• Incidence en France des pesticides sur la fertilité humaine...

    La qualité du sperme des Français a diminué dans quasiment toutes les régions, selon une étude publiée ce lundi dans Human Reproduction par des chercheurs de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Une forte baisse de la concentration de spermatozoïdes – de près d'un tiers sur une période de seize ans – avait déjà été constatée au niveau national. Le phénomène a cette fois été analysé au niveau régional. Seules la Franche-Comté et la Bretagne ont connu une évolution positive.  

    Si l'Aquitaine arrive en tête des chutes de concentration, c’est en Midi-Pyrénées que le pourcentage de spermatozoïdes de morphologie normale est le plus faible de France. Les chercheurs donnent à cela une raison environnementale liée à l'utilisation de pesticides dans le monde agricole. 058_967979-36216330.jpg

    Midi-Pyrénées est en effet la deuxième région de France en terme de surface agricole cultivée et la première pour le nombre d'exploitations. L’Aquitaine, elle, arrive en tête pour le nombre d'emplois dans le secteur agricole et en deuxième position pour la surface agricole cultivée. "Il est très important de surveiller la qualité du sperme, car c'est un biomarqueur sensible aux expositions environnementales et corrélé à l'espérance de vie", a insisté le docteur Le Moal. (Lu sur Atlantico).

    Merci à Bayer, Sygenta, Monsanto, BASF et Dow Chemical qui représentent à eux cinq 75% du marché mondial de pesticides,  de nous avoir inondé de leurs produits chimiques toxiques ( il existe 900 substances homologuées -par qui ?-, réparties entre fongicides, insecticides et herbicides) pendant de si nombreuses années, d'avoir pollué nos sols et nos rivières, et de nous avoir empoisonné. 

    Merci aussi à tous ces agriculteurs, avides de cultures intensives à grand rendement, sans se fatiguer, qui ont abusé de ces produits sur leurs cultures pendant des années, et qui, aujourd'hui n'osent même plus manger ce qu'ils produisent, tant les plantes sont traitées et les sols morts.

    Et il aura fallu attendre que ces agriculteurs commencent à devenir malades pour qu'ils se remettent en question et passent maintenant au Bio... Quel gâchis...

     

  • Dégustation du lundi 222

    Encore une toute grande dégustation du Clos ce soir, avec un invité très sympathique et connaisseur de la chose...

    Un  seul vin blanc, ce soir, à la robe claire et au nez beurré, citronné, minéral, herbacé qui évoque la Loire ou la Bourgogne. La bouche est fraîche, avec un petit côté levuré. L'attaque est agréable, mais c'est assez mou et court, avec une bonne torchabilité quand même : Château Thébaud Clos des Morinnes 2009 de Marc Ollivier et Rémi Branger en Muscadet de Sèvre et Maine. 2009, millésime solaire, qui explique peut-être le côté mou du flacon, habituellement plus tendu. C'est un Clos Communal (ce qui représente 1% de l'appellation).

    photo.JPG

    On passa ensuite aux rouges, toujours dégustés à l'aveugle, avec un premier vin à la robe rubis foncé et au nez de petits fruits rouges croquants. La bouche présente une belle fraîcheur sur de beaux petits fruits, mais c'est assez simple, avec une finale assez légère sur des tannins mûrs et bien enrobés : Ante Phylloxera Clos de Maulévrier, Franc de pied en 2009, en Touraine. Nous sommes un peu déçus par les pieds pré-Phylloxéra de 150 ans d'âge... dont on espérait plus...

    Le troisième flacon présente une robe rubis évoluée et un nez de vieux vin sur des notes de sous-bois et d'humus. En bouche, on retrouve ces arômes tertiaires, mais aussi du fruit, une acidité intéressante, avec derrière, plein de choses qui se passent... Ce n'est ni asséchant, ni tannique, et on pense à Bordeaux avant 1990, et comme d'habitude avec ce vin, on se trompe : Vega-Sicilia Riserva Especial Unico en Ribeira del Douro (bouteille n° 010014). Il s'agit d'un assemblage des millésimes 85, 90 et 94, commercialisé en 2001.

    La robe de la quatrième bouteille est rubis foncée. Le nez est frais et complexe sur des fruits rouges, du balsamique et de la tomate confite. La bouche est superbe, sur une fort belle matière, à nouveau une belle acidité, et une incroyable longueur. On pense évidemment au même type de vin et on a raison : Vega-Sicilia Cosecha 1983 Unico en Ribeira del Douro (Bouteille 26308 sur 44.000). Le climat de ce vignoble d'altitude (6 mois d'hiver et 3 mois d'enfer) expliquent cette superbe acidité.

    Le flacon suivant présente une robe noire et un nez de lard caramélisé et épicé (cumin). La bouche est harmonieuse, sans être aussi complexe que le précédent. On est sur un vin fin du Sud, puissant, mentholé, animal, avec des notes de ratatouille et une petite pointe d'alcool en finale.On trouve également des prunes pas assez mûres et des notes d'amandes dans ce Moulin des Costes 2001 en Bandol. Une fort belle bouteille qui peut encore attendre quelques années sans aucun souci. Bouteille achetée à la première vente aux enchères à Bandol, en décembre passé, au profit du Téléthon.

    La robe du septième flacon est tout aussi foncée. Le nez nous offre du réglisse et un côté confit. La bouche est plus massive, plus intense et plus volumineuse que le précédent. Belle bouteille que certains situent à Châteauneuf ou en Italie : Château de Pibarnon 2001, à Bandol, achetée aux Caves de la Poste à Bandol.

    On achève cette dégustation avec un dernier flacon à la robe foncée et au chouette nez évolué, confit, lacté et sur un peu d'alcool. La bouche présente une très belle évolution sur le fruit. C'est un très beau vin : élégance, vérité, plaisir pour ce Château de Beaucastel 2001 en Châteauneuf-du-Pape, composé de Mourvèdre, Grenache et Syrah.

    La suite des aventures du Clos de Rouge-Cloître lundi prochain.

  • Comparatif des miels de lavande Bio...

    Miel de lavande de Gabriel Perronneau (logo Bio AB), provenant du Portugal et conditionné en France : agréable, aromatisé, mais fort sucré. Prix 15,75 euro le bocal de 500 grammes (Sequoia). Il exista aussi un miel de Lavande maritime dans lequel j'espérais retrouver des arômes d'iode, mais ce n'est pas le cas.

    Miel de Lavande de la Vallée du Célas dans les Hautes-Pyrénées de Ballot-Flurin (logo Bio AB) : beaucoup plus aromatique, plus crémeux (cristallisation fine) et moins sucré que le premier. Prix 16,39 euro le bocal de 500 grammes (Tan).

    Miel de lavande fabriqué pour Les Davids par Patrick Martin dans les environs de Carpentras (pas de logo : en conversion vers l'agriculture biologique) : une bombe d'arômes de lavande, un miel plus solide et plus lourd, mais d'une finesse incroyable en bouche. Moins sucré aussi que le premier. Prix 7,62 euro le bocal de 280 grammes (Tan).

