• Dégustation du lundi 211...

    A force de boire trop de vins naturels, on se retrouve alité ! C'est donc à 4 qu'on passa cette petite soirée tranquille, après avoir passé quelques temps dans la cave (notre Chai) où se prépare secrètement la cuvée 2013 du Clos.

    Après avoir goûté un petit essai de Merlot du Clos pressé en blanc il y a 4 jours, on passa à la dégustation proprement dite, avec un premier vin à la robe rubis et au nez de vin nature frais. En bouche, un bon petit jus sur du Pinot pour certains, en Loire pour moi, avec de l'acidité et du fruit en finale. Ce n'est ni extravagant, ni une explosion de bonheur, mais c'est un cabernet franc bien fait et mûr : Francs de Pieds Chinon 2006 du Château de Coulaine en vin Bio.

    Second vin, à la robe très claire et au nez de vin d'orange, de rafles, de cèdre, avec un peu d'amandes et de Grand-Marnier. La bouche est très légère, mais n'en souffre pas trop. On est en Poulsard, ce qui explique la robe légère : Poulsard Vieilles Vignes 2011 Arbois (Jura), de Bénédicte et Stéphane Tissot, en vin nature. Ils gèrent 100 hectares dont la moitié en négoce (Les caves de la Reine Jeanne).

    Troisième flacon à la robe noire et au nez de fruits noirs mûrs, de cassis et d'herbes. En bouche, du soleil, mais aussi une superbe fraîcheur. Justesse du fruit, acidité en fin de bouche qui porte le tout, et une belle finale fruitée. Champs de la Truffière Domaine du Deffends 2007 en Coteaux Varois en Provence. Un vin que j'apprécie.

    La dernière bouteille de la soirée présente une robe tout aussi noire et un nez bizarre. Elle est bouchonnée... Fort dommage pour ce Les Creisses 2011 en Vin  de Pays d'Oc de Philippe Chesnelong que je voulais faire découvrir à mes comparses. Le chouchou des sommeliers à en croire le site Vinatis. Ce sera pour une prochaine fois...

  • Vous pensez manger du fromage ? Ce n'en est pas...

    Cargill invente en 2009 le Lygomme™ACH Optimum, destiné au marché européen. Cette pâte synthétique visant à remplacer les fromages type gouda ou gruyère dans les préparations alimentaires est composée de 3 amidons, de 2 gélifiants, d’1 galactomannane et d’1 carraghénane. Vous les repérerez dans la liste des ingrédients sous les dénominations E 410 (gomme de caroube), 412 (gomme de guar), 417 (gomme tara) et E 407 (carraghénane). Sans parler de tous les autres additifs chimiques...

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    Vous l’aurez deviné : si un industriel s’amuse à mettre au point quelque chose qui ressemble à du fromage mais qui n’en est pas, c’est qu’il cherche à faire des économies. Et pas de petites : Cargill annonçe une baisse de 100% des coûts de production d’une pizza au fromage, comparés à ceux engendrés par l’utilisation de vrai fromage, à base de vrai lait.

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    Une grosse partie des plats préparés et des sachets de fromages râpés en gros conditionnements ne contiennent pas une trace de fromage, mais uniquement cette pâte synthétique. Il est difficile d’obtenir des chiffres sur les ventes de Lygomme™ACH. En revanche, selon la chaîne allemande ZDF, l’Allemagne produirait 100 000 tonnes de fromage synthétique par an, soit 1/10ème de sa production de fromage. Aux Pays-Bas, une émission de télévision a fait analyser des pizzas et des lasagnes industrielles : la moitié d’entre elles comportaient du fromage analogue. 

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    Bon à savoir : les produits ne contenant qu’une part infime de fromage doivent mentionner « spécialité fromagère » et pas le mot « fromage » tout court. Et si vous voyez apparaître les ingrédients E 410, 412, 417 et E 407 dans la composition, méfiez-vous ! 

    Rien de tel qu'un vrai fromage de saison, au lait cru qu'on râpe soi-même ! Et si en plus il est Bio, on est sûr d'éviter les OGM et tous les pesticides qui y sont liés, le bétail bio n'étant pas nourri aux OGM. Article rédigé sur base d'un article paru sur Conso-Globe.

  • La production de fromage au lait cru en danger : aidons-les !

