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  • Ethanol ou levures trangéniques ?

    Le monde du vin est entré en ébullition, peut-on lire dans "Le Monde" de ce jour. Depuis la canicule de l'été 2003, le phénomène est très marqué en France. Mais il concerne aussi l'ensemble des terroirs viticoles qui, à travers le monde, subissent, depuis plus de trois décennies, les effets répétés et croissants du réchauffement climatique. On sait que ce dernier bouleverse la période végétative de la vigne. Et la mémoire collective concernant les dates des vendanges et les millésimes hors normes étant nettement plus ancienne que celle de la météorologie, on peut aisément prendre la mesure des changements auxquels sont aujourd'hui soumises les différentes variétés de Vitis vinifera. Une autre problématique doit désormais être prise en compte : celle des conséquences du réchauffement climatique sur les processus naturels de la fermentation qui, sous l'effet de différentes variétés de levures présentes dans l'environnement, transforment en éthanol tout ou partie des sucres des baies du raisin. Tel était le thème d'une rencontre scientifique internationale réunissant, les 8 et 9 mai, à Margaux (Gironde), 150 professionnels de la vigne et du vin à l'initiative de la société canadienne Lallemand, un des leaders de la production de levures oenologiques. Sans doute le réchauffement n'est-il pas ici seul en cause. L'évolution des pratiques a conduit une proportion croissante des producteurs de vin à réduire, parfois de manière drastique, les volumes de production à l'hectare, ce qui a conduit à l'élaboration de vins de plus en plus concentrés et alcoolisés. Pour autant, comment réduire de deux, trois, voire quatre degrés les vins d'un nombre grandissant de régions viticoles à travers le monde ? En France, l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) a récemment lancé un projet de recherche consacré aux "vins de qualité à teneur réduite en alcool", coordonné par Jean-Louis Escudier, de la station INRA de Pech Rouge (Hérault). Un des axes de ce travail, dirigé par Sylvie Dequin, consiste à étudier de quelle manière des levures oenologiques naturelles pourraient, lors de la fermentation alcoolique, transformer une fraction des sucres des raisins en d'autres composés que l'éthanol (le glycérol, notamment) sans pour autant nuire aux qualités gustatives. Différentes voies sont étudiées : une est ouverte aux Etats-Unis, où des levures génétiquement modifiées sont depuis peu commercialisées. Une autre, mise en oeuvre par l'équipe de Mme Dequin, consiste à imposer des pressions expérimentales de sélection à des populations de levures naturelles, en espérant que certaines variétés émergeront qui permettront de réduire les concentrations en alcool. Nombre d'oenologues américains, australiens et espagnols, présents à la réunion de Margaux, plaident en faveur de différentes approches. Toutes bouleversent les procédés ancestraux de vinification, afin, paradoxalement, de faire une croix sur ces sucres transformés en alcool qui, depuis toujours, furent la quête principale de l'élaboration des vins. Le réchauffement climatique, qui n'entre pas dans la thématique de ce blog, aura donc des répercussions sur la vinification, et donc sur le goût. Espérons qu'une solution au problème des vins désormais trop alcoolisés viennent des levures naturelles, et non de nouvelles levures transgéniques, dont les américains sont si friands...

  • Ogm et pesticides : le cercle vicieux...

    Les pesticides sont partout, et leurs molécules s’attaquent directement à la vie des humains et de tous les êtres vivants. Savez vous qu’il y a des pesticides dans la rosée du matin sur les fleurs ? Savez qu’il y en a dans l’eau de pluie à Paris, Rennes, Marseille, Lyon, Bordeaux ? Savez vous qu’il y en a dans les sources, dans les nappes les plus profondes, dans les sols, dans les pommes, dans le pain ? Savez vous qu’il y en a dans le sang des nouveaux nés, dans le lait des mères, dans la graisse de nos corps ? Savez vous qu’il y en a dans l’air intérieur des maisons ? Jusqu’au début de 2007, les responsables de ce désastre sans précédent pouvaient dormir tranquillement. Nul ne les connaissaient. Grâce au livre « Pesticides : révélations sur un scandale français » qui a paru chez Fayard ce 1er mars, ce ne sera plus le cas ! Ses deux auteurs, Fabrice Nicolino et François Veillerette, sont connus et reconnus. L’un est journaliste, il a travaillé notamment pour Politis, Télérama, Géo, Le Canard Enchaîné. Il est l’auteur de plusieurs livres dont « Le tour de France d’un écologiste »( paru au Seuil ). Il collabore au mensuel« Terre sauvage ». L’autre est responsable écologiste, ancien président de Greenpeace en France et actuel président du Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures, l’association de référence en France sur la question des pesticides. Vous pouvez les retrouver sur internet depuis le 15 février à l’adresse suivante : www.pesticides-lelivre.com. Un livre à acheter et à lire ! D'autre part, on apprend qu'en Argentine, 150 millions de litres de pesticides sont désormais épandus au lieu de 1 million de litres avant la culture du soja transgénique ! Depuis 1996, le soja transgénique est en train d'envahir l'Argentine, et de là, arrive en Europe et en Chine (huiles pour la consommation humaine et aliments pour le bétail). L'argentine est le 1er exportateur au monde de produits issus du soja. 37 millions de tonnes, 10 milliards de dollars, 30% des exportations nationales.14 millions d'hectares, soit la moitié des terres cultivables argentines, sont accaparées pour le soja. Et la déforestation explose. Le soja transgénique, c'est Monsanto. Un soja résistant au glyphosate (le Round up©). Les graines sont vendues avec le désherbant qui tue tout le reste, sauf ce soja, et qui épandu par avion. Les rendements promis furent énormes au début... Sauf qu'apparaissent maintenant des mauvaises herbes tolérantes au glyphosate et qu'il a donc fallu augmenter les doses de poison (150 millions de litres de glyphosate épandus maintenant au lieu de 1 million de litres avant). Un cercle vicieux. Les cultures vivrières à proximité sont détruites et abandonnées, et les animaux et les hommes sont malades. Un véritable cauchemar sanitaire : le soja "Round up ready© " détruit la terre, pollue l'environnement, développe les maladies... Heureusement, un puissant mouvement populaire paysan s'organise. Et là aussi, une vidéo sur les OGM et les pesticides à voir absolument ! http://www.dailymotion.com/video/xrn35_ogm-lhorreur-reveillez-vous-avant Terriens, il est temps d'agir...

  • Bio avec ou sans OGM ?

