• Dégustation du lundi 257

    Reprise des dégustations du lundi après cette semaine de vacances pour certains. Chez moi, à 3.

    On débuta les hostilités avec un vin rouge à la robe rubis et au nez de vin nature civilisé. En bouche, un bon petit vin d'attaque, léger et sur le fruit. Perlant aussi. On évoque un Gamay. Y'a bon The Canon 2013 en Vin de France, une cuvée de négoce d'Anne et Jean-François Ganevat. Un Gamay importé du Beaujolais mélangé à 17 autres cépages oubliés du Jura.

    On passe aux choses sérieuses avec un vin blanc à la robe or et épaisse et au nez de vin ouillé du Jura sur des notes de noix fumées, de citron doux et de fleurs. En bouche, on est sur un fruit gourmand sans que les notes de noix ne prédominent. C'est très beau : Arbois Pupillin 2003 de Pierre Overnoy en Arbois. La cire jaune sur la bouteille indique qu'on est en Savagnin. 9 ans et demi d'élevage pour cette bouteille, et la même chose à patienter avant de la boire selon Pierre Overnoy, soit en 2022 !

    On poursuit dans le sérieux avec un vin rouge à la robe foncée et au disque évolué. Un nez de vieux Bordeaux, très parfumé (groseille, framboise, rose et cerise/kriek) avec encore du fruit ! En bouche, du vieux cèdre et un boisé contenu sur de la groseille et des boutons de rose. Et plus il s'aère, plus il passe de vieux vin à un très bon vin, sans aucune lourdeur et avec un belle vivacité. Je pense à un Léoville Las Cases 1982, le second évoque un Mission Haut Brion 1985, et on n'est pas à Bordeaux ! Sassicaia 1983 Tenuta San Guido Bolcheri Vino da Tavola. Une copie conforme de Lafite Rothschild au niveau encépagement. Superbe.

    J'avoue avoir fait un peu baissé le niveau de la dégustation avec les 3 flacons suivants, dégustés en même temps. Les 2 premiers ont un robe un peu plus évoluée que le troisième. Le premier présente un nez de vieux vin mais sympa et expressif. Par contre, ce n'est pas fort plaisant en bouche, avec des notes d'alcool de noix : il est passé. Le second est celui qui plaît le plus, avec son petit côté mentholé. Mais très vite, un défaut apparaît : ce n'est pas bouchonné mais il y a un souci... On se rabat donc sur la troisième bouteille, riche, concentrée, opulente sur un beau fruit, tannique aussi sur du pruneau. Ce vin a tout et il en impose, bien qu'il soit bu trop jeune.

    Nous venons de déguster les 2 premiers millésimes du Domaine Castell Ryenoard (1989 et 1990) et Le Clos Castel 2009 du Domaine Castell Ryenoard à Bandol. C'est intéressant de voir le vin normal des premiers millésimes et la magnifique Cuvée Spéciale récente : quel chemin parcouru !

     

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    Et comme on était en forme, on poursuivi avec un Moulin des Costes 2011 du Domaine Bunan, très beau et prometteur avec sa belle matière, et un Val d'Arenc 2011 plus léger et fruité, avec un petit côté lacté. Tous les 2 à Bandol.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain !

     

     

  • Bandols rouges 2011 (suite)...

    Comme promis, voici mes commentaires de 3 autres Bandols rouges sur le millésime 2011. Après Moulin des Costes du Domaine Bunan, Souviou, La Suffrene et Val D'Arenc dégustés la fois passée, voici La Tour de Bon, La Laidière et la Bastide Blanche. Je n'ai pas sorti ici les cuvées spéciales : on parle donc des vins génériques.

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    La Tour de Bon est le Bandol que je suis depuis des années, avec sa Cuvée Saint-Ferréol. Le premier vin du Domaine présente une robe foncée au disque semblant plus évolué que celui de La Laidière. On est sur une fort belle matière déjà fondue et fort agréable. Je suis impatient de découvrir la cuvée spéciale sur ce millésime, mais c'est trop tôt : il va falloir attendre... 15° à nouveau, cela semble être la norme pour les Bandols rouges sur ce millésime 2011.