    Miel de lavande de Gélibert Andrée dans le Var à Grimaud (logo Bio AB), un apiculteur chez qui nous nous approvisionnons depuis fort longtemps. Un miel vraiment délicieux. Prix (de mémoire) 7,5 euro le bocal de 500 grammes.

    Conclusions : Le miel (le vrai) devient rare et cher. La disparition des abeilles due aux produits phyto-sanitaires utilisés dans l'agriculture intensive en est une des raisons. Le fait de ne plus trouver de miel produit localement et de devoir le faire venir des pays voisins ou de l'autre bout du monde est une autre raison. Et pourtant, rien ne vaut ce vrai miel produit localement par un apiculteur que vous connaissez et qui respecte l'environnement, ses abeilles et son miel... Et, en plus, c'est moins cher.

  • TAN

    Cela faisait un bail que je n'avais plus mis les pieds chez TAN, juste à côté de la Place du Châtelain. TAN est un espace dont la vocation est de faire découvrir, pour l’ensemble des repas d’une journée (petit déjeuner, déjeuner, goûter, dîner), une cuisine inédite et savoureuse. Cette cuisine résolument nouvelle est basée sur des ingrédients très variés dont la biovitalité dans l’assiette est la plus élevée possible et sur des saveurs issues des cuisines du monde, préparées crues ou cuites à basse température.

    J'ai été surpris par le monde qui y faisait ses emplettes... Cala ne m'a pas empêché de scruter attentivement chaque rayon et chaque produit, à la découverte de délices inconnus.

    405420_323180044392712_361109161_n.jpg

    D'abord, la bonne surprise, c'est le rayon vin : il offre un choix de vin bio plus varié et plus qualitatif que dans la plupart des autres magasins Bio. J'ai craqué pour Le Clot de l'Oum et pour un vin d'Henri Milan, qui devraient, tous 2, m'apporter plus de plaisir que les vins Bio anodins habituellement proposés ailleurs.

    J'ai aussi été surpris de trouver une grande variété de sirops de fruits équitables, qu'on ne trouve pas ailleurs. Pratique en été pour ceux qui n'aiment pas le goût de l'eau...

    Au niveau alimentation, je suis tombé sur de magnifiques olives grecques emballées sous vide, sur de somptueux bocaux de thon Germon à l'huile d'olive, sur 2 miels de lavande dont je vous donnerai des nouvelles, ainsi que sur un Chutney de tomates et poivrons qui a l'air incroyable... Je passe le beurre au lait cru et les petites ravioles au Comté (comme à Nice).

    Mais, ce qui m'a le plus plu, ce sont les préparations maison, tout à fait originales et uniques. J'ai donc craqué pour un humus, ou plutôt une crème de pois verts germés et amandes au curry. Pour l'avoir goûté et dégusté, je peux vous dire que c'est incroyable comme goût, et comme sensation de manger un aliment vivant, plein d'énergie. C'est tout simplement fantastique. Il faudra absolument que je retourne acheter les autres variétés...

    En attendant, quelques photos de plats préparés lors de cours de cuisine donnés à l'étage, dans le restaurant.

    1536532_697947316915981_19404175_n.jpg184588_506998042677577_419745904_n.jpg

    1377466_641619372548776_82149679_n.jpg

    1381265_641619135882133_64847525_n.jpg

    1511279_697947506915962_2032205021_n.jpg



  • New B : construisons ensemble notre nouvelle banque belge coopérative...

    Avec les parts à 20 € des 43.896 citoyens et l’apport de plus d’une centaine d’organisations partenaires, New B a entamé la création d'une toute nouvelle banque belge : une banque participative, transparente, sobre et dédiée à l'économie locale. Bref, tout le contraire des banques pourries actuelles.

    Le fait que tant de citoyens participent à la création de cette nouvelle banque (en achetant une part à 20 euros) démontre qu’il y a bel et bien un terrain fertile pour cette initiative, et que l'attente est grande de voir "une autre banque", une vraie. 

    Maintenant, New B prépare la construction en détail et finalise le dossier pour la Banque Nationale afin d’obtenir la licence.

    Comme coopérateur de NewB, vous disposez de toute une série de droits et d'avantages : participer à une initiative novatrice, faire partie d'un réseau social engagé, voter à l'assemblée générale, devenir actionnaire de la nouvelle banque, discuter sur le forum en ligne, participer aux forums locaux, réductions auprès des organisations membres, et obtenir un numéro de compte spécial.

    header_newb_04.png

    Il est temps de concurrencer toutes les banques actuelles, en créant notre banque, comme nous la voulons. En ayant un droit de parole et en votant les décisions à la majorité entre coopérateurs. Une banque sans dettes, éthique, locale, transparente, et sobre dans ses investissements. Quel changement ! Grâce à nous tous ! Plus de renseignements sur le site de New B : www.newb.coop ou sur http://www.twitter.com/newb_coop et http://www.facebook.com/newb.coop

  • Dégustation du lundi 221

    Toute belle dégustation à l'aveugle du Clos, à 4 ce soir, après 2 semaines d'interruption.

    Avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez pétillant de pommes. En bouche, les notes de pêches et d'abricots nous portent vers la Loire, l'Alsace et le Jura. Et c'est faux : c'est du Champagne ! Qu'est-ce qu'on est forts ! "Comme Autrefois" Brut de Françoise Bedel en Champagne. Cuvée 1999 vieillie 12 ans sur lies. Un champagne fait à l'ancienne, en Pinot Meunier, en Biodynamie. Il est vineux, mais trop brut, trop rond, trop dosé, trop marqué et trop lourd. Et il manque de pétillant. Ceci dit, il plaît quand même à 2 d'entre-nous.

    On passe aux vins rouges, avec un vin à la robe noire et au très beau nez de vieux bordeaux (souvenirs, souvenirs...). En bouche, une très belle attaque sur des fruits noirs, puis, une seconde bouche plus acide sur des groseilles rouges et du poivre blanc, à la bordelaise. La finale est boisée : un beau boisé en première bouche, mais qui devient fort présent par la suite. Château Pape Clément 2009 Graves en Pessac Léognan. On était en rive droite...

    Le troisième flacon, à la robe rubis, présente un nez moins concentré, sur le fruit. La bouche poursuit dans ce sens : du fruit, jusqu'en finale, sur des notes de cerises. Il y a de l'alcool, mais ce n'est pas un vin du Sud. Il est assez tendu et puissant que pour passer après le Pape Clément, ce qui n'est pas rien... Mais difficile de définir la région... Clos des Porrets-St-Georges 2009 en Nuits-St-Georges. Monopole du Domaine d'Henri Gouges. Une belle surprise après nos déceptions sur les millésimes 1993 et 1995.

    Dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez de cèdre, de rôti caramélisé, de cassis confit et d'un soupçon de framboises et de groseilles. La bouche est volumineuse, mûre, équilibrée, sans excès d'alcool, excessivement harmonieuse et toute en rondeur, avec de la violette qui persiste en finale : Lafran-Veyrolles Cuvée Spéciale 2000 en Bandol. Le meilleur Bandol dégusté au Clos depuis 10 ans, et surtout, un premier Bandol unanimement apprécié au Clos ! Cela fait 17 ans que je m'y emploie... Merci à David, des Caves de la Poste à Bandol, qui nous a permis de déguster cette grande bouteille aujourd'hui, alors que mes magnums 2000 et 2001 ont été bus beaucoup trop tôt... Il faut attendre un Bandol, plus que 7 ans...

    photo.JPG

    Prochaine dégustation du Clos lundi prochain, suivie d'une dégustation des meilleurs chocolats belges. Tout un programme...

  • Le dernier Herve fermier sauvé par Slow Food...

    "Le Herve au lait cru est la première Sentinelle Slow Food belge, avec l’espoir d’enfin voir une nouvelle dynamique autour d’un produit en voie de disparition.

    Une vingtaine de personnes se sont réunies au restaurant “Madou’s Provence”, à Bruxelles, pour une dégustation un peu particulière placée sous le signe du Herve, star de la soirée. Et déjà les effluves du fabuleux fromage envahissent la petite pièce et créent l’étonnement chez les convives. Piero Sardo, président de la Fondation Slow Food pour la Biodiversité, est là pour annoncer une grande nouvelle : la Belgique va enfin avoir sa première Sentinelle, le Herve au lait cru. Derrière ce tour de force, Fabienne Effertz, une crémière-fromagère qui tente de relancer le convivium Slow Food liégeois, mais aussi et surtout l’auteure d’un magnifique ouvrage dédié à ce joyaux wallon ("Le Herve, bien plus qu'un fromage"). Elle est venue ce soir avec les précieux échantillons ramenés de son vallonné Pays de Herve pour mener avec Piero Sardo une dégustation comparée. Dans les assiettes, un Herve pasteurisé, deux Herve au lait cru et un Epoisses, un fromage à croûte lavée de la même famille.  

    On entre tout de suite dans le vif du sujet quand Piero Sardo lance : “Le fromage au lait cru et le fromage pasteurisé, ce sont deux mondes séparés. Le premier est pour ceux qui veulent mettre un visage sur un produit, l’autre pour ceux qui veulent produire beaucoup et vendre beaucoup. Ce sont les consommateurs les responsables !” L’uniformisation des goûts est un fléau qu’on constate pendant la dégustation, certains n’arrivant pas à distinguer fromage pasteurisé et au lait cru ! Il n’a pourtant rien à voir, ce fromage sans vie, à pâte compacte et à la couleur rouge uniforme, avec ses voisins au lait cru. Ces derniers sont loin d’être parfaits, certes. Derrière ces fromages, se cache en effet le travail d’un artisan qui a dû jongler avec les conditions climatiques du jour. Mais quel plaisir de découvrir ce goût riche, onctueux ou plus crayeux, cette saveur complexe renforcée par un nez intense, celle d’un vrai Herve ! “Perdre la tradition du Herve au lait cru, c’est une farce. C’est le témoignage d’une culture gastronomique et d’une histoire, c’est comme perdre une cathédrale !”, conclut Piero Sardo sur ce fromage à la tradition séculaire.  

    En 1963, on produisait encore 1300 tonnes de Herve. Mais déjà en 1980, la production avait diminué de moitié avec l’augmentation des cheptels, qui ne permettaient plus aux agriculteurs, concentrés sur la production de lait, de consacrer une partie de leur temps au fromage. Tandis que les normes d’hygiène devenaient écrasantes. Aujourd’hui, la production de Herve se limite à seulement 450 tonnes, dont 95 % est pasteurisée ! “J’ai voulu faire savoir la disparition silencieuse du fromage au lait cru sur le plateau de Herve. Derrière tous ces emballages, il n’y a plus qu’un seul producteur semi-industriel”, raconte Fabienne Effertz qui, avec le mouvement Slow Food, défend les deux derniers irréductibles producteurs de Herve au lait cru.  

    69266329.3.jpg

    Il y a tout d’abord José Munnix, l’auteur du dernier Herve fermier, un produit extraordinaire, extrêmement crémeux, élaboré avec le lait entier de ses propres vaches. Il y a ensuite Madeleine Hanssen (Le Herve du Vieux Moulin), qui a hérité du savoir-faire de sa maman Suzanne et qui met en œuvre le lait des vaches de son voisin. Son fromage est plus crayeux car elle utilise du lait écrémé et qu’elle l’affine moins. Mais chacun à ses défenseurs !  

    Si le Herve est le seul fromage belge à bénéficier de l’Appellation d’origine protégée européenne depuis 1996, celle-ci est très large. L’idée de la Sentinelle Slow Food est donc de créer, en collaboration avec les deux producteurs, un cahier de charge plus précis – il sera prêt dans trois semaines –, où le lait cru sera essentiel et l’affinage porté à 30 jours. Car il faut ce temps-là pour que se développe la bactérie linens (ferment du rouge des fromagers) qui donne sa couleur mais aussi son odeur et sa saveur au Herve. 

    Inscrit depuis 2007 dans l’Arche du Goût Slow Food, le Herve est ainsi entré dans le cercle très prisé des produits “Sentinelle”. L’association Slow Food a déjà créé plus de 400 Sentinelles à travers le monde, dans le but de protéger de la disparition des produits liés au terroir et durables. L’objectif étant d’aider les producteurs à définir des règles de production, de favoriser les échanges entre eux et avec les consommateurs, et de promouvoir leur travail.  

    Une étude réalisée par l’association Slow Food sur une sélection de Sentinelles européennes, depuis leur naissance jusqu’à avril 2012, montre que, d’un point de vue économique, dès la première année, et ce sans exception, l’impact est important, la production a augmenté, tout comme les prix. Le mouvement Slow Food offre en effet une grande visibilité au produit ainsi labellisé, à travers un réseau de 100 000 membres à travers le monde. Mais le plus important, c’est le sentiment de valorisation des producteurs et le renforcement des relations sociales. Souvent en effet, le plus difficile pour eux, c’est l’isolement, le manque d’information et de coordination avec d’autres producteurs ou d’autres acteurs de la filière (affineurs, restaurateurs…).  

    Si, pour le Herve, on n’en est qu’aux balbutiements et qu’au vu de la très faible production, il ne pourra être question de commercialisation dans le réseau Slow Food (“Eataly”, “Coop”, “Whole Food”…), cette mise en lumière pourra peut-être relancer un intérêt pour la production de fromage en pays de Herve. Il y a déjà un espoir. Avec le succès du livre de Fabienne Effertz, le fils de José Munnix envisage de reprendre le flambeau… Espérons que la Sentinelle Slow Food finira de le convaincre. Gageons aussi, comme Piero Sardo, que les consommateurs exigeront dorénavant du Herve au lait cru chez leur fromager et que les touristes viendront en Belgique pour découvrir notre patrimoine fromager enfin révélé ! Rens. : www.slowfood.com. Article de Laura Centrella dans Momento de La Libre de ce week-end.

