromage (au lait cru, forcément), et s’en nourrit. Pourquoi est-ce que, soudainement, en 2015, devrions-nous supprimer cet aliment savoureux de notre alimentation ?
    • Un fromage fermier ou fromage de ferme ou fromage d'alpage ne peut se dire que d’un fromage élaboré à la ferme par les agriculteurs qui y vivent. Il sera issu exclusivement du lait produit par les animaux de cette ferme et proviendra donc d’un terroir restreint (avec trajet court pour le lait). L’intérêt de tels fromages réside dans le fait qu’ils résultent d’un seul et unique savoir-faire (généralement familial et parfois ancestral) dans divers domaines ( races/flore des pâturages/saison/affinage) qui peuvent être déterminants quant à la qualité du fromage et qui conduisent à l’existence de fromages à forte identité. Ceux-là mêmes que l’AFSCA veut supprimer.
    • En hausse, malgré le retrait de l’agro-industriel Lactalis des productions AOP camembert de Normandie, la production commercialisée des fromages au lait cru représentait 15 % (soit 176 656 tonnes) de la production totale de fromage en 2009. En 2011 la fabrication des fromages au lait cru marque le pas et représente +9.5%, soit 184 840 tonnes de fromages au lait cru fabriqué en 2011. Et 245.000 tonnes pour 2014 (chiffres du Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt français).
    •  Une étude menée par l’INRA en 1995 et portant sur la comparaison de fromages expérimentaux de type pâte pressée cuite (technologie du Comté) fabriqués en parallèle à partir de lait cru et de lait pasteurisé a montré, après quatre mois d’affinage, des différences significatives entre les deux populations de fromages. Les deux phénomènes biochimiques majeurs rencontrés au cours de l’affinage de ce type de fromage étaient réduits de 15% et 80% dans les fromages au pasteurisé, respectivement pour la protéolyse fine et la fermentation propionique. Une baisse de l’intensité du goût, de la typicité, de l’acide-piquant ainsi qu’une augmentation de l’amertume et du mauvais goût ont également été observées dans ces fromages pasteurisés.
    •  Les effets de la microflore du lait et de l’alimentation des vaches ont également été étudiés sur des fromages à pâte pressée non cuite (type Cantal) fabriqués à partir de lait cru ou pasteurisé, issu de vaches, soit alimentées en prairie naturelle très diversifiée soit, recevant 35% de foin de prairie naturelle et 65% de concentrés. Après quatre mois d’affinage, l’intensité de l’arôme et sa diversité étaient plus marquées dans les fromages au lait cru que dans les fromages au lait pasteurisé. La diversité aromatique liée à l’alimentation des vaches disparaissait dans les fromages au lait pasteurisé.
    • La comparaison de fromages expérimentaux fabriqués à partir de lait cru, lait pasteurisé (72°C-30 s) ou microfiltré (épuration du lait écrémé à 35°C, avec pasteurisation de la crème) a mis en évidence le rôle prépondérant de la microflore naturelle du lait cru sur la qualité finale des fromages. L’élimination de la microflore indigène du lait entraîne une diminution des processus biochimiques (protéolyse fine, fermentation) et de l’intensité aromatique des fromages.

    En exigeant à tous de pasteuriser le lait, l’AFSCA souhaite une uniformisation du goût du lait et donc une uniformisation du goût des fromages. Et elle va dans le sens des industriels qui, en achetant leur lait dans les Pays de l'Est, si pas plus loin, sont obligés de le pasteuriser, le circuit étant beaucoup trop long.

    Libre aux multinationales d’y ajouter, après, tous les produits chimiques qu’elles souhaitent, avec la bénédiction de l'AFSCA, pour leur donner un semblant de texture naturelle, un semblant de goût naturel, un semblant de couleur naturelle : un faux fromage.

    Je me demande vraiment, vu tout ce qui précède, si l’AFSCA ne répond pas, en agissant de la sorte, aux lobbies des multinationales agro-alimentaires qui produisent tous ces fromages industriels sans goût, ni saveur.

    Elles ont en effet tout intérêt à voir disparaître les fromages au lait cru (qu’elles ne peuvent produire industriellement) et à récupérer cette grande part de marché qui leur échappe.

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    La suite de mes réflexions dans un prochain article, le sujet étant conséquent. Vous y apprendrez notamment :

    • Comment un fromage au lait cru se protège des mauvaises bactéries, au contraire d'un fromage pasteurisé.
    • Que la peau d'un adulte héberge en moyenne mille milliards de bactéries de plus de 200 espèces différentes. Et que faire la chasse au bactéries dans un monde qui n'est composé que de cela n'est pas un bon plan.
    • Le rôle important de la micro-flore partout où elle est présente : terre, air, eau, mais aussi et avec sa typicité propre, dans les fermes, les chais, etc...
    • Et bien d'autres choses encore...

     

  • Manger est un acte responsable : le terrible bilan des consommateurs de viande...

    La différence entre quelqu'un qui mange de la viande, des oeufs et des laitages et quelqu'un qui mange des légumes et des fruits est la suivante : le second fait économiser à la planète 4.166 litres d'eau, 20 kilos de céréales, 2,79 m2 de forêt, 4,5 kilos de CO2 et la vie d'un animal par jour

    L'élevage animal, qu'il soit industriel ou Bio, les cultures pour le nourrir, la déforestation pour les cultures, sans parler de la pollution de ces élevages qui fini par polluer nappes phréatiques, cours d'eau et océans, ainsi que la couche d'ozone : le bilan est terrifiant. 

    C'est la principale source de pollution mondiale au niveau de la couche d'ozone, c'est la première raison pour laquelle les forêts primaires et tropicales sont décimées pour faire place à des champs d'OGM qui serviront à nourrir le bétail et c'est la première source de pollution de nos sols, nos rivières et fleuves et nos océans.

    Vous n'imaginez pas la quantité d'eau, de céréales, d'énergie et de polluants divers qu'il faut pour vous fournir un steak de 250 grammes. C'est aberrant. Et c'est plus ou moins la même chose pour les poissons d'élevage. Et en plus de tout ce qui précède, il y a aussi la souffrance animale omniprésente dans les élevages industriels. 

    Cela vaut la peine d'y réfléchir. Et de prendre de bonnes décisions.

     

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  • Dégustation du lundi 276...

    Trois blancs et trois rouges ce lundi soir, à l'aveugle, pour une belle dégustation du Clos.

    Premier vin à la robe claire et aux reflets verts et au nez alsacien sur du Riesling. En bouche, c'est fort jeune, minéral, mais il manque d'ampleur et de matière. Il est aussi trop mordant (trop d'acidité) et donc déséquilibré. Riesling Vielles Vignes 2013 en Alsace de Charles Frey. Un vin vinifié depuis 1709 et désormais en Bio.

    Le second, à la robe dorée et au nez oxydé semble peu soufré  En bouche, c'est bien plus mûr, riche, tendu, mais avec de l'ampleur. On est un peu perdu : c'est bon mais on n'a pas de spécificité du Riesling. C'est gourmand - mais ce n'est pas la première chose qu'on demande à un Riesling - et cela manque un peu de nervosité. Riesling 2008 Vignoble de Katzenthal d'Audrey et Christian Binner en Alsace.