    Ce mardi 27, 3 faits sont à retenir à ce sujet : Non sans une évidente malhonnêteté intellectuelle, certaines argumentations tentent aujourd’hui de nous faire croire que la norme – tout à fait arbitraire ! – de 0,9 % de tolérance aux OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) qui prévaut en agriculture conventionnelle – et qu’on essaie aujourd’hui d’imposer en bio – équivaudrait à un zéro de fait. C’est faux ! Ce n’est pas parce que le conventionnel est dispensé d’étiquetage en-dessous du seuil fatidique de 0,9 %, que cela pourrait signifier – on se demande bien par quel tour de passe-passe – qu’il n’y aurait pas d’OGM en-dessous de 0,9 % ! C’est absurde. En bonnes mathématiques, 0 =? 0,9 ! Et ce ne sera jamais le cas. Si le consommateur a confiance dans l’agriculture biologique, c’est parce que zéro y égale toujours zéro, parce que la bio est un système de production naturel et transparent qui ne raconte pas de carabistouilles aux gens ! Il est donc impératif de soutenir les agriculteurs bio, qui sont les seuls à garantir une production sans OGM. Le règlement européen doit donc être particulièrement limpide en la matière car un consensus mou sera une porte ouverte à la pollution par les OGM. Nature et Progrès propose donc que le paragraphe relatif aux OGM soit rédigé comme suit : « L’utilisation d’OGM dans la production biologique est interdite. Par souci de clarté et de cohérence, il convient qu’un produit ne puisse pas être étiqueté en tant que produit biologique lorsqu’il est composé d’OGM, produit au départ d’OGM ou qu’il contient des OGM en quantités supérieures au seuil quantitatif de détection, c’est à dire le niveau fiable de détection de présence d’OGM dans un produit. Ce niveau est actuellement fixé à 0,1 %. ». Insistons, une fois encore, sur le fait que le seuil de 0,9 %, qui prévaut pour les produits issus de l’agriculture conventionnelle, est purement arbitraire. Quand les OGM auront fait leur joyeuse entrée dans la chaîne alimentaire, il ne fait aucun doute que ce seuil devra être constamment revu à la hausse. C’est aujourd’hui qu’il faut fermer la porte aux OGM ! Et, pour garantir au citoyen le libre choix des produits qu’il consomme, il n’y a plus aujourd’hui qu’un seul rempart : l’agriculture biologique ! Pendant ce temps, à la Commission européenne, le rapport de consultation de Marie-Hélène Aubert, Verts/ALE, FR a été approuvé, moyennant de nombreux amendements, par 34 voix pour, 2 contre et 1 abstention. Mais le vote a été serré sur de nombreux éléments du texte ce qui laisse présager de nouveaux changements en plénière. Selon la Commission européenne, les denrées alimentaires ne pourraient être commercialisées en tant que produits biologiques si elles contiennent des OGM, sauf si elles ont été contaminées de façon accidentelle, dans la limite du seuil communautaire de 0,9% d'OGM existant pour les aliments conventionnels. Parmi leurs amendements (non contraignants pour le Conseil), les députés ont voulu expliciter de manière plus précise l'interdiction des OGM et de tous les "produits obtenus à partir d'OGM ou à l'aide d'OGM" dans la production biologique, et ce sans exception même pour les médicaments vétérinaires. Les membres de la commission de l'agriculture estiment aussi que le règlement devrait être renforcé de façon à ce que les opérateurs de l'ensemble de la filière (exploitants, fournisseurs, fabricants d'aliments pour animaux, transformateurs) soient "tenus" de veiller à ce que leurs produits ne contiennent pas d'OGM et, "en cas de contamination accidentelle ou techniquement inévitable par des OGM", soient en mesure de "prouver qu'ils ont pris toutes les mesures nécessaires" pour l'éviter. En revanche aucun amendement mentionnant un seuil de contamination n'a été adopté. Et pendant ce temps, la procureur Dominique Puechemaille a requis six mois de prison dont trois avec sursis, la peine la plus sévère, et 3.000 euros d'amende, à l'encontre de trois prévenus, faucheurs d'OGM, déjà condamnés dans une affaire similaire et qui ont refusé de se soumettre aux prélèvements d'empreintes génétiques, lors du dernier fauchage. Une peine de 4 mois dont deux avec sursis et 3.000 euros d'amende a été réclamée contre deux autres faucheurs volontaires, déjà condamnés dans une affaire similaire. "Les faits sont simples: ce sont des destructions de bien d'autrui en réunion et pour certains en état de réitération. Ce sont des actes injustifiables, des méthodes intolérables", a assené la procureur. "Les prévenus invoquent l'état de nécessité pour justifier leurs actions, mais le danger imminent n'est en rien démontré, la contamination non plus. La crainte ne fait pas le danger. Rien ne prouve que ces essais portent atteinte à l'environnement", a poursuivi Dominique Puechemaille (qui ferait bien d'étudier mieux ses dossiers). Pour 13 autres prévenus, qui ont participé au fauchage et refusé un prélèvement d'empreintes génétiques, la procureur a requis 6 mois avec sursis et 1.500 euros d'amende et pour les 14 derniers militants, 4 mois avec sursis et 1.500 euros d'amende. Les 32 prévenus comparaissent tous depuis lundi pour "dégradation grave du bien d'autrui commise en réunion", et pour 16 d'entre eux pour "refus de prélèvement d'empreintes génétiques". Me Pierre Le Breton, avocat du groupe américain Monsanto, partie civile, a rappelé que "l'état de nécessité ne pouvait être retenu" et demandé "313.000 euros de réparations". Dans la nuit du 13 au 14 août 2006, les 32 militants avaient été interpellés puis placés en garde à vue après la destruction d'un champ d'essais de maïs génétiquement modifié de 3.000 m2 appartenant à Monsanto à Villereau (Loiret). Vingt-sept d'entre eux avaient été libérés le 14 au soir et les autres 24 heures plus tard. Bref, un beau bras de fer entre la multinationale Monsanto qui veut absolument envahir les champs européens avec ses OGM, et les opposants à ces cultures transgéniques, dont les agriculteurs BIO, menacés en première ligne, et la Commission européenne au milieu ! La gueguerre est loin d'être finie : il va falloir rester vigilant, et lutter fermement contre ces multinationales agro-alimentaires sur-puissantes. Terriens, il est temps d'agir !

  • Ethique de la gastronomie et souveraineté alimentaire

    "Bon, propre et juste" est le dernier livre de Carlo PETRINI, traduit en français. Bien au-delà d’une simple quête hédoniste du « Manger bien - Manger mieux », le mouvement Slow Food (qui fête ses 20 ans en Italie) s’attaque aux effets pervers de la mondialisation et aux intérêts des multinationales. Porte-étendard de l'« écogastronomie », son message est colporté par ses 100.000 adhérents dans le monde, dont ma petite personne... C’est l’idée même de la gastronomie et de la cuisine que Carlo Petrini s’emploie à révolutionner. Ce que nous mangeons oriente le monde et l’avenir (l’alimentation, l’agriculture, l’identité des terroirs, l’environnement et la biodiversité, la consommation, l’économie et la politique). Au travers de 17 courts récits et d’anecdotes passionnantes, il nous emmène en voyage dans le monde – Italie, Mexique, France, USA – à la rencontre des peuples, des paysans, des chefs cuisiniers, de produits rares, de recettes et de saveurs. Quel avenir les produits alimentaires artisanaux ont-ils dans les pays industrialisés et les pays en voie de développement ? Comment préserver la biodiversité ? Comment mangera-t-on demain ? Quels modèles de consommation pour demain ? Véritable phénomène, la vague Slow Food touche les 5 continents. Ce livre de 270 pages peut être commandé sur le site de Slow Food au prix de 16,50 Euros. Une bonne source d'informations pour cuisiner vrai et manger sain. N'oubliez pas : on est ce qu'on mange ! Important, non ?

