• Méfions-nous de ce Traité Transatlantique...

    La zone de libre-échange transatlantique ou Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, est un accord commercial en cours de négociation entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Il est envisagé pour 2015 (ils rêvent...). Une des critiques vient du fait que les travaux préparatoires se font en secret, et que le citoyen, contrairement aux consultants des firmes multinationales, n'a pas accès aux documents en préparation.

    Il est évident que les normes européennes sont différentes et plus sévères que les normes américaines dans de nombreux domaines, et que ce Traité, s'il est signé, signifiera un alignement des normes européennes sur les normes américaines, c'est-à-dire, un nivellement par le bas.

    C'est non seulement la porte grande ouverte aux poulets (si on peut encore les appeler comme cela) de batteries traités à l'eau de javel, à l'invasion de la malbouffe américaine en Europe, aux OGM généralisés sans aucune obligation d'étiquetage particulier, à l'exploitation des gaz de schistes, etc...

    C'est aussi une perte énorme d'autonomie des pouvoirs publics européens, puisqu'une multinationale pourra désormais attaquer un Etat en justice devant un tribunal international si elle estime que ses intérêts économiques sont lésés. Imaginez Monsanto attaquer la France qui interdit les OGM, Texaco attaquer la Belgique qui taxe le diesel, etc...

    Il faut d'ores et déjà faire savoir que nous ne désirons pas de ce Traité, et qu'il y a une multitude de points et de domaines non négociables. Il faut également exiger d'âtre informé de tout ce qui se discute actuellement entre la commission européenne et les Etats-Unis à ce niveau. Et il faudra absolument que la population puisse donner son avis avant que ce Traité ne soit adopté dans notre dos.

    Je tiens trop à mes fromages au lait cru, à mes vieilles variétés de tomates oubliées Bio, à mon alimentation sans OGM, et à mon refus de voir une multinationale un jour nourrir le monde, avec ses produits industriels de piètre qualité et sans goût. Et cela, c'est juste au niveau alimentation ! Je ne parle pas de tout le reste... Soyons très vigilants ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Be Slow Food, c'est ce week-end ! Goûtez Bruxelles...

    Slow Food, un mouvement international qui ne cesse de s'amplifier.

    Face à une offre alimentaire uniformisée, industrialisée, à l'origine et aux saveurs souvent incertaines, Slow Food, mouvement international, propose de mettre dans nos assiettes une nourriture dont les maîtres mots sont : goût, traçabilité, proximité et éthique. Désormais, tant les producteurs, les éleveurs, les artisans, les chefs, les distributeurs que les consommateurs font partie d'une même révolution qui place l'humain au centre de l'agroalimentaire !

    Ce week-end, Slow Food organise un grand événement à Bruxelles :

    Sans-titre-1-400x565.jpg

    Allez sur le site de Slow Food (slowfoodbrussels.be) découvrir l'incroyable programme de ce week-end, et surtout, allez-y, découvrez et participez à ce grand mouvement mondial qui refuse l'alimentation des industries agro-alimentaires (la malbouffe), qui préserve la biodiversité à l'échelle mondiale, qui protège les produits de terroir et le goût (le vrai) des aliments, et qui prône une alimentation locale, Bio et de saison. Même les plus grands Chefs étoilés s'y mettent, y compris Christophe Hardiquest (Bon Bon **).

     

    home_bonbon_fr.jpg

     

     

  • Il est temps de penser à vos pieds de tomates...

    Il est temps de retrouver les pépins de tomates que vous avez conservé depuis l'été passé ou les étés précédents : ceux que vous avez séchés au soleil après avoir dégusté une délicieuse tomate au goût et à la texture incroyables lors de vos vacances à l'étranger, ou même ici, en Belgique, provenant des marchés Bio, en juillet ou en août.

    Je viens de semer 8 pépins dans des pastilles de tourbe humidifiées, sous mini-serre plastique sur un radiateur devant une fenêtre. Il n'a pas fallu 4 jours pour que ces pépins, datant de 2009 à 2013, donnent naissance à une petite tige de 3 à 4 cm de haut, munie de 2 feuilles...

     

    jardinage,plaisir,production artisanale,goût,qualité,arômes,saveurs,tomates

     

    Dès qu'elles auront une dizaine de centimètres et que les racines commenceront à s'épandre au-delà de la pastille de tourbe, je les mettrai dans de petits pots de 8 cm sur 8, remplis d'une bon terreau Bio, dans lesquels j'aurai planté un tuteur. Et les laisserai poursuivre leur croissance au bord de la fenêtre, sans couvercle.

    Et dès que les racines sortiront de ces pots, je les transvaserai une dernière fois dans leur pot définitif (le plus grand possible), toujours rempli de terreau Bio de qualité et dans lequel vous aurez planté un tuteur en bambou de 2 mètres de haut, auquel vous lierez le pied. Sur la terrasse, ou dans le jardin, bien exposé au Sud.

    Il suffit alors d'arroser abondamment une fois par jour (matin ou soir) pour voir grandir à vitesse VV' des plants de tomates imposants sur lesquels, très vite, des fleurs vont apparaître. Chaque fleurs donnera naissance à une délicieuse tomate, à condition qu'elle soit pollinisée par les abeilles ou des bourdons. Si vous n'en voyez pas, vous pouvez le faire vous-même, en touchant les pistils des fleurs entre le pouce et l'index, et en passant de fleurs à fleurs.

    Si le printemps est tardif, comme en 2013, les premières tomates ne seront mûres que fin juillet. S'il est précoce, comme cette année, cela pourrait être fin juin. Tout dépendra de la chaleur des 3 mois qui arrivent. Notez aussi qu'il y a des années tomates et d'autres sans. Certaines années, j'en ai récolté des centaines, et l'année suivante aucune car tous les pieds étaient atteints d'une maladie et les tomates pourrissaient sur pied avant de mûrir... Et comme je ne traite pas mes plantes avec des produits phyto-sanitaires chimiques, et bien, on ne récolte rien...

    Mais quel plaisir de voir grandir ces pieds, de récolter pendant 3 mois de magnifiques fruits mûrs à souhait, de les déguster dans des recettes estivales et de préparer le reste pour le surgeler et profiter de tous ces arômes parfumés en automne et en hiver. Alors, n'hésitez pas : semez vos pépins, c'est le moment !

    Et si vous n'en avez pas, achetez-en sur le site de Kokopelli. Des centaines de variétés de tomates anciennes et oubliées sont disponibles ! Bon jardinage.

  • Dégustation du lundi 225

    Nouvelle dégustation du Clos, à 4, avec 4 bouteilles à l'aveugle dont la première présente une robe cognac clair et un nez riche de vieux Chenin ou de Jurassique. Un début de bouche mou, mielleux, moelleux, puis ce côté sec et acide qui revient sur de l'abricot, sans boisé. Il y a de la surmaturité et c'est excessif tout en étant agréable pour certains. L'ampleur rappelle Sébastien Riffault et c'est bien vu : Akméniné 2009 en Sancerre.

    On passe aux rouges avec un second flacon à la robe rubis et au nez sympathique avec plein de petites choses qui se passent. C'est assez complexe. Par contre, en première bouche, c'est assez simple, très vif et fort jeune, avec du végétal et du cassis caricaturé et une finale sur des tannins non fondus et du noyau de cerise, bref trop dur et pas assez fondu. Belle acidité qui fait plus penser à l'Italie qu'à Bordeaux. Il faudra attendre 2 heures pour que le vin se donne, pour que les tannins se fondent et que le vin devienne agréable : Moulin des Costes 1998 à Bandol.

    La troisième bouteille présente une robe identique au précédent, avec un nez de vin nature et une bouche sur le fruit, avant que l'acidité ne coupe tout. Il y a ce goût de Kriek et de cerises, puis cette finale acide, presque agrumes, sur du pamplemousse, avec une astringence en finale. Pourtant, c'est du Sud, alors qu'on est tous au Nord : Morta Maio 2011 d'Antoine Arena en Patrimonio (Corse).

