Terriens, il est temps d'agir... - Page 2

  • Les aliments que nous consommons ont perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive en 50 ans...

    A regarder ce soir sur FR 5 à 20H40 : Manger plus pour se nourrir moins.

    Aujourd'hui, dans les pays industralisés, la majeure partie de la population mange à sa faim. Pourtant, de nombreuses personnes souffrent d'une insuffisance en micronutriments comme le fer, le zinc, mais aussi en acides gras et en vitamines, entraînant de nombreuses carences et maladies inflammatoires chroniques.

    En effet, au cours des cinquante dernières années, les aliments auraient perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive (vitamines, minéraux, acides gras essentiels, oligo-éléments, omégas 3, etc...). Ainsi, pour retrouver l'apport en vitamine C d'une pomme des années 50, il faudrait en consommer une centaine. Un constat dont se soucient peu les industriels de l'agro-alimentaire...

    Cela serait pareil pour la majorité des fruits et légumes les plus consommés ainsi que pour la viande, le lait frais ou le blé. En cause, la révolution agricole des années 50, la mécanisation, la recherche variétale, la monoculture. Les coûts ont baissé certes, mais au détriment de la qualité. Enquête, des Etats-Unis à l'Allemagne, de l'Angleterre à la France".

    Documentaire interpellant, exposé dans une enquête extrêmement soignée, alimentée en infographies, recherches probantes et reportages éclairants.

  • Malbouffe déguisée : vous pensez manger sain et vous avalez les pires cochonneries...

    Beaucoup de boulot et peu de temps libre, et voilà ce blog abandonné depuis quelques temps. C'est en lisant une newsletter de "Santé Nature Innovation" que je me dis qu'il faut absolument partager ces informations importantes avec vous. Me voici donc de retour...

    La malbouffe est la cause principale de l’épidémie d’obésité et de maladies cardiaques dans nos sociétés.

    Or beaucoup croient manger sain alors qu’ils avalent les pires cochonneries.

    Voici 15 aliments dits « diététiques » qui sont de la malbouffe déguisée :

    1. Les aliments transformés « pauvres en graisses » et « 0 % de matières grasses »

    La guerre contre les graisses saturées est la pire erreur de l’histoire de la nutrition.

    Aujourd’hui, il a été démontré que le raisonnement était complètement erroné.

    Mais les clichés ont la vie dure et les groupes industriels continuent d’inonder le marché de produits allégés en matières grasses.

    Ce qu’ils n’expliquent pas, c’est qu’un produit allégé en graisse n’a plus aucun goût. Pour compenser la fadeur, les industriels ajoutent du sucre.

    Pourtant les études sont formelles [1] : autant les graisses saturées sont sans danger, autant le sucre consommé en excès est sérieusement nuisible à la santé [2].

    Lorsque vous lirez les mots « pauvre en graisses » et « 0 % de matières grasses » sur l’emballage, vous saurez que c’est un aliment fortement transformé et bourré de sucre.

    Si cela vous étonne, vous n’êtes pas seul. La majorité de la population reste persuadée que les graisses sont responsables de l’épidémie d’obésité qui touche nos pays. Faites le test, posez la question autour de vous.

    2. Les huiles végétales polyinsaturées

    On conseille souvent les huiles polyinsaturées qui réduisent le cholestérol [3]. Notamment l’huile de tournesol, l’huile de pépins de raisins, l’huile de maïs et de soja [4].

    Mais attention : le cholestérol est un facteur de risques et non une maladie en soi. À ce titre, les huiles végétales n’ont pas démontré leur capacité à réduire votre risque de crise cardiaque, d’AVC, or c’est cela qui compte.

    Au contraire, plusieurs essais cliniques ont montré que ces huiles polyinsaturées peuvent accroître la mortalité par maladie du cœur et par cancer [5] [6]. C’est la teneur en acides gras oméga-6 de ces huiles qui serait particulièrement impliquée.

    C’est pourquoi il vaut mieux consommer des graisses comme le beurre ou l’huile de noix de coco pour la cuisson, et l’huile d’olive, l’huile de noisettes, l’huile de noix ou l’huile de lin pour l’assaisonnement.

    3. La margarine censée protéger votre cœur

    La beurre a longtemps été diabolisé car il est riche en graisses saturées.

    Depuis des décennies, les experts les plus en vue font la promotion de la margarine. On sait aujourd’hui que ce mauvais conseil a eu des effets désastreux sur la santé publique.

    La margarine est faite d’huiles hydrogénées riches en graisses trans assemblées à des composants chimiques (dont des colorants). Cet ensemble artificiel doit imiter l’apparence et la texture du beurre.

    Pourtant, l’Etude Framingham sur le Cœur a montré que les personnes qui remplacent le beurre par de la margarine ont plus de risques de mourir d’une maladie du cœur [7] [8].

    Aujourd’hui, la majorité continue de voir la margarine comme une alternative saine au beurre. Je ne peux que vous encourager à faire connaître la vérité autour de vous.

    Pour améliorer votre santé, consommez plutôt du beurre bio et évitez la margarine et autres faux aliments.

    4. Les produits enrichis en phytostérols pour protéger votre cœur

    Certains vous diront que les margarines de « dernière génération » sont moins riches en graisses trans et qu’elles sont enrichies en phytostérols dont il est prouvé qu’ils réduisent le cholestérol [9].

    Les produits phare sont les margarines « Fruit d’Or pro-activ » et « Saint-Hubert Cholégram ».

    Les fabricants ont créé d’autres produits enrichis en phytostérols comme des yaourts. Exemple : « Danacol » de Danone, et autres « spécialités laitières ».

    Mais des études ont montré que les phytostérols sont malgré tout mauvais pour la santé du cœur. Ils pourraient même accroître le risque de maladie du cœur et de décès [10] [11], notamment chez les femmes ménopausées [12].

    5. Les jus de fruits : du sucre liquide

    Les jus de fruits créent l’illusion qu’ils sont un choix diététique. Si le jus est à base de fruits, on en déduit qu’il est aussi sain que les fruits.

    En réalité, l’appellation « jus de fruits » est trompeuse. Certains jus de fruits que l’on trouve en grandes surfaces ne contiennent aucun fruit… juste des arômes artificiels d’orange ou d’ananas. Au fond, c’est de l’eau sucrée à l’arôme de fruit.

    Certes, vous pouvez mettre le prix et acheter du jus 100 % fruits frais. Mais cela reste une mauvaise idée.

    Un vrai jus de fruit, c’est comme un vrai fruit sauf qu’il lui manque toutes les bonnes choses telles les fibres. La seule chose qui reste, c’est le sucre du fruit. La revue médicale The Lancet a montré que l’on trouve autant de sucre dans un vrai jus de fruit que dans une boisson sucrée comme les sodas [13].

    Chaque jus est une décharge de sucre pur qui fait grimper votre taux de sucre dans le sang. À terme, ces pics favorisent le surpoids et le risque de diabète.

    Si vous mangez une orange entière, ses fibres freinent l’absorption du fructose par votre corps et l’étalent dans le temps. Ainsi vous vous épargnez les effets néfastes du fructose et bénéficiez à 100 % des bienfaits du fruit.

    6. Les produits « complets » censés protéger votre cœur

    La plupart des produits « complets » ne sont pas faits de grains de blé entiers.

    Le blé a été pulvérisé en farine et raffiné de sorte qu’il est prêt à être digéré. Le travail de votre mâchoire et de vos sucs gastriques de décomposition est réduit au minimum.

    C’est pourquoi les glucides de la farine entière font grimper votre taux de sucre sanguin aussi vite que les glucides de la farine blanche. D’ailleurs, la farine blanche et la farine complète sont classées dans la même catégorie pour leur effet glycémiant (qui augmente le taux de sucre dans le sang) [14].

    À vrai dire, je déconseille aussi de consommer des grains de blé tout entiers. Le blé moderne n’a rien à voir avec celui que consommaient nos grands-parents.

    Dans les années 60, la recherche agronomique fit de rapides « progrès » pour développer des céréales plus résistantes, plus productives, et plus riches en gluten.

    Hybridations et rétrocroisements aboutirent à l'apparition d'espèces totalement nouvelles, que l'on appelle encore « blé » mais qui sont aussi éloignées du blé naturel qu'un éléphant d'une souris.

