• Le Traité Transatlantique négocié en secret et dans l'ombre depuis 2 ans...

    "J'exclu la possibilité que le parlement allemand ratifie le traité du TTIP (Traité du partenariat transatlantique de commerce et d'investissement) entre l'Union européenne et les Etats-Unis, car le Bundestag ne peut ni contrôler l'exécution de cet accord, ni l'influencer d'une manière quelconque", a déclaré l'homme politique allemand au groupe de média allemand Funke Mediengruppe.

     

    Norbert Lammert partage entièrement l'opinion du ministre de l'économie Sigmar Gabriel. "L'ambassade américaine fournit une information insuffisante, c'est pour cette raison que ni le gouvernement ni le parlement n'ont rien à discuter", a déclaré M.Lammert cité par le journal allemand Die Zeit.

    Norbert Lammert a convenu avec le président de la Commussion européénne Jean-Claude Junker sur le fait que les documents présentés aux négociations devraient être accessibles à tous les Etats-membres de l'Union européenne, a souligné le président du Bundestag.

    L'Union européenne mène des négociations à huis clos sur le TTIP depuis juillet 2013. Le TTIP est censé réduire les coûts et éliminer les barrières dans les relations commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Les opposants au TTIP estiment qu'il ne reflète que la position des multinationales intéressées par une réduction des contrôles et un affaiblissement des mesures de régulation économique en Europe." (Source : Sputnik France).

    Si même le Parlement allemand n'est pas mis au courant par la Commission européenne de ce qui est négocié depuis 2 ans avec les Etats-Unis, en secret et dans l'ombre, qu'en est-il du citoyen lambda européen qui souhaiterait comprendre les enjeux et faire valoir son adhésion, ou non, à ce méga-Traité dont les conséquences seront lourdes, pour chacun d'entre-nous, au niveau environnement, santé, alimentation, énergétique, et j'en passe ? La démocratie, vous vous rappelez de ce que c'était ?

     

  • Derniers petits plaisirs de la terrasse...

    Bien que les prochains jours s'annoncent beaux, secs et doux, rien n'y fait : l'hiver approche à grands pas, bien que le mois de novembre puisse encore nous réserver de belles surprises...

    C'est donc avec une certaine nostalgie que j'ai fait le tour de la terrasse. J'y ai découvert les dernières framboises, délicieuses comme en plein été.

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    Une des dernières fraises de mes fraisiers "Charlotte" retombants. Ils sont normalement productifs jusqu'aux premières gelées...

     

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    Les dernières figues d'automne, bien mûres, ne demandent qu'à être cueillies sous peine de faire le régal des oiseaux et dernières guêpes égarées. Les figues de l'été prochain sont déjà là...

     

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    Et les dernières roses éclosent également et parfument ce lieu un peu sauvage dans lequel j'aime me ressourcer de temps à autre. Quelques pots, quelques plantes, quelques fleurs et c'est tout un micro-monde qui s'installe sur votre terrasse, pour votre plus grand bonheur.

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  • Dégustation du lundi 281

    Encore un lundi soir, encore un Clos et encore une belle soirée lors de laquelle nous avons mis notre nectar blanc 2015 (une première dans l'histoire du Clos) dans des plus petits contenants. Soutirage et mise en bouteilles prévu pour fin novembre.

    La soirée débuta pourtant mal avec un premier vin blanc mort et bouchonné : Mas de Daumas Gassac 2013 en Haute Vallée de Gassac.

    Le second blanc, à la robe jaune et au nez discret et léger sur des notes florales et de coing nous offrit une bouche beurrée, avec une bonne acidité, sur des agrumes. Bien que jugé trop extrait par certains, trop chaud, avec un manque de salinité et de fraîcheur, on lui reconnaît une jolie trame et un côté plaisant, complexe et minéral. Et tout le monde est au sud et se plante : Les Houx 2012 en Muscadet sur lie de Jo Landron en Sèvre et Maine. Pas mal.

    On passe aux rouges avec un premier vin à la robe trouble et nature. Au nez, je confirme le vin nature : jus de fraises écrasées avec une pointe de noyau de cerises. Et en bouche, pas de doute, c'est bien un vin nature : un jus léger avec un perlant léger. Ce n'est vraiment pas mon truc. Et pourtant, certains trouvent cela vraiment bon. ils évoquent un pinot noir bourguignon ou un pinot noir de Loire, avant que quelqu'un n'évoque un Gamay, ce qui s'avèrera exact : Expectatia en Vin de France de Christian Dutroux. On suppose en 2014 puisque mis en bouteille en mars 2015.

