• Nouvelle alerte à la montée du niveau de la mer...

    Le CO2, le gaz à effet de serre, ne cesse de s'accroître dans l'atmosphère. On devrait atteindre dans très peu de temps les 400 parts par million (ppm). La dernière fois que ce niveau de CO2 a été atteint, c'était il y a 3 à 5 millions d'années... La température sur terre était alors de 4 degrés supérieure à celle d'aujourd'hui, et le niveau de la mer était plus élevé de 10 à 40 mètres selon les endroits.

    Le problème, c'est que non seulement les émissions de CO2 ne cessent de s'accroître dans l'atmosphère, mais qu'en plus, le rythme est en constante augmentation, malgré les alertes successives des climatologues. Les scientifiques estiment d'ailleurs qu'en 2100, nous devrions atteindre 730 à1.020 ppm de CO2 dans l'atmosphère ! Je vous laisse imaginer les conséquences climatologiques de tels niveaux de pollution à très court terme.

    Quant aux concentrations de méthane (+259% depuis le 18ème siècle) et de protoxyde d'azote, 310 fois plus puissant que le CO2 au niveau réchauffement du climat (+ 120% sur la même période), on voit qu'on est aussi dans le même scénario alarmiste. Pas très folichon, tout cela...

    Et puisque les politiciens, les financiers et les industriels qui dirigent ce monde, main dans la main, ont pour seul but de s'enrichir, sans se soucier aucunement de l'environnement, ni de l'état de la planète qu'ils légueront aux générations futures, il faut bien nous résilier à devoir affronter les désordres climatiques annoncés : inondations des côtes, flux massif de migration de population (réfugiés climatiques), déplacement vers le nord des cultures du sud (et des vignobles : adieu Bordeaux) et des maladies tropicales, sécheresse et manque d'eau potable dans de nombreuses régions, déplacement vers le nord et accroissement des phénomènes météorologiques (tornades, cyclones, orages, etc...), et bien d'autres choses encore, que nous ne soupçonnons même pas... Tout cela sur fond de crise : on va bien s'amuser ! 

  • Le lourd passif de l'industrie nucléaire... dont personne ne parle, sauf ARTE.

    Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4 500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution. Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée.

    Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ? Thomas Reutter et Manfred Ladwig partent à la recherche de ces déchets engloutis, guidés par un ancien militant écologiste qui, à l’époque, a tenté de barrer la route en Zodiac aux bateaux chargés de fûts. Ils rencontrent des responsables politiques, des membres de Greenpeace et des scientifiques, à qui ils soumettent les échantillons prélevés.

    Ils mettent ainsi au jour un phénomène nié ou dissimulé, dont les conséquences nous échappent largement. Une problématique d’autant plus actuelle qu’alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides. Près des côtes d'Europe reposent ainsi plus de 100 000 tonnes de déchets radioactifs oubliés.

    C'EST CE SOIR, SUR ARTE : "Océans poubelles", un documentaire édifiant de Thomas Reutter et Manfred Ladwig (Allemagne 2013).

    Si vous le ratez, essayez quand même de le revoir : on reste scotché devant l'écran tellement tout ce qu'on y découvre est affolant. C'est à pleurer ! Comment ont-ils pu faire de telles choses, pourquoi tout cela est tenu secret, pourquoi les habitants des côtes ne sont pas prévenus des taux de radioactivité présents sur les plages et dans les poissons, et comment ils osent cacher au public les statistiques de leucémies infantiles, 10 fois plus élevées qu'ailleurs, sans parler des nombreux autres cancers qui frappent la population vivant à proximité de ces décharges sauvages de déchets nucléaires...

    Un fois de plus, merci au cartel nucléaire et aux milieux politiques et militaires qui les couvrent : une bande de fous, de menteurs et d'irresponsables !

  • Dégustation du lundi 196

     

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    Drôle de vin pour démarrer cette dégustation à l'aveugle du Clos : une robe cognac, un nez agréable sur une belle oxydation, mais une bouche sans ampleur et sans acidité. Ce Chante-Alouette Grande Cuvée en Hermitage de Chapoutier aurait dû être dégusté il y a quelques années. On estime l'âge du flacon non millésimé entre 1976 et 1982. De la Marsanne à 100%.

    On passe aux rouges naturels (une étape désormais habituelle au Clos) avec un vin à la robe foncée et un peu trouble et au nez de granit, de fumée et de compotée de fruits rouges. La bouche est intéressante, avec de la fraîcheur et de la vieillesse en même temps, la chaleur du sol et la fraîcheur du fruit. Le Telquel "un poil dur" en Vin de Table Français de Thierry Puzelat en Touraine (Loire). On est sur du Gamay et du Pinot d'Aunis (en 50/50).

    Second rouge à la robe noire et au nez de chou rouge cuit (alors que d'autres y décèlent des notes de fruits noirs et rouges, de l'onctuosité et de la fraîcheur). La bouche rappelle fort le Gramenon de la semaine passée, avec un côté noyaux en finale qui prend tout et apporte un astringence indéniable et de la sécheresse. Même si d'autres parleront de tannins trop jeunes qui doivent encore se fondre, sur un vin tout en rondeur, puissant et avec une pureté de fruits. Les avis divergent vraiment pour ce Sous Riz 7 Causse marines en Vin de Table de France de Patrice Lescaret, Vigneron à Vieux dans le Tarn. On est à Gaillac.