    Le « blé » moderne créé dans les années 1970 – qui s'appelle Lerma Rojo 64, Siete Cerros, Sonora 64 ou Super X – a en effet quarante-deux chromosomes là où l'engrain de nos ancêtres n'en avait que quatorze !! Chez l'être humain, le fait d'avoir un seul chromosome en trop provoque des handicaps (comme dans la trisomie 21) ou la mort.

    Le blé moderne a moins de valeurs nutritives, notamment moins de minéraux [15]. Il provoque des réactions plus violentes chez les personnes intolérantes au gluten [16] [17]. D’autres études montrent qu’il pourrait accroître l’inflammation du corps [18] et abimer vos artères [19].

    Mon meilleur conseil serait de consommer le moins de blé moderne possible, qu’il soit entier, complet ou raffiné.

    7. Les céréales « minceur » du petit-déjeuner

    Beaucoup de céréales du petit-déjeuner sont présentées comme diététiques (ex : Special K). Sur la boîte en carton, on peut lire en gros « riche en vitamines », « riche en minéraux », « au blé complet », « pauvre en graisses ».

    …et écrit en petit, on découvre que les ingrédients sont des céréales raffinées, du sucre et des additifs chimiques. C’est vraiment très trompeur.

    Mais ce qui me met le plus hors de moi, ce sont les céréales qui visent les enfants avec des emballages multicolores et des jouets à collectionner.

    8. Les aliments plaisir « sans gluten »

    Depuis que la population se soucie de sa consommation de gluten, les industriels se sont engagés dans la brèche.

    Tous les produits sont déclinés en version « sans gluten ». Cela permet de remplir des rayons entiers de produits dits « diététiques » et fait facilement illusion.

    Seuls les quelques consommateurs qui lisent systématiquement la liste de tous les ingrédients éviteront le piège. Ceux qui sont fatigués après une grosse semaine seront moins attentifs à ces petites arnaques.

    Ces produits sans gluten sont tout aussi transformés, raffinés et riches en féculents que leurs versions avec gluten.

    C’est une évidence : une cochonnerie sans gluten reste une cochonnerie.

    Alors choisissez des aliments qui, par nature, ne contiennent pas de gluten : les légumes, les fruits, les viandes, le poisson, les œufs, etc.

    9. Les aliments transformés étiquetés « bio »

    Les industriels ont d’autres ressorts pour vous vendre des aliments soi-disant diététiques. L’autre mot magique qui fait vendre est « bio ».

    Tout peut être « bio », même les aliments mauvais pour la santé : les barres de céréales, les chips, et le sucre de canne. Ils contiendront sans doute moins de pesticides, mais toujours autant de sucre et de glucides…

    Les aliments transformés étiquetés « bio » ne sont pas forcément sains. Lisez toujours l’étiquette pour savoir de quoi ils sont faits.

    10. Les aliments plaisir « vegan »

    Le dernier venu parmi les mots magiques qui font vendre, c’est « vegan ».

    Vegan désigne ce qui n’est ni animal (viande, poisson), ni produit par des animaux (œuf, lait, laine, cuir). Vegan est associé à une alimentation diététique.

    Or les industriels se sont mis à produire des substituts vegan hyper-transformés, comme du bacon et des saucisses vegan.

    Pour créer l’illusion du bacon et des saucisses, les producteurs utilisent des agents épaississants, des agents de texture, des arômes chimiques de bacon, des colorants, et des agents conservateurs… une quantité d’ingrédients artificiels que je déconseillerai à tous, y compris les vegans.

    11. Les sauces et assaisonnements tout faits

    Les légumes sont excellents pour la santé.

    Mais certains se plaignent qu’ils n’ont pas beaucoup de goût. Cela ne m’étonne qu’à moitié quand on connaît les méthodes de production des légumes non bio (surtout le non-respect des saisons).

    C’est pourquoi on les assaisonne avec de l’huile, du vinaigre et des épices.

    Mais la restauration rapide « diététique », les supermarchés et de nombreux restaurants utilisent des assaisonnements tout prêts. Le problème est qu’ils sont bourrés de sucres, d’huiles végétales à bas coût, d’acides gras trans, d’agents conservateurs, d’agents chimiques de texture et de colorants artificiels. Ils sont dans des bouteilles en plastique et couvrent un rayon entier dans les supermarchés.

    Avec ces assaisonnements industriels, les bienfaits des légumes se retrouvent anéantis.

    Faites-le savoir autour de vous ! C’est urgent, car les salades à emporter et celles servies dans les restaurants sont le plat préféré des femmes soucieuses de leur alimentation.

    12. Le sirop d’agave 

    Depuis que la population a conscience des effets néfastes du sucre, elle est à la recherche d’une alternative plus saine.

    Parmi les produits naturels sucrés, il y a le sirop d’agave qui est fréquemment utilisé dans les produits présentés comme diététiques.

    Le problème est que le sirop d’agave n’est pas meilleur que le sucre. Il est même bien pire.

    Le sucre contient beaucoup de fructose qui fait prendre du poids lorsqu’il est consommé en excès [20].

    Pour vous donner une idée, là où le sucre contient 50 % de fructose… le sirop d’agave contient entre 70 et 90 % de fructose !

    C’est pourquoi, mis face à face, le sirop d’agave est pire que le sucre de table.

    Il devient clair qu’un produit naturel n’est pas forcément un produit diététique.

    13. Le sirop de riz brun

    Le sirop de riz brun est un autre produit sucrant qui est souvent pris pour une alternative diététique au sucre.

    Or c’est un aliment hautement transformé : pour fabriquer du sirop de riz brun, il faut mélanger du riz cuit et des enzymes qui font décomposer les féculents du riz en sucres simples.

    Le sirop de riz brun contient du glucose, mais pas de fructose. C’est mieux que le sirop d’agave… Mais son indice glycémique est tout de même de 98, ce qui signifie qu’il va faire bondir votre taux de sucre dans le sang [21] – un facteur de surpoids, de diabète et de maladies cardiaques.

    Le sirop de riz brun subit une transformation telle qu’il ne contient plus aucun des nutriments essentiels. Il ne contient que des « calories vides ».

    Certains scientifiques ont observé que le sirop de riz brun pouvait être contaminé à l’arsenic, un poison mortel. Voilà une raison supplémentaire de s’en méfier.

    Il existe d’autres produits sucrants pauvres en calories et moins mauvais pour la santé, comme la stevia et le xylitol.

    Petite règle de survie au supermarché

    Si l’emballage crie « je suis un produit diététique », c’est que le produit n’a rien de diététique.

    Les vrais aliments sains n’ont pas d’allégations santé. Vous les reconnaîtrez parce qu’ils sont crus, entiers, non préparés, non raffinés.

    Une nourriture saine n’a pas de liste d’ingrédients, ELLE est le seul ingrédient !

    Jean-Marc Dupuis


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    Sources :

    [1] Adverse metabolic effects of dietary fructose: results from the recent epidemiological, clinical, and mechanistic studies

    [2] Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease

    [3] Effects of canola, corn, and olive oils on fasting and postprandial plasma lipoproteins in humans as part of a National Cholesterol Education Program Step 2 diet

    [4] LES GRAISSES POLYINSATURÉES, QU'EST-CE QUE C'EST ?

    [5] Use of dietary linoleic acid for secondary prevention of coronary heart disease and death: evaluation of recovered data from the Sydney Diet Heart Study and updated meta-analysis

    [6] INCIDENCE OF CANCER IN MEN ON A DIET HIGH IN POLYUNSATURATED FAT

    [7] Margarine intake and subsequent coronary heart disease in men

    [8] Butter vs Margarine – Why I Trust Cows More Than Chemists

    [9] Controversial role of plant sterol esters in the management of hypercholesterolaemia

    [10] Serum plant sterols as a potential risk factor for coronary heart disease

    [11] Controversial role of plant sterol esters in the management of hypercholesterolaemia

    [12] Independent association of serum squalene and noncholesterol sterols with coronary artery disease in postmenopausal women

    [13] Fruit juice: just another sugary drink?