    C'est la neuvième fois que Cheese prend ses quartiers à Bra, petite ville de trente mille habitants au sud de Turin, berceau du mouvement éco-gastronomique Slow Food et ville natale de Carlo Petrini, son fondateur et son leader. Pour l’occasion, la ville entière met la main à la pâte et pendant quatre jours vit au seul rythme de la manifestation Slow Food. 

    Car, pendant 4 jours, Bra se transforme en une immense fromagerie à ciel ouvert. Il y a ici, empilés sur les étals et dans les frigos des fromages de toutes les sortes, de tous les laits, de tous les âges : à pâte dure, à pâte molle, persillés, à croûte lavée ou enrobés de foin, frais ou affinés, ravinés ou lisses comme des joues de bébé, empilés ou pendus en grappe, discrets ou odorants… Leur variété dépasse l’imagination du plus gourmand des gourmets : il en a là plus qu’on ne pourrait en manger en une vie entière… 

    Si on ne devait en juger que par le nombre de personnes qui flânent entre les étals, on pourrait déjà dire qu’au moins en Italie, Slow Food est bel et bien entré dans les assiettes des consommateurs. En écoutant parler dans les salles de conférences, dans les travées du marché international et dans la salle de presse, on se rend compte que le mouvement a bel et bien traversé les frontières et les océans pour désormais toucher les 5 continents.

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    Ainsi, d’ailleurs, au début du mois d’octobre, l’antenne Slow Food Corée a accueilli à Séoul, quelque trois cent cinquante produits estampillés de l’escargot – une première sur le continent asiatique ! Et 500.000 visiteurs...

    Le titre de Champion de la Terre que vient de se voir décerner Carlo Petrini par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, finit de convaincre qu’il va désormais falloir compter avec le mouvement des adeptes de la lenteur.

    Si les plaisirs du palais que promettent toutes ces merveilles amoncelées à Bra peuvent faire tourner la tête, il ne faut pas oublier l’objectif plus engagé de cette manifestation : sauver la biodiversité laitière et fromagère. Car, il en va des fromages comme des légumes : on les oublie, on les perd. Noyés dans l’offre pléthorique des fromages industriels vite achetés, dénaturés par les règlements sanitaires qu’on leur impose, sacrifiés sur l’autel de la rentabilité, les fromages artisanaux ont la survie dure. 

    Chez les Français, par exemple, qui consomment pourtant près de 25 kg de fromage par an et par personne, les fromages au lait cru ne représentent même plus 10 % des ventes. Ainsi certains fromages artisanaux ne sont désormais plus produits que par deux ou trois petits producteurs, quand d’autres ont tout bonnement disparu de la surface de la terre, emportant avec eux dans l’oubli des pans entiers de notre patrimoine pastoral, agronomique, gastronomique et culturel. 

    Et on peut dire que Slow Food met les bouchées doubles pour convaincre le public des gastronomes qu’ils peuvent voter avec leur assiette pour un monde meilleur. Conférences, cours de cuisine à ciel ouvert, dégustations gratuites ou à prix modiques de fromages exceptionnels, ateliers où experts et producteurs dialoguent, fromages à l’appui, autour d’une race rustique, d’un geste de fabrication, d’un terroir, d’une tradition, repas de haut vol cuisinés par les étoiles montantes de la cuisine italienne, etc. (Article d'Anne Catherine de Nève sur Le Soir.be)

    Lançons-nous à la rencontre des producteurs et à la découverte des merveilles de nos propres terroirs. Et arrêtons d'acheter et de consommer les pseudo-fromages de l'industrie agro-alimentaire qui inonde les rayons des grandes surfaces de produits industriels non qualitatifs, bourrés d'additifs, sans goût et sans âme. 

    Moi, je ne consomme que du fromage au lait cru. D'abord pour le goût et la santé. Ensuite, pour aider ces courageux producteurs, qui, saison après saison, nous offrent de magnifiques produits, parfumés et savoureux à souhait. Et, si vous le trouvez plus cher, mangez-en moins ! Dégustez-le !

     

     

  • L'autodestruction de l'homme...

    Rien ne semble arrêter la prolifération d'outils et le développement d'applications censées nous faciliter la gestion des flux informationnels se déversant dans nos boîtes de messagerie ou dans nos agrégateurs les plus divers. Parfois, les outils ont pour unique fonction de simplifier les diverses tâches que nous menons au quotidien, notamment sur les réseaux numériques. JM Besnier s’inquiète de  " l’'aberration consistant à déléguer sans limites aux machines le soin de régler nos relations et nos rapports avec le monde ".

