• B-Fast ou B-Slow ?

    Avec tout le respect que j'ai pour cette équipe et pour le gouvernement qui a mis cette structure en place en 2003, il faut bien avouer que, sur ce coup-ci, c'est raté.

    Quand un tremblement de terre, d'une telle puissance, se produit à 08H11 (heure belge) un samedi matin, l'équipe B-Fast aurait dû partir dans les heures qui suivaient. Pour être les premiers sur le terrain et accomplir leur mission. Décoller le dimanche soir pour arriver le lundi midi sur place, c'est un peu (beaucoup, énormément) trop tard...

    Il ne faut pas s'étonner que le lundi midi l'équipe belge ne puisse atterrir, l'aéroport étant hyper encombré. Et enfin atterrir le mardi soir, puis se rendre dans la région attribuée et pouvoir réellement commencer la mission le jeudi matin ne sert plus à grand chose : 5 jours se sont déjà écoulés...

    Bref, ils reviennent. La prochaine fois, merci de réagir beaucoup plus rapidement et d'arriver quasi les premiers. Le nom de B-Fast sera alors tout à fait justifié. 

    Vous voyez, ce n'est pas parce qu'on est membre de Slow Food qu'on apprécie pas les Fast (je n'ai pas dit Fast-Food).

  • Lobby puissant et pouvoir corrompu...

    L’Union européenne a donné le feu vert à la commercialisation de 19 OGM, dont 11 de l’américain Monsanto. Une réforme prévoit que chaque Etat membre pourra individuellement les bannir.

    Tapis rouge pour Monsanto. L’Union européenne a autorisé vendredi l’importation et la commercialisation de 19 OGM, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d’interdire leur utilisation sur leur territoire.

    Onze produits de la multinationale américaine Monsanto (soja, maïs, colza et coton) figurent au nombre des OGM autorisés, a précisé la Commission européenne dans un communiqué. Les huit autres sont des produits de la firme américaine Dupont et des groupes allemands Bayer et BASF. Dix-sept de ces OGM sont destinés à l’alimentation animale et humaine, deux sont des fleurs coupées.

    Pas de majorité pour ou contre

    Ces autorisations « étaient en suspens », car les Etats membres ne sont pas parvenus à constituer une majorité pour ou contre leur commercialisation. L’autorisation est immédiate et vaut pour dix ans.

    Si les gouvernements européens approuvent la réforme présentée mercredi, ils pourront interdire l’utilisation des OGM sur leur territoire. Dans le cas contraire, les règles applicables seront celles qui ont conduit la Commission européenne à autoriser la commercialisation des OGM ne présentant aucun risque pour la santé animale et humaine dans l’ensemble de l’UE, solution réclamée par les grands groupes.

    Greenpeace a accusé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, « de ne pas avoir l’intention de rapprocher l’Europe des citoyens, comme il l’a promis, et d’agir en faveur des intérêts des Etats-Unis et de Monsanto ».

    Source: L’Express

    Et comme les étiquettes "contenant des OGM" ne sont pas prêtes d'être apposées sur les emballages des denrées alimentaires de vos supermarchés préférés (toujours à cause du même lobby), il ne vous reste plus qu'à consommer BIO, pour être sûr de ne pas en avaler...

  • Dégustation du lundi 264

    Nouvelle dégustation du Clos à 6 ce lundi soir, avec un premier vin blanc à la robe dorée et au nez floral sur des notes de pamplemousse, de pomme et de pêche blanche. C'est fort bon en bouche, avec une superbe attaque sur la finesse, bien que ce soit riche, mais porté par une belle acidité. Et une incroyable longueur pour ce vin mûr, déclassé car trop atypique par rapport à l'appellation : "Je suis viré" 2011 en Vin de France de Philippe Valette. On est en Viré-Clessé, en Bourgogne.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe grenat et au nez de Beaujolais sur une fermentation carbonique. En bouche, il y a un côté chaud assez déplaisant à l'attaque : c'est trop riche et chaptalisé, avec quasi un soupçon de banane en finale. On aurait préféré un bon jus. Raisins Gaulois 2014 en Vin de France de Lapierre.

    Le second rouge présente une robe foncée mais évoluée et un nez de vieux bordeaux pour moi. En bouche, on est sur des notes de Cabernet Franc, sur un élevage fondu, mais sans le poivron, ce qui amène certains vers Chinon, alors que d'autres évoquent un bourgogne ou une vieille Grenache... Les Varennes du Grand Clos 1996 en Chinon du Domaine Charles Joguet. On est ici en Cabernet Franc de pied.