    Le dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez de vin nature sur du pruneau frais. La bouche, légèrement perlante fait songer à un magnifique Cabernet, qui a un peu dur avec les 2 vins précédents. Malgré le carafage de 48 heures conseillé et non respecté, et un milieu de bouche aqueux, c'est un vin bien fait dans la fraîcheur : Clos Cristal Boutifol 2010 en Saumur Champigny.

    photo.JPG

    Lundi prochain, les 17 ans du Clos et un anniversaire en plus! Il va falloir être certain d'amener le bon flacon et d'être à la hauteur... Qui vivra verra...

  • La véritable couque suisse artisanale, appelée escargot en France...

    La viennoiserie, c'est comme la cour de récré, et ce n'est pas un hasard si on en croque au sortir de l'école. Oublions le croissant. Il est du matin et marié avec le café au lait. Les autres n'ont besoin de personne pour plaire. Le pain au chocolat, le chausson aux pommes ou l'escargot existent sans tuteur et à toute heure. Ces trois-là se tirent une bourre d'enfer au moment du quatre heures et, chaque fois, le pain au chocolat sort gagnant. Tiède, aérien, avec une, voire deux barres de chocolat, il se la joue facile et populaire. Le chausson, avec sa pâte feuilletée qui fait des miettes sur le veston, sa pomme aléatoire et son jeu de textures, semble plus destiné aux adultes. Ceux qui portent un veston justement. Reste le pain aux raisins, enroulé sur lui-même avec des filouteries dans la mie, objet de gourmandise de hasard ou de passion. C'est mon préféré, surtout s'il sort de la boulangerie de Christophe Vasseur. Au Pain et des idées, il en propose cinq versions : le classique rhum-raisin et ses créations, citron-nougat, chocolat-pistache, praline et cassis frais.

    Dans son atelier, ceux qui fabriquent son fameux "pain des amis" ne travaillent pas avec ceux de la viennoiserie. Traditionnellement, on les appelle les touriers, chargés de la pâte viennoise : pâte briochée, briochée feuilletée, feuilletée, pâte à croissant, à tarte, etc. "Voici trente-cinq ans, l'éducation nationale a décidé de supprimer cette formation et de la fusionner avec celles de boulanger ou de pâtissier, déplore Christophe Vasseur. Résultat, aujourd'hui, un boulanger qui sort avec son CAP en poche ne sait plus faire un croissant. La qualification tourier a même disparu de la nomenclature de Pôle emploi." Comment s'étonner dès lors que l'"artisan boulanger", tenu de fabriquer seulement son pain pour bénéficier de ce label, se tourne vers la viennoiserie industrielle, moins coûteuse en temps et en argent ? C'est le cas dans la majorité de nos 30 000 boulangeries françaises.

    101_zpdt.jpgAu premier étage du Pain et des idées, ils sont deux à s'activer autour d'un large plan de travail en marbre. Pour garder la fraîcheur et éviter l'usage de la farine dans le maniement de la pâte. Laminoir, pétrin, batteur, armoires réfrigérées, le matériel est classique. La vraie différence entre un artisan et un industriel, c'est le temps de fabrication. "Chez moi, pour un escargot, il y a trente-six heures de mise en oeuvre ; sur une chaîne industrielle, c'est réglé en deux heures." Explication.

     "Il y a deux écoles pour le pain aux raisins : la pâte à brioche, plus facile, ou la pâte à croissant, briochée feuilletée, plus délicate." Christophe Vasseur a bien sûr choisi la seconde, celle qui finit en éventail feuilleté aux extrémités de ses croissants comme au bout de ses escargots. "Ce que l'industrie ne peut faire." La pâte briochée ayant fermenté vingt-quatre heures pour développer ses arômes, il passe au feuilletage. Un premier tour double (rouler du beurre entre deux couches de pâte pliées deux fois) au laminoir, une ou deux heures de repos, à nouveau un tour simple, cette fois, et encore un temps de repos.

    Voilà bientôt trente heures que l'affaire est engagée lorsque la pâte est abaissée à l'épaisseur voulue et étalée sur le marbre. Un long rectangle d'100 x 50 centimètres, paré aux entournures sur lequel est étalée à la spatule une crème pâtissière d'un jaune vif (oeufs, lait de Jersiaise bios). Ni trop, ni trop peu. Les raisins de Smyrne ont gonflé dans le rhum, bien pressés entre les mains de Sébastien le tourier, ils sont jetés à la volée sur l'abaisse recouverte de crème. Celle-ci est roulée soigneusement dans le sens de la longueur pour former un boudin de trois tours. Il est tranché en rondelles de deux centimètres d'épaisseur, disposées sur grille et papier sulfurisé. Pas question de cuire aussitôt. Une dernière station en chambre à 4° et 90 % d'humidité avant de passer à la dorure au jaune d'oeuf. Et enfin le four : dix-huit minutes à 210°. Croustillant dehors, moelleux dedans, la douceur de la crème, le punch des raisins, c'est tellement bon que j'ai oublié le prix. Deux euros et quelque chose qui n'en a pas : le plaisir. Article de  jpgene.cook@gmail.com dans M, le Magazine du Monde.

  • Poutine débarque en Crimée et Obama débarque à Bruxelles...

    Neuf ans après George W. Bush, Barack Obama foulera pour la première fois le sol belge, et il ne viendra pas seul : 900 personnes, 45 voitures (dont 30 blindées) et des hélicoptères (qui arrivent par avions cargo)...  Attendons-nous à un grand bordel au centre de Bruxelles ce mercredi, avec des axes routiers bloqués et sécurisés, des hélicoptères américains dans le ciel (sans parler des drones). la CIA à chaque coin de rue et sur les toits, et la NSA dans vos PC...

    Heureusement que Sa Majesté notre Roi des Belges est plus modeste dans ses déplacements à l'étranger : j'en connais, du côté du Nord du plat pays, qui en profiteraient pour encore critiquer son train de vie...

     

     

  • Dégustation du lundi 224

    5 vins rouges à 4 ce soir, pour une nouvelle dégustation du Clos à l'aveugle, avec un premier vin à la robe rubis foncé et au beau nez typé sud. La bouche est fruitée,fraîche, sur une belle rondeur avec une pointe d'acidité. Il y a une légère amertume (rafles ou pépins), mais pas d'astringence ni de boisé. Certains trouvent des notes de Cabernet, d'autres sont plutôt sur une Syrah/Grenache/Carignan : Seul en Scène 2010, Vin de Pays des Collines Rhodaniennes de François Villard  en Syrah.

    Second flacon, à la robe noire et au nez de vieux brie, mais technique (gens qui savent faire du vin). La bouche est belle et chatoyante sur une explosion de petits fruits noirs, puis plus rien : ni longueur, ni profondeur, mais de la sécheresse. On goûte la planche, et plus on en boit, plus on a cette planche de pirate en bouche... On évoque un bordeaux entre 1995 et 2003, merloté et facile : Cos d'Estournel 2002 en Saint Estephe. Rien à voir avec les somptueux Cos d'Estournel 1985 à 1990 dégustés au Clos. Cela n'a que 12 ans et c'est grossier : no comments.

    On passe au troisième vin de la soirée, à la robe encore plus noire et au nez très expressif sur un produit brut. Un savant mélange de rhubarbe, d'épices, de fleurs (roses), avec des notes balsamiques et d'autres de cuisson, suivies d'une envolée de double cassis. En bouche, de la maturité mais sans alcool. Une belle matière, de la puissance et aune trace d'élevage. C'est gourmand, lisse et délicat, sur un fruité mûr sans excès : Terre de Chardons "Discret" 2009 en Costières de Nîmes. Beau flacon (95% Syrah et 5% Grenache) en Biodynamie.

    photo.JPG

    On change de registre avec cette quatrième bouteille à la robe claire et au nez de vieux vin. La bouche est subtile et fine sur des notes réglissées. Les vins précédents lui ont fait du tort, mais il s'ouvre de plus en plus à l'aération et des petits fruits rouges apparaissent. Ce serait parfait sur une raviole aux champignons... Tout le monde est à Bordeaux (82/85) pour ce Château Pibarnon 1990 à Bandol. A re-tester dans d'autres conditions...