    [14] Glycemic index and glycemic load for 100+ foods

    [15] Evidence of decreasing mineral density in wheat grain over the last 160 years

    [15] Lack of intestinal mucosal toxicity of Triticum monococcum in celiac disease patients

    [16] Search for atoxic cereals: a single blind, cross-over study on the safety of a single dose of Triticum monococcum, in patients with celiac disease

    [17] Effects of Short-Term Consumption of Bread Obtained by an Old Italian Grain Variety on Lipid, Inflammatory, and Hemorheological Variables: An Intervention Study

    [19] Characterization of Khorasan wheat (Kamut) and impact of a replacement diet on cardiovascular risk factors: cross-over dietary intervention study

    [20] Consuming fructose-sweetened, not glucose-sweetened, beverages increases visceral adiposity and lipids and decreases insulin sensitivity in overweight/obese humans

    [21] Organic Rice Syrup/Rice Malt Syrup

     

  • Comment je vois Bruxelles Mobilité en 2020 ?

    Toutes les routes en pavés photovoltaïque (cf : Wattway du groupe Colas) assurant assez d'électricité pour l'éclairage privé et public de Bruxelles.

    Des transports en communs modernes (pas Van Hool) automatisés sans chauffeurs, non polluants, rapides, confortables, silencieux  circulant sur un réseau étendu et dense, à fréquence rapide.

    Des aires d'atterrissages pour les drones de livraisons, mais aussi pour les drones automatisés (cf : ehang 184) transportants des personnes, avec aire de parking et possibilité de recharger les batteries.

    Des parkings privés et publics pouvant accueillir les véhicules électriques ou à l'hydrogène, automatisés, eux aussi.

    Un réseau de pistes cyclables sécurisé en site propre, avec des parkings vélos permettant de recharger les batteries, et un réseau de routes et boulevards aux feux synchronisés et, enfin, des zones piétonnes sécurisées et vertes.

    Si nos politiciens pouvaient avoir la même vision et la volonté d'investir en ce sens, Bruxelles, Capitale de l'Europe, pourrait montrer l'exemple de ce qu'il faut faire, plutôt que ce qu'il ne faut pas faire (comme c'est le cas actuellement, avec, quasi, la ville la plus embouteillée du monde).

    Maintenant, si on souhaite vraiment en arriver là en 2020, que faisons-nous aujourd'hui pour y arriver ? Et qu'est-ce qui doit déjà être réalisé en 2018 pour atteindre ce but de 2020 ? Et que faisons-nous aujourd'hui pour réaliser ce qui doit l'être en 2018 ?

    Il serait peut-être temps de mettre un petit comité en place..., et (enfin) des moyens financiers...

  • Que font nos gouvernements successifs avec la mobilité à Bruxelles ? C'est nul.

    Raz-le-bol de la gestion de la mobilité à Bruxelles : c'est archi-nul, depuis des décennies, tous gouvernements confondus. Des incapables. Sans vision, sans plan, sans stratégie. NUL.

    Je reviens d'un séjour à Budapest en Hongrie. Pas d'embouteillages, pas de problèmes de parking, tout est fluide, avec des feux synchronisés. La ville parfaite. 

    Comment est-ce possible dans une ville de 1.800.000 habitants, quasi le double de Bruxelles ?

    La réponse est très simple : un réseau dense de transports en communs (métro, bus et trams) avec des fréquences de passages élevées (toutes les 2 minutes). Donc, où que vous soyez, il y a une possibilité de transport en commun très proche et avec un temps d'attente fort réduit pour ne pas dire quasi nul.

    Les habitants n'ont donc plus besoin de leur voiture, ce qui dégage les rues et libère les emplacements de parkings. Et ce qui facilité l'accès de la capitale hongroise aux navetteurs. Simple, non ?

    A Bruxelles, on réduit les grandes artères, on supprime des parkings, on commande des nouveaux bus diesel polluants et des rames de trams (qui n'ont rien de futuriste), mais le réseau des transports public est nul. Tant qu'il me faudra 1H20 pour aller à Kinepolis, je n'utiliserai pas ce réseau.

    Alors Messieurs les Ministres, allez d'abord voir comment cela se passe dans les autres capitales. Et avant de prendre des décisions anti-voitures, anti-tunnels, anti-parkings et anti grands boulevards, mettez au point un réseau de transports en commun moderne(il n'y a pas que Van Hool !) et étendu, propre (bus à l'hydrogène), silencieux (écoutez les trams à Nice), à fréquence rapide et économique.

    Et, après cela seulement, faites ce que vous voulez avec la circulation automobile, nos boulevards, nos tunnels et les parkings. Mais pas avant !

  • La saison des Bergamotes...

    C'est maintenant ou jamais pour déguster cet agrume méconnu en Belgique et au goût si typique. On est en pleine saison jusqu'à la fin du mois.

    C'est en Grèce que j'ai découvert cet agrume au goût si particulier, servi confit dans son sirop en dessert, accompagné d'un peu de fromage blanc et de confiture de roses : un délice !

    Je viens donc de confire 6 bergamotes - jamais fait auparavant et ultra facile - et les dégusterai dès demain. 

    Vous plongez 6 à 8 bergamotes (Bio) dans l'eau bouillante pendant une heure, puis vous les laissez refroidir. Vous préparez un sirop avec un litre d'eau et 500 gr de sucre et vous plongez les bergamotes dedans pendant 30 minutes (bergamotes que vous aurez coupé en 4 et dont vous aurez ôté les pépins). Vous laissez refroidir le tout pendant 12 heures, avant de reporter à ébullition pendant 30 minutes. Laissez à nouveau refroidir et c'est prêt !

    Ensuite, soit vous les égouttez et les conservez secs, soit vous les laissez dans le sirop, au frais. Un vrai régal, de saison !

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  • Dégustation du lundi

    Première dégustation du lundi de 2016, à 6. Magnifique.

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    Avec, dans l'ordre de la dégustation : 

    Clos Rougeard "Les Poyeux" 2010, 2008 et 2006 en Saumur-Champigny, servis en même temps, à la mémoire de Jean-Louis Foucault, dit Charly, et disparu fin 2015.

    La Cuvée de l'Enfant Terrible 2006 de Jean-François Ganevat en Côtes du Jura.

    Château La Tour Haut Brion 1990 Cru classé de Graves en Pessac Léognan.

    Clos Rougeard 2008.

    Château Haut Brion 1979 Pessac Léognan, puis Haut Brion 2003.

    Tertre Roteboeuf 2010 en Saint Emilion Grand Cru

    Ceci dit, je ne relaterai désormais plus nos agapes sur ce blog, dont ce n'est pas le thème. Peut-être vais-je créer un nouveau blog uniquement destiné à ces dégustations hebdomadaires à l'aveugle, ou peut-être le ferons-nous en commun. C'est encore à voir, à discuter et à décider.

    Bon début d'année à tous !

  • 2016, déjà...

    Tout d'abord, une pensée émue aux millions de homards, canards, poulardes, dindes et autres thons rouges sacrifiés il y a quelques jours pour assouvir la frénésie festive de plus de 7 milliards d'êtres humains.

    Ensuite, le constat du changement climatique : il fait aujourd'hui 2° au Pôle Nord, soit 20° de trop par rapport à la normale saisonnière. Dans ces conditions, ne nous étonnons pas des températures dignes d'un mois d'avril que nous connaissons depuis 1 mois, ni de l'absence de neige dans les Alpes...

    Et avec El Nino qui sévit depuis 2 mois dans le Pacifique, 2016 risque d'être à nouveau secoué au niveau météo, et plus chaud aussi. On récolte ce que l'on sème.

    Enfin, après 2015, ses attentats aveugles à la con, son climat de terreur et les militaires dans les rues, ses millions de réfugiés non gérés, la crise grecque (et européenne), 2016 ne peut être que mieux, beaucoup mieux.

    Cela ne signifie pas qu'il n'y aura plus de réfugiés, mais ils seront mieux aidés et accueillis, les structures ayant été mises en place. Cela ne signifie pas qu'il n'y aura plus d'attentats commis pas des extrémistes (avec seulement 2 neurones dans le cerveau), mais ils sont poursuivis, traqués et mis hors d'état de nuire au niveau mondial. Cela ne signifie pas que les Grecs sont en pleine forme, mais le plus dur est derrière eux.

    Bref je souhaiterais voir renaître en 2016 une vie normale, festive, avec une Saint Verhagen, plein de concerts, plein de monde dans les restaurants et sur les terrasses, et un grand feu d'artifice pour clôturer le tout. C'est ce que je nous souhaite pour 2016 !

