• Dégustation du lundi 285

    Nouvelle dégustation du Clos ce lundi soir, à 6, au grand complet : cela faisait longtemps !

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    Les commentaires, dès que je trouve un peu de temps...

     

  • Le saumon AquaAdvantage autorisé à la vente, après 20 ans de lobbying...

    On lui a donné le surnom de Frankenfish et, comme d’autres animaux mutants, ou animaux OGM, il attendait d’être mis sur le marché depuis une vingtaine d’années. Le projet vient des Etats-Unis où l’idée d’un saumon grossissant très vite a fait du chemin. Le saumon AquAdvantage est transgénique : il s’agit d’un saumon atlantique, issu du Massachusetts, auquel on ajoute deux gènes d’un saumon chinook, la plus grosse espèce de saumon du Pacifique. On ajoute également des gènes de loquette d’Amérique, une sorte d’anguille.
    La manipulation agit sur la croissance du poisson, qui grossirait deux à quatre fois plus vite que son homologue non modifié génétiquement. 

    Depuis le 19 novembre 2015, il est autorisé de vendre ledit poisson sur le marché américain, une première mondiale pour un animal génétiquement modifié. L’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux, la FDA, a annoncé cette autorisation, déclarant qu’ « après une analyse scientifique exhaustive et rigoureuse », elle considère que le « Le saumon Aqua est aussi sûr à manger que n’importe quel saumon atlantique non génétiquement modifié ».
    Il sera disponible d’ici deux ans sur les étals. D’un point de vue nutritif, il n’y aurait selon l’agence américaine, pas de différence.

    Des points de vue du bien-être animal et environnemental, les associations s’insurgent, repris par certaines personnes du ministère canadien des Pêches et des Océans. Le saumon OGM souffrirait de problèmes respiratoires et d’une plus grande sensibilité à la bactérie Aeromonas salmonicida. Il y aurait également un risque non négligeable que le poisson s’échappe dans la nature, l’entreprise arguant que les poissons élevés pour la consommation seront tous femelles et stériles. Les poissons sont pour l’instant élevés dans des fermes au Canada et au Panama. D’autres rappellent aussi que les produits contenant des OGM ne sont pas clairement étiquetés dans le pays, ce qui inquiète les associations de consommateurs.
    L’entreprise AquaBounty pourrait maintenant demander des autorisations pour d’autres animaux génétiquement modifiés comme des truites, des tilapias et de l’omble arctique. Une raison de plus de rappeler l’importance de lutter contre TAFTA (le dossier controversé d’un accord commercial transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis). Source Conso-Globe.

    Déjà que le saumon actuel n'en est plus (rien à voir avec le saumon commercialisé dans les années 70 et 80, tant au niveau du goût que de la texture), ce saumon Aqua-advantage va permettre aux industriels de nourrir de crasses leur poisson pendant 2 ans au lieu de 4. Fameux gain économique ! Mais pour quel résultat ? Encore pire qu'aujourd'hui, c'est sûr (si cela existe) !

    La malbouffe a encore de beaux jours devant elle et les lobbies de l'industrie agro-alimentaire aussi. Bien triste réalité, tant qu'il y aura des Cons-sommateurs qui achèteront de tels produits...

     

  • Dégustation du lundi 284

    Encore un grand Clos ce lundi soir, dans le nouveau repère classé du plus barbu d'entre-nous, dont la table était nappée de carreaux rouges et blancs, comme il se doit.

    Mise en bouche : Bâtard-Montrachet 2000 en Grand Cru de Blain-Gagnard. Un vin à la robe ocre, au nez d'Overnoy et à la bouche oxydative de vin jaune sur des noix et des noisettes. Quand on su que ce n'était pas jurassique, on se replia sur un Chardonnay classique en vieux bourgogne dont beaucoup sont comme cela. Belle structure et côté crayeux en finale. Mais ce côté oxydé gâche un peu le plaisir.