    La Laidière titre 14,5°. La robe est identique, mais le disque plus écarlate. On trouve également une belle matière, sur des tannins fins qui doivent encore se fondre en finale. Sinon, c'est fort beau, sur des fruits croquants et avec de la fraîcheur. Pas mal du tout.

    Quant à la Bastide Blanche, le Bandol rouge qu'on trouve le plus dans les magasins Bio ici en Belgique, il offre un premier nez de fruits très mûrs et d'alcool (15° aussi), une robe rubis foncé et une bouche sur la prune, l'eau de vie et la garrigue, mais avec une certaine fraîcheur en bouche. Les tannins, très fins aussi, doivent encore se fondre en finale.

    Bref, ce magnifique millésime 2011 en Bandol nous offre des vins très agréables bien qu'assez alcoolisés. Un millésime difficile à rater... Mais seuls les vignobles d'altitude, ou les vins présentant de l'acidité et de la fraîcheur parviendront à devenir exceptionnels dans les 10 à 30 ans qui arrivent. Vivement 2025, qu'on puisse les déguster !

  • Les bienfaits de la Grenade...

    La grenade, et notamment son jus, sont riches en antioxydants (ellagitanins et anthocyanines), d’excellents éléments qui contribuent à lutter contre le vieillissement cellulaire. Des études menées chez l’Homme démontrent que le jus de grenade pourrait ainsi ralentir la progression de certains cancers comme celui de la prostate, de côlon et du sein.

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    L’une d’entre elles a montré que la consommation de jus de grenade, associée avec du brocoli, du curcuma et du thé vert fait chuter de 63% les niveaux de PSA (Prostate Specific Antigen – marqueur permettant d’évaluer la vitesse de récidive) en six mois chez des patients atteints du cancer de la prostate. Le Pr David Khayat, chef de service de cancérologie à la Pitié-Salpêtrière, expliquait à Sciences et Avenir que, "même s'il n'existe pas de régime anticancer valable pour tous, certains aliments ont prouvé au travers d'études spécifiques qu'ils possédaient des propriétés protectrices". La grenade fait partie de son "top 7".

    Il a également été démontré que la consommation régulière de jus de grenade était un atout dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. En effet, les antioxydants de ce fruit amélioreraient la circulation sanguine, diminueraient l’hypercholestérolémie ainsi que la pression sanguine, et auraient un effet bénéfique sur les lésions athéromateuses. Article de Nathalie Hutter-Lardeau sur Sciences et Avenir.

    Il faut en boire sous forme de jus, ou encore mieux, vous forme d'élixir, et il faut en manger : dans les desserts, dans les salades, sur des carpaccio de poissons ou de Saint-Jacques, comme ici, avec un peu de fruit de la passion : un pur délice.

     

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  • Il faut démanteler nos vieilles centrales nucléaires...

    Les informations partent dans tous les sens : d'une part, on entend que les fissures présentes dans les réacteurs nucléaires sont plus importantes que prévu, et que cela nécessiterait des examens approfondis de tous les réacteurs nucléaires mondiaux - y compris ceux des sous-marins - et d'autre part, on entend que le gouvernement donnerait bien le feu vert pour encore prolonger de 10 ans l'utilisation de nos vieilles centrales...

     

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    D'abord, elles n'ont pas été conçues pour fonctionner si longtemps. Ensuite, avec tous les problèmes mis à jour ces derniers temps, il serait risquer de prendre cette décision. C'est comme une vieille voiture d'occasion qui a fait son temps et qu'on voudrait malgré tout pousser encore un peu plus loin. Sauf qu'ici, on parle de la sécurité de la population belge...

     

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    Enfin, je voudrais bien voir qui va prendre en charge le démantèlement d'une centrale nucléaire belge. Connaître le budget et le planning. Une centaine d'ingénieurs se sont déjà affairés à mettre à l'arrêt ce réacteur et à la déconnecter du réseau électrique. Et ce n'est qu'un début : le démantèlement va durer des années !

     

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    Le coût du démantèlement des centrales était compris dans le coût de l'électricité exorbitant que nous avons payé des années durant à Electrabel, racheté par GDF Suez. Qui va payer, je me le demande...

    Dire que le nucléaire est une énergie sûre et peu chère est faux ! C'est dangereux et très cher si on prend en compte tous les paramètres. Il est grand temps d'en sortir et de se tourner vers les énergies renouvelables et vertes. Pour notre santé à tous.