  • Augmentation du prix de l'énergie...

    Voilà bien un sujet qui m'énerve. Electrabel, monopole d'état, tout comme Belgacom, nous a tous pompé un maximum d'argent pendant des décennies, en surfacturant le coût de l'électricité. Puis s'annonça la libération des marchés. On vit alors, avec étonnement, nos factures d'électricité diminuer progressivement jusqu'à la date fatidique, Sibelga se devant d'être concurrentiel avec les nouveaux fournisseurs... Entre-temps, c'est un véritable trésor de guerre qu'Electrabel a accumulé pendant tout ce temps. Et c'est cet argent qui devrait servir à investir dans les énergies renouvelables, pour arriver à respecter l’objectif d’atteindre 21% de consommation d'électricité provenant des énergies renouvelables en 2020, imposé par l'Union européenne ! Et pas une augmentation des tarifs, à nouveau appliquée aux cons-sommateurs que nous sommes ! Evidemment, aux yeux des actionnaires de Suez, qui rachètent Electrabel, ce trésor de guerre leur appartient désormais : pas question d'y toucher ! Raz le bol d'être le dindon de la farce de ces monopoles, et maintenant, de ces multinationales... Juste pour que ces messieurs engrangent sur notre dos de mirobolants dividendes...

  • Croissance de 13% des cultures OGM en 2006...

    C'est une catastrophe : les surfaces des cultures génétiquement modifiées, ont enregistré une croissance de 13% en 2006 dans le monde en dépassant pour la première fois les 100 millions d'hectares, indique le rapport annuel de l'International service for the acquisition of agri-biotech applications (ISAAA) publié jeudi. L'ISAAA prévoit un doublement rapide avec 200 millions d'hectares OGM et 20 millions d'agriculteurs utilisateurs dans le monde d'ici 2015. Les surfaces des cultures OGM (organismes génétiquement modifiées) ont atteint 102 millions d’hectares en 2006, soit une progression de 13%. La France a décuplé ses cultures d'OGM, passant de 500 hectares de maïs Bt résistant aux insectes en 2005 à 5.000 ha en 2006. La croissance sans précédent observée dans le monde entre 1996 et 2006 équivaut à une multiplication par 60 des surfaces cultivées, souligne le rapport. Le rapport indique que la croissance de l’adoption des cultures biotechnologiques est nettement supérieure dans les pays en voie de développement, avec une augmentation de 21% dans ces pays, à comparer à celle de 9 % dans les pays industrialisés.Les pays du Sud représentent aujourd'hui 40% de la superficie mondiale consacrée aux cultures biotechnologiques. Mais les États-Unis continuent d’impulser la croissance en Amérique du Nord et dans le monde. Ils représentent la plus importante croissance de superficie absolue en 2006 avec 4,8 millions d'hectares en plus. Le Brésil prend la tête de la croissance en Amérique du Sud avec une augmentation de 22% des surfaces, pour atteindre 11,5 millions d’hectares de soja et de coton biotechnologiques, ce dernier ayant été commercialisé pour la première fois en 2006. L'Inde se révèle le chef de file de l'Asie avec la plus forte croissance de surfaces, soit 192% en un an, passant de 2,5 millions d'hectares à 3,8 millions d’ha. Ce pays devient ainsi le cinquième plus grand producteur de cultures biotechnologiques au monde, devançant pour la première fois la Chine.L'Afrique du Sud a pris la tête du continent africain en multipliant pratiquement par trois ses superficies de cultures OGM. En Europe, la croissance s'est poursuivie en Slovaquie, devenue le sixième des vingt-cinq pays de l'UE à cultiver des plantes biotechnologiques. Mais l'Espagne reste de loin le leader européen avec 60.000 ha en 2006."Plus de 90 % - soit 9,3 millions - des agriculteurs qui ont cultivé des plantes biotechnologiques l’an passé étaient de petits agriculteurs dotés des faibles ressources des pays en voie de développement, ce qui a permis aux biotechnologies de contribuer modestement à la diminution de leur pauvreté", estime Clive James, fondateur et président de l'ISAAA, une organisation à but non lucratif mais financée par les grands semenciers internationaux (tiens, comme c'est bizarre...), disposant d’un réseau international de centres conçus pour contribuer à la lutte contre la faim et la pauvreté en partageant les applications de cultures biotechnologiques. La réalité pour ces petits paysans est évidement toute autre : non seulement les OGM ne produisent pas plus que les graines naturelles, mais ces paysans sont désormais obligés de s'endetter, d'une part pour se fournir chaque année en semences auprès des grandes multinationales (les graines issues des OGM étant stériles), mais également pour se fournir en pesticides divers de traitement des cultures, auprès du même fournisseur, évidemment... Bref, une vaste opération financière mondiale, au dépens de notre santé, de notre environnement, de notre biodiversité, de notre planète à tous. Un véritable scandale que nous nous devons de dénoncer, et des produits que nous devons boycotter ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Corruption de Monsanto...

    Le célèbre épidémiologiste britannique Richard Doll, surtout respecté pour avoir établi la corrélation entre le cancer du poumon et le tabac, a travaillé toute sa vie à étudier les effets sur la santé de certains produits toxiques industriels. Selon le quotidien britannique The Guardian de vendredi, il aurait reçu d'importantes sommes d'argent de l'industrie chimique pendant plus de vingt ans. Le journal affirme que, dans les années 80, Richard Doll aurait ainsi perçu 1 200 euros par jour de la part de la société chimique américaine Monsanto, et cela pendant un an. De quoi mettre en doute certaines de ses conclusions scientifiques. Décédé en juillet 2005 à l'âge de 92 ans, Doll avait également mené des recherches sur les effets de l'«agent orange», l'herbicide utilisé par les Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam et produit par Monsanto. Le journal affirme avoir vu le contrat liant le chercheur à Monsanto, indiquant une collaboration de mai 1979 à mai 1986. Richard Doll affirmait alors à une commission australienne qu'il n'y avait aucune relation entre les deux, alors que l'on sait aujourd'hui que ce produit a été des plus nocifs pour la population vietnamienne. Un autre document montre que Doll avait également touché 22 000 euros de la part de plusieurs multinationales de la chimie, dont Chemical Manufacturers Association, Dow Chemical et ICI, pour avoir publié une étude assurant qu'il n'y avait aucun lien entre le chlorure de vinyle (utilisé dans les matières plastiques) et le cancer (sauf celui du foie). Une conclusion que l'OMS (Organisation mondiale de la santé) conteste toujours. Cette affaire risque de déchirer le monde scientifique : Sir Richard Doll restera un pionnier pour avoir sauvé des millions de personnes, tout au long de sa vie au service de la santé (Sir Richard Doll avec son collègue Peto sont les auteurs d’un travail daté de 1981 qui fait encore figure de référence pour certains et qui estimait les causes environnementales du cancer à des niveaux très bas, seulement de 1 à 3% des cas ! (voir Doll R, Peto R, " The cause of cancer, quantitative estimates of avoidable risks of cancer in the united states today" J.Natl. Cancer Inst. 1981.66, 1191-1308.) . L'information selon laquelle Richard Doll aurait été sous contrat avec des firmes comme Monsanto éclaire ces travaux d’un jour nouveau ! Et soyez sûrs que les études sur la nocivité des GSM, des OGM, des pesticides, des nano-particules, des substances chimiques persistantes ou autres additifs alimentaires sont tout aussi faussées et truquées à coup de millions d'euros provenant des multinationales qui, désormais, dirigent le monde, et pour lesquelles, seuls, comptent le chiffre d'affaires et le bénéfice, sans se soucier un instant de votre santé, ni des dégâts environnementaux... Un véritable scandale !