    Second blanc : Un Bout de Chemin 2014 en Vin de France du Domaine PZ, de S. Przezdziecki. Je vous défie de prononcer ce nom, même à jeun ! Robe paille et nez sur les agrumes et les feuilles vertes, les fougères. En bouche, c'est rond, nordique, avec un peu d'amertume et un côté salin. Manque de fruit en finale, pas très vivant. On le trouve plus gras et plus riche qu'un Chablis. On évoque le Rhône et un Saint Joseph pour ce Chenin de Loire...

    Le rosé qui suivi, à la robe rubis clair, blairait bien. Un vrai nez de vin nature qui fouette. Heureusement, gros problème de piqûre en bouche. La présentation de cet Anglore italien sera pour une prochaine fois.

    Enfin les rouges, avec un Grands Echeveaux 2001 du Domaine de la Romanée-Conti à Vosne-Romanée en Côte d'Or. Bouteille n° 07237. Robe rubis foncé au disque marqué par l'évolution. Nez peu engageant. Par contre, en bouche, du Pinot à mourir, de la fraîcheur, de la jeunesse, un peu sévère ou austère, mais une longueur incroyable avec le fruit qui revient en fin de bouche. Tout en dentelle.

    Cava Amethystos 1999 Regional Red Wine of Drama, un vin grec, à la robe foncée et au nez propre, généreux, goudronné, pas confit. En bouche, c'est souple, frais et fin. Il y a de la puissance, mais elle est retenue par une belle fraîcheur. Notes de goudron et de cacao, belle acidité. Pour certains, excès de richesse, surmûr. Ils ont évidemment évoqué Bandol, mais ce n'en était pas un...

    Château Montrose 2004 en Saint-Estèphe. Robe noire, alcool au nez, sécheresse acceptable en bouche pour un bordelais. Serré, boisé, mais pas mal.

    Peyre Rose Clos des Cistes 1995 en Coteaux du Languedoc. Robe évoluée, sucrosité au nez puis des notes de lard grillé et d'olives. Bouche chaude, sud, classique, sur des notes de garrigue, de menthol et de cumin. Nous apprécions l'absence de notes boisées (élevage en cuves), mais c'est un peu grossier.

    La Reine des Bois 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine de la Mordorée. Robe noire et bouche un peu austère pour ce vin droit, précis, classique. Friand et vivacité pour certains, lourd et chaud pour d'autres.

    Cuvée de mon Aïeul 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine Pierre Usseglio & Fils. Robe foncée et nez frais, légèrement mentholé sur des fruits noirs. Fraîcheur et vivacité en bouche, puis ennuyeux et fatigant.

    Dixième et dernier flacon de la soirée : Château Châlon 2001 Vin de Garde du Domaine Macle Jura. Robe paille, nez tourbé, bouche très noix, très vin jaune ou Arbois, avec une belle générosité du fruit. Fort bon, mais en-dessous du Tissot dégusté dernièrement. 

    La suite des dégustations du Clos lundi prochain.

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  • La sixième extinction...

    Le livre d'Elizabeth Kolbert est une mise en garde très fouillée qui fait vraiment peur.

    Au cours de sa longue existence, notre planète a déjà connu 5 quasi- extinctions, au cours desquelles une très grande majorité des espèces vivantes ont passé l'arme à gauche : il y a eu des couches de glaces de plusieurs kilomètres d'épaisseur, la chute d'astéroïdes, des poussées brutales de CO2 entraînant une hausse vertigineuse des températures, l'acidification catastrophique des océans.

    Mais, depuis qu'est apparu un étrange bipède, une sixième est en cours. Et, le pire, c'est qu'il le sait. Il bouleverse radicalement son environnement, mettant à mal les équilibres précaires : la chasse à outrance (extinction des grands mammifères), la combustion exponentielle des énergies fossiles (effet de serre), l'agriculture industrielle, la pêche intensive, la pollution, l'urbanisation.

    Des bouleversements beaucoup trop rapides pour que les différentes espèces puissent s'adapter. La liste des espèces (animales et végétales) disparues ne cesse de s'allonger, ainsi que celles qui sont au bord du gouffre. En poussant à l'extinction les autres espèces, l'homme ne fait que scier la branche sur laquelle il est assis, car il reste dépendant des processus chimiques et biochimiques régnant sur la Terre. 