  • Quelques bandols rouges 2011...

    Testés pour vous, et pour moi..., 4 Bandols 2011, en rouge évidemment.

    Celui qui m'a tout de suite fort plu est le Moulin des Costes du Domaine Bunan, avec une matière phénoménale, sur des grains fins, et sur du fruit mais aussi de l'alcool (le vin titre 15°), 2011 ayant été assez chaud.

    Ensuite, le Domaine de La Suffrene, à la robe foncée également et avec une très belle matière aussi. C'est rond, suave et concentré, mais l'alcool est également là. 15°, et cela ne passe pas inaperçu ! Il faudra voir comment ces 2 vins évoluent dans le temps...

    Les 2 suivants présentent une robe plus claire et moins de concentration. Souviou est sur des notes cuir et animal que j'apprécie, avec un fruité bien présent (14°5). Val d'Arenc (14°) me semble être plus un vin facile, clair, sur le fruit, gourmand mais pas fort typé Bandol selon mes critères (puissance, matière, rondeur, etc...). 

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    A noter que Moulin des Costes et Val d'Arenc ont tous les 2 remporté la Médaille d'Or au Concours Général de Paris en 2014. Ce qui ne veut rien dire, mais soit.

    Je poursuivrai bientôt cette dégustation avec les autres bouteilles que j'ai en cave, à savoir La Laidière, La Tour Blanche et La Tour de Bon, toujours en 2011.

    Quant aux grands Bandols, tel que Pibarnon, Lafran Veyrolles, Tempiers (en Tourtine, Migoua et Cabassaou), Terrebrune, Jean-Pierre Gaussen, Gros Noré et Pradeaux, je préfère les attendre quelques années. Ce serait un sacrilège d'ouvrir un de ces flacons aujourd'hui...

    Idem pour les cuvées spéciales de la Tour de Bon, de la Bastide Blanche et de la Suffrene. A attendre pour pouvoir les apprécier à maturité.

    AAAAHHHH, ces vins rouges de Bandol, quel plaisir ! 

  • Herbal Plus, Up and Up, Finest Nutrition et Walmart : la grande arnaque...

    "Des poursuites judiciaires ont été engagées lundi 2 février 2015 contre les quatre plus grands distributeurs de compléments nutritionnels aux Etats-Unis : Walmart, Walgreen, Target, qui sont des chaînes de supermarchés, et GNC, une chaîne spécialisée dans la distribution de produits nutritionnels. Ces quatre chaînes sont accusées de fraude et de tromperie des consommateurs. 

    En effet, les autorités ont testé leurs compléments nutritionnels les plus vendus. Elles se sont aperçues que 4 produits sur 5 ne contenaient pas la moindre trace des plantes médicinales ou nutriments indiqués sur leur étiquette. 

    Dans la plupart des cas, pilules et gélules ne contenaient que de la poudre de riz et de légumes (carotte, petits pois, etc.). De plus, certains produits prétendaient ne contenir ni blé ni gluten, alors qu’elles contenaient du blé et du gluten. Pire, certaines contenaient des toxines pouvant causer des problèmes de foie et de rein graves, et potentiellement fatals. 

    Beaucoup ne contiennent que des nutriments en quantité trop faible pour faire le moindre effet. Parfois, ce n’est que de la poudre de perlimpinpin. Tous les détails de l’affaire sont publiés dans les colonnes du New York Times. 

    La chaîne GNC est implantée dans les galeries de tous les grands centres commerciaux. Des millions d’Américains leur font confiance, et achètent en particulier la marque maison « Herbal Plus ». Analyses faites, les gélules de Ginkgo biloba « Herbal Plus » pour l’énergie et la mémoire, ne contiennent pas la moindre trace de Ginkgo. 

    Elles contiennent du riz, de l’asperge et… du sapin de noël (épicéas) réduit en poudre !! 

    Dans les supermarchés Target, l’équivalent de Casino en France, six produits de la marque populaire « Up and up » ont été testés. La moitié d’entre eux, Ginkgo Biloba, Millepertuis et valériane, ne contenaient aucune des plantes indiquées sur l’étiquette. 