    Le troisième rouge présente une robe identique mais avec un superbe nez lacté sur des notes de cuir, de cigare et de viande séchée. En bouche, c'est un peu chaud, mais pas mal du tout : on est sur le cacao, le menthol, la réglisse et le lard fumé, avec des tannins fondus. Domaine de la Bastide Blanche Cuvée Fontanieu 1990 à Bandol. Un grand flacon acquis sur place en décembre à la vente aux enchères de la Fête du Millésime.

    On passe au flacon suivant, et sa robe foncée. Son nez, avec un soupçon de coccinelle écrasée, nous amène naturellement en Loire. En bouche, c'est fort jeune mais très plaisant avec un beau fruit. Personnellement, j'ai un petit problème en finale avec un côté rafles asséchant, alors que les autres évoquent des tannins enrobés... Grappes entières 2011 en Anjou d'Agnès et René Mosse. 

    Les sixième et septième flacons sont servis en même temps afin de mieux pouvoir les comparer. Et ce ne fût pas aisé ! Le premier a une robe plus claire que le second. Le nez du premier, floral avec des notes de miel, évoque la Bourgogne pour l'un, Morgon pour l'autre. Le nez du second est tout à fait différent et évoque une autre région. Le premier est bon, fin et long, avec du velouté en finale. Il est plus fruits rouges et bourguignon que le second. On évoqua alors un Languedoc pointu. Le second est plus sur les fruits noirs, les pruneaux, les prunes fraîches, avec une élégance absolue malgré le côté épicé. Il paraît moins souple et moins accompli que le premier, avec une finale moins agréable. Mais tous les 2 sont sur la fraîcheur et la finesse. La Rouge Arbin 2011 Mondeuse du Domaine Louis Magnin en Vin de Savoie et La Brova 2009 Arbin, toujours de Louis Magnin en Vin de Savoie. Juste pour info, la Mondeuse est le seul cépage rouge admis en Arbin, et Louis Magnin vient d'arrêter de produire ses vins...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec chacun un très grand flacon pour célébrer, au Clos, nos 18 ans. Qui vivra verra... 

     

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  • Les Saints de Glace...

    Avant de repiquer vos semis et vos plants de tomates à l'extérieur, il est prudent d'attendre les Saints de Glace. Les Saints de Glace sont les jours de la St Mamert (11 mai), St Pancrace (12 mai) et St Servais (13 mai).

    Une baisse de la température pouvant amener une période de gel (souvent nocturne) peut encore être observée jusqu'à cette période, ce qui serait fatal à vos jeunes semis. Il vaut donc mieux attendre et respecter les vieux dictons populaires.

     

    "Attention, le premier des Saints de Glace, souvent tu en gardes la trace."

    "Avant Saint-Servais, point d’été, après Saint-Servais, plus de gelée."

    Et le fait que nous n'ayons quasi pas eu d'hiver et que le mois d'avril fût magnifique ne signifie pas qu'une vague de froid ne puisse encore survenir. Ce fût le cas en 1979 (3 jours  de neige), en 1985 (neige) et en 1994 (grêle, 30 cm d'épaisseur !).

    Mais il peut très bien aussi faire 30° pendant cette période, comme en 1998 !

  • Dégustation du lundi 263

    Une superbe soirée, hier soir, pour fêter les 18 ans du Clos, chez Bon bon. Et pour fêter également l'arrivée de Junior, dit Le Doc, admis comme invité permanent aux dégustations à l'aveugle organisées tous les lundis. Pas de commentaires sur les vins dégustés, l'attention majeure étant portée sur le contenu des assiettes... La suite des aventures du Clos lundi prochain.

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  • L'écailler du Palais Royal...

    Excellent déjeuner ce midi dans cette institution qu'est l'Ecailler du Palais Royal, un restaurant classique autrefois étoilé. J'y étais allé à l'époque avec mes parents et en avais gardé un tout grand souvenir.

    Le décor n'a quasi pas changé et les habitués non plus. A la carte, le banc d'écailler et les mêmes spécialités classiques de la maison, plus d'autres propositions plus contemporaines, ainsi que des suggestions du jour, de saison. Pas de viande, que du poisson : ce qui m'arrange !

    Alors que nos voisins dégustaient les derniers soufflés d'oursins, nous avons opté pour un tartare de Daurade Royale, Yaourt parfumé au Pastis vraiment délicieux, et un chaud-froid de Saint Jacques aux lentilles vertes du Puy, mariné aux truffes, tout aussi incroyable de saveurs et d'équilibre. Suivirent de fort bonnes croquettes de crevettes maison (ce qui devient rare) et un délice de saumon d'Ecosse et de King Crabe.