    106771626.jpg

     Comme tous les fromages au lait cru, le véritable Herve a besoin de vous, les consommateurs, pour survivre. Arrêtez d'acheter des fromages stérilisés, pasteurisés ou thermisés et autres foutaises de l'industrie agro-alimentaire, dont tous les produits goûtent la même chose, c'est-à-dire rien. Achetez un vrai morceau de fromage au lait cru et dégustez-le : c'est un pur plaisir ! Et cela n'a rien à voir avec les erzatzs de "fromages" que tentent de vous vendre les industriels de l'agro-alimentaire, à coup de packaging nature et de pubs télévisées. Et si vous trouvez que le fromage au lait cru est trop cher, achetez-en un plus petit morceau. Mangeons moins mais mieux ! Luttons contre l'uniformisation du goût voulue par les industriels et sauvons les produits de terroir.

     

  • Niveaux de radioactivité importants sur les plages californiennes...

    "Faisant partie du projet en cours  “Kelp Watch 2014» , les institutions gouvernementales et universitaires ont commencé à recevoir les résultats des échantillons des algues varech et des algues géantes Kelp recueillies le long de la côte de la Californie, ils confirment une présence radioactive plus élevée que la normale. 

    «Nous essayons de comprendre si des éléments radioactif émanant de Fukushima ont déjà atteint  notre écosystème », a déclaré le Dr Matthew Edwards , un professeur de l'Université d'État de San Diego . «Que nous soyons de l'autre côté du Pacifique ne signifie pas que nous soyons protégé des radiations émises par l'accident de Fukushima" .

    Bien que les scientifiques affirment que les niveaux de césium reste très faibles, la méfiance du public ne fait que croître compte tenu du refus persistant du gouvernement à informer la population de la côte ouest sur les questions liées aux radiations émise par la centrale de Fukushima accidentée.

    Pourtant cette nouvelle découverte coïncide avec les déclarations faites par des chercheurs de l'Institut de Physique de la Croix en Espagne , qui prédisait l' arrivée début 2014 de rayonnement de Fukushima le long de la côte ouest de l'Amérique du Nord.

    Suite à la découverte récente de niveaux de rayonnement de plus de 1400 % supérieures à la normale sur une plage de Californie et que le gouvernement continue de présenter sans risque des experts indépendants ont mis en garde les parents de ne pas laisser les enfants jouer sur les plages de Californie, le sable y est à risque disent ils.

    kelpsc.jpg

    Malgré les tentatives des médias pour minimiser l'importance de la catastrophe en cours, cette nouvelle découverte n'a fait que confirmer l'accumulation continue de rayonnement dans les eaux de la côte Ouest des Etats Unis.

    Compte tenu de la capacité des rayonnements à accumuler dans les écosystèmes marins, beaucoup craignent que les mortalités massives de la vie marine constatées ces derniers temps tout le long de la côte ouest soit liées à l'augmentation continue d'isotopes radioactifs. 

    Effectivement les découvertes récentes d'hécatombes massives de la vie marine sur la côte ouest est inquiétante, les étoiles de mer et les sardines sont mystérieusement atteintes d'anomalies étranges et mortelles depuis quelques mois .

    Malgré que le gouvernement tente de rassurer le public qu'il n'y a absolument aucun risque actuellement , des dizaines de millions de doses de iodure de potassium ont été discrètement acheté par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

    Les experts prédisent que la probabilité d'une augmentation de césium dans l'océan Pacifique semble inévitable, et que la radioactivité risque de durée environ une quarantaine d'année." (Article de Mikael Thalen sur Infowars.com).

    C'était annoncé depuis longtemps, et inévitable. Vous habitez au bord du Pacifique, et vous ne pouvez plus vous balader sur les plages, ni faire du Surf, ni manger du poisson, pendant 40 ans ! Vous pouvez juste admirer les cadavres d'animaux marins échoués en nombre sur les plages... C'est beau le nucléaire, et tellement propre et inoffensif..., à en croire tous les menteurs qui nous dirigent pieds et mains liés avec AREVA et le cartel nucléaire mondial.

    Qu'ils commencent à ne plus cacher la vérité et à dépolluer (avec leur dollars, et pas les nôtres) les côtes californiennes et celles d'Hawaii, ainsi que le Pacifique  et tout le Japon: on verra alors si le nucléaire est si économique que cela...

  • Envies non assouvies...

    Ce week-end, j'avais quelque chose de personnel à fêter. Plutôt que d'aller au restaurant (on n'est jamais mieux servi que par soi-même), j'ai jeté mon dévolu sur quelques langoustines de Guilvinec fraîchement pêchées, des bestioles de 200 grammes... Une vieille envie non assouvie...

    Cuites juste comme il faut, au court bouillon, et servies tièdes avec une petite mayonnaise maison minute et une baguette à l'ancienne encore tiède, l'affaire était dans le sac : un repas magistral et le bonheur absolu ! Beaucoup trop copieux, mais qu'est-ce que c'était bon ! Impossible de se voir servir ce plat au restaurant, la matière première étant trop chère.

    Ne supportant pas et n'appréciant pas les vins blancs, et plutôt tourné vers les vins rouges puissants et tanniques, j'ai décidé de me faire plaisir et de goûter, ce week-end, 3 bouteilles du Domaine du Gros Noré en Bandol : 2004, 2007 et un 2010 en Cuvée Antoinette.

    Je m'étais toujours demandé si le propriétaire du Domaine du Gros Noré était gros et bon vivant ? Et bien non : après l'avoir rencontré lors du dîner des Vignerons et à la Fête du Millésime à Bandol en décembre dernier, je peux vous dire qu'Alain Pascal n'est pas gros. Par contre, son frère, très très sympathique, l'est. Et pas un peu...SourireMais le nom du Domaine date d'Honoré, leur père, bon vivant et surnommé ainsi pour son imposante stature et son calme. 

    2004 et 2007 sont 2 très grands millésimes à Bandol, 2010 est un cran en-dessous, si pas 2 à en croire Pascal Périer dans son dernier livre "Patrimoine du vin" dédié au vin de Bandol. Mais cela ne signifie pas que les vins sont mauvais : ils sont différents, c'est tout. Plus légers, moins de matière, moins d'alcool aussi, et moins de garde.

    Mais dans le cas présent, les 3 bouteilles affichent 15% d'alcool... Moi, en tout cas, j'ai adoré les 3 flacons, bien que certainement bus trop jeunes. Il faut encore patienter. Le 2004 est encore fermé, avec l'alcool qui marque la finale. Pour le 2007, avec plein de lies dans la bouteille, c'est moins perceptible, et encore moins le lendemain. Il faut carafer les Bandols : ils doivent s'oxygéner et sont souvent encore meilleurs le lendemain. Quant au 2010 : impeccable, la fraîcheur du fruit et l'acidité prenant le dessus. La finale est encore un peu tannique mais déjà fondue. Il faut lui laisser du temps. J'ai adoré !