    Le dernier blanc, avec sa robe claire et son beau nez beurré et fumé sur des notes d'élevage, présente une bouche grasse, toastée, grillée, sur des notes d'agrumes (citron/orangette) et d'autres de confiture d'abricot, sans le sucre. Belle fraîcheur, longueur magnifique et belle finale acide et fraîche. C'est top : Corton-Charlemagne Grand Cru 1990 de Bonneau du Martray. Une splendeur de Bourgogne !

     

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    On passe aux rouges avec un vin à la robe foncée et au disque évolué. Le nez est sur des fruits mûrs, des herbes et du menthol. Moi je suis fort sur la cerise, avec le petit côté chimique d'un sirop pour la toux. En bouche, c'est rond, fondu, mûr, sucré, toujours sur la cerise. Il y a un côté sanguin, un bel équilibre entre le fruit et le bois, et une droiture qui rappelle la Côte Rôtie pour certains, le Cabernet Franc pour d'autres. Muntada 1996 Côtes du Roussillon Villages du Domaine Gauby. Très beau. Grenache 45%, Carignan de 120 ans 45%, Syrah et Mourvèdre.

    Le second rouge, à la robe noire et au nez jeune, concentré et extrait présente une bouche ronde et soyeuse sur un beau fruit avant que les tannins ne débarquent en finale. C'est riche, sur du pruneau intense et collant. C'est démonstratif et dans l'excès, mais pas caricatural, avec de l'acidité malgré tout. Petit côté commercial et pas agréable aujourd'hui : V.I.T. 2011 Côtes du Roussillon Villages Latour de France Domaine de Bila-Haut de Michel Chapoutier. 65% de Grenache et 35% de Syrah.

    Le dernier flacon de la soirée, avec sa robe orangée tuilée d'au moins 20 ans et son nez de vieux Bordeaux rond et chaud sur du pruneau, nous présente une bouche évoluée, vieille et fragile sur le cèdre et le tabac avec un bel équilibre et un petit peu de dépôt. Total respect pour ce Château L'église Clinet 1975 à Pomerol. 40 ans !

    Cela fait d'ailleurs penser à lundi prochain, qui sera un grand lundi soir, puisqu'on fêtera l'anniversaire de l'un d'entre nous. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 275

    Nouvelle dégustation à l'aveugle au Clos ce lundi soir, avec un premier vin à la robe dorée et au nez de vin d'Arbois, mais plus doux que le dernier dégusté. Fumée en bouche, sur une belle acidité et une belle vivacité en finale. Mais Arbois, ce n'est point : Domaine de Chevalier Blanc 1989 en Pessac Léognan. On s'est royalement tous plantés sur ce vin. 70% de Sauvignon et 30% de Sémillon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe foncée et au remarquable nez, typé, grandiose, sur du fruit et du cèdre. La bouche est fort belle aussi, sur un Cabernet Franc bien mûr (Chinon ?). C'est fin, délicat, abouti, fondu et moelleux, sans planche à bois, sur des notes de fruits, de tomates, de tabac et de cuir. Très élégant : La Conseillante 1985 à Pomerol.

    Second rouge à la robe rubis foncé et au nez animal, sanguin, faisandé, tout en étant assez fin et discret, avec quelques notes d'herbes coupées. La bouche est très agréable sur un fruit croquant et de l'alcool, avec une belle acidité. C'est fluide, structuré, long et sur un bel élevage. Je pense à une Grenache, d'autres à une Syrah ou à une Côte rôtie bien nordique. Et on s'est à nouveau bien tous plantés : ni Rhône, ni Bandol, ni Provence, ni Bordeaux, mais un Pinot Noir 1990 ! Quelle jeunesse ! Nuits Saint-Georges Premier Cru "Les Saints Georges"1990 du Domaine Henry Couges.

    Le troisième vin, qui aurait dû passer avant, fait pâle mine : une robe noire, un beau nez de vin évolué, mais une bouche assez plate dans un millésime qui manque de maturité. Ce vin qui a quelques heures de vol est sur le déclin : Lafran Veyrolles 1987 à Bandol. Mais n'exagérons rien : on acheva quand même la bouteille. Et pour un Bandol de 28 ans, dans un petit millésime, c'est quand même pas mal.

    Rien à voir avec le rouge suivant, noir de robe, au nez étranger et chimique (je me comprends). La bouche est terriblement ronde et toujours chimique. C'est riche et sans plaisir. Pas terrible et pourtant, le meilleur rapport qualité prix mondial selon Robert Parker... Tres Picos Borsao Garnacha 2013. Avec 15° d'alcool.

    On acheva cette belle soirée sur un vin Jaune, à la robe dorée, au nez très sec sur de la noix et à la bouche très Sherry. Du caractère et de la richesse, sur un raisin bien mûr. Certains le trouvent plus traditionnel que le Tissot de la semaine passée, d'autres pas assez gourmand pour être un Ganevat. Vin Jaune 2006 "En Spois" de Bénédicte et Stéphane Tissot en Vin d'Arbois.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

     

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  • Dégustation du lundi 274

    A nouveau une belle dégustation à 5, après avoir posé les filets pour protéger notre trésor des oiseaux et autres renards. Le Clos est désormais protégé des prédateurs et le raisin très sain : un très bon millésime s'annonce donc, sauf accident... Ici, un rang de Pinot Noir. Que c'est beau !

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    La dégustation de ce lundi soir débuta, pour l'occasion, et toujours à l'aveugle, avec une de nos bouteilles, à la belle robe et au superbe nez bourguignon pour certains et de Rayas pour un autre. La bouche est décevante par rapport au nez, mais pas mal quand même, avec une belle acidité. Clos de Rouge-Cloître 2013 à Bruxelles.

    On poursuivi avec un vin blanc à la robe très claire et au nez de pommes, abricots et pêches blanches. En bouche, ce vin de soif est frais et rafraîchissant, avec son petit côté perlant et fermentaire sur la pomme. On pense à la Provence ou au Rhône et on est en Ardèche : Q Blanc, La Vrille et le Papillon 2014 de Meryl Croizier en Ardèche, en vin nature, sur de l'Ugni Blanc.

    Second blanc, à la robe or, et au nez de vin d'Arbois sur la noix. La bouche est remarquable avec ces notes de citron confit, de noix et noisettes beurrées qui reviennent à fond la caisse sur une superbe longueur.Seulement voilà : ce n'est pas un vin d'Arbois : Vin Jaune 2003 de Jean-François Ganevat, dans le Jura. Fort belle bouteille pour celles et ceux qui apprécient ce type de vin.

    On passa alors aux rouges avec un premier flacon à la robe noire et au nez de baba au rhum. En bouche, c'est mûr et fin, mentholé, avec un beau fruit. Tout est là, sans défaut. Mais c'est jeune. Trop jeune. Certains évoquent une Grenache sur Châteauneuf, d'autres une bête de course en Languedoc, d'autres un Rhône Sud pour ce magnum de Lafran-Veyrolles 2011 Longue Garde à Bandol. Intéressant de le déguster jeune, et à regoûter d'ici 10 à 20 ans.

    Le flacon suivant, à la robe noire mais au disque évolué, nous offre un nez de noyaux de cerises/prunes, sur une petite touche de Porto. En bouche, c'est plus fruité et moins concentré que le précédent, avec des tannins encore bien présent et une petite astringence en finale. On évoque la Grenache ou Bordeaux pour ce Chinon Coteau de Noiré de Philippe Alliet. 14° quand même !