    Troisième vin rouge à la robe foncée également et au premier nez qui pinote, avant un second nez plus sur les petits fruits. Pour moi, à nouveau un vin nature, avec ce picotement sur les papilles, et toujours ce même goût, ce même jus, sans terroir. Pour d'autres, on est sur des fruits rouges, des amandes, et de la longueur qui rappellent les anciens Gramenon, le vin Nature que tout le monde rejetait il y a 10 ans. "14 Chevaux" 2007 en Côtes du Rhône, mis en bouteille par Maxime François Laurent (le fils à Gramenon). On n'était pas loin. Et pas de terroir dans ce cas puisqu'il s'agit de raisins achetés et vinifiés.

    On quitte les vins Nature avec ce cinquième flacon à la robe foncée au nez de vanille et de boisé fondu. La bouche, très classique, est riche, puissante et solaire, sur du cèdre et de la vanille, une certaine sucrosité et de la sécheresse en finale : c'est la première fois que nous dégustons un Domaine Allary 2010 Haut-Brion en Pessac Léognan. Il s'agit de l'ancien Domaine La Passion Haut-Brion, enchassé dans Haut-Brion et racheté depuis par Haut-Brion. Il n'existe que pour les millésimes 2008 à 2011. Côté 93/100 et à 130 euro en primeur, comparé au Haut-Brion côté 97/100 et à 830 euro hors taxes... Le délire...

    On achève la soirée avec un sixième vin à la robe vraiment noire et au nez intéressant et étranger. La bouche présente une matière impressionnante, de la fraîcheur, une attaque très agréable, une finale enrobée : c'est une petite bombe. Il y a aussi un côté asséchant, mais supporté par la sucrosité et l'acidité présentes. C'est fort, mais élégant et puissant. On évoque Châteauneuf-du-Pape en 2007 ou 2009, le Domaine de Gardiès, un Amarone ou un Chilien, et c'est faux. Marina Cvetic Montepulciano e Martino Rosso 2008  Abruzzo. Un petit domaine de 380 hectares de vignes...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

  • 75 % des 150 000 restaurants ne font pas la cuisine...

    "Le 8 avril dernier, un fait majeur qui nous concerne tous a été révélé en toute discrétion dans les locaux de Ferrandi, la célèbre école de cuisine parisienne : 75 % des 150 000 restaurants répertoriés dans notre pays ne font pas la cuisine. Ils achètent tout fait, congelé, sous vide, et réchauffent ou remettent à température. Bref, ils assemblent dans l'assiette qui vous est servie des produits industriels – certes comestibles – mais qui ne sortent pas de leurs casseroles.

    On s'en doutait un peu, diront les plus avertis, mais l'important, c'est le nombre – et la source de cette nouvelle : le Collège culinaire de France, fondé en 2010 par quinze chefs français reconnus internationalement et coprésidé par Alain Ducasse et Joël Robuchon. Regroupant la crème de la crème des étoilés , il a pour vocation de promouvoir la qualité de la restauration en France et dans le monde. 

    Ils distinguent le métier de "commerçants-restaurateurs qui distribuent des plats industriels tout préparés à partir d'un mode de production normé et uniformisé" de celui d'"artisans-restaurateurs qui transforment sur place des produits bruts d'origine connue, à partir d'un savoir-faire culinaire professionnel". Les uns achètent en gros 1,50 € la part de sandre à la fondue de poireaux et la revendent 10 € en plat du jour, les autres travaillent deux fois plus pour gagner deux fois moins.

    On ne peut que partager cette distinction opérée par le Collège culinaire et saluer l'audace de l'annonce dans une profession qui n'a que trop galvaudé l'appellation "restaurant". Seuls 30 000 à 40 000 de ces établissements pratiquent encore une "cuisine maison" en France. Les autres servent à manger et trichent à l'égard du client tout en dévalorisant le métier. Face à cette crise qu'on peut qualifier de morale, les chefs ont réagi comme les politiques. Les uns font une nouvelle loi, les autres créent une nouvelle appellation : "Restaurant de qualité", dont la plaque sera apposée sur les façades qui le mériteront." Extrait d'un article de JP Géné dans Le Magazine du Monde de ce samedi.

    J'avais déjà abordé ce thème quand on avait remarqué que 80% de certains types de desserts servis dans les restaurants parisiens provenaient, tous, de chez Métro, un grossiste en aliments industriels prêts à l'emploi pour l'Horéca... En dehors de la tromperie sur le "fait maison", il y a, en plus,  le problème de l'uniformisation du goût, basé de surcroît, sur un produit industriel de mauvaise qualité et bourré d'additifs.

    Et c'est comme cela que le jour où certains goûteront pour la première fois un véritable fromage au lait cru ou une véritable crème brûlée maison, ils ne l'aimeront pas. Leur goût ayant été formaté par les fastfood, la malbouffe industrielle et les pizzas sans fromage... Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Vive la malbouffe, à bas le bio !