    Dans son dernier livre "L’HOMME SIMPLIFIÉ", Jean-Michel Besnier, philosophe, chercheur et spécialiste des nouvelles technologies tente de démontrer combien l’obéissance quotidienne à un système binaire conduit inéluctablement à l’avènement d’un monstre hybride entre l’homme et la machine prôné par les tenants du transhumanisme (voir son précédent livre " Demain les posthumains ").

    " Appuyez sur la touche étoile ", répète le serveur vocal qui contraint son interlocuteur à faire la bête pour être servi. Si les machines prétendent nous simplifier la vie, elles réduisent aussi nos comportements à la logique de leur fonctionnement dépourvu d’ambiguïté, d’ironie ou d’émotions. Parce qu’elle est insidieuse, la déshumanisation est redoutable. 

    Si toute cette rutilante technologie, si lisse et si simple n'avait pour simple finalité que de nous asservir ? Si ces smartphones, tablettes, Netbooks et ordinateurs n'étaient que des instruments simplifiés à l’extrême pour à leur tour simplifier, standardiser et contraindre nos vies à de simples stimuli répétitifs ? Sommes nous inconsciemment entrain de devenir de simples doigts manipulateurs, attendant notre béquée numérique quotidienne ? Notre cerveau lavé et lessivé par les messages doucereux n'aurait plus comme seule fonction que d'en appeler à l'aide des substituts robotisés pour survivre ?

    Jean-Michel Besnier dissèque ici sans ménagement « l’homme simplifié » que nous consentons à devenir, au gré des conceptions scientifiques et des innovations techniques. Étonnante, cette servitude volontaire appelle une révolte d’un nouveau style, que seule attiserait encore la littérature : celle de l’homme revendiquant sa complexité et son intériorité comme le signe de sa liberté.

     

     

  • On peut rêver...

    Alors qu'il fait froid, venteux et pluvieux chez nous, s'imaginer ce soir,  sur la terrasse du Mas du Langoustier, en plein été, pour savourer un somptueux repas, accompagné d'un magnifique Bandol, ou plus simplement d'un Côtes de Provence de l'île, iodé et solaire.

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    Avec comme premier dilemme, le choix parmi les entrées, qui chantent la Provence :

    SOUPE DE POISSONS DE ROCHE, ROUILLE ET CROÛTONS   

    FILETS DE ROUGET POÊLÉS SUR UN FIN FEUILLETTÉ AU THYM, FONDUE DE TOMATES, CAVIAR D’AIL NOIR   

    RAVIOLI VAPEUR DE LANGOUSTINES ET DE FIGUES FRAÎCHES EN FEUILLE DE RIZ, VINAIGRETTE À LA FIGUE CONFITE 

    BEIGNET DE COURGETTE FLEUR, PURÉE DE CITRON CONFIT. 

    RAVIOLIS DE TOMATE CONFITES À LA PÂTE DE MOZZARELLA, CRÈME GLACÉE BASILIC, SALADE D’HERBES 

    Au niveau des plats (de poissons pour ma part), même dilemme :

    FILET DE LOUP RÔTI, PISTOU DE PISTACHE SOUS LA PEAU, CANNELONI D’AUBERGINE, ÉCUME DE PISTACHE 

    FILET DE SAINT PIERRE RÔTI, PAIN PERDU AU JUS DE BOUILLABAISSE, TOMATES CONFITES, ÉMULSION BOURRIDE   

    TOURNEDOS DE HOMARD, BEURRE DE ROUGAÏL FAÇON MAÎTRE D’HÔTEL, CÉBETTES GRILLÉES, ÉMULSION DE JUS DE CARAPACE 

    FILET DE TURBOT RÔTI, GRATINÉ DE JUS DE COQUILLAGE PERSILLÉ, MINI POIREAUX 

    Et on achève tout cela par un magnifique Plateau de fromages frais et affinés, au lait cru, évidemment. Avec la seconde bouteille de vin, juste avant d'aller faire une petite sieste bien méritée, à l'ombre d'un olivier, avec le clapotis de la mer toute proche...

    On peut rêver, non ? Bon, là-dessus, j'éteins le feu et vais me coucher sous une grosse couette d'hiver...

     

  • Le bon cholestérol augmente le risque de cancer du sein...

    "On entend souvent dire qu’il existe du « mauvais » et du « bon » cholestérol. Une nouvelle étude vient remettre en cause ce concept. Le bon cholestérol, souvent considéré comme bénéfique, serait en réalité impliqué dans le développement du cancer du sein. Grâce à leurs travaux, les chercheurs espèrent mettre au point des stratégies pour contrecarrer cette maladie mortelle.