    La bouteille suivante présente une robe foncée mais fort évoluée. Un petit défaut au nez gâche une belle matière sur le fruit et sur la noix. En bouche, on est sur des arômes tertiaires de sous-bois et de tabac, une belle rondeur, un côté lacté et aucune agressivité. On est à Bordeaux en rive gauche, et c'est juste : Château Lynch Bages 1975 à Pauillac. On est tous bluffé par la jeunesse de ce vin.

    Le huitième et dernier flacon de la soirée, à la robe noire semble être 20 ans plus jeune que le précédent. C'est bon et long, sur le fruit et des notes de violette et de menthol. C'est sud et chaud, mais sans excès, avec un côté crémeux et un beau fruit : Château Jean-Pierre Gaussen 1998 Longue Garde à Bandol. Et je suis assez déçu de ne pas l'avoir reconnu. Mais les vieux Bandols évoluent tellement bien que c'est fort difficile. La suite lundi prochain. 

     

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  • Mon aide aux réfugiés du Parc Maximilien à Bruxelles...

    Je m'étais dit que j'allais apporter ce samedi matin mon petit soutien personnel à ces centaines de réfugiés fort médiatisés qui dorment dans la rue autour de l'Office des Etrangers.

    Je me suis renseigné sur le net juste avant pour savoir quoi leur apporter. Apparemment, ils ne manquaient plus de grand chose vu l'élan de solidarité de la population, des bénévoles, des associations et des autorités.

    J'ai donc décidé d'aller acheter des friandises pour les enfants et suis arrivé sur place avec mes 2 énormes sacs bourrés de sucettes, bonbons, caramels et autres pâtes de fruits. Il fallait bien cela pour ces centaines de personnes.

    Ma première vision est celle d'une petite voiture noire immatriculée en Pologne que 2 gars chargent à fond de sacs pleins. Puis l'un garde la voiture et l'autre retourne chercher des sacs. J'ignore ce qu'ils contenaient et leur destination finale, mais cela fait vachement penser à un détournement de dons...

    Ensuite, poursuivant mon chemin, je me suis retrouvé sur un lieu où ils y avait plus d'autochtones que de réfugiés. Quelques dizaines de tentes occupées par quelques familles, des toilettes, des douches, une cantine servant des plats chauds très bien organisée, un magasin d'alimentation qui l'était beaucoup moins et croulant sous les dons, des montagnes de vêtements qu'on s'affairait à mettre dans un container de 20 m3 déjà plein, et quelques stands de bénévoles. Et un boulanger qui livrait des pains tout frais : fort bien.

    Vu que tout le monde semblait rentrer et sortir du magasin sans beaucoup de contrôle, j'ai décidé d'aller distribuer mon trésor aux réfugiés eux-mêmes, dans les tentes. Mais il n'y avait que 6 tentes avec des réfugiés devant, dont 2 avec des enfants, qui avaient déjà des sucettes...

    J'ai failli repartir avec mes 2 sacs.

    C'est à ce moment que j'ai rencontré 3 jeunes filles bénévoles qui occupaient un petit stand et offraient uniquement des en-cas. Mais aucun réfugié devant leur stand : ce n'était peut-être pas la bonne heure. C'est à elles que j'ai laissé mes 2 sacs, en espérant que ces friandises finiront bien dans les mains des enfants de ces familles de réfugiés...

    Mais vu le peu de réfugiés sur place, j'ai quand même été pris d'un énorme doute...

    La situation a dû être catastrophique dans les jours et les semaines qui précèdent, mais aujourd'hui, ce n'est vraiment plus le cas. Les réfugiés paraissent en bonne santé et ne manquent de rien. Et ils sont aujourd'hui beaucoup moins nombreux que la presse semble vouloir nous le faire croire. Il est aussi vrai que les autorités politiques ont enfin ouvert des bâtiments pour les accueillir. Ce qui explique tout cela.

    Bravo, en tout cas, aux bénévoles et associations diverses qui ont, avant les autorités, essayé d'organiser une aide qui était alors tout à fait  indispensable.

  • Dégustation du lundi 273

    Dégustation du Clos à 5, avec le thème difficile des conserves de poissons, après avoir goûté les vins. Et, étonnamment malgré le thème, un blanc et quatre rouges ce soir, pour mon plus grand plaisir.

    Le vin blanc, à la robe or très soutenu et au nez poivré sur de la pomme et du cidre. Pas de lourdeur ni de réduction en bouche : c'est propre, rafraîchissant sur de la pêche blanche et une finale sur la tranche de pomme. Finesse, acidité, jeunesse, très plaisant avec ses plusieurs degrés de lecture. Quand le chat n'est pas là, Riesling Nature 2012 du Domaine Rietsch en Alsace. Une bouteille expérimentale avec une petite carbo. Bravo.

    Premier vin rouge à la robe foncée et au nez mûr et compté sur des fruits noirs. Bonne bouche longue et puissante avec des notes végétales sans amertume et du réglisse, et de la fraîcheur. Domaine de l'Ile Margaux 2010 Grand Bordeaux supérieur. Une île de 1000 mètres sur 300, habitée par une personne, le vigneron, qui s'occupe de ses 14 hectares de vignes. Original.

    Second rouge, à la robe évoluée et au nez bordelais. En bouche, on est reparti sur un rive gauche 85/90, très Cabernet tout en finesse. Apprenant que nous n'étions pas à Bordeaux, on évoqua Bandol, Trévallon, Chinon et même Véga-Sicilia... Clos Rougeard 1997 Le Bourg en Saumur Champigny. Pas fiers... Très belle bouteille.

    Le suivant est noir et jeune de nez sur un cassis très brut. Belle matière et beau moelleux en bouche, sur des notes de myrtilles, de laurier, de menthol et de cumin. Un beau vin en devenir : Moulin des Costes 2011 Bandol. A attendre encore quelques années, mais déjà fort bon.

    Déjà le dernier flacon, à la robe noire également, et au nez sur des fruits noirs, puis de la confiture. L'attaque est moelleuse, et la finale plus virile, sur le réglisse. C'est libre, ouvert et très beau, avec une salinité en fin de bouche, mais aussi de l'alcool. La Cuvée du Papet 2005, Clos du Mont Olivier, en Châteauneuf-du-Pape.

     

    Des Sardines Millésimées de plusieurs marques et années, du Thon Blanc à l'Huile d'Olive extra-vierge, de la Brandade de Morue, de la Soupe de Poissons de Roches et Rouille du Pêcheur (de la Conserverie du Bec Fin de Cogolin), du pain maison et des croûtons poêles à l'huile d'olive et frottés à l'ail violet de Provence clôturèrent cette belle dégustation.

    Lundi prochain, pose des filets sur le vignoble afin d'éviter la mésaventure de 2014 (les oiseaux avaient tout mangé, et donc ni vendanges, ni vin !).

     

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  • Dégustation du lundi 272

    Grande rentrée oenologique du Clos ce lundi soir, au grand complet, pour cette reprise des dégustations hebdomadaires à l'aveugle. Six bouteilles de rouge, dont la première, à la robe rubis foncé, présente un nez de vin nature, sur des fruits rouges et des épices. La bouche est nature également, mais c'est assez bon : mûr, dense, fruité, vif, sur une belle acidité. Tout comme il faut, si ce n'est la très légère pointe de sécheresse en finale. Irancy "Les Mazelots" 2012 Vini, Viti, Vinci. Pinot noir et 3% de César.