    Amis de la malbouffe, réjouissez-vous : notre cause avance à pas de géant. Pas un jour sans que les industriels de l’agro-alimentaire ne lancent un nouveau produit sur le marché.

    Voici pour nous régaler le fromage sans lait, la frite aromatisée, les Carottes recolorisées, la cuisine moléculaire, les yaourts aux Lactobacillus, les bonbons astiqués au dioxyde de titane, le vin rosé coupé au mauvais blanc….

    Et pour demain, la pomme de terre transgénique, le lait de vache clonée, le hachis Parmentier aux punaises d'eau géantes ou encore le steak in vitro. Vive l’innovation innovante !

    Mieux encore : le bio, dans lequel certains hurluberlus voyaient leur salut, est en train de rejoindre nos rangs. Fraudes massives, contrôles aléatoires, et surtout les très laxistes règlementations européennes autorisent tous les espoirs : désormais même les poulets élevés dans des hangars concentrationnaires, ébecqués et traités aux antibiotiques ont le droit d’obtenir l’estampille « Agriculture Biologique » ! Et ce n’est qu’un début…

    Et puis il y a la crise, qui offre de merveilleuses opportunités : au consommateur désormais sans le sou, les industriels proposent de la bouffe bas de gamme, mais si joliment emballée, bourrée d’additifs, et tellement bon marché, qu’elle a de quoi faire saliver abondamment.

    A vos fourchettes ! Nouveau livre de Christophe Labbé paru cette semaine.

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  • Vivre sans plastique...

    Vivre sans plastique est une question de bon sens et d'instinct de survie. Cala fait des années que j'ai viré de chez moi tout ce qui en contenait : Tupperware, bols ou plats, ustensiles de cuisine, boîtes de conserves et canettes de softs, bouteilles d'eau, bacs à glaçons, presse-fruits, et j'en passe...

    Ce qui me fait mal, c'est de toujours voir des gens  qui boivent dans du plastique, avec une cuillère en plastique, amènent au bureau leur repas en Tupperware, le mettent au micro-ondes et le mangent. Ils n'ont rien compris.

    Pour vous aider dans cette démarche, un chouette site en français : http://lifewithoutplastic.com/fr/plastic-types

    Vous y apprendrez plein de choses : de comment reconnaître les différents types de plastiques (voir tableau ci-dessous (www.igepac.com), repris d'un article paru sur le site Les Moutons Enragés), quelles alternatives saines, etc. 

    Juste une dernière chose : parmi les sept différents types de plastique codés que l’on retrouve sur le marché, des études ont démontré que les plastiques numéros 1, 3, 6 et 7 (polycarbonate) sont les plus toxiques. Des recherches sur les plastiques 2, 4 et 5 se poursuivent. Ce qui veut tout dire...

     

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  • 830 incidents nucléaires en France, en 2012...

    Je viens d'apprendre que l'autorité de sûreté nucléaire française a recensé 830 incidents en 2012 dans les 58 réacteurs d'EDF, soit 10% de plus qu'en 2011. Cela promet !

    Première constatation : l'énergie nucléaire n'est certainement pas l'énergie la plus sûre comme le prétendent Areva, EDF et consorts. Plus de deux "incidents" par jour, c'est un peu beaucoup pour une technologie au point.

    Seconde constatation : Le parc nucléaire français est en train de vieillir (comme le belge d'ailleurs) et "les incidents" vont donc se multiplier avec le temps qui passe. Comme pour une vieille bagnole, qu'on garde parce qu'on est bien obligé...

    Troisième constatation : Quand on nous prévient en temps réel qu'un "incident est survenu", c'est que ce n'est pas grave, ou que l'info provient d'une source non sécurisée (c'est-à-dire autre que du cartel nucléaire). En général, la gravité des faits est cachée ou atténuée, ou annoncée quelques jours plus tard. Et le mensonge, pratique courante.

    Quatrième constatation : Tant que le nucléaire rapporte de l'argent, il est géré par des firmes privées. Mais dès qu'il y a un gros problème pour faute d'investissements, faute de maintenance, faute humaine ou catastrophe naturelle, alors la centrale est immédiatement étatisée. Parce que la firme privée sera incapable d'allonger les centaines de milliards d'euros nécessaires. C'est l'Etat, et donc la population, qui réglera l'ardoise, comme d'habitude.

    Dernière constatation : Jamais personne du Cartel Nucléaire n'admettra un lien de cause à effet entre des fuites radioactives et le développement inquiétant de cancers dans la population qui vivait dans la région. Des enfants naissent encore en 2013, dans 3 états russes, avec des malformations congénitales importantes dues aux retombées radioactives de Tchernobyl, 30 ans après le drame. Sans aides, sans pardons, sans aucune reconnaissance de responsabilité. Et idem à Fukushima.

    Alors, qu'on arrête de nous bassiner avec les slogans bienfaisants du Cartel Nucléaire. Car le nucléaire, c'est très dangereux, c'est très cher, c'est loin d'être maîtrisé, et quand cela pollue, c'est la planète entière qui est touchée, pour des dizaines d'années. Cà, c'est la vérité.

    Heureusement, des pays sortent du nucléaire, montrent l'exemple et surtout, prouvent que c'est possible. Et l'avenir est là : sans nucléaire.