  • Nano-particules, macro-danger...

    Alors que la production mondiale de nanomatériaux croît continuellement, on sait bien peu de choses de leurs effets sur la santé. Pourtant, si les leçons de la catastrophe de l'amiante avaient été tirées - ce dont on peut douter -, la capacité des nano-particules et des nanofibres à pénétrer le système respiratoire et à interagir avec les cellules aurait dû inciter à décupler les efforts de recherche consacrés à la toxicologie des nanostructures. On en est loin... Avec l’avènement des technologies de l’infiniment petit, la recherche et la production de nanoparticules (particules dont la taille ou le diamètre ne dépasse pas 100 nanomètres, soit 0,1 micron, ou un milliardième de mètre) va augmenter de manière exponentielle dans les prochaines années. Les nanoparticules sont incorporées dans divers produits : vêtements, cosmétiques, pneus, farts de skis, etc., et seront exploitées à l’avenir pour des applications médicales ou à des fins environnementales. Or l’état des connaissances sur les effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérigènes des particules micro et nanométriques de la pollution atmosphérique fait craindre que les nanoparticules fabriquées par l’homme puissent avoir, elles aussi, des conséquences néfastes sur la santé. Les quelques études scientifiques publiées font état d’interactions des nano-particules avec les cellules, et incitent à la prudence. Le secteur des cosmétiques est actuellement l'un des plus attirés par les nano-sciences. Des marques comme CHANEL, CLINIC, DIOR, ESTEE LAUDER, NEUTROGENA et L'OREAL en intègrent dans leurs gammes sans se méfier des effets que peuvent engendrer ces matériaux (par exemple des Nanosomes de Pro-Rétinol A + dans le REVITALIFT de L'OREAL). Or, on sait que la matière nanométrique a la capacité de traverser les barrières des systèmes de protection (peau, paroi intestinales), d'encrasser irrémédiablement les poumons et d'entrer dans notre code génétique (ADN). Bref, les multinationales jouent à l'apprenti-sorcier, et c'est, à nouveau, le con-sommateur qui va casquer ! A quoi cela sert-il de s'enduire tous les jours d'anti-rides, si c'est pour mourir d'un cancer avant qu'elles n'apparaissent ? Terriens, il est temps de réfléchir et d'agir en conséquence...

  • Agrobusiness ou petits paysans ?

    " La monoculture du soja, cultivé avec les techniques de l'agrobusiness, est une agriculture sans paysans , explique Martial Gomez, représentant des agriculteurs du Paraguay. L'extension des terres cultivées conduit à l'expulsion manu militari des petits producteurs et entraîne la montée de la violence au sein de ces communautés ". Au Brésil, 40 millions de paysans ont ainsi été expulsés ces dernières années tandis que la couverture forestière s'amenuise au profit de cette culture fortement utilisatrice d'herbicides et de pesticides, et excluant les polycultures. Actuellement, le soja monopolise 47% des surfaces cultivées en grains au Brésil et tout l'ouest de l'Etat du Parana... Même situation en Argentine, où cette culture intensive a augmenté de 75% dans les 5 dernières années et couvre désormais 15 millions d'hectares, soit la moitié des surfaces cultivées. Principalement destiné à nourrir des élevages tout aussi intensifs dans les pays européens, ce marché est détenu par 4 grands groupes : Cargill, Bunge et Archer Daniels Midland pour les Etats-Unis et la société Louis Dreyfus en France. Interrogé sur ses pratiques, Cargill n'a pas répondu aux ONG sur les impacts locaux de son activité, mais s'est tout de même engagé en juillet dernier sous la pression de Greenpeace à " ne plus acheter de soja qu'aux producteurs respectant le Code de la forêt ou s'orientant vers la conformité totale à la réglementation". Ce progrès, salué par le CCFD, ne répond pas en revanche aux inquiétudes des agriculteurs sur la perte d'emplois locaux, les atteintes à la biodiversité, les OGM ou encore la déforestation. Cargill estime par ailleurs contribuer au développement de l'Amazonie, une des régions les plus pauvres du monde : " nous aidons les agriculteurs locaux en leur fournissant des semences et d'autres denrées essentielles aux récoltes et en ouvrant de nouveaux marchés pour leur production ", explique le groupe. Des arguments largement contredits par le CCFD, qui rappelle que " les producteurs de soja de cette région sont surtout des investisseurs du sud du Brésil, venus s'installer pour cultiver le soja à grande échelle tout en chassant les petits producteurs et en ne créant que peu d'emplois dans cette filière ". Aucun chiffre sur ce supposé " développement local " n'a par ailleurs été communiqué aux ONG. Louis-Dreyfus Négoce, acteur français du marché, a reconnu quand à lui oralement " les méfaits du soja sur le plan social et environnemental, mais dégage l'entreprise de toute responsabilité, explique Catherine Gaudard du CCFD. Avec une importation de 8000 tonnes de soja par jour venant du Brésil, et 12 000 venants d'Argentine, sa responsabilité nous semble au contraire évidente ", ajoute-t-elle. Pendant ce temps, la Fetraf (fédération d'agriculteurs familiaux) met en place des filières alternatives pour le soja non OGM, dans le but de conserver la souveraineté alimentaire de ces pays et de préserver un mode de culture familial, pilier de l'économie locale. Et le gérant de fonds Diapason, spécialisé sur le marché des matières premières, lance un nouvel indice basé sur les cultures non-OGM. Il parie sur une " prime à la rareté " des cultures conventionnelles face au développement massif des produits transgéniques, dont les surfaces augmentent de 10% par an. A cette rareté s'ajoute le fait, non négligeable, qu'une majorité de consommateurs dans plusieurs pays sont opposés aux OGM. Alors, si vous consommez du soja, évitez les OGM et le soja transgénique : vous aiderez des milliers de petits paysans à vivre et pas une multinationale sans scrupules à faire du pognon...

  • 80% des français ne veulent pas des OGM...