    Et je les achève ce soir, vu le forfait de 3 de mes comparses du Clos pour ce soir. La prochaine dégustation du lundi aura donc lieu lundi prochain...

  • La malbouffe s'installe : 970 millions de Hamburgers consommés en France en 2013...

    La France a-t-elle fini par craquer ? Longtemps, les Français estimaient que les burgers n'étaient pas "de bonne qualité", ils ne voulaient pas laisser de place à la "malbouffe". Il semble que les mentalités aient évolué. En effet, selon l'étude de Gira Conseil, les ventes de burgers en 2013 ont explosé avec 970 millions d'unités écoulées. "Les chiffres sont impressionnants : en 2000, on comptait un burger vendu pour 9 sandwichs; en 2007, 1 pour 7 et en 2013, un pour deux" indique à l'AFP Bernard Boutboul, le directeur général du cabinet.

    mal-bouffe.jpg

    McDonald's et Quick se taillent la part du lion ayant vendu en 2013 en France 655 millions de burgers (sur 970 millions). Mais la mode des burgers ne s'arrêtent pas là puisque "75% des restaurants traditionnels français (110 000 au total) proposent au moins un hamburger à leur carte" selon le cabinet. "Pour un tiers des restaurateurs ayant le burger à sa carte, il est devenu le leader de la gamme de plat, devant l'entrecôte, les grillades ou les poissons" complète-t-il. Lu sur Atlantico.

    Un pain qui ne vaut rien (farine blanche, conservants, graisses hydrogénées et acides gras trans), une viande bas de gamme (élevage intensif, nourri aux OGM et traitée), de la verdure symbolique (salades de culture intensive, hors terre, traitée) qui ne contient aucun nutriment, et des frites surgelées bien grasses et trop salées, accompagnées d'une mayonnaise composée d'huiles végétales extraites à chaud : rien de bon pour le corps. Que des crasses, qu'on nomme MALBOUFFE.

    Servie 970.000.000 de fois en 2013, dans le pays de la gastronomie et des produits de terroirs. Un non-sens complet, une abérration délirante au niveau nutritionnel et santé, et des conséquences qu'il faudra payer un jour, face à l'obésité, au diabète de type 2, ou aux maladies cardio-vasculaires qu'une telle alimentation implique, sans parler des cancers...

    Et c'est pourtant si simple, et moins cher, de manger sainement...

     

     

     

  • Un pâtissier gastronomique...

    C'est l'histoire d'un gars qui a ouvert, il y a déjà un petit temps, une boutique, ou plutôt une Pâtisserie gastronomique.

    fabrice-collignon-macarons-2013-940x420.jpg

    C'est paraît-il, le roi du macaron à Bruxelles, avec 8 saveurs sucrées : Vanille, Chocolat noir, Pistache, Caramel au Beurre salé, Chocolat au Lait & Noix de Coco, Mangue, Pain d’Epices, et 2 saveurs salées : Foie Gras & Truffe Noire..., sans parler du macaron Collignon - Ruinart Rosé, crée pour la Saint Valentin...

    fabricecollignon_magasin_0143.jpg

    Il y a aussi les pralines maison, qui valent assurément le détour, sans parler des pâtisseries, à tomber par terre. Un petit détour vers la Chaussée de Waterloo s'impose... Et tant pis pour la ligne : on ne vit qu'une fois !

    patisserie_gastronomique8.jpg

    Fabrice Collignon, Chaussée de Waterloo, 587 à 1050 Bruxelles

    Tél. : 02/344.26.06, Fax : 02/344.42.22 www.fabricecollignon.be

    Heures d'ouverture : Ouvert de 7h30 à 18h30 du mardi au samedi, de 8h à 15h le dimanche et fermé le lundi.

  • Maladies cardiaques et alimentation : ce qu'il faut absolument comprendre...

    Atlantico : Le cardiologue américain Dwight Lundell a mis un terme à sa carrière après 25 ans de pratique, estimant que la seule solution pour lutter contre les maladies cardiaques était finalement de promouvoir la nourriture saine. Comment a été perçue cette anecdote dans la sphère médicale ? Et parmi les cardiologues ?

     

    S'agissant des maladies cardiovasculaires (MCV) liées à l'athérome des artères (plaque rétrécissant la lumière), c'est à dire les AVC, les infarctus et l'artérite des membres inférieurs il faut rappeler que l'arrêt du tabac, l'activité physique et l'alimentation sont les mesures de base sans lesquelles les autres traitements sont soit inefficaces soit faiblement efficaces. Pour revenir aux conseils du Dr Lundell, il n'y a en réalité rien de très nouveau. Nous savons depuis longtemps que le régime méditerranéen (celui des peuples ancestraux du pourtour de notre "mer au milieu des terres" et non celui qui consiste à arroser d'huile d'olive les produits industriels) ou le régime japonais sont garants d'une bonne santé cardio-vasculaire et sont efficaces pour éviter un nouvel accident vasculaire à ceux qui en ont déjà fait un. Oui l'alimentation est un des piliers du traitement des maladies cardiovasculaires et c'est un pilier très efficace. Malheureusement pour arrêter de fumer il faut de la volonté, pour faire une ordonnance de statines il faut 15 secondes et pour apprendre le régime méditerranéen il faut des heures... D'où la difficulté car l'ordonnance est remboursée, la volonté incertaine et les heures de coaching alimentaire introuvables. Je n'aborderai pas la question de la prescription des statines qui a fait l'objet d'un article dans ce même journal. 

    Les régimes à faible teneur en gras, largement prescrit en cas de troubles cardiaques, riches en glucides simples, contribuent-ils à détruire les parois de nos vaisseaux sanguins en provoquant une inflammation chronique ? L'inflammation est-elle susceptible de provoquer en conséquence du cholestérol qui se colle aux parois formant des plaques ce qui peut provoquer une  crise ou une attaque cardiaque ?

    Les connaissances scientifiques évoluent selon un modèle poppérien. C'est à dire par contradiction, falsification et testabilité. Les régimes pauvres en graisse ont été prescrits tant et aussi longtemps que les graisses saturées étaient considérées comme des responsables probables des maladies cardiovasculaires. Ce fut le cas après les travaux d'Ancel Keys dans les années 50-60. Il n'en est rien surtout en France et tout le monde le sait depuis la méta analyse de Siri-Tarino et Coll en 2010. Les régimes pauvres en graisses exposent par ailleurs à un effet classique en nutrition : la substitution. Ce que vous éliminez est remplacé par une autre catégorie.