    Chez Walgreens, une chaîne de pharmacie (drugstores), leur marque « Finest Nutrition » (« la meilleure nutrition ») ne contenait pas non plus la moindre trace d’aucun des ingrédients indiqués sur les étiquettes. Même leurs gélules d’ail ne contenaient pas d’ail. 

    Chez Walmart enfin (Walmart est l’équivalent de Carrefour), même topo : pas trace de Gingko Biloba dans leur produit Gingko biloba, ni de millepertuis dans leur produit millepertuis, ni de ginseng dans le ginseng, ni d’échinacée dans l’échinacée. Seul le complément alimentaire d’ail contenait, parfois, un peu d’ail. 

     

    Je n’ai jamais aimé les supermarchés. J’essaye de les éviter autant que possible. Je suis scandalisé ce qu’ils ont fait à nos paysages. Mais je suis encore plus effondré que les gens y achètent leur nourriture à l’aveuglette. 

    Que savent-ils de l’origine réelle de leur viande, leur poisson, leur fruits et légumes ? Maintenant, on mesure aussi ce dont les supermarchés sont capables avec les produits dont il n’est pas facile de juger de la qualité à l’œil nu. Comment savoir ce qu’il y a exactement dans une gélule ou un comprimé ?" Extrait d'un article de Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation.

     

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    Voilà certainement des milliers d'américains bernés, trompés et volés. Eux qui pensaient améliorer leur santé avec des compléments alimentaires naturels se rendent compte qu'ils n'ont avalé que de la poudre de riz... Voilà qui doit faire mal au moral. Le marché américain des compléments alimentaires pèse plus de mille milliard de dollars par an...

    Comme pour l'alimentation, il faut opter pour la qualité (qu'on ne trouve pas en grande surface, des marges bénéficiaires énormes ayant été négociées) et choisir des producteurs connus et sûrs. Mais pas besoin de compléments alimentaires si votre alimentation quotidienne est bonne et variée.

  • Partir en Crête, un vieux rêve...

    Avec un régime comme le mien, je suis super heureux de pouvoir retourner en Crête cet été ! J'ai un souvenir de ces salades grecques, de cette huile d'olive consommée sans modération sous la chaleur écrasante, de ces poissons grillés et de ces mézzés variés et délicieux que j'ai hâte d'y être.

     

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    Depuis lors, j'ai appris à apprécier l'Ouzo, ce qui ne gâche rien. Et depuis lors, les grecs ont fait d'énormes progrès au niveau de la vinification des vins, ce qui ne gâche rien non plus. Car, à l'époque, ni le Retsina, ni le Demestica, n'étaient buvables... Et il n'y avait que cela... J'ai dégusté de magnifiques vins grecs depuis lors, dont un mémorable Mont Athos 1990. Quel évolution !

    Bref, outre les paysages, les plages paradisiaques, les petits villages authentiques perchés sur les montagne, j'attends beaucoup de ce séjour.

     

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    Et avec une pensée émue pour ce peuple grec qui a tant souffert des mesures d'austérité décidées par le FMI, les banques et la CEE. Un peuple qu'il faut aider à se relever, en y allant en vacances notamment.

     

  • Tout çà !

    Suite au post publié sur la vingtaine de tonnes qu'on mange en une vie, j'ai commencé à faire mes comptes. Assez facile en ce qui me concerne puisque mon alimentation se résume à du poisson deux fois par jour, accompagné de légumes, d'ail et d'huile d'olive, sans oublier le vin rouge à chaque repas.

    Cela donne plus ou moins ceci :

    7 tonnes 465 kilos de poissons (sauvages pour la plupart) ingurgités jusqu'à ce jour. C'est beaucoup, et je suis un peu gêné... 

     

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    Pour vous donner une idée, voici un requin baleine de 7 tonnes :

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    Oui, j'ai déjà mangé tout çà, et autant de fruits et légumes, cuits ou crus.

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    400 litres d'huile d'olive première pression à froid.

     

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    258 kilos d'ail frais, violet de Provence.

     

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    Quant aux vins rouges, j'approche les 10.000 bouteilles, à raison de 2 verres par repas, plus quelques extras dont les dégustations du lundi...

     

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    Pas de pain, très peu de féculents, jamais de viande (sauf forcé durant mes 16 premières années, soit +- 150 kilos maximum), d'oeufs ou de lait, peu de fromages et jamais de sucre.

