• Dégustation du lundi 208

    Une toute belle dégustation du lundi, en honneur à l'anniversaire (et pas un petit) de l'un des nôtres. Et un délicieux dîner 6 services, hors mises en bouches, pour accompagner les divins flacons. Grande soirée.

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    Substance Brut de Selosse Champagne Grand Cru en Blancs de Blancs

    Chablis Grand Cru Les Clos 1997 de René et Vincent Dauvissat

    Clos de Rouge Cloître 2009 Audergem

    Saint Romain Chassorney Clos du Cerisier 2010

    Hermitage Chave 2007 et 1996

    Schloss Johannisberger Riesling 2007

    Hermitage Boutin Arena Mica 2007

    Malvasia Barbeito 1963 Madeira

    Jasnière Briseau Kharaktër 2011

    Lafran Veyrolles Cuvée Spéciale 2006 en Bandol

  • Soylent : La bouffe de demain ?

    Baptiser un produit alimentaire en référence au film Soylent Green (Soleil Vert ), dans lequel les êtres humains se nourrissent de pilules à la composition douteuse… Il fallait oser. Pourtant, Rob Rhinehart assume. Avec Soylent, cet ingénieur américain de 24 ans prétend avoir inventé un cocktail nutritif qui pourrait permettre à l’humanité d’arrêter définitivement de manger. Après avoir transformé sa cuisine en labo de chimie, Rob Rhinehart se nourrit exclusivement – et depuis plusieurs mois déjà – de cette mixture.

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    Selon son inventeur, le Soylent contient précisément ce dont le corps humain a besoin pour fonctionner dans des proportions idéales. « Je ne pense pas que nous ayons besoin de fruits et légumes, mais plutôt de vitamines et de minéraux, estime-t-il. Nous avons besoin de glucides, pas de pain. D’acides aminés, pas de lait. ». Depuis le début de son expérience, Rob Rhinehart assure ne jamais s’être senti aussi bien sur le plan physique et mental. Les tests médicaux lui donnent – pour l’instant – raison.

    Pourrait-on ainsi remplacer nos repas par de la poudre blanchâtre diluée à l’eau ? « Ne pas se soucier de la nourriture, c’est génial. Pas de courses, pas de vaisselle, pas de temps perdu à réfléchir à quoi manger, pas d’interminables conversations sur les bienfaits du sans gluten, des régimes drastiques, des graisses animales et végétales. » Au-delà du temps économisé, Rob Rhinehart insiste sur les avantages écologiques et économiques de son cocktail. Il pourrait en effet être produit avec un faible impact environnemental et permettre de nourrir la planète. Il serait également exempt de beaucoup des toxines présentes dans notre alimentation industrielle.

    Pas nutritionniste mais ingénieur électricien de formation, le chercheur a pourtant réussi à convaincre bon nombre de scientifiques de la viabilité du Soylent. La campagne de collecte organisée pour financer le projet affichait un objectif de 100 000 dollars : elle a permis d’en récupérer plus d’un million ! Le produit, en cours de développement, sera disponible dans le monde entier début 2014.

    En attendant, sur son blog, l’homme doit répondre à de nombreuses critiques. Certains affirment qu’il est impossible de se passer de fruits et légumes frais et d’une alimentation variée. Mais c’est surtout la perte du caractère social des repas qui déclenche la polémique chez les internautes. Ce à quoi Rhinehart répond qu’il continue à aller au restaurant une ou deux fois par semaine, comme on va au cinéma. SOURCE : wedemain.fr

    Soleil vert : on y est ! Ce jeune américain, sans doute nourri depuis la plus jeune enfance, par Mac Donald, Burger King, Pizza Hut et consorts ignore tout du plaisir éprouvé lors du choix des ingrédients naturels et de saison d'un plat sur les étals de marchés. Il ignore tout du plaisir à préparer ces ingrédients frais et de qualité pour en faire un plat odorant, goûtu et soigné. Et il semble ignorer encore plus le plaisir de déguster un tel plat, accompagné du vin adéquat.

    Je ne perds du temps ni à faire mes courses, ni à cuisiner, ni à déguster des mets fins et délicats en compagnie d'amis : c'est du plaisir, du partage, de l'émerveillement. Qui varie selon les saisons.

    Qu'il continue de se nourrir de sa mixture magique : il perdra ses dents, aura de sérieux problèmes digestifs, et sûrement bien d'autres problèmes de santé à moyen et  à long terme. Y compris une dépression à force d'avaler la même mixture insipide tous les jours...



  • L'huile de palme : pas si mauvaise que cela...

     

    Samedi dernier, j’ai entendu à la radio une chroniqueuse culinaire dire beaucoup de mal de l’huile de palme. Depuis que la France a songé instaurer une « taxe Nutella », ce produit est vraiment devenu la cible des critiques diététiques les plus virulentes.  A les entendre, on pourrait  croire que nos moutards avalent à leur insu le pire des poisons existant sur terre. La raison de cette condamnation sans appel, c’est que cette huile végétale contient beaucoup de graisse saturée, et que cette graisse saturée -  quelle horreur ! -  est une ennemie diabolique qui prend un malin plaisir à nous faire grossir, à boucher nos artères et, en fin de compte, à creuser notre tombe.  Le problème, c’est que tout ça est faux : en terme de santé, l’huile de palme est un bon choix de graisse alimentaire.  A l’instar de l’huile de coco, c’est un acide gras qui a tout à fait sa place, non pas dans une pâte à tartiner bourrée par ailleurs de sucre et de poudre de lait,  mais dans la poêle, la cocotte ou la friture.  C’est en tout cas une bonne alternative pour la haute température.  Alors, pourquoi ne le dit-on pas ? La raison est simple :  sur notre vieux continent, la diététique classique est complètement larguée !   Elle a 20 ans de retard sur la science nutritionnelle et ses découvertes les plus récentes. Elle nous bassine encore sur les avantages de la margarine anticholestérol alors que ce type de lipides est bien moins recommandable que le beurre, la graisse d’oie ou… l’huile de palme. Parce qu’il se tient au courant des dernières avancées de la recherche de pointe,  notre collaborateur Yves Patte vous informe bien mieux que  les « spécialistes » qui sévissent dans les  écoles, les  médias de masse ou les journaux alternatifs  ringards. Dans Néosanté, notre expert en « paléonutrition » vient d’ailleurs de signer une série d’articles sur les  graisses qui remettent  les pendules à l’heure. Ci-dessous,  je vous offre le troisième volet de la série, où il aborde en détails les vertus de l’huile de palme.  Et je vous annonce déjà que Yves Patte va aborder dans le prochain numéro de notre mensuel la question du soja.  Car concernant ce produit prétendument très sain, il y a aussi beaucoup à dire et à redire. En matière de nutrition également,  Néosanté  n’hésite pas à nager à contre-courant et à bousculer les idées reçues….

    Yves Rasir

    Sur le plan écologique, l’huile de palme est un désastre puisque son exploitation contribue à la déforestation. Mais sur le plan diététique, on a fait un bien mauvais procès à une très bonne source de graisse !  

    Le troisième volet de notre série d’articles sur les graisses dans l’alimentation paléolithique sera consacré à l’huile de palme. Que penser de cette huile qui représente à la fois la malbouffe industrielle, via une célèbre marque de chocolat à tartiner, et un des aliments les plus traditionnels de l’Afrique, et en particulier de la région du Congo, de l’Angola et du Gabon ? Une « Moambe », par exemple, sorte de pot-au-feu traditionnel de la région du fleuve du Congo, est faite à base d’huile de palme et de noix de palme, à quoi on rajoute des tomates, des épinards ou d’autres végétaux à feuilles vertes, de la viande de bœuf, poulet, mouton ou  de tout autre animal sauvage, allant du crocodile à certains grands gibiers. Un plat traditionnel tout à fait « paléo ». Les Massaï les moins nomades, mais toujours très traditionnels, entre le Kenya et la Tanzanie, ont d’ailleurs des petites palmeraies…

    Un bon choix

    Alors que penser de l’huile de palme ? Il est tout d’abord indéniable qu’en tant qu’huile la plus consommée dans le monde, son impact environnemental est important. L’exploitation industrielle de l’huile de palme est responsable d’une partie de la déforestation en Afrique. Et nous avons tous vu ces images d’orang-outang dont l’environnement naturel a été détruit et qui sont massacrés pour la nuisance qu’ils causent dans ces plantations…

    Et en terme de santé ? L’huile de palme est au final un bon choix de graisse alimentaire. Nous avons expliqué, le mois précédent, que les graisses saturées, en soi, ne causaient ni problèmes de cholestérol, ni problèmes cardio-vasculaires, contrairement à ce qu’on a cru durant longtemps. Et l’huile de palme contient entre 50% et 80% de graisses saturées, selon sa nature.

    Parce que lorsqu’on parle d’huile de palme, il s’agit effectivement de distinguer deux choses : 

    L’ « huile de palme » (« palm oil ») est extraite de la pulpe du fruit du palmier à huile (Elaeis guineensis). Il est préférable de choisir une huile de palme naturelle, non raffinée, qui aura donc une couleur rouge. Cette huile est riche en graisses saturées et en vitamine E – nous y reviendrons. Raffinée, elle contient toujours 50% de graisses saturées, 39% de graisses mono-insaturées et 11% de graisses polyinsaturées. C’est un bon choix pour la haute température.

    L’ « huile de noyau de palme » (« palm kernel oil »), aussi appelée « huile de palmiste », est extraite du noyau du fruit du palmier à huile. Cette huile-là contient 80% de graisses saturées, 15% de graisses mono-insaturées et seulement 2,5% de graisses polyinsaturées. L’huile de noyau de palme non raffinée, donc naturellement rouge, contient davantage de vitamines et d’antioxydants.

    C’est peut-être l’occasion d’expliquer la différence entre ces 3 types d’acides gras. Le degré de saturation se réfère au nombre de liaisons doubles entre les atomes de carbone sur un même acide gras. Si tous les atomes de carbone sont liés à de l’hydrogène, il n’y a pas de double liaison. L’acide gras est dit « saturé » en hydrogène. Si par contre deux atomes de carbone sont liés par une double liaison, l’acide gras est dit « mono-insaturé ». Si plus de deux atomes de carbone sont liés par une double liaison, l’acide gras est « polyinsaturé ».

    La bonne longueur

    Le problème est que ces doubles liaisons sont susceptibles d’être attaquées par des radicaux libres, qui vont dégrader l’acide gras en question, aussi bien dans votre cuisine que dans votre corps. Davantage de doubles liaisons signifie donc davantage de risques. La chaleur, la lumière et l’oxygène peuvent tous les trois dégrader l’acide gras selon son degré de saturation. Plus une huile est polyinsaturée, plus elle est instable. Inversement, plus elle est saturée, et plus elle résistera à la chaleur, à l’exposition à l’air, etc. Les graisses saturées sont souvent solides à température ambiante.

    Parmi les acides gras saturés, certains peuvent être utilisés très vite par le corps, comme source d’énergie. Cela va dépendre de leur longueur. On parle de « triglycéride à chaîne moyenne » (« medium-chain triglycerides », MCT). Les mitochondries ne pouvant rien brûler qui a plus de 12 atomes de carbone de long, un processus enzymatique est nécessaire pour dégrader les molécules de plus de 12 atomes de carbone. Ce sont donc des graisses que notre corps peut brûler très vite, ce qui est important, par exemple, pour les diabétiques qui doivent trouver de l’énergie dans les graisses. La consommation de MCT permettrait d’ailleurs de perdre du poids. Les MCT sont les acides gras les plus « cétogéniques », c’est-à-dire qu’ils génèrent une synthèse des corps cétoniques par le foie et leur utilisation comme source d’énergie, à la place du glucose, dans le cadre d’une alimentation pauvre en glucides… 

    L’huile de noix de coco (en fait une autre variété du palmier) a la plus forte proportion de MCT. Deux tiers des graisses saturées de cette huile sont des MCT. La deuxième huile dans la liste est l’huile de noyau de palme.

    Vitamines E et A

    Mais l’huile de palme est également riche d’autres éléments que ces acides gras. Elle est par exemple particulièrement riche en Vitamine E, permettant de prévenir l’oxydation des LDL, ce que l’on appelle généralement le « mauvais cholestérol » (voir Néosanté N° 25). On y retrouve d’ailleurs 8 formes de Vitamine E. A côté de cela, l’huile de palme contient également beaucoup de Vitamine A, sous forme d’alpha et beta-carotène, ce qui lui donne sa couleur rouge. L’huile de palme contient 15 fois plus de beta-carotène que la carotte et 300 fois plus que la tomate. Au Burkina Faso, on lutte même contre les carences des populations en Vitamine A par l’huile de palme, parce que le beta-carotène peut se transformer dans le corps en Vitamine A. Pour conclure, l’huile de palme, surtout dans sa forme naturelle, non raffinée, constitue une source de bonnes graisses saturées (comme la graisse de coco), facilement et rapidement assimilables par le corps, et elle convient particulièrement bien pour la cuisson.

    Yves Patte  disponible sur www.neosante.eu : Le  numéro 26 (septembre 2013) de  Néosanté,   revue internationale de santé globale.

  • Pourquoi les J.O. de 2020 n'auront pas lieu à Tokyo...

    Il suffit d'un typhon qui touche Fukushima  pour que cette centrale nucléaire, fragilisée depuis 2 ans et demi, s'écroule. Il suffit d'un nouveau tremblement de terre dans cette zone très active, ou d'un nouveau tsunami, pour que ce qui reste de Fukushima, et de ce que Tepco a bricolé, s'écroule aussi. Et j'espère sincèrement pour les japonais, que cela n'arrive jamais.

    Mais, même sans ces éléments naturels, avec trois réacteurs fondus et des coriums qui sont sortis de leurs enceintes étanches, nul ne peut savoir ce qui se passera demain, dans une semaine, un mois, un an. La seule chose que l'on sache, c'est qu'on ne maîtrise plus rien et qu'on ignore tout à fait comment assainir le site.

    Les ingénieurs sur place s'affairent juste à garder une heure d'avance sur les centaines de tonnes d'eau qu'ils injectent chaque jour, qui est hautement irradiée, puis récupérée et stockée. C'est un travail gigantesque, sans fin, et le manque de place pour poser des citernes de stockage se fait déjà sentir. Sans parler des fuites incessantes, dans l'océan pacifique. Un océan radioactif avec des poissons radioactifs, du Japon à la Californie...

    Les J.O. n'auront pas lieu à Tokyo en 2020 car trop d'événements incontrôlables sont susceptibles de se produire dans les 7 ans à venir. Des événements que personne ne peut prédire mais qui contamineront encore plus le territoire japonais, déjà fort touché. C'est comme si on organisait des J.O. à Tchernobyl ! Même 27 ans après la catastrophe, une énorme zone touchant 3 états russes est toujours hautement contaminée et sujette, encore à ce jour, à une multiplication des fausses couches, des malformations congénitales et des cancers.

    Tokyo en 2020, je n'y crois pas.

  • Un challenge sur l'été indien : quelle drôle d'idée...

    Comment écrire un texte au sujet de l'été indien alors que dehors il fait sombre, froid, pluvieux et humide ? Comment s'imaginer dehors, sur une terrasse ensoleillée, caressé par un vent chaud, alors qu'on est calfeutré chez soi au pied d'un feu ouvert en espérant secrètement  une pizza 4 fromages pour le dîner ?

    Comment penser à l'été indien alors qu'on a déjà quasi pas eu d'été tout court ? Pour rappel, il a réellement commencé le 15 juillet... après 8 mois de froid, de pluie, d'absence de soleil et de plein d'autres choses désagréables à souhait.

    Pour moi, l'été indien, c'est  la chanson Le Sud de Nino Ferrer : "C´est un endroit qui ressemble à la Louisiane, à l'italie, Il y a du linge étendu sur la terrasse, et c´est joli. On dirait le Sud, le temps dure longtemps et la vie sûrement, plus d´un million d´années, et toujours en été".

    Il faut se rappeler certaines années où l'été s'est prolongé jusqu'en novembre, avec des températures ultra douces pour la saison et un ensoleillement maximum. Et espérer qu'après ces 2 mauvaises semaines (celle qui vient de passer et celle qui commence lundi), nous aurons droit à un petit sursis estival avant l'offensive hivernale et la chute des feuilles...

    Mais après vérifications auprès de mes sources météorologiques (météolaflèche.com), il devrait juste refaire beau et sec à partir du samedi 21 septembre pour au moins 10 jours. Mais tout devrait se gâter après, puisqu'on annonce un mois d'octobre pluvieux (+ 40% de pluie) et gris (- 20% de soleil), un mois de novembre pareil en plus froid et un mois de décembre encore plus humide (+50% de pluie/neige) et sombre... Janvier et février poursuivraient sur la même lancée, en plus agité, avant de retrouver une accalmie en Mars...

    Bref, on semble être reparti pour une cure de vitamines D, à défaut d'un bel été indien...

     

     

     

  • Derniers jours...

    Ce n'est pas le petit épisode froid et pluvieux des derniers jours qui doit nous faire penser que l'hiver est déjà là. Il suffit de regarder sur les étals des marchés pour nous sentir encore en été : prunes, pêches de vigne, cavaillons, tomates abondent, avec leurs senteurs estivales et leurs parfums prononcés.

    Il faut donc en profiter pour préparer des conserves ou des sachets surgelés qui nous raviront tout l'hiver. Mes 10 kilos de tomates Bio achetés samedi passé au Marché se sont transformés en 10 petits sachets surgelés de chair de tomates réduites, rouges et mûres à souhait, parfumées à mourir, au goût incroyable, qui viendront colorer un plat de pâtes en plein hiver. Un régal qu'il faut préparer maintenant ! On est en pleine saison. Et je vous assure que cela n'a rien à voir avec les tomates fades, farineuses et sans goût que vous trouvez dans votre grande surface préférée...

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    Et si, parmi toutes ces anciennes variétés de tomates, l'une d'entre elles devait vous plaire énormément, prélevez-en quelques pépins que vous faites sécher quelques jours sur un papier absorbant. Mettez-les ensuite dans une enveloppe, au sec. Et en mars 2014, ou même 5 ans plus tard, plantez ces petites pépins dans un peu de terreau humide. De jeunes plants de tomates naîtront, identiques à celle que vous aviez appréciée.

    En mai, après les derniers risques de gelées, replantez ces jeunes plants sur votre terrasse ou dans votre jardin, et arrosez les chaque jour. Et vous aurez rapidement le plaisir de déguster des dizaines de tomates de la même variété. Je vous assure que c'est un réel plaisir.

    Bon marché demain matin, en attendant l'été indien.

  • Dégustation du lundi 207

    Cette dégustation du Clos fût l'occasion d'une échappée dans la calme campagne du Hainaut, pour rejoindre une bande de joyeux gaillards français (un couple de vignerons, un autre de restaurateurs étoilés, et un troisième de notaires) bons vivants et adorateurs de bons vins et de bonne bouffe. La soirée fût animée.

    On débuta par un magnum de Moussamoussettes de René et Agnès Mosse, en leur absence.

    On poursuivit avec le seul vin que je commenterai de la soirée : un vin à la robe noire et au nez riche. En bouche, de la matière, un côté sud mais de la fraîcheur aussi, sur les fruits noirs et des noyaux de prunes. Il y a aussi ces sympathiques tannins de noyaux de cerises bien fondus. Malgré la forme bourguignonne de la bouteille, on est bien à Bordeaux. L'Homme Cheval, Vin Français dans le millésime 2010. Magnifique. C'est un Côtes de Blaye du Château Le Queyreux de l'artisan vigneron Léandre Chevalier. Données qui apparaissent sur son premier vin ( Le Joyau, bouteilles bordelaises, élevage en fût, mais moins bon pour nous car plus classique, boisé et vanillé).

    Suivi un Elbaluna Rosso, Di Oberio Severino e Andrea, La Morra. Un petit vin bio du Piémont.

    En Barberon Pinot Noir 2011 en Côtes du Jura.

    Arbois Pupillin 2003 de Pierre Overnoy. Un Chardonnay Savagnin.

    Rouchefer 2010 d'Agnès et René Mosse, en leur présence cette fois. C'est qu'elle est longue la route...

    Vincentgétorix 2010 en Sancerre de Vincent Gaudry

    Saint Aubin Le Ban 2009 de Catherine et Dominique Derain

    Morgon 2011 en Vieilles Vignes de Jean-Paul Thévenet.

    Tous ces breuvages étant accompagnés d'une kyrielle d'entrées très originales et goûtues en dégustation, avant d'attaquer un boeuf bourguignon exceptionnel avec des frites maison minute encore plus exceptionnelles. Et une énorme sole meunière de Zeebrugge pour ma part. De quoi permettre au Bob de service (qui ne pu s'empêcher de quand même goûter gentillement chaque flacon) de parcourir les 45 minutes de route de retour sans soucis...

  • Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger...

    la-fabrique-du-mensonge-comment-les-industriels-detruisent-la-science-de-stephane-foucart-938125880_ML.jpgLes industriels manipulent la science pour organiser notre ignorance des effets nuisibles de leurs produits. Tel est la thèse, magistralement démontrée, de ce livre. L'auteur entre peut-être un peu trop dans le détail pour exposer les malversations de l'industrie du tabac, déjà largement analysées et connues. Mais ce n'est qu'un exemple parmi d'autres : de l'amiante au gaz de schiste, des pesticides aux perturbateurs endocriniens, sans oublier le climato-scepticisme, notre confrère du journal Le Monde décrypte avec précision la construction intellectuelle du doute et de l'occultation du savoir qu'organisent les multinationales.

    On ressort proprement sidéré d'un ouvrage où il est clairement démontré que des grandes entreprises, épaulées par certains scientifiques et même par des instituts publics, sont prêtes à tout pour sauvegarder leurs profits, y compris à jouer avec la santé des gens et, au-delà, avec la survie de l'espèce humaine. La menace écologique ne doit pas être la seule à nous inquiéter : nous avons peut-être atteint le point où l'alliance entre la science, la technique et l'économie de marché, loin de nous apporter de nouveaux bénéfices, nous met désormais en danger.

    Ce n'est pas un livre coup de gueule, il n'y a pas de théorie du complot. Juste une démonstration sobre, informée, soigneuse et implacable. (Résumé de Christian Chavagneux dans Alternatives Economiques).

    La fabrique du mensonge. Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger, par Stéphane Foucart. Coll. Impacts, Denoël, 2013, 304 p., 17 euros.

  • Les J.O. à Tokyo ? Quelle drôle d'idée...

    Ainsi donc, les Jeux Olympiques de 2020 auront lieu à Tokyo ! Quelle drôle d'idée ! Pourquoi pas directement à Fukushima, tant qu'on y est ? C'est à seulement 230 km.

    En 2020, dans 7 ans, tout le Pacifique, jusqu'à la côte ouest des Etats-Unis, sera radioactif. Contaminé par les eaux radioactives qui ne cessent de s'échapper depuis déjà plus de 2 ans. Et, ces isotopes radioactifs ayant une énorme durée de vie, on n'est pas sorti de l'auberge...

    Le sol du Japon est également pollué par ces isotopes, et continuera de l'être pendant des décennies. A chaque pluie, des éléments radioactifs enfouis réapparaîtront à la surface, et à chaque coup de vent, ils seront disséminés partout.

    Sans parler de l'incompétence de Tepco, qui bricole depuis 2 ans, sans expérience devant un tel désastre. Et qui ment continuellement sur l'état de la situation, sur la dangerosité des fuites et sur leur quantité, sur les taux exacts de radioactivité réellement mesurés et sur les quantités d'eau radioactives déversées dans l'océan, jour après jour.

    Et c'est dans cet environnement hautement toxique qu'on va envoyer les meilleurs athlètes mondiaux ? Dans une ville qui aurait dû être évacuée il y a bien longtemps déjà ? Dans un pays où se nourrir sainement est devenu impossible ? Dans un pays où on cache la réalité à la population ? Quelle drôle d'idée...

  • Vin nature : les jeunes bobos aiment çà...

    Petite chronique intéressante d'Eric Boschman dans Le Soir de ce samedi concernant les vins Nature. Il évoque ces places bruxelloises, qui lors des marchés deviennent des lieux de rendez-vous "incontournable" pour une population déterminée : Au Châtelain, les stagiaires eurocrates, à Boisfort, les bobos joyeux tendance écolo quadra quinqua et à saint gilles, les mêmes, mais version trentenaire.

    Le but étant d'y aller pour boire un coup entre potes. Et comme le vin Nature est tendance, c'est donc cela qu'ils boivent et qu'ils aiment. D'ailleurs, ils ne connaissent rien d'autre.

    Eric a pu observer ces bobos s'extasier devant un Pinot Noir d'Alsace Nature, à la robe rubis grenat terne et qui présentait une turbidité importante. Servi dans des gobelets en verre épais, le nez est difficile à déceler, si ce n'est une note de yaourt aux fruits rouges en limite de dépassement de DLC.

    La bouche pétille, avec une bulle alternative, qui n'assume pas son rôle. Manque d'hygiène lié à un manque de sulfites. On est loin des bons vins Nature de Marcel Lapierre et quelques autres. Des vins qui goûtent et sentent le vin, le vrai.

    Les vins Nature d'aujourd'hui sont franchement hétérogènes. On est dans le sectarisme le plus pur. Si çà sent l'étable et le cheval en rut, alors c'est que c'est bon. Ajoutez-y une franche turbidité, et vous aurez une idée de la majorité de la production de vins Nature actuelle. Heureusement, qu'à côté de cela, subsistent quelques vins Nature superbes.

    Le plus triste dans l'affaire, c'est que les jeunes bobos de la Place Van Meenen connaissent à peine le vin, et qu'ils goûtent ces trucs-là comme seule référence, et sont donc persuadés que c'est çà la norme. Vendre des vins qui refermentent comme s'ils étaient normaux, c'est un peu se moquer du monde. Tant que nos jeunes bobos aiment çà, pourquoi pas ? Mais comment goûteront-ils les vins qui ne refermentent pas, le jour où cela se produira ?

  • Que faire ce week-end : Valériane à Namur ou une sauce tomate ?

    Nature & Progrès vous accueille pour cette 29ème édition du salon du bio et des initiatives écologiques !

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    Près de 300 exposants venus de Belgique et de toute l’Europe vous attendent : alimentation et agriculture, artisanat, associations environnementales, habillement, jardinage, éco bioconstruction, santé, tourisme, vignerons ...

    Rigoureusement sélectionnés pour la qualité de leurs produits et de leurs services, ils ont aussi à coeur de partager leur savoir-faire et d’inviter le public à adopter un mode de consommation plus réfléchi.

    Mais, le salon Valériane Namur, c’est aussi et surtout un panel riche et diversifié de conférences, d’ateliers et de rencontres tout au long du week-end. Cette année, les producteurs bio wallons sont les invités d’honneur et le thème du salon ! 

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    Et, si vous n'avez pas le temps de passer à Namur, prenez au moins le temps d'aller acheter quelques kilos de tomates bio bien mûres au marché.

    Choisissez les variétés oubliées les plus goûtues, coupez-les en morceaux et mettez le tout à cuire dans une grande casserole.

    Une fois cuites, supprimez le jus excédentaire (vous pouvez en faire du jus de tomates) et laissez refroidir la chair colorée, avant de la surgeler par portions.

    Vous serez ravis, tout l'hiver durant, de pouvoir consommer des tomates d'été Bio au goût incroyable ! Un très bon week end à tous !


  • C'est ensemble qu'on y arrive...

    J'ai été fasciné par cette photo trouvée sur National Geographic. Quelle solidarité pour arriver au but ! Que ce soit pour des fourmis ou des hommes, c'est la même chose. Que ce soit pour gagner un match, que ce soit pour réussir un événement caritatif, que ce soit au boulot pour atteindre des objectifs, ou que ce soit pour lutter contre certaines dérives de notre société de consommation, ce n'est qu'ensemble que nous y arriverons.macro_photography_07.jpgSi on ne veut pas manger d'OGM, si on ne souhaite que des aliments BIO non traités, si on refuse l'huile de palme, les fast food et la malbouffe, c'est ensemble que nous y arriverons. En boycottant les aliments industriels, en consommant local et de saison, en cuisinant nous-mêmes, pour être sûrs de ce que nous mangeons. Terriens, il est temps d'agir... Et cela, vous le savez depuis longtemps ! Alors allons-y ! Tous ensembles.

  • Les moules avalent le plastique. Et qui mange les moules... ?

    L’Université de Gand, en Belgique, a étudié les mytiloïdes de la mer du Nord, fortement polluée par le plastique. L’étude montre que cette dégradation marine touche fortement les moules, qui absorbent les polluants contenus dans leur environnement. Au point de trouver une moyenne de 300 microparticules de plastique par portion de 300 grammes de chair de moules.

    « Les moules sont des organismes filtrant l’eau de mer, de 20 à 25 litre d’eau de mer par jour« , explique ainsi Colin Janssen, toxicologue à l’université de Gand.  " Dans l’eau se trouvent de très petites particules de plastique de moins d’un millimètre de long. Ces microparticules sont filtrées et ingérées par les moules. Ce qu’on à découvert, c’est qu’elles se retrouvent à l’intérieur des coquilles, mais aussi dans  la chair même des moules."

    C’est ainsi que le consommateur ingère ensuite ces microplastiques en mangeant les mollusques, avec des conséquences encore difficiles à déterminer. Sans parler, bien entendu, des conséquences directes de la consommation de plastique pour les moules. Une étude de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas avait montré le rapport entre microplastiques et appétit des moules. Les animaux se nourrissaient alors moins. (Source Conso-Globe).

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    Les coquillages filtrant l'eau de mer pour ce nourrir, ils absorbent donc tous les polluants présents dans leur milieu "naturel". Ils ne contiennent donc pas que du plastique : il y a aussi les PCB, le mercure, les nanoparticules, les pesticides, etc...

    Moi, quand un filtre est sale, je le jette.

     

     

  • Dégustation du lundi 206

    Et voilà la rentrée. Et celle du Clos aussi, avec une belle dégustation à l'aveugle au grand complet. Deux blancs et trois rouges, dégustés sur la terrasse, face au vignoble : le rêve.

    Le premier vin, à la robe jaune pâle présente un nez discret sur le miel. La bouche est sympa bien que l'attaque et la finale manquent d'acidité. On pense à la Provence et on est en Rhône : Foufoune 2011 en Crozes-Hermitage pour Les Champs Libres.

    Le second, à la robe plus claire, présente un nez lacté intéressant. En bouche, du raisin de Corinthe et des hydrocarbures qui font penser à l'Alsace, alors que d'autres partent sur un Dagueneau... Une bombe de complaisance, une belle blonde siliconée, un vin parfait : Neumeister Sauvignon Blanc Klausen 2008 Straden Südoststeiermark Osterreich. Un vin autrichien quoi.

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    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au nez de biodynamie. En bouche, de la matière. Mais on ne trouve pas. On est en Pinot noir 100% dans cette Grande Cuvée (avec La Désirée) : Cheverny Les Ardilles 2011 d'Hervé Villemade en Vin de Val de Loire. Un peu trop extrait.

    Le quatrième vin présente une robe noire et un nez mûr et épicé, avec de la fraîcheur. La bouche est puissante, avec de belles matières, des petits grains fins, de la fraîcheur et de la longueur qui font penser à une Syrah septentrionale. Alors qu'on est en pur Cabernet Franc... : Carmenet 2010 en Vin de France de Catherine Cosse. C'est bluffant et magnifique, avec une fraîcheur époustouflante.

    On termine la soirée avec un dernier vin à la robe noire, lui aussi, et au nez très plaisant de noyaux de cerises et de mûres. En bouche, un très beau fruit, concentré, pur, avec du caractère. Juste un peu trop de bois en finale. A revoir dans 5 ans : La Maitairie du Clos 2010 en Pic Saint Loup. Un des meilleurs de l'appellation, si pas le meilleur.

    Le Clos migre à la campagne lundi prochain, pour accompagner quelques vrais vignerons dans des agapes dont eux seuls ont le secret.