• A défaut de dégustations du lundi, le Cercle des Vieilles Copines...

    Les dégustations du lundi ne reprenant réellement qu'à la rentrée, je suis allé voir chez les autres comment cela se passe ! Et c'est donc de cette façon que j'ai découvert le très sérieux "Cercle des Vieilles Copines", qui organise des dégustations mensuelles.J'y ai assisté à une dégustation Off.

    Première différence : ils sont 10 à 15 une fois par mois, alors que nous sommes 5, une fois par semaine.

    Seconde différence : ils amènent chacun leurs propres verres et carafes et repartent avec. Nous, on laisse tout le bordel là-bas...

    Troisième différence : ils s'arrangent pour amener, chacun, quelque chose à manger après la dégustation. L'un fait une terrine, l'autre une petite verrine, le troisième quelques fromages, le quatrième de la charcuterie de haut vol, etc... Nous, rien n'est prévu... et notre hôte se débrouille comme il peut, quand c'est possible...

    Quatrième différence : 16 bouteilles à 10 : ils boivent plus que nous. Mais moins souvent.

    Cinquième différence : ils l'organisent à tour de rôles, chez chacun d'entre-eux. Nous, c'est principalement au Clos, lieu mythique où est situé notre petit vignoble en terrasses, exposées plein sud.

    Sixième différence : chaque dégustation a un thème (Muscadet, tu ne seras pas qu'un petit vin de comptoir/ Bourgogne : mythe ou réalité, etc...). Nous, on apporte chacun une bouteille à l'aveugle, sans thème.

    Septième différence : ils appliquent, de temps à autre, un fee de participation qui couvre les frais des flacons. Cà, on ne l'a jamais fait...

    Vins dégustés :

    Bons Plans, Gros Plant du Pays Nantais d'Eric Chevalier en 2012. Sec, minéral, citronné persistant.

    Chablis 1er Cru Fourchaume Vignble de Vaulorent 2005 de William Fèvre. Magnifique, long et gras, sur du coing.

    Chablis 1er Cru Vaulorent 2008 de Nathalie et Gilles Fèvre. Très bien aussi, en plus jeune et plus acide. Très long.

    Clos des Grives 2009 en Crozes Hermitage du Domaine Combier. Nez de Syrah avec des notes de fumée. Bouche superbe, sur des fruits noirs, avec une belle acidité qui porte le tout.

    Champain le Seigneur de Jean-Michel Gérin en Côte Rôtie. Plus sucré, plus dilué, plus boisé et moins frais.

    Un Jour sur Terre 2008 du Clos d'un Jour en Cahors. Mûres et alcool, mais belle fraîcheur. Pas fort long.

    Côte de Py 2005, Morgon de Louis Jadot, Château des Lumières. On pense à un second Cahors ! Cerises noires, belle matière, volume, alcool soutenu par de la fraîcheur

    Château Haut Bailly 2000 en Pessac Léognan : très beau, sur la finesse, la fraîcheur et le fruit.

    Malartic Lagravière 2004 en Pessac Léognan : très beau aussi : violette, fruits rouges, soyeux, tannins racés.

    Pontet Canet 2002 en Pauillac : belle fraîcheur mentholée, mais asséchant en finale.

    Château du Cèdre Le Cèdre 2002 (pas bouchonné, mais gros problème de piqûre ou de conservation).

    Château Beaucastel 2001 en Châteauneuf-du-Pape : sur du raisin de Corinthe et des épices. Intense.

    Clos des Papes 2005 en Châteauneuf-du-Pape : trop mûr et trop alcooleux.

    Domaine Huet Clos de Bourg 2007 en Vouvray moelleux : longueur et acidité. Précis et mûr.

    Les Petits Boulay 1997 Grande Réserve Moelleux en Mont-Louis  du Domaine Deletang. Sur de la noix.

    Clos Windebuhl 2004 Gewurztraminer du Domaine de Zind Humbrechts. Très pamplemousse. Maturité élevée, mais délicat et bonne acidité.

    Bref une toute bonne soirée passée avec des inconnus fort sympathiques, ne se prenant pas au sérieux, mais essayant, chacun de son côté, de progresser dans l'analyse de beaux flacons servis à l'aveugle.

     

     

     

  • Dégustation du lundi 205...

    Et voilà, bientôt la rentrée, y compris pour le Clos, qui sera au grand complet dès lundi prochain. En attendant, une première dégustation de reprise, à 5.

    Le premier vin dégusté à l'aveugle présente une robe légère, et un nez assez discret d'alcool et de chaleur. En bouche, un bon petit vin, malgré une température de service beaucoup trop élevée, qui fait ressortir l'alcool, la sucrosité et le côté chaud d'un vin manquant de construction. Réserve du Père Maurice Pinot Noir de Salquenen 2010 en AOC Valais.

    Le second vin, Les Calcinaires 2008 de Gauby s'avéra tout à fait bouchonné. Dommage.

    Heureusement, le troisième vin répond à nos attentes : robe foncée, très beau nez et, en bouche, une fort belle matière bien mûre, ronde et souple, lactée et gourmande, sur un vrai fruit. Des fruits noirs mûrs, mais pas confits, ni cuits, et de beaux tannins. Domaine Gauby (un hasard) 2009 en Vieilles Vignes, Côtes de Roussillon Villages. Il titre 14,5° et on ne les sent pas grâce à sa fort belle fraîcheur.

    Déjà la dernière bouteille de la soirée, à la robe encore plus claire que la première, et au nez sur des petits fruits croquants. En bouche, les mêmes petits fruits croquants. C'est fort sympathique et agréable : Poulsard Vieilles Vignes 2011 en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot dans le Jura.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, pour la reprise officielle.

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  • Les semences de la colère...

    Geronimo est un petit paysan qui vit avec sa famille dans un village du Paraguay. Autour de chez lui s’étendent à perte de vue des champs de soja transgénique appartenant à de grands propriétaires, des colons brésiliens pour la plupart. Victimes de contaminations dues à l’épandage d’herbicide, les villageois s’organisent pour lutter contre la destruction de leur environnement et sauver la vie de leurs enfants...

    Paysans expulsés, pollution des sols, déforestation, empoisonnements... : quel poids pèsent les dégâts sociaux et environnementaux face aux profits générés par la monoculture intensive du soja génétiquement modifié ?

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    En se rendant au Paraguay, qui compte parmi les principaux pays exportateurs mondiaux de soja, et en se mettant à l’écoute des différentes parties en présence, les réalisateurs nous donnent des clés pour comprendre comment a pu s’imposer un modèle de développement agricole particulièrement destructeur.

    Et cela à travers l’affrontement inégal entre, d’un côté, les grands propriétaires producteurs de soja, bras armés (au sens propre) des firmes agroalimentaires et des spéculateurs financiers, et de l’autre les campesinos, ces petits paysans qui tentent de défendre leur outil de travail et leur mode de vie.

    Aux discours agressifs des premiers, partisans de la loi du plus fort – renforcés dans leurs convictions par les arguments de scientifiques défendant les intérêts des leaders du marché des semences et des produits phytosanitaires –, s’oppose l’énergie du désespoir d’une société rurale traditionnelle pour qui le soja transgénique est une malédiction.

    Dans cet universel combat du pot de terre contre le pot de fer, c’est la logique du profit qui l’emporte, avec l’arrestation des petits paysans pour “occupation illégale des terres”... Comment la lutte se poursuivra-t-elle ? Documentaire à voir sur le site d'ARTE.

  • Dur dur de trouver du vrai miel...

    2013 ne fait pas le miel des apiculteurs. Avec une récolte quasi inexistante au printemps, la profession souffre. Au point que son déclin, amorcé il y une quinzaine d’années, pourrait rattraper celui des abeilles.

    « A quelques exceptions près, dans tout le pays, personne n’a rien récolté avant juillet », soupire Henri Clément, le porte-parole de l’Unaf, l’Union nationale de l’apiculture française. A première vue, la cause de cette pénurie est simple : les abeilles ne sortent pas butiner sous la pluie. Sophie Dugué, apicultrice dans la Sarthe, a donc nourri ses ouvrières elle-même jusqu’en juin. « Les reines étaient à la diète, l’éclosion des œufs au ralenti, explique-t-elle. Alors cet été, le soleil a beau être revenu, on a moins de monde pour butiner. » 

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    « La France est déficitaire en miel depuis plus d’une décennie », rappelle Joseph Benazra, négociant en produits de Compagnie apicole, dans le Loiret. Bon an mal an, les Français mangent 40 000 tonnes de miel. Une demande stable que les apiculteurs français comblent de moins en moins. Les chiffres sont éloquents. En quinze ans, la quantité de nectar français a été divisée par deux, passant de 33 000 tonnes en 1995 à 16 000 tonnes l’an dernier. Un triste record, « et cette année, le bilan sera encore plus mauvais » déplore Henri Clément. Logique puisque entre un tiers et la moitié de la récolte a normalement lieu au printemps. Résultat, les prix ont beaucoup grimpé cette année. Parfois jusqu’à 20% de plus lors de la vente en gros et jusqu’à un euro par pot de plus que l’an dernier.

    Aux consommateurs qui veulent tartiner local, négociants et apiculteurs conseillent les miels d’été : châtaignier, fleurs et tilleul. Car au début du mois de juillet, les récoltes ont repris. Oui mais après ? Dans les années à venir si la chute de production se poursuit, « le risque c’est que les supermarchés ne parviennent plus à s’achalander et que nos produits soient déréférencés » estime François Servel, président de la coopérative Provence miel.

    Sur les étals, les miels d’eucalyptus, d’oranger, de citronnier ou encore d’acacia hongrois remplacent peu à peu les pots de lavande et de tournesol. Sans que la couleur soit toujours annoncée. En mai dernier, le Centre d’études techniques apicoles de Moselle (Cetam), seul laboratoire français indépendant de contrôle du miel, a révélé que 10% du miel vendu comme français était frauduleux, c’est-à-dire mal étiqueté. Pire encore, le cas du miel artificiel. En Chine, premier pays producteur mondial de miel, du sirop sucré et coloré serait vendu comme du miel sans jamais avoir vu d’abeilles. Parmi les autres nectars chinois « vendus en France à des prix défiants toute concurrence » selon le Cetam, beaucoup sont « adultérés, c’est-à-dire coupés avec des sirops de différentes origines ».

    En France, la production nationale reste donc prisée et respectée. « L’apiculture a deux forces : une bonne image auprès des consommateurs et l’attractivité du métier », se réjouit Henri Clément. Dans son dernier audit sur la profession, France Agrimer parle d’un « chassé-croisé de générations ». « Heureusement qu’il y a toujours des têtes brûlées pour s’installer, confirme Joseph Benazra, mais elles ne sont pas assez. » Le revendeur s’est fixé comme défi de travailler avec au moins 80% de miel français. Un cap difficile à tenir. « Pour les années à venir, la relève n’est pas assurée », confie t-il. A l’échelle nationale, toujours selon France Agrimer, deux tiers des apiculteurs ont plus de 50 ans et 10% envisagent d’arrêter dans les cinq ans.

    Alors, fatalement, les effectifs dégringolent. Entre 2004 et 2010, la France a perdu 4 500 apiculteurs par an, pour un total de 42 400 cessations d’activité non remplacées depuis 1995. Un chiffre considérable pour une profession qui en 2012 ne comptait plus que 68 200 personnes. « L’apiculture est le plus vulnérable des métiers agricoles, il cumule les aléas de la culture – tributaire de la météo – et ceux de l’élevage, avec des cheptels affaiblis ou en proie aux maladies », rappelle Joseph Benazra. Car le fond du problème est là. Les apiculteurs perdent 30% de leurs abeilles chaque année, contre à peine 5% il y a quinze ans.

    Ainsi, dans le grand domaine apicole des Chezelles, dans l’Indre, 650 des 1 600 ruches ont été anéanties au printemps. En cause ? Des facteurs multiples parmi lesquels les néocotinoïdines, les plus efficaces des insecticides, soupçonnés de fragiliser et de déboussoler les abeilles. En décembre, leur utilisation sera suspendue dans l’Union européenne. « Trop tard, les cultures auront déjà été plantées », tranche Marie-Cécile Hernaez-Mary, responsable du domaine des Chezelles. Autre problème, « ces produits restent dans la nature deux ans », ajoute Henri Clément. 

    En attendant l’embellie, chaque année, les apiculteurs reforment leurs troupes. En plus de sa production de miel, Sophie Dugué vend des reines et des essaims à ses confrères. Ce business est florissant, « là encore on a trop de demande », constate l’apicultrice. Enfin un signe de bonne santé du métier ? Pas vraiment : « On vend bien quelques essaims à de nouveaux arrivants mais le gros de nos produits servent à compenser les pertes. »

    A plus de 100 euros l’essaim, les hécatombes coûtent cher. Surtout en l’absence de récolte. « C’est pour les jeunes qui s’installent que c’est catastrophique », souligne l’apicultrice « comme pour ceux qui ont réaliser de gros investissements » ajoute Henri Clément. « Honnêtement, je ne vois pas comment la filière pourrait remonter la pente », soupire-t-il. Dans un élan de nostalgie le président de l’Unaf regrette l’Europe des douze (avant 1995), époque bénie où l’apiculture française était leader sur le marché du miel dans la Communauté. (Article paru sur terraeco.net).

  • Enfin mes premières tomates...

    Il aura fallu patienter, mais elles arrivent : mes 6 pieds de tomates de plus de 2 mètres de haut et garnis de fruits verts vont commencer à me régaler. Deux pieds de Cornues des Andes, deux autres de Miel du Mexique et Rose de Berne pour les 2 derniers. En bio, bien entendu.

    Voilà donc l'occasion d'une première "tomates mozzarella basilic" et huile d'olive première pression à froid comme je les aime : des tomates bien mûres et goûtues, une vraie Mozzarella Di Bufala Campana DOP, goûtue elle aussi (rien à voir avec ces morceaux de plastiques blancs industriels sans goût ni saveur communément appelés mozzarella dans les grandes surfaces), un filet d'huile d'olive douce et légèrement parfumée, quelques feuilles de basilic bio, fleur de sel de Guérande et poivre noir juste moulu, et le tour est joué. Un repas royal.

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    Le foutu printemps 2013 (et le début de l'été) n'ont pas été très bénéfiques pour mes 6 plants de tomates, qui, exposés à tout vent et aux averses fréquentes, ont particulièrement souffert du froid et d'un manque criant de chaleur. Heureusement, les choses ont changé depuis la mi-juillet et les choses rentrent dans l'ordre. Je devrais donc en profiter encore pendant les 2 mois qui viennent, si la météo veut bien rester clémente...

  • Rien ne va plus...

    Une équipe internationale de scientifiques américains, australiens, canadiens, européens et sud-africains ont revisité 1735 études portant sur les changements biologiques constatés au sein de la vie marine. Aucun des océans n’a été oublié et certaines études révèlent des tendances s’inscrivant sur quatre décennies: «le changement climatique a déjà eu un impact concret et significatif sur tous les écosystèmes (côtier et grand large), à toutes les latitudes (des polaires aux tropicales) et à tous les niveaux de la chaîne trophique (du plancton aux requins)» annonce la principale auteure de l’étude, Elvira Poloczanska, du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization (CSIRO, l’équivalent australien du CNRS)

    Les changements impliquent à la fois les aires de répartition des espèces et leurs périodes de reproduction. 81% des études sont parfaitement cohérentes avec les effets qu’on peut attendre d’une augmentation des températures de l’eau.

    Ainsi, en moyenne, les espèces marines sont remontées de 72 kilomètres par décennie vers des latitudes plus élevées. Sur terre, ce déplacement n’est que de six kilomètres. Le phytoplancton est le plus véloce avec 470 kilomètres tous les dix ans, devant les poissons osseux (277 kilomètres par décennie) et le zooplancton invertébré (142 kilomètres). Sans surprise, les mollusques, crustacés et grandes algues sont les plus lents.

    Les périodes de reproduction au printemps sont également perturbées. En moyenne, elles se déroulent quatre jours plus tôt que dans la décennie précédente, et cela peut atteindre même onze jours pour les larves de poissons.

    Les chercheurs ont par ailleurs mis en lumière un phénomène très subtil. Sur terre, les espèces n’ont souvent que peu de distance à effectuer pour monter en altitude et retrouver les conditions qui leur conviennent. Rien de tel en mer où les différences de températures sont moins marquées: «comme la surface des océans est relativement plate, les plantes et les animaux marins doivent parcourir de plus grandes distances pour retrouver leurs conditions de vie préférées » poursuit Elvira Poloczanska.

    Ces déplacements de  la vie marine auront de grandes conséquences sur les activités humaines et notamment sur l’alimentation puisque la moitié de l’Humanité dépend des produits marins pour ses apports en protéines, préviennent les auteurs de cette étude. Les conflits ont déjà commencé comme le démontre la «guerre du maquereau ». Article de Loïc Chauveau, Sciences et Avenir.6237915-les-poissons-remontent-vers-le-nord.jpg

    Avec les touristes qui descendent au Sud et les poissons qui remontent au Nord, c'est pas demain qu'on pourra manger local ! Heureusement, les poissons tropicaux remontent également : adieu soles et crevettes grises, bonjour les gambas, barracudas et autres capitaines. Va seulement falloir s'adapter et modifier un tantinet le livre de recettes de bonne-maman... 

  • Les petits artichauts violets...

    QUEL DRÔLE DE LÉGUME QUE L'ARTICHAUT, fleur épineuse s'il en est, qui donne tant de travail au cuisinier... Ingrat, diraient certains, car il faut le bichonner comme nul autre. L'éplucher, le tourner, le déshabiller de ses écailles dures, le débarrasser de son foin si besoin, l'empêcher vite de s'oxyder, tout cela pour ne donner à manger que son petit coeur, son fond ou, comme l'on disait jadis, son "cul". Originaire d'Afrique du Nord, largement cultivé en Italie, ce chardon domestiqué aurait traversé la frontière transalpine au xvie siècle dans les bagages de Catherine de Médicis, parmi d'autres denrées dont raffolait la future et gourmande monarque. On lui a prêté des vertus aphrodisiaques, et il se raconte que, sous Henri IV, les marchands des quatre-saisons en faisaient la promotion en criant : "l'artichaut, le bel artichaut, pour avoir le corps et le cul bien chauds !"

    Même notre Coluche national y est allé de sa blague, évoquant le rond et dodu qui laisse si peu sous la dent : "Les artichauts, c'est un vrai plat de pauvres : c'est le seul plat que, quand t'as fini de manger, t'en as plus dans ton assiette que quand t'as commencé." Passons sur les gros artichauts blancs, camus et consorts, qui ne se consomment que bouillis, et penchons-nous plutôt sur les petites variétés d'artichauts violets, poivrade ou épineux (spinoso). Laborieux, précieux, délicieux, il est l'apanage des plats méridionaux, le roi de la Provence et de la botte italienne. 

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    Pour le chef Jacques Maximin, natif du Nord mais qui a embrassé la Méditerranée depuis fort longtemps, "l'artichaut c'est comme la tomate, ça se marie avec n'importe quoi, et ça sauve tout !". Et même si "c'est un sacré boulot, parce qu'avec un artichaut moyen, il ne te reste qu'un oeilleton", le chef l'apprête à toutes les sauces, en barigoule (cuit avec oignons, champignons, lardons et vin blanc), avec des crustacés, des volailles ou du gibier, dans une omelette froide, en beignet ou en friture, poêlé à l'ail ou encore tout cru, avec un peu d'anchoïade, de parmesan et une poignée de févettes.

    Côté Italie, où on le connaît grillé, juste saisi, à la romaine (mariné) comme à la juive (frit), l'épineux laisse des souvenirs aussi piquants que goûteux. Le chef niçois Armand Crespo, du Bistrot d'Antoine, évoque avec émotion les marchés vénitiens, où l'artichaut se vend dans toutes ses incarnations, entier, à moitié dévêtu ou juste en coeur, et où les vendeurs font des concours de qui tournera le plus de capitules à la minute. 

    On se souvient de ces merveilleux castraure, petits artichauts "castrés" qui se mangent simplement à la croque-au-sel tant ils sont tendres. "Contrairement à beaucoup de restaurateurs, explique Crespo, je ne travaille pas l'artichaut cru, car il faut le citronner pour éviter qu'il noircisse, et le citron dénature son goût." Même son de cloche chez Lulu Peyraud, matriarche méridionale du Domaine Tempier et célèbre cordon-bleu, qui rejette l'utilisation du citron et préconise plutôt que l'on badigeonne les artichauts d'huile d'olive avant de les apprêter. N'oublions pas qu'une vraie salade niçoise (sans aucun légume cuit) est d'autant plus niçoise qu'elle compte des lamelles de poivrade cru. Il ajoute la touche croquante, astringente avec sa pointe d'amertume opportune, à cette salade d'été. En passant, il est aussi très bon pour la santé, riche en fer, potassium, magnésium, phosphore et calcium. Il contient également un glucide bien à lui, l'inuline, qui agit paradoxalement sur les papilles et donne l'impression, si l'on boit de l'eau par-dessus, que celle-ci est sucrée. Complexe petit artichaut, au coeur si tendre et mystérieux. Article de Camille Labro dans M, le magazine du Monde de ce week end.

  • La moitié des antibiotiques mondiaux sont destinés à l'élevage intensif...

    Cela n’est pas très connu. Alors qu’au niveau européen l’utilisation des antibiotiques vétérinaires comme facteurs de croissance est interdite depuis 2006, il reste que la moitié des antibiotiques mondiaux sont destinés à l’élevage.

    En conséquence, un des inconvénients de la consommation de viande réside dans le fait qu’elle fait indirectement ingérer des antibiotiques. La revue Food Chemisty a révélé le 15 juin 2012 qu’on a trouvé des traces d’antibiotiques vétérinaires dans des petits pots pour bébés. Et cela n’est pas si étonnant si on considère qu’entre 2009 et 2011, en France l’exposition des animaux d’élevage à ce type d’antibiotiques s’est accrue de plus de 12% malgré l’interdiction européenne.

    Quels sont les risques ? Tout d’abord, comme vous le savez, il y a l’accoutumance des personnes à un usage massif d’antibiotiques, qui renforce la résistance des bactéries et donc leur danger. Rien qu’aux États-Unis, 19.000 personnes ont été tuées par le staphylocoque doré qui est résistant à la méticilline (Sarm). Or, outre le développement d’une « antibiorésistance », les antibiotiques sont à l’origine de l’apparition de bactéries qui peuvent être rejetées dans l’environnement via les excréments animaux, contaminer l’eau et la viande. Elles sont ainsi transmissibles à l’homme si la température de cuisson de la viande est insuffisante pour les détruire.

    viande, antibiotiques,élevage intensif,résistance,cocktail de substances toxiques

    Le danger réside dans le risque que font peser sur la santé des doses très faibles de substances toxiques : en fait, on considère aujourd’hui que des substances peuvent être plus dangereuses à doses très faibles, à l’état de traces, qu’au niveau des doses journalières autorisées (DJA), qui sont pourtant plus fortes. C’est pourquoi le marché français de la viande pose question :  les médicaments vétérinaires autorisés sur le marché français contiennent des dizaines de substances chimiques dont certaines sont, individuellement, très toxiques. Or on ne sait pas quel est l’effet de leur mélange ; on ne sait pas quel « effet cocktail » elles produisent dans la chaîne alimentaire.

    Quelle conclusion peut-on tirer de cet état de fait ? Il faut tout d’abord constater que l’usage d’antibiotiques pour animaux n’est pas anecdotique. Le niveau d’exposition des animaux aux antibiotiques a augmenté de 13 % en 2009 par rapport à 1999. Près de 44 % du tonnage d’antibiotiques vendus en 2009 étaient à destination des porcs, plus de 22 % à destination de la volaille.

    Ensuite, constatons qu’en matière de consommation de viande, si on ne veut pas se priver d’en consommer, il vaut mieux manger moins de viande mais surtout une viande issue d’élevages bio avec des bêtes vraiment élevées de manière naturelle. Moins de viande, moins souvent. Sans doute un début de réponse aux problèmes posés par la société de consommation de bidoche industrielle.

    En savoir plus sur http://www.consoglobe.com/viande-antibiotiques-veterinaires-elevage-alimentation-cg#6j6qZZrj8U72fD44.99

  • Que trouve-t-on dans un morceau de saumon frais ?

    Il aura fallu attendre cette étude "menustoxiques" parue mercredi et les analyses de laboratoires indépendants pour enfin savoir à quoi on s'exposait en mangeant un morceau de saumon d'élevage (bien forcé puisque du sauvage, il n'y en a plus...).

    Dans cette étude, il est précisé que c'est le saumon qui comporte le plus de pesticides parmi tous les aliments analysés. Et il n'y a pas que des pesticides : il y a des métaux lourds, de l'arsenic, des perturbateurs endocriniens et j'en passe... Et parmi toutes ces molécules ingérées, il y en a, bien entendu, qui sont potentiellement cancérigènes.

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    Pour les chimistes, voici le résultat des analyses du morceau de saumon :

     2,2',4-TriBDE (BDE-17) 0.04 ng/g     

    2,4,4'-TriBDE (BDE-28) 0.115 ng/g     

    2,2‘,4,4‘-TetraBDE(47) 1.68 ng/g   PE2 

    2,2',4,5'-TetraBDE (BDE-49) 0.458 ng/g     

    2,3‘,4,4‘-TetraBDE(66) 0.066 ng/g     

    2,2‘,4,4‘,5-PentaBDE(99) 0.180 ng/g   PE2 

    2,2',4,4',6-PentaBDE (100) 0.344 ng/g   PE2 

    2,2‘,4,4‘,5,5‘-HexaBDE(153) 0.047 ng/g     

    2,2',4,4',5,6'-HexaBDE(154) 0.166 ng/g     

    2,2',3,3',4,4',5,5',6-NonaBDE (BDE- 206) 0.195 ng/g     

    DecaBDE(209) 4.46 ng/g   PE2 

    DDT (total) 0.003 mg/kg  B2 USEPA PE1 

    Dieldrin 0.002 mg/kg  B2 USEPA PE2 

    p,p'-DDE 0.003 mg/kg  B2 USEPA PE1 

    Arsenic 0.70 mg/kg  1 CIRC  

    2,3,7,8-TCDD 0.02 pg/g  1 CIRC PE1 

    1,2,3,7,8-PeCDD 0.06 pg/g  cancer P 65 PE1 

    1,2,3,6,7,8-HxCDD 0.02 pg/g  cancer P 65    

    2,3,7,8-TCDF 0.58 pg/g  cancer P 65  PE2 

    1,2,3,7,8-PeCDF 0.05 pg/g  cancer P 65 PE2 

    2,3,4,7,8-PeCDF 0.19 pg/g  1 CIRC   

    2,3,4,6,7,8-HxCDF 0.01 pg/g  cancer P 65   

    PCB 77 14.1 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 81 0.73 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 105 294 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 114 20.2 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 118 986 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 123 12.6 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 126 5.21 pg/g  1 CIRC PE1 

    PCB 156 96.4 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 157 26.5 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 167 53.9 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 169 0.89 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 189 10.7 pg/g  2A CIRC PE1 

    Cela ne donne plus faim !

    Ne serait-il pas grand temps que les autorités sanitaires européennes ne fournissent à leurs concitoyens adorés des analyses détaillées de ce type pour chaque espèce de poissons (d'élevage industriel ou bio, et sauvage) afin qu'ils puissent, par eux-mêmes, décider ce qu'ils veulent consommer, en connaissance de cause ?

    Et, en attendant, varions les espèces sauvages, selon les saisons. Evitons les gros poissons gras (bio-accumulation des polluants) et les poissons d'élevage intensif. Et une fois de plus ne consommons que des poissons d'élevage bio.

     
  • Chaque jour, vous avalez 82 substances chimiques dont 42 cancérigènes...

    Les associations, qui lancent une campagne de sensibilisation intitulée "Cancer et environnement", ont acheté dans des supermarchés de l'Oise et de Paris entre juillet et septembre les denrées alimentaires généralement consommées en quatre repas et un encas en une journée par un enfant d'une dizaine d'années. Ces repas-types, incluant les recommandations officielles – telles que cinq fruits et légumes frais, trois produits laitiers et 1,5 litre d'eau par jour – ainsi que des friandises, ont été examinés par plusieurs laboratoires indépendants en France et en Belgique pour y détecter la présence de substances chimiques, pesticides, métaux lourds et autres polluants.

    Le bilan de l'assiette, selon cette étude publiée mercredi, est accablant : cent vingt-huit résidus, quatre-vingt-une substances chimiques, dont quarante-deux sont classées cancérigènes possibles ou probables et cinq substances classées cancérigènes certaines ainsi que trente-sept substances susceptibles d'agir comme perturbateurs endocriniens (PE). "Même si, dans la quasi-totalité des cas, les limites légales pour chaque substance chimique prise individuellement ne sont pas dépassées, on voit bien dans notre enquête que la réalité de l'exposition des consommateurs aux contaminants possiblement cancérigènes et/ou PE est préoccupante", note l'association.

    Pour le petit-déjeuner, le beurre et le thé au lait contiennent à eux seuls plus d'une dizaine de résidus cancérigènes possibles et trois avérés comme des cancérigènes certains ainsi que près d'une vingtaine de résidus susceptibles de perturber le système hormonal.

    La pomme, importée du Brésil, prévue comme encas, présente des traces de six substances chimiques, dont un fongicide pourtant interdit en France. Même chose pour les haricots verts du Kenya, inclus dans le déjeuner, sur lesquels l'étude a détecté des traces d'un insecticide puissant également interdit dans l'Union européenne.

    Le steak haché, le thon en boîte, et même la baguette de pain et le chewing-gum, étaient truffés de pesticides et autres substances chimiques. Dans l'eau du robinet les analyses ont révélé la présence de nitrates et chloroforme. Mais c'est le steak de saumon prévu pour le dîner qui s'est révélé le plus "riche" avec trente-quatre résidus chimiques détectés. Même l'examen de l'assiette en plastique utilisée pour réchauffer le repas au micro-onde n'en était pas exempte.

    Le risque final pour le consommateur de ce "cocktails de contaminants" "est probablement sous-estimé", selon l'étude. Le problème serait-il résolu par un lavage voire un épluchage systématique des fruits et légumes avant consommation ? "Certaines études montrent que ces précautions ne sont pas suffisantes voire qu'elles sont inutiles", a souligné Générations futures. De même, "l'impact de ces résidus dans les aliments conjugué aux autres substances chimiques auxquelles nous sommes exposés tous les jours, par l'air, les cosmétiques, les biocides, n'est pas évalué non plus".

    Le but de l'étude "est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s'imposent". Le groupement d'associations milite donc pour "l'application du principe de précaution dans l'objectif de diminuer au maximum l'exposition environnementale, et notamment alimentaire, de la population à des substances soupçonnées d'être cancérigènes ou PE" en interdisant notamment "l'usage de pesticides au champ" et l'utilisation de certains additifs. Article paru sur Le Monde.fr

    Pour en savoir plus : Lire le détail de l'étude sur le site www.menustoxiques.fr. L'étude est également disponible en PDF

    La solution pour éviter tout cela ? Je le répète inlassablement depuis de nombreuses années : manger bio, local, de saison et jeter tout ce qui est en plastique. C'est pourtant simple, non ? Et si vous trouver que les produits bio sont trop chers, mangez moins mais mieux. De toute façon, on mange trop.

  • Un cancer sur trois pourrait être évité si on veillait au contenu de notre assiette...

    Pesticides dans les fruits et légumes, antibiotiques dans la viande, métaux lourds dans le poisson... "De toute façon, vous n'y couperez pas", déclare, un brin fataliste, Jean-Louis Gérard, sous-directeur de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Pas de quoi, toutefois, verser dans le pessimisme.  

    Variez plutôt votre alimentation, afin de répartir le risque d'exposition aux contaminants. Les fruits et les légumes ? "Des études épidémiologiques ont prouvé que leur impact sur la santé était positif, malgré l'émergence de nouvelles menaces", assure le Dr Mathilde Touvier, chercheur au sein du programme étatique NutriNet. A condition de les laver minutieusement à l'eau potable pour éliminer terre et souillures qui peuvent être chargées en micro-organismes et résidus phyto-sanitaires (insecticides, fongicides et autres pesticides), délétères pour la santé.  

    Et le poisson ? "Pas plus de deux fois par semaine !" recommande l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses), dans un rapport publié en juin dernier. Bien que bénéfique pour ses oméga-3, le poisson est en effet exposé aux contaminants. Du mercure au cadmium, l'accumulation de ces métaux est potentiellement dangereuse à long terme. "Au Japon, où la consommation de poissons ''chargés'' en métaux lourds est importante, des personnes ont ainsi été victimes de déminéralisation osseuse et de problèmes d'articulation", prévient Bernard Salles, directeur de l'institut Toxalim, spécialisé dans l'étude des contaminants alimentaires. 

    Fuir les offres trop alléchantes : "A ne pas rater! Un foie gras acheté, un foie gras offert", peut-on lire, ce 30 juillet, sur le site de déstockage Cdiscount. Soit 33 euros le kilo. Attention aux "bonnes affaires", ces produits low cost sont rarement synonymes de qualité. "Les consommateurs doivent cesser de chercher les plus bas prix, prévient un gendarme de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp). Mieux vaut acheter moins souvent du vrai foie gras à 70 euros le kilo que des produits reconstitués à base de parures d'éveinage." Il s'agit des veines que l'on extrait du foie avant de le cuire. Dans les foies gras premier prix, ces déchets sont souvent broyés et mélangés à des morceaux recomposés. Aïe aïe aïe! 

    Pas facile, en temps de crise, de privilégier la qualité plutôt que le prix, mais le jeu n'en vaut-il pas la chandelle? "Les Français ne consacrent que 10 à 12% de leurs dépenses à l'alimentation et cela pose de sérieuses questions sur ce qu'ils consomment réellement", remarque la sénatrice Sylvie Goy-Chavent, rapporteur de la mission sur la filière viande. Dans certaines enseignes, on suit de près la tendance du "mieux manger". "Nous testons en permanence des produits plus chers et de meilleure qualité auprès des clients, et nous voyons la façon dont ils réagissent", explique-t-on chez Carrefour. Du poulet d'Auvergne soigné aux plantes, garanti sans antibiotiques? C'est ce que propose l'enseigne depuis quelques mois. Prix au kilo: seulement 40 centimes d'euro plus cher que le poulet Label Rouge traditionnel. Et ça marche. La demande des consommateurs a été cinq fois plus forte que prévu. "Manger responsable" n'est pas forcément ruineux. 

    Faire attention aux compléments alimentaires : Vitaminés, amaigrissants ou dopants: on trouve partout ces sympathiques cocktails de plantes. Plus de 500 nouveaux produits arrivent chaque mois sur le marché, selon la DGCCRF. Et pour cause, le marché est prometteur: 1 milliard d'euros, rien qu'en France. Problème: ces pilules miracles sont souvent fabriquées à la va-vite, à l'autre bout du monde, à l'aide de substances nocives pour la santé. Parmi celles-ci, le DMAA, un dangereux stimulant utilisé pour perdre du poids; la sibutramine, une molécule coupe-faim interdite depuis 2010; le Sildénafil, une molécule voisine du Viagra; ou encore, des doses excessives de plomb et de cadmium. Avant d'en consommer, consultez votre médecin ou votre pharmacien. Evitez les produits vendus sur Internet, ou libellés en langue étrangère. "Le danger principal, c'est l'effet cocktail, met en garde Guillaume Cousyn, chargé de mission nutrition à la DGCCRF. Pris en trop grand nombre, ces compléments peuvent avoir un effet thérapeutique synergique, c'est-à-dire que leur impact global sera supérieur à la somme des effets de chaque molécule." Bigre! 

    Se méfier des couverts en plastique (et du plastique en général) : Tomates achetées chez le producteur, mozzarella bio... Un sans-faute... ou presque! Pourquoi diable avez-vous laissé traîner les couverts à salade dans la vinaigrette? Pas chers, souples et colorés, les ustensiles de cuisine en silicone, Nylon et mélamine peuvent se révéler dangereux. Le plastique ne fait pas bon ménage avec l'huile; la probabilité que des particules chimiques migrent dans la vinaigrette est élevée. Si les aliments sont chauffés, c'est pire : ces substances peuvent alors devenir cancérigènes. A tel point qu'en Allemagne l'Institut fédéral d'évaluation des risques déconseille l'utilisation de vaisselle en mélamine (louches, écumoires et spatules) pour la friture et la cuisson, même au micro-ondes. 

    Respecter les règles d'hygiène élémentaire : Conservation. Veillez à ce que la température de votre congélateur n'excède pas moins 18 degrés, surtout si vous y stockez de la viande. Lors de la décongélation, les micro-organismes se réveillent et prolifèrent à partir de 4 degrés. Cuisinez votre viande le plus rapidement possible. 

    Cuisson. Les amis finissent l'apéro, vous mettez les brochettes de porc au barbecue. Une fois qu'elles sont cuites, vous les remettez dans le même plat, sans prêter attention aux quelques gouttes de jus de viande (crue) qu'il y avait dans le fond. Erreur! Si l'une de vos brochettes contenait de la salmonelle (dans 6 à 10% des cas, statistiquement), vous avez contaminé la viande cuite... 

    De façon générale, soyez très vigilant sur la cuisson des aliments: jamais au-dessous de 60 degrés. La cuisson "saignant" d'un steak haché n'est pas suffisante pour assurer une protection en cas de contamination. La consommation d'aliments crus (tartare, carpaccio) impose une grande vigilance quant à l'origine, la fraîcheur et la préparation des viandes. 

    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/alimentation-se-proteger-mais-comment_1273165.html?xtmc=alerte_dans_nos_assiettes&xtcr=1#L21gQI2KsivbdLMI.99 

  • L'express de cette semaine : 12 conseils pour mieux manger...

    Globalement, les connaissances s'affinent. Quitte parfois à remettre en question des certitudes bien ancrées. Ainsi, des chercheurs ont montré récemment, dans le New England Journal of Medicine, que les fibres (contenues dans les céréales) ne protégeaient pas du cancer du côlon. "La nutrition n'est plus cette science fluctuante et incertaine fondée sur des a priori, souligne le Pr Jean-Louis Schlienger, de la faculté de médecine de Strasbourg (université Louis-Pasteur). Elle est devenue une réalité opérationnelle fondée sur des preuves." Ses domaines d'action sont innombrables: le surpoids, bien sûr, mais aussi les affections cardio-vasculaires, la cataracte, l'ostéoporose... Le Dr Paule Nathan l'affirme dans son ouvrage Se soigner par l'alimentation (Odile Jacob, parution le 26 mai): la nutrition serait une véritable thérapie. 

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    Paradoxe: si les connaissances progressent, les comportements alimentaires régressent. Les Français mangent de plus en plus mal. Notamment les jeunes. Ils consomment trop de sodas sucrés, "des calories vides de nutriments", selon les spécialistes, grignotent à toute heure des produits riches en mauvaises graisses. "La véritable malbouffe, c'est à la maison", observe Paule Neyrat, diététicienne, auteur d'un ouvrage intitulé Les Vertus des aliments (Solar). 

    Les idées fausses sont donc légion. Non, les produits biologiques ne sont pas la panacée. Ils apportent seulement la garantie d'un certain mode de production (sans pesticides, sans OGM, etc...). Mais ce n'est en aucun cas un label diététique. Un saucisson ou des chips bio sont aussi gras que leurs équivalents industriels. Non, le pain ne fait pas grossir. Non, la crème n'est pas plus dangereuse que le beurre. La liste des erreurs est longue. Comme le souligne Paule Neyrat, "un aliment n'est ni bon ni mauvais en soi. Tout dépend des quantités absorbées". 

    Les consommateurs sont également persuadés que diététique et plaisir gastronomique s'excluent. A tort. "On peut se lâcher de temps en temps, s'autoriser un aliment qu'on aime, insiste le Dr Nelly Danan. L'équilibre nutritionnel s'établit sur une semaine ou sur un mois." Autre erreur fréquente: considérer la nutrition comme un problème à part, déconnecté du mode de vie. Or l'obésité vient autant d'une mauvaise alimentation que d'un manque d'exercice. "La balance se fait entre les apports nutritionnels et les dépenses physiques, énergétiques", rappelle Paule Neyrat. 

    Comment combattre ces préjugés et corriger les comportements pathogènes? L'école et la famille ont un rôle majeur à jouer. Le rapport de Serge Hercberg devrait le souligner. "Il n'y a plus de transmission culinaire, plus de ritualisation des repas, déplore le Dr Dominique-Adèle Cassuto, endocrinologue. Les parents ont complètement démissionné en matière d'alimentation." 

    Les médecins devraient également être des relais. Mais ils ne sont pas préparés à répondre aux attentes de leurs patients. "Nous avons tendance à être trop normatifs, avoue le Dr Jean-Michel Borys, endocrinologue. Mieux vaudrait un peu plus d'humilité et de pragmatisme." La bonne alimentation ne repose pas seulement sur des bases rationnelles. C'est une affaire intime, qui exige un effort personnel. Hippocrate l'enseignait déjà voilà vingt-cinq siècles! L'Express s'en inspire aujourd'hui et donne douze conseils pour mieux manger. A acheter et à lire.

     

     

     

  • Comment perdre autant de poids que vous voulez, sans régime, et sans pilules.......

    Début juin 2013, je me trouvais trop gros, beaucoup trop gros. Bon vivant, gastronome et amateur de bons vins, je ne m'étais jamais rien refusé. Et cela commençait sérieusement à se voir... et à me déplaire.

    Incrédule par rapport aux centaines de régimes miracles qui vous assurent de perdre x kilos en x semaines, et certain du fait que perdre trop de poids trop vite n'était certainement pas bon pour la santé, j'ai décidé, tout simplement de perdre un kilo par mois, jusqu'à ce que je sois satisfait de ma silhouette. Sans me priver de quoi que ce soit car je ne voulais pas la contrainte, ni l'insatisfaction et les efforts imposés par un régime.

    J'ai fait un tableau reprenant mes prévisions, me suis acheté une balance précise (je n'en avais pas) et ai décidé de me peser tous les samedis matins, après le petit-déjeuner.

    Je me suis dit que je grossissais parce que je ne brûlais pas toutes les calories avalées, et que, par conséquent, il suffisait de réduire les quantités. Sachant que l'estomac envoie un signal au cerveau annonçant qu'il avait assez après 15 minutes, il suffisait donc de manger moins vite, de mâcher plus, et donc de manger moins. Et idem pour le vin bu à chaque repas.

    Les résultats ne se sont pas fait attendre, et j'ai très vite commencé à perdre du poids, mais tout en douceur et sur le long terme. Quatorze mois et demi plus tard, je suis à moins 15 kilos. J'ai toujours un petit ventre que je voudrais voir disparaître (rien à voir avec celui d'avant...), et vais donc poursuivre cette façon de faire jusqu'en décembre. Là, je serai à moins 19 et je vais recommencer à faire du sport à ce moment-là pour un peu plus me muscler.

    J'aurai retrouvé ma silhouette de jeune homme et serai heureux de mon apparence ! 

    Cette façon de faire n'empêche nullement de faire des fêtes comme avant, des excès sporadiques ou des agapes gastronomiques (style 8 services et vins assortis au resto). Il suffit de juste faire un peu attention les 2 jours qui suivent.

    Quelques derniers conseils :

    1. C'est la qualité qui compte et pas la quantité. Privilégiez de bons ingrédients (et le goût), plus chers mais en achetant la moitié : votre repas doit tenir dans la paume de vos 2 mains.
    2. Dressez une belle assiette, on mange aussi avec les yeux.
    3. Ne vous jetez pas sur votre assiette comme un chien sur sa gamelle. Laissez les goinfres qui vous entourent manger comme ils l'entendent. Admirez d'abord votre assiette, repérez chaque ingrédient, demandez-vous où a poussé cette petite tomate ou d'où vient ce poisson, parlez à ceux qui vous accompagnent, et puis, commencer à déguster ce délicieux repas, en prenant le temps de mastiquer et de prendre du plaisir avec chaque bouchée. 
    4. Savourez ce verre de vin, gorgée par gorgée, en tentant de découvrir tout ce qu'il exprime.
    5. Une fois que vous sentez que vous avez assez mangé, arrêtez-vous. Ne finissez pas votre assiette. Vous avez bien mangé et cela suffit. Ne vous forcez surtout pas à vider votre assiette ou le plat.
    6. Quand vous préparez un repas, réduisez les quantités habituelles : on mange trop, trop vite et mal. Rectifiez les quantités pour éviter de jeter les restes. Et idem lors de vos achats.
    7. Je mange toujours du beurre, de la crème fraîche, des fromages au lait cru mais en moindre quantité. Un tiers de Reblochon Fermier au Lait Cru plutôt qu'un entier me comble autant de bonheur qu'avant. Et 200 grammes de poisson plutôt que 500 grammes, comme je faisais avant... Et 2 verres de vin rouge à chaque repas au lieu de 4.
    8. Et, si vous en avez la possibilité, essayer de faire 30 minutes d'activité physique trois fois par semaine (vélo, marche rapide, natation, escaliers plutôt que l'ascenseur, travaux ménagers dynamiques, etc...).

    Vous verrez, c'est hyper facile. Car on ne se prive de rien.

    Et quand je dis que j'arrête en décembre, je me demande ce que je vais arrêter... Car, aujourd'hui, j'estime que je mange normalement et à ma faim. Je ne prends jamais rien en dehors des repas (pas faim). Il faudra donc stabiliser le poids pour éviter de continuer à perdre un kilo par mois ! Et là, je ne sais pas encore comment faire... Je vous tiendrai au courant.

  • Le Fou du Pain...

    Le plus grand boulanger du monde (ou, en tout cas, un des meilleurs) sévit à Lille. C'est ce que je viens d'apprendre en lisant un numéro hors série du Monde consacré à La Table et aux Artisans, Virtuoses et Producteurs. Lui dit que ce sont des conneries...

    Alex Croquet, c'est son nom, est fou de pain. C'est dans son fournil de Wattignies qu'il expérimente ses recettes, à base de levain naturel et Bio, de farines Bio, d'eau purifiée et vivifiée par lui-même et de sel de Guérande. Et puis, il laisse le temps au pétrain, cette matière vivante, de faire son oeuvre. Tout est fait main, et les céréales passent à la meule à pierre, comme autrefois.

    Le résultat est incroyable : plus de 200 arômes volatiles ont été recensés dans ses pains ! 

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    Il y a aujourd’hui 106 additifs autorisés dans le pain, 150 dans la viennoiserie, sans oublier l’acide ascorbique qui est devenu incontournable depuis les années 1950 et qui accélère le gonflement de la pâte. On ne peut plus appeler cela du pain... Chez Alex : rien de tout cela. Juste la nature, le temps, le goût. En général, la fermentation ne dure, chez la plupart des boulangers, que 3 ou 5 heures. Chez Alex, elle dure de 15 à 27 heures... C’est cette « poussée lente » qui va déterminer la puissance exceptionnelle des arômes et des goûts de ses pains !

    Et il n'y a pas que les pains ! Petits pains au chocolat (à tomber), Tartes (incroyables) et Pudding (monumental et aérien) ne sont que quelques exemples de tout ce qui va vous faire courir là-bas !

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  • Consommez des noix pour éviter le cancer et les maladies cardiovasculaires...

    Une étude longitudinale à laquelle ont participé 7.000 Espagnols de plus de 50 ans a montré que les personnes qui mangeaient toutes sortes de noix (noisettes, noix de cajou, du Brésil, etc.) plus de trois fois par semaine réduisaient leur risque de maladies cardiovasculaires et de cancer par rapport aux personnes qui n'en mangeaient pas du tout.

    Les amateurs de fruits à coque avaient aussi des indices de masse corporelle plus bas et une taille plus fine, étaient plus sportifs et moins susceptibles de fumer. Leur alimentation était aussi plus équilibrée, avec plus de fruits, de légumes et de poisson, que les personnes peu friandes de ces fruits.

    En outre, les mangeurs de fruits à coque montraient un risque moindre de diabète de type 2 et d'hypertension. Au final, leur risque de mortalité était plus bas à 39 %, alors que les amateurs de noix en particulier avaient un risque encore plus réduit de 45 %. Ces résultats viennent d’être publiés dans la revue BMC Medicine.

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    Les individus qui en mangeaient plus de trois portions (chacune étant équivalente à 28 g, soit 6 noix) par semaine, réduisaient leur risque de mourir d'une maladie cardiovasculaire de 55 % et de cancer de 40 %. 

    « On ne sait pas exactement comment les noix empêchent de mourir prématurément, ni pourquoi elles seraient meilleures pour la santé que les autres types de noix, a expliqué l'auteur de l'étude Jordi Salas-Salvadó, de l'université Rovira i Virgili de Tarragone (Espagne). Le fruit du noyer est très riche en acide alpha-linoléique et en composés chimiques organiques (surtout présents dans sa peau) aux effets bénéfiques pour la santé, tout comme les fibres et les minéraux (calcium, magnésium et potassium) qu'il renferme. » Source Relaxnews.

    Les noix, on peut les manger telles quelles, mais aussi les piler pour les intégrer dans une vinaigrette qui rehaussera le goût de votre salade. Il y a aussi ces petites bouchées de massepain habillées d'une demi noix de chaque côté. Sans parler des tartes et gâteaux aux noix, de la confiture aux noix, du pain ou du fromage aux noix... Bref, mille façons de se faire plaisir, en prenant soin de son corps !