    Les syndicats agricoles français continuent de se déchirer sur la question des organismes génétiquement modifiés (OGM), qui reste une pomme de discorde à quelques mois de l'élection présidentielle. "Aucun homme politique français n'est assez courageux pour poser le problème dans sa totalité", regrette Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA, le syndicat majoritaire. La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a reconnu mardi que le gouvernement attendait "un créneau" pour faire passer le projet de loi sur les OGM devant les députés. Ce texte vise à encadrer les cultures et les essais OGM et à autoriser les cultures d'OGM en plein air à des fins de recherche et de commercialisation, sous réserve pour les agriculteurs concernés de déclarer les parcelles consacrées à des plantes transgéniques. Pour la FNSEA, "il y a urgence a transposer les directives européennes et laisser la recherche publique travailler". Mais Mme Lambert reconnaît que "si 80% consommateurs français ne veulent pas des OGM, cela pose pour les agriculteurs la question de savoir s'il faut en cultiver ou non". Philippe Meurs, le président des Jeunes Agriculteurs, le syndicat le plus favorable aux OGM, estime que "tous les citoyens sont trompés car il y a des OGM qui entrent tous les jours dans la production alimentaire pour les humains et les animaux". "Aux hommes politiques de prendre leurs responsabilités car en cas de problèmes on ne veut pas être montrés du doigt comme lors de la maladie de la vache folle", affirme M. Meurs. Le président de la Coordination rurale François Lucas dénonce le fait que dans le projet de loi "les agriculteurs sont tenus responsables en cas de problèmes alors que ceux-ci devraient être imputés aux semenciers". Les deux syndicats les plus opposés aux OGM sont la Confédération paysanne et le Modef (Mouvement de défense des exploitations familiales). "Nous demandons un moratoire immédiat sur les OGM", rappelle Régis Hochart, porte-parole de la Confédération paysanne. Il affirme que s'il n'y avait pas eu d'actions de son organisation dès 1997, "il y aurait des OGM partout en France" alors que 5.000 hectares seulement portent des cultures OGM, selon différentes estimations. Pour Xavier Compain, le président du Modef, "ni nous ni nos vaches ne veulent manger des OGM". Le syndicat proche du PCF se prononce toutefois "pour la recherche publique car sinon on risque de laisser la voie libre aux OGM américains". De son côté, le leader altermondialiste et ancien porte-parole de la Confédération paysanne José Bové, placé jeudi en garde à vue pendant six heures pour le fauchage d'un champ de maïs transgénique en Haute-Garonne, laisse entendre que ce sujet va animer la campagne présidentielle.

  • Con-sommateur ou consom'action ?

    « Ecoutez vos clients » avertit Elisabeth Pastore-Reiss, directrice d’Ethicity, auteur de « Marketing durable comment concevoir des produits et des services responsables », « ils déserteront les enseignes qui ne seront pas capables de leur vendre des produits bons pour eux, bons pour la société ». Cet avertissement peut sembler en décalage avec la réalité d’un marché où les produits dits bio, équitables, éco responsables, éco conçus, labellisés verts…sont encore considérés comme des produits de niche même si leur vente sont orientées à la hausse. L’enquête que réalisent depuis trois ans Ethicity et Aegis Media Expert auprès d’un échantillon de 6000 personnes, montre que les consommateurs changent plus vite que les entreprises dont ils sont les clients. « Plus de 35 % de notre panel relient aujourd’hui ces actes d’achat à ses convictions » a expliqué Elisabeth Pastore-Reiss, le 23 novembre, au cours la présentation des résultats de l’étude, soutenue par l’Ademe,soit 20 % de plus que lors de la première étude. Il est intéressant de souligner que ces préoccupations rassemblent des gens d’âge et d’opinions politiques très diverses ce qui constitue un phénomène nouveau. Point commun : être devenu des consom’acteurs, grands utilisateurs d’Internet utilisé comme sources d’informations dans cette optique. Leur consom'action ne s’applique pas forcément à tous leurs achats mais s’intègre à un mouvement beaucoup plus large. Les Français ont pris conscience que leurs actes de consommation devaient être en cohérence avec leurs convictions. 64, 8 % déclarent privilégier les marques qui ont une véritable éthique (17 % de plus qu’en 2004), 31% choisissent des produits respectueux de l’environnement, soit près de deux fois plus qu’en 2004. De la même façon 71,5 % veillent à réduire leur consommation d’énergie (32 % de plus qu’en 2004) et 80 % trient leurs déchets (22 % de plus que deux ans auparavant).Cette prise de conscience s’accompagne d’une montée en puissance de la défiance vis-à-vis des entreprises (en 2006, ils sont 10 % de plus à considérer que les entreprises n’ont pas capacité à concilier développement durable et recherche de profit par rapport à 2004) mais aussi des pouvoirs publics. 78 % des sondés considèrent que les collectivités publiques et les politiques ne prennent pas assez en compte les enjeux environnementaux. Terriens, il est temps d'agir... Et je vois que cela bouge enfin ! Je suis content ! Arrêtons d'être des con-sommateurs...

  • Pourvoyeur de produits toxiques...

    L'accord trouvé par le Conseil Européen abandonne le principe d'une substitution obligatoire des substances « extrêmement préoccupantes » (perturbateurs endocriniens, substances cancérigènes, mutagènes, toxiques…) lorsque des alternatives existent. Désormais, les industriels devront effectuer une analyse des alternatives possibles, mais ne seront pas obligés de procéder à la substitution s'ils peuvent prouver que les risques sont « valablement maîtrisés ». Par ailleurs, le Conseil a voté une simplification des tests à fournir pour les substances produites à moins de 100 tonnes. Une deuxième lecture doit maintenant avoir lieu au Parlement à la mi-décembre. Ensuite, il faudra attendre 2008 pour que cette réglementation commence à être appliquée. Pour les ONG actives dans le secteur de l'environnement, le texte adopté par l'Europe ne représente qu'une version édulcorée du projet initial. « Les Etats membres de l'Europe ont refusé le principe fondamental de substitution, c'est à dire l'obligation de remplacer les produits chimiques dangereux par des alternatives plus saines à chaque fois que cela est possible », dénonce ainsi WWF dans un communiqué. Autres points critiqués : la réduction des informations à fournir pour les substances produites en faible quantité, le manque de transparence envers le public et l'absence d'article mentionnant clairement la responsabilité légale des industriels. Du côté des industriels, on affirme que le système REACH est trop coûteux et qu'il est impraticable. Selon l'UIC, l'Union des industries chimiques, « REACH aura des conséquences graves sur la compétitivité de l'industrie chimique européenne et par voie de conséquence sur toute l'industrie européenne. » REACH prévoit en effet d'analyser des dizaines de milliers de substances mais semble avoir laissé aux industriels le choix des méthodes d'évaluation. Seule restriction : que ces méthodes aient été validées par l'Union Européenne. Pour l'heure, les validations portent essentiellement sur des tests sur animaux. Or, ces tests coûtent cher (entre 40 à 70 000 euros par substance), demandent une grande quantité d'animaux (environ 4 millions seraient nécessaires pour tester toutes les substances concernées), et ne sont pas toujours transposables à l'homme. Par ailleurs, en fonction du modèle animal choisi, les résultats peuvent être très différents ! « Si Reach veut atteindre son objectif de sécurité sanitaire, il est essentiel que les tests retenus pour évaluer les substances soient fiables, faute de quoi ce ne sera qu'un coup d'épée dans l'eau », estime Claude Reiss, président d'Antidote Europe, une association créée par des chercheurs issus du CNRS qui fait la promotion des méthodes d'évaluation toxicologique basées non pas sur l'expérimentation animale mais sur cellules humaines. Trop allégé pour les uns, inapplicable pour les autres, le projet Reach ne satisfait finalement personne. Mais il représente tout de même un premier pas important vers le principe de précaution qui, pour une fois, s'attaque directement au secteur d'activité le plus pourvoyeur de produits toxiques. Et applaudissons le travail des lobbies des industries et multinationales chimiques qui sont parvenus à faire plier la commission européenne et à rendre cette mesure caduque : ils pourront continuer à faire n'importe quoi ! Je vous l'ai déjà dit à plusieurs reprises : les maîtres du monde, ce sont eux ! Les politiciens, eux, ne sont plus que des marionnettes, qui se font corrompre, et qui, pour quelques avantages personnels, vendraient leur âme... Cela me dégoûte !