    Et si, en plus de cela, vous pouviez devenir un peu plus végétarien et moins carnivore, tout serait vraiment parfait ! Bonne année à tous.

  • Brinz'l, le nouveau restaurant ucclois dont on va parler...

    Magnifique dîner hier soir au Brinz'l (Aubergine en créole, dites Brinzel), le tout nouveau restaurant de Laure Genonceaux, une Mauricienne ayant notamment fait ses armes pendant 4 ans chez Bon Bon.

    Dans un cadre clair, lumineux et chaud, nous avons eu le privilège d'être ses premiers clients, pour sa première soirée d'ouverture.

    Nous avons opté pour le menu dégustation à 55 euros, le plus cher de la carte. Et c'est un festival de dégustations et d'entrées qui se sont succédées, ravissant nos palais et émerveillant nos papilles, à chaque fois.

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    Il faut avouer qu'elle cuisine fort bien, que les accords sont justes et les cuissons parfaites. Tout est maîtrisé, tout est là. Il ne manque rien.

    Puis vinrent les plats, la plie aux poireaux, épaisse et goûtue, cuite à l'arrête, parfaite. Et des Gamberini rosso en remplacement du chevreuil, pour moi qui ne mange pas de viande. Avec une petite émulsion bisquée de derrière les fagots, comme seul, un grand Chef peut le faire.

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    Comme il restait du vin, on opta pour une assiette de fromages affinés, au lait cru comme il se doit.

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    Puis vinrent les desserts. Un premier dessert de Chef à la mangue, suivi d'une somptueuse crème brûlée et de mignardises.

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    Côté vins, un grand choix à tous les prix, reprenant le fond de cave du restaurant précédent, et ses premières, et déjà nombreuses, références de la future carte. Nos deux bouteilles étaient parfaites et servies à la bonne température. On acheva le repas d'une fort belle manière, avec un magnifique rhum parfumé à l'extrême. En hommage au pays natal de Laure, cette jeune Chef, qui vient de loin et qui ira loin.

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    Je vous recommande vivement ce nouveau restaurant bruxellois.

    BRINZ'L, Rue des Carmélites 93 1180 Uccle Tel : 02 218 23 32.

     

  • Saint-Tropez désert ce 5 décembre 2015...

    Temps doux et pluvieux ce samedi à Saint-Tropez : une météo propice à des clichés inhabituels de cette cité habituellement envahie de milliers de touristes... Pas un chat sur le Port, et tous les commerces fermés, si ce n'est Sénéquier.

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    Même spectacle Place des Lices, où même le Marché avait été annulé et déplacé, pour je ne sais quelle raison. Tout cela paraissait bien gris...

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    Heureusement, le Bistro Des Lices était ouvert, avec un petit menu sympa à 25 euros et des assiettes ensoleillées.

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    Le tout accompagné d'un très bon Pibarnon 2011, qui rehaussa encore ce très bon lunch. Une visite à la Maison Mer (superbe boutique rue Gambetta) et mon escale hivernale tropézienne prenait déjà fin.

    Même dans le sud, il y a des saisons.

  • Dégustation du lundi 287

    Un des pires Clos, à 4, avec, pour moi, 4 bouteilles très décevantes. La première avec du volatile (un défaut majeur), la seconde avec un nez de réduction abominable (un autre défaut, juste opposé au premier), la troisième boisée (alors que celle dégustée il y a 2 semaines ne l'était pas du tout, et était plutôt sur des petits fruits croquants) et la quatrième avec beaucoup trop d'alcool, au nez et en bouche.

    A se demander si le vigneron en biodynamie rencontré ce week-end à Bandol n'a pas raison quand il évoque certains vins nature : le vigneron ne peut forcer le consommateur à faire l'effort que lui-même n'a pas fait.

    Il voulait dire par là que quand on produit un vin nature, c'est pour le vendre et qu'on le consomme. A ce titre, il doit faire en sorte que son vin soit transportable, stockable, et n'ait pas de défauts majeurs.

    Trop facile de mettre, pour certains, n'importe quoi en bouteille et de laisser le consommateur se débrouiller avec ce nez de cour de ferme, cette réduction extrême qui demande une interminable aération, ces bulles gazeuses qui l'oblige à dégazer le vin en le secouant violemment, ou à devoir le conserver au frigo jusqu'à l'ouverture car il n'est pas protégé.

    Je partage tout à fait ce point de vue. Et cela va faire jazzer..

    Dégustation,vins nature,volatile,réduction,alcool

    On fera certainement beaucoup mieux lundi prochain, ce n'est pas fort difficile.

     

  • Dégustation du lundi 286

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    Photo de la dégustation de lundi passé. Les commentaires des 2 dernières dégustations le week-end prochain, ainsi que celle de ce lundi.

  • Dégustation du lundi 285

    Nouvelle dégustation du Clos ce lundi soir, à 6, au grand complet : cela faisait longtemps !

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    Les commentaires, dès que je trouve un peu de temps...

     

  • Le saumon AquaAdvantage autorisé à la vente, après 20 ans de lobbying...

    On lui a donné le surnom de Frankenfish et, comme d’autres animaux mutants, ou animaux OGM, il attendait d’être mis sur le marché depuis une vingtaine d’années. Le projet vient des Etats-Unis où l’idée d’un saumon grossissant très vite a fait du chemin. Le saumon AquAdvantage est transgénique : il s’agit d’un saumon atlantique, issu du Massachusetts, auquel on ajoute deux gènes d’un saumon chinook, la plus grosse espèce de saumon du Pacifique. On ajoute également des gènes de loquette d’Amérique, une sorte d’anguille.
    La manipulation agit sur la croissance du poisson, qui grossirait deux à quatre fois plus vite que son homologue non modifié génétiquement. 

    Depuis le 19 novembre 2015, il est autorisé de vendre ledit poisson sur le marché américain, une première mondiale pour un animal génétiquement modifié. L’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux, la FDA, a annoncé cette autorisation, déclarant qu’ « après une analyse scientifique exhaustive et rigoureuse », elle considère que le « Le saumon Aqua est aussi sûr à manger que n’importe quel saumon atlantique non génétiquement modifié ».
    Il sera disponible d’ici deux ans sur les étals. D’un point de vue nutritif, il n’y aurait selon l’agence américaine, pas de différence.

    Des points de vue du bien-être animal et environnemental, les associations s’insurgent, repris par certaines personnes du ministère canadien des Pêches et des Océans. Le saumon OGM souffrirait de problèmes respiratoires et d’une plus grande sensibilité à la bactérie Aeromonas salmonicida. Il y aurait également un risque non négligeable que le poisson s’échappe dans la nature, l’entreprise arguant que les poissons élevés pour la consommation seront tous femelles et stériles. Les poissons sont pour l’instant élevés dans des fermes au Canada et au Panama. D’autres rappellent aussi que les produits contenant des OGM ne sont pas clairement étiquetés dans le pays, ce qui inquiète les associations de consommateurs.
    L’entreprise AquaBounty pourrait maintenant demander des autorisations pour d’autres animaux génétiquement modifiés comme des truites, des tilapias et de l’omble arctique. Une raison de plus de rappeler l’importance de lutter contre TAFTA (le dossier controversé d’un accord commercial transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis). Source Conso-Globe.

    Déjà que le saumon actuel n'en est plus (rien à voir avec le saumon commercialisé dans les années 70 et 80, tant au niveau du goût que de la texture), ce saumon Aqua-advantage va permettre aux industriels de nourrir de crasses leur poisson pendant 2 ans au lieu de 4. Fameux gain économique ! Mais pour quel résultat ? Encore pire qu'aujourd'hui, c'est sûr (si cela existe) !

    La malbouffe a encore de beaux jours devant elle et les lobbies de l'industrie agro-alimentaire aussi. Bien triste réalité, tant qu'il y aura des Cons-sommateurs qui achèteront de tels produits...

     

  • Dégustation du lundi 284

    Encore un grand Clos ce lundi soir, dans le nouveau repère classé du plus barbu d'entre-nous, dont la table était nappée de carreaux rouges et blancs, comme il se doit.