    Le cholestérol circule dans le sang grâce à deux types de transporteurs, les HDL (high density lipoproteins, ou lipoprotéines de haute densité) et les LDL (low density lipoproteins, ou lipoprotéines de basse densité). Les LDL, plus connues sous le nom de « mauvais cholestérol », sont chargées de transporter le cholestérol vers toutes les cellules de l’organisme. Lorsqu’elles fonctionnent mal ou qu’elles sont trop nombreuses, le cholestérol apporté aux cellules ne sera pas utilisé en totalité. Il va alors se déposer dans la paroi des vaisseaux pour former des plaques d’athérome, qui bouchent peu à peu les artères.

    Les HDL, quant à elles, récupèrent le cholestérol en excès et le ramènent au foie pour qu’il l’élimine. Au contraire des LDL, elles sont appelées « bon cholestérol », car elles permettent de réduire les risques d’athérosclérose et d’accidents cardiovasculaires. Ces lipoprotéines participeraient également au maintien des capacités cognitives après 60 ans.

    Mais un mythe pourrait s’effondrer. L’année dernière déjà, une recherche remettait en cause le rôle des HDL dans la prévention des problèmes cardiaques. Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l’université Thomas Jefferson (Philadelphie, États-Unis) incriminent les HDL pour une tout autre raison. Selon eux, ces lipoprotéines augmenteraient le risque de développer un cancer du sein. Leurs résultats sont publiés dans la revue Breast Cancer Research.

    Comme souvent, cette étude a commencé par une simple observation. Les auteurs ont mis des cellules mammaires en présence de HDL et ont montré que cela stimulait les voies de signalisation impliquées dans la progression du cancer. Les cellules se sont également mises à migrer de manière caractéristique, comme cela se produit lors de la formation de métastases.

    Pour confirmer ces résultats, les chercheurs ont modifié génétiquement les cellules mammaires pour qu’elles produisent moins de récepteurs aux HDL et qu’elles deviennent quasiment insensibles à l’action de celles-ci. Ils avaient vu juste : contrairement aux cellules originelles, les cellules mutantes n’ont pas amorcé d’activation des voies de signalisation du cancer et n’ont que peu migré.

    Les scientifiques ont également montré qu’en bloquant les récepteurs grâce à un médicament appelé BLT-1, on pouvait parvenir au même résultat. En d’autres termes, le BLT-1 empêcherait les HDL de se fixer sur les cellules mammaires et les protégerait contre le cancer. « En enrayant l’activité des récepteurs HDL, on pourrait diminuer le risque de développer un cancer du sein tout en maintenant le niveau fondamental de HDL dans le sang », explique Philippe Frank, le directeur de l’étude.

    Pour finir, les auteurs ont voulu tester cette approche chez la souris. Ils ont démontré que des animaux génétiquement modifiés possédant peu de récepteurs aux HDL formaient moins de tumeurs que les autres rongeurs. Cette étude met ainsi en lumière le rôle des HDL dans le développement du cancer du sein. Elle représente un point de départ pour le développement de nouveaux traitements contre cette pathologie". Article d'Agnès Roux, Futura-Sciences.

    Ceci confirme mon opinion de n'utiliser comme matières grasses que de l'huile d'olive (première pression à froid) et du beurre au lait cru Bio. Modérément bien entendu : il ne s'agit pas d'avaler un paquet de beurre à chaque repas... Et de ne jamais consommer toutes ces matières grasses industrielles (margarines, produits light, produits enrichis, etc.) dont on peut honnêtement douter au niveau qualitatif et au niveau des bienfaits sur notre santé.

    Quant au taux de cholestérol, qui a été abaissé dans les années 50, pour que tout le monde en ai trop et consomme des médicaments et des margarines pour le faire baisser, on sait aujourd'hui que c'était une arnaque scientifique au profit des industries agro-alimentaires et pharmaceutiques. Donc, ne vous inquiétez pas trop si votre taux de cholestérol est au-dessus des "normes admissibles"...

     

     

     

  • Et si on supprimait la télé ?

    Personnellement, j'en avais vraiment marre d'allumer automatiquement cette TV quand je rentrais du boulot et de me retrouver devant des conneries sur toutes les chaînes : des jeux ridicules, des séries connes, des films de troisième niveau, des actualités ridicules, des débats qui n'en sont plus, des publicités mensongères, etc...