    Le second rouge présente une robe plus foncée (ce n'est pas difficile) mais avec quelques années d'évolution quand même. Le nez est plus classique, sur le fruit. C'est chaud, mais on est au nord. En bouche, ce n'est ni boisé, ni confit : noyau de cerises, alcool, un côté soyeux en fin de bouche, sans sécheresse. Il reste une sucrosité que Rayas n'aurait pas et on pense donc à un bourgogne chaptalisé : Chambolle-Musigny Premier Cru "Derrière la Grange" 1990 du Domaine Amiot-Servelle. Souvenirs, souvenirs...

    On poursuit avec un vin à la robe foncée et au nez de vin Nature. En bouche, un Cabernet de Loire entre 1 à 5 ans, dans un grand millésime mûr. Beaucoup de tannins pas encore enrobés, mais c'est soyeux et fondu. Certains s'extasient devant la pureté du fruit qui s'exprime. Loire ? Oui. Cabernet Franc ? Oui. Vin Nature ? Oui. Angers ? Non. Anjou ? Oui. Grappes entières 2011 en Anjou du Domaine Mosse. Belle bouteille d'Agnès et René.

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     Le dernier rouge de la soirée, à la robe noire et au nez jeune et épicé, expressif et attirant, mais qui s'atténue un peu à l'aération, présente une bouche fraîche et pourtant très mûre, avec des tannins fins et délicats enrobés et de la vivacité en fin de bouche. On l'apprécie bien. Il y a des notes de garrigue. Le Mourvèdre est éliminé, et les notes métalliques poussent à penser à une Syrah du nord : Côte Rôtie 2013 de François et Fils.

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Chez moi, vu les congés qui arrivent déjà.

  • La viande rouge et les charcuteries sont cancérigènes selon l'OMS...

    Les amateurs de bidoche vont se sentir mal...

    Déjà que les horribles images provenant des abattoirs sont dures à digérer, et que la pollution des élevages intensifs (principale cause d'émission de CO2 dans le monde, principale cause du déboisement des forêts primaires pour créer des cultures intensives OGM pour nourrir le bétail, principale cause de la pollution des cours d'eau, nappes phréatiques et océans) pèsent sur la conscience des carnivores, voilà l'info qui tue :

    "Les soupçons se confirment. Dans un document mis en ligne lundi 26 octobre et publié parallèlement dans la revue médicale The Lancet Oncology, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé le classement de la consommation de viande rouge comme « probablement cancérogène pour l’homme » (Groupe 2A). Celle des produits carnés transformés a été classée comme « cancérogène pour l’homme » (Groupe 1). Ces conclusions rejoignent celles avancées par l’Institut national du cancer (INCa) dans un état des lieux des connaissances publié en juin, qui considérait comme un facteur de risque « les viandes rouges et charcuteries pour le cancer du côlon-rectum ». Le Dr Christopher Wild, le directeur du CIRC, explique :

    Le terme de viande rouge comprend « tous les types de viande issus des tissus musculaires de mammifères comme le bœuf, le veau, le porc, l’agneau, le mouton, le cheval et la chèvre ».

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    Les produits carnés transformés (encore appelés viande transformée) font, eux, référence à « la viande qui a été transformée par salaison, maturation, fermentation, fumaison ou d’autres processus mis en œuvre pour rehausser sa saveur ou améliorer sa conservation ».

     

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    « La plupart des viandes transformées contiennent du porc ou du bœuf, mais elles peuvent également contenir d’autres viandes rouges, de la volaille, des abats ou des sous-produits carnés comme le sang », précise le CIRC. C’est le cas du jambon, des saucisses, du corned-beef, de même que des viandes en conserve, des préparations et des sauces à base de viande." (Source : Le Monde.fr)

     

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    Moi qui n'ai plus consommé le moindre atome de viande-par dégoût- depuis mes 16 ans (excepté un blanc de poulet une à deux fois par an), je n'ai aucun souci. Mais, si j'étais un gros amateur de bidoche, d'entrecôtes, de steaks, de gigots, d'andouillettes et autres boudins, saucisses et saucissons, je ne le vivrais pas bien du tout...

     

     

     

  • C'est l'automne...