    La seconde bouteille présente une robe plus claire et un nez tout à fait différent, sur des grains de café torréfiés et une petite réduction. La bouche est plus plaisante que le nez : c'est souple, torréfié, avec un fruité moins présent que la précédente et un côté évolué perturbant pour un vin si jeune : En Barberon Pinot Noir 2013 de Bénédicte et Stéphane Tissot en Côtes du Jura.

    Troisième flacon, robe écarlate et nez de vin étranger (pour moi), sur des notes de caramel, de réglisse et de cerises. En bouche, la température de service est trop élevée et la finale fatigante. On décide de le rafraîchir et de le re-goûter plus tard. Cela ne changera pas grand chose : du noyau de cerise en milieu de bouche, gentil, ne casse pas la baraque. Francis Coppola Diamond Collection Cabernet Sauvignon 2012.

    On passe à tout à fait autre chose avec le quatrième flacon, à la robe rubis et au nez complexe (réglisse/herbacé/cumin et notes animales). En bouche, c'est abouti, long, fin, mûr, avec un équilibre incroyable et une fort belle finale. C'est évolué : l'un d'entre-nous évoque un Pichon Comtesse 85 ou 89 pour ce Réserve Nemea 2000 (bouteille n° 002142) un vin grec du Péloponnèse. Cépage : Agiorgitiko. Très beau.

    On poursuit avec un vin à la robe violacée et un nez difficile à décrire. En bouche, élégance, équilibre et garrigue. Il y a de l'alcool et du noyau de cerise, c'est tendu, classique, mais beau : Vino di Gio Clos Saint Vincent 2012, en Vin de Bellet, produit à 700 bouteilles. Cépage : Folle Noire.

    On acheva cette dégustation avec un vin à la robe rubis évoluée et au très joli nez. Bouche amusante sur des notes de prunes et de pommes sautées à l'alcool, un beau fruit lié au cépage et au terroir et une fort belle longueur pour ce Château de Beaucastel 98 en Châteauneuf-du-Pape. Grenache 30%, Mourvèdre 30%, Syrah 10%, Counoise 10%, Cinsault 5%, et le reste composé de Vaccarèse, Terret Noir, Muscardin, Clairette, Picpoul, Picardan, Bouboulent et Roussanne. Toute une histoire...

    Lundi prochain, nouvelle dégustation, accompagnée de conserves de poissons. Quelle idée ! Et en plus, je parie qu'il y aura plein de vins blancs...

     

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  • Dégustation du lundi 271

    Belle soirée à 4 ce lundi soir, pour une dégustation du Clos, organisée chez moi. Un blanc et cinq rouges dégustés à l'aveugle, avec un premier vin à la robe claire et au nez de Chardonnay et d'agrumes. La bouche est mûre, équilibrée, sèche et minérale, pas du tout marquée par l'élevage, longue, avec de la tension : il y a tout. Petites notes de citron tout en suçant le caillou. Un Chardonnay dans un style bien droit et très précis. Meursault-Porusots Premier Cru 2012 du Domaine des Comtes Lafon. En biodynamie. Très bien.

    Le premier rouge présente une robe rubis et un nez peu jovial (style petit Bordeaux de m....). En bouche, il n'y a rien sinon du chimique, du matraquage, de la violence. Vraiment pas bon. Crozes Hermitage 2012 de Yannick Alléno et Michel Chapoutier. On comprend celui qui a amené ce flacon car l'étiquette et les noms sont alléchants. Mais c'est raté.

    Le second rouge présente une robe foncée et un nez profond sur des fruits rouges mûrs. La bouche est très jeune et le vin encore sur la réserve. Mais il est fait pour courir, c'est un vin de fumeur de Havane. Belle matière, très long, plein d'épices (origan, fenouil, thym et laurier), très garrigue. En finale, des notes de violette et de myrtilles, ainsi qu'un petit côté fumé. Ils se dirigent vers un vin composé de Carignan, Cinsault et Mourvèdre, avec très peu de Grenache et de Syrah pour ce Evangelo 2010, un vin Grec élaboré avec 92% de Petite Syrah et 8% de Viognier. Beau flacon et belle bouteille.

    Le troisième rouge est noir de robe et présente un nez de vin nature. En bouche, cela pétille un peu, sur des notes d'épices et de fruits. Des fruits bien mûrs, mais sans le côté sucré/sud. On se dirige vers un vin du nord, bien mûr et on est plein sud : Mas Del Périé La Roque 2012 Marbec. A Cahors. Pas mal.

    Le cinquième flacon de la soirée présente une robe noire également et un beau nez de fruits qui pétillent. En bouche, un vin nature, sur un beau fruit, une belle matière, juste à boire, vachement aimable, mais un peu pute en fin de bouche : la sucrosité est trop belle pour être vraie. A Pascal S. 2004 du Domaine Gramenon en Côtes du Rhône.

    La dernière bouteille, noire de robe, présente un nez sur les fraises, les groseilles et les violettes. La bouche est vraiment bonne sur un beau petit fruit pas trop mûr, avec un côté sanguin. Chaud mais très fin et juste bien extrait : Domaine de Trévallon 2010 en Vin des Alpilles.

    Prochaine dégustation du Clos à déterminer selon les présences des uns et des autres en cette période estivale.

     

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  • Les meilleurs restaurants de Chania (Crête)

     

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    A Chania : j'ai bien aimé Stelios (Cafe Ouzeri et Fish Taverne Tsipouradiko) sur le coin, en face du Porto Veneziano Hotel, avec vue sur le port. Un endroit sans prétention, authentique, familial, fréquenté par de nombreux grecs du coin. Petits poissons frais, excellentes crevettes grillées (et plus grosses et moins chères que celles qu'on trouve ailleurs sur le port) et plats traditionnels grecs. Très bien.

    De l'autre côté de l'hôtel, toujours avec vue sur le port, il y a aussi Apostolis. On y trouve des plus gros poissons sauvages, très frais également. Un délice devenu rare et qui a son prix. Très peu de restaurants en ont, même ceux qui se nomment Fish restaurants ou Taverna. Desserts offerts plus originaux que l'habituelle pastèque. Et quand le chat d'un restaurant voisin s'invite à votre table, c'est que vous avez fait le bon choix au niveau de la fraîcheur ! A moins que ce ne soit l'étiquette de la bouteille de rouge qui l'attire ? Très bien.

     

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    Il y a évidemment Chrisostomos, fort bon également, et fréquenté par de nombreux touristes (en terrasse) et grecs (à l'intérieur). Situé juste derrière le même hôtel. Je dis évidemment car bien noté dans TripAdvisor. Par contre, les restaurants encore mieux cotés que lui ne m'ont pas inspirés (photos plats internautes ou commentaires).

     

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    Et, un peu plus loin, derrière le coin, To Stachi, un restaurant végétarien Slow Food un peu atypique, à essayer aussi. Un vieux patron/cuisinier très sympathique et avenant. Un délicieux humus. Choix très limité en vin rouge.

     

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    L'avantage de ces 4 établissements est qu'ils se situent au bout du vieux port vénitien, loin de la foule de badauds qui se baladent en troupeau de l'autre côté. Or, les belles petites ruelles anciennes, sans magasins touristiques, sont de ce côté ci. Et elles sont désertes.