  • La carte des OGM en France...

    Greenpeace a été condamné à enlever de son site la localisation des parcelles d'OGM expérimentales et commerciales en France en 2006. L'association "Terre sacrée" pointe maintenant un lien vers cette même carte mise en ligne cette fois par" l'Alliance pour la planète" dont fait partie cette petite association. Voici le lien interdit : http://www.lalliance.fr/32-Test-Google-Map-Ogm On peut y voir où se déroulent les implantations expérimentales d'OGM et où ont lieu les premières cultures commerciales d'OGM dans l'hexagone. Alors que l'Europe avait plutôt bien résisté jusqu'à présent au lobbying des multinationales produisant ces saloperies, voilà que l'Espagne, le Portugal et la France commencent à lâcher prise... Il est impératif de stopper net cette invasion de l'Europe afin de conserver la biodiversité existante, afin de protéger nos cultures biologiques qui seront contaminées, et afin de protéger notre capital santé ! Aaaah, s'il pouvait y avoir trente José Bové...Terriens, il est temps d'agir !

  • Légumes et fruits d'antan...

    Si les anciennes variétés de légumes retrouvent peu à peu la cote en Belgique et en France, c'est seulement dû à l'entêtement de quelques passionnés. "Semailles" est une petite entreprise belge qui commercialisa des graines achetées en France puis, petit à petit, produites ici, de façon biologique. Aujourd'hui, le catalogue de "Semailles" propose un peu plus de 450 variétés ! Ils cultivent ainsi des variétés savoureuses, rustiques et adaptées à notre terroir comme le haricot Roi des Belges, le poireau Gros vert de Huy ou la laitue blonde de Laeken. Bien sûr, ils font ce travail pour en vivre, mais surtout pour sauvegarder la biodiversité de ce patrimoine qui est menacée. De très nombreuses variétés ont disparu. La cause : la législation ! Le commerce des semences potagères dépend d'une réglementation européenne: seules peuvent être vendues les variétés inscrites dans le "Catalogue européen" ! Tous les 20 ans, les variétés qui n'ont pas été réinscrites en sont retirées. Or, ces procédures d'inscription et de réinscription coûtent très cher : seules les grandes sociétés semencières en ont les moyens ! Conséquence logique de cette situation : si le catalogue connaît des renouvellements réguliers, c'est par l'introduction de créations variétales hybrides. Mais de nombreuses variétés anciennes n'ont, pour leur part, pas été réinscrites en raison de leur moindre rentabilité. Ne pouvant plus être commercialisées, elles sont donc en quelque sorte condamnées à disparaître ! Très peu de jardiniers amateurs produisent encore leurs propres semences, car les variétés hybrides que l'on trouve dans le commerce ne permettent plus de le faire. Il faut racheter de nouvelles graines, ce qui est tout bénéfice pour les grands semenciers." Au sein de l'association "Croqueurs de carottes", Semaille milite donc pour une révision de cette législation. "Nous voulons sauvegarder ces variétés et nous sommes d'accord pour prendre en charge le travail de sélection et de conservation afin de les mettre à disposition de tout le monde, mais ce n'est pas à nous de payer pour leur inscription ou leur réinscription au catalogue. C'est normalement à l'Etat de maintenir ce patrimoine." Cette législation européenne qui enterre le maintien de la biodiversité est sûrement due au lobbying intense des semenciers et autres multinationales productrices d'OGM ! Nous devons nous opposer à cet état de fait, acheter et planter ces semences hors-la-loi de légumes oubliés (bien plus goûtus, et bien meilleurs pour la santé), ou les acheter chez notre maraîcher. Seule, une forte demande, permettra leur résurrection liée à une baisse de consommation des fruits et légumes hybrides ou OGM que les multinationales tentent de nous imposer. Consommateurs, c'est vous qui décidez, par vos achats, ce que nous trouverons sur les étals, et ce que nous mangerons demain : il est temps d'agir !

  • Un milliard d'obèses et 800 millions qui ont faim...

    Plus d’un milliard d’adultes dans le monde et 10% des enfants sont obèses ou en surpoids, a indiqué Paul Zimmet, spécialiste du diabète, lors de son discours inaugural du XXe congrès de l’ICO (Congrès international de l’obésité) à Sydney. C’est beaucoup plus que les 800 millions de personnes victimes de la faim sur la planète. Pour mener une vie active en bonne santé, un être humain a besoin de 2400 calories par jour. La production mondiale agricole permettrait d’offrir à tous les habitants de la planète 2700 calories par jour. C’est plus qu’il n’en faut... Pourtant, si depuis trente ans le nombre de personnes souffrant de la faim a diminué dans le monde, la situation s’aggrave dans certains pays. Les nations riches sont des nations gavées. Par exemple, l’Australie, réputée sportive, a l’un des taux les plus rapides de croissance de l’obésité. Mais le phénomène touche aussi les pays en voie de développement (selon la FAO, en Egypte, il y a plus d’enfants présentant une surcharge pondérale qu’un déficit). On a donc affaire à une pandémie, qui pose la question de la répartition et de la qualité de la nourriture. Dans les pays industrialisés, le coût économique de l’obésité et des maladies associées représente 2,4 à 8% des dépenses de santé. Cité par Le Monde - AFP, Philip James, président de l’Equipe internationale de lutte contre l’obésité et ancien conseiller du premier ministre britannique, Tony Blair, a estimé, au congrès de l’ICO que pour lutter contre le problème, c’est l’ensemble des politiques agricoles qu’il faut repenser. "Nous nous sommes concentrés sur l’utilisation de l’argent des contribuables pour surprotéger tous ces éléments de la chaîne alimentaire qui provoquent aujourd’hui l’épidémie d’obésité. La surproduction d’huile, de graisse et de sucre, largement due aux subventions publiques visant à protéger les revenus agricoles, contribue depuis des décennies à la crise sanitaire que nous connaissons aujourd’hui". Mais les congressistes ont aussi insisté sur la nécessité de faire du sport, de bouger, de varier son alimentation. Victimes de la malbouffe, certes, nous sommes ! Mais paresseux aussi : voiture, ascenseurs, télévision... Mieux vaudrait prendre son vélo, escalader les marches, aller faire un tour à pied. C’est donc toute notre hygiène de la vie qu’il faut repenser ! Alors, on s'y met ?