    On termina ce déjeuner avec une sole glacée aux morilles, sauce au champagne de haut vol, et d'un blanc de Turbot en croûte de parmesan et lard séché vraiment parfait. Le Puligny Montrachet 2010 de Morey et le Domaine de Tempier 2011 en Bandol furent également parfaits.

    Bref, un déjeuner gastronomique mémorable dans un lieu classique non affecté par le temps qui passe, ni par les modes culinaires qui défilent. A conseiller vivement.

     

  • Les premières asperge de Provence sont là...

    Un délice, ces premières asperges de Provence ramenées de Lyon et choisies une par une sur le marché installé le long de la Saône.

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    Simplement servies avec un beurre salé, c'est un pur régal ! Les autres, consommées froides avec une vinaigrette maison, ou ajoutées à une poêlée de légumes verts (brocoli, fèves des Marais, haricots fins, échalotes, cébette, ail violet, courgette et poivron vert) sont l'accompagnement idéal d'un plat qui sent bon la Provence et qui annonce l'été.

    Un goût incroyable, des couleurs magnifiques (base blanche, queue verte et tête mauve), et un produit de saison, bon pour la santé.

    Ces asperges en provenance du Pertuis viennent d'arriver : ne les loupez pas ! Surtout par le temps ensoleillé qui règne pour le moment sur notre Royaume !

  • Week-end à Lyon...

    Voilà bien un ville française qui mériterait d'être plus connue. Il n'y a pas que la Fête de la Lumière : c'est une ville tranquille, magnifique, culturelle et gastronomique.

    J'ai passé 2 nuits dans la vieille ville entre la Place des Jacobins que voici : 

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    et la Place des Terreaux, dont voici également la fontaine, tout aussi magnifique.

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    Puis, cette presqu'île, cernée par le Rhône et la Saône, nous offre des rives superbes :

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    Avec, dans l'ordre, le bâtiment des impôts (on aurait peur d'y être convoqué...), une façade en trompe-l'oeil faisant apparaître au balcon les personnalités lyonnaises dont Paul Bocuse, et enfin l'Ile Barbe.

    En parlant de Bocuse, on évoque évidemment la gastronomie lyonnaise, avec les fameux bouchons (trop axés sur la cochonnaille à mon goût) et autres brasseries et restaurants présents dans tous les quartiers. 

    J'ai fort apprécié le Comptoir des Marronniers, dans la rue du même nom, pour son ambiance rétro qui a traversé les années, mais surtout pour l'assiette et la carte des vins. Une magnifique quenelle de brochet artisanale (qui goûte vraiment le brochet, ce qui devient très rare) et sa sauce homardine, accompagnée d'une superbe Côte Rôtie de Clusel-Roch. Un grand moment. Quenelle Sibilia à acheter aux Halles.

     

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    L'Omble Chevalier était délicieux aussi, tout comme la tarte au citron déstructurée. Grand moment.

    J'ai trouvé Pléthore et Balthazar (Rue Mercière) assez moyen, mais sans doute en raison du peu de choix de poissons à la carte. Magnifique Trévallon 2004 néanmoins.

    L'Institution, plus classique, m'a bien plus également au niveau de l'assiette. Par contre, le Saint Joseph Le Berceau de Bernard Gripa présentait trop de notes d'élevage, pour un vin vanté sur le fruit par le sommelier. Mais bon moment quand même, dont une magnifique sole meunière de 600 grammes...

    Enfin, hier soir, Le Sud (Place Antonin Poncet), énorme, avec des salles et arrières-salles à n'en plus finir, mais très correct et avec un rapport qualité/prix qui explique pourquoi l'endroit est bondé. La Provence, pas fort éloignée est dans l'assiette : soupe du pêcheur, rouille et croûtons, et magnifique bar grillé au fenouil, accompagné d'un superbe Château Rasque Pièce Noble 2011 en Côtes de Provence.

    Pour achever la soirée, l'Eden Rock Café m'a semblé parfait, tant au niveau ambiance, cocktails et concert à l'étage. Hier soir, c'était le groupe Sheraf que j'ai vraiment apprécié. Cela déménageait pas mal, sur des titres que j'adore.

    Quitter Lyon sans s'être rendu aux Halles de Lyon est un crime. Toutes les spécialités lyonnaises vous y attendent et c'est un véritable plaisir ! Quant aux quenelles de brochet, je préfère celles de Sibilia à celles de Giraudet, au niveau du goût. Et j'ai pourtant acheté celles qui contenaient le plus de brochet...

    Bref, si vous avez l'occasion d'y faire un saut, ou une étape lors de vos voyages estivaux, Lyon est une ville à découvrir.

     

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