• Vous en serez où, vous, en 2023 ?

    Petit exercice très intéressant pour les jeunes et les moins jeunes : se projeter dans l'avenir, avec ses rêves les plus fous, et voir comment y arriver.

    Plutôt que d'errer sur l'océan, au gré des vents, des marées et des tempêtes et vous laissez porter vers une vie qui ne vous enchante pas, en subissant les événements, pourquoi ne pas plutôt hisser une voile et suivre votre cap, celui que vous avez décidé de suivre.

    Seulement voilà, pas facile quand on est jeune de savoir où on veut aller et ce qu'on veut faire de sa vie...

    Le Gandalf, ce petit exercice, peut vous y aider ! Mettez-vous à l'aise et songez à votre vie en 2023 : je vis où, je fais quoi, je suis marié, j'ai des enfants ? Permettez-vous vos rêves les plus fous, et ne pensez qu'à des choses qui vous collent à la peau, que vous crevez d'envie de faire ou d'être. Notez tout.

    Juste après cela, prenez une photo de vous en 2018 : où en suis-je vers mon rêve de 2023 ? Qu'est-ce que j'ai déjà fait pour y arriver ? Je vis où, je fais quoi ? Je suis déjà marié ou pas encore ? Quelle part du chemin a déjà été franchie ?

    Pour terminer, vous décrivez ce que vous devez absolument faire d'ici à 2015 pour que la photo de 2018 soit réelle et exacte. Quelles études, quel pays, quelle type de conjoint, quelle langue dois-je apprendre, combien dois-je économiser ?

    Et là, sur papier, vous avez tout ce que vous devez entreprendre aujourd'hui, et dans les 3 ans à venir, pour que la photo de 2018 soit bien réelle, et que votre vision de 2023 se réalise ! Facile, non ? D'autant plus que quand on veut vraiment quelque chose, on l'a !

    La différence, c'est que désormais vous connaissez votre cap, et vous hissez la voile plutôt que de vous laisser porter. Et même si des tempêtes vous font dévier légèrement de votre cap, c'est toujours vous qui décidez où vous allez. Votre vie, comme vous l'aviez rêvée un jour d'été en 2013... Merci Bem !

  • Les restaurants de Sesimbra...

    De retour du Portugal, je ne peux m'empêcher d'évoquer la situation des nombreux restaurants situés dans le centre historique de Sesimbra, petit port de pêche à 50 km au sud de Lisbonne.

    Pour le touriste qui débarque, faire un choix judicieux parmi tous ces restaurants n'est pas une chose aisée : ils se ressemblent quasi tous, présentent les mêmes poissons à l'extérieur et souvent la même carte de coquillages, crustacés et poissons grillés.

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    Certes, il y en a qui restent déserts et d'autres qui sont pleins, mais en cas d'affluence touristique, ils sont tous pleins.

    Il faut donc tester et se faire sa propre idée. Le champion au niveau prix, et qui ne désemplit pas, c'est Casa Isaïas. Le patron, gigantesque et rustre au premier abord, est très serviable. Le restaurant, pittoresque et authentique, étant fort petit, il ne s'agit pas de s'éterniser à table, d'autant plus qu'une file de clients patiente à l'extérieur... Mais c'est bon, et bien servi. Et surtout l'addition : 143 euros à 14, avec du poisson grillé pour tout le monde avec frites et salades, quelques entrées, quelques desserts, du vin ! Record battu.

    Raiamar est plus grand, plus anodin, avec des garçons qui vous interpellent sur la rue pour que vous y rentriez. A table c'est bon, sans plus. Et la carte des vins est assez pauvre. Entrée à 7,50 euros, poisson grillé à 11 euros, demi bouteille de vin à 6 euros. Personnel trop commercial.

    Sur le coin suivant, le restaurant Maré, sympathique, et me semble-t-il, un peu meilleur et avec une plus belle carte de vins. Personnel sympa.

    Mais la surprise, c'est Lota, juste à côté. Enfin une salade mixte un peu plus élaborée et qui, enfin, a du goût ! Un délicieux turbot, à la cuisson parfaite (malpassata), et une très belle carte de vins. En discutant un peu avec le patron, on apprend que tous les légumes sont bios (c'est lui qui les cultive), et que tous les poissons sont sauvages (contrairement aux autres restos qui servent principalement du poisson d'élevage). Et là, on comprend mieux. N'ayant vu sur aucune carte de Sesimbra les fameux Pasteis de Bacalhau (beignets de morue) et désirant en goûter, il m'a proposé d'en faire pour le lendemain. Ce fût délicieux. Car en cuisine, c'est une vraie cuisinière, une mama portugaise, passionnée. Et cela se goûte. Bref, mon coup de coeur à Sesimbra.

    Il y a certes bien d'autres restaurants à Sesimbra, dont 2 qui s'affichent comme gastronomiques, mais restés totalement vides pendant mon séjour, donc pas trop envie d'y mettre un pied. Il y a aussi celui du club nautique, face au port de plaisance au bout de la ville : sympa et créatif au niveau culinaire, mais sans plus. Il y a 2 restaurants en bord de mer, à proximité du Fort, qui ne m'ont pas attirés : trop touristiques...

    Et si vous en avez marre de manger portugais et poissons, testez sans aucune crainte le restaurant chinois Sabores de Shanghai. Prix très abordables, mais surtout, produits de qualité et très grandes portions. Vraiment bien. Et puis, terminez votre soirée au My zen, un petit bar très sympa en bout de digue, avec des méga cocktails (50cl à 5 euros, 70 cl à 7 euros). Le Mojito fraises est un des meilleurs que je n'ai goûté. C'est la raison pour laquelle je l'ai re-goûté. Plusieurs fois...