    Par exemple les glucides ou sucres dont les plus grandes quantités ingérées ne sont pas sucrées au goût il s'agit des amidons. Les régimes riches en glucides à index glycémique rapide n'ont jamais à ma connaissance été recommandés sur des bases scientifiques pour prévenir les MCV. Compte tenu de leur capacité à stimuler le stockage de calories ils sont à éviter. De surcroît cette semaine le JAMA (Journal of the American Medical Association) fait état d'une étude très bien réalisée qui met en évidence que les sucres ajoutés dans l'alimentation augmentent le risque de MCV de manière grossièrement proportionnelle à la consommation. C'est nouveau et cela remet en cause l'idée que la consommation de sucre (saccharose) ajouté serait neutre vis à vis des MCV. Sont ils pro-inflammatoires? Oui et c'est Jennie Brand Miller la mère de l'index glycémique qui le prouva en 2008 à propos du pain blanc. Autre exemple de substitution les huiles végétales. Pour l'huile d'olive et à condition qu'elle soit non chauffée et non filtrée c'est un corps gras de très bonne qualité apportant en plus des phénols et de la vitamine E. Mais en revanche si les huiles végétales sont très massivement des huiles oméga 6 comme le tournesol ou le maïs alors oui il y a une possibilité de favoriser un état pro-inflammatoire. 

    Quel rôle jouent les omégas dans les troubles cardiovasculaires ? Quel ratio d'acides gras consommons-nous en général ? Quel ratio idéal devrions-nous consommer ?

    Les acides linoléique (omega 6)  et alpha linolénique (oméga 3)  sont des acides gras essentiels c'est à dire que nous ne savons pas et n'avons aucunement besoin de les synthétiser. Ils sont abondants dans la nature. Mais leur rapport dans les produits industriels est très différent de celui retrouvé dans des aliments non transformés ou dans les viandes issues d'élevage extensif à l'herbe. Un citadin ne préparant pas ses repas peut ingérer 20 à 40 omega 6 pour un omega 3 alors que le régime méditerranéen est plus près de 7 pour un et le régime paléo de 3 pour 1. C'est important car les omegas 3 sont anti-inflammatoires, plutôt anti-prolifératifs, améliorent l'insulinosensibilité et abaissent les triglycérides. En consommant des végétaux foliaires (toutes les feuilles et légumes verts) de l'huile d'olive et des produits de la mer comme les poissons gras on abaisse le ratio en faveur des omegas 3.  En consommant des céréales (presque toutes riches en omegas 6 sauf le lin, le chia ...), des huiles de graines riches en omegas 6 (tournesol, maïs, carthame, sésame, soja) et des viandes d'élevage d'animaux nourris aux céréales au lieu d'herbe et de fourrage on détériore son rapport et l'organisme produit plus de molécules pro-inflammatoires. Il faut donc y prêter attention et c'est assez simple. 

    Les MCV sont accélérées par l'inflammation et un apport important en omegas 3 notamment des produits de la mer en même temps qu'une réduction des omegas 6 est favorable car il freine l'inflammation. Les acides gras omegas 3 longue chaine des poissons gras ont de plus une action fluidifiante sur le sang et une action anti-arythmique. Ces assertions sont supportées par un faisceau d'arguments et de travaux depuis des décennies.

    Dwight Lundell recommande la consommation de protéines et de glucides complexes comme les fruits et légumes colorés et l'abandon des graisses saturées. Feriez-vous cette même recommandation ? Quels autres conseils apporteriez-vous aux personnes susceptibles de souffrir de troubles cardiaques ? 

    En réalité nous devons examiner les données de la littérature pour donner des conseils avisés à nos patients. Dans cette attitude le plus difficile est d'évoluer et de ne pas rester dans une routine qui consiste à répondre à leurs interrogations en disant: ne mangez pas gras. En effet cela n'est fondé sur rien. Même pas sur l'éventuelle augmentation du cholestérol puisqu'un régime riche en sucres rapides élève le cholestérol des LDL... 

    Consommer des aliments entiers non ou peu transformés, diminuer drastiquement les sucres rapides ajoutés et les glucides simples comme les amidons raffinés, consommer du gras avec la viande de boucherie ou les fromages et de l'huile d'olive en assaisonnement, manger du poisson et des fruits de mer aussi souvent qu'on le désire et des fruits crus sont des recommandations en accord avec le régime méditerranéen ancestral ou le régime japonais ceux là mêmes qui ont démontré qu'ils favorisaient une longue espérance de vie.  Mais si nous sommes passés d'un modèle incriminant le gras à une conception inflammatoire de l'athérome ce qui est plus près de la réalité, il y a des conséquences en terme de prévention.

    1/ Le tabac fumé activement ou passivement est un puissant facteur d'inflammation chronique et d'hypercoagulabilité du sang ( capacité à faire des caillots et à les laisser s'étendre). Il faut le répéter et souligner l'impact multiple du tabac sur les AVC, les infarctus du myocarde et l'artérite des membres inférieurs. Sans arrêt total du tabac il est illusoire de parler de prévention.

    2/ L'humanité est en train de s'asseoir massivement. C'est obésogène car notre dépense énergétique s'effondre et que nos métabolismes sont pris à revers. Nous avons survécu pendant des centaines de milliers d'années dans la pénurie en stockant et nous souffrons de l'abondance soudaine de calories. En plus d'améliorer notre balance énergétique l'exercice physique est un puissant anti-inflammatoire. A ce sujet soulignons que les exercices brusques, intenses et répétés (de type crossfit) sont très anti-inflammatoires alors que l'endurance prolongée (de type marathon) est pro-inflammatoire .

    3/ L'alimentation anti-inflammatoire est faite d'aliments entiers végétaux ou animaux peu ou pas transformés, d’œufs, de viandes à l'herbe, de poissons sauvages gras, de beaucoup de feuilles, de noix et de fruits riches en polyphénols et pauvres en sucre comme les baies...

    Dans ces recommandations on se préoccupe peu du contenu en cholestérol des aliments car il n'a pas ou très peu d'incidence sur le taux de cholestérol sanguin, on ne se préoccupe pas de la richesse en graisses saturées. En revanche on supprime tous les acides gras trans des produits industriels et des margarines, les huiles omegas 6 et les cuissons haute température aussi pro-inflammatoires.  On supprime le sucre ajouté dans les boissons et les aliments.  Il y a peu de contraintes à condition de remplir correctement son panier. Car tout aliment acheté est ingéré tôt ou tard...

    Ce n'est pas onéreux car les produits industriels sont bien plus chers et moins riches en vitamines et oligo-éléments. Ce n'est pas une cure c'est un mode  d'alimentation durable et soutenable. La loi de Pareto modifiée s'applique, 10% de produits industriels ou très transformés ne détériorent pas les effets bénéfiques. Vous pouvez avoir une vie sociale.

    Nous vivons sous la poussée de la recherche en épidémiologie et en nutrition un changement de paradigme. Les recommandations classiques ont un peu vieilli et déjà plusieurs pays révisent les leurs. Ce qui est solidement établi dans la prévention des MCV c'est l'association arrêt du tabac, exercice physique et régime méditerranéen. Il reste à s'en emparer, nous en sommes loin. Résumé de propos recueillis par Marianne Murat sur Atlantico.