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe noire à nouveau, mais avec des traces d'évolution cuivrée sur le disque, et au nez de vieux bordeaux, sur un cuir fruité et noble, complexe, animal et floral (roses fânées). La bouche paraît fort jeune par rapport à la robe et est fluide malgré une légère astringence (résidu des tannins lui ayant permis de vieillir correctement). Je pensais à un Saint Julien et on est en rive droite : Château Magdelaine 1990 en Saint Emilion Grand Cru Classé. Le plus merloté des premiers crus (90%), et leur meilleur millésime. Belle bouteille.

    La suite des aventures du Clos la semaine prochaine, avant de fêter, en grandes pompes, les 17 ans du Clos de Rouge-Cloître la semaine suivante.

  • L'importance de l'alimentation dans le guérison du cancer...

    Si vous déclenchez un cancer, et que, par chance, la chimio ou la radiothérapie marchent, votre cancérologue ne vous parlera probablement pas de guérison, mais de rémission. Et il aura, malheureusement, raison. 

    Les traitements médicaux contre le cancer peuvent suffire à court terme pour faire pencher la balance du côté de la bonne santé. Mais dans la mesure où le terrain reste déséquilibré, l'état de maladie reviendra forcément à moyen ou long terme, sous différentes formes. Et pourtant, il existe des moyens d'assainir le terrain qui a favorisé l'apparition de la maladie. 

    Lorsque le malade se laisse prendre totalement en charge et interprète toute complication ou échec comme une incompétence de son thérapeute, ou de la médecine en général, c'est qu'il est touché par le syndrome de l'auto-stop : « je m'assois dans le siège (du malade) et je me laisse conduire sans rien faire (par le médecin) ». 

    On s'aperçoit aujourd'hui que cette attitude est la pire que vous puissiez adopter face à la maladie, et en particulier face au cancer. Elle réduit de façon catastrophique vos chances de guérison. 

    Un nombre croissant de médecins reconnaissent aujourd'hui que l'effet de leurs traitements médicaux classiques, ne représente qu'un tiers de la guérison. Le deuxième tiers dépend de l'hygiène de vie du patient : alimentation, respiration, détoxication. Le dernier tiers dépend de l'état émotionnel du patient : stress, angoisses, choc émotionnel non digéré. 

    Vous soucier de ce deuxième et de ce troisième tiers vous permettra d'assainir votre terrain, et de diminuer fortement votre risque de récidive. 

    Malheureusement, 85 à 90 % des malades du cancer ont le syndrome de l'auto-stop. Ils se laissent prendre en charge totalement par la médecine. Et le problème, c'est que la médecine officielle actuelle ne leur indique en général rien, ou très peu, sur ce qu'ils peuvent faire d'efficace sur les deux facteurs de guérison essentiels qui dépendent d'eux (le second et le troisième tiers). 

    C'est pourquoi le Docteur Michel Lallement, chirurgien des Centres de lutte contre le cancer depuis 1991, a décidé de briser le mur du silence. Le Dr Michel Lallement a 20 ans d'expérience en tant que chirurgien cancérologue et sénologue. Il exerce actuellement dans deux cliniques réputées : la Clinique Wilson d'Antibes et la Clinique Oxford de Cannes. Il a été Chef de Clinique-Assistant des Hôpitaux de Toulouse. Il donne régulièrement des conférences sur la nutrition et la prise en charge globale.

    Cles-alimentation-sante.jpg

     

    Le Docteur Michel Lallement ne vous promet pas la vie éternelle, mais il vous donne les clés pour prévenir l'apparition de la maladie, et en diminuer la gravité si elle apparaît : « Il est bien évident que la prise en charge nutritionnelle à elle seule ne peut prétendre éviter tous les cancers », prévient-il son lecteur. « Mais une personne frappée par la maladie malgré une bonne hygiène de vie peut déjà être assurée d'en avoir retardé l'apparition, et d'avoir diminué sa gravité ».

    C'est ce qu'il explique dans un livre capital sur le cancer et les maladies dégénératives, qui paraît aux éditions Mosaïque-Santé, collection «Vérités». Son livre se présente sous la forme d'un guide pratique de toutes les mesures indispensables qui vous aideront à prévenir ou retarder au maximum la maladie, mais également à guérir si vous êtes déjà touché : 

    En page 29, il explique comment faire régresser ou même disparaître un cancer potentiel, en modifiant son mode de vie. La durée d'évolution d'un cancer au stade non détectable est de huit ans en moyenne : c'est à ce moment-là qu'il est le plus efficace, et le plus facile, d'agir ; le Docteur Michel Lallement vous dit exactement ce que vous pouvez faire. 

    Il vous renseigne sur le nouveau « Centre Ressource » créé par le cancérologue aixois Dr Jean-Loup Mouysset, le premier centre de prise en charge globale du terrain cancéreux (et pas seulement de chirurgie/chimio/radiothérapie). (page 209) ; 

    Il vous permet d'évaluer facilement votre degré d'intoxication — qui augmente votre risque de maladie dégénérative, et en particulier de cancer — grâce à un questionnaire spécial et facile à remplir (page 192) ; 

    Il vous indique les méthodes naturelles de prévention, et d'accompagnement de la guérison, qui sont aussi les moins coûteuses ; 

    Il vous indique le régime à suivre dans les jours qui précèdent une opération du cancer ; (page 188) 

    Il vous explique précisément ce que vous devez manger dans les jours qui suivent l'opération, pour maximiser vos chances de guérison ; (page 189) 

    Il vous donne les compléments alimentaires qui font une différence positive réelle (page 182) ; 

    Il vous aide à identifier vos intolérances alimentaires, à l'origine de l'encrassement de votre organisme (page 50), plus un protocole naturel complet pour vous détoxifier (page 180) ; 

    Il vous indique comment guérir de vos intolérances alimentaires : au début du traitement, vous risquez de subir une poussée d'acné et des démangeaisons, lorsque la détoxication se met en route. Mais très rapidement survient l'amélioration des symptômes, qui est souvent « spectaculaire, parfois dès les premiers jours » ; (page 70) toutes les précisions sont données, que ce soit au niveau de l'alimentation, des médicaments à éviter, de la flore intestinale, de la paroi de l'intestin, des interactions avec d'autres maladies éventuelles (ostéoporose, troubles articulaires, douleurs gastriques, sinusites, infections...) ; 

    Il vous donne les recettes de tisanes efficaces pour restaurer la barrière intestinale : les mélanges d'herbes et comment les préparer. 

    Un chapitre entier est consacré à la micro-nutrition et la phytothérapie (médecine par les plantes) : quelles vitamines utiliser et sous quelle forme (page 126), les principaux oligo-éléments (zinc, sélénium, chrome et manganèse) et ce que vous pouvez en attendre (page 125) , ainsi que les substances végétales qui possèdent une action protectrice pour les cellules (effet anti-cancéreux). 

    Et le plus beau, c'est que le Docteur Lallement ne vous demande pas de renoncer aux plaisirs de la vie. Bien au contraire : « Il est tout à fait possible de manger sainement sans renoncer à notre patrimoine gastronomique, il s'agit même d'une opportunité pour redécouvrir des saveurs oubliées ! », explique-t-il, en page 19. 

    Je ne peux malheureusement pas vous donner toutes ces informations dans cette lettre, ne serait-ce que par correction vis-à-vis du Dr Lallement, que j'apprécie beaucoup, mais également parce que c'est un sujet délicat et crucial, sur lequel toute imprécision doit être bannie. 

    En revanche, je ne peux que vous inviter à vous procurer au plus vite le livre du Dr Michel Lallement. Prix : 15,90 euros.

    Source : Article de Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation

  • Be Slow Food à Bruxelles ces samedi 29/03 et dimanche 30/03...

    Les 29 et 30 mars, le convivium bruxellois Slow Food organise ainsi son premier week-end « Be Slow Food » (cf. ci-dessous), pour aider les Bruxellois à s’approvisionner en produits locaux de qualité, chose moins aisée en ville qu’à la campagne…

    Alors que le Slow Food International se fait de plus en plus actif à Bruxelles en termes de lobbying auprès de l’Union européenne, il se doit de montrer l’exemple en Belgique, où le mouvement peine à s’implanter. Mais les choses semblent enfin bouger. Il y a quelques semaines, on a ainsi assisté au lancement de la première Sentinelle Slow Food en Belgique, une dénomination privée destinée à soutenir la production d’un produit alimentaire en voie de disparition. Celle-ci concerne pour l’instant deux producteurs de fromage de Herve au lait cru et se veut beaucoup plus restrictive que l’Appellation d’origine protégée du Herve, qui tend à favoriser la production semi-industrielle. 

