• Publicité mensongère sur les indices de protection des crèmes solaires...

    Sur les dix marques de crèmes solaires pour enfants, testées par le magazine  60 millions de consommateurs de juillet, seules quatre assuraient un niveau de protection conforme aux indices, entre 30 et 50+: Avène, Mixa Solaire, Vichy et Alga Maris. Et six produits avaient en réalité un niveau de protection inférieur à l'indice annoncé. Les marques Clarins, Klorane et Mustela, sensées assurer une très haute protection (indice 50+) ne sont que de haute protection, tandis que Nivea Baby, Bioregena Soleil et Natessance, annoncées comme de haute protection, ne sont que de moyenne voire même de faible protection pour cette dernière.

    La différence entre ces produits vient en partie de la nature de leurs filtres solaires. Cinq des crèmes avec les indices non-conformes sont formulées exclusivement avec des filtres UV minéraux, c'est-à-dire des pigments blancs. Comme ils ne pénètrent pas dans la peau et n'induisent pas d'allergie, ils sont particulièrement utilisés dans les produits solaires pour enfants. Mais Laurence Coiffard, professeur au laboratoire de pharmacie industrielle et cosmétologie de l'université de Nantes, confiait au Figaro l'année dernière que «sous la pression des lobbies bio, les industriels cherchent à remplacer les filtres organiques utilisés traditionnellement par des composés minéraux, avec lesquels il est impossible d'obtenir de forts indices comme 50 ou 50+».

    Pour parvenir à de tels indices de protection, les industriels incorporent donc des anti-inflammatoires dans leurs crèmes. Ces molécules n'empêchent pas la peau de brûler mais retardent le moment où le coup de soleil se voit. Or, les indices de protection sont établis par un test qui mesure le temps d'irradiation aux UV nécessaire pour qu'un coup de soleil apparaisse sur le dos de volontaires enduits de crème solaire. En retardant l'apparition des rougeurs, les anti-inflammatoires font monter l'indice de protection des produits solaires, mais ne protègent pas la peau. Source : Le Figaro.fr

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  • Dégustation du lundi 204

    Dernière dégustation du lundi, à 5 et demi, avant des vacances bien méritées à la recherche du soleil, du ciel bleu de lumière et de chaleur. Bref, tout ce qui nous manque cruellement dans notre petit Royaume depuis 8 longs mois...

    Deux blancs et 5 rouges ce soir, avec une première bouteille à la robe claire et au nez riche et mûr sur des agrumes. En bouche, c'est puissant et chaud, alcooleux et lourd. Pas très rafraîchissant cet Anglore "Sels d'Argent" 2011 en vin de France.

    Le second blanc, à la robe tout aussi claire, présente un nez fort aromatique, floral, sur des notes d'amandes douces et de coing. En bouche, une belle maturité (mais pas du sud), sur un bel élevage classique, avec une belle fraîcheur, sans être porté par l'acidité. Mais il manque un peu de nervosité et est un peu mou en milieu de bouche. Meursault "Sous La Velle" 2006 du Domaine Rémi Jobard.

    Le troisième flacon présente une robe fort évoluée, un nez limite et une bouche sèche, le tout convenant fort bien à un coq au vin : Nuits Saint-Georges 1976 de B et J-M Delaunay. La bouteille de 70 cl indique une mise belge.

    Le quatrième flacon présente une robe rubis clair et un nez de gueuze sur de la réduction. La bouche pétille sur de la griotte très fraîche et s'achève sur des noyaux de cerises. Pour certains, c'est d'une extraordinaire finesse, d'autres pensent au Jura sur un pinot noir, ou à l'Autriche... Le Clos de Rouge-Cloître 2009. Une très grande et fort belle gueuze de Cantillon...

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    Cinquième bouteille, à la robe plus foncée et au nez de cerises. La bouche est riche, noire, avec de la fumée et du boisé assez intégrés. C'est relativement jeune car les tannins doivent encore se fondre. C'est aussi assez moderne comme type de vin (style Denis Mortet). Le vin n'est pas libre, ni nature, mais va dans le bon sens: à la recherche du fruit, mais avec de l'élevage : Monthélie 1er Cru 2009 "Les Vignes Rondes" du Domaine Rémi Jobard. Vieilli en fûts de chênes autrichiens, qui marquent moins le vin.

    Le sixième flacon de la soirée est encore plus foncé, avec un nez sur le cassis. En bouche, c'est flatteur et bien fait, sur le cassis confituré mais avec de la fraîcheur aussi. On évoque un Richeaume cuvée Columelle, la Provence, puis le Rhône ou le Languedoc pour ce vin portugais déjà dégusté il y a peu au Clos : PINTEIVERA 2010 Douro DOC de  M. CHAPOUTIER Portugal. Assez monolithique quand même, et sans terroir.

    Le dernier vin présente une robe noire et un nez moins fruité que le précédent. Servi un peu trop chaud, la bouche est ronde et sucrée, mais pas Sud, sur du Cabernet Sauvignon, avec une légère astreingence : "Le Gros" 2011 de Mosse, vin produit à 300 bouteilles et non commercialisé, sur base d'un ancien cépage pas facile et en voie de disparition : Le Grolleau noir. Que René Mosse a décidé de conserver. C'est fort louable.

    Une dégustation qui me laisse un peu sur ma soif : je n'apprécie pas trop les vins blancs, ni les rouges pétillants, ni le Pinot noir... Prochain Clos à 4, si tout va bien d'ici-là, le 22 juillet, juste après la pluie du 21 ! Mais rassurez-vous, il fera enfin beau à partir de lundi prochain, pour 15 jours au moins...

     

     

  • Attention aux légumes asiatiques...

    On savait déjà que les cultivateurs asiatiques qui travaillent massivement pour l’export ont la main lourde en matière de produits phytosanitaires (insecticides, herbicides et fongicides, engrais). Mais c’est la Suisse qui enfonce le clou : un laboratoire confirme la pollution massive et les Autorités sanitaires suisses ont réagi en retirant du marché nombre de légumes importés d’Asie, trop chargés en pesticides. 