  • OGM : invention machavélique...

    La loi américaine permet de breveter les gènes qui constituent un OGM, ce qui semble à première vue normal pour permettre aux entreprises de biotechnologies de bénéficier du résultat de leurs recherches. Le piège est que chaque gène de l'OGM étant breveté, il suffit qu'une autre plante commercialisée contienne l'un de ces gènes pour que le producteur de la plante puisse être attaqué en justice. Or la dissémination d'OGM vers les espèces naturelles fait que bientôt, les espèces naturelles contiendront des gènes modifiés et tomberont sous le coup du brevet. C'est pourquoi la dissémination d'OGM est voulue, afin de permettre aux multinationales d'étendre leur propriété industrielle aux espèces naturelles ! Le but ultime étant d'obtenir le contrôle total de tous les secteurs vitaux: énergie, santé, et alimentation. Ces secteurs seront une fantastique source de profit pour les multinationales, dès lors qu'elles auront obtenu une situation de monopole pour pouvoir imposer leurs conditions, après avoir éliminé toute concurrence intempestive de la part des états, des petites entreprises, et producteurs indépendants. La récente augmentation des produits alimentaires est déjà le résultat des concentrations monopolistiques dans la distribution et le secteur agro-alimentaire. Dans le domaine des semences agricoles, une part du marché échappe aux multinationales tant que la nature fournit encore une grande partie des semences, et la totalité des gènes. L'objectif est qu'à l'avenir, les semences et les gènes soient la propriété brevetée des multinationales, et qu'elles puissent imposer leurs conditions de prix. Lorsque les multinationales contrôleront totalement le secteur de l'alimentation, cela entrainera une fantastique hausse des prix pour le consommateur, et des coûts pour l'agriculteur. Dès lors, seule l'agriculture industrielle pourra survivre. La fin des exploitations agricoles indépendantes permettra de parachever la prise de contrôle des terres cultivables par les multinationales. Mais le plus grave dans tout cela, c'est qu'on modifie le code génétique des espèces vivantes sans avoir compris l'ADN dans sa globalité, et sans rien savoir de certaines de ses fonctions essentielles. Ainsi, on ne sait rien de la fonction des 90% de l'ADN qui ne semblent jouer aucun rôle biologique et que les scientifiquent nomment "l'ADN non-codant". La nature n'a pas l'habitude de créer des choses inutiles. Dans un organisme, tout a une fonction bien précise. L'ADN non-codant joue un rôle que nous ignorons, et ce rôle est peut-être crucial pour la viabilité d'un organisme. D'où sans doute les problèmes inexpliqués déjà constatés avec certains organismes modifiés: vieillissement ou mort prématurée d'animaux aux gènes clonés ou manipulés, et plantes modifiées provoquant la mort d'animaux qui les ont consommé. L'homme joue également aux apprentis-sorcier tant qu'il ne maîtrise pas le problème de la dissémination. L'expérience montre que les gênes des plantes modifiées se transmettent rapidement aux plantes naturelles environnantes. Utilisés à grande échelle, les OGM représentent un danger de dégradation de l'information génétique de la biosphère. Pour respecter le "principe de précaution", les OGM devraient être cultivés uniquement en milieu clos. Mais parce que le coût de production est alors plus élevé, les OGM sont le plus souvent cultivés en plein champ. Ce contre quoi José Bové lutte... Ne laissons pas notre vieille Europe se faire envahir : terriens, il est grand temps d'agir... En voir plus sur www.syti.net/Topics.html

  • OGM : manque de courage politique...

    Gilles-Eric Séralini est professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen et expert en OGM auprès du gouvernement français et de l'Union européenne. Il est également directeur du conseil scientifique du Comité de recherche et d'information indépendante sur le génie génétique (Crii-Gen) et auteur de "Génétiquement incorrect" et de "Ces OGM qui changent le monde", tous deux publiés chez Flammarion. Interviewé sur TF1 concernant les actions de José Bové, il répond :" Autant la dénaturation du bien d'autrui est un délit, autant la France est en délit pour ne pas avoir retranscrit dans les lois nationales la directive européenne 2001-18 sur l'évaluation des OGM au niveau de l'environnement et de la santé. La France a été condamnée par le Conseil d'Etat pour des expérimentations d'OGM sur des sites dont l'environnement n'avaient pas fait l'objet de descriptions. D'une manière générale, l'Europe s'est opposée à l'importation d'OGM américains mais laisse faire leur commercialisation ; il s'agit d'un manque de courage politique. Les lois actuelles ne mettent pas en cause la responsabilité des fabricants d'OGM en cas de contamination. Si des lots de cultures sont contaminés, les exploitations seront déclassées en agriculture conventionnelle ou biologique et personne sera responsable. C'est le principe du pollué-payeur ! Il y a toujours d'autres moyens que d'arracher ou détruire des OGM. Leur action s'inscrit dans une lutte syndicale alors que l'Etat a abdiqué sa responsabilité. Ce n'est pas plus un délit qu'une grève de la SNCF ou des routiers, sauf qu'ils s'en prennent directement au responsable et pas aux citoyens. Mais je ne veux pas dire que les uns ou les autres ont raison. Il y a eu des malversations de la part des fabricants d'OGM, qui ont caché des tests démontrant les effets significatifs des OGM sur la santé. Nous allons devant la justice pour avoir accès aux données brutes de ces tests. Nous avons déjà gagné par trois fois. Deuxième type d'action : nous refaisons ces tests grâce à divers crédits, dont ceux du ministère de la Recherche. Enfin, nous demandons que les lois soient appliquées. Les effets des OGM à moyens et longs termes sont attendus sur le foie, les reins et la composition sanguine mais je ne peux pas vous en dire davantage car nous allons bientôt publier nos travaux. Ce qui est certain, c'est que les OGM sont faits pour contenir des pesticides qui n'ont pas été évalués." On ne va quand même pas se laisser mener en bateau par BASF, BAYER, DU PONT DE NEMOURS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et consorts...toutes ces multinationales avides de pognon, et qui rêvent de pouvoir nourrir la planète à elles seules !

  • GSM : attention danger...