     

    Arrêtez-vous un instant et regardez autour de vous : c'est l'automne et les couleurs sont magnifiques ! Bonne semaine ensoleillée et douce (sauf mercredi, à ce qu'il paraît).

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  • Dernière poêlée de ceps...

    Déjà la fin de la saison des ceps ! Je suis quand même parvenu à encore trouver quelques spécimens dignes de ce nom et qui termineront poêlés, comme il se doit.

     

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    Le cep, quand il est croustillant au dehors et moelleux à coeur est un véritable délice. Le roi des champignons, avec, bien évidemment la morille (avril-mai).

    Un toast aux cèpes, légèrement aillé, est un régal en cette saison. Tout comme une poularde aux morilles et à la crème. Deux plats de saison à ne pas manquer ! Et à accompagner d'une bonne bouteille de rouge, bien entendu.

     

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    Evitons quand même les champignons qui viennent des pays de l'est en raison de la pollution, et privilégions les champignons belges ou français ramassés en pleine forêt, à l'écart des routes ou autres sites pollués.

    Et, en dehors de la saison, les champignons déshydratés de SuperSec, cueillis dans des réserves naturelles, loin de tout site pollué, sont la garantie d'un produit sain.

    Car le champignon est un capteur de polluants et grand absorbeur de métaux lourds et peut vite s'avérer nocif s'il est cueilli n'importe où. Il ne faut donc pas en abuser et juste se faire plaisir de temps à autre. Bon appétit !

  • Dégustation du lundi 280

    Petite dégustation du Clos ce lundi soir, pas que les flacons n'étaient pas à la hauteur, mais plutôt le contenu...

    Un vin blanc pour mise en bouche, à la robe claire flashy, et au nez de Chardonnay du Jura.Pas mal en bouche : tranché, belle acidité, notes d'agrumes, petit côté perlant, vraie minéralisé avec un côté salin, incisif, sans boisé. On évoque Ganevat et on est en mâconnais : Clos des Vignes du Maynes 2010 en Mâcon Cruzille de Julien Guillot.Un Domaine qui existe et produit du vin depuis 910 ! Que de générations de vignerons...

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au nez sur le fruit avec des notes de macération carbonique. Le côté bonbon caricatural s'efface vite après aération. La bouche balance bien sur des notes de garrigue et d'épices fumées, mais aussi un beau fruité présent jusqu'en finale et de la fraîcheur. Tannins présents mais pas asséchants. La Glacière 2013 du domaine de La Glacière. Un Vin de Pays (Nature) en Côtes du Rhône sud, composé de Carignan, Grenache et Syrah. Pas mal.

    Et c'est ici que les choses se compliquèrent. D'abord avec ce Château du Hureau 1995 "Cuvée Lisagathe" en Saumur Champigny de Philippe et Georges Vatan. Bouchonné.

    Puis avec ce Ribeira del Douro Reserva Tinto Valbuena 3 Cosecha 1987, Bodegas Y Vinedos Vega Sicilia, sec, mentholé et boisé à mourir. 

    Enfin, avec ce vin au nez de fromage et à la bouche asséchante également et des tannins persistants jusqu'en finale : Château Pradeaux 2000 à Bandol. Je ne connais pas l'origine de cette bouteille que je n'ai pas amené, mais Pradeaux 2000 est bien meilleur que cela, et tout à fait autre.

    Comme on était un peu restés sur notre soif, on déboucha encore un Domaine Hauvette 2011 "Le Roucas" en Baux de Provence, au très beau nez net et précis sur des petits fruits, mais, en bouche, un peu coincé et trop d'élevage (boisé) sur des noyaux. Peut-être un problème de jeunesse ? A regoûter dans quelques années...

    Espérons seulement que cela aille mieux lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 279

    Toute belle dégustation à l'aveugle ce lundi soir, comme on s'y attendait, pour fêter un anniversaire. Même si ce jour fût assombri par les drosophyles Suzuki qui osèrent piquer nos magnifiques grappes, laissant présager une vendange 2015 très maigre et peu qualitative, une piquette, quoi...