    Nous sommes aujourd'hui en train de décider des voies évolutives qui resteront ouvertes et de celles qui resteront fermées à jamais. C'est aujourd'hui que l'homme prend option sur la durée de son séjour sur terre. (Basé sur un article paru dans Le Soir de ce week-end).

    Il est clair que nous devons, chacun à notre niveau, tenter de réparer et corriger tout ce qui s'est passé lors des derniers siècles et adopter un mode de vie totalement respectueux de notre environnement et de la biodiversité qui le compose. Préservons ce qui existe encore : c'est un héritage que nous nous devons de léguer aux générations futures.

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  • Après tout ce que l'on vient de vivre, faut bien se remonter le moral...

    Après tous les évènements démoralisants de la nuit passée et les tristes nouvelles de la journée, grande envie de me remonter le moral.

    Suis donc sorti aller chercher, chez mon épicier du coin, un beau bar moucheté de ligne d'un kilo sept cents grammes à l'oeil frais comme un gardon, un beau cep de 125 grammes qui me faisait de l'oeil, 160 grammes de girolles, qui me suppliaient d'accompagner le cep, et 5 oeilletons d'artichauts violets, pour faire comme dans le Midi. Les réjouissances s'annonçaient bien :

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    D'abord une belle fricassée de cèpes, girolles, coeurs d'artichauts violets, ail violet de Provence et tomates, à l'huile d'olive première pression à froid.

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    Puis, le bar de Ligne moucheté au four, à 180°, avec juste un peu d'huile et de la fleur de sel.

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    Une petite envie de crème fraîche (Bio, fermière et entière) de dernière minute, et voilà mon plat diététique transformé en bombe calorique ! Et, tant qu'on y est, un petit filet d'huile d'olive sur le poisson.  Qu'est-ce que c'était divinement bon ! Le tout accompagné d'un bon Bandol rouge, ce qui n'arrange pas les choses au niveau calories, mais bon, il paraît qu'on ne vit qu'une fois...

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    Je ne connaissais pas le Bar moucheté. Je peux vous dire que c'est très proche du Bar de ligne commun, c'est à dire délicieux quand il est hyper frais, ce qui était assurément le cas.

    Le Bar moucheté est plus méridional que le Bar commun, il vit au nord du golfe de Gascogne et dans la mer Méditerranée, le plus fréquemment le long des côtes du Sud, et sur la côte ouest de l'Afrique, du Maroc au Sénégal. Il est commun tout le long de la côte italienne, à l'exception, du nord de l'Adriatique.

    Le Bar moucheté se nourrit de crustacés, de mollusques et même de petits poissons. A essayer, si vous parvenez à en trouver. Et n'oubliez pas de ne plus en consommer un seul gramme de fin décembre à fin février :  période de reproduction ! Ridicule de consommer un bar de ligne avec une laitance contenant des millions d'oeufs : les océans en ont besoin !

  • Not Afraid...

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  • Bien triste matinée...

    Paris en état de siège, la France en alerte rouge, l'état d'urgence déclaré sur l'ensemble du territoire, quartiers bouclés, les frontières fermées : c'est le chaos.

    128 morts, 192 blessés dont 99 dans un état critique : une nuit d'enfer dans 6 lieux différents. Un cauchemar apocalyptique.

    Ce samedi, des lignes de métro restent fermées, tout comme les musées, les salles de spectacles, les universités et les écoles. L'armée se déploie à Paris et voit ses pouvoirs renforcés : perquisitions jour et nuit sans mandat, couvre-feu, évènements culturels et sportifs annulés (dont le concert de U2 ce soir). 

    Il fait bien triste ce matin à Paris. Et partout ailleurs aussi.

     

  • Dégustation du lundi 283

    Là, on a frappé fort. Un tout grand Clos ! Mémorable.