    Mise en bouche : Bâtard-Montrachet 2000 en Grand Cru de Blain-Gagnard. Un vin à la robe ocre, au nez d'Overnoy et à la bouche oxydative de vin jaune sur des noix et des noisettes. Quand on su que ce n'était pas jurassique, on se replia sur un Chardonnay classique en vieux bourgogne dont beaucoup sont comme cela. Belle structure et côté crayeux en finale. Mais ce côté oxydé gâche un peu le plaisir.

    Second blanc : Un Bout de Chemin 2014 en Vin de France du Domaine PZ, de S. Przezdziecki. Je vous défie de prononcer ce nom, même à jeun ! Robe paille et nez sur les agrumes et les feuilles vertes, les fougères. En bouche, c'est rond, nordique, avec un peu d'amertume et un côté salin. Manque de fruit en finale, pas très vivant. On le trouve plus gras et plus riche qu'un Chablis. On évoque le Rhône et un Saint Joseph pour ce Chenin de Loire...

    Le rosé qui suivi, à la robe rubis clair, blairait bien. Un vrai nez de vin nature qui fouette. Heureusement, gros problème de piqûre en bouche. La présentation de cet Anglore italien sera pour une prochaine fois.

    Enfin les rouges, avec un Grands Echeveaux 2001 du Domaine de la Romanée-Conti à Vosne-Romanée en Côte d'Or. Bouteille n° 07237. Robe rubis foncé au disque marqué par l'évolution. Nez peu engageant. Par contre, en bouche, du Pinot à mourir, de la fraîcheur, de la jeunesse, un peu sévère ou austère, mais une longueur incroyable avec le fruit qui revient en fin de bouche. Tout en dentelle.

    Cava Amethystos 1999 Regional Red Wine of Drama, un vin grec, à la robe foncée et au nez propre, généreux, goudronné, pas confit. En bouche, c'est souple, frais et fin. Il y a de la puissance, mais elle est retenue par une belle fraîcheur. Notes de goudron et de cacao, belle acidité. Pour certains, excès de richesse, surmûr. Ils ont évidemment évoqué Bandol, mais ce n'en était pas un...

    Château Montrose 2004 en Saint-Estèphe. Robe noire, alcool au nez, sécheresse acceptable en bouche pour un bordelais. Serré, boisé, mais pas mal.

    Peyre Rose Clos des Cistes 1995 en Coteaux du Languedoc. Robe évoluée, sucrosité au nez puis des notes de lard grillé et d'olives. Bouche chaude, sud, classique, sur des notes de garrigue, de menthol et de cumin. Nous apprécions l'absence de notes boisées (élevage en cuves), mais c'est un peu grossier.

    La Reine des Bois 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine de la Mordorée. Robe noire et bouche un peu austère pour ce vin droit, précis, classique. Friand et vivacité pour certains, lourd et chaud pour d'autres.

    Cuvée de mon Aïeul 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine Pierre Usseglio & Fils. Robe foncée et nez frais, légèrement mentholé sur des fruits noirs. Fraîcheur et vivacité en bouche, puis ennuyeux et fatigant.

    Dixième et dernier flacon de la soirée : Château Châlon 2001 Vin de Garde du Domaine Macle Jura. Robe paille, nez tourbé, bouche très noix, très vin jaune ou Arbois, avec une belle générosité du fruit. Fort bon, mais en-dessous du Tissot dégusté dernièrement. 

    La suite des dégustations du Clos lundi prochain.

    Dégustation,Anglore italien bouchonné,plaisir,découverte,palais

     

     

     

     

     

  • La sixième extinction...

    Le livre d'Elizabeth Kolbert est une mise en garde très fouillée qui fait vraiment peur.

    Au cours de sa longue existence, notre planète a déjà connu 5 quasi- extinctions, au cours desquelles une très grande majorité des espèces vivantes ont passé l'arme à gauche : il y a eu des couches de glaces de plusieurs kilomètres d'épaisseur, la chute d'astéroïdes, des poussées brutales de CO2 entraînant une hausse vertigineuse des températures, l'acidification catastrophique des océans.

    Mais, depuis qu'est apparu un étrange bipède, une sixième est en cours. Et, le pire, c'est qu'il le sait. Il bouleverse radicalement son environnement, mettant à mal les équilibres précaires : la chasse à outrance (extinction des grands mammifères), la combustion exponentielle des énergies fossiles (effet de serre), l'agriculture industrielle, la pêche intensive, la pollution, l'urbanisation.

    Des bouleversements beaucoup trop rapides pour que les différentes espèces puissent s'adapter. La liste des espèces (animales et végétales) disparues ne cesse de s'allonger, ainsi que celles qui sont au bord du gouffre. En poussant à l'extinction les autres espèces, l'homme ne fait que scier la branche sur laquelle il est assis, car il reste dépendant des processus chimiques et biochimiques régnant sur la Terre. 

    Nous sommes aujourd'hui en train de décider des voies évolutives qui resteront ouvertes et de celles qui resteront fermées à jamais. C'est aujourd'hui que l'homme prend option sur la durée de son séjour sur terre. (Basé sur un article paru dans Le Soir de ce week-end).

    Il est clair que nous devons, chacun à notre niveau, tenter de réparer et corriger tout ce qui s'est passé lors des derniers siècles et adopter un mode de vie totalement respectueux de notre environnement et de la biodiversité qui le compose. Préservons ce qui existe encore : c'est un héritage que nous nous devons de léguer aux générations futures.

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  • Après tout ce que l'on vient de vivre, faut bien se remonter le moral...

    Après tous les évènements démoralisants de la nuit passée et les tristes nouvelles de la journée, grande envie de me remonter le moral.

    Suis donc sorti aller chercher, chez mon épicier du coin, un beau bar moucheté de ligne d'un kilo sept cents grammes à l'oeil frais comme un gardon, un beau cep de 125 grammes qui me faisait de l'oeil, 160 grammes de girolles, qui me suppliaient d'accompagner le cep, et 5 oeilletons d'artichauts violets, pour faire comme dans le Midi. Les réjouissances s'annonçaient bien :

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    D'abord une belle fricassée de cèpes, girolles, coeurs d'artichauts violets, ail violet de Provence et tomates, à l'huile d'olive première pression à froid.

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    Puis, le bar de Ligne moucheté au four, à 180°, avec juste un peu d'huile et de la fleur de sel.

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    Une petite envie de crème fraîche (Bio, fermière et entière) de dernière minute, et voilà mon plat diététique transformé en bombe calorique ! Et, tant qu'on y est, un petit filet d'huile d'olive sur le poisson.  Qu'est-ce que c'était divinement bon ! Le tout accompagné d'un bon Bandol rouge, ce qui n'arrange pas les choses au niveau calories, mais bon, il paraît qu'on ne vit qu'une fois...

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    Je ne connaissais pas le Bar moucheté. Je peux vous dire que c'est très proche du Bar de ligne commun, c'est à dire délicieux quand il est hyper frais, ce qui était assurément le cas.

    Le Bar moucheté est plus méridional que le Bar commun, il vit au nord du golfe de Gascogne et dans la mer Méditerranée, le plus fréquemment le long des côtes du Sud, et sur la côte ouest de l'Afrique, du Maroc au Sénégal. Il est commun tout le long de la côte italienne, à l'exception, du nord de l'Adriatique.

    Le Bar moucheté se nourrit de crustacés, de mollusques et même de petits poissons. A essayer, si vous parvenez à en trouver. Et n'oubliez pas de ne plus en consommer un seul gramme de fin décembre à fin février :  période de reproduction ! Ridicule de consommer un bar de ligne avec une laitance contenant des millions d'oeufs : les océans en ont besoin !

  • Not Afraid...

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  • Bien triste matinée...

    Paris en état de siège, la France en alerte rouge, l'état d'urgence déclaré sur l'ensemble du territoire, quartiers bouclés, les frontières fermées : c'est le chaos.

    128 morts, 192 blessés dont 99 dans un état critique : une nuit d'enfer dans 6 lieux différents. Un cauchemar apocalyptique.

    Ce samedi, des lignes de métro restent fermées, tout comme les musées, les salles de spectacles, les universités et les écoles. L'armée se déploie à Paris et voit ses pouvoirs renforcés : perquisitions jour et nuit sans mandat, couvre-feu, évènements culturels et sportifs annulés (dont le concert de U2 ce soir). 