    Champagne pour débuter, avec un nez fin et délicat sur des noisettes et de la pelure de noix, avec un très léger côté oxydatif. Puis en bouche, on part sur le citron, finement toasté/boisé, juste comme il faut. C'est très bon : on dirait une enveloppe de Pinot Noir avec un coeur de Chardonnay. C'est un Selosse, mais en Pinot Noir, fait par un gars qui la touche bien, avec un travail intelligent d'élevage. Krug ou Bollinger ? Bollinger R.D. 2002 Extra Brut Grand Cru, composé de 60% de Pinot Noir et de 40% de Chardonnay et dégorgé le 22 octobre 2013. Tout beau.

    Premier rouge, à la robe évoluée assez claire et au nez de cuir et fruits rouges. En bouche, très agréable, encore jeune pour son âge, sur des notes de cuir rond, des notes bordelaises sans sécheresse, du cacao. Belle buvabilité bien qu'un peu maigre, avec un manque de corps et de concentration. Loire en vin nature pour moi, et trop fluet. Racines Les Cailloux du Paradis 1999 de Claude Courtois en Vin de Table Français à 12°45, en Sologne (près de Cheverny et Blois). Un des vignerons à l'origine des nouveaux vins Nature. Boire un Vin Nature de 16 ans d'âge est une première au Clos.

    Le second rouge présente également une robe évoluée et un nez sur l'amande. En bouche, toujours l'amande, avec un élevage présent mais assez d'alcool pour porter le vin. Alcool bien tenu et belle longueur pour ce Vosne-Romanée Aux Brûlées 1994 en Premier Cru du Domaine Méo-Camuzet.

    Le suivant, à la robe plus foncée, vive et éclatante, mais au disque évolué, présente un nez floral et sucré. La bouche, concentrée et sucrée nous dirige vers un millésime chaud, avec cette sucrosité qui revient en finale. Mais c'est sec, avec les fruits et tannins qui commencent à se fondre, grande puissance et manque d'un peu d'acidité. Le Gréal Hermitage 1999 de Marc Sorrel à Tain l'Hermitage.

    Déjà la cinquième bouteille avec ce vin à la robe noire et au disque légèrement évolué. Un nez de Côtes du Rhône luxuriant, avec de la vanille qui ressort à l'aération. Bouche : matière élaborée, chaleur, boisé qui ressort en finale, mais sur un beau fruité qui hélas disparaît à l'aération. Pendant que les autres se perdent en Tannat ou en Languedoc, je reste en Rhône : La Turque 2000 en Côte Brune Côte Rôtie de E. Guigal. Un peu déçus..., même beaucoup.

    On passe au suivant, à la robe noire et au nez animal avec des notes de pruneau. La bouche est très amusante, avec une attaque super riche, serrée, dense et tannique, mais aussi des fraises des bois et des fruits noirs, et du sirop de griottes. Clos Saint Jean 2009 en Châteauneuf-du-Pape.

    On acheva la dégustation avec un vin à la robe cognac et au nez très parfumé sur des notes de moutarde, de curry, de miel, de tomates, de pain d'épices, de tabac, de cannelle, et d'un brin de sauce Worcester... Une explosion olfactive. En bouche, c'est bon et long, avec de l'oxydation en fin de bouche. Mais on est perdus : vin muté ? Non. Vin jaune ? Non. Vin blanc évolué ? Non. Un vin rouge non muté de plus de 60 ans, produit que dans les tous grands millésimes : Conterno Vino Monfortino 1952 Giacomo Conterno Monforte d'Alba Piemonte d'Alba (bouteille n° 3869). Total respect, même si le plaisir en bouche n'était pas énorme.

     

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain, et des nouvelles de la vendange 2015 du Clos aussi.

     

     

     

     

  • Voilà ce que l'on nous prépare...

    Dans L'Echo de ce week-end, un petit tour de table de ce que les start-ups de l'agroalimentaire nous préparent :