    J'ai donc décider de m'en passer. Plus de télé ni d'abonnement depuis plus de 6 mois. Et tout va bien, même très bien ! Aucun manque, aucune frustration. Que du plaisir. Prendre le temps de contempler un feu ouvert, de bouquiner, de parcourir les vraies infos sur le net, écouter quelques vieux vinyles, voir des amis, discuter, sortir, cuisiner un petit plat en se concentrant sur ce qu'on fait... Je suis heureux de ma décision et ne reviendrai jamais en arrière.

    Moins facile à faire quand on a des enfants ? Vous vous trompez ! Lisez l'article paru sur www.reporterre.net/spip.php?article4438 (via les moutons enragés) et vous verrez que cela fonctionne aussi pour les enfants ! Et il n'y a que du positif : plus de sports, plus de contacts familiaux, moins de bourrage de crâne avec des publicités de produits alimentaires conduisant directement votre progéniture à l'obésité, meilleure concentration à l'école et meilleurs résultats scolaires, et j'en passe...

    Alors, cette TV, vous l'éteignez quand ? Pour toujours.

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  • Encore une manifestation mondiale contre MONSANTO...

    Environ 750 activistes, d'après la police locale, ont participé samedi après-midi en région bruxelloise, à une marche contre le géant de l'agrochimie Monsanto, qui produit des semences génétiquement modifiées. Le cortège est parti du rond-point Schuman et s'est rendu en face des locaux de Monsanto à Woluwe-Saint-Pierre. Cette manifestation s'inscrivait dans le cadre d'une journée mondiale de mobilisation contre Monsanto et des actions similaires ont eu lieu dans 500 villes. 

    Pour les activistes, les organismes génétiquement modifiés par Monsanto peuvent provoquer de graves problèmes de santé, comme des tumeurs, la stérilité et d'autres anomalies génétiques. A travers cette marche, ils souhaitent s'inscrire dans une logique de souveraineté alimentaire des peuples et promouvoir un modèle d'agriculture à la fois solidaire, responsable et écologique.

    "Nous avons choisi le rond-point Schuman comme lieu symbolique de départ, afin de rappeler le poids exercé sur les institutions européennes, par des lobbys d'entreprises telles que Monsanto mais également Syngenta, Bayer, BASF, etc...", a indiqué Kevin Hauzeur, contact presse d'Occupy Belgium. "Pour la seconde fois de l'année, des citoyens du monde entier marchent contre Monsanto, la multinationale de l'agrobusiness, et ses semblables contre leurs organismes génétiquement modifiés, pesticides, bio technologies et profits au détriment du bien commun. L'objectif est de retrouver notre droit à l'alimentation et propager les alternatives à la logique productiviste", a-t-il affirmé. La marche devait s'achever en face des bureaux de Monsanto où a été installée une tente d'information. Source La Libre.be

  • Il arrive, mais pas tout de suite...

    Un bel anticyclone est là. Il devrait encore nous assurer 2 derniers jours ensoleillés. L'été indien tant espéré ? Un peu court, non ? Car la neige arrive dans les Vosges et les Alpes à partir de ce mercredi, avec la descente d'une goutte froide qui va faire chuter les températures...

    Mais pas de panique, on peut encore espérer des températures très clémentes et un vrai été indien les 2 dernières semaines d'octobre. C'est d'ailleurs ce qui est annoncé, pour le moment du moins.

    Profitons donc bien de la douceur et de la luminosité de ces 2 jours, avant de subir un premier court assaut hivernal d'une dizaine de jours. Mais ne ranger pas vos T-Shirts pour autant : on va encore pouvoir les porter une quinzaine de jours à partir du 20 octobre !

    CORRECTIF DU 15/10/2013 : Il n'y aura pas d'été  ! Les perturbations vont s'enchaîner, avec de la pluie, et l'hiver arrive...

  • Dégustation du lundi 210

    Belle dégustation à 4 pour un nouvel anniversaire à fêter, malgré l'excès de zèle des pompiers, les problèmes du tram 94, la voiture oubliée chez la belle mère à Uccle, le magasin toujours ouvert, l'erreur de métro, un long et copieux déjeuner au Senza None, et j'en passe...