     

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    Pour terminer, l'hôtel Porto Veneziano est très bien : rénové récemment, situation idéale, vue à couper le souffle sur le port et les montagnes (pour les chambres vue mer), magnifiques couchers de soleil et petits déjeuners sur le port. Vraiment bien.

     

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  • Retour de Crête...

    De retour d'un séjour en Crête, je ne peux m'empêcher de partager avec vous quelques paysages de ce magnifique pays : Le port de Chania, une vue des hauteurs de Plaka (Almyrida), plage à Balos, en route vers Gramvousa et plage de Gramvousa.

     

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    Pour avoir fait le tour de la Crête à pied lors de l'été 78 et ne plus y être retourné depuis, quelques changements notables m'ont interpellé. Il y a bien sûr plus de routes (et moins de pistes caillouteuses), des voitures comme ici, une urbanisation à l'occidentale dans beaucoup de régions (sauf dans la région de Chania et sur la côte sud de l'île), la rareté de poissons sauvages locaux (la plupart sont des poissons d'élevage locaux et le reste est importé), et surtout, la généralisation de la malbouffe (principalement consommée par les jeunes).

    La jeune génération ne bénéficiera jamais du fameux régime crétois..., et sera vite concernée par le diabète, le cholestérol et autres maladies dues à une mauvaise alimentation trop grasse, trop raffinée, trop sucrée et trop salée. Ils boivent des softs et des smothies à longueur de journée, mangent des chips, des pizzas, des hamburgers et des pittas, sans oublier les milk-shakes et autres crèmes glacées, avant de passer à l'alcool en soirée.

    La vieille génération continue, elle, à se nourrir de légumes et de fruits de saison, de fèves, d'herbes sauvages des montagnes, d'huile d'olive, de poissons, d'un peu de fromage, de miel et de vin.

     

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    Le dessert illustré ici est composé de confiture de pétales de rose (à tomber) sur un peu de fromage blanc et d'un morceau de Bergamote confit (à tomber aussi). Offert par le restaurant Apostolis à Chania, avec le Raki traditionnel, en fin de repas.

     

    Je reviendrai plus tard sur les meilleurs restaurants fréquentés lors de ce périple ensoleillé. Voici l'article qui verra le 500.000 ème visiteur de ce blog, et c'est un honneur pour moi de franchir ce cap.

  • Merci Annélie...

    Merci Annélie. C'est le nom de l'anticyclone responsable de cette vague de chaleur de ce 30 juin.

    Les terrasses bondées, les petites tenues d'été, les gens de bonne humeur, tout ce monde dehors, c'est grâce à Annélie.

    Et non seulement les températures vont continuer de grimper jusqu'à samedi, mais la météo de la semaine prochaine s'annonce très chaude aussi, même si on perd quelques degrés. Des records vont tomber.

     

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    N!oubliez pas de déshydrater les personnes âgées et les enfants. Pensez également à vos animaux de compagnie, mais aussi aux animaux sauvages comme les oiseaux. Laissez leur de quoi boire et se baigner sur votre terrasse ou dans votre jardin.

    Météolaflèche avait vu juste. Bon été à tous !

     

  • Dégustation du lundi 270

    Dernière dégustation du Clos, au grand complet, avant les départs estivaux des uns puis des autres. 

    Un premier vin blanc de mise en bouche s'avéra bouchonné. Il fût remplacé illico-presto par un second, à la robe or et au nez de vin nature sur de la pomme et du cidre. En bouche, vivacité, fraîcheur sur des notes exotiques, d'agrumes et végétales (fenouil). C'est bon et long, très aromatique, et avec des notes de noix en finale. Excellent : Cour-Cheverny "La Porte Dorée" 2007 en Val de Loire du Domaine Philippe Tessier. Cépage : Romorantin.

    On passe aux vins rouges avec un premier flacon à la robe noire et au nez de vin nature (notes de réduction) sur du curry, avant que ne reviennent ces notes de coccinelles écrasées. La bouche est typée Cabernet pour certains (juste un beau jus pour moi), sans beaucoup d'alcool, ce qui nous dirige au nord. Belle matière granuleuse, mais une pointe d'amertume et de sécheresse en finale, qu'on aurait préférée plus fruitée et plus longue. On n'est pas en Cabernet, mais en Grolleau (ou Groslot) : Le Gros 2011 Anjou d'Agnès et René Mosse.

    Le rouge suivant est encore plus noir, mais avec une évolution du disque. Au nez, je suis le seul à Bordeaux, pendant que les autres se perdent en Rhône ou dans le Languedoc ou le Sud Ouest. La bouche est sur des notes réglissées, d'humus et de feuilles mortes, de goudron et de brûlé (vins italiens ou espagnols). C'est un peu cuit, sur du café et de la barrique, mais aussi mûr, fondu et fin, avec du fruité en fin de bouche, mais avec une petite sécheresse aussi. On est perdus, et encore plus quand on apprend qu'on est à Gevrey ! Qui c'est qui peut faire un truc ainsi ? Charmes-Chambertin Grand Cru 1999 de Bernard Dugat-Py, propriétaire à Gevrey Chambertin. Impossible de deviner le Pinot Noir !

    Le suivant présente un petit problème au nez et un gros problème en bouche. La loi des séries : bouchonné aussi. Je suis bien triste pour ce Trévallon 2003.

    Le vin suivant, à la robe foncée et au nez de vin nature sur le fruit présente une bouche boisée, austère, sèche, body-buildée, avec des notes d'élevage (sécheresse en finale), fatiguante. L'Equilibre 2011 Villa Symposia, en Grand Vin du Languedoc. On est sur de la Grenache, de la Syrah et du Carignan, en reconversion Bio.

    Le dernier vin de la soirée aurait mérité plus d'égards de notre part si nous ne nous étions sustentés de diverses charcuteries, terrines et fromages à ce moment précis... Robe foncée, bouche de Syrah/Cabernet qui nous a parue courte et diluée. Un vin à re-déguster sans manger : Trévallon 2004 en Vin de Pays des Bouches du Rhône. "Enfin au début de son apogée, ce millésime 2004 n’a rien perdu de son fruité savoureux (nez de framboise, de myrtille, de groseille qui évolue vers la figue), tandis que sa matière robuste et concentrée montre à présent des tanins tout en finesse et une longueur admirable. Un rouge impressionnant, sans concession, encore prêt à vous émouvoir sur les dix prochaines années." (Wine Advocate).

    La suite des aventures du Clos selon les présences durant cette période estivale qui débute sur une belle canicule. Bonnes vacances à tous.

     

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  • Le moustique tigre colonise la France...

    Inconnu en France il y a encore quelques années, le moustique tigre - une espèce tropicale, vecteur de maladies (le chikungunya et la dengue)- a d'abord fait une timide apparition dans le sud de la France.

    Puis, année après année, il est remonté vers le nord pour être aujourd'hui présent dans quasi tous les départements français, et en Belgique aussi : j'en ai vu à Bruxelles il y a 2 ans !

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    Pas de panique cependant. Pour qu'une épidémie survienne, il faut qu'une personne porteuse de la maladie et revenant de l'étranger, se fasse piquer, et qu'à votre tour, vous vous fassiez piquer par le même moustique...

    Donc pas trop de problèmes en vue, d'autant plus qu'il est facilement reconnaissable.

     

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  • 40° à l'ombre le 1er Juillet dans le Sud-Ouest de la France...