    1. MUUFRI : Planche sur du lait sans vache qui devrait être commercialisé début 2016. Ils affirment que le lait de vache contient moins de 20 composants et 87% d'eau, ce qui est idéal à reproduire artificiellement en laboratoire, avec 6 protéines pour la structure du produit et 8 acides aminés pour le goût. Renseignements pris, le vrai lait de vache contient bien plus de choses que cela : 10 acides saturés, 3 acides mono-insaturés et 3 acides poly-insaturés, 1 glucide, 15 protéines, 10 minéraux, 12 vitamines, une hormone de croissance et de l'insuline.  Soit 56 composants naturels. Je n'aime pas les gens qui simplifient les choses...
    2. Impossible Foods : A découvert le composant (la myoglobine, une protéine présente dans les tissus musculaires) qui donnait à la viande son goût unique et l'a remplacé par un équivalent végétal (molécules avec des liaisons métallo-protéiques comparables). Selon un journaliste du Financial Times qui a pu goûter un de leur hamburger, il n'y a aucune différence de goût avec une véritable viande de boeuf. Et Impossible Foods va également produire des fromages, sans lait. Commercialisation 2016.
    3. Beyond Meat : Commercialise déjà aux Etats-Unis du poulet sans poulet : morceaux de faux poulet fabriqués à base de protéines végétales, qui auraient la texture et le goût du véritable poulet. L'entreprise commercialise également de la viande hachée et des hamburgers, sans viande.
    4. Hampton Creek : Depuis 3 ans, commercialise des produits de grande consommation, mais sans oeufs. Principalement de la mayonnaise (Just Mayo) et des biscuits (Just Cookies). Hampton Creek prévoit de sortir 30 nouveaux produits dans les 3 ans (dont des omelettes, des pâtes alimentaires et de la pâte à crêpes)...
    5. Soylent : Commercialise une poudre qui, mélangée à de l'eau, contient tout ce dont un être humain a besoin pour se nourrir. Cet été est sortie la version 2.0 de Soylent, une nouvelle composition prête à boire à 3 dollars la portion. Fini les courses, la cuisine, le temps passé à table, et la vaisselle. Quel gain de temps, mais quelle pauvre vie...

    Tous ces produits artificiels, bourrés de produits chimiques seront très bientôt disponibles dans les rayons de vos grandes surfaces préférées (dès que le Traité Transatlantique sera signé). Bon appétit !

    Ils ont juste oublié le plaisir de faire ses courses, de choisir des produits de saison et de terroir, de discuter avec les producteurs ou éleveurs, de cuisiner ces mets et de les servir, de passer du temps à table en les dégustant. Soleil Vert : on y arrive...

     

  • La fin de la vraie pâtisserie...

    Article intéressant d'un grand Pâtissier-Chocolatier dans La Libre de ce samedi au sujet des recettes actuelles et des contraintes incroyables imposées par l'AFSCA (encore elle) au niveau des ingrédients.

    Ce passionné des bons produits (il faut voir comment ses yeux pétillent quand il vous raconte comment il est encore parvenu à améliorer sa recette de la Madeleine pour qu'elle soit vraiment parfaite) déplore qu'aujourd'hui, on prône le n'importe quoi en cuisine : n'importe quels ingrédients assemblés n'importe comment pour sortir un plat ou un dessert, sans aucune connaissance des véritables recettes historiques et de la magnifique chimie qui les accompagne (d'abord tel ingrédient, puis tel autre, etc...).

    Et lui, qui a grandi dans la très célèbre Pâtisserie bruxelloise tenue par son grand-père et par son père, déplore également qu'il va très bientôt devoir abandonner les succulentes recettes traditionnelles qui ont fait la réputation de la maison, en raison des normes sanitaires incroyablement strictes imposées par L'AFSCA (l'Agence fédérale de sécurité alimentaire).

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    Un éclair, cela se fait avec une pâte à choux, une bonne crème pâtissière et un glaçage au chocolat. La plupart des éclairs commercialisés aujourd'hui ne sont pas des éclairs. Rien à voir.

    Pour faire une crème pâtissière, il faut mélanger du lait et du beurre de vache et des oeufs de poule. Et cela, pour l'AFSCA, cela ne va pas : on ne peut mélanger des graisses d'animaux différents et des produits frais ! L'AFSCA oblige les pâtissiers d'acheter des oeufs qui sont stérilisés (finis les oeufs frais), les blancs d'un côté et les jaunes de l'autre et seulement des graisses végétales. Le lait de vache entier est interdit, notamment pour faire des glaces. Où allons-nous ?

    C'est la fin de la vraie pâtisserie telle que nous l'avons toujours connue et des délicieux gâteaux d'antan qui ont fait le bonheur gustatif de générations de clients heureux.

    Place aux mousses artificielles, aux oeufs industriels stérilisés, aux biscuits et croquantines industrielles, aux crèmes stérilisées, au sirop de glucose et au chocolat aromatisé, aux colorants et conservants. Ce n'est plus de la pâtisserie, c'est de la malbouffe. Car, comme vous le savez, avec de mauvais ingrédients, impossible de faire quelque chose de bon !