    Insecticides, herbicides et fongicides affectent non seulement l’environnement mais aussi la santé humaine. En consommer n’est pas sans conséquence et pourtant, tous ceux qui mangent des légumes qui proviennent de Chine ou d’Asie le font. Or cette zone est devenue une grande zone exportatrice pour bien des produits, comme notamment les champignons qui sont abondamment couverts de pesticides.70% de la consommation de champignons de Paris en France proviennent de Chine et de ses 10 millions d’éleveurs ! 

    En 2012, Greenpeace avait trouvé 29 pesticides dans le thé des Chinois. Il n’y a pas de débat. Comme le confirme l’ONG Food Sentry: les aliments d’origine chinoise sont bien ceux qui posent le plus problème en termes de pollution aux pesticides, malgré une politique qui officiellement cherche à les limiter depuis 2007. 

    Un laboratoire cantonal de Zurich a jeté un froid : sur 230 légumes exotiques prélevés directement aux frontières suite à des fins d’analyses, 63 ont été retirés du marché (soit 27%) à cause de teneurs en pesticides excessives. Pire, les Autorités sanitaires ont considéré que les légumes pouvaient représenter un danger pour la santé dans 7% des cas ! 

    Le chimiste genevois, Patrick Edder, explique la gravité de la chose et que «les dépassements sont énormes. Il n’est pas rare d’observer des valeurs qui 10 fois ou même 100 fois supérieures aux normes admises». La Confédération suisse a réagi très vite et décidé de renforcer ses contrôles aux frontières. 

    L’impact négatif des pesticides sur la santé humaine fait toujours l’objet de débats parmi les chercheurs. Car l’enjeu économique est énorme. Le marché mondial s’élevait en 2011 à 33 milliards d’euros (44 mds $).

     Le rapport de l’Inserm du 13 juin dernier a dévoilé une étude de grande ampleur qui fait le point sur l’ensemble des connaissances internationales actuelles. Sa conclusion est accablante :  l’exposition à des pesticides, qui s’accumulent dans le sang, «conduit à des augmentations de risques significatives pour plusieurs pathologies», au nombre desquelles figurent les cancers, les maladies du sang, les troubles neurologiques et les malformations. 

    Plus que jamais, il faut savoir d’où viennent les fruits et légumes que vous achetez et d’interroger votre producteur préféré. Direction l’annuaire des Amap et des producteurs BIO. Bon appétit ! Source Conso-Globe.

    Et ceci ne concerne pas que les légumes et fruits frais, mais aussi les conserves, les plats préparés asiatiques, les sauces et condiments... Il faut manger Bio pour éviter tous ces produits. Et local pour encore plus de fraîcheur.

     

  • Je ne comprends pas à quoi joue la Commission Européenne...

    J'ai assisté, malgré moi car je ne devais pas être présent à cette réception, au discours d'un commissaire européen. Je ne porte évidement pas ce genre de personnage dans mon coeur : ils ne sont pas élus par le peuple, ont des salaires mirobolants, sans parler des multiples avantages inavouables, et sont en contact permanent avec les lobbies des multinationales, qui leur dictent les lois à faire passer. En tout cas, c'est l'image que j'en ai.

    Pour moi, la commission européenne, c'est cet organisme qui chapeaute le parlement européen, donne les directions à suivre, et prend des décisions au nom de l'Europe, même si le parlement et la population y sont opposés. Je pense aux tentatives répétées d'introduire des OGM dans l'Europe entière (alors que personne n'en veut), je pense à l'interdiction d'utilisation de certains produits chimiques et aux années qu'il faut pour prendre la  décision, alors que les preuves de nocivité sont là (produit qui sera illico remplacé par un autre aussi toxique, mais pas encore testé), je pense à l'injection massive d'argent public pour sauver les banques privées gérées de façon frauduleuse et irresponsable.

    Je pense à la désinformation pour appuyer le lobby nucléaire, je pense à l'inscription rendue obligatoire pour toute plante (légumes ou fruit) commercialisée et à l'interdiction de cultiver autre chose, je pense aux interdictions d'exercer le métier d'herboriste (alors que ces remèdes naturels existent depuis des millénaires), je pense aux bâtons mis dans les roues des producteurs de fromages au lait cru, je pense à ce nouveau plein pouvoir de la Commission pour négocier un traité de libre-échange avec les USA, et à mille autres choses encore... qui me révoltent toutes les unes plus que les autres !

     Les propos de ce commissaire européen, le premier que je vois en chair et en os, m'ont paru tout à fait contraire à ce que pense et souhaite le peuple européen. Il s'est d'abord félicité d'avoir éteint l'incendie de la crise des subprimes (il n'a pas d'enfants en Grèce ou au Portugal, lui, et ne remboursera jamais ces centaines de milliards d'euros). Ensuite, les banques sont loin d'être tirées d'affaire : elles manquent toujours de fonds propres et sont toutes en faillite virtuelle. Rendez-vous dans 2 ans pour la suite, en plus grave (selon Jacques Attali, que j'estime). Enfin, elles n'ont rien changé à leur mode de fonctionnement depuis 2008, et prennent toujours autant de risques ! Donc rien n'est réglé, ni éteint, quoiqu'il dise.

    Ensuite il a regretté qu'on n'ai pas une vraie Europe. Un truc soudé, comme aux Etats-Unis. Un continent où il n'y aurait que 3 gros opérateurs de téléphonie (au lieu de 200 actuellement en Europe). Il voudrait peut-être aussi n'avoir que 2 producteurs de fromages, 3 semenciers, 2 fournisseurs d'électricité et 2 magnats de la presse ? Ce n'est plus de la concurrence, mais de l'entente commerciale pour monter le niveau des prix. Ce n'est plus de la diversité mais de la mondialisation : tout le monde mange et consomme la même chose (même si les marques sont différentes, c'est le même produit). Et cela facilite la corruption, à tous les niveaux. Ce n'est vraiment pas à cela que rêvent les européens pour l'Europe.

    L'Europe ne sera jamais comme les Etats-Unis, car elle est issue de pays totalement différents, au niveau linguistique, culturel, religieux, gastronomique et économique. Il y a des traditions, il y a des typicités, il y a des terroirs, il y a des mentalités et des façons de vivre qu'il est illusoire de vouloir unifier sous une montagne de législation européenne. Nous, européens, n'en voulons pas ! 