    Ce n'est pas moi qui le prédit, mais mon météorologue fétiche : météolaflèche. Dans ses prévisions à 16 jours, il pense qu'il serait possible d'avoir 2 ou 3 jours vraiment caniculaires début juillet dans cette région. 40° à l'ombre, cela fait combien au soleil ?

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    Qui vivra verra, puis mourra ! Avec pareilles températures, cela va être dur de se rafraîchir au Cahors. Va falloir trouver plus léger et plus frais.

     

  • Dégustation du lundi 269

    Clos à 5, sans celui qui doit maigrir suite à quelques abus, et à Saint -Josse pour changer, avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez de Rhône. Nez floral et bouche riche, mais qui manque de tension et de vivacité. Il y a de l'alcool et une amertume assez dure en finale. Par contre, pas de notes boisées ou de vanille et une belle minéralité. On hésite entre Bordeaux et Languedoc. On évoque un Calcinaires de Gauby pour ce Mas Julien 2011 en Vin de Pays de l'Hérault.

    On passe aux rouges avec un premier vin à la robe rubis foncé et au premier nez de framboises, qui passe ensuite sur le chocolat torréfié, en gardant le premier en parallèle, pour terminer, en troisième nez, sur un Pinot Noir travaillé. En bouche on retrouve ce parallélisme, sur un vin nature : framboises et épices. On évoque un mono-cépage (Grenache ?), pour ce vin assez long, sans artifices, qui manque de complexité avec la même chose du début à la fin de bouche. Tommy Ruff Barosa Valley Shiraz Mourvèdre 2011.

    On poursuit avec un vin à la robe plus foncée et au nez de vin nature, un peu réduit. En bouche, un style Gamay sur le fruit, intense, avec de la fraîcheur et de la vivacité qui fait qu'il passe au-dessus du premier. Pour moi, c'est juste un bon jus. Un vin qui s'exprime, pour les autres, en légèreté et sur le fruit : Montebruno 2012 Pinot Noir Kathken Vineyard en Orégon aux USA.

    La quatrième bouteille de la soirée présente une robe noire et un nez très torréfié, mais aussi fruité sur de la groseille et de la mûre. En bouche, c'est bon, généreux, frais et fin, sur le fruit. Pas de notes d'élevage boisées, beaucoup de fraîcheur, une verdeur intégrée, une certaine densité et une petite sucrosité plaisante à l'attaque. Bluffant quand on apprend d'où il provient : L'Hospitalitas 2012 (bouteille 5350 sur 8206) en Coteaux du Languedoc La Clape de Gérard Bertrand. Un gars qui produit 15 millions de bouteilles par an, nommé Wine Maker of the Year en 2012, mais qui a quand même 300 hectares en Biodynamie... Quoiqu'il en soit, le meilleur Gérard Bertrand goûté jusqu'à présent. 

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    Cinquième flacon de la soirée, à la robe noire avec des notes d'évolution et au nez classique sur de la compote de cassis, du noyau de cerises et du tabac. La bouche est fort belle, avec son petit côté mentholé, sans notes d'élevage (tout est fondu), une belle matière extraite et concentrée avec des notes de cabernet et de merlot sur de la cerise. C'est magnifique et somptueux : Château Beauséjour 2000 en Saint Emilion Grand Cru des Héritiers Duffau-Lagarosse.

    On acheva cette soirée de dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe foncée mais beaucoup plus évoluée que la précédente. Je suis toujours à Bordeaux, bien qu'il ai plus de notes épicées et de garrigues que dans le précédent, mais aussi un très beau fruité à l'attaque. On pense à un 1982 et on est en 1971 (le dernier bon millésime avant 82). Château Mouton Rothschild 1971 à Pauillac. Une fort belle bouteille et plein de respect pour son grand âge.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

  • Autosuffisant en fruits rouges...

    Pas eu le temps de planter mes variétés anciennes de tomates au printemps, donc année sans tomates pour la première fois depuis une bonne dizaine d'année. J'avais pourtant acheté une dizaine de sachets de semences Bio d'anciennes variétés chez Kokopelli : ce sera pour 2016. J'irai faire mes provisions au marché Bio fin juillet pour mes conserves surgelées à consommer tout l'hiver durant.

    Par contre, 2015 s'avère être une excellente année pour les fruits rouges. Profusion de groseilles rouges, de framboises et de fraises Charlotte sur ma terrasse ! Pour le moment, voici la récolte de fraises et de framboises de ce matin. Et j'en fais une tous les 3 jours.

     

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    De quoi faire d'excellents desserts de saison, et le plein de vitamines. Des fruits rouges maison qui n'ont jamais connu le frigo, cela a quand même un sacré goût ! Quel parfum et quelles saveurs...

    Que de plaisirs gustatifs offerts par 3 pots posés il y a 4 ans sur la terrasse et arrosés tous les jours de mai à octobre. Bon, les oiseaux en profitent aussi. Mais tant qu'ils m'en laissent...

    Pour information, le fraisier "Charlotte retombant" Bio que j'ai planté il y a 4 ans produit des fruits jusqu'au premières gelées en novembre ou en décembre. C'est vraiment extraordinaire.

     

  • Où en est ce fameux traité transatlantique de libre échange entre l'Europe et les Etats-Unis ?

    Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, la Commission Européenne est bel et bien en train de revoir à la baisse une série de normes environnementales et alimentaires en vue de la signature de ce fameux traité de libre-échange qui devrait être censé doper le commerce entre les USA et l'Europe, et dont personne ne veut en Europe.

    Un article paru dans "Courrier International" le 29 mai prouve que le lobbying des multinationales américaines et canadiennes, ainsi que le lobbying politique de ces 2 états font plier la Commission.

    On a ainsi pu remarquer, ces derniers temps, que plusieurs projets de réglementation européenne en matière d'environnement, de santé ou de sécurité alimentaire ont été abandonnés ou modifiés à la baisse pour pouvoir correspondre aux demandes américaines.

    Adieu la réglementation sur la viande clonée, abandon de l'interdiction de  traiter les carcasses de viande à l'acide lactique, abandon de la distinction entre pétrole et sables bitumeux (beaucoup plus polluants et néfastes pour le climat), sans parler de l'interdiction de plusieurs perturbateurs endocriniens postposée at vitam aeternam.

    Ces négociations qui se tiennent derrière des portes closes ne laissent filtrer que très peu d'informations. Ce qui est sûr, c'est que s'il est signé malgré que les citoyens européens y soient opposés, le coût de ce traité de libre échange sera élevé pour nous, tant au niveau environnemental qu'au niveau santé.

    Comme nous le redoutions depuis le début, c'est l'Europe qui va baisser ses normes de sécurité et de pollution pour permettre aux multinationales américaines d'inonder le continent européen de produits bas de gamme et douteux et, en plus, sans devoir l'indiquer sur l'étiquette ! 

    De plus, ces firmes auront le droit d'attaquer en justice l'état européen qui s'opposerait à la commercialisation d'un de ces produits sur son territoire. C'est de la folie ! Pensez à la France qui vient d'interdire, enfin (!) le round-Up de Monsanto. Le traité une fois signé, ce sera impossible.

    Le Canada qui a signé un tel traité avec les USA a perdu 97% des procès intentés par les multinationales américaines, et a dû leur payer des millions de dollars de dédommagement. il a dû ensuite changer ses lois pour permettre la commercialisation de ces produits. C'est cela le libre échange, vu du côté américain...

