• Déchaîné...

    Je serais bien parti loin, faire un vrai break et me reposer au soleil, au bord d'une eau cristalline et turquoise...

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    Mes activités professionnelles, auxquelles je suis enchaîné, m'en ont empêché.

    Avouons aussi que les prix demandés par les compagnies aériennes et les tours operator en cette période de l'année sont vraiment exagérés et prohibitifs. Ils réduiront de moitié, pour la plupart, dans une semaine...

    Et puis, selon les dernières nouvelles, la météo n'est pas clémente du tout dans l'Océan Indien pour le moment (Crash de l'Airbus d'Air Asia et impossibilité pour les secours d'intervenir sur les lieux, tellement la météo est déchaînée).

    Quant à ceux qui sont partis dans les Alpes (déchaînés eux aussi), et qui ont mis entre 15H00 et 2 jours pour rejoindre leur station adorée, je ne regrette vraiment pas d'être resté ici. 

    Donc, ne regrettons rien et profitons à pleines dents de la magnifique journée douce et ensoleillée sur Bruxelles ce 31 décembre et du réveillon gastronomique et déchaîné qui s'annonce entre amis restés au bercail.

    Bonnes fêtes de fin d'année à tous. Et à 2015 !

  • Les règles appliquées lors des futures dégustations du Clos...

    Afin que ce soit écrit quelque part et que personne ne puisse les renier sous un quelconque prétexte, voici les règles qui sont d'application lors de nos dégustations du lundi soir :

    1. Trois membres présents sur cinq, c'est le nombre minimum pour organiser une dégustation du Clos.
    2. Celui qui casse un verre en commande 6 nouveaux, identiques.
    3. Celui dont le vin est jugé mauvais par 3 d'entre-nous passe sous la table (dans sa longueur). Sauf si c'est Un Clos. 
    4. Personne ne peut amener un Clos deux fois de suite.
    5. S'il y a une bouteille bouchonnée, il ne se passe rien pour celui qui l'a amené. S'il y en a deux lors de la même soirée, ceux qui les ont amené passent sous la table.
    6. Si quelqu'un a eu une bouteille bouchonnée lors de la dégustation précédente, et qu'il en a encore une le lundi suivant, il passe sous la table.

    Seuls les points repris ci-dessus sont d'application pour les dégustations à l'aveugle organisées tous les lundis au Clos. Cette liste de points pourra évoluer et être complétée et adaptée à tout moment. Elles ont pour unique but d'encore améliorer le niveau et la qualité des vins proposés par chacun.

  • Dégustation du lundi 252

    Dernière dégustation du Clos pour 2014 ce lundi soir, à 4. A fêter, avec pour commencer un vin blanc à la robe claire et au nez serré, classique, sur du Chardonnay. La bouche est grasse, citronnée, avec des notes d'élevage fondu et une belle fraîcheur. Il y a de la puissance, de la tension et de la minéralité : Meursault Clos des Bouchères 2011 Monopole du Domaine Roulot. C'est le premier millésime travaillé par Jean-Marc Roulot (très connu pour ses grands vins blancs de Meursault) sur cette parcelle qu'il vient d'acquérir. 2011, en Bourgogne, est un millésime qu'il faut snober, et plutôt acheter 2008/2009 et 2010.

    Le second blanc présente une robe jaune, et un nez de vin nature sur du pain grillé, du foin et un côté perlant. En bouche, une certaine richesse, mais aussi de la vivacité. Il est moins racé que le précédent, mais plus complexe, avec son petit côté Cantillon, et la fraîcheur apportée par le perlant : Clos Champ Bernard, Savagnin 2011, de Jean-François Ganevat. Un Savagnin vert, dans le Jura, dont on ignorait l'existence...

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    On passe aux rouges, avec 3 bouteilles servies en même temps, et présentant la même robe rubis clair. Le nez du premier est sur les tomates confites et la ratatouille, celui du second est plus floral, avec des fruits noirs plus marqués, celui du troisième est toasté, fumé, sur des notes de soufre d'allumettes juste éteintes.

    En bouche, le premier est classique, sur une finale de cerises croquantes et de noyaux de cerises (amertume). Le second est encore plus sur le fruit, avec de l'alcool et des tannins plus présents mais pas dérangeants. Le troisième est énigmatique, viandeux, avec de la réduction.

    Les trois bouteilles proviennent du même vigneron, sur la même parcelle et dans 3 millésimes différents, et c'est fort intéressant : Clos des Porrets St-Georges, Monopole en Nuits-St-Georges d'Henri Gouges, en 2007, 2009 et 2010. Le 2009 est le favori de 3 d'entre-nous, tout en dentelle.