    Un début tout en douceur, avec un blanc à la robe claire et au nez aromatique et floral sur des notes citronnées. La bouche, exubérante, puissante, chaude et ronde sur des notes d'alcool et de citron nous envoie dans le Sud. On évoque la Roussanne ou la Marsanne pour ce vin 100% Rol (ou Vermentino) : Le Clos St-Vincent 2014 en Vin de Bellet.

    On poursuit avec un premier rouge à la robe foncée et au nez sur le fruit. En bouche, c'est bon, précis, avec un fruité bien tenu : c'est gourmand, fin, structuré et très long. On est dans le Rhône ou le Languedoc. Le Petit Xavier en Vin de France, Xavier La Ciboulette. Un vin de Xavier Vignon, oenologue.

    C'est à ce moment précis que les choses s'emballent et que tout monte, tout d'un coup, de plusieurs crans. Le Clos passe à la vitesse supérieure. Et sans s'être concerté au préalable.

    Tout d'abord avec ce vin à la robe rubis clair et au disque évolué. Très beau nez et bouche admirable, sur le Pinot noir, puissante, âgée, sur de la fraîcheur et de la finesse, pas trop chaptalisée et avec une belle acidité en finale. Magnifique. Chambolle-Musigny "Les Amoureuses" 1999 du Domaine Amiot-Servelle. Pour la petite histoire, c'est la dernière d'une caisse de 6 achetée à l'époque. Les 5 autres, dégustées au fil des années, se sont révélées décevantes à chaque fois. Mais quel plaisir avec celle-ci !

    Ensuite, avec ce vin à la robe rubis et dont le superbe nez, accueillant, laisse présager plein de choses. En bouche, il semble plus vieux que ce qu'il ne paraît, mais c'est vraiment très bon avec son côté lacté, fumé, toasté et ces belles notes de violettes. Mes 4 comparses se perdent à Bordeaux sur un Merlot de la rive droite ou en Rhône méridional et jurent que si c'est un Bandol, ils passent ensembles sous la table. Ce qu'ils firent. Château de Pibarnon 1990 en Bandol. Magnifique aussi.

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    J'ai oublié de noter la robe et le nez du 5ème flacon, tellement la bouche était  dans la même lignée que les 2 précédentes : il a du corps sans en avoir trop, une belle rondeur et une incroyable puissance, sans chaleur, bien mûr et avec une acidité parfaite. C'est aussi sanguin avec des notes de garrigue et la finale de ce vieux vin accompli est magnifique. Torres Gran Coronas Mas La Mana Gran Reserva 1990. Splendide.

    La bouteille suivante, à la robe rubis clair présente un nez de fruits rouges, de fraises, avec quelques notes de volatile. En bouche, une certaine sucrosité, des tannins qui ressortent un peu, un côté mentholé sur des notes de mandarines et d'oranges, et d'autres, chocolatées. C'est très bon également et on est sur Châteauneuf-du-Pape : Clos des Papes 2003 de Paul Avril.

    La septième et dernière bouteille de la soirée avec sa robe foncée et son nez divin nous présente une fort belle bouche bien équilibrée, plus âgée sur des vieux fruits, mais un fruité précis, et c'est fort bon. Il subsiste une fort belle acidité qui nous fait dire que ce n'est pas un vin sudiste. Certains partent en Cabernet, d'autres en Rhône, un dernier à Tavel en vin Nature sur un grand terroir : La Cuvée du Papet 1998 Clos du Mont Olivet en Châteauneuf-du-Pape. Bref une magnifique dégustation ce lundi soir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

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  • Au revoir Bee Green, bonjour La Ferme du Peuplier...

    Petit émoi samedi passé au marché de Woluwé Saint Lambert : mon producteur de fruits et légumes Bio n'était pas là ! Cela fait un fameux vide.

    Heureusement, ce samedi, Guillaume Le Hardy (Bee Green) était bien là et discutait avec des clients. Je remarque que les étals ont changé; la disposition est autre, c'est plus ordonné et de belles étiquettes de prix ont fait leur apparition. L'absence du week-end passé s'explique peut-être par ce changement qui a dû être mis au point.