     


  • Dégustation du lundi 195...

    Nous revoilà, au grand complet, après des vacances de Pâques prolongées par un troisième lundi sacrifié pour cause de  mondanités, pour fêter, avec une semaine de retard, les 16 ans du Clos ! Un événement.

    Mise en bouche avec un gentil vin blanc à la robe paille claire et au nez de Chardonnay. La bouche, très aromatique, fondue et chaude, nous pousse vers le Sud (Rhône, Trévallon ou Simone). C'est riche, gras, opulent, traditionnel (pas libre) et on s'est bien plantés : SUVLA Grande Réserve, Roussanne Marsanne 2011, Gallipoli Peninsula, Single Vineyard Bozokbag, Turkey. Premier vin turc dégusté au Clos.

    On passe aux rouges, avec un second flacon à la robe rubis présentant des notes d'évolution, et un nez classique bordelais. La bouche est celle d'un vieux bordeaux, sur du chocolat et de l'animal, avec une belle finesse sur du cuir et du caramel, et avec encore un peu de tannins en fin de bouche. On s'est à nouveau bien plantés : on n'est pas à Bordeaux ! Aloxe Corton 1er Cru 1999 Clos des Maréchaudes Monopole Domaine du Pavillon d'Albert Bichot.

    La troisième bouteille présente une robe rubis légère et un nez de vin nature, avec de la levure et du ferment. Personnellement, je trouve la bouche molle, nature, qui évolue ensuite sur un jus de raisin, avant que la verdeur des rafles ne prenne le dessus. Les autres évoquent une structure, de la dentelle, de la finesse sur un très beau fruité..., tout en admettant qu'il est un peu court sur sa richesse : Saint-Romain "Sous Roche" 2009 du Domaine de Chassorney en Côte d'Or. En vin Bio.

    Quatrième bouteille de la soirée, à la robe noire et au nez frais, fin, accompli, abouti et mûr. En bouche, on est sur une belle grenache bien faite, ciselée, qui ne vire pas sur la lourdeur malgré l'opulence et la richesse, mais toujours en dentelle. D'autres sont sur une belle Syrah, avec une belle attaque en puissance et en plaisir, tout en élégance et en complexité. Concentration, acidité bien balancée, longueur et fraîcheur pour ce Clos des Papes 2004 en Châteauneuf-du-Pape.

    Cinquième bouteille à la robe noire également, et au nez imposant (pour moi, sur de la rafle et de la verdeur). En bouche, une bombe, comme on les aimait il y a 10 à 15 ans : du fruit, de la vanille et du boisé fondu, monolithique, style international tasting, représentant un goût, mais qui n'a ni la maturité, ni la complexité du précédent. Certains seront plus positifs en évoquant la fraîcheur du fruité lui évitant d'être lourdement marqué par le soleil : Domaine Gramenon "La Papesse 2011" en Vinsobres. Un vin certainement bu trop jeune.

    La dernière bouteille de la soirée reste dans l'esprit de la précédente, avec sa robe noire, sa concentration, mais avec plus de fruits et moins de bois/vanille, un vin de plaisir : Gaure Campagne 2011 en Vin de France de Pierre Fabre. On est ici en Syrah et Carignan.

    A mon humble avis, nous re-fêterons ce 16ème  anniversaire du Clos lundi prochain, pour diverses raisons. Même s'il n'y en a pas.

  • Plantez des semences libres...

    En France, les semenciers libres subissent des atteintes à la liberté par les visites réitérées des agents de la Répression des Fraudes, qui, sans doute sans le savoir, sont les complices des « saigneurs de la Terre », dénoncés en 1997 par Camille Guillou. Ainsi, depuis le début de l’année 2004, l’association Kokopelli, qui œuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne portant sur la conservation de la biodiversité in situ, est harcelée par les agents de la Répression parce qu’une grande partie des semences de plantes potagères qu’elle distribue sont des semences de variétés anciennes, non-inscrites dans le catalogue officiel.

    Il est scandaleux de constater la pression exercée sur les petits semenciers biologiques qui préservent la biodiversité de notre planète et les plantes qui sont un bien commun, alors que les pollueurs et pilleurs de tout genre continuent à détruire impunément notre environnement, grâce à la complicité des États qui leur distribuent nos deniers sous forme de très fortes subventions, tout en prônant officiellement la « biodiversité ». Dominique Guillet, Président de l’Association Kokopelli, pose la bonne question : « Le catalogue officiel aurait-il été érigé non point pour la protection des jardiniers, mais pour la protection des intérêts financiers des grands groupes et multinationales qui ont racheté la quasi-totalité du secteur semencier depuis 40 années ? »

    Il est certain qu’il connaît la réponse à cette question. Il rêve d’une planète « avec des semences libres cultivées dans le respect de l’environnement, avec des enfants qui ne meurent plus de faim, avec des jardins et des champs, source de vie et de diversité. » Il conseille à ceux qui possèdent un jardin et aux petits cultivateurs indépendants de semer impérativement de plus en plus de semences interdites, de les donner, les échanger, et produire de jeunes plants de variétés interdites afin de les distribuer autour d’eux et aux pays les plus pauvres, sinon, dans quelques années, il n’y aura plus de semences libres, mais seulement des organismes génétiquement modifiés et des hybrides F1. « Résistons fertilement sinon, dans une dizaine d’années, le jardinage familial sera interdit pour cause d’homogénéisation : il sera devenu une activité à hauts risques bactérien et sociologique. » Espérons qu’ils seront nombreux à l’écouter et que la distribution des variétés interdites évitera leur disparition.