    Je peux rajouter le thé vert ou noir matinal, accompagné d'une cuillère de miel bio, mais c'est anecdotique. Sauf que cela commence à faire beaucoup de pots de miel...

    Impressionnant quand même, toute cette quantité de nourriture ! D'où l'importance de la qualité de ce que vous consommez pour rester en bonne santé. A méditer.

  • Dégustation du lundi 256

    A nouveau une fort belle dégustation du lundi, à l'aveugle, à 4, avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez de coing et de rhubarbe. En bouche, c'est précis, avec de la concentration, de la nervosité, un brin d'exotique sur de l'abricot confit, mais néanmoins très bon. L'intensité fruitée est bien présente et cela rebondi en bouche pour s'achever sur une finale saline : c'est dynamique et très intéressant à déguster. On est ni en Loire, ni dans le sud : Grand Cru Zotzenberg Sylvaner 2010 du Domaine Rietsch en Alsace. Fort beau flacon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis foncé et au nez lacté sur des fruits rouges. La bouche est également lactée sur une belle trame de tannins fins, avec des notes de noyaux de cerises. C'est léger et frais, mais manque de gourmandise car pas assez de fruits. Un beau vin de soif. On pense Loire ou Beaujolais alors qu'on est en Cahors ! Tu vin plus aux soirée de Fabien Jouves à Cahors. On est en Cabernet Franc et Malbec.

    Le second rouge présente une robe noire et un nez sympathique et avenant de vin bordelais. En bouche, c'est très engageant, très rond (sans barrique neuve) mais cela ne s'envole pas : une bonne chair tout autour, mais il manque le fruit au milieu. On s'attend à une deuxième vague et on l'attend toujours, comme des Sioux. Il manque le côté gourmand... Château Petit Bocq 2000 en Saint Estèphe. Ils devraient refaire comme au 19ème siècle : couper leur vin avec une Syrah des Côtes du Rhône. Ce serait parfait.

    La bouteille suivante nous offre une robe encore foncée marquée par l'évolution et un nez de vin évolué mais engageant, avec son côté sanguin et boîte à cigares. En bouche, un vin rond, généreux et élégant, avec plus de fruit et de gourmandise que le Las Cases 82 de la semaine passée : Château La Lagune 1982 Grand Cru Classé en Haut-Médoc.

    Le quatrième rouge présente une robe noire et un nez charnu mais discret. Pas trop de fruits en bouche et une finale asséchante qui le rendent moins plaisant à boire que le précédent. Troplong Mondot 1990 en Grand Cru Classé à Saint-Emilion. Beaucoup moins de plaisir malgré ses 98/100 de Parker.

    La sixième et dernière bouteille de la soirée nous présente une robe rubis foncé bien évoluée et un nez vachement plus jeune, avec de l'alcool. La bouche est fort belle avec de la sucrosité, un fruit croquant et un côté sud/alcool qui tient sur la longueur. C'est un vin généreux de 15 à 20 ans en Châteauneuf-du-Pape. Exact : Clos des Papes 2000 en Châteauneuf-du-Pape.

     

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    Pas de Clos lundi prochain, vu les vacances. Ce sera donc le lundi d'après. Patience, patience...

     

     

  • Nous ingérons une vingtaine de tonnes en une vie...

    Vingt tonnes de nourriture : c'est plus ou moins ce qu'un être humain consomme dans sa vie. Partant du principe que nous sommes ce que nous mangeons et que la qualité de notre alimentation, tout au long de ces années d'existence, fera que nous serons en bonne santé ou malade, il est primordial de faire attention à ce que nous avalons.

    Dès le premier âge, le fait d'être allaité par sa mère pose déjà de bien meilleures bases que d'être nourri avec des laits industriels.

    Plus tard, les produits bio, sans pesticides ni autres traces de produits chimiques, nous apporteront tous les nutriments nécessaires à notre croissance, sans aucune carence de quoi que ce soit. Ce qui n'est pas le cas avec les aliments provenant des modes de productions industriels ou intensifs.

    Et c'est en étant élevé au goût des bonnes choses, bio, de saison et local, que nous reproduirons cela avec nos propres enfants, en les mettant sur la bonne voie au niveau nutritionnel.