    C'est, à nouveau, un pan de notre renommée gastronomique internationale qui fout le camp, après nos fromages au lait cru... Merci l'AFSCA.

    Je me demande, mais cela reste entre nous, si l'AFSCA ne vise pas, sous prétexte de sécurité alimentaire, d'uniformiser le goût des aliments afin qu'un fromage américain (si on peut appeler cela du fromage) goûte la même chose qu'un fromage belge, et idem pour la Madeleine (qui n'en sera plus une) ou le Javanais. Ce qui permettrait de signer le fameux Traité Transatlantique (dont personne ne veut) avec les USA puisque tout serait pareil. Mais cela, c'est juste entre nous. A moins que tout cela ne soit dicté par le Codex Alimentarus..., c'est-à-dire par les multinationales agro-alimentaires mondiales qui rêvent de nourrir la terre entière.

    Mais avant de m'attaquer aux oeufs de poules et au lait frais, à la place de l'AFSCA, je m'inquièterais quand même beaucoup plus de toutes les saloperies qu'on trouve dans l'eau potable, dans les aliments et boissons emballés dans du plastique ou de l'aluminium, dans les poissons et le bétail d'élevage industriel, dans les fruits et légumes non bio, dans toute la malbouffe industrielle commercialisée, et j'en passe. Car là, on ne parle pas que d'une simple intoxication alimentaire, mais de cancer, de diabète, d'obésité et de maladies cardio-vasculaires. C'est quand même beaucoup plus grave.

    Et dépêchons-nous de goûter une dernière fois ces pâtisseries traditionnelles de Christian Nihoul avant que ce ne soit plus possible...

     

  • Dégustation du lundi 278

    Petite dégustation fort sympathique à 4 ce lundi soir, et à Uccle pour changer.

    Un vin blanc pour débuter les festivités au nez alsacien parfumé. En début de bouche, un peu perlant, du sucre résiduel qui s'efface en finale car le vin est vif et tranchant. Belle minéralité et fort belle longueur, de la tension et une acidité vachement impressionnante : Keller 2006 Riesling Trocken Westhofen Brunnenhäuschen Rheinhessen.

    On passe aux rouges - et pas facile après un tel blanc - à la robe foncée et à l'agréable nez multiple, varié, pas coincé, sur la finesse avec des notes de garrigue. En bouche, c'est animal et sauvage, sur du noyau de cerise et du réglisse en finale, avec de la fraîcheur. On hésite entre Grenache et Mourvèdre. L'un part en Languedoc, l'autre sur Faugères, et le troisième, me connaissant, sur Bandol : Domaine de la Bastide Blanche 1990 cuvée Estagnol à Bandol. 25 ans le gaillard !

    Le flacon suivant s'avère bouchonné. Dommage : Cornas 1994 de René Balthazar.

    Son remplaçant vite trouvé, vite débouché, présente un très beau nez assez massif sur les fruits noirs, les fruits rouges, la prune. En bouche, cela balance. Pas de bois, que des tannins. Il y a des notes de fruits, de café, un petit côté métallique, de l'élégance et de l'alcool, et des notes salines qui poussent à en reboire : Cornas "Les Vieilles Fontaines" 1996 d'Alain Voge. Densité, sapidité, une des plus grandes Syrah du Rhône, à ce qu'on dit...

    C'est alors qu'on repasse aux blancs avec un vin jaune, au nez de Jura, un peu bourru avec un côté cassonade. En bouche, de la noix. C'est frais, fluet, avec ce côté caricatural de cassonade, puis acidité et longueur. Un côté curry un peu lourd et moins d'harmonie et moins équilibré que le Tissot de la semaine passée, dans un millésime un peu mou. Non, 1991 ! Château Chalon 1991 Vin de Garde de Jean Macle dans le Jura.

    La dégustation de ce lundi aurait très bien pu s'arrêter là si certains n'avaient pas dégainé de nouvelles cartouches...

    On dégusta donc dans l'ordre, et le désordre :

    Une Cuvée de la Reine des Bois 1998 du Domaine de la Mordorée de Delorme, propriétaire récoltant, en Châteauneuf-du-Pape. Au nez abouti, envoûtant et magnifique sur une belle envolée de fruits bien mûrs et délicats : du bonheur ! 

    Le Blanc de Coume Majou 2013 de Luc Charlier en Côtes du Roussillon. 