    Cela fait plus de dix ans que l’Association Kokopelli est victime de la mafia semencière et des tracasseries émanant des « tutelles » du Ministère de l’Agriculture. Elle fait peur aux pouvoirs en place non parce qu’elle vend des graines de tomates ou autres légumes, mais parce qu’elle prône l’autonomie, le jardinage familial, la véritable agro écologie, la production autonome de semences, la résistance des paysans du Tiers-Monde. Elle s’oppose à l’agriculture chimique, mortifère et cancérigène et le contrôle des peuples par les multinationales de l’agrochimie et de la semence avec la complicité des dirigeants des nations qui ne sont que des pantins dans les mains de ces prédateurs. Extrait d'un article de Sylvie Simon sur Fotosintesia.com

  • Mieux se nourrir sans vider son portefeuille...

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    Ces dernières semaines, derniers mois, les polémiques et scandales alimentaires se sont succédés. Aujourd'hui, on vous dresse un panorama de solutions pour mieux se nourrir, sans pour autant vider son portefeuille.

     

    On entend souvent dire que bien se nourrir coûte cher. Cuisiner soi-même fait partie de la solution. Il n'en reste pas moins qu'on est parfois fan du goût de certains aliments industriels... Prenons l'exemple de ce fameux choco aux noisettes, dont tout le monde sait qu'il contient de l'huile de palme. Pour ceux qui en sont accros, difficile de s'en passer.

     

    C'est sur base de ce constat que Lucie, graphiste, et Mélanie, journaliste, ont lancé le site http://www.lasupersuperette.com/, sur lequel elles proposent des recettes qui permettent de reproduire chez soi, avec des ingrédients triés sur le volet,  les douceurs préparées par les géants de l’agro-alimentaire… Le tout avec humour, et sans additifs alimentaires : on découvre par exemple comment cuisiner des dandinantes, inspirées par les célèbres crèmes pour lesquelles tout le monde se lève, la recette d'un ketchup maison, d'un choco-noisette sans huile de palme, de lasagnes à surgeler soi-même... Bref, c'est une mine de recettes gourmandes et amusantes...

     

    Toujours dans l'idée de reprendre votre alimentation en main, je vous propose de consulter un autre super site, celui de http://www.saveurspaysannes.be/. Saveurs Paysannes joue un rôle de facilitateur. Cette association promeut les circuits courts : vente directe, magasins à la ferme, vente en foires ou marchés, porte à porte, halles de distribution, paniers de produits frais, distributeurs de lait crû, vente par Internet,… Sur son site vous pourrez trouver tous les moyens de vous approvisionner via les circuits courts, auprès d' une grande série de producteurs dans des domaines divers.

     

    Une autre façon de faire que l'on découvre notamment sur ce site, c'est l'auto-cueillette, çad le fait  d'aller soi-même cueillir les fruits et les légumes : certaines fermes proposent  de mettre la main à la pâte en saison. C'est une autre façon de réduire le nombre d'intermédiaires, de resserrer les liens entre consommateur et producteurs, et donc de mieux contrôler la façon dont ce qu'on mange a été cultivé... Bonne chasse aux informations, et bonne cueillette de votre garde-manger durable ! Source : Madame Nature sur Classic 21.


  • Le plastique a intégré notre chaîne alimentaire, 60 ans après son invention...

    Fameux reportage sur la Une ce soir : du ramassage des 100 kg de déchets plastiques par kilomètre de plage le long de la cote belge, à la découverte de la cause de la mort des cachalots échoués sur nos plages (l'estomac bouché par des déchets plastiques empêchant l'animal de se nourrir).

    Il y a aussi ces micro-particules de plastiques, présentes dans toute la mer du Nord (et dans toutes les autres mers du monde) auxquelles se collent d'autres molécules chimiques provenant d'autres polluants jetés dans les océans comme les PCB, ce qui rend ces micro-particules vraiment toxiques pour tous les poissons qui s'en nourrissent.

    Et, gâteau sur la cerise, il y a enfin ces micro-particules de plastiques découvertes, non dans l'estomac des moules et autres crevettes, mais dans leur chair. On peut donc affirmer que le plastique (produit à partir de pétrole ou d'essence auquel on ajoute d'autres produits chimiques  toxiques), seulement 60 ans après son invention, a intégré la chaîne alimentaire mondiale.

    Voilà qui va nous forcer à regarder moules, crevettes, poissons et autres crustacés d'un autre oeil, et qui sait, à nous guider vers l'abandon pur et simple de l'usage de tout objet en plastique ? Ce serait quand même bien pour l'environnement planétaire, et pour notre santé et celles de nos descendants !

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Syngenta et Bayer sans scrupules...