    Il fait bien triste ce matin à Paris. Et partout ailleurs aussi.

     

  • Dégustation du lundi 283

    Là, on a frappé fort. Un tout grand Clos ! Mémorable.

    Un début tout en douceur, avec un blanc à la robe claire et au nez aromatique et floral sur des notes citronnées. La bouche, exubérante, puissante, chaude et ronde sur des notes d'alcool et de citron nous envoie dans le Sud. On évoque la Roussanne ou la Marsanne pour ce vin 100% Rol (ou Vermentino) : Le Clos St-Vincent 2014 en Vin de Bellet.

    On poursuit avec un premier rouge à la robe foncée et au nez sur le fruit. En bouche, c'est bon, précis, avec un fruité bien tenu : c'est gourmand, fin, structuré et très long. On est dans le Rhône ou le Languedoc. Le Petit Xavier en Vin de France, Xavier La Ciboulette. Un vin de Xavier Vignon, oenologue.

    C'est à ce moment précis que les choses s'emballent et que tout monte, tout d'un coup, de plusieurs crans. Le Clos passe à la vitesse supérieure. Et sans s'être concerté au préalable.

    Tout d'abord avec ce vin à la robe rubis clair et au disque évolué. Très beau nez et bouche admirable, sur le Pinot noir, puissante, âgée, sur de la fraîcheur et de la finesse, pas trop chaptalisée et avec une belle acidité en finale. Magnifique. Chambolle-Musigny "Les Amoureuses" 1999 du Domaine Amiot-Servelle. Pour la petite histoire, c'est la dernière d'une caisse de 6 achetée à l'époque. Les 5 autres, dégustées au fil des années, se sont révélées décevantes à chaque fois. Mais quel plaisir avec celle-ci !

    Ensuite, avec ce vin à la robe rubis et dont le superbe nez, accueillant, laisse présager plein de choses. En bouche, il semble plus vieux que ce qu'il ne paraît, mais c'est vraiment très bon avec son côté lacté, fumé, toasté et ces belles notes de violettes. Mes 4 comparses se perdent à Bordeaux sur un Merlot de la rive droite ou en Rhône méridional et jurent que si c'est un Bandol, ils passent ensembles sous la table. Ce qu'ils firent. Château de Pibarnon 1990 en Bandol. Magnifique aussi.

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    J'ai oublié de noter la robe et le nez du 5ème flacon, tellement la bouche était  dans la même lignée que les 2 précédentes : il a du corps sans en avoir trop, une belle rondeur et une incroyable puissance, sans chaleur, bien mûr et avec une acidité parfaite. C'est aussi sanguin avec des notes de garrigue et la finale de ce vieux vin accompli est magnifique. Torres Gran Coronas Mas La Mana Gran Reserva 1990. Splendide.

    La bouteille suivante, à la robe rubis clair présente un nez de fruits rouges, de fraises, avec quelques notes de volatile. En bouche, une certaine sucrosité, des tannins qui ressortent un peu, un côté mentholé sur des notes de mandarines et d'oranges, et d'autres, chocolatées. C'est très bon également et on est sur Châteauneuf-du-Pape : Clos des Papes 2003 de Paul Avril.

    La septième et dernière bouteille de la soirée avec sa robe foncée et son nez divin nous présente une fort belle bouche bien équilibrée, plus âgée sur des vieux fruits, mais un fruité précis, et c'est fort bon. Il subsiste une fort belle acidité qui nous fait dire que ce n'est pas un vin sudiste. Certains partent en Cabernet, d'autres en Rhône, un dernier à Tavel en vin Nature sur un grand terroir : La Cuvée du Papet 1998 Clos du Mont Olivet en Châteauneuf-du-Pape. Bref une magnifique dégustation ce lundi soir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

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  • Au revoir Bee Green, bonjour La Ferme du Peuplier...

    Petit émoi samedi passé au marché de Woluwé Saint Lambert : mon producteur de fruits et légumes Bio n'était pas là ! Cela fait un fameux vide.

    Heureusement, ce samedi, Guillaume Le Hardy (Bee Green) était bien là et discutait avec des clients. Je remarque que les étals ont changé; la disposition est autre, c'est plus ordonné et de belles étiquettes de prix ont fait leur apparition. L'absence du week-end passé s'explique peut-être par ce changement qui a dû être mis au point.

     

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    Et bien non. Guillaume Le Hardy arrête provisoirement pour raisons personnelles, et cède son emplacement à Gwenael Du Bus, de la Ferme des Peupliers, un gars qui a la même philosophie et avec qui il a souvent travaillé et échangé des produits. Et il était là, ce samedi matin, pour expliquer son départ à ses nombreux anciens clients.

    Les fruits et légumes Bio de la Ferme des Peupliers sont parfaits, ultra frais, bien présentés, et le plaisir de se rendre au Marché le samedi matin va donc se poursuivre avec ce nouveau maraîcher, pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives et de notre santé. Et bonne route à Guillaume.

     

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    Marché : le samedi matin à Woluwé-St-Lambert sur la Place Saint Lambert (08h à 13h).

  • Et si on partait en week-end à Bandol ?

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  • Dégustation du lundi 282

    Encore une dégustation du Clos, à 4 et chez moi, ce lundi soir. Avec un blanc à la robe paille comme mise en bouche. Nez sur les agrumes et belle fraîcheur, et bouche franchement agréable, vive et fraîche qui nous mène dans le nord sur un Sauvignon. C'est très citronné en finale avec un petit côté salin très agréable. Ce n'est pas un Sancerre, mais on n'est pas loin : Les Blanchais 2012 Menetou-Salon de Pellé.

    On passe aux rouges, avec un premier vin à la robe rubis et au nez qui rend perplexe sur la région. En bouche, un vin jeune, boisé, avec un côté pas mûr du Pinot Noir, si cela en est. C'est en tout cas le beau travail d'un vigneron qui arrondi bien les angles. Nous ne sommes pas en Bourgogne mais en Beaujolais, sur un Gamay de compétition : Les Moriers 2011 Fleurie de Jules Desjourneys La Chapelle de Guinchat.

    Le second rouge, avec sa robe noire et son fort beau nez nous offre une bouche un peu trop fraîche (t° de service) mais très bonne. C'est sanguin, fumé, fondu, sur une belle longueur, riche et élégant. Il y a une belle complexité, de la finesse, de la fraîcheur et c'est très racé, sur une très belle attaque. Seul petit défaut : un petit côté papier en fin de finale. Inutile de vous dire que personne ne trouva le vin : Bandol, Côte Rôtie, Bordeaux, Roussillon, France, Espagne  Italie, Europe, Etats-Unis, Amérique du Sud, Afrique, Océanie, Australie, Nouvelle-Zélande, tout y passa, en vain... Pétales d’Osoyoos 2012  BC VQA Okanagan Valley Canada (Second vin d’Osoyoos Larose). Le Canada : une première au Clos. Merci Vinatis, pour cette belle découverte.

    On poursuit la dégustation avec un vin à la robe rubis et au nez de vin nature, sur du noyau de cerise et du fruit. On est en Cabernet Franc ou Sauvignon de Loire. Bonne buvabilité, fin de bouche un peu fluette et légère qui tombe à rien. C'est l'entrée de gamme de ce vigneron qui fait toujours dans la dentelle : Jours de Vigne 2013 Domaine de Cazanban en Vin de Pays des Côtes de Lastour.

    Le cinquième flacon de la soirée est très bon, sur du jus de cerises. Certains le situent dans le Nord à côté du précédent, d'autres plus au Sud : La Sagesse 2013 Gramenon en Côtes du Rhône.

    Le sixième, dont le bouchon s'est désintégré en 4.277 morceaux est imbuvable et c'est dommage : Bonnes Mares 1979 du Domaine Drouhin-Laroze.

    Heureusement, on acheva cette belle dégustation sur un Domaine des Baguiers "Cuvée Gaston Jourdan" 1998 en Bandol, un vin agréable, net, qui se laisse boire. Robe étonnamment noire malgré l'âge. Certains évoquèrent le fait qu'il attaquait un peu les gencives ou quelques traces de sécheresse en finale, mais, à cette heure de la dégustation, faut-il encore porter crédit à ces commentaires ? D'autant plus que j'achève le fond de bouteille ce soir. Et bien, je suis d'accord. Dont acte. Mais qu'est ce que c'est quand même fort bon et jeune !