    Un Madiran Montus 89 Cuvée Prestige. Pas très sexy.

    Un Domaine de La Grange des Pères 2000 Vin de Pays de l'Hérault.

    Et, pour finir, une mythique La Mouline 1990 en Côte Blonde Premier Cru de E. Guigal, partie en vrille et qu'on ne récupérera jamais.

     

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    Lundi prochain, encore un anniversaire à fêter, et aussi la découverte d'un Châteauneuf-du-Pape à dominante Syrah qu'un architecte de renom devrait amener... Qui vivra verra.

     

  • La qualité de l'air à Bruxelles est déplorable...

    632 bruxellois meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l'air dans la capitale. Responsable ? Les particules ultrafines (inférieures à 0,1 micromètre), qui sont les plus toxiques pour l'être humain selon l'OMS.

    On a relevé 243.000 particules ultrafines par cm3 aux alentours de la Place Blyckaerts, et, au niveau de la petite ceinture, on est toujours au-dessus des 50.000 particules ultrafines par cm3, soit au-dessus des normes admissibles. C'est énorme.

     

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    Les membres de la plateforme citoyenne BXLairpropre qui prennent des mesures précises depuis pas mal de temps, ont demandé aux députés bruxellois d'agir : création de zones basses émissions, amélioration notoire des transports en communs, installation d'un péage urbain et mise en place d'une fiscalité réduisant les moteurs diesel, principaux émetteurs de particules ultrafines. Et surtout les Volkswagen, qui d'après ce que j'ai pu lire, émettent jusqu'à 40 fois plus de particules ultrafines que ce que la norme autorise...

    Notons quand même qu'il n'y a pas que les moteurs diesel qui produisent des particules fines : les moteurs à essence aussi, dans une moindre mesure, les feux ouverts aussi, et en général, toute combustion d'énergie fossile.

    Quant à tous ces valeureux cyclistes et joggeurs qui arpentent avec courage les rues et boulevards de notre belle capitale verte, je ne leur donnerai qu'un seul conseil : porter un masque anti-particules fines et ultrafines ! Il en va de votre santé...

     

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  • 30 minutes chrono pour un déjeuner chez Peï et Meï...

    Pris entre 2 rendez-vous, il ne me restait que 30 minutes, ce jeudi midi, pour déjeuner dans un quartier que je ne connaissais pas trop bien. Je m'étais fait à l'idée de manger une pizza rapidos et je remontais la rue de Rollebeek pour trouver ma pizzeria salvatrice quand j'ai eu l'oeil attiré par un resto plein de monde, au contraire des autres.

    J'y suis entré, ai demandé s'il y avait encore une place et s'il y avait moyen de déjeuner rapidement. Une jeune serveuse fort sympathique et souriante m'indiqua une table, et me précisa que le lunch du jour pouvait être servi rapidement, et qu'en plus, elle préviendrait le chef.

    Moins d'une minute après avoir pris place, du pain croquant, un bon beurre et des olives de Kalamata furent déposés sur la table, pour mon plus grand plaisir. L'eau et un verre de Costière de Nîmes furent servis juste après.

    Il n'a pas fallu attendre 2 minutes de plus pour que l'on m'apporte une petite dégustation fort sympathique : betterave et fêta avec un espuma de je ne sais plus quoi, et une petite soupe froide de chicons braisés. Mise en bouche inattendue et parfaite !

     

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    5 minutes plus tard fut servie l'entrée du lunch : un moelleux morceau de Féta servi chaud avec sa sauce au miel et aux épices accompagné d'une petite salade rafraîchissante de chicons. Vraiment bon et original.

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    Il me restait 17 minutes quand fut servi le plat du lunch : un bar de ligne servi avec de délicieux petits légumes, un brin de pesto, une petite sauce savoureuse et une purée de Joël Robuchon à tomber par terre.

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    Un sans faute au niveau accueil souriant et service, respect timing, mais surtout qualité et originalité de l'assiette et le tout pour un prix fort raisonnable : le lunch est à 21 euros ! C'est quand même plus sain et bien meilleur qu'un sandwich ou une pizza, même si l'on n'a pas le temps ! La prochaine fois, je prendrai mon temps pour encore mieux découvrir l'endroit, et la carte que je n'ai pas eu le temps d'ouvrir...

    Peï & Meï, 15 rue de Rollebeek 1000 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi. 02/ 880 53 39.