    408676981.JPG

    Cette constatation, on ne la trouve pas que dans le monde du fromage… Le procès d’Olivier Cousin devant le tribunal correctionnel d’Angers, le 6 mars dernier, a été largement médiatisé en France. La Fédération des viticulteurs de l’Anjou et de Saumur lui réclamait 5 000 € de dommages et intérêts avec sursis. Ce viticulteur d’une cinquantaine d’années basé à Martigné-Briand, dans le Maine-et-Loire, est accusé d’utiliser le mot « Anjou » sur ses étiquettes (il ose même écrire « AOC » pour « Anjou Olivier Cousin ».

    Or, producteur en biodynamie, « sans sulfite ni sucre ajouté », Cousin n’entre pas dans le cahier des charges de l’AOC, notamment parce qu’il utilise… un cheval de trait pour travailler ses 4 ha de vignes! Malin, le viticulteur s’est servi de cette affaire comme d’une tribune - et le bonhomme a un sacré bagou, comme on a pu s’en rendre compte l’autre matin alors qu’il était invité dans la matinale de France Inter. Il dénonce haut et fort le rôle des ses collègues (interprofessions et fédérations viticoles) dans « la standardisation des AOC » et surtout « la destruction des terres ». Le tribunal d’Angers rendra son délibéré le 4 juin prochain.

    402405545.jpg

    Cette histoire a passionné la France. Mais au-delà d’un petit côté Clochermerle tellement terroir qui amuse la presse parisienne, ce bras de fer est exemplaire… « Mon produit, complètement artisanal, ne peut pas entrer dans la catégorie des vins industriels. Et ne peut pas les concurrencer », affirme Olivier Cousin. Comme bien viticulteurs, il a choisi de sortir du jeu des AOC pour imaginer ses propres vins. Des vins « d’auteur », « de pays », « nature » que l’on s’arrache à l’export dans le circuit des vinothèques…

    Le Slow Food est exactement sur la même ligne avec ses Sentinelles, dont le cahier des charges est beaucoup plus strict que les appellations traditionnelles, et ce en vue de défendre une agriculture paysanne à échelle artisanale. Berceau du Slow Food, l’Italie est un bel exemple de ce qui peut être fait en la matière. On y compte en effet plus de 220 Sentinelles, regroupant plus de 1600 producteurs: fermiers, fromagers, pêcheurs, bergers, boulangers, pâtissiers… Surtout, leurs produits du terroir étiquetés « Presidii Slow Food » sont intégrés à un vrai circuit de distribution. Que ce soit à travers les chefs du réseau des « Osterie Slow Food », qui les mettent à l’honneur à leur carte, ou via la chaîne d'épiceries gourmet « Eataly », associée au mouvement.

    2894843832.jpg

    Créées pour défendre les productions spécifiques à une région, les appellations existent depuis le XVIIIe siècle. Les producteurs de Porto défendent ainsi leur vin depuis 1756, lorsque le marquis de Pompal, Premier ministre portugais, créa un comité chargé de garantir un certain niveau de qualité. Le mot « Champagne » est, lui, protégé par la loi depuis la fin du XIXe siècle. Mais il faut attendre 1935 pour voir apparaître le système des AOC français, le premier au monde.

    Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et les appellations, plus ou moins officielles, plus ou moins commerciales, se sont multipliées: Label rouge, bio, AB, IGP… Tandis que les AOC s’alignent désormais sur les AOP (Appellations d’origine protégée) européennes. Mais il suffit de parler avec les producteurs, que ce soit d’huitres, de fromages, de vins, de charcuteries… pour se rendre compte des faiblesses de ces appellations, qui reposent essentiellement sur l’autocontrôle.

    811196156.jpg

    Aussi peu restrictives soient-elles, ces appellations sont par ailleurs menacées par la logique de production néolibérale. Elles sont en tout cas au cœur du Traité de libre-échange que l’Union européenne négocie en secret avec les États-Unis. Les industriels américains ignorent en effet la notion de terroir, préférant la marque à l’appellation. Ils plaident donc pour pouvoir utiliser sur leurs étiquettes les mots “Brie”, “Gouda”, “Champagne”, "Roquefort"…

    Les négociations viennent de reprendre à Bruxelles, ce 10 mars, et cette question capitale risque d’enrayer sérieusement les pourparlers. Cet accord de libre-échange transatlantique était d’ailleurs au cœur d’une rencontre organisée à Bruxelles jeudi 13 mars par l’association "Les amis de la Terre", à laquelle participait le Slow Food, pour alerter sur les conséquences de la signature d’un tel traité. Les interventions vidéo de Richard McCarthy, directeur exécutif de Slow Food USA, et d'Ursula Hudson, présidente du Slow Food Allemagne, sont à revoir en ligne sur le site Slowfood.com.

    3665292947.jpg

    Cette année, « Goûter Bruxelles » a pour thème « la qualité dans nos assiettes ». C’est dans ce cadre que s’inscrit le premier week-end « Be Slow Food », consacré « à la promotion d’une alimentation de qualité, de proximité, avec une approche éthique du marché ». Ce rendez-vous des producteurs et des consommateurs se tiendra dans la Halle des Tanneurs. Au menu, une vingtaine de stands de producteurs et artisans recommandés par les différents conviviums du pays (Namur, Liège, Anvers, Ostende…) ou issus d’autres filières (Saveurs paysanes, BioWallonie, Nature et Progrès…). Mais le salon accueillera également des associations actives dans le domaines de l’alimentation durable et des entreprises « eco-friendly ».

    Par ailleurs, de nombreuses activités sont prévues, comme la projection de documentaires consacrés à la problématique (« LoveMeatTender », « Slow Food », « Les moissons du futur »…) et des micro-conférences sur le thème « Ralentir dans un monde de plus en plus virtuels », le samedi. Ou, le dimanche de 13h30 à 15h30, deux tables rondes, l’une pour les professionnels (« Vers un autre approvisionnement »), l’autre pour les particuliers (« L’accès à des produits de qualité »). Sans oublier, pour les gourmands, un apéro Slow Food suivi d’un cooking show, le samedi dès 19h, et un « slow brunch », le dimanche à midi.

    Be Slow Food, les samedi 29 et dimanche 30 mars à partir de 10h à l’Atelier des Tanneurs. 60 rue des Tanneurs 1000 Bruxelles.

    Rens. et programme complet: www.slowfoodbrussels.be.

    Les Ateliers des Tanneurs proposent un marché bio du mercredi au vendredi de 11h30 à 18h et le samedi et le dimanche de 10h à 16h.

    Article paru sur : La cuisine à quatre mains. Carnet de route de deux gourmets gourmands sur Lalibre blogs.

     

  • La peur au ventre...

    Lasagnes à la viande de cheval, poisson au mercure, jambon à la salmonelle. Ne peut-on donc plus rien manger ? Les Français se montrent, en tout cas, de plus en plus vigilants quand ils font leur marché, au point que cette peur au ventre est devenue le nouveau filon des professionnels de l’alimentation.

    Traumatisée par les scandales, une nouvelle race de consommateurs a fait son apparition : ils calculent l’équilibre de leurs repas au gramme près, redoutent les allergies, certains ne vont plus dîner chez des amis de peur de s’empoisonner. Ils sont à l’origine du succès des produits "sans" : sans sucre, sans OGM, sans lactose, sans huile de palme, et aujourd’hui sans gluten. Mais au-delà des vrais allergiques, qui en a vraiment besoin ? Quelles carences peut générer cette forme d’automédication ?

    Objets de tous les fantasmes : les élevages high-tech de l’industrie agro-alimentaire. Quels médicaments sont administrés aux poulets, porcs et lapins élevés en batterie pour qu’ils restent en bonne santé ? Avec quelles conséquences pour ceux qui les mangent ensuite ? Complément d’enquête dans les pharmacies des usines à viande.