     

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    Et bien non. Guillaume Le Hardy arrête provisoirement pour raisons personnelles, et cède son emplacement à Gwenael Du Bus, de la Ferme des Peupliers, un gars qui a la même philosophie et avec qui il a souvent travaillé et échangé des produits. Et il était là, ce samedi matin, pour expliquer son départ à ses nombreux anciens clients.

    Les fruits et légumes Bio de la Ferme des Peupliers sont parfaits, ultra frais, bien présentés, et le plaisir de se rendre au Marché le samedi matin va donc se poursuivre avec ce nouveau maraîcher, pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives et de notre santé. Et bonne route à Guillaume.

     

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    Marché : le samedi matin à Woluwé-St-Lambert sur la Place Saint Lambert (08h à 13h).

  • Et si on partait en week-end à Bandol ?

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  • Dégustation du lundi 282

    Encore une dégustation du Clos, à 4 et chez moi, ce lundi soir. Avec un blanc à la robe paille comme mise en bouche. Nez sur les agrumes et belle fraîcheur, et bouche franchement agréable, vive et fraîche qui nous mène dans le nord sur un Sauvignon. C'est très citronné en finale avec un petit côté salin très agréable. Ce n'est pas un Sancerre, mais on n'est pas loin : Les Blanchais 2012 Menetou-Salon de Pellé.

    On passe aux rouges, avec un premier vin à la robe rubis et au nez qui rend perplexe sur la région. En bouche, un vin jeune, boisé, avec un côté pas mûr du Pinot Noir, si cela en est. C'est en tout cas le beau travail d'un vigneron qui arrondi bien les angles. Nous ne sommes pas en Bourgogne mais en Beaujolais, sur un Gamay de compétition : Les Moriers 2011 Fleurie de Jules Desjourneys La Chapelle de Guinchat.

    Le second rouge, avec sa robe noire et son fort beau nez nous offre une bouche un peu trop fraîche (t° de service) mais très bonne. C'est sanguin, fumé, fondu, sur une belle longueur, riche et élégant. Il y a une belle complexité, de la finesse, de la fraîcheur et c'est très racé, sur une très belle attaque. Seul petit défaut : un petit côté papier en fin de finale. Inutile de vous dire que personne ne trouva le vin : Bandol, Côte Rôtie, Bordeaux, Roussillon, France, Espagne  Italie, Europe, Etats-Unis, Amérique du Sud, Afrique, Océanie, Australie, Nouvelle-Zélande, tout y passa, en vain... Pétales d’Osoyoos 2012  BC VQA Okanagan Valley Canada (Second vin d’Osoyoos Larose). Le Canada : une première au Clos. Merci Vinatis, pour cette belle découverte.

    On poursuit la dégustation avec un vin à la robe rubis et au nez de vin nature, sur du noyau de cerise et du fruit. On est en Cabernet Franc ou Sauvignon de Loire. Bonne buvabilité, fin de bouche un peu fluette et légère qui tombe à rien. C'est l'entrée de gamme de ce vigneron qui fait toujours dans la dentelle : Jours de Vigne 2013 Domaine de Cazanban en Vin de Pays des Côtes de Lastour.

    Le cinquième flacon de la soirée est très bon, sur du jus de cerises. Certains le situent dans le Nord à côté du précédent, d'autres plus au Sud : La Sagesse 2013 Gramenon en Côtes du Rhône.

    Le sixième, dont le bouchon s'est désintégré en 4.277 morceaux est imbuvable et c'est dommage : Bonnes Mares 1979 du Domaine Drouhin-Laroze.

    Heureusement, on acheva cette belle dégustation sur un Domaine des Baguiers "Cuvée Gaston Jourdan" 1998 en Bandol, un vin agréable, net, qui se laisse boire. Robe étonnamment noire malgré l'âge. Certains évoquèrent le fait qu'il attaquait un peu les gencives ou quelques traces de sécheresse en finale, mais, à cette heure de la dégustation, faut-il encore porter crédit à ces commentaires ? D'autant plus que j'achève le fond de bouteille ce soir. Et bien, je suis d'accord. Dont acte. Mais qu'est ce que c'est quand même fort bon et jeune !

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Bonne semaine à tous.

     

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