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Bonne semaine à tous.

     

    Vin, découverte,plaisir,mémoire olfactive,dégustation

     

     

  • Le Traité Transatlantique négocié en secret et dans l'ombre depuis 2 ans...

    "J'exclu la possibilité que le parlement allemand ratifie le traité du TTIP (Traité du partenariat transatlantique de commerce et d'investissement) entre l'Union européenne et les Etats-Unis, car le Bundestag ne peut ni contrôler l'exécution de cet accord, ni l'influencer d'une manière quelconque", a déclaré l'homme politique allemand au groupe de média allemand Funke Mediengruppe.

     

    Norbert Lammert partage entièrement l'opinion du ministre de l'économie Sigmar Gabriel. "L'ambassade américaine fournit une information insuffisante, c'est pour cette raison que ni le gouvernement ni le parlement n'ont rien à discuter", a déclaré M.Lammert cité par le journal allemand Die Zeit.

    Norbert Lammert a convenu avec le président de la Commussion européénne Jean-Claude Junker sur le fait que les documents présentés aux négociations devraient être accessibles à tous les Etats-membres de l'Union européenne, a souligné le président du Bundestag.

    L'Union européenne mène des négociations à huis clos sur le TTIP depuis juillet 2013. Le TTIP est censé réduire les coûts et éliminer les barrières dans les relations commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Les opposants au TTIP estiment qu'il ne reflète que la position des multinationales intéressées par une réduction des contrôles et un affaiblissement des mesures de régulation économique en Europe." (Source : Sputnik France).

    Si même le Parlement allemand n'est pas mis au courant par la Commission européenne de ce qui est négocié depuis 2 ans avec les Etats-Unis, en secret et dans l'ombre, qu'en est-il du citoyen lambda européen qui souhaiterait comprendre les enjeux et faire valoir son adhésion, ou non, à ce méga-Traité dont les conséquences seront lourdes, pour chacun d'entre-nous, au niveau environnement, santé, alimentation, énergétique, et j'en passe ? La démocratie, vous vous rappelez de ce que c'était ?

     

  • Derniers petits plaisirs de la terrasse...

    Bien que les prochains jours s'annoncent beaux, secs et doux, rien n'y fait : l'hiver approche à grands pas, bien que le mois de novembre puisse encore nous réserver de belles surprises...

    C'est donc avec une certaine nostalgie que j'ai fait le tour de la terrasse. J'y ai découvert les dernières framboises, délicieuses comme en plein été.

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    Une des dernières fraises de mes fraisiers "Charlotte" retombants. Ils sont normalement productifs jusqu'aux premières gelées...

     

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    Les dernières figues d'automne, bien mûres, ne demandent qu'à être cueillies sous peine de faire le régal des oiseaux et dernières guêpes égarées. Les figues de l'été prochain sont déjà là...

     

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    Et les dernières roses éclosent également et parfument ce lieu un peu sauvage dans lequel j'aime me ressourcer de temps à autre. Quelques pots, quelques plantes, quelques fleurs et c'est tout un micro-monde qui s'installe sur votre terrasse, pour votre plus grand bonheur.

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  • Dégustation du lundi 281

    Encore un lundi soir, encore un Clos et encore une belle soirée lors de laquelle nous avons mis notre nectar blanc 2015 (une première dans l'histoire du Clos) dans des plus petits contenants. Soutirage et mise en bouteilles prévu pour fin novembre.

    La soirée débuta pourtant mal avec un premier vin blanc mort et bouchonné : Mas de Daumas Gassac 2013 en Haute Vallée de Gassac.

    Le second blanc, à la robe jaune et au nez discret et léger sur des notes florales et de coing nous offrit une bouche beurrée, avec une bonne acidité, sur des agrumes. Bien que jugé trop extrait par certains, trop chaud, avec un manque de salinité et de fraîcheur, on lui reconnaît une jolie trame et un côté plaisant, complexe et minéral. Et tout le monde est au sud et se plante : Les Houx 2012 en Muscadet sur lie de Jo Landron en Sèvre et Maine. Pas mal.

    On passe aux rouges avec un premier vin à la robe trouble et nature. Au nez, je confirme le vin nature : jus de fraises écrasées avec une pointe de noyau de cerises. Et en bouche, pas de doute, c'est bien un vin nature : un jus léger avec un perlant léger. Ce n'est vraiment pas mon truc. Et pourtant, certains trouvent cela vraiment bon. ils évoquent un pinot noir bourguignon ou un pinot noir de Loire, avant que quelqu'un n'évoque un Gamay, ce qui s'avèrera exact : Expectatia en Vin de France de Christian Dutroux. On suppose en 2014 puisque mis en bouteille en mars 2015.

    Le second rouge présente une robe plus foncée (ce n'est pas difficile) mais avec quelques années d'évolution quand même. Le nez est plus classique, sur le fruit. C'est chaud, mais on est au nord. En bouche, ce n'est ni boisé, ni confit : noyau de cerises, alcool, un côté soyeux en fin de bouche, sans sécheresse. Il reste une sucrosité que Rayas n'aurait pas et on pense donc à un bourgogne chaptalisé : Chambolle-Musigny Premier Cru "Derrière la Grange" 1990 du Domaine Amiot-Servelle. Souvenirs, souvenirs...

    On poursuit avec un vin à la robe foncée et au nez de vin Nature. En bouche, un Cabernet de Loire entre 1 à 5 ans, dans un grand millésime mûr. Beaucoup de tannins pas encore enrobés, mais c'est soyeux et fondu. Certains s'extasient devant la pureté du fruit qui s'exprime. Loire ? Oui. Cabernet Franc ? Oui. Vin Nature ? Oui. Angers ? Non. Anjou ? Oui. Grappes entières 2011 en Anjou du Domaine Mosse. Belle bouteille d'Agnès et René.

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     Le dernier rouge de la soirée, à la robe noire et au nez jeune et épicé, expressif et attirant, mais qui s'atténue un peu à l'aération, présente une bouche fraîche et pourtant très mûre, avec des tannins fins et délicats enrobés et de la vivacité en fin de bouche. On l'apprécie bien. Il y a des notes de garrigue. Le Mourvèdre est éliminé, et les notes métalliques poussent à penser à une Syrah du nord : Côte Rôtie 2013 de François et Fils.

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Chez moi, vu les congés qui arrivent déjà.

  • La viande rouge et les charcuteries sont cancérigènes selon l'OMS...

    Les amateurs de bidoche vont se sentir mal...

    Déjà que les horribles images provenant des abattoirs sont dures à digérer, et que la pollution des élevages intensifs (principale cause d'émission de CO2 dans le monde, principale cause du déboisement des forêts primaires pour créer des cultures intensives OGM pour nourrir le bétail, principale cause de la pollution des cours d'eau, nappes phréatiques et océans) pèsent sur la conscience des carnivores, voilà l'info qui tue :

    "Les soupçons se confirment. Dans un document mis en ligne lundi 26 octobre et publié parallèlement dans la revue médicale The Lancet Oncology, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé le classement de la consommation de viande rouge comme « probablement cancérogène pour l’homme » (Groupe 2A). Celle des produits carnés transformés a été classée comme « cancérogène pour l’homme » (Groupe 1). Ces conclusions rejoignent celles avancées par l’Institut national du cancer (INCa) dans un état des lieux des connaissances publié en juin, qui considérait comme un facteur de risque « les viandes rouges et charcuteries pour le cancer du côlon-rectum ». Le Dr Christopher Wild, le directeur du CIRC, explique :

    Le terme de viande rouge comprend « tous les types de viande issus des tissus musculaires de mammifères comme le bœuf, le veau, le porc, l’agneau, le mouton, le cheval et la chèvre ».

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    Les produits carnés transformés (encore appelés viande transformée) font, eux, référence à « la viande qui a été transformée par salaison, maturation, fermentation, fumaison ou d’autres processus mis en œuvre pour rehausser sa saveur ou améliorer sa conservation ».