    Dernier avatar du manger sain, les "bouchers haute couture" : grandes gueules, ultra médiatiques, ils installent leurs échoppes à la déco rétro dans des quartiers branchés, et proposent du bœuf bio de race japonaise, nourri à la bière … à 250€ le kilo ! Comment gèrent-ils leur stratégie marketing? Décryptage de ces bouchers new-look qui réveillent une profession en perte de vitesse.

    C'est ce soir sur France 2 à 22H15 : Le marché de la peur, dans Complément d'enquête.

    batterie-poulets-489777.jpg

  • Dégustation du lundi 223

    Encore une belle dégustation du Clos, à 4, avec 7 flacons à l'aveugle au programme.

    Premier flacon, à la robe foncée et jeune, présente un nez de vin nature sur du fruit et de l'alcool. La bouche est puissante, fondue et fraîche, sur une belle matière soutenue par une belle acidité. Un petit côté poivré entraîne certains vers un Cabernet de Loire, et moi plutôt vers une Syrah. C'est très expressif et très poivré : Petit Jo de La Roche Buissière en Vin de France d'Antoine et Pierre Joly dans le Vaucluse. C'est leur plus petite cuvée (+- 10 euros) et c'est génial.

    Second flacon à la robe beaucoup plus légère et avec une très légère piqûre ascétique au nez. En bouche, le vin est fané et fait penser à un petit bordeaux 85 ou 88  dans une belle appellation. Pas de chance pour cette première au Clos, en Carignan : Tahiti, Vendange Hiver Austral 2005, Vin de Polynésie Française du domaine Dominique Auroy...

    Troisième flacon, à la robe encore plus claire (quasi un rosé de Bandol), et au nez de vin nature. En bouche, cela semble chaptalisé (alors que ce ne l'est pas), court mais propre. C'est gentil. Hughes Beguet Ploussard 2011 en Arbois.

    Quatrième bouteille, à la robe noire et au très beau nez chocolaté, tomate confite et viandeux. La bouche est fraîche, ronde, pleine et longue, avec un beau fruit et de la fraîcheur, mais aussi avec une sécheresse qui tue l'apothéose en finale : pas de doute, on est à Bordeaux. Château Soutard 2000 en Saint Emilion Grand Cru Classé.

    Cinquième flacon, à la robe légère et au nez de cuberdon. En bouche, de la fraise écrasée, avec des petits fruits sur une belle longueur. C'est très aromatique. L'Anglore Véjade Cuvée Off 2012 d'Eric Pfiffering à Tavel. Une bouteille rare.

    La sixième bouteille, à la robe noire, présente un magnifique nez aussi expressif que le Soutard, et dans le même registre. La bouche est jeune et concentrée, et on lèche bien la barrique neuve, mais elle est tannique sans être asséchante, elle est enrobée. On pense à un Merlot technique en 2009 et c'est tout faux : Bergerie d’Aquino 2003 en Coteaux Varois. Un vin body-buildé à attendre encore 10 ans...photo.JPG

    Dernier flacon de la soirée, à la robe orangée et au fort beau nez d'abricot, de Corinthe et de Muscat. En bouche, un côté citronné confit fort agréable qui rend le vin frais. Pas de sirop collant, ni d'excès de liqueur : grande buvabilité. Mais manque de complexité pour ce Rieling Hugel Sélection Grains Nobles 1995 en Alsace, produit en moyenne 2 fois par décennie. La suite lundi prochain...

  • Bartholomeus **

    Nous avons eu la chance de pouvoir déjeuner au Bartholomeus ce midi, restaurant doublement étoilé à Knokke-Heist. J'y étais déjà allé il y a une dizaine d'année, et c'était très bon. Inutile de vous dire qu'en dix ans, le gaillard s'est encore bien amélioré... et frise désormais la perfection absolue. Bref, un tout grand moment, avec toujours Bart en cuisine et Sandra en salle.

    Après les apéros et délicieuses mises en bouche magnifiquement équilibrées au niveau goût et textures, nous passâmes aux choses sérieuses.

    image0.jpeg

    image1.jpeg

    Avec, d'une part, un Bar de Mer, Saké, Sésame et Hibiscus d'une finesse de goût incroyable.

    image3.jpeg

    Chaque cuillère étant un véritable régal et une explosion de saveurs fraîches en bouche...

    image4.jpeg

    Et, d'autre part, un tartare de Wagyu, huîtres Gillardeau, citron vert et soja, à la présentation incroyable : le tartare de boeuf encapsulé dans une sphère sucrée reposant sur une poudre de citron vert endessous de laquelle reposent les huîtres et le soja. Phénoménal et équilibre magistral des saveurs.

    image2.jpeg

    Suivirent un Homard "Mer du Nord", épinards, coco et combava à tomber par terre...

    image5.jpeg

    Et des Jets de Houblon, sole, pourpier et jaune d'oeuf frit, tout aussi extraordinaires.

    image6jpeg.jpeg

    Défilèrent ensuite la sole, tomates et purée des Polders, d'une simplicité déconcertante et d'une cuisson impeccable...

    image7.jpeg

    Et l'Agneau de Lait "Pyrénées", pois chiches, poivrons et m'hamsa... tout aussi délicieux.

    image8.jpeg

    Un assortiment de fromages, tous meilleurs les uns que les autres, accompagné d'une salade truffée fût nécessaire pour achever les 2 bouteilles de vin qui accompagnèrent magistralement ce repas d'exception : un Silex 2007 de Didier Dagueneau incroyable, et un Châteauneuf-du Pape rouge du même millésime, parfait à boire aujourd'hui.

    image9.jpeg

    Pas de desserts, mais quelques mignardises maison servies avec le café, sonnèrent la fin de cet incroyable déjeuner.

    image10.jpeg

    Notre seul regret : ne pas avoir pu goûter les fameuses babeluttes maison. Mais il n'y en avait plus. Il faudra donc retourner... Car moi, les babeluttes, j'aime bien. Et surtout celles du Bartholomeus...

  • L'hiver (qu'on n'a pas eu) s'en va et le printemps arrive...

    Le contraste aura été très net. Après quasiment 75 jours de temps perturbé, nous entrons désormais dans une longue période extrêmement calme et sèche avec beaucoup de soleil et des températures très élevées pour la saison.

    Si la journée de mercredi aura encore été plus ou moins nuageuse sur la plupart des régions, l’anticyclone des Açores est en train de rejoindre celui de Russie, et cette véritable muraille de hautes pressions empêchera toute perturbation de circuler sur la France dans les prochains jours.

     L’amélioration devrait même être plus nette qu’annoncé en région Rhône-Alpes, car il semble que les nuages bas vont très vite se dissiper, et le soleil devrait réussir à largement s’imposer (notamment en montagne).

     Seule une petite incursion nuageuse pourrait se produire sur la moitié Nord dans la journée de vendredi. Il s’agira d’une perturbation atténuée qui circulera surtout sur les îles britanniques, mais aucune précipitation n’est prévue.

     Avec le retour du soleil et de conditions plus stables, les températures des après-midi vont peu à peu remonter pour largement dépasser les moyennes de saison à partir de jeudi ou vendredi. Même si cette situation n’est pas exceptionnelle pour un début de mois de mars, sa persistance pourrait le devenir car aucun changement n’est en vue à la limite de notre échéance – c’est-à-dire 10 à 15 jours. Lu sur www.meteo-paris.com.

    Bref, avec 17° en certains endroits en Belgique ce dimanche, on va pouvoir profiter largement des terrasses et de toutes les activités extérieures ! Les gens seront de bonne humeur, cela nous fera du bien. Mine de rien, le soleil, c'est quand même important pour le moral...

  • On n'a qu'une vie, et elle passe beaucoup trop vite, profitons-en...

    Les semaines et les mois défilent à toute vitesse, et de plus en plus vite, au plus vous avancez en âge. Seuls, quelques événements vous rappellent, de temps à autre, que c'est déjà Carnaval, déjà Noël ou déjà tel anniversaire. Et vous jureriez que le précédent ne date que de quelques mois à peine, mais jamais un an ! Et pourtant, un an vient encore de passer sans que vous ne vous en rendiez compte...