    J'espère vivement que nous, le peuple européen, seront consultés pour donner notre accord en connaissance de cause sur ce fameux traité avant qu'il ne soit signé en notre nom.

     

  • Comprendre les différences entre fromages au lait cru et fromages morts (pasteurisés)...

    Quelle est la différence entre un fromage au lait cru et un fromage industriel pasteurisé, thermisé, ionisé ou filtré ?

    Avant, il y avait des fermiers qui avaient des troupeaux de vaches de races locales selon les régions, et qui produisaient leur fromage local juste après la traite, avec un lait hyper frais. Ces vaches avaient une alimentation différente des autres selon les régions et selon les saisons. Ceci est important au niveau du goût et de la typicité des fromages.

     

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    Après la seconde guerre mondiale, il fût politiquement décidé de remplacer toutes ces espèces différentes et ancestrales par une seule : la vache Holstein qui produisait plus de lait. Heureusement, quelques cheptels originaux furent conservés, ce qui permet aujourd'hui de ré-introduire ces espèces de vaches adaptées à leur milieu selon les régions. 

     

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    Puis arrivèrent les industriels, avec leurs grands besoins de lait pour la production de masse. Comme le lait était moins frais car il venait de loin, ils décidèrent de pasteuriser le lait et d'y ajouter des conservants. Et inventèrent de nouveaux fromages pour inonder les rayons des magasins de pseudo-fromages.

     

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    Remarquez les slogans publicitaires trompeurs: Meule de campagne, Variez les saveurs, Pâturages, etc... 

     

    Lors de la production d'un fromage au lait cru, le lait ne subit aucun traitement thermique La flore bactérienne du lait est conservée. On parle de laits frais locaux qui sont mis en œuvre au maximum quelques heures après la traite des animaux. C’est généralement le cas des fromages fermiers ou artisanaux. En conservant cette flore bactérienne naturelle et sauvage, on favorise la production de goûts d’odeurs, d’arômes et de saveurs particuliers dans des fromages qui sont plus subtils et élaborés ! Avec, en plus, des variations gustatives et qualitatives sur le produit fini, qui dépendent de la saison, du producteur et de l'affinage. C'est un vrai fromage, qui vit, qui évolue, qui s'affine, qui se donne et qui s'auto-protège (les bonnes bactéries empêchant les mauvaises de proliférer).

     

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    Lors de la production d'un fromage pasteurisé, on chauffe le lait pour éliminer tout germe pathogène (mauvais microbe) qui serait présent dans ce lait, issu de mélanges de provenances diverses et parfois lointaines. Comme toute la flore bactérienne est détruite, il faut rajouter beaucoup de ferments lactiques, ce qui donnera des fromages  standardisés avec des goûts et des saveurs uniformes et moins atypiques . La pasteurisation confère au produit un goût neutre, une texture molle qui ne garantit pas une totale transformation de la matière crayeuse en crème. Et comme les bonnes bactéries qui auto-protègent le fromage sont détruites, on comble ce manque d’immunité naturelle par l’utilisation de conservateurs.

     

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    Pour les laits thermisés ou micro-filtrés, on arrive quasi au même résultat : uniformisation des goûts, absence de typicité, manque de caractère. Et surtout, une matière morte bourrée de conservants.

     

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    Les industriels tentent maintenant de faire croire que les fromages au lait cru sont dangereux pour la santé, ce qui leur permettraient de produire en masse des fromages AOC (Origine d'Appellation Contrôlée). Certaines AOC exigent que le fromage soit issu de telle race de vaches ou de chèvres dans telle région, afin de conserver la typicité d'un fromage élaboré depuis la nuit des temps. C'est le cas du camembert fermier moulé à la louche, du reblochon fermier, du fromage de Herve dont on a beaucoup parlé ces derniers temps, et de ces centaines de variétés de fromages fermiers ou artisanaux qui font le plaisir de nos papilles gustatives.

     

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    Rien à voir avec les pseudo-fromages des grandes multinationales agro-alimentaires, issus de laits lointains ou même étrangers, morts, et bourrés d'additifs chimiques pour leur donner un semblant de goût, un semblant de texture, un semblant de couleur, un semblant d'onctuosité. Il en existe même en boîtes de conserves. Si cela vous dit...

     

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    Une dernière chose à savoir : la plupart des intoxications alimentaires dues au fromage sont le fait de la consommation de fromages pasteurisés et non de fromages au lait cru, comme on pourrait le penser. Quand une bactérie se développe dans un fromage pasteurisé, elle prolifère car les bactéries sensées la combattre ont été tuées lors du chauffage du lait. Ce qui n'est pas le cas d'un fromage au lait cru, qui s'auto-protège. La nature est bien faite, on n'arrête pas de vous le dire...

     

  • Dégustation du lundi 268

    Belle dégustation à 5 ce lundi soir, sans le sixième larron, à qui nous rendrons d'ailleurs visite lundi prochain.

    Deux vins blancs pour débuter cette dégustation à l'aveugle du Clos, avec un premier flacon à la robe ambrée claire et au nez oxydatif sur la noix et l'oranger. La bouche se révèle riche, sur des fruits exotiques, et avec quelques notes oxydatives et d'autres de surmaturité. Le nez d'un Sauvignon et la bouche d'un Chenin pour ce vin composé de Grenache gris, Grenache blanc, Carignan blanc and Macabeu : Tabula Rasa 2012 en Côtes Catalanes du Domaine des Enfants.

    La seconde bouteille de blanc présente une robe champagne et, pour moi, un nez de Chardonnay. En bouche, une belle maturité, une belle acidité, une certaine minéralité (notes de calcaire) et une belle amertume en finale. C'est trop tendu pour être un Chenin : Oppidum 2013 en Limoux du Château de Gaure. 75% de Chardonnay, 20 de Chenin et 5 de Mauzac.

    On passe, avec grand plaisir, aux rouges, avec un premier vin à la robe noire et au nez racé, sanguin sur des fruits noirs arrondis par l'alcool, avec des notes de pain grillé. Tout cela nous rappelle les bons vins que l'on dégustait auparavant... La bouche nous offre des notes de réglisse, de noyaux de cerises, des tannins mûrs sans sécheresse d'élevage, et se termine en fraîcheur (élégante et racée) sur un fort beau fruit et des notes de cuir et de cognac. Ils partent sur une Syrah, ou sur un Cabernet, puis sur Trévallon. Cuvée Natouchka 2007 en Côtes de Provence du Château Miraval. Fort beau flacon. Cabernet Sauvignon.

    Le quatrième vin de la soirée présente également une robe noire. Nez de vin nature sur des fruits rouges et noires et bouche souple et fine, qui tient la longueur par rapport au précédent, sans avoir sa matière. La finale va crescendo et c'est fort plaisant. On part sur une Syrah du nord, faite différemment, sans lourdeur et bien maîtrisée. On évoque un Croze-Hermitage pour ce Brise Cailloux 2012 en Cornas de Matthieu Barret. 100 % Syrah, évidemment. A retenir.

    Déjà la dernière bouteille, à la robe plus évoluée et au nez bordelais comme on l'aimait. En bouche, c'est équilibré et suave comme l'étaient les bordeaux d'avant 1990, sur le fruit avec ses notes de pruneau, mais aussi de cuir et de sous-bois. Un vin qui se boit facilement et qu'on apprécie : Montrose 1990 en Saint-Estephe. Souvenirs, souvenirs...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, pas au Clos.