    Les groupes chimiques Syngenta et Bayer se livrent à "un lobbying effréné" pour empêcher la suspension de trois pesticides soupçonnés de décimer les populations d'abeilles, accuse l'organisation Corporate Europe Observatory (CEO) dans un rapport publié jeudi.

    Ce rapport détaille la façon dont les deux entreprises ont manœuvré pour influencer le débat sur les trois substances issues de la classe des nicotinoïdes, depuis la décision de confier à l'agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) le soin d'étudier la question il y a un an.

    Les deux entreprises sont également accusées de minimiser des études scientifiques, de faire jouer leurs réseaux politiques et de faire passer les partisans de l'interdiction pour des apiculteurs du dimanche.

    Mathieu Pigeon, un des auteurs du rapport, pointe le changement de ton chez les industriels, qui, auparavant, était plutôt feutré. "Dans ce cas-là, ça a pris des formes beaucoup plus violentes", explique-t-il. "Ça a pris même la forme de menace légale en fait contre la directrice même de l'EFSA", ajoute Mathieu Pigeon.

    Une de ces entreprises, Sygenta, aurait, par exemple, sévèrement contesté un communiqué de presse de l'EFSA , très critique face à ses produits. "Syngenta a donc menacé la directrice même de l'EFSA de poursuites en justice", s'exclame Mathieu Pigeon. "C'était vraiment de l'intimidation", poursuit-il. Et "ça, c'est récent".

    Les produits dont l'EFSA se méfie sont pour la plupart utilisés dans des grandes cultures, notamment le maïs ou le soja. "Ce sont des produits qui sont encore sous brevet, donc qui sont en fait au summum en fait de leur rentabilité pour ces entreprises-là", estime Martin Pigeon. "Ça explique aussi la violence des attaques qu’on a documentées".

    La proposition d'interdiction des trois pesticides n'ayant pas recueilli la majorité qualifiée suffisante le 15 mars dernier, elle sera une nouvelle fois soumise au vote fin avril ou début mai. Selon CEO, l'industrie tente maintenant de convaincre individuellement les États membres de s'y opposer, car faute de consensus, la Commission européenne aura le pouvoir d'imposer la mesure.

    L’EFSA, l’agence européenne de sécurité alimentaire, suivie par la commission, a proposé l’interdiction de trois pesticides, produits par les groupes chimiques Syngenta et Bayer. Les États membres de l'Union sont divisés sur la question. Selon un rapport publié par l’observatoire des entreprises européennes, l’industrie chimique fait pression comme jamais sur l'EFSA pour empêcher cette interdiction. Article de M. Molitor, avec Belga sur RTBF INFO.

  • On est partis pour 15 belles journées...

    Allez, courage ! Plus que quelques heures de froid, de pluie et de vent avant l'inespéré retour d'une météo enfin clémente et de chaleur avec un petit vent du sud bien sympathique.. On va passer des grosses vestes et des pneus neige aux terrasses ensoleillées et aux mini-jupes ! Le choc !

    Et mis à part un petit épisode pluvieux en début de semaine prochaine, nous devrions conserver ce temps fort agréable pendant au moins les 2 prochaines semaines (si j'en crois mon blog météo fétiche). Que du bonheur.

    Cela va enfin permettre au printemps de s'installer et donc à tous de s'occuper enfin de son jardin ou de sa terrasse, des plantations et des plantes en pots. Il y aura donc foule dans tous les magasins de jardinage et la cohue devant les sacs de terreau : des endroits à éviter pendant quelques jours...

    Et quand vous y serez, optez pour du terreau Bio et des pesticides et insecticides Bio et naturels. Evitez les produits chimiques de Monsanto (comme le Round-Up), de BASF ou encore de Syngenta et Bayer, les 2 firmes qui ont osé menacer la Directrice de l'EFSA (European Food Safety Authority) de représailles pour un Communiqué de Presse dénonçant 3 pesticides coupables de la disparition des abeilles. Et, surtout, achetez des semences et des plantes biologiques ou des variétés anciennes oubliées et fuyez les plantes hybrides F1 de l'industrie semencière (encore Monsanto et Syngenta, Baumaux, Novartis, Cargill, Dow AgroSciences et autres consorts), qui tente de faire breveter et de s'accaparer toutes les espèces de fruits et de légumes de la planète !

    Le moins cher est encore d'échanger des graines et semences avec vos voisins ou de les récolter lors de vos voyages et de les conserver jusqu'à la plantation, ou encore d'en acheter sur Kokopelli. Là, vous serez sûr de la qualité ! Et de traiter les éventuelles maladies naturellement. C'est moins nocif pour votre santé, et cela ne pollue pas l'environnement. Bon jardinage !

  • Enfin la vérité sur le Bisphénol A...

    Les effets nocifs du bisphénol A se précisent enfin, et plus particulièrement pour les femmes enceintes… Après trois ans de travail, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a ainsi révélé mardi son rapport sur les risques liés au bisphénol A (BPA). Elle dévoile ainsi qu'il existe un risque important pour l'enfant à naître des femmes enceintes et met en garde contre l'exposition des futures mamans à ce perturbateur endocrinien potentiellement cancérigène. En effet, le risque principal pour l'enfant à naître touche en fait un changement de la structure de la glande mammaire ce qui pourrait favoriser le développement d'une tumeur ultérieure chez la personne. Si ce risque reste "modéré", il en existe toutefois trois autres, jugés "négligeables" qui portent notamment sur le fonctionnement du cerveau, de l'appareil reproducteur féminin ainsi que sur des troubles métaboliques impliqués dans l'obésité.