    A force de courir toute la journée, d'avoir de multiples activités en soirée et le week end, on perd toute notion du temps qui s'écoule. Emmené par ce tourbillon démentiel, cette course incessante. Et la connectivité permanente n'arrange rien !

    Moi, cela me préoccupe, et j'ai décidé de stopper, de me poser et de faire le point. De penser à moi (pour une fois). De prendre le temps de réfléchir comment j'aimerais que le reste de ma vie se déroule, avec qui, où çà et à quel rythme. Ambitieux ? Je ne le pense pas. C'est MA vie, et c'est important. Chacun d'entre-nous devrait faire cette halte de temps à autre, juste pour s'assurer qu'il est toujours sur les bons rails. Cela fait du bien de regarder dans ses rétros, avant de regarder devant soi, à nouveau. On fixe sa route et on sait où on va et pourquoi.

    Ne plus perdre son temps (avec des gens que vous n'appréciez pas, devant une télévision abrutissante, dans des files interminables, etc...), avoir un but, être passionné par ce qu'on fait, partager et faire plaisir, et prendre soin de soi, de sa famille, de ses filleuls et de ses amis. C'est déjà pas mal. Après la santé, le temps est le bien le plus précieux. Réfléchissons-y.

  • Ma recette de salade verte...

    Vivement le printemps qui approche et la nouvelle saison des salades ! Quand je fais une salade, j'aime bien qu'elle soit variée et qu'on découvre selon les bouchées, des saveurs variées. 

    Question goût, tous les ingrédients sont bio, évidemment. Sinon cela ne goûte rien.

    Tout est cru, sauf les haricots princesses ultra-fins, les fèves des marais et les asperges vertes, juste blanchis. Pour le reste, vous prenez tout ce qui est vert : de la salade bien sûr, mais aussi de la roquette, des jeunes pousses d'épinards, du cresson, de la cressonnette, de la salade de blé, quelques brins d'estragon et quelques feuilles de basilic. Nettoyez le tout et essorer, séparément bien sûr. On continue ensuite avec le coeur d'un céléri branche, un petit concombre, un pied fenouil femelle, un poivron vert, et deux avocats pelés à vifs, débités en fins tronçons ou en cubes. On citronne et assaisonne les dès d'avocats, et on met une vinaigrette maison sur le reste. On débite ensuite quelques petits oignons frais en rondelles assez fines et on hache menu une botte de persil plat.

    Pour encore accentuer le côté gourmand et surprise, j'utilise un pesto d'ail sauvage Bio (ail des ours) que je déverse au fond du saladier, avant d'y placer tous les ingrédients, les uns après les autres, en terminant par les légumes les plus fragile. Un peu d'huile d'olive douce, première pression à froid, de la fleur de sel et quelques tours de moulin de poivre noir et c'est prêt ! Il ne reste plus qu'à touiller et à se servir. C'est du boulot (+- 2 heures), mais quel délice, quelle fraîcheur et quelles explosions de goût ! Un pur délice, vitaminé.

     

  • Mercure, arsenic, cyanure et amiante : quel beau cocktail pour les générations futures...

    En une minute et demie, la cage d'ascenseur du puits Joseph avale les 550 mètres de profondeur dans un grincement de ferraille et de bois. Lampe frontale sur le casque, autosauveteur à oxygène en bandoulière, les mineurs parcourent les 100 km de galeries de l'ancienne mine de potasse Joseph-Else, creusée dans le sous-sol de Wittelsheim (Haut-Rhin). Direction non pas la taille de sel mais les cavités où dorment du mercure, de l'arsenic, du cyanure et de l'amiante. Là, 44 000 tonnes de déchets industriels ultimes, non recyclables et hautement toxiques, gisent dans un centre de stockage unique en France, StocaMine.

    Autant dire un casse-tête environnemental. Après onze ans d'inactivité, le site doit aujourd'hui être définitivement fermé. A partir du 1er avril, une partie de ces déchets sera remontée à la surface tandis que le reste sera confiné. Alors on s'active sous terre : une immense machine racle les sols, soulevant une épaisse poussière salée, tandis qu'un tractochargeur transporte les minerais et déblais. « Il faut agrandir les galeries, aplanir les sols, renforcer les soutènements, installer des lampes et des téléphones de secours avant de commencer à déstocker, énumère Alain Rollet, PDG de StocaMine. Ces opérations sont dangereuses : le risque minier se cumule au risque toxique, sans oublier que la mine est classée comme épisodiquement grisouteuse. »

    4375807_5_b8f0_un-groupe-d-anciens-mineurs-et-d-industriels_66d5cbce580f60ab04392a083d97ae57.jpg

    D'autant qu'il y a urgence : les galeries commencent à s'affaisser, sous l'effet de la pression due au creusage. A certains endroits, les plafonds  se sont effondrés, rendant quasi impossible l'accès aux colis de déchets, dont certains sont probablement percés ou éventrés. D'autres se corrodent sous l'effet de la chaleur.

    « Plus on attend, et plus il sera difficile de récupérer les colis, s'inquiète Yann Flory, porte-parole du collectif Déstocamine, qui fédère ONG et syndicats en faveur du déstockage total. Les experts sont certains que la nappe phréatique la plus grande d'Europe sera bientôt touchée, car l'eau s'infiltre et ruisselle vers les déchets. Le temps presse. »

    Une fébrilité souterraine à laquelle fait écho, en surface, une grande perplexité. Car StocaMine est une bombe à retardement dont la population locale craint à tout moment l'explosion. En décembre 2012, la ministre de l'écologie de l'époque, Delphine Batho, a ordonné le retrait de 11 % des déchets, dont 56 % des éléments mercuriels, et le confinement du reste du site. Mais, sous la pression des élus alsaciens, tous bords politiques confondus, ainsi que des ONG, la ministre a relancé le débat, six mois plus tard, en organisant une procédure de concertation publique. « Une large majorité de la population demande à sortir la totalité des déchets », révèle Henri Watissée, le garant de la concertation.

    StocaMine a ouvert ses portes en février 1999, sous la forme d'une filiale de l'entreprise publique des Mines de potasse d'Alsace (MDPA) et suite à un arrêté préfectoral  qui autorise le stockage pour une durée maximale de trente ans, mais avec la notion de réversibilité. En cas de non-conformité ou d'incident grave, les déchets devront être retirés. En trois ans, 19 500 tonnes de déchets de classe 0, les plus dangereux (mercure, arsenic, cyanure, etc.), sont entreposés au fond de la mine, conditionnés en fûts métalliques de 250 kg et big bags (« gros sacs ») d'une tonne. Pour éviter toute réaction chimique non contrôlée, 24 500 tonnes de résidus d'incinération et d'amiante, de classe 1, sont également descendus dans les alvéoles.

    Mais le rêve de stockage propre tourne court très vite. En septembre 2002, un incendie survient dans le bloc 15. « 472 big bags contenant des engrais et du soufre, hautement inflammables, ont été entreposés sans autorisation », raconte Yann Flory. Il faudra trois jours pour maîtriser le feu et trois mois pour évacuer les émanations toxiques. Alors que 74 mineurs sont intoxiqués, le PDG de l'époque est condamné à quatre mois de prison avec sursis, et StocaMine à 50 000 euros d'amende. Elle ne s'en relèvera pas : le centre, qui n'a jamais été rentable, ferme ses portes en 2003, emportant avec lui les MDPA. Il n'aura embauché que 24 personnes.

    4375811_5_e935_ill-4375811-86de-mine-14_b91c31c90c86467ddff21dec9c46e198.jpg

     

    La confiance de la population est brisée. « On ne peut plus les croire », déplore Raoul Schmitt, qui vit depuis toujours dans la cité ouvrière Graffenwald, à deux pas de StocaMine. Dans ce quartier, tout le monde ou presque a un parent mineur. L'accident, les habitants l'ont ressenti jusque dans leurs chairs. « J'avais des maux de tête, puis j'ai vu une colonne de fumée verte et bleue qui sortait des puits. Quand j'ai demandé ce qu'il se passait, on m'a répondu qu'il n'y avait pas de danger, que des palettes brûlaient, dit-il avec amertume. Au même moment, mon beau-frère était au fond. » Depuis, ce mécanicien plaide en faveur du déstockage total des déchets, à l'instar de ses voisins.