    La sixième bouteille de la soirée et le quatrième rouge, est noir de robe.Le nez est très beau, directement dans le fruit, mûr, noir et sur du noyau. En bouche, on repart sur la finesse et l'élégance, avec des tannins bien enrobés qui portent le vin. Il n'y a pas de sucre. C'est le travail d'un bon vigneron dans un bon millésime, avec le parti pris de bien faire. L'un est sur une Syrah, l'autre sur une Grenache pour ce Muntada 2011 en Côtes de Roussillon Villages du Domaine Gauby. J'avais annoncé 30% de Grenache, 30% de Syrah, 30% de Carignan et 10 % de Mourvèdre, mais en fait, pour cette cuvée, on est à 45% de Grenache noir, 45% de Carignan, 5% de Mourvèdre et 5% Syrah. Très beau flacon.

    On termina la dégustation avec un vin moelleux de circonstance, à la robe dorée et au fort beau nez. Par contre, en bouche, c'est pas mal, mais on ne s'envole pas : le goût est bon, le côté Corinthe précis, mais décevant au niveau de la sucrosité, un peu aqueux, manque de gnac, flagada et banal : Gewurtztraminer Grains Nobles 1989 de Trimbach en Alsace.

    La prochaine dégustation du Clos en 2015, lundi prochain. Qui vivra verra ! En attendant, bonnes fêtes de fin d'année à tous !

  • Avec le retour du froid, ils sont tous revenus...

    Quel plaisir hier matin d'observer tous ces oiseaux venus se nourrir sur ma terrasse. Atterrissage de fortune sur le sol gelé, déplacements maladroits à la recherche de nourriture, dérapages incontrôlés et querelles entre espèces, tout cela est fort amusant.

    Le rouge-gorge de l'hiver passé est à nouveau présent et il essaye de s'imposer face aux nombreuses mésanges. Un couple de moineaux et trois merles sont également de la partie, ainsi qu'un couple de geais bleus. Tout ce petit monde déjeunant ensemble. Les geais, habituellement très craintifs, ne se cachent plus et dévorent leurs arachides à 2 mètres de moi. Il manque juste le couple de tourterelles.

    Il faut avouer que j'ai pensé à eux : arachides, boules de graisse, et graines diverses sont en libre service. Et cela marche très bien. Il va d'ailleurs falloir veiller au renouvellement des stocks !

    De plus, j'ai inauguré un nouveau câble chauffant posé hier en-dessous des 14 pots de plantes principaux de la terrasse. Ce câble empêche le pot de toucher le sol gelé, et en plus, dégage 20 watts au mètre, ce qui devrait maintenir les plantes hors gel. Du moins je l'espère... La vie de mes plantes extérieures tient désormais à un fil : en cas de black-out, elles meurent !

    Bref, après la très froide nuit que nous venons de passer, pensez à alimenter les oiseaux de votre quartier ! Et pas d'eau : l'oiseau qui s'y baignerait gèlerait instantanément !

  • Des nouvelles du Guy Savoy...

    Guy Savoy est quelqu'un que j'apprécie. Depuis que j'ai eu la chance de dîner à 2 reprises, ces dernières années, dans son fabuleux restaurant parisien.

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    L'année 2015 sera importante pour Guy Savoy, dont le restaurant 3 étoiles de la Rue Troyon va déménager à La Monnaie de Paris, 11 quai de Conti, face au Louvre. Ce sera lors du second trimestre 2015.

    Dans le même temps, l'Huîtriade, situé en face du restaurant actuel, traversera la rue pour ouvrir l'Etoile de Mer, un restaurant de poissons.

    Et, à propos de l'Huîtriade, JP Géné vante, dans Le Monde de ce week-end, la qualité des huîtres qui y sont servies, en provenance de la crème des ostréiculteurs et des meilleurs parcs du territoire français : La Ronce de David Hervé, La Perle de Joël Dupuch, La Spéciale Prat-ar-Coum d'Yvon Madec, La Spéciale Gillardeau, La Secrète de David Hervé, La Spéciale de Florent Tarbouriech, et La Plate d'Yvon Madec.

    Bref, avis aux amateurs de mollusques marins bivalves qui passeraient dans le coin.

  • Domaine de la Janasse Cuvée Chaupin 2007

    Avec la météo tumultueuse annoncée pour cette nuit, mieux vaut rester chez soi, avec un bon feu ouvert, un bon vieux 33T qui tourne sur la platine et un bon verre de vin !

    Surprise dans ma cave devant ma bouteille de Châteauneuf-du-Pape, dont le bouchon ne semblait plus étanche ! Le niveau avait baissé de 2 centimètres ! C'est donc celle-là que j'ai remonté, vu l'urgence.

    Un sacrilège pour cette bouteille unique, cotée 98/100 par Bobby, et que je pensais boire entre 2027 et 2047 (il faut être optimiste dans la vie)... Mais quand il faut...