    L'Anses prévoit par ailleurs de diminuer pour l'ensemble de la population la dose journalière admissible qui est actuellement fixée à 0,05 milligramme par kilo de poids corporel.

    Ce perturbateur endocrinien, s'il est interdit depuis maintenant quatre mois dans les conditionnements de produits alimentaires pour les enfants de moins de trois ans, demeure encore très présent dans le reste des produits trouvés au supermarché par exemple. Il devrait toutefois disparaître de l'ensemble des conditionnements de produits alimentaires d'ici le 1er janvier 2015. C'est en effet là qu'il demeure particulièrement présent comme l'a révélé l'Anses qui montre dans son rapport que l'alimentation est loin devant en ce qui concerne l'exposition au bisphénol A. Elle représente ainsi près de 84% de la contamination pour la femme enceinte quand 12% proviennent seulement de l'air et 4% des poussières en suspension. Et les boîtes de conserve sont évidemment pointées du doigt puisqu'elles participent de 50% de la contamination par l'alimentation. Les bonbonnes d'eau en polycarbonate généralement mis à disposition dans les collectivités arrivent en deuxième position devant les viandes, les abats, la charcuterie ou encore les fruits de mer.

    L'étude met également en avant la contamination par certains papiers thermiques comme les tickets de caisse ou les reçus bancaires.

    Les industriels doivent donc désormais trouver des alternatives au bisphénol A qui restent à la fois "efficaces et sûres" comme le demande l'Anses qui a déjà fait état de 73 autres substances possibles dont certaines sont déjà utilisés et d'autres toujours en développement.

    Mais cela devrait s'avérer plus compliqué que prévu étant donné qu'aucune de ces alternatives ne peut remplacer le BPA dans l'ensemble de ces applications. Il faut donc trouver un moyen sans pour autant remplacer le bisphénol A par un autre perturbateur endocrinien. Source : http://www.atlantico.fr/pepites/bisphenol-anses-met-nouvelle-fois-en-garde-693402.html#vR7LE55Lpm01V6Ma.99 

  • Tomates : à la recherche du goût perdu...

    Insipide, trop ferme, farineuse… Depuis les années 1990, la tomate n’éveille plus le désir. Certes, les consommateurs peuvent désormais la trouver toute l’année dans les grandes surfaces. Certes, grâce à la mutation du gène RIN (ripening inhibitor), inhibiteur de maturation, des variétés comme la Daniela se conservent trois semaines au lieu d’une.

    Mais dans ces corps lisses, high-tech et standardisés, les arômes, eux, sont en berne… Et les ventes, en baisse. A cette époque, Mathilde Causse, chercheuse à l’unité de Génétique et amélioration des fruits et légumes de l’Inra, voit débarquer dans son labo des sélectionneurs – les sociétés semencières qui produisent les variétés – inquiets.

    Il est urgent de partir à la recherche du goût perdu. « Pendant longtemps,les tomates n’ont pas été sélectionnées en fonction du goût, car on pensait qu’il leur était inhérent », se souvient Mathilde Causse. Pourtant, conditions de culture, maturité à la récolte, conservation : tout contribue à contrarier les 400 molécules aromatiques identifiées par son équipe, dont une trentaine, en très faible quantité, sont essentielles à l’arôme de tomate.

    «Nous avons voulu voir s’il y avait – et malheureusement il y a – des relations opposées entre rendement et qualité », conclut la scientifique. Au niveau génétique, les chercheurs croisent une petite tomate sucrée, aromatique et acide avec une grosse tomate à bon rendement et résistante, et identifient sur la descendance une dizaine de régions chromosomiques où se trouvent des gènes intervenant sur la qualité. En 2005, ils parviennent à montrer qu’il est possible d’utiliser la sélection assistée par marqueurs, outil d’autant plus utile que le génome de la tomate est publié en 2012.

    Ce regain d’intérêt pour la diversité encourage les semenciers à étendre leur palette : longues, côtelées, bosselées, jaunes, violettes, marbrées de noir… Les variétés anciennes font même leur retour. De quoi ravir les « traditionnalistes », sensibles à leur texture fondante.

    D’après une étude réalisée en Hollande, France et Italie, on retrouve cette catégorie de consommateurs dans tous ces pays, avec « les gourmets », plus nombreux, qui aiment les tomates savoureuses et juteuses comme des tomates cerise, les « classiques », friands de fermeté, rondeur et sucré, et les « indifférents » pour qui toutes les tomates se valent, pourvu qu’elles soient fermes.

    Les quantités ingurgitées, en revanche, varient considérablement : 12 kg par an en moyenne pour les Français, contre 56 pour les Grecs ! (Article de Julie Pêcheur, Sciences et Avenir, 5/04/13)IMGP5176.jpg.

  • Semaine mouvementée...

    Quelle semaine !