     

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    « La plupart des viandes transformées contiennent du porc ou du bœuf, mais elles peuvent également contenir d’autres viandes rouges, de la volaille, des abats ou des sous-produits carnés comme le sang », précise le CIRC. C’est le cas du jambon, des saucisses, du corned-beef, de même que des viandes en conserve, des préparations et des sauces à base de viande." (Source : Le Monde.fr)

     

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    Moi qui n'ai plus consommé le moindre atome de viande-par dégoût- depuis mes 16 ans (excepté un blanc de poulet une à deux fois par an), je n'ai aucun souci. Mais, si j'étais un gros amateur de bidoche, d'entrecôtes, de steaks, de gigots, d'andouillettes et autres boudins, saucisses et saucissons, je ne le vivrais pas bien du tout...

     

     

     

  • C'est l'automne...

     

    Arrêtez-vous un instant et regardez autour de vous : c'est l'automne et les couleurs sont magnifiques ! Bonne semaine ensoleillée et douce (sauf mercredi, à ce qu'il paraît).

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  • Dernière poêlée de ceps...

    Déjà la fin de la saison des ceps ! Je suis quand même parvenu à encore trouver quelques spécimens dignes de ce nom et qui termineront poêlés, comme il se doit.

     

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    Le cep, quand il est croustillant au dehors et moelleux à coeur est un véritable délice. Le roi des champignons, avec, bien évidemment la morille (avril-mai).

    Un toast aux cèpes, légèrement aillé, est un régal en cette saison. Tout comme une poularde aux morilles et à la crème. Deux plats de saison à ne pas manquer ! Et à accompagner d'une bonne bouteille de rouge, bien entendu.

     

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    Evitons quand même les champignons qui viennent des pays de l'est en raison de la pollution, et privilégions les champignons belges ou français ramassés en pleine forêt, à l'écart des routes ou autres sites pollués.

    Et, en dehors de la saison, les champignons déshydratés de SuperSec, cueillis dans des réserves naturelles, loin de tout site pollué, sont la garantie d'un produit sain.

    Car le champignon est un capteur de polluants et grand absorbeur de métaux lourds et peut vite s'avérer nocif s'il est cueilli n'importe où. Il ne faut donc pas en abuser et juste se faire plaisir de temps à autre. Bon appétit !

  • Dégustation du lundi 280

    Petite dégustation du Clos ce lundi soir, pas que les flacons n'étaient pas à la hauteur, mais plutôt le contenu...

    Un vin blanc pour mise en bouche, à la robe claire flashy, et au nez de Chardonnay du Jura.Pas mal en bouche : tranché, belle acidité, notes d'agrumes, petit côté perlant, vraie minéralisé avec un côté salin, incisif, sans boisé. On évoque Ganevat et on est en mâconnais : Clos des Vignes du Maynes 2010 en Mâcon Cruzille de Julien Guillot.Un Domaine qui existe et produit du vin depuis 910 ! Que de générations de vignerons...

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au nez sur le fruit avec des notes de macération carbonique. Le côté bonbon caricatural s'efface vite après aération. La bouche balance bien sur des notes de garrigue et d'épices fumées, mais aussi un beau fruité présent jusqu'en finale et de la fraîcheur. Tannins présents mais pas asséchants. La Glacière 2013 du domaine de La Glacière. Un Vin de Pays (Nature) en Côtes du Rhône sud, composé de Carignan, Grenache et Syrah. Pas mal.

    Et c'est ici que les choses se compliquèrent. D'abord avec ce Château du Hureau 1995 "Cuvée Lisagathe" en Saumur Champigny de Philippe et Georges Vatan. Bouchonné.

    Puis avec ce Ribeira del Douro Reserva Tinto Valbuena 3 Cosecha 1987, Bodegas Y Vinedos Vega Sicilia, sec, mentholé et boisé à mourir. 

    Enfin, avec ce vin au nez de fromage et à la bouche asséchante également et des tannins persistants jusqu'en finale : Château Pradeaux 2000 à Bandol. Je ne connais pas l'origine de cette bouteille que je n'ai pas amené, mais Pradeaux 2000 est bien meilleur que cela, et tout à fait autre.

    Comme on était un peu restés sur notre soif, on déboucha encore un Domaine Hauvette 2011 "Le Roucas" en Baux de Provence, au très beau nez net et précis sur des petits fruits, mais, en bouche, un peu coincé et trop d'élevage (boisé) sur des noyaux. Peut-être un problème de jeunesse ? A regoûter dans quelques années...

    Espérons seulement que cela aille mieux lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 279

    Toute belle dégustation à l'aveugle ce lundi soir, comme on s'y attendait, pour fêter un anniversaire. Même si ce jour fût assombri par les drosophyles Suzuki qui osèrent piquer nos magnifiques grappes, laissant présager une vendange 2015 très maigre et peu qualitative, une piquette, quoi...

    Champagne pour débuter, avec un nez fin et délicat sur des noisettes et de la pelure de noix, avec un très léger côté oxydatif. Puis en bouche, on part sur le citron, finement toasté/boisé, juste comme il faut. C'est très bon : on dirait une enveloppe de Pinot Noir avec un coeur de Chardonnay. C'est un Selosse, mais en Pinot Noir, fait par un gars qui la touche bien, avec un travail intelligent d'élevage. Krug ou Bollinger ? Bollinger R.D. 2002 Extra Brut Grand Cru, composé de 60% de Pinot Noir et de 40% de Chardonnay et dégorgé le 22 octobre 2013. Tout beau.

    Premier rouge, à la robe évoluée assez claire et au nez de cuir et fruits rouges. En bouche, très agréable, encore jeune pour son âge, sur des notes de cuir rond, des notes bordelaises sans sécheresse, du cacao. Belle buvabilité bien qu'un peu maigre, avec un manque de corps et de concentration. Loire en vin nature pour moi, et trop fluet. Racines Les Cailloux du Paradis 1999 de Claude Courtois en Vin de Table Français à 12°45, en Sologne (près de Cheverny et Blois). Un des vignerons à l'origine des nouveaux vins Nature. Boire un Vin Nature de 16 ans d'âge est une première au Clos.

    Le second rouge présente également une robe évoluée et un nez sur l'amande. En bouche, toujours l'amande, avec un élevage présent mais assez d'alcool pour porter le vin. Alcool bien tenu et belle longueur pour ce Vosne-Romanée Aux Brûlées 1994 en Premier Cru du Domaine Méo-Camuzet.

    Le suivant, à la robe plus foncée, vive et éclatante, mais au disque évolué, présente un nez floral et sucré. La bouche, concentrée et sucrée nous dirige vers un millésime chaud, avec cette sucrosité qui revient en finale. Mais c'est sec, avec les fruits et tannins qui commencent à se fondre, grande puissance et manque d'un peu d'acidité. Le Gréal Hermitage 1999 de Marc Sorrel à Tain l'Hermitage.

    Déjà la cinquième bouteille avec ce vin à la robe noire et au disque légèrement évolué. Un nez de Côtes du Rhône luxuriant, avec de la vanille qui ressort à l'aération. Bouche : matière élaborée, chaleur, boisé qui ressort en finale, mais sur un beau fruité qui hélas disparaît à l'aération. Pendant que les autres se perdent en Tannat ou en Languedoc, je reste en Rhône : La Turque 2000 en Côte Brune Côte Rôtie de E. Guigal. Un peu déçus..., même beaucoup.

    On passe au suivant, à la robe noire et au nez animal avec des notes de pruneau. La bouche est très amusante, avec une attaque super riche, serrée, dense et tannique, mais aussi des fraises des bois et des fruits noirs, et du sirop de griottes. Clos Saint Jean 2009 en Châteauneuf-du-Pape.

    On acheva la dégustation avec un vin à la robe cognac et au nez très parfumé sur des notes de moutarde, de curry, de miel, de tomates, de pain d'épices, de tabac, de cannelle, et d'un brin de sauce Worcester... Une explosion olfactive. En bouche, c'est bon et long, avec de l'oxydation en fin de bouche. Mais on est perdus : vin muté ? Non. Vin jaune ? Non. Vin blanc évolué ? Non. Un vin rouge non muté de plus de 60 ans, produit que dans les tous grands millésimes : Conterno Vino Monfortino 1952 Giacomo Conterno Monforte d'Alba Piemonte d'Alba (bouteille n° 3869). Total respect, même si le plaisir en bouche n'était pas énorme.

     

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain, et des nouvelles de la vendange 2015 du Clos aussi.