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    C'est donc avec un pincement au coeur que je la débouche : le bouchon est tendre et imbibé et je crains le pire. Au nez, pas de défaut. Me voilà soulagé... Je sers le verre et là, c'est vraiment magnifique : une robe foncée à peine marquée par l'évolution, des larmes de glycérine sur le verre et un nez frais, puissant et complexe, sur des fruits rouges et noirs.

    En bouche, une superbe attaque, fondue, sur des fruits mûrs mais pas confiturés, avec des notes de cassis, de violette et de poivre blanc, et avec un boisé tout à fait intégré. Un peu de chaleur et des notes d'alcool aussi, mais pas exubérantes, malgré les 15°5 annoncés sur la contre-étiquette. Et une matière et une longueur incroyables. Une magnifique Grenache 100%, d'Aimé Sabon. Superbe.

    Bref, un tout grand moment, que je regrette de ne plus pouvoir partager avec mes compères du Clos un lundi soir dans 15 ans... Mais je leur raconterai lundi prochain!

     

  • Déjà à l'époque, les banques...

    Sir Josiah Stamps, directeur de la banque d’ Angleterre (de 1928 à 1941), et réputé deuxième fortune d’ Angleterre disait :” Le système bancaire moderne fabrique de l’ argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé.

    La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et, en un tour de mains, ils créeront assez d’ argent pour la racheter.

    Ôtez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais, si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’ argent et à contrôler les crédits.” 

    Bref, rien n'a changé. Et il n'y a pas de raison que cela change : les intérêts sont trop grands et la connivence entre les pouvoirs publics et les pouvoirs de la finance sont trop forts pour que les autorités puissent imposer quoique ce soit.

    On fait donc passer des pseudos tests, on fait semblant de réglementer le milieu bancaire, mais au final, elles n'ont toujours pas assez de fonds propres pour garantir leurs placements risqués et autres montages financiers farfelus et irresponsables. La moindre nouvelle crise financière les fera replonger vers la faillite.

    A quand des banquiers en prison, pour répondre de leur mauvaise gestion et des milliards d'euros renfloués par les états (donc nous) pour les tenir à flot? La dette belge était de 80% du PIB en 2007. Elle est de 100% aujourd'hui, après la crise des subprimes... Et le citoyen n'a pas fini de payer, pour les banquiers. Aberrant !

    Nous sommes prisonniers d'un système. On ne peut vivre de troc (bien que j'en connaît qui le font) et nous devons donc quitter nos banques traditionnelles de papa et nous orienter vers des banques saines, éthiques et propres. Tous en masse. Cela fera peut-être changer les choses...

     

  • Petits feuilletés originaux pour l'apéro...

    En recherchant des idées originales, voilà ce que j'ai trouvé sur la toile, et ce n'est pas mal !

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    Bref, il y a moyen d'être créatif, de s'amuser et, en même temps, de surprendre ses invités ! Il faut évidemment travailler avec de bons ingrédients et être soigneux dans le détail...

    Et comment on fait cette tête de cochon ? C'est tout simple ! Bon amusement !

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  • Eclairs & Gourmandises à Woluwé...

    Une nouvelle petite boutique a ouvert début du mois Rue de l'Eglise à Woluwé Saint Pierre. La vitrine attire le passant par ses créations colorées et originales, toutes sous forme d'éclair.

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    Il y en a pour tous les goûts : Chocolat Grand Cru, Pistaches Griottes, Façon tarte Citron Meringuée, Vanille Mandarine, Fruits Exotiques, Marrons Cassis, Poire Belle Hélène, Café, Caramel au Beurre Salé, Spéculoos Framboises, Façon Paris-Brest, Façon Cheesecake aux Fruits Rouges, Façon Saint-Honoré, Façon Profiteroles ou Forêt Noire, et bien d'autres encore, sans parler des éclairs salés.

    Toutes des recettes originales, mises au point par des Champions du Monde en Pâtisserie. Rien que cela... Bonjour les calories, mais quel délice ! 

    Moi qui ne suis plus très dessert pour des questions de calories inutiles et de limitation de consommation de sucre, j'ai été obligé, contraint et forcé d'en goûter quelques-uns avant de rédiger cet article... Mon préféré, jusqu'à présent, est sans conteste l'éclair Pistache Griottes.

     

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    Une Chantilly au chocolat blanc et pistaches, avec une pointe de confit de griottes. Et des griottes et Amarena. A tomber raide mort. J'ai aussi goûté le Poire Belle Hélène : Compotine de poires, pointe de liqueur de poires, confit de poires. Ganache légère au chocolat noir 70%. Plaquette de chocolat noir, billes de confit de poires et chocolat. Damned, que c'était bon !

    Je retournerai un jour, juste pour goûter celui au citron, avec sa crème citron allégée à la crème montée, meringue italienne onctueuse et crème acidulée au citron. Une oeuvre d'art !