    « Je serais rassuré si on enlevait tous les déchets et qu'on dépolluait le site », confirme François Elsaesser, l'un des plus anciens habitants du quartier, en pointant les chevalements de la mine à travers ses baies vitrées. Tandis que son dernier enfant, âgé de 4 ans, s'amuse dans le salon, il dit craindre des « émanations toxiques » mais surtout « le risque de pollution de la nappe phréatique ». 

    En 2010, après des années de statu quo, le ministère de l'écologie relance finalement le dossier, en commandant des rapports sur la fermeture et en mettant sur pied un comité de pilotage (Copil) composé de treize experts. Les scientifiques mettent au jour les dangers du stockage.

    « On a mesuré que 100 000 m3 d'eau rentrent chaque année par les parois extérieures des quinze puits, explique Jean-Claude Pinte, chef de projet StocaMine pour l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris). D'ici trois cents ans, l'eau noiera la mine, avant de parvenir à la nappe phréatique, chargée en éléments toxiques. » Dans le même temps, les parois, le plafond et le sol des galeries se referment à raison de 2 cm par an.

    En dépit de ces certitudes, la bataille fait rage entre les experts sur les modalités de fermeture. L'Ineris se prononce en faveur du confinement illimité des déchets. Pierre Toulhoat, son directeur scientifique, explique : « En posant des bouchons de bentonite devant les puits, on retarde de sept cents ans la sortie de la saumure contaminée. Les éléments les plus dangereux, notamment le mercure, atteindront la nappe à un débit très faible, ce qui permettra d'avoir des concentrations inférieures aux normes réglementaires. »

    Selon l'institut, le déstockage total présente à l'inverse des risques importants : intoxication des travailleurs, contamination atmosphérique, accident pendant le transport et pollution autour du centre de stockage allemand – les déchets de StocaMine doivent rejoindre le site de Sondershausen, dans l'est du pays.

    « Il est possible d'assainir un site sans mettre en danger les travailleurs », rétorque Marcos Buser, géologue suisse et spécialiste reconnu des déchets spéciaux et nucléaires. Cette voix dissidente du Copil assure l'avoir fait à Saint-Ursanne, dans le Jura helvétique, et se targue d'être le seul expert sur le dossier StocaMine à jouir de cette expérience. « Mais il est impossible d'établir des modèles crédibles sur l'ampleur de la pollution de la nappe phréatique à long terme, dit-il. La sécurité n'est pas garantie pour les générations futures. »

    Ces convictions, qui résonnent positivement à l'oreille des populations, élus et ONG, suscitent l'agacement et un brin de condescendance des autres experts. « Les déchets étaient moins dangereux et la mine, du calcaire, et non du sel. Cela n'a aucun rapport », lâche un ingénieur. « C'est dangereux, idiot et surtout cher de vouloir tout sortir, renchérit Alain Rollet, le PDG de StocaMine, polytechnicien et ancien directeur des Charbonnages de France, que l'Etat a tiré de sa retraite pour liquider le centre de stockage. Je propose à l'Etat le scénario le moins cher. Car, au final, c'est vous, contribuables, qui allez payer. » (Extraits d'un article d' Audrey Garric dans Le Monde).

    C'est fou, ce vieux retraité, qui opte pour la solution la moins chère, sous prétexte que c'est nous - le contribuable- qui allons payer la note. D'abord pourquoi nous et pas les multinationales qui ont produit ces déchets ? Ensuite, c'est facile : on enterre tout et c'est réglé ! Alain Rollet ne sera peut-être plus de ce monde quand les premiers fûts rouillés et percés contamineront la nappe phréatique, ou quand des gaz toxiques s'échapperont de la mine et pollueront toute la région et plus encore. Ce seront alors des milliards d'euros qui devront être dépensés pour assainir eau et sols... Tout cela parce que les dirigeants actuels n'assument pas leurs responsabilités. Pas très sympa pour les générations futures, une fois de plus...

    Ceci prouve également que l'enfouissement des déchets nucléaires n'est vraiment pas la bonne solution non plus. Et reporter le problème à quelques dizaines d'années, en faisant l'autruche aujourd'hui, n'est vraiment pas une attitude responsable ! Il faut tout d'abord arrêter de produire tous ces déchets toxiques et les traiter au fur et à mesure, aux frais des firmes qui les produisent, et plus aux frais du contribuable, qui a déjà assez contribué comme çà ! Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Mangez, on s'occupe du reste...

    Au tournant du siècle, au début des années 60, le souci majeur de l’industrie agroalimentaire est la réduction du budget alimentaire moyen des familles française sous la barre des 15 %. Nourrir un maximum de gens pour un minimum d’argent. Et, afin d’y parvenir, il a fallu diminuer considérablement les coûts de production des aliments. Comment ? Par la mise en place d’une logistique de masse et des monocultures qui l’accompagnent. Ces nouveaux modes de production ont considérablement appauvri la qualité nutritionnelle de notre alimentation au point que les micronutriments qui abondaient ont disparu : les aliments ont conservé leurs calories et une partie de leurs protéines mais pas le reste. Quand il faut gagner moins de 1 % sur le prix des lasagnes, tout est permis !

    Lorsque ces chaînes se sont mises en place, on ne se posait pas la question de savoir quels seraient les effets possibles sur notre santé parce qu’il n’y avait au début aucun motif d’inquiétude ; seule la quantité et la baisse des prix comptait. Les premiers soupçons, puis les premières preuves sont venus plus tard, alors que tout le système était déjà installé.

    Le maïs, plante symbole de cette intensification, illustre parfaitement le processus selon lequel cette augmentation des rendements va de pair avec l’appauvrissement nutritionnel des plantes. Les variétés andines de maïs ont des couleurs vives. Elles sont dérivées de la téosinte, l’ancêtre sauvage de tous les maïs. Leurs grains colorés des marchés du Pérou sont riches en anthocyanines, une variété de polyphénols antioxydants aux effets très positifs pour l’homme. En conquérant de nouveaux espaces, en devenant la première plante cultivée au monde, avec des variétés hybrides d’abord, OGM ensuite, le maïs a autant gagné en rendement qu’il a perdu en densité nutritionnelle. Ses racines ont plongé dans des sols de plus en plus épuisés par le retour régulier de la même culture chaque année, elles sont devenues incapables de capter les précieux oligoéléments dont nous avons besoin. Protégés des attaques des parasites par une foule de médicaments réservés aux plantes : anti- champignons, anti- bactéries, anti- mauvaises herbes, anti- insectes, les nouveaux maïs ne sont plus capables de synthétiser leurs propres agents de lutte contre ses ennemis. C’est ainsi que leur valeur nutritionnelle diminue. Le maïs contient toujours autant de calories, voire plus grâce aux progrès de la génétique végétale, mais ce sont des calories que les nutritionnistes qualifieraient de « calories creuses », car dépourvues de leur richesse en micro- éléments nutritifs. Il faut dire que ceux- ci ne comptent pour rien dans « l’analyse de la valeur » du maïs !

    « L’analyse de la valeur », c’est la décomposition du coût d’un produit. Pour un acheteur de l’industrie ou de la distribution, le coût d’un produit, c’est la somme des matières premières qui composent le produit. A ce coût des matières premières, les acheteurs additionnent la somme des coûts de transformation et de transport dudit produit. Le lait, le blé sont ainsi devenus des matières premières agricoles. Ils suivent un cours mondial, sont cotés quotidiennement à la bourse de Chicago, et font l’objet d’une compétition planétaire. Si le blé du Nord ou le lait breton sont trop chers, alors on fera venir le lait d’Allemagne ou le blé d’Ukraine, des pays où la main- d’oeuvre agricole est beaucoup moins chère qu’ici : les Allemands, par exemple, ne travaillent plus beaucoup la terre et confient la plupart des tâches agricoles à des ouvriers venus de l’Europe de l’Est mal rémunérés. Leurs porcs sont abattus et découpés par des ouvriers de l’Est sans salaire minimum.