    C'est toute la différence entre vingt tonnes de produits naturels et goûtus, bourrés de vitamines, d'acides aminés, d'enzymes et de fibres bienfaisantes par opposition à des aliments morts, raffinés et vidés de toute substance nutritive, et bourrés d'additifs chimiques industriels nocifs, d'arômes artificiels, de conservants et de colorants qui ne peuvent que conduire à l'obésité, au diabète et à toutes les maladies dont le cancer.

    Vous allez me dire qu'on n'a jamais vécu aussi vieux aujourd'hui, malgré les fast food, les produits light et la malbouffe industrielle, et que donc vous vous en foutez. Réfléchissez juste au fait que ceux qui meurent aujourd'hui, à des âges de plus en plus respectables, ont bénéficié des bonnes bases citées plus haut, ce qui n'est plus le cas des enfants nés avec les 2 parents qui travaillent et n'ont plus le temps d'allaiter, de faire les courses et de cuisiner de bons plats de saison avec les produits frais du marché.

    Et le retour de manivelle risque de faire mal aux statistiques...

  • Dégustation du lundi 255

    Fort belle dégustation du Clos ce lundi soir, à 5, pour fêter un anniversaire, avec un blanc et 7 rouges. De très belles bouteilles...

    Le blanc présente une robe or pâle et un nez fin et subtil de Chardonnay. En bouche, c'est puissant, long, tendu avec une belle amertume en finale. Nos deux amis de Loire partent sur un Sauvignon, dont l'un des 2 sur un Sauvignon Sémillon. On est pourtant en Chardonnay, en 2000 et en Bourgogne, sur la seule propriété qui fait un grand Cru en rouge et un autre en blanc, c'est tout. Bonneau du Martray 2000 En Grand Cru Corton Charlemagne. Belle bouteille.

    On passe aux rouges, pour mon plus grand plaisir, avec un premier flacon à la robe rubis et au nez de Pinot noir sur des fruits et de l'alcool. En bouche, un fort beau jus, doux et parfaitement maîtrisé : on est sur un millésime bien mûr, mais pas chaud, avec des notes de cerises. On est tous en Bourgogne, avec un tout grand vigneron, et c'est raté : Cloudy Bay Pinot Noir 2012 Marlborough en Nouvelle-Zélande. Bouteille capsulée, cotée 93 à 96/100. Surprenant et fort beau. Une découverte.

    Le troisième vin présente également une robe rubis et un nez de vin nature avec quelques notes de fumier... En bouche on a très vite eu une fort belle longueur sur des cerises en finale, mais qui s'est vite transformée en une finale fluide et sèche. Le vin est déséquilibré. L'attaque reste belle, avec de l'alcool. On cherche en Rhône et ailleurs, sans penser à la Corse : Carco Antoine Arena Patrimonio 2005. Un vin particulier qui ne plaît pas à tous.

    La bouteille suivante, avec sa capsule en plomb (interdit de nos jours) et son bouchon imbibé sur toute la surface présente une robe rubis clair et un nez de vieux vin sans aucun défaut. La bouche est géniale, avec une belle attaque douce et suave. C'est très bon, avec de la puissance, de la richesse, de la sucrosité, de la rondeur, de la typicité et en mono-cépage. Il n'est certes plus très ample, et avec un peu d'alcool qui ressort, mais en mangeant, cela doit être magnifique. L'un est en rive gauche, en 79, les autres (qui commencent à me connaître) sont à Bandol en 85, 78 ou 69. Moulin des Costes 1967, Médaille d'Or à Paris en 1969, Bandol du Domaine Bunan. Un magnifique et rare flacon qui nous procura beaucoup plus de plaisir que les Bordeaux Grands Crus de la même époque. Une fort belle bouteille. Et mes remerciements à Paul Bunan et sa famille.

     

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    Le cinquième flacon présente une robe rubis plus foncée et un nez de vin nature. En bouche, un bon jus, avec beaucoup de fruits et une petite sécheresse en finale. Il y a une puissance non alcoolisée tout en n'étant pas extrêmement concentré : c'est assez léger et sur la finesse. Les Hautes Maizières 2011 de Prieuré Roch en Vosne Romanée.