    L'affaire Cahuzac, tout d'abord, avec ce Ministre des Finances (PS) qui fraude, avec un compte personnel dans un paradis fiscal. Ensuite, l'origine douteuse de cet argent : provenant de multinationales pharmaceutiques, alors que Cahuzac délivrait, à l'époque, les autorisations de mise sur le marché de leurs nouveaux médicaments... Plus pourri que cela...

    Ensuite, le scandale des Offshore Leaks : plus de 2,5 millions de documents concernant près de 120 000 sociétés "offshore" ont été épluchés par les enquêteurs qui ont pu ainsi établir une liste de noms d'utilisateurs d'investisseurs offshore. Cela va faire du bruit...

    Fukushima, dont on parlera encore pendant des dizaines d'années, avec une panne électrique en début de semaine due à un pauvre rat radioactif qui s'est suicidé en mordant un câble, et une colossale fuite d'eau hautement radioactive en fin de semaine, qui rejoindra les nappes phréatiques ou l'océan. Ces techniciens de Tepco sont des bricoleurs, et le cartel nucléaire ignore toujours comment gérer cette situation critique. Et sans communiquer, bien sûr.

    Puis, il y a le Monsanto Act ! Un amendement discret glissé dans une loi budgétaire pour l'agriculture aux Etats-Unis, qui provoque scandale et stupéfaction chez les défenseurs de l'environnement et les ennemis des OGM : la justice américaine ne pourra plus s'opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si elles n'ont pas reçu d'homologation et sont de ce fait illégales. Où allons-nous ?

    L'actualité de cette semaine confirme, une fois encore, que ce sont bien les cartels financiers, industriels, pharmaceutiques et alimentaires qui dirigent le monde, et plus le petit politicien démocratiquement élu par le peuple. Cela ne peut plus continuer comme cela, on court droit dans le mur. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Je mange 147 kilos de poissons par an...

     

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    D'après ma consommation de poisson personnelle de la semaine qui vient de s'écouler et une extrapolation sur un an, j'arrive à 146 kilos 600 grammes par an ! C'est inouï, autant qu'un Inuit ! Et réjouissant si l'on en croit l'article qui suit. Seule préoccupation : le mercure qui s'accumule...

     

    Dans les années 1970, deux médecins danois se sont rendu compte que les populations du Groenland vivaient plus longtemps et développaient moins de maladies cardiovasculaires. Ceci serait dû à leur régime alimentaire. Les Inuit consomment effectivement très peu de viande et se nourrissent presque exclusivement de poisson. Ils absorbent 147 kg de poisson par personne et par an, contre 7 kg pour un Américain moyen, et encore moins pour un Européen !

     

    Or, les poissons, et en particulier les poissons gras tels que le saumon, le thon ou la sardine, sont très riches en oméga-3. Ces derniers sont des acides gras poly-insaturés et sont essentiels, car notre organisme ne peut pas les fabriquer. Les oméga-3, dont les deux principaux sont l’acide docosahexaénoïque (DHA) et l’acide eicosapentaénoïque (EPA), doivent donc nous être fournis par notre alimentation. L’huile de poisson en est une source riche.

     

    Les oméga-3 présentent différents effets bénéfiques sur notre santé. Par exemple, ils augmentent la plasticité des cellules et améliorent la transmission de l’influx nerveux. De nombreux travaux ont également mis en évidence une action anti-inflammatoire des oméga-3. Ils empêcheraient le système immunitaire, et en particulier les lymphocytes T, de faire preuve de zèle et d’endommager les tissus. Une étude récente, publiée dans Journal of Leukocyte Biology, a souligné un nouveau rôle de ces précieux acides gras, qui viendraient renforcer le système immunitaire.

     

    Pour leurs expériences, l’équipe de recherche de la Michigan State University aux États-Unis a utilisé deux groupes de souris. Pendant cinq semaines, un groupe a reçu de l’huile de poisson en complément alimentaire et pas l’autre. Les auteurs ont ensuite comparé des échantillons sanguins provenant de ces deux groupes. Ils ont montré que les souris ayant reçu de l’huile de poisson produisaient plus de lymphocytes B, c’est-à-dire de globules blancs spécialisés dans la production d’anticorps. Cette propriété des oméga-3 aiderait donc notre organisme à lutter contre les infections.

     

    Ainsi, les oméga-3 contenus dans l’huile de poisson auraient deux effets complémentaires sur notre système immunitaire. D’une part ils limiteraient l’hyperactivité des lymphocytes T afin d’éviter les risques d’inflammation, et d’autre part ils amélioreraient la production de lymphocytes B pour mieux lutter contre les infections. L’huile de poisson n’est pas un produit miracle mais cette étude montre qu’elle pourrait être un précieux allié de notre santé.

     

    L’huile de poisson jouerait également un rôle dans la prévention de nombreuses pathologies telles que les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, les maladies de peau et Alzheimer. Elle rendrait même plus intelligent et augmenterait l’espérance de vie ! Source : Agnès Roux sur Futura-Sciences.


     

     

  • Un contrôle sur trois dévoile des fraudes alimentaires...

    Tromperies sur l'origine et la qualité de la marchandise, falsifications chimiques de denrées alimentaires périmées pouvant entraîner des graves intoxications, importations clandestines de produits prohibés via de