    J'imaginais plutôt le rôle de la Commission européenne comme protectrice du peuple européen, garante de nos différences qui font notre richesse, et rendant cette union de pays forte par rapport au reste de monde. Mais, si le but ultime de cette Commission Européenne est d'aboutir aussi vite que possible à un nouvel Ordre Mondial, ce sera sans nous. Mais bonne chance quand même Monsieur le Commissaire européen.

  • Il faut arrêter cette arnaque politico-bancaire...

    Où sont passés les 207 milliards d’euros débloqués par l’Union européenne et le FMI depuis 2010, dans le cadre des « plans de sauvetage » de la Grèce ? Ont-ils vraiment servi au peuple grec ? L’association Attac Autriche s’est penchée sur le détail des versements des deux programmes, validés le 2 mai 2010 et le 21 février 2012 [1].

    Résultat : les principaux destinataires sont les banques grecques (à hauteur de 58 milliards d’euros) et les créanciers de l’État grec (pour 101 milliards), principalement des banques et fonds d’investissement.

    Au moins 77% de l’aide européenne a donc bénéficié, directement ou indirectement, au secteur financier ! Seuls 46 milliards, parmi les prêts accordés par les créanciers internationaux et européens, ont servi à renflouer les comptes publics de la Grèce. Pendant la même période, l’État grec a payé 34 milliards d’euros, rien que pour les intérêts de sa dette (Lire l’étude d’Attac Autriche). Restent 12 malheureux petits milliards... dont on ignore ce qu'on en a fait...! Des frais de commissions sans doute ?

    Il faut absolument arrêter immédiatement ces transferts de milliards d'euros publics vers des banques privées : c'est la plus grosse arnaque de tous les temps. Une arnaque imaginée par les milieux financiers et mise en oeuvre dans un premier temps par nos politiciens, puis par la CEE et le FMI. Un scandale ! Qui remboursera ? Pas moi, en tout cas !

    D'autant plus que depuis la crise des subprimes de 2008, rien, absolument rien, n'a changé dans le monde bancaire aux pratiques douteuses et irresponsables : elle agissent toujours comme avant ! En attendant la prochaine bulle... Et ne croyez pas une seule minute qu'elles sont aujourd'hui solvables : elles n'ont toujours pas assez d'actifs que pour garantir leurs placements farfelus, et leurs bilans sont toujours aussi incompréhensifs et trafiqués, même pour un expert.

    Quant à la Grèce, dont la dette n'a cessé d'augmenter malgré les "aides", dont le patrimoine a été vendu (port, bâtiments, services publics, plages, îles, etc...) à des étrangers, elle se retrouve pauvre, sans travail (67% de taux de chômage chez les jeunes) et sans avenir.

    Belle arnaque politico-bancaire pour piller un pays et appauvrir un peuple ! Bravo Messieurs ! Pendant ce temps, en Islande, les banques en faillite ont été fermées, les responsables jugés et incarcérés et la dette du pays maintenue à un taux acceptable puisqu'ils n'ont pas renfloué les banques à coups de dizaines ou de centaines de milliards d'euros. Et les jeunes ont du boulot. C'est quand même mieux comme cela...

     

  • Le prix du poisson s'envole...

    L’organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a constaté une nette augmentation du prix des poissons, à son plus haut niveau historique actuellement. 

    L’organisation internationale a ainsi relevé des prix 15% plus élevés pour mai 2013 qu’en mai 2012, précédent record du prix du poisson, déjà plus haut que les chiffres impressionnants de 2011. 

    Malgré l’augmentation du tonnage, l’élevage des poissons ne compense pas la demande., malgré un nombre de captures de poissons sauvages stable. Résultat : la production totale de poisson est à un très haut niveau historique – 161 millions de tonnes -, mais le prix également.

    Plusieurs causes expliquent cette augmentation : d'abord, il faut voir que le prix de l’alimentation des poissons d’élevage a considérablement augmenté, ce qui a une incidence directe sur le prix du poisson. 

    Ensuite, la demande dépasse l'offre.  La demande, elle, concerne plutôt le saumon ou les crustacés (les Chinois apprécient de plus en plus les huîtres et les moules), dont la consommation a augmenté de 20% en un an. Résultat : les prix ont grimpés de 27% pour le saumon et 22% pour les crevettes. 

    L’Asie n’est pas le seul espace amateur de saumon : l’Europe et les Etats-Unis en sont très friands. Le thon, vendu en conserves ou sous forme de sushi, est également très demandé dans ces pays, ainsi qu’au Japon. 

    Or la production est parfois frappée par certains aléas, comme ces maladies qui ont touché les crevettes d’élevage en Thaïlande comme c’est régulièrement le cas. Parmi ces événements imprévus, les huîtres françaises appréciées des Chinois ont été touchées cette année par un virus. Les captures, elles, peuvent se révéler décevantes et la FAO évoque les coquilles Saint-Jacques, plus rares qu’auparavant.

    Le luxe, cette année, possède des écailles... (Source Conso-Globe)

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  • Dégustation du lundi 203

    Dégustation à 5 sur le thème de la Bourgogne, avant le millésime 2008, avec un lieu-dit ou un climat... 7 rouges se présentèrent à l'appel, à l'aveugle, comme il se doit le lundi au Clos.

    Le premier, à la robe foncée et au nez de Pinot fruité, juste comme il faut, un magnifique fruité. La bouche est dans un style moderne, bien fait, sur une belle maturité, encore un peu jeune. Une fort belle attaque, un beau milieu de bouche et une belle fin, sur la délicatesse. Seul reproche : que le fruité du nez parvienne jusqu'en fin de bouche. Morey Saint -Denis 1er Cru 2006 du Domaine Dujac.

    Le second vin présente une robe plus évoluée et un nez d'abord boisé, puis élégant. En bouche, une belle attaque fruitée, puis de l'acidité, avant de terminer sur un tout petit peu de sécheresse, bien qu'il soit fort fondu. La matière est fort belle sur des grains fins, avec de l'acidité et de la longueur : Gevrey-Chambertin Vieilles Vignes 2001 de Bernard Dugat-Py.