    Le vin suivant a une robe noire qui présente un disque tuilé et un nez bordelais. Il est plus boisé en bouche, à la bordelaise, mais sans sécheresse. C'est droit, puissant et pas mal. On évoque une rive gauche en 2000 : Grand Vin de Léoville du Marquis de Las Cases 1982 Saint Julien. Fort jeune malgré son âge.

    L'avant dernier vin présente également une robe foncée, au disque tuilé. En bouche, c'est fort bon, avec des notes de réglisse, de pin, de toast grillé et de menthe. La garrigue n'est pas loin pour ce vin qui chante provençal : Château Pradeaux 1989 en Bandol. Un magnum acquis début décembre à la vente aux enchères organisée à Bandol lors de la Fête du Millésime. Je terminerai ce très beau flacon dans les jours qui suivent, avec un énorme plaisir. Merci à la famille Portalis à Saint Cyr-sur-Mer.

    Le huitième et dernier vin présente lui aussi une robe noire et un nez puissant et lacté. En bouche, il prend sa place, sur plus de finesse qu'on ne le pensait, avec une finale sur la cerise. Je suis en Côtes du Rhône pour ce vin qui doit encore se fondre au niveau des tannins. On est sur une Syrah pure, profonde et mature, avec des notes poivrées et c'est fort beau : Cornas 2011 d'Auguste Clape.

     

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    Carco passa, comme il se doit, sous la table. On évoqua l'acquisition d'un bonnet d'Ane (ou de âne) pour celui qui passe le plus souvent sous la table, appelée également le long pont. Et le "droit de pont" réclamé par le plus fort d'entre nous. Les suites des aventures du Clos lundi prochain.

     

     

     

  • Ne consommez pas de fructose ajouté...

    Les sucres ajoutés aux aliments et boissons, en tout premier lieu le fructose, font le lit du diabète de type 2. Une analyse des données existantes effectuée par des chercheurs américains est catégorique : « Il existe un énorme corpus de preuves scientifiques, de données d’observation et de résultats d’essais cliniques qui suggèrent que le fructose ajouté – même par rapport à d’autres sucres – est le principal moteur du développement du diabète et de ses conséquences. »

    L’étude rappelle que la littérature scientifique montre que « l’ajout de fructose – que ce soit sous forme de saccharose ou de sirop de maïs (ou Corn Sirup)  à haute teneur en fructose – est associé à une série d’effets biologiques indésirables chez l’homme comme chez l’animal ».

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    Ces données pourraient surprendre s’agissant d’un sucre que l’on trouve naturellement dans les fruits, d’où son nom. Mais le problème vient du fait que dans le sirop de maïs à haute teneur en fructose, ce dernier représente près de 50 % du poids de l’additif sucré, alors qu’il ne constitue qu’1 % du poids d’une pêche mûre, soulignent James DiNicolantonio, du Saint Luke’s Mid America Heart Institute (Kansas City, Missouri), et ses collègues. Outre cette faible concentration, la consommation d’un fruit ou d’un légume entiers apporte également de l’eau, des fibres, des antioxydants, qui sont bénéfiques pour l’organisme.

    Au cours de l’évolution de l’humanité et surtout dans la période contemporaine les industriels de l’alimentation ont largement eu recours à l’ajout de fructose sous différentes formes : d’abord avec le saccharose, sucre associant une molécule de glucose et une de fructose que nous connaissons sous forme de poudre ou de carrés, puis de plus en plus avec le sirop de maïs à haute teneur en fructose, qui peut contenir jusqu’à 65 % de fructose.

    En 2012, une étude de chercheurs américains et britanniques montrait déjà du doigt le rôle de l’ajout de sirop de maïs à haute teneur en fructose dans le développement d’un diabète de type 2 et donnait des chiffres marquants : les Etats-Unis – où environ les trois quarts de l’ensemble des boissons et aliments préemballés contiennent du sucre ajouté – consomment annuellement 25 kg de fructose par habitant. Le Canada, le Mexique, la Belgique ou le Japon figurent également au rang des gros consommateurs. Loin devant la France, l’Australie, l’Inde, la Chine, la Suède ou le Royaume-Uni, qui plafonnent en dessous de 0,5 kg par habitant et par an.