    Une première bouteille à la robe très claire et au nez aromatique sur du citron. En bouche, un miel de fleurs de citronniers. C'est gras et ample, mais assez droit, avec une fort belle acidité qui arrive en finale. C'est jeune, sur le fruit, sans traces d'élevage. Et comme le vin n'est pas marqué par l'alcool, on pense à un terroir nordique. Et on se trompe : nous ne sommes ni en France, ni en Europe : Rubaiyat Kôshu sur Lie 2011 mis en bouteilles par Marufuji Winery Co LTD au Japon.

    Le second flacon présente une robe orangée et un magnifique nez sur des fruits tropicaux bien mûrs. La bouche est magnifique elle aussi, sur des notes de mangues. C'est une caresse d'alcool. Ample, long et sec, avec une acidité bien équilibrée : Le Ruminant des Vignes 2007 en Vin de Table de France de Dominique Andiran, vigneron à Montréal du Gers du Domaine Haut Campagnau.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis claire et au très beau nez bourguignon sur des fruits rouges. La bouche est soyeuse, délicate, avec une belle longueur, mais on a envie d'un peu plus de fruits. Ce Bourgogne classique est néanmoins très plaisant et bien fait : Chambertin Grand Cru 2006 du Domaine Trapet & Fils à Gevrey-Chambertin. En biodynamie, depuis fort longtemps.

    On acheva cette dégustation avec un vin à la robe orangée et au nez vraiment magnifique. En bouche, de la confiture d'abricot, de la pêche et un rien de coing. On serait plutôt en Jurançon qu'en Sauternais car la sucrosité est importante, avec un degré d'alcool pas particulièrement élevé. On pourrait même être sur un Alsace à 7,5°. Les Noëls de Montbenault (une parcelle mythique) 2001, Coteaux du Layon Faye d'Anjou de Richard Leroy, vigneron à Rablay sur Layon. Ce vin n'a été produit qu'en 2001 et 2003.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

  • Le nucléaire, c'est une irresponsabilité totale...

    Fukushima, c'était le 11 mars 2011. Vous croyez que c'est fini, que c'est le passé ? Et bien non, cela ne fait que commencer ! Et on ne va pas rigoler.

    Il y a d'abord une bande de crétins qui construisent des centrales nucléaires n'importe où : au raz de l'eau, avec les groupes électrogènes de secours en cave, au lieu de les mettre en hauteur. 

    Il y a ensuite d'autres crétins qui gèrent la centrale avec leurs petits moyens financiers (d'abord le profit), avec un maximum de sous-traitants pas chers, et pas formés. Et quand la catastrophe se produit, tout ce petit monde, et le lobby nucléaire tout entier, minimise les faits et ment à la population.

    De bricolage en bricolage, il faut bien se rendre à l'évidence, on ne maîtrise plus la situation. Même si les hautes autorités nucléaires affirment qu'il n'y a rien à craindre puisque les cuves reposent sur 8 mètres de béton armé. Ces ignares ne savent même pas que le béton se vaporise à 1.200 degrés et que le corium en fusion, bien plus chaud,  le pénètre d'un mètre vingt à l'heure. En quelques heures, le fond de la cuve qui devait protéger l'environnement est percé.

    Depuis lors, on arrose le corium, sans savoir où il est exactement, et on repompe une partie de l'eau qu'on met en citerne. Ils construisent une nouvelle énorme citerne toutes les 60 heures et la place commence à manquer. Quant au reste de l'eau, hautement radioactive, elle rejoint la nappe phréatique ou l'océan pacifique...

    Les citernes étant de mauvaises qualité (toujours le profit), elles commencent à percer. Et que va-t-on faire de ces milliers de tonnes d'eau hautement radioactive ? Personne ne sait...

    Quand je vous disais qu'on va rigoler, c'est que Tepco a enfin décidé de déménager les 1.300 barres radioactives qui sont stockées dans la piscine, ébranlée par le Tsunami de 2011. C'est prévu pour mi-novembre. Ils ont donc fait monter quelques grues (dont une est déjà tombée toute seule) au lieu de construire un pont roulant sur rail de 50 mètres de haut comme on voit dans les ports (toujours le budget...). 

    Et comme ces barres de combustible nucléaire doivent être manipulées au centimètre près (si 2 barres devaient être trop proches l'une de l'autre, ou se toucher, c'est l'explosion et l'incendie, avec des répercussions mondiales pire que Tchernobyl...), tous les scientifiques sérieux pensent qu'il est impossible de réaliser cette mission avec une bête grue soumise au vent. D'autant plus qu'il y a 1.300 barres à déplacer...