    Tous les blés se ressemblent, tous les légumes aussi, tous les laits ont la même couleur, etc. Pourquoi ne pas prendre le moins cher ? Mais comme pour le maïs, ces produits très bon marché ne valent plus grand- chose sur le plan nutritif : ils nourrissent mais n’apportent rien à la santé et contribuent à nos carences. Très demandées en toutes saisons, les tomates se retrouvent sur nos étals au coeur de l’hiver. Elles viennent de serres du Sud poussant dans de la terre artificielle bien à l’abri de l’air et des agressions. Comme on peut s’y attendre, elles contiennent de plus en plus d’eau et de moins en moins de lycopène antioxydant. Etonnant quand même de consommer des tomates gorgées d’eau et venues de pays où, justement, l’eau est rare. Quelle que soit la saison, les oeufs apportent toujours autant de protéines et de lipides, mais de moins en moins d’oméga- 3 anti-inflammatoire.

    Voilà pourquoi les antioxydants et les antiinflammatoires abondent dans les rayons des pharmacies.Voilà pourquoi les centres commerciaux comprennent désormais des rayons entiers de gélules qui sont censées apporter dans nos corps les éléments qui de ne sont plus dans nos assiettes. Voilà pourquoi ce demi siècle qui a vu notre alimentation se modifier du tout au tout a aussi vu naître une puissante industrie : l’industrie pharmaceutique, branche récente de l’industrie chimique. Pendant que l’agriculture et l’agroalimentaire sont occupés à répondre à la demande d’aliments bon marché, c’est l’industrie pharmaceutique qui prend notre santé en main et nous concocte les anti- inflammatoires, les antioxydants, les antiparasites qui ont disparu de nos plats. De même, oméga- 3, fibres alimentaires, polyphénols en larges proportions dans nos assiettes voici quelques décennies sont désormais des produits achetés en pharmacie (et parfois en grande distribution) et consommés en gélules. L’industrie pharmaceutique de masse et celle du complément alimentaire répondent à une nouvelle demande provoquée par les carences de l’industrie alimentaire. Or le recours systématique aux médicaments pour pallier alimentation carencée et mode de vie n’est pas une démarche normale. Un médicament n’est pas une molécule anodine. Son action bloque des voies métaboliques. De plus, lorsqu’on en prend plusieurs, ils peuvent interagir entre eux, et personne ne maîtrise vraiment ces interactions.

    L’étude des chercheurs de l’Imperial College révèle de façon brutale les effets d’un demi- siècle d’évolution de la production de nos aliments et de nos médicaments. Les médicaments ont, par nature, toujours des effets secondaires. Leur consommation systématique deviendrait une norme d’accompagnement de la consommation d’aliments mal produits et mal consommés. Un symbole qui mérite que l’on s’y attarde un moment. Il démontre le lien entre la « malbouffe » et l’abus de médicament ». Il nous alerte sur cette vision terrifiante d’une société qui abandonne complètement la qualité des aliments pour la remplacer par la multiplication des médicaments. L’avenir de nos aliments et de notre santé est encore dans nos mains… mais encore pour combien de temps ?

    41udspioSwL._SY445_.jpg

    Bizarrement, cet appauvrissement généralisé de nos repas, ce véritable danger sanitaire est passé sous silence. Des problèmes plus « discutables » semblent préoccuper les consommateurs ou les gens qui parlent en leur nom. Les gens qui nous nourrissent nourrissent aussi nos peurs. Les pesticides épandus dans les champs, les antibiotiques utilisés dans les poulaillers, les OGM font l’essentiel de nos grandes peurs alimentaires. Ils ne constituent pourtant que la face émergée du problème des carences de nos assiettes. Les pesticides et les OGM ont accompagné le développement excessif des monocultures. Ils ont permis de faire tous les ans la même culture sur le même sol, appauvrissant à la fois les terres et les plantes, et les rendant encore plus dépendants de la chimie. Les résidus d’antibiotiques utilisés en élevage dans les produits animaux peuvent être à l’origine de graves antibiorésistances chez l’homme. Leur usage important, mais curatif uniquement (en France), traduit un manque de résistance aux infections, une baisse de l’immunité chez les animaux nourris des monocultures. Et chez l’homme ? Un expert en toxicologie, spécialiste de la contamination des eaux et des sols par les substances chimiques, me montrait il y a peu une analyse de contaminants présents dans les eaux d’une rivière d’un département rural, la Baïse, dans le Gers : elle contient autant de résidus de médicaments pour l’homme que de résidus de pesticides agricoles… La boucle est bouclée, des médicaments du sol aux médicaments des hommes, la chimie compense massivement les erreurs d’une chaîne alimentaire pervertie.

    De plus, l’usage des pesticides est un problème pour les agriculteurs qui les manipulent. Des études épidémiologiques démontrent un lien (statistique) entre maladies neuro- dégénératives (maladie de Parkinson) et exposition prolongée à des doses de pesticides élevées. De la même façon, des études lient la fréquence de certaines maladies avec les cartes de production de plantes à fort besoin de pesticides comme le maïs.

    Un pour cent du prix des lasagnes… rappelez- vous ! La baisse du coût de l’alimentation a bien eu un prix. Ce prix, ce sont nos corps qui l’ont payé. La banalisation de nos productions alimentaires a eu pour corollaire la montée des maladies de civilisation. Les chaînes de production de masse sont bien en place. Elles relient efficacement des paysans au bord de la faillite à des consommateurs au bord de l’infarctus. Extrait de "Mangez, on s'occupe du reste", de Pierre Weill, aux éditions Plon, 2014 (lu sur Atlantico). 

     

     

  • Envolée culinaire de haut vol...

    On dit que je cuisine fort bien. C'est possible.

    Mais je ne pense pas arriver à la cheville de Christophe Hardiquest, le Chef de Bon Bon, à Bruxelles.

    A ma décharge, je n'ai ni une brigade de 20 personnes derrière moi, ni une cuisine professionnelle ! 

    Juste pour le plaisir des yeux, ces dernières créations : Céléri, Crevettes, Jets de Houblon, Harengs, Sole, et Pigeon... Du grand art !

    photo.JPG

    photo1.JPG

    photo2.JPG

    photo3.JPG

    photo5.JPG

    photo4.JPG

  • 515.000 soutiens à Emmanuel Giboulot...

    Tout le monde sait maintenant qu'en France on peut risquer d'être condamné pour refuser de polluer, que les logiques hyper-productivistes priment encore dans les instances officielles alors même que la recherche a montré les méfaits des engrais chimiques et des pesticides dévastateurs. 

    Pour autant la victoire n'est pas encore acquise : la Procureure a demandé qu'Emmanuel Giboulot soit condamné, pour l'exemple, comme un vrai délinquant. Il risque de la prison ferme et 30.000 euros d'amendes pour avoir refusé d'asperger ses vignes d'un pesticide ultra toxique. 

    Un tel verdict serait catastrophique. Cela signifierait la peur pour tous les agriculteurs bio et non-bio qui cherchent à travailler leur terre dans le respect de la nature et des hommes. Les juges et les autorités doivent savoir que l'immense vague de mobilisation qui s'est levée ne s'arrêtera pas tant qu'Emmanuel Giboulot ne sera pas relaxé. 

    Une page d'histoire commence à s'écrire. De même que l'agriculture a connu une révolution avec la mécanisation et les engrais chimiques, il ne tient qu'à nous qu'elle soit à l'aube d'une nouvelle révolution, vraiment durable celle-là : celle de l'agriculture bio et raisonnée qui nous redonnera le goût d'une alimentation saine et préservera la diversité de notre terroir pour nos enfants et ceux qui viendront après eux. 

    Et ce changement commence très concrètement aujourd'hui : en empêchant qu'un homme puisse être condamné pour avoir porté cette vision généreuse et d'avenir. 

    Continuez à le soutenir jusqu'au 7 avril, jour du verdict sur http://ipsn.eu/petition/viticulteur.php/704

     

    video_viticulteur_bio.jpg