     

  • Programme de la Première Edition du Salon du Chocolat à Bruxelles...

    logo_sdc.jpg

    Vendredi 07/02/2014:

    À 11:00, Bart de Pooter, Pastorale : Chocolate rocks - Wrap your feeds

    À 12:00, Damien Bouchéry & Bénédicte Bantuelle, Bouchéry : Clémentines, berce et chocolat de la Maison Pierre Marcolini

    À 13:00, Fabrice Collignon pour Valrhona : Déclinaison Tout Chocolat en Verrine

    À 14:00, Benoit Dewitte, Bernard & Benoit Dewitte : 

    Crème de chocolat 70 %, olive calamata, fleur d'oranger, yaourt

    À 15:00, Carl Gillain, Agathopède : Chocolat blanc, chou-fleur, coco, confiture de lait

    date.jpg

    À 16:00, Pascal De Valkeneer, Le Chalet de la Forêt : Surprise chocolatée

    À 17:00, Claude Sénèque, Leonidas : Cœur à la framboise

    À 18:00, Jean-Philippe Darcis : 

    Déclinaison chocolat et macaron

    Samedi 08/02/2014:

    À 11:00, Jean-Christophe Boulanger, Institut Roger Lambion : Sucettes au caramel beurre salé

    À 12:00, Clément Petitjean, La Grappe d'Or : Bonbon de langoustine au tamarin et légumes de saison, bouillon de crustacés au chocolat "brut" de Bolivie

    a0bf0e18_bb5b_4f2c_bc3b_a42568ce962d.jpg

    À 13:00, Claude Sénèque, Leonidas : Cœur à la framboise

    À 14:00, Laurent Soenen & Florian Bourquin, Maison Pierre Marcolini : 

    Surprise chocolatée

    À 15:00, Raphaël Giot : Île flottante au chocolat saveur forêt noire

    À 16:00, Dominique Persoone, The Chocolate Line : Asian ingredients, new chocolate inspiration

     

    f1ec795e_8a89_402e_88f3_819764ba5bf7.jpg

     

    À 17:00, Christophe Thomaes, Château de Mylord** : Verrine au chocolat Equateur-Ghana de la Maison Pierre Marcolini

    À 18:00, Jean-Philippe Watteyne, iCook : 

    Sphère choco topinambours

    Dimanche 09/02/2014 :

    79e9d526_5f5d_4334_8706_76567a6dab90.jpg

    À 11:00, Joost Arijs : Surprise chocolatée

    À 12:00, Vincent Vervisch, Epure : BananaFlip

    À 13:00, Les Frères Folmer, Couvert Couvert : Surprise chocolatée

    À 14:00, Sang-Hoon Degeimbre, L'Air du Temps** : 

    Chocolat soufflé - le chocolat et le salé - Accords insolites

    À 15:00, Nicolai Norregaard, Kadeau : Surprise chocolatée

    À 16:00, Laurent Gerbaud & Jean Hummler, Moeder Lambic : Workshop Chocolat & Bière

    À 17:00, Dario Puglia, Gigi Il Bullo : Gigi and the Chocolate Factory

     

    9a8d7fb3_f954_444d_9de8_a66e0827e6b7.jpg

     

  • Moi, j'aime bien ces hivers doux...

    Et tandis que nous venons de vivre le second mois de janvier le plus doux depuis 1830, je continue à m'émerveiller devant ma terrasse toujours fleurie, mes dernières framboises mûres et même quelques fraises (encore vertes) de mes pieds de fraises Charlotte... C'est assez incroyable...

    Ceci ne veut pourtant pas dire que c'est dû au réchauffement climatique : ce sera le cas quand la fréquence de ces hivers doux augmentera sensiblement, chose qu'on ne peut affirmer jusqu'à présent. Et puis, l'hiver peut encore nous tomber dessus, mais je ne vois rien de glacial pour les 15 prochains jours. On verra bien.

    La grippe arrive, avec du retard elle aussi. Le pic d'épidémie est prévu pour fin février, puis elle disparaîtra assez vite, vu les conditions météorologiques du printemps, incompatibles.

    Et puis, il y a aussi mon maraîcher Bio (Bee Green), très content de ne pas devoir affronter la neige ou de devoir chauffer ses serres à outrance, et qui nous fourni un magnifique panier Bio chaque vendredi au bureau. Quel plaisir gustatif, quelle variété de légumes et de fruits de saison, tous plus délicieux les uns que les autres.

    Imaginez une autre espèce de pommes de terre chaque semaine, au goût et à la texture différentes, imaginez des chicons de pleine terre goûtus qui pèsent au moins deux fois le poids d'un chicon de culture intensive, imaginez une salade, lourde elle aussi, au goût incroyable, qui donne envie d'en manger (plutôt que les ersatz de salades insipides et inodores conservés sous vide et traitées de votre supermarché), imaginez des espèces de carottes différentes chaque semaine aussi (des blanches, des jaunes, des oranges, des violettes, toutes délicieuses et particulières. Elles sont plus lourdes aussi que celles vendues en grandes distribution. Et quel goût ! Et tout cela en Bio, non traité : quel plaisir !

    Moi, j'aime bien ces hivers doux...

  • Si un financier bruxellois pouvait faire la même chose...

    Cédric Naudon, la quarantaine, financier de retour à Paris fortune faite aux Etats-Unis, passionné de design et de gastronomie, pour qui "le bon est naturel, le beau est accessible et le goût est unique" a racheté le restaurant de l'île Saint-Louis voici deux ans et l'a lancé avec succès avec le chef Antonin Bonnet. Ils cherchaient un autre endroit et sont tombés amoureux de l'angle Volta - Vertbois. L'affaire conclue, le propriétaire avait d'autres locaux voisins disponibles et ainsi de suite. Il a fallu à peine un an pour conquérir plus d'une trentaine de pas-de-porte et démarrer la Jeune Rue, une opération éthico-gastronomico-esthético-immobilière. Une idée de bobo pur jus, qui doit redonner vie au quartier et mettre en relation directe les producteurs des meilleurs produits et la clientèle citadine. Avec style et éthique.

    Dans les prochains mois ouvriront une boucherie de viandes de races anciennes, une fromagerie au lait cru, une boulangerie-pâtisserie qui plante, récolte et moud son blé, une poissonnerie de petits pêcheurs, une épicerie quincaillerie, un minimarché couvert de fruits et légumes en permaculture (encore mieux que le bio pour les rendements et la biodiversité) auxquels s'ajouteront bars à tapas et à huîtres (fermé l'été en période de reproduction), restaurant italien, street food coréen, bistrot, speakeasy, galerie d'art et bien d'autres lieux dont un cinéma MK2 vers 2015 si les pourparlers aboutissent.