    Enfin, comme les Japonais, très orgueilleux, refusent toute aide internationale car il serait impensable, à leurs yeux, que d'autres nations aient des compétences qu'ils n'ont pas, tout le monde les laisse faire et personne ne s'oppose. Quant aux scientifiques, au mieux ils sont lâches (peur de perdre leurs crédits et leurs labos), au pire ils sont corrompus (par le lobby nucléaire) et cachent la vérité et désinforment les médias.

    La non action est effarante. Seul Greenpeace bouge. Sortir du Nucléaire manifeste de temps à autre, mais sans résultat. Les scientifiques non corrompus ferment leur gueule. Les autres vont convaincre les autorités politiques (les clowns qui nous dirigent) du bien fondé de cette énergie propre et pas chère. Et le lobby nucléaire, au-dessus des lois, fait le reste.

    L'arsenal nucléaire mondial permettrait de détruire notre planète plusieurs milliers de fois ! Qu'allons-nous faire de ces matériaux instockables, non maîtrisables et hyper-dangereux ? La solution de l'ensevelissement des déchets radioactifs est un suicide complet : on ne sait pas gérer ces déchets. Il faut arrêter le nucléaire, maintenant !

    En attendant, on est dans de beaux draps. Mais ne vous inquiétez pas, une fois la planète entière radioactive, les Japonais s'excuseront. C'est toujours comme cela qu'ils font. Avant de se faire Hara-Kiri. Texte écrit suite à l'écoute d'une interview de Jean-Pierre Petit sur You Tube.

  • Cancers du sein, infertilité, puberté précoce, ces maladies qui progressent...

    Brigitte Simonot est gynécologue à Somain (Pas-de-Calais) depuis 1982. "Depuis cette date, j’ai franchement le sentiment que les gens sont de moins en moins en bonne santé. Le bruit de fond se dégrade." Face à la déferlante des maladies chroniques qu’elle voit s’amplifier  depuis son installation, Brigitte Simonot reconnaît un certain désarroi : "On a parfois du mal", dit–elle. On éprouve un sentiment de solitude et d’abandon. Et comme beaucoup de médecins, on passe de la résignation à la colère et à la révolte".

    Sur les cancers du sein, elle est catégorique : "Oui, la progression est évidente. Je discutais voilà quelques jours avec le radiologue voisin qui se disait même épouvanté par le nombre de cancers du sein qu’il détecte chaque jour. En 1982, je n’en voyais que rarement et il s’agissait de femmes ménopausées. Il est vrai que le dépistage ne visait pas alors les femmes de moins de 50 ans mais aujourd’hui, un cancer du sein  déclaré concerne des femmes de moins de 50 ans. Parfois de 30 ou 35 ans."

    L’autre inquiétude, dit Brigitte Simonot, c’est l’infertilité : "Je suis frappé, lorsque nous faisons un spermogramme de dénombrer 20 millions seulement de spermatozoïdes par millilitre quand il y en avait 60 millions dans les années 80…". Sur le diabète ou l’obésité, qui vont souvent de pair, Brigitte Simonot est presque sans voix : "L’obésité prend un tour catastrophique. Elle se banalise comme l’alimentation de type américain. Difficile de savoir quel facteur prédomine de la nourriture, des comportements à risque ou d’autres expositions".

    La réaction des patients ? "Vous savez ici, c’est une ancienne région industrielle et on vit avec la pollution et les risques induits  depuis des générations". Reste que le sentiment d’injustice est réel. "Je ne bois pas, je ne fume pas, je fais du sport, c’est trop injuste !", répondait une patiente à qui le Dr Simonot venait d’annoncer un cancer du sein.

    Le Dr Dominique Le Houézec est pédiatre à Caen et lui aussi possède un recul clinique de 30 ans. Lui aussi est catégorique : "On voit des pathologies et des anomalies qu’on ne voyait pas ou de manière extrêmement moins fréquente." A commencer par les pubertés précoces chez les petites filles : "Il n’est pas rarissime d’observer des poussées mammaires entre 18 mois et 2 ans", confie le Dr Le Houézec. "Ou l’apparition des règles très tôt. J’ai eu récemment un cas à 9 ans et demi". 