     

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  • Le Monde est petit à Bruxelles...

    Superbe dîner vendredi soir dans ce restaurant de quartier (square Montgomery) fraîchement étoilé.

    Pour y avoir été une dizaine de fois (dont 2 depuis qu'il est étoilé), je peux juger des immenses progrès du jeune chef. Impressionnant.

    Ce soir là, nous avons opté pour une entrée fraîche de saison : Terrine de tomates anciennes, chèvre frais fermier, caviar de tomates vertes à 17 euros. Fort belle présentation, belle association de goût et croquant bienvenu des 2 croûtons. Parfait.

     

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    On opta ensuite pour un turbot sauvage en suggestion, et dont j'ai oublié l'énoncé. Mais l'assiette parle d'elle même. Cuisson parfaite pour ce poisson sauvage noble de plus en plus rare à trouver.

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    Pour accompagner ces 2 plats succulents, un Puligny-Montrachet Premier Cru Les Garennes 2008 en Côte de Beaune, parfait, et un Château Vannières 2009 en Bandol, très bien aussi.

    Une adresse à retenir et un jeune Chef plein d'avenir.

     

     

  • Le Round-Up de Monsanto enfin interdit en France...

    Décidément, quelle belle journée ! Je viens d'apprendre que le Round-Up est enfin interdit de vente en France. Cela fait 40 ans qu'il est commercialisé et qu'il fait des ravages au niveau environnemental et au niveau santé ! Il était temps !

    Pour celles et ceux qui l'ignorent, "Roundup est le nom commercial (nom de marque) d'un herbicide produit par la compagnie américaine Monsanto et commercialisé depuis 1975. Il est utilisé en épandage et peut l'être en pulvérisateur manuel.

    C'est un herbicide non sélectif, d'où le qualificatif d’« herbicide total », dont la substance active (herbicide) est le glyphosate. C'est un produit toxique, irritant et écotoxique. En France, il est considéré comme un cancérigène probable.

    Son usage massif par les agriculteurs depuis la fin des années 1990 (c'était alors l'herbicide le plus vendu au monde) a conduit à l'apparition de mauvaises herbes résistantes au glyphosate."

    Pour la Belgique, la même mesure devrait suivre assez rapidement. Pas trop tôt ! Les apiculteurs vont pouvoir être soulagés, et leurs abeilles aussi.

     

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    Je suis furieux contre Monsanto qui a trompé tout le monde en mentant sur la composition du Round-Up et en faisant établir de faux rapports d'innocuité du produit.

    Je suis furieux contre l'OMS (l'Organisation Mondiale de la Santé) qui n'a reconnu que le 20 mars 2015 le glyphosate comme "cancérigène probable", 40 ans après sa commercialisation ! Combien de milliers de cancers faut-il pour appliquer le principe de précaution ?

    Je suis furieux contre le monde politique (belge et européen) qui s'est laissé manipulé par les lobbies de l'industrie chimique pendant tant d'années, sans réagir ni vérifier quoique se soit. Et qui a fait l'autruche face aux lanceurs d'alertes.

    Je suis furieux contre les chaînes de grands magasins (Brico et autres) qui ont continué de vendre (sur un rayon entier) ce poison aux particuliers, alors que de fortes présomptions de nocivité et de cancers étaient démontrées.

    Je suis furieux contre l'Afsca, qui au lieu d'aller persécuter un honnête producteur de Herve au lait cru, ferait mieux d'analyser tous les poisons présents dans les produits industriels commercialisés par les multinationales chimiques et agro-alimentaires. 

    C'était mon coup de gueule du dimanche soir. Et cela fait du bien !

  • Suppression des vols de nuit à Brussels Airport (Zaventem)...

    Article intéressant d'un ingénieur polytechnicien français publié dans l'Echo de ce samedi. Jean-Noël Lebrun affirme que si on supprimait tous les vols entre 22H00 et 07H00, l'état économiserait 100 millions d'euros en frais de santé, dépensés (et remboursés par la mutuelle) par les 250.000 personnes survolées et fortement dérangées (et en ne prenant en compte que 10% des dépenses médicales de ces personnes sur un an).

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    Et, toujours d'après lui, cela ne produirait qu'une perte de 1,4 % sur le trafic passager (306.000 sur 21,9 millions) et de 3,6 % sur le fret (16.342 tonnes sur 454.000 tonnes). L'aéroport de Francfort l'a fait en 2011 et cela s'est très bien passé.

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    Levée de bouclier, évidemment, chez Brussels Airport qui vise une extension sans fin de l'aéroport et par conséquent un accroissement des nuisances pour les populations survolées, dont je fais partie.

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    Pendant ce temps, les 12 associations anti survol de Bruxelles, de Flandre et de Wallonie ont décidé de se regrouper (une première) avec des revendications fermes et communes qui vont notamment dans ce sens, mais qui, en plus, souhaitent limiter à 220.000 par an les mouvements sur l'aéroport (pour 231.528 en 2014, en hausse de 14,6% par rapport à 2013). Et demandent aussi une délocalisation de certaines activités de Brussels Airport vers des aéroports régionaux.

     

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    Les nuisances sonores de Brussels Airport imposées aux zones survolées, tant à l'atterrissage qu'au décollage, sont épouvantables et entraînent des soucis majeurs de santé aux habitants de ces zones. De quel droit ? 

  • Magnifique week-end et bientôt l'été...

    Quel superbe week-end ! On sent l'été qui pointe le bout de son nez et les vacances qui approchent à grands pas.

    Quel bonheur au marché Bio hier matin : fruits rouges parfumés à profusion, melons de Cavaillon mûrs à souhait et à la chair sucrée, premières tomates goûtues de pleine terre (variété précoce, il faut encore attendre fin juillet pour les autres), salade Rougette lourde et croquante au goût délicieux et frais, les premiers artichauts, et toujours les asperges, blanches ou vertes. On se serait cru dans le sud de la France.

    Une petite envie de se faire du bien et de manger léger et frais avec une salade de Baby homards hier midi (salade Rougette, échalote ciselée, persil et mayonnaise maison), avec une baguette à l'ancienne encore tiède, un pur délice. Et une petite salade de fruits rouges pour terminer en beauté.

     

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    Hier soir, une tomate de crevettes grises épluchées main (pendant une demi-heure) : le bonheur gastronomique et la fraîcheur des produits est à ce prix. Bref, mes premières tomates fraîches cette année, et j'ai bien fait d'attendre : quel parfum et quel goût ! Et la saison ne fait que commencer...

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    Ce midi, 4 magnifiques fonds d'artichauts m'attendent, mais j'ignore encore comment je vais les préparer. Simplement avec une vinaigrette maison, ou poêlés à l'huile d'olives, avec des poivrons rouges allongés Bio eux aussi, achetés hier, du fenouil, quelques pointes d'asperges vertes et de l'ail violet ? Ou farcis de dés de saumon fumé et d'une sauce Mornay, puis gratinés ? On verra bien.

    Et puis il y a encore ce melon charentais qui embaume tout l'appartement : ce sera pour ce soir. 

    Bref, la saison des plats odorants, parfumés et colorés a débuté et il faut en profiter autant que possible pendant l'été qui arrive. Pour le plus grand plaisir gustatif de chacun. Avec des produits Bio uniquement, bien entendu. Car seuls ceux-là ont vraiment du goût.