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    Particulièrement inquiets de la situation dans leur pays, les chercheurs américains affirment : « Aux niveaux actuels, la consommation de sucre et celle de fructose en particulier – à des concentrations et dans des contextes que l’on ne rencontre pas avec les aliments entiers naturels – alimente une épidémie de plus en plus grave de diabète de type 2. » Ils s’inquiètent des recommandations en vigueur aux Etats-Unis : les lignes directrices émises en 2010 estimaient acceptable de consommer jusqu’à 19 % des calories sous forme de sucres ajoutés et l’Institut de médecine américain admet même le plafond de 25 %.

    A l’issue d’une consultation publique qui a eu lieu en mars 2014, l’Organisation mondiale de la santé a publié début 2015 des recommandations beaucoup moins laxistes : réduire à moins de 10 % la part des sucres libres (glucides simples comme le fructose) ajoutés dans l’apport calorique total et suggère même de descendre en dessous de 5 %. Source : Article de Paul-Benkimoun dans Le Monde de ce samedi.

     

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    On sait que le sucre est mauvais pour la santé. Je n'en ai plus chez moi et j'utilise du miel bio si je dois sucrer une boisson ou un plat. Je savais également depuis des années que le mais n'est pas bon et m'inquiète de voir tous ces enfants dévorer leurs céréales tous les matins, bourrées de fructose de mais...

     

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    Arrêtons de consommer des produits nocifs pour la santé préparés et plébiscités par l'industrie agroalimentaire. Raz le bol de ces produits dénaturés, raffinés, à la composition chimique douteuse. Revenons aux choses simples et naturelles ! Terriens, il est temps d'agir...

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  • Bien se nourrir, c'est très facile... En 8 règles.

    1. Tout ce que vous voyez comme publicité à la télé, dans les magazines ou dans la rue, c'est exactement ce qu'il ne faut jamais manger : sodas, coca, jus de fruits, chips, pizzas, pâte à tartiner, actimel et yaourt, plats industriels, etc...

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    2. Evitez le lait de vache qui est fait pour le veau (qui doit prendre 600 kg en un an) et pas pour l'homme. Préférez le lait de chèvre ou de brebis, ou un lait d'amandes, de noisettes, etc... Evitez le lait de soja. Côté fromages, optez pour ceux au lait cru.

    3. Evitez la farine blanche (pain de mie blanc, viennoiseries, pizzas, pâtes blanches, biscuits). Et les produits raffinés en général.

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    4. Consommez des fruits (entiers, pas en jus sans fibres) et légumes Bio locaux et de saison, cuits à basse température (vapeur) pour garder tous les nutriments. Le Vitaliseur est le meilleur cuiseur vapeur. Evitez les cuiseurs vapeur à plusieurs étages, et ceux en plastique. Avec un peu de beurre ou un filet d'huile d'olive première pression à froid, c'est un délice. Et jetez votre micro-ondes à la poubelle !

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    5. Côté antioxydants, un grand bol de thé vert (sucré avec du miel bio), 2 verres de bon vin rouge et de temps à autre, un verre d'Elixir fermenté de grenade. N'oubliez pas les fruits secs et les légumineuses.

    6. Ne pas fumer, ne pas consommer d'alcools forts régulièrement et faire bouger notre corps de bipède (transpirer minimum deux fois par semaine pour éliminer les toxines).

    7. Evitez certains vaccins. Et les médicaments, sauf en cas d'absolue nécessité. Normalement, en corrigeant son alimentation, tout devrait pouvoir se soigner, sauf si vous avez trop traîné...

    8. Et pour finir, prenez le temps de manger. Dégustez vos aliments. Et mâchez des aliments solides (pas de viande hachée, c'est à dire mâchée par quelqu'un d'autre, pas de compote, etc...). Il faut faire fonctionner nos glandes salivaires qui produisent un litre de salive par jour et qui aident à la digestion.

    C'est ce que j'ai retenu de la conférence donnée par le Professeur Henry Joyeux, cancérologue de renom, chirurgien et professeur à l’Université de Montpellier. Il a un site internet et publie gratuitement une newsletter hebdomadaire avec plein de bons conseils. Avis aux amateurs.

    C'est tellement évident et simple à suivre que, oui, bien se nourrir est vraiment facile. Même de nos jours.