     

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    Tout est fabriqué "Maison" à Uccle, frais du jour et à base de produits locaux (sauf les fruits exotiques, je suppose Langue tirée). Une belle initiative, une belle idée et des produits irrésistiblement bons : chapeau bien bas !

     

     

  • Dégustation du lundi 251

    Dégustation mémorable ce lundi 22/12/2014 à 6, avec un invité sympa ayant amené 2 Clos. Cinq blancs et cinq rouges pour cette dégustation en ces temps de fêtes et d’étoiles, avec un premier vin à la robe cognac et au nez oxydatif de pommes, de colle au scotch et d’alcool. S’il y a de la fraîcheur derrière, cela peut être bon : il faut le goûter. La bouche est riche, chaude et mûre. On pense à un Chenin trop riche en Loire et on évoque un Anjou générique de Mosse en 2010 pour ce Clos de la Coulée de Serrant 2010 en Savennières-Coulée de Serrant de Nicolas Joly, qui titre 15°5 ! Décevant. 

    Le second vin blanc, à la robe paille, présente un nez de maturité, avec un peu de résiduel. En bouche, à nouveau un Chenin qui n’est pas, non plus, le champion de la vivacité. Un peu lourd, un peu simplet avec une finale plaisante sur de l’amertume et un côté salin. Mais le sucre résiduel le rend lourd. Les Bonnes Blanches 2005 en Anjou d’Agnès et René Mosse. Et comme ce n’est pas un Clos, c’est donc celui qui amena ce flacon qui passera sous la table en fin de soirée…

    Le vin suivant, à la robe paille également, présente un autre type de nez sur du beurre et du citron. La bouche est bizarre et dissociée : d’abord un côté fromagé, puis l’acidité qui revient, sur des notes citronnées persistantes, et salines jusqu’en finale. Quelqu’un évoque un Chardonnay sur Chablis pour ce troisième Chenin de la soirée : Les Nourrissons 2012 en Vin de France de Bernardeau. On est en Anjou sur une petite propriété de 2 hectares et demi en Bonnezeaux.

    Le quatrième blanc, à la robe plus claire, nous annonce un Chardonnay citronné au nez, avec des larmes de glycérine sur le verre. La bouche, style bourgogne classique confirme un travail bien fait. On est en Premier Cru, en Côtes de Beaune : Beaune 1er Cru Les Aigrots 2008 du Domaine de Montille à Volnay. En hommage à Hubert de Montille, décédé il y a peu.

    Enfin le dernier vin blanc de la soirée (ouf), à la robe paille et au nez vert. La bouche est remarquablement longue, sur du melon et des fruits exotiques, avec une amertume et une acidité qui contrebalancent le côté un peu riche. Mais tout est en équilibre et c’est très bon : Meursault-Charmes 1er Cru 2008 du Domaine des Comtes Lafon.

    On passe aux rouges avec un premier flacon à la robe rubis clair et au nez de vin nature simple, de Pinot noir sur le fruit. La bouche présente du sucre résiduel ou un vin chaptalisé, sans grand défaut, avec des fruits croquants, mais pas très vivant. Beaune 1er Cru Les Grèves 2007 toujours du Domaine de Montille. Second hommage.

    Le septième flacon est plus sérieux, avec sa robe plus foncée et son nez de fruits mûrs, d'humus et de sous-bois, sur de l’alcool. La bouche est soyeuse, mature, sur des noyaux de cerises et des tannins très fins. On est soit en Pinot noir, soit sur un tout bon Cabernet : Clos Rougeard Le Bourg 2006 en Saumur Champigny. Une belle bouteille.

    Le troisième rouge de la soirée présente une robe encore plus foncée et un nez complexe sur du café et du chocolat. Ce vin, secoué en carafe pour nous faire penser qu’il était perlant, présente une bouche parfaite qui balance : noblesse d’esprit dans la richesse, boisé juste comme il faut sur un fruit très riche, avec des notes de cèdre, de réglisse et de tomates confites en finale, sans aucune sécheresse. Véga Sicilia Unico 2004 en Ribeira Del Douro. Le meilleur vin espagnol qui soit.

    Le quatrième rouge, à la robe noire et au nez mentholé présente une fort belle attaque en monocépage sur du galet et du galet dans un millésime chaud. C’est rond, sucré mais pas confituré, et très fin. C’est très beau et cela ne peut être que le travail d’un très bon vigneron. Paul Avril est évoqué, si l’on est à Châteauneuf, 2003 comme millésime chaud, Rayas 2003 qui était comme cela… Clos des Papes 2006 en Châteauneuf-du-Pape, de Paul Avril.