    Des sourceurs sillonnent la France à la recherche des meilleurs produits de bouche qui aboutiront sur une plateforme privée de 1 000 m2 à Bercy où les ateliers de découpe et de préparation fourniront la Jeune Rue en direct et en exclusivité. Une trentaine de personnes travaillent déjà à Behind the Scene, "éditeur de lieux à vivre et à manger", la société fondée par Idéalbobo qui espère créer entre 200 et 250 emplois.

    Une vingtaine de designers renommés (Jaime Hayón, Michele De Lucchi, Tom Dixon, José Lévy, Jasper Morrison, Paola Navone et d'autres) sont chargés chacun d'aménager et de dessiner une enseigne. Energie, émotion, famille, éthique, cercle vertueux ont scandé les propos d'Idéalbobo lors de sa présentation en présence d'un nombreux public et de Pierre Aidenbaum, le maire du 3e arrondissement. Tout a été pensé, décidé, financé pour faire bien, beau et bon. Avec, à terme, l'idée d'une fondation destinée à préserver l'agriculture de qualité.

    En découvrant la Jeune Rue on ne peut cependant s'empêcher de penser à la rue du Nil voisine, devenue en un an un rendez-vous gourmand autour de Frenchie et de Terroirs d'avenir, lequel propose également des produits de qualité en direct de la ferme. C'est la même idée pour une version artisanat de luxe, avec les moyens d'un financier qui vous monte un pool bancaire en un tour de main. Nul doute que la qualité, obtenue dans le respect de la nature, des bêtes et des gens, sera présente dans la Jeune Rue où ses promoteurs assurent que la baguette ou la volaille seront vendues à "juste" prix. Rendez-vous au premier marché. (Article de JP Géné dans M, le Magazine du Monde).

    Si un financier bruxellois pouvait entreprendre la même démarche à Bruxelles, ce serait quand même top. Avec, en plus, un petit marché provençal hebdomadaire, avec des produits tout frais de là-bas. C'est un vieux rêve, mais, parfois, les rêves se réalisent...

  • Flagrants Délices...

    Voilà une bien belle initiative, dans l'air du temps : quatre quadragénaires, passionnés de gastronomie, créent Flagrants Délices, un site bruxellois en ligne, qui propose des mets délicats et goûtus.

    photo.png

    Pour le moment, c'est encore assez restreint, mais le choix devrait s'étoffer au fil du temps. Saumon fumé, foie gras, magrets, boeuf séché, et bientôt, le véritable pastrami... 

    photo-1.png

    Des produits très qualitatifs achetés frais et cuits ou salés ou fumés dans la maison, selon des recettes simples, artisanales et authentiques. Que demander de plus ?

    photo-2.png

    Un site de commandes en ligne à suivre : www.flagrantsdelices.be

  • Nutriment essentiel à notre corps n°1 : l'acide linoléique (ou omega 6)...

    Abordons le premier (sur 44) de cette liste de  nutriments essentiels à apporter à notre corps via l'alimentation, faute de quoi nous tombons malades, fatigués ou déprimés : j'ai nommé le premier de la liste, l'acide linoléique (oméga 6).

    L'acide linoléique est un acide gras essentiel polyinsaturé qui intervient dans la fabrication de la membrane cellulaire.

    L'acide linoléique ne peut être synthétisé par l'organisme et doit donc être apporté par l'alimentation. On dit pour cela que c'est un acide gras essentiel. En revanche, à partir de cet acide gras, l'organisme est capable de synthétiser de nombreus acides gras aux fonctions essentielles comme, entre autres, l'acide arachidonique (C20:4 n-6) obtenu par élongation.

    Certains médecins et nutritionnistes, donnent de l'importance aux huiles de première pression à froid. En effet l'extraction à chaud des huiles a tendance à transformer l'acide cis-linoléique en acide trans-linoléique et rendre ainsi l'huile inutilisable par l'organisme pour la synthèse d'acide gamma-linolénique.

    Les symptômes de carence en acide cis-linoléique sont : sécheresse de la peau avec desquamation, soif intense (j'ai sûrement une carence...), déficit immunitaire, allergie. De plus, Joseph R Hibbeln a montré à partir de statistiques provenant de 5 pays (de 1961 à 2000) que l'augmentation du taux d’homicides volontaires serait étroitement corrélé à l'augmentation de la consommation en acide linoléique omega 6 . 

    Cette augmentation de la consommation d'acide linoléique serait liée aux huiles raffinées produites par l'industrie alimentaire (acide trans-linoléique).

    Combien doit-on en consommer ? 12 grammes par jour pour les femmes et 17 grammes par jour  pour les hommes d'après certaines sources, beaucoup moins selon d'autres.... On n'est pas sorti de l'auberge... En fait,   ce qui est très important, c'est le rapport entre oméga 6 et oméga 3, qui devrait être de 5 à 1.

    Au cours des quarante dernières années, l'alimentation des pays industrialisés a été marquée par une augmentation des calories ingérées (les lipides représentant 35 à 40 % des apports nutritionnels) et par un contenu élevé en oméga 6 et faible en oméga 3. La quantité d'oméga 6 ingérée a augmenté de 250 % tandis que celle d'oméga 3 a baissé de 40 %.

    Alors que l'AFSSA préconise un rapport de 5 omégas 6 pour 1 oméga 3, nous consommons 15 omégas 6 pour 1 oméga 3. Aux États-Unis le rapport peut même atteindre 40 omégas 6 pour 1 oméga 3. Ce qui conduit au diabète de type 2 et à l'obésité... C'est donc une diminution d'oméga 6 et une augmentation d'oméga 3 que nous devons viser. Nous verrons cela dans l'article 2/44, consacré aux omégas 3.

    Quelles sont les sources d'oméga 6 ? On le trouve dans les huiles végétales, graines et céréales, et aussi, en moindre quantité, dans la viande et les poissons gras.

     
  • Le grand sport du moment...

    Il paraîtrait que le grand sport du moment est de réserver pour le même jour et la même heure 3 tables dans 3 restaurants étoilés. Après l'apéro, vous permettez à vos invités de choisir le restaurant dans lequel ils désirent dîner... Le luxe suprême aux yeux de ces gens sans scrupules.

    Le résultat de cette pratique malhonnête est que 2 des 3 établissements restent désespérément vides, ce qui met en danger la rentabilité de ces lieux d'exception, où la marge bénéficiaire est déjà fort serrée, vu les investissements et les coûts salariaux de la brigade et du nombreux personnel.

    Cela empêche également d'autres clients, amateurs de bonne chair et d'émotions culinaires, de venir déjeuner ou dîner, le restaurant étant complet de nombreuses semaines à l'avance.

    Les restaurants étoilés étant connectés entre eux, le rapport est vite fait et ces clients identifiés. Ceci n'empêche qu'aucune sanction ne peut être appliquée. Allons-nous peut-être, nous diriger vers une procédure déjà appliquée aux Etats-Unis ? Lors de votre réservation, votre carte de crédit est automatiquement débitée de 500 dollars. Cela devrait en refroidir certains...