    Et maintenant les GSM. J'ai toujours été opposé à ce mode de télécommunication et ai reporté son achat (contraint-forcé au niveau professionnel) le plus tard possible. Depuis que je l'ai, je m'en méfie comme de la peste, répond aux appels mais évite d'en donner, et limite toujours la conversation au strict minimum. Et je donne mes appels d'un poste fixe, dès que j'en ai l'occasion. J'avoue évidemment que nous ne pourrions plus nous passer de cet appareil aujourd'hui (mais comment faisions-nous avant?), car c'est fort pratique. Mais ce que vous ignorez peut-être, c'est que c'est fort dangereux également ! A nouveau, les lobbies des télécommunications, sur ordre de grandes multinationales, ont tout fait pour contrer, minimiser, fausser les études prouvant la nocivité de nos GSM et des antennes. Or, si on est sensé, les micro-ondes utilisées sont les mêmes que celles de votre four : donc on cuit ! Il paraît que si vous déposez un oeuf entre 2 GSM en communication l'un avec l'autre, il est dur après 65 minutes ! Ces ondes ont donc certainement un effet néfaste sur notre cerveau et sur notre santé. C'est tellement sûr que les grandes compagnies d'Assurances refusent de couvrir ce risque auprès des multinationales qui vendent ces GSM. Il faudra attendre, comme pour l'amiante, des milliers de cas de cancers, avant de ne plus pouvoir nier le lien de cause à effet, et de prendre alors les mesures qui s'imposent. Mais à nouveau, il sera trop tard ! En attendant, quelques conseils : portez l'oreillette piéton, limitez la durée des communication et l'usage du GSM, ne téléphonez que quand le signal de réception est maximum (les ondes émises sont alors moins puissantes), ne collez pas votre oreille quand il compose le n° (les ondes sont alors très puissantes), éteignez-le la nuit et quand vous ne l'utilisez pas, ne dormez pas avec, ne le portez pas à la ceinture : bref, méfiez-vous en ! Pour celles et ceux qui ne seraient pas convaincus, allez jetez un oeil sue le site suivant : http://membres.lycos.fr/filterman/

  • J'aime pas les anguilles...

    Une étude d'analyse des anguilles (spécimens provenant de 21 sites européens dont 2 en Belgique, démontre que 4 types de substances chimiques perfluorées ont été identifiées dans les bio-indicateurs de la pollution aquatique que sont les anguilles. Ces substances sont utilisées notamment par des marques comme Téflon (par ex. dans les poêles Téfal), Stainmaster ou Gore-Tex pour leurs propriétés anti-adhésives, imperméabilisantes ou anti-taches. Ces composés perfluorés se sont révélés diversement toxiques pour des animaux aquatiques ou certains mammifères. Ils ne se dégradent pas facilement dans l'environnement et peuvent s'accumuler dans les organismes vivants . Ces substances peuvent provoquer des perturbations des systèmes hépatique, reproductif et endocrinien ou encore des dysfonctionnements neurologiques ou cardiovasculaires. Cette contamination vient s'ajouter à la contamination des anguilles par des retardateurs de flamme et des PCB, révélée dans une étude précédente. En réalité, il s'agit d'une preuve supplémentaire de la contamination de notre environnement et de la nécessité d'y faire face avec une réforme comme REACH. Malheureusement, la dernière mouture du texte qui doit être voté par la Commission européenne ces jours-ci pourrait ressembler à 'une coquille vide', tellement la pression des multinationales est grande auprès des euro-députés. En attendant, adieu l'anguille au vert : c'est beaucoup trop dangereux et toxique...

  • Producteurs d'OGM

    ADVANTA, ALTADIS, ARVATIS, AVENTIS, BASF, BAYER, BIOGEMMA, CFS, DOW AGROSCIENCES, DU PONT DE NEMOURS, GNIS, LIMAGRAIN, MAISADOUR, MERISTEM THERAPEUTICS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et SYNGENTA sont les noms des multinationales produisant des OGM. C'est bon à savoir, et à boycotter. La production d'OGM dans le monde est passée de 81 millions d'hectares (2004) à 90 millions d'hectares en 2005. Ces millions d'hectares sont cultivés aux USA (49,8), en Argentine (17,1), au Canada (5,8), au Brésil (9,4), en Chine (3,3), au Paraguay (1,8), en Afrique du Sud (0,5), en Inde (0,5), en Uruguay (0,3), et en Australie (0,3).En Europe, l'Espagne (0,1) est maintenant accompagnée de la France, du Portugal et de la Tchèquie, qui commencent à s'y mettre très timidement (inférieur à 0,1). Des études gardées secrètes démontrent des problèmes de santé chez les rats nourris d'OGM, mais le lobbying important de ces multinationales auprès des politiciens passe au dessus. Nous devons absolument tout faire pour éviter l'invasion de l'Europe, et ainsi préserver notre biodiversité végétale existante et les produits bio (qui perdent leur label s'ils contiennent plus de 0,9% d'OGM). Boycottons ces firmes et leurs produits, juste mis au point pour faire du pognon !

  • Mas de Daumas Gassac

    Ce petit vin bu ce midi chez Mamy Louise me pousse à vous faire découvrir le phénomène qu'est Aimé Guibert, fondateur (début 70) du domaine viticole "Le Mas de Daumas Gassac", à Aniane dans la Languedoc. Ce "Vin de Pays de l'Hérault" a vite été comparé aux Grands Crus Bordelais. Ce vieux Monsieur fort sympathique nous dit aujourd'hui :" Tout ce qu'il y a de riche et de fécond en Europe vient de la terre. La paysannerie a créé le paysage, les courbes de niveaux, les églises romanes, tout ce qui fait la beauté de la civilisation européenne. Voilà ce qu'il faut sauver. Pour cela, il faut délivrer la planète des multinationales. Le vin est mort. Et pas seulement les vins, mais aussi les fruits, les fromages... Souvenez-vous qu'aux Jeux Olympiques d'Athènes, une seule boisson était autorisée : le Coca-Cola. Toutes les autres étaient interdites !" Ce bonhomme voit juste. Je lis justement que Nestlé (n°1 mondial de l'alimentaire) a, pour le premier semestre, accru son bénéfice net de 11,4% à 2,6 milliards d'euros. Il a raison : on meurt...

  • Non aux monopoles...

    Je déteste ne pas pouvoir choisir. Je ne vois pas pourquoi, par exemple, je dois acheter une banane Chiquita, alors que je voudrais en acheter une antillaise ou une africaine, bien plus goûtue, et aider de la sorte les petits producteurs. Si vous notez les marques des multinationales de tous les produits achetés lors de vos dernières courses, vous remarqurez que vous aidez fameusement l'économie américaine... Je n'ai absolument rien contre les américains (juste contre Bush), mais on ferait quand même mieux de faire tourner l'économie européenne et les produits de terroirs locaux. Achetons moins, mais meilleur : les fruits chez le petit légumier arabe du coin, les fromages au marché, le pain chez un vrai boulanger, la viande chez le boucher que vous connaissez et qui connaît non seulement la provenance, mais aussi le prénom de la vache qu'il débite, et oublions les multinationales mondiales de l'agro-alimentaire. Sinon, bientôt, nous ne mangerons plus que des produits Unilever ou machin, bourrés de crasses, et au goût mondialisé...