    Il poursuit : "Chez les garçons, j’observe depuis une vingtaine d’années un doublement des anomalies génitales. Que ce soit l’ectopie testiculaire, non descente des  testicules, ou encore l’hypospadias, une malformation de la verge qui se manifeste par l'ouverture de l'urètre dans la face inférieure du pénis au lieu de son extrémité." Source : Guillaume Malaurie- Le Nouvel Observateur

    Malbouffe, obésité, diabète sont, pour moi, liés. Ajoutez à cela un environnement de plus en plus pollué et toutes les conditions sont réunies pour que notre corps, saturé d'éléments toxiques, ne puisse plus se défendre. Tentons d'y échapper dans la mesure du possible en appliquant les principes suivants :

    - Manger Bio, local, de saison en évitant les plats préparés de l'industrie agro-alimentaire. Cuisiner soi-même. Et diminuer les portions, en prenant le temps de mastiquer et en mangeant plus lentement.

    - Purifiez l'eau que vous buvez, optez pour des boissons bio si c'est possible.

    - Evitez les médicaments : si votre alimentation est saine vous n'en aurez pas besoin. Attention aux vaccins dont l'adjuvant est du sel d'aluminium.

    - Eliminer tout ce qui est plastique et aluminium dans la cuisine. Et éviter les boîtes de conserves, les canettes de soft, les aliments ou liquides emballés dans du plastique, ou en carton plastifié. Idem pour les Tupperwaere et les dosettes de café en aluminium plastifié. 

    - Eviter l'utilisation de produits d'entretien industriels (revenir aux produits naturels tout aussi efficaces comme le vinaigre, le bicarbonate de soude, la terre de bruyère, les noix de lavage, etc...

    - Eviter l'utilisation de pesticides, d'insecticides et de fongicides dans votre jardin. Revenir aux produits naturels d'antan.

    - Eviter de devoir respirer un air trop pollué le long des boulevards ou grandes avenues (il suffit de les éviter en prenant les petites rues) et fermer l'aération de la voiture quand vous êtes dans un tunnel, ou quand vous suivez un véhicule diesel.

    - Aérer votre lieu de vie, prendre l'air, faire du sport (ou de la marche). Et évitez les ondes de votre portable ou GSM, le réseau wi-fi : vivons câblés !

    Ce sont là, à mes yeux, toutes les mesures que nous pouvons, chacun de notre côté, appliquer pour rester en bonne santé le plus longtemps possible, malgré un environnement global qui se dégrade chaque jour à cause des industries, des incinérateurs de déchets (au lieu de trier et récupérer), des cultures et élevages intensifs, du lobby nucléaire et des multinationales.

  • Dégustation du lundi 209

    Une petite dégustation tranquille, à 4, pour se remettre de tous les abus de la semaine passée. On a re-goûté des vins servis samedi soir, juste pour voir. Puis 3 trop vieilles bouteilles , juste pour voir. Puis quelques bouteilles du Clos,au hasard, juste pour voir.

    Clos20130930.JPG

    Mas de la Font Ronde Pompon Blanc en Vin du Gard, encore très floral et parfumé, malgré 48 heures d'ouverture. Et sa petite soeur en rouge (Pompon rouge, le vin fétiche des Japonais), pas mal non plus.

    Une Tranche Fleurie, en Fleurie 2011 de Lilian Bauchet

    Es d'Aqui Grenache 2011 en Vin de France (des Pyrénées Orientales).

    Puis La Baronne "Les Chemins" 2010 de Camille Lignières en Corbières et son grand frère "Les Chemins de Traverse", toujours en 2010.

    On a ensuite humé un vieux Vosne-Romanée 1959 Les Suchots, imbuvable, dégusté un Volnay Les Champans 1er Cru Récolte 1972 de Mme François de Montille à Volnay, bien mais moins bon que le dernier, me semble-t-il. Et juste regardé ce Cheval Noir 1974 et sa vieille étiquette aussi ravagée que le contenu.

    On se remis de ces vieilleries avec un Pavillon Rouge 2006 en Margaux léger et court, et un Hermitage 2007 de Tardieu Laurent (Vieilles Vignes, en vin de négoce) au fruit pas trop présent et à l'alcool en finale, que j'achève d'ailleurs en écrivant cet article. L'un était en Bourgogne, j'étais en rive Gauche, et le troisième était en Hermitage... Bien vu.

    Et on termina en feu d'artifice, en ouvrant et dégustant, coup sur coup, Le Clos de Rouge-Cloître 2005, 2000, 2001, puis un millésime non connu ni étiqueté, pour achever sur Le Muscat du Clos 1999, en Magnum.

    Tranquille, tranquille, ces 16 flacons à 4, dans lesquels on a juste trempé les lèvres. Juste pour voir... La suite, et quelle suite, lundi prochain.