    La dixième et dernière bouteille de la soirée présente une robe rubis assez claire et un nez de noyaux de cerises profond, pur et non trafiqué. La bouche est fondue, fruitée et ensoleillée. Un beau fruité non bouffé par l’alcool, ni le bois. On évoque un Bordeaux 1990. Il manque un peu de matière en bouche, mais c’est magnifique et grandiose, sans la moindre sécheresse. On évoque un Cabernet Sauvignon/Cabernet Franc en 90 ou un grand Rayas, et c’est le cas : Château Rayas 2003 Réservé en Châteauneuf-du-Pape. 

    Notre hôte nous servi alors un délicieux plat de circonstance qui nous permis de prolonger la soirée et d’achever les meilleurs flacons de la dégustation, tout en évoquant de très bons souvenirs. Dernier Clos de folie de l’année, lundi prochain, à 4, avant de commencer un sérieux régime et un retour à la norme habituelle, à savoir, une bouteille par personne ! Bon réveillon de Noël à  tous.

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  • Homard économique...

    En cette période de mauvaise conjoncture économique, de salaires bas, d'impôts et taxes en hausse, il faut être créatif pour les repas de fin d'année...

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    Si ce sont des carottes bio toutes fraîches et goûtues, avec une bonne sauce maison, pourquoi pas ? A l'apéro, évidemment...

  • Bill Gates et Monsanto...

    "Les contributions du couple Bill et Melinda Gates et du milliardaire Warren Buffet font de la Fondation Gates la plus grosse fondation privée du monde. Elle est dotée de 40 milliards de dollars. Sur ces fonds, elle a consacré 3 milliards au développement agricole en Afrique depuis 2003. Dans un rapport publié en novembre 2014, l’ONG Grain s’est penchée plus en détail sur les subventions accordées par l’organisation philanthropique. Bilan: la fondation donne surtout au Nord. 5% seulement des dépenses vont directement au continent africain. La moitié des subventions vont à des organisations internationales. Et la plus grande partie des  budgets de recherche finance des laboratoires américains.

    La Fondation Gates a réagi en dénonçant un rapport "délibérément trompeur", soulignant  qu’il n’est pas besoin de financer des organisations africaines pour apporter de l’aide aux agriculteurs africains. Depuis qu’elle s’est lancée dans le développement agricole en 2006, la Fondation a annoncé la couleur: permettre la mise au point de 400 variétés améliorées pour sortir de la famine 30millions de personnes en Afrique. La recherche génétique est au centre de son projet.

    La fondation américaine s’est déjà attiré beaucoup de critiques lorsqu’elle a resserré ses liens avec Monsanto, le géant américain de la biochimie. Depuis 2010, elle a acquis des parts dans la multinationale. Et le directeur de l’équipe Recherche et développement agricole qui gère les subventions pour les semences améliorées de la Fondation Gates n’est autre qu’un ancien responsable de Monsanto.

    Mais le rapport de Grain va plus loin: il reproche à la Fondation Gates d’ouvrir des marchés en Afrique aux multinationales du Nord. Et particulièrement en créant, en 2006, avec la Fondation Rockefeller, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra). La Fondation Gates a versé 414 millions de dollars à Agra.

    "Cest une véritable filière de semences hybrides et d’intrants [herbicides, engrais de synthèse...] qu’Agra structure en finançant aussi bien la recherche que la création d’entreprises", explique Nora Binet, spécialiste du sujet au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). 

    La Fondation Gates est également devenue l’un des principaux financeurs du CGIAR, l’organisation internationale qui coordonne 15 centres de développement agricole, avec 720 millions de dollars injectés depuis 2003. En jeu, l’utilisation des réseaux locaux des centres du CGIAR pour diffuser des semences améliorées et les produits chimiques qui vont avec.

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    La Fondation Bill-et-Melinda Gates finance également de nombreux partenariats public-privés (PPP) avec des multinationales (DuPont, Cargill, Unilever, Nestlé, Coca cola, Olam…) dans des projets visant à transformer l’agriculture africaine, explique Nora Binet.

    La chercheuse constate ainsi une réorganisation du développement agricole qui donne "aux multinationales le rôle principal dans le cadre de PPP, facilités par les fondations fournissant un appui institutionnel et financier".

    De nombreuses ONG américaines et africaines et des organisations de producteurs dénoncent ces conflits d’intérêts. Une vingtaine d’entre elles l’ont encore rappelé le 12 octobre 2014, lors d’une rencontre internationale à Seattle. Dans une résolution, elles s’inquiètent des conséquences de cette stratégie pour l’Afrique, en particulier la perte de biodiversité liée à la monoculture de semences améliorées et à l’utilisation de produits chimiques.

    Selon la FAO (Food and agriculture organization), la perte de biodiversité est responsable de la malnutrition dans le monde. Or, selon Grain, pas un centime de la Fondation n’est allé à des programmes de développement conduits par des agriculteurs africains, même si ces derniers fournissent toujours 90% des semences du continent." Source : Article de Magali Reinert sur Novethic.

    Il est fort regrettable que le sympathique Bill Gates se soit à ce point lié avec Monsanto et d'autres multinationales du même acabit, qui, toutes, polluent les sols de la planète, empoisonnent les agriculteurs et les consommateurs, tout en éradiquant la biodiversité qui existe depuis des millénaires sur des territoires entiers...

    Il eût été mille fois plus malin et gratifiant d'instruire les agriculteurs africains à la permaculture et de favoriser la consommation locale, bio et de saison, en total respect avec l'environnement.

    J'avais écrit un mail à Bill Gates, il y a quelques années, pour lui demander, avec tout son argent, de racheter Monsanto et de transformer cette néfaste multinationale chimique en une multinationale Bio irréprochable. Je n'ai jamais eu de réponse et je pense savoir pourquoi...

  • Stupeur en Provence : une mouche décime les olives...

    Bel article de Gilles Rof ce week-end dans M, le Magazine du Monde, qui nous apprend que la production française d'huile d'olive devrait afficher une baisse de 70%.

    70% de la récolte qui vient d'avoir lieu est perdue : on prévoit 1500 tonnes au lieu des 5500 tonnes habituelles. Non seulement elle sera dure à trouver, mais en plus, les prix vont s'envoler ! 

    Ici aussi, (voir article précédent consacré aux vins de Bandol), ce sont un hiver doux et un printemps pluvieux, ainsi qu'un été pas fort chaud qui sont responsables de la prolifération de la mouche. La mouche Bactrocera oleae, qui pond dans l'olive et dont la larve se nourrit du fruit, avant qu'elle ne tombe.

     

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    Un quart de la production se faisant en agriculture biologique, multiplier les traitements n'est pas dans la philosophie. L'impact économique frappera certaines exploitations (bien que la plupart ne sont pas en monoculture), mais aussi et surtout les 290 moulins oléicoles français.

    La production française ne représente que 5% de la consommation d'huile d'olives en France, mais c'est un produit de niche, haut de gamme. Et vous aurez dur de trouver au printemps votre petite huile habituelle de la Vallée des Baux et son goût si particulier avec ses arômes de fenouil et de thym sauvage...

    Quant à moi, j'ai encore 4 bidons de 2 litres d'Huile d'Olive Vierge Extra du Domaine de la Pierre Plantée à Sainte-Maxime. De quoi tenir jusqu'à la récolte 2015, en espérant un hiver rigoureux dans le sud de la France, ce qui semble loin d'être le cas si je me fie aux prévisions à long terme de mon site météo préféré...

  • Les superbes vins rouges de Bandol...

    J'ai eu la chance de passer le week-end dernier à Bandol, pour assister à la Fête du Millésime 2014. Elle a lieu chaque année le premier dimanche de décembre.

    Tout d'abord, en raison de ma passion pour les vins de Bandol rouges qui sont des vins puissants et tanniques élaborés principalement à base de Mourvèdre, et qui ont une magnifique aptitude au vieillissement. Il faut savoir les attendre de nombreuses années et les carafer une heure avant de les déguster. Vous aurez alors  dans votre verre un nectar abouti digne des plus grands crus classés de la rive gauche bordelaise.

    Ce sont, à ma connaissance, les seuls vins français qui offrent un tel rapport qualité prix. On peut aussi les boire jeunes, mais on regrette souvent des les avoir bu trop tôt et de ne plus en avoir en cave...

    Ensuite, pour le plaisir de rencontrer les vignerons qui oeuvrent jour après jour et millésime après millésime à nous offrir ces merveilleux vins, élaborés pour la plupart en Bio. Il faut dire que le climat est clément et que le mistral et la tramontane assèchent l'air.

    Ceci dit, cela fait 3 ou 4 ans qu'il n'a plus fait froid à Bandol. Et cela n'est pas bon pour la vigne : il faut au moins 2 semaines en hiver lors desquelles les nuits sont négatives pour que la vigne soit saine. Et ce ne sont pas avec les 16° qu'on annonce pour Noël dans la région qui feront l'affaire..., ni la météo très arrosée de ces derniers temps...

     

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    Cette année-ci, j'ai donc fait principalement la connaissance de ceux qui gèrent les Domaines de Pradeaux, Lafran-Veyrolles, Bunan et Castell Reynoard. Chacun dans leur style, chacun avec son approche et sa vision. Fort intéressant. Pour la petite histoire, Souviou, La Vivonne et Salettes ont remporté le concours 2014 et pourront donc inscrire "Longue Garde" sur leurs bouteilles. En 2013, c'était Souviou, Terrebrune et Gros Noré.

    Ce petit week-end m'a aussi permis de ramener quelques merveilleux flacons, achetés à la vente aux enchères du samedi soir : un magnum Moulin des Costes 1993 du Domaine Bunan, un autre du Château Pradeaux en 1989, deux bouteilles du Domaine de la Bastide Blanche Cuvée Fontanieu en 1990 et 1992, 3 bouteilles des 3 premiers millésimes du Domaine Castell-Reynoard (1989/1990 et 1991) et, pour finir, 3 bouteilles du Domaine La Suffrene Cuvée Les Lauves en 1998, 2001 et 2004.

    Tout cela à ramener en avion..., et à ajouter à quelques autres achats effectués chez David aux Caves de La Poste (Bastide Blanche Cuvée Fontanéou 2011, Tour du Bon Cuvée Saint-Féréol 2011, Lafran-Veyrolles 2000 et Le Clos 2009 du Domaine Castell-Reynoard) et à l'Oenothèque, ou je suis toujours bien reçu (et pour cause) par Pascal Périer et son collègue Renaud.

    Bref, 66 kilos de bagages pour rentrer, et sans aucune casse ! Question d'organisation... Il ne me reste plus qu'à les mettre en cave et les ouvrir parcimonieusement en présence de connaisseurs lors des longues soirées hivernales. Et je reviendrai à Bandol quand la météo sera plus clémente...

     

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    Bonnes adresses à Bandol : Hôtel Les Galets, le restaurant L'Atelier du Goût, qui est toujours mon favori, et le restaurant L'Espérance, très bien aussi.

     

     

     

  • Dégustation du lundi 250

    250 ème dégustation du lundi, depuis que j'ai commencé à les reprendre sur ce blog, mais on ne doit pas être loin de la 650 ème puisque nous avons débuté ces dégustations du Clos il y a plus de 17 ans... Le 8 avril 1997 exactement.

    Peu importe le nombre de dégustations, ni le nombre de bouteilles dégustées. Ce lundi, c'était Saint Nicolas au Clos. Avec une nouvelle règle : celui dont le vin est jugé mauvais par 3 d'entre-nous passe sous la table. Sauf si c'est Un Clos. Trois sur cinq, c'est également le nombre minimum pour organiser une dégustation du Clos.

    A 5 pour cette dégustation d'hier soir, avec 10 flacons, l'un d'entre-nous en ayant amené 6...

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    Un blanc, 8 rouges et un moelleux, avec un premier vin à la robe paille et au nez d'élevage et de Chardonnay, sur de la noisette. En bouche, un cidre citronné, avec des notes d'argile. C'est frais, vert, et très salin, avec une amertume bien marquée. Assez costaud mais sans alcool, l'un d'entre-nous évoque un Chardonnay Jurassique, et c'est juste : La Tour de Curon Le Clos 2012 en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot. Un Chardonnay 100%. On n'est pas sur un Curon normal avec cette amertume et ce manque de gourmandise habituelle, bien qu'on ne perçoive aucun défaut.

    Premier rouge à la robe grenadine et au nez parfumé en vin nature. En bouche, c'est exactement le style de vin que je n'apprécie pas du tout : un bête jus sans terroir ni typicité... Les autres ne pensent pas la même chose : léger, court, mais gai, petits fruits, petit côté perlant... Ils le trouvent agréable et évoquent Overnoy, Tissot, Ganevat, un Pinot Noir, un Poulsard ou encore Éric Pfifferling à Tavel... Poulsard 2011 DD de Bénédicte et Stéphane Tissot en Arbois. Une cuvée rare en hommage à son père André décédé.

    Second rouge à la robe noire et au nez pas très expressif, commun et boisé. En bouche, c'est simple, avec de l'alcool, du sucre résiduel et de la sécheresse en finale. Facile, neutre, banal. On élimine Pinot, Cabernet Sauvignon, Syrah et Merlot pour ce Clos Tupernay 2011 en Chinon du Château de Coulaine, en Cabernet Franc. Heureusement que c'est un Clos pour celui qui l'a amené...

    Le troisième rouge présente une robe foncée avec quelques notes d'évolution. Un fort bon nez sur la maturité, la fraîcheur et le fruit. La bouche est mûre et bien faite, bonne et classique, avec un côté réglisse marqué. On ressent la volonté de faire du bon vin, sans artifice. C'est sèveux, sur une belle structure, avec tout qui est en place, mais encore beaucoup trop jeune (7 à 12 ans pour certains) : Lafran Veyrolles 2000 en Longue Garde à Bandol. Ma dernière bouteille, que je termine ce soir, encore meilleure qu'hier soir... Magnifique !

    Le flacon suivant avec sa robe noire est très jeune. En bouche, certains évoquent un beau Gamay, moi une Syrah. C'est superbe, long, avec des notes de violettes en finale. Côté confiture sur un millésime chaud, mais trop jeune. Belle fraîcheur, mais avec de la sucrosité : La Baronne Les Chemins de Traverse 2013 en Corbières, de la Famille Lignères à Fontcouverte.

    Sixième bouteille déjà, à la robe foncée et à l'épouvantable nez de chou, puis de brûlé, malgré la carafe secouée... Le second nez est plus civilisé sur du pneu et de la réduction. En bouche, du massepain et des amandes, sur une belle matière, avec des noyaux, de l'amertume et des tannins mûrs. Il y a un peu de volatile et pas trop de fruits : Pinot Nero dell'Emilia 2011 Casé Riva Del Ciliegio.

    Le septième flacon de la soirée présente une robe évoluée et un nez sud sur de l'alcool et de la colle Pattex. Heureusement, la bouche est moins alcoolisée que le nez pouvait laisser supposer. Un peu de volatile en rétro, et on part vers le vinaigre (léger, mais cela ne partira plus), mais c'est un très bon vin. Bettane le botte en touche, mais pour nous, c'est top, bien qu'extrême. Finesse, racé et puissance : Métairies du Clos Vieilles Vignes 2001 en Pic Saint-Loup, en Coteaux du Languedoc.

    Le suivant, avec sa robe foncée et son nez de Gamay, présente une bouche de Beaujolais fruité, avec de la sécheresse en finale, en semi-carbonique. On se trompe : c'est très léger et sur le fruit mais on est en Syrah, qui passe difficilement après tout le reste... Améthyste 2013 du Domaine des Ardoisières en Vin des Allobroges sur le Coteau de Cevins.

    Dernier rouge, à la robe rubis foncé mais évoluée, au nez sur de l'alcool. En bouche, un joli retour, avec de l'alcool en finale et du sucre résiduel. On est sur une Syrah pure du Sud : Peyre Rose Clos Syrah Léone 2002 en Coteaux du Languedoc.

    On acheva cette longue soirée de dégustation avec une demi bouteille d'un vin à la robe Whisky et au nez aromatique sur du Muscat, avec peu de sucre et des notes de poire, de mangue et de fruits exotiques. En bouche, un faible degré d'alcool, sur de la poire caramélisée, bien mûre, mais un léger manque d'acidité. C'est anecdotique d'un grand terroir, fait dans la simplicité, sans aucune recherche, sauf celle du plaisir : Domaine de L'alliance 2011 en Sauternes de Valérie et Daniel Alibrand. Sauternes finement muscaté. Pas mal du tout.

    La suite des aventures du clos lundi prochain, si tout va bien.

     

  • Dégustation du lundi 249

    Nouvelle dégustation, à 4 ce lundi soir, le 5ème, de la Conserverie Hesbignonne restant bloqué dans sa pourtant pas lointaine province, suite au diktat des syndicats...

    On entame la soirée avec un vin blanc à la robe paille et au nez d'Anjou, sur des notes de whisky, un peu lourd. Par contre, et contre toute attente, la bouche se révèle belle et bien mûre, avec quelques notes d'alcool. On est bien en Loire, mais pas en Anjou : Chinon Rochette 2011 en Val de Loire de Béatrice et Pascal Lambert. Un vin qui titre 14°5 sur un terroir argilo-calcaire.

    On passe aux rouges avec un premier flacon à la robe foncée et au nez évolutif : le premier frais et fruité, fait place à un second nez plus monolithique, tandis que le troisième nez nous emmène sur des fraises Gariguettes.  La bouche, perlante, est intéressante, digeste et facile. Sur du noyau de cerise, avec une amertume végétale, bien mûre mais pas chaude. On pense à une Grenache au sud de Lyon, à un Carignan d'altitude et même à une Syrah pour ce Tre Vie Vino Rosso à Travo en Italie (Lot 05/2014). Il titre 12°5 et est issu de cépage Sangiovese. 

    Le second rouge présente une robe noire et un nez sucré de sirop herbacé, avec un petit côté "chimique". En bouche, il est assez frais pour sa chaleur, mais c'est trop, trop, trop, à en devenir ennuyeux. Ce vin body-buildé amerloque est côté 96 à 98/100 : Grenaches de Pierre 2011 du Domaine Giraud en Châteauneuf-du-Pape. Il titre 15°...

    Heureusement, le dernier rouge nous comblera de bonheur : une robe foncée avec quelques signes d'évolution, un nez magnifique et plus complexe et une fort belle bouche, fondue, longue, fraîche, sans aucune agressivité. Les gencives en sortent intactes, et on termine sur des fruits. On pense à un Bandol, à un Trévallon et même à un Véga Sicilia pour ce Châteauneuf-du-Pape Cuvée Marie Beurrier 2008 d'Henry Bonneau & Fils, qui titre 14°5. Une merveille ! Qui a son prix... Côté 93/100, mais que du plaisir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

     

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