    Le troisième flacon présente une robe plus claire et un nez de vin nature (voir article précédent). Certains s'extasient (voir article précédent), en affirmant que c'est le bourgogne le plus abouti des 3 vins dégustés (voir article précédent), alors qu'à mes yeux, c'est un très bon jus, sans sécheresse, sans tannins ni boisé (voir article précédent). En Barberon 2011 Pinot noir de Bénédicte et Stéphane Tissot en Côtes du Jura. le vin piège de la soirée...

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    Quatrième bouteille, à la robe foncée et au nez pas trop sur le fruit, mais plutôt sur la sucrosité et le cuir. La bouche est mûre, sur des fruits bien mûrs, mais les tannins doivent encore se fondre : Chambertin Clos de Bèze 2005 en Grand Cru de Louis Jadot.

    La bouteille suivante présente une robe plus claire et plus évoluée, sur un magnifique nez d'arômes tertiaires. La bouche, splendide et jeune porte sur le cuir et le cacao. Il y a du fruit et de la chair, mais c'est assez pute et manque de personnalité. : c'est classique, démonstratif mais aussi fatigant : Pommard 2007 Les Petits Noizons du Domaine de la Vougeraie.

    Avant-dernier vin à la belle robe rubis et au nez de banane mûre écrasée au premier nez, avant de dévoiler des notes de noix et des notes florales. En bouche, on est sur un fruit artificiel très mûr. Ce n'est pas très long, c'est extrait et boisé, bien que rond et fondu. Un vin monolithique, assez simple, pas assez libre. Le Vin Le Plus Simplement 2010 En Busigny Bourgogne Grand Ordinaire de Bernard Van Berg. Manque de longueur et de complexité, et surtout vu le prix du flacon...

    La septième et dernière bouteille de la soirée présente une robe très évoluée et un nez sur la noix. La bouche est longue et fondue, riche et mûre, sur une fort belle matière, mais présente un petit côté liégeux ou noix qui déplaît. La Romanée 1985 de Bouchard Père & Fils. Bouteille n° 0338 sur 3.500. Grand flacon puissant, riche, intense, mais vieux fût.

    Lundi prochain, dernière dégustation du Clos avant les congés, avec pour thème "Un fils pour Jean-Mildiou et Nath". On se (lui) fera plaisir... Qui vivra verra.

  • Vins naturels : naturel, c'est sûr, mais pour ce qui est du vin...

    Nature, naturels ou sans soufre, ces nouveaux vins trendy s'invitent presque partout. Et même s'ils surprennent parfois par leur robe changeante et leurs arômes, peuvent-ils rivaliser avec les crus classiques et se faire une place dans ce monde… embouteillé ? C'était le thème d'un article dans Victoire ce week-end.

    J'en connais quelques-uns qui s'extasient devant ce type de breuvage et qui, d'ailleurs, ne boivent plus que cela. Moi, personnellement, j'ai du mal. C'est un verre de vin rouge que je souhaite, pas une grenadine à l'eau (et même pétillante parfois!). C'est un beau nez que j'attends, complexe. Et pas une odeur de cour de ferme (pour rester poli) ou un nez de réduction.

    Et, quand je déguste différents vins, issus de différents cépages et de différentes régions, j'apprécie de pouvoir les distinguer. Or, dans le cas des vins nature, ils goûtent souvent la même chose : un bon petit jus de fruits rouges, frais, mais pas très complexe, pas très long et avec quelques défauts issus de l'absence de sulfites.

    Autant je peux encore éprouver un certain plaisir avec des petits vins Bio, autant j'ai très rarement apprécié un vin nature. Et je peux vous jurer en avoir déjà dégusté une belle série... Dont les plus grands et soi-disant les meilleurs. Ce fût très souvent une énorme déception. Je reconnais les vins nature au nez, avant de les goûter : c'est fort souvent le même nez ou type de nez, fort spécifique, avec des notes de réduction. Quant à la bouche...

    Si je lis, au hasard, une critique, par exemple de L'Anglore 2010, Terre d'Ombre (Site Oenos) : "D’abord la robe : légèrement trouble, son fuchsia translucide et pas très soutenu tire sur le violet ; un vin non filtré c’est certain.

    Puis vient le nez, frais, vivant, avec une pointe de fleur d’oranger qui sent délicieusement la gourmandise.

    En bouche, c’est une vraie surprise ! D’abord c’est le gaz et le côté pétillant qui attaquent. On aurait dû le carafer ! On attend donc un peu, que les arômes se libèrent et que le gaz se dissipe.

    Ce pur Grenache, issu de la vinification par macération carbonique, montre un bel équilibre entre saveur et alcool, avec une belle présence fruitée, sans tanins. La gourmandise se confirme une fois en bouche pour ce primeur décidément pas comme les autres aux délicieuses et subtiles notes florales.

    Eric Pfifferling, un des plus grands vignerons actuels de la Vallée du Rhône, maîtrise manifestement sa vigne et sa technique de vinification et nous donne envie de vite gouter ses autres vins. »

    Une robe trouble et pas très soutenue, un nez frais et vivant (terme souvent utilisé en vin nature), une bouche gazeuse et pétillante, avant d'arriver aux fruits sans tannins et à des notes florales... Vraiment pas terrible tout cela : où est le plaisir ?

    Bref, hormis le fait de voir les vignerons abandonner tout traitement dans le vignoble, et toute manipulation dans le chai (ce qui est formidable et très louable), je ne comprends pas l'engouement pour ce type de breuvage, qui, à mon sens, est encore à des années lumière de l'absolue perfection de certaines bouteilles dites classiques, et qui, elles, me procurent un énorme plaisir. Il n'y a rien à faire, on ne parle pas de la même chose... A mon grand regret...

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  • ANTITOXIQUE...

    "Pour le Dr Chevallier, ce n’est pas la chimie en soi qui est en cause, mais la mauvaise évaluation de l’impact des polluants chimiques sur la santé. Son "Livre antitoxique" a pour but d’aider le lecteur dans sa démarche de protection pour pouvoir boire, manger, respirer même, sans peur.

    Partout, que ce soit dans notre alimentation, nos vêtements, nos maisons, nos produits de soins et d’entretien , la chimie de synthèse nous entoure. Et bien naïfs ceux qui pensent que les effets de ces produits sur notre santé sont suffisamment évalués. Tel est, en substance, le message que souhaite faire passer dans son ouvrage intitulé "Le livre antitoxique", le Dr Laurent Chevallier, praticien, consultant en nutrition et chef de l’unité de médecine environnementale de la clinique du Parc, à Castelnau-le-Lez, en France.

     Outre l’aspect pratique du livre, qui cherche à donner des solutions, il s’agit de mettre en garde contre ce que l’on n’aimerait plus voir. En l’occurrence, lors d’une découverte scientifique, ici par exemple dans le domaine de la chimie, il n’est plus souhaitable qu’il y ait une application commerciale immédiate sans que l’impact sur la santé ait été suffisamment évalué. Cela signifie tout simplement que, dans les décennies à venir, la science doit avoir aussi pour mission de protéger les consommateurs. Lorsque l’impact sur la santé a été mal évalué et qu’ensuite, des études démontrent des effets négatifs, il est très difficile de revenir en arrière car il y a un lobbying extrêmement intense de la part des industriels et une frilosité de décision de la part des pouvoirs publics. Nous pouvons donc affirmer aujourd’hui qu’en Europe, nous sommes insuffisamment protégés contre l’invasion de cette chimie de synthèse. Mais pas qu’en Europe ! La chimie peut rendre malade, très malade et peut tuer, selon un récent rapport de l’ONU.

    La réglementation est inadaptée. Il y a un laxisme de la part des autorités publiques et un déni ou une absence de prise en considération de certaines études par rapport à des signaux d’alerte. Le cas du bisphénol A est un bon exemple. Un autre m’a stupéfait. J’ai été auditionné au parlement européen en 2011, à l’initiative de députés européens, concernant des études sur l’aspartame. L’une financée en partie par l’Europe montrait que la consommation quotidienne de boissons gazeuses light entraînait un risque d’accouchement prématuré, ce qui induit une vulnérabilité accrue pour le nouveau-né.

    Depuis lors, plus rien. On attend encore un rapport pour la fin de l’année ! On perd un temps précieux pour un produit nutritionnellement inutile. Une autre étude, réalisée par l’Institut de recherche nationale française, l’Inserm, montre que la consommation de boissons light peut favoriser le développement de diabète ! D’une manière générale, il y a un manque de volontarisme de la part de l’Europe qui est totalement inacceptable.

    Les plus gros toxiques ? On pourrait avoir de très mauvaises surprises avec les perturbateurs endocriniens qui sont des molécules qui modifient le métabolisme. C’est-à-dire soit qui miment l’action des hormones soit au contraire qui empêchent leur action. Ce n’est pas une toxicité immédiate, mais sur le long terme et en fonction du moment de l’exposition. Leurs effets : troubles métaboliques, de la fertilité, du fonctionnement de la thyroïde, obésité, etc. Toutes ces maladies qui explosent sont en partie dépendantes de facteurs environnementaux dont des perturbateurs endocriniens.

    Quelques solutions abordées dans le livre : je donne des exemples de produits plus recommandables d’industriels plus vertueux du respect de la santé et de l’environnement. Peu importe qu’ils l’utilisent ensuite à des fins de marketing, l’important est qu’ils améliorent leurs pratiques. Dans l’ouvrage, on explique aussi par exemple que certaines teintures de cheveux sont moins nocives pour le coiffeur, pour soi, pour la planète Pour les produits ménagers, il faut éviter certaines substances de synthèse, les bougies parfumées, les bâtons d’encens (souvent de synthèse), qui émettent toute une série de composés volatiles.

    Une solution toute simple pour nettoyer son intérieur est d’utiliser du vinaigre blanc ou du bicarbonate de soude plutôt que des détergents violents Parmi les premières choses à supprimer chez soi, je citerais les désodorisants. On tente de nous les imposer par le marketing comme un produit d’hygiène, or il s’agit le plus souvent de purs produits chimiques. Il suffit d’aérer ! Certains diffuseurs d’huiles essentielles libèrent aussi un certain nombre de composés organiques volatiles; ils peuvent également s’avérer irritants et allergisants.

    Le consommateur devrait davantage se méfier De la malbouffe et des additifs dont un certain nombre de produits alimentaires sont bourrés; il peut y avoir des antioxygènes, comme le E320 (BHA), qui évitent que le produit rancisse, sur lesquels nous avons de fortes interrogations. Il aurait un potentiel cancérogène et il est aussi suspecté d’être un perturbateur endocrinien, et d’avoir une influence sur l’hyperactivité des enfants. Or, on en trouve dans des produits comme les flocons de pommes de terre, le chewing-gum Il s’agit pourtant d’un additif dont on peut parfaitement se passer. Et la liste est encore longue." Article de Laurence Dardenne :  Comment vivre dans ce monde aussi toxique ? paru dans La Libre de ce weekend. Le Livre antitoxique, Dr Laurent Chevalier, Ed. Fayard, 18 €.

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  • Culture industrielle et intensive des tomates hors sol...

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    Culture de tomates hors-sol ou hydroponique. En production industrielle, les plants sont alimentés au goutte-à-goutte avec une solution adaptée. © Carlos Yo, cc by sa 3.0

    Pauvres "tomates" F1 ou OGM, qui poussent sans terre et sans soleil, sur de la laine de verre humidifiée avec un cocktail industriel de produits chimiques pour qu'elles poussent vite et bien et se conservent longtemps...

    Comment voulez-vous que ces tomates goûtent quelque chose ? Impossible. A moins de leur injecter des arômes artificiels de tomates...

    Croyez-moi, tant que des Con-sommateurs achèteront de telles tomates, farineuses, sans goût et traitées, les industriels continueront à inonder le marché de ces fruits bas de gamme. Et ils osent même vendre de telles tomates provenant de nos pays nordiques dans le sud de la France ! Une hérésie.

    Pour la vraie tomate, bio, qui aura pris le temps de pousser, qui aura eu sa dose de chaleur et de soleil, qui se sera nourrie des nutriments qu'elle aura trouvé dans la terre saine qui l'héberge, vous devez encore un peu attendre. Mais elle sera incomparable et délicieusement parfumée, naturellement. Et comme je n'en ai plus mangé (de fraîches) depuis l'été passé, elle me goûtera énormément ! J'en suis sûr.

  • La philosophie d'un grand Chef...

    "La cuisine ne s’apprend pas réellement,  

    La cuisine, on la vit et il faut avoir une folle envie de l’offrir. 

    Etre « cuisinier », c’est un acte simple d’amour et de partage  

    Entre la matière et les hommes qui cultivent, élèvent ou pêchent. 

      

     La nature regorge de saveurs angéliques. 

    Il est important de comprendre que derrière chaque produit  

    Il y a un visage,  

    Une terre et le respect du labeur qui en découle. 

     Ma cuisine raconte mon histoire, ma région, mes envies, 

    Mais elle ne serait rien si à chaque instant  

    Je ne leur rendais pas hommage. 

     

    Alors, notre seul travail est de donner le maximum puis d’essayer au cours de notre apprentissage d’être à la hauteur de cette substance et de ces hommes." ( Citation d'Arnaud Donckele, Chef de La Vague d'Or, le restaurant gastronomique de la Pinède à Saint Tropez, qui arbore aujourd'hui une troisième étoile au Guide Michelin).

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  • 2013 : année des fruits rouges...

    Bon, d'accord, avec la météo qu'on vient de se taper ces derniers mois, tout est en retard. Mais par contre, je n'ai jamais vu autant de groseilles rouges (encore vertes) sur mon groseillier, ni autant de framboises (encore vertes) sur mon framboisier ! Des centaines...

    Quant à mes fraisiers Charlotte, c'est aussi l'abondance : 2 à 3 fois plus de fruits que l'année passée. Et, comme ce fraisier -dit retombant- produit des fraises jusqu'en novembre, la saison risque d'être fort belle !

    Par contre, mes pieds de tomates sont fort en retard : les premières fleurs n'apparaissent que maintenant ! Mais, là aussi, peu importe de patienter 3 semaines de plus en 2013, avant de pouvoir les déguster ! Tant que la qualité gustative est au rendez-vous.

    Et, contrairement aux prévisions météo pour les 15 prochains jours, espérons seulement qu'il arrête de pleuvoir car cela dilue le goût et amène le mildiou. Qui vivra verra.

    En attendant, précipitez-vous sur les dernières asperges Bio et locales : la récolte s'achève maintenant.

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  • Dégustation du lundi 202

    Un nouveau Clos à 5, pour cette dégustation à l'aveugle qui débuta avec un vin blanc à la robe claire et au nez d'agrumes. La bouche est riche et grasse, avec un petit côté lourd et plat en milieu de bouche, avant que l'acidité ne revienne. C'est gentil, agréable et classique : Macon-Fuissé "Le Haut de Fuissé" 2011 de Pierre Vessigaud. En conversion Bio depuis 2010.

    On passe au rosé avec un vin à la robe grenadine à l'eau, rosée foncée et au nez assez discret. En bouche, je n'accroche pas du tout alors que certains autres évoquent un vin hyper-puissant, super-maîtrisé, avec une sucrosité soutenue par l'alcool, du fruit, une belle vivacité, etc... L'Anglore 2010 Tavel par Eric Pfiffering. C'est l'étiquette rose, ce qui signifie sa Cuvée Tavel Vintage. Rien à faire, je n'apprécie ni ses rouges, ni ses rosés. Aucun atome crochu avec ce genre de vin (ce jus), pourtant porté aux nues par plusieurs personnes...

    On passe aux rouges avec un troisième flacon à la robe noire mais aux contours cuivrés indiquants une évolution indéniable. Au nez, c'est complexe, avec des notes de vieux cuir, de candélabres, de prunes et d'alcool de cerises, de café et de cigare. En bouche, c'est toujours incroyable, avec du caramel, du café, des châtaignes et de l'humus, du vieux bois, du chocolat et du cacao. Une bouche riche et chaleureuse, mais encore jeune : Château La Lagune 1976 en Haut-Médoc. A noter que le degré d'alcool n'est pas indiqué : à l'époque, on pouvait encore rouler bourré...

    Quatrième flacon à la robe noire et au nez et au nez lourd et fatigant. En bouche, beaucoup de sureau et une petite sécheresse, mais aussi de la fraîcheur liée au goût (menthol) et non à l'acidité. Je suis dans le Sud-Ouest, les autres en Espagne ou dans le Roussillon, ou même sur une Syrah Suisse... La Grande Pièce en Fiefs Vendéens (BREM) 2010 de Thierry Michon, vigneron à l'île d'Olonne. En biodynamie (label Demeter). Un vin commercial.

    On poursuit les aventures du Clos avec un vin à la robe Coca-Cola (sans les bulles) et au nez alcooleux. En bouche, c'est sec et boisé malgré de toutes bonnes conditions de conservation. Aucun plaisir et no comment pour ce Corton Renardes Grand Cru 1998 du Domaine Maillard Père et Fils. Assez scandaleux...

    La sixième bouteille présente une robe foncée, avec quelques notes d'évolution et avec un nez fin, fruité, délicat et mûr. En bouche, c'est ensoleillé, mature, sur des notes d'élevage. C'est très bon, mais en devenir : il mériterait quelques années de plus pour s'adoucir. Barbera d’Alba Serraboella 2008 Ax. Agr. Filli Cigliuti, Classica Montepulciano, Sienna.

    On acheva la soirée avec un vin liquoreux à la robe claire et dorée et au nez de Sauternes. En bouche, on est toujours sur un fort beau Sauternes, frais et fin, pas très liquoreux, avec un équilibre assez génial entre la sucrosité et l'acidité : on est moins dans le sucre et la lourdeur qu'il y a 15 jours... Château Climens 1976, un Barsac qui pourrait encore attendre 20 ans. Magnifique. Seuls 32 % des vendanges furent sélectionnés pour composer ce grand vin. Grande bouteille !

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec un thème encore à définir. Bonne semaine à tous.

     

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  • Les orages reviennent...

    Avec le temps chaud (de saison, enfin), voilà que les orages d'été pointent le bout de leur nez. J'en profite pour publier cette magnifique photo, prise en juillet 2008, signée de Bertrand Kulik. L'éclairage bleu de la tour, à l'occasion de la présidence française du conseil de l'Union européenne, renforce son caractère magique. (Bertrand Kulik/CATERS NEWS AGENCY/SIPA). Source: Le Nouvel Observateur.

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  • Bruxelles : tri des poubelles surveillé...

    Il paraîtrait que Bruxelles Propreté vérifie le contenu de 600 poubelles par semaine dans les 19 communes, histoire de voir qui ne respecte pas l'obligation de trier les déchets (sacs blancs, bleus, jaunes et verts). Et, je suppose, de pénaliser le contrevenant, si une infraction est constatée.

    Je suis évidemment à 100% pour le tri et le recyclage de nos ordures ménagères, mais... 

    Est-ce que nos responsables de Bruxelles Propreté, qui ramassent les sacs blancs 2 fois par semaine, et les sacs bleus et jaunes 1 fois tous les 15 jours seulement, ont-ils une seule seconde pensé à tous ces gens qui vivent dans de minuscules appartements, équipés d'une kitchenette symbolique, dans laquelle chaque cm2 est utilisé ?

    Là où ils n'ont déjà pas la place de stocker 2 bouteilles de lait, comment voulez-vous qu'ils stockent 3 énormes sacs poubelles ? Et qu'en plus, ils les laissent traîner là jusqu'au prochain ramassage? C'est aberrant, et cela ne fonctionne pas. 

    Il ne faut pas oublier qu'avant, une seule famille, ou un seul couple, occupait toute la maison, alors qu'aujourd'hui, chaque maison, généralement aménagée en appartements et studios abrite 3 à 7 couples ou familles ! La véritable solution serait de collecter les poubelles chaque jour : cela permettrait d'évacuer au fur et à mesure, et surtout d'éviter ces problèmes d'odeurs nauséabondes dans certaines parties communes de l'immeuble... sans parler des problèmes d'hygiène.

    Une autre solution serait d'installer des containers blancs, bleus et jaunes dans chaque quartier, pour permettre aux habitants de liquider leurs sacs au fur et à mesure. Et au niveau personnel, il y a aussi moyen d'acheter mieux (moins d'emballages) et de réduire les volumes. Le Bio en vrac, par exemple. Langue tirée

    Et, en attendant une solution viable pour celles et ceux qui sont dans la réelle impossibilité technique de trier leurs déchets, évitez de laisser des traces qui permettraient de revenir à vous dans votre sac blanc (enveloppes, courrier, tickets de caisse, etc...). Car je sens, avec le retour du beau temps,  que les amendes vont commencer à pleuvoir...

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  • Légumes clandestins...

    tomates.jpgL’inscription ironique figure sur les pancartes que des jardiniers et des consommateurs brandissent ce 4 juin sous les fenêtres de la direction régionale de la concurrence et de la consommation à Toulouse. Ils dénoncent la pression sur les petits producteurs qui commercialisent des variétés de légumes non inscrits au catalogue officiel.

    Quinze jours plus tôt, le 17 mai, des petits maraîchers ont reçu la visite d’un agent de la répression des fraudes, sur le marché de Lavelanet, en Ariège. Leur délit : vendre des plants de tomates non inscrites au catalogue officiel et ne pas disposer de la carte du GNIS, l’interprofession nationale des semences et des plants. Ils encourent une amende potentielle de 450 euros...

    « Bien que pour eux qui vendent moins de 10 000 plants par an, cette carte soit gratuite, pour le moment du moins, cette visite a causé un certain émoi, d’autant plus que jusqu’ici cette activité annexe était tolérée et que ces maraîchers ignoraient même que cette carte était obligatoire », réagissent plusieurs organisations dans une lettre commune. Ces dernières voient dans ce contrôle « un abus s’inscrivant complètement dans une logique de généralisation du fichage de toutes les activités et de toutes les personnes qui échappent au contrôle des multinationales ».

    L’élu écologiste François Calvet, Vice-Président de la commission agriculture du Conseil régional Midi-Pyrénées, considère également ce contrôle comme « inopportun ». « La vente de plants par les maraîchers peut-être un revenu complémentaire non négligeable, écrit-il. Au moment où l’économie agricole est en crise, il n’est pas acceptable que ces paysans soient mis en difficulté par une application zélée de la réglementation sur la propriété intellectuelle ».

    Plus largement, les organisations associatives et paysannes demandent à « répondre à la forte demande des jardiniers de pouvoir trouver sur le marché des plants leur permettant de cultiver toute la diversité des variétés paysannes, locales ou exotiques qui ne pourront jamais être toutes inscrites au catalogue. » Entre 1954 et 2002, 80 % des variétés potagères auraient été radiées du catalogue selon le Réseau semences paysannes. Des 876 variétés potagères inscrites en 1954, il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002. La raison de ces radiations ? Le poids de l’industrie semencière, qui, depuis cinquante ans, cherche « à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques », estime le Réseau semences paysannes.

    « Ces contrôles sont effectués avec pédagogie pour protéger les consommateurs mais aussi les producteurs », assure pour sa part la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, Catherine d’Hervé. Cette action intervient alors que la législation sur la commercialisation des semences et des plants est en cours de révision à l’échelle européenne. (Source : article de Sophie Chapelle sur www.bastamag.net).

    Il va falloir résister à cette volonté des multinationales semencières de tout vouloir contrôler. Il va falloir lutter contre les pouvoirs politiques qui nous imposent des lois aidant les multinationales à parvenir à leur fin. Il va falloir protéger la biodiversité et toutes les variétés différentes de fruits et légumes, en les plantant partout, en s'échangeant les semences, et en boycottant les produits industriels issus des cultures intensives, formatées, traitées, sans goût. Terriens, il est temps d'agir...

  • Dégustation du lundi 201

    Fort belle soirée à 6, avec un invité, et même à 7, en pensée, avec une première mise en bouche "bulles" à la robe pâle et au très beau nez vineux sur du Chardonnay. La bouche présente une belle fraîcheur, très citronnée, sans sucrosité marquée et sur le vin. A la santé de Patricia : Champagne Besserat de Bellefon, Cuvée des Moines en Brut Blancs de Blancs. Fort agréable.

    On passe aux vins rouges, avec un vin à la robe fort évoluée, et au nez évolué lui aussi, sur du cuir et du caramel, mais aussi du fruité, sur des framboises. En bouche, c'est mûr, soyeux et tout en dentelle. Un rien de sécheresse en finale et un léger côté métallique aussi : Château Ripeau 1959 en GCC à Saint-Emilion. Quinze hectares de vignes, à côté de Cheval Blanc et Figeac... Pas mal du tout ! Et encore une pensée...

    Troisième flacon, à la robe plus foncée, mais également avec des notes d'évolution. Le nez est complexe, sanguin, animal, avec des notes de pain grillé ou de bois brûlé. En bouche, on est sur la garrigue et l'animal, mais c'est travaillé. C'est rond et fondu, sur des tannins fins, avec du boisé en finale, qui diminue le plaisir. Certains évoquent un Syrah racée, pas compotée mais travaillée, d'autres un Trévallon (bien qu'il aurait dû être plus libre et plus fin) et on se trompe : Château L'Evangile 1994 en Pomerol. No Comment.

    La quatrième bouteille présente une fort belle robe et un magnifique nez, sur de la fraîcheur. En bouche, une attaque fine, de la finesse et de la rondeur sur une belle structure, avec des notes chocolatées et sud. Il y a de l'alcool, mais la puissance du breuvage soutient le tout : Domaine de la Grange des Pères 1995 en Vin de Pays de l'Hérault. Très belle bouteille.

    Suivi un vin à la robe plus jeune et au nez de réduction, avant de faire apparaître  une Syrah fruitée. En bouche, de la pâte à réglisse aux cerises, assez sucré, confituré, du Sud. Déséquilibre entre le nez et la bouche pour ce La Mémé 2011 de Gramenon. Des ceps centenaire certes, mais bu beaucoup trop jeune.

    On poursuit avec un vin au superbe nez et à la robe foncée et légèrement évoluée. En bouche, c'est très très grand, mais trop jeune. Il y a de l'acidité, beaucoup de fruits, de l'alcool, mais c'est déséquilibré et fatigant. Une bombasse (nouveau mot au Petit Robert) qui se termine sur du caramel et du café : Clos des Papes 2005 en Châteauneuf-du-Pape. Pourtant élu Meilleur Vin du Monde en 2007...

    Septième flacon, à la robe évoluée et au nez masculin, fin et abouti mais assez basique et simple. En bouche, c'est beaucoup plus complexe ! Alors que certains partent sur un Cabernet Franc de Loire, d'autres sont à Bordeaux, et d'autres encore en Bourgogne ! Chaque fois la même chose avec ce Trévallon 1989, en Coteaux d'Aix en Provence ! Magnifiquement construit !

    Dernier flacon de la soirée, à la robe encore plus évoluée, et pour moi, au nez de vieux Bordeaux. Finesse et élégance en bouche : juste le boire comme cela, sans rien manger. C'est magnifique, avec une belle acidité, une suavité impressionnante, c'est épanoui : Trévallon 1988, Les Baux, toujours en Coteaux d'Aix en Provence.

    La suite lundi prochain...

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  • La semaine du Bio débute aujourd'hui...

    bio,goût,santé,saison,terroir,saveurs,biodiversitéVendredi passé, dans mon panier Bio, un gros melon charentais. Moi je les achète petits et en juillet, quand ils sont gorgés de soleil. Mais bon, c'est comme çà : vous ne savez jamais ce que vous allez découvrir dans votre panier Bio hebdomadaire, et cela vous force à cuisiner et consommer des aliments que vous n'auriez jamais acheté par vous-même ! 

    Pour ce melon, je me suis dit : c'est pas encore la saison, il est trop gros, il ne goûtera rien, et j'en passe... Grosse erreur ! Abandonné 6 jours sur la corbeille à fruits, il dégagea de si forts arômes jeudi soir que je me décidai d'y goûter, et ce fût la surprise totale ! D'une couleur de chair orange foncée, il dégagea des arômes extraordinaires. En bouche, la chair est dense (il y a de la matière), juteuse à mourir, et formidablement sucrée, avec un goût exceptionnellement concentré. Un tel plaisir que l'on a envie de le faire goûter à tout le monde ! Un melon comme je n'ai plus eu l'occasion d'en déguster depuis  au moins 25 ans ! Un vrai melon charentais, comme autrefois ! Merci à Bee Green qui me l'a livré !

    Tout cela pour vous dire que le Bio, c'est le goût, c'est la qualité, c'est laisser le temps aux légumes et aux fruits de pousser, sans pesticides, conservateurs ou autres produits chimiques. C'est aussi découvrir d'autres variétés que celles commercialisées par les grandes surfaces, manger local et de saison. Vous aussi, passez au Bio : c'est l'avenir. Le seul.

    "Du 1er au 9 juin, venez découvrir le bio « Bon, Sain, Local » ! Si le bio a du goût et qu’il ravit votre palais, il est aussi meilleur pour votre santé. Cette 9e édition de la Semaine bio sera l’occasion de remettre au-devant de la scène des produits sains, exempts de produits chimiques et d’OGM ! Que ce soit seul, en famille ou entre amis, c'est l'occasion de découvrir la richesse des saveurs locales au travers de dégustations, d'ateliers, d'animations, de visites de fermes ou d'exploitations et encore bien d'autres activités ludiques, gustatives et variées! Au total, plus de 150 activités sont organisées dans toute la Wallonie et à Bruxelles ! Retrouvez toutes les activités de la Semaine bio 2013 sur www.semainebio.be". Source : rawad.be (Réseau des acteurs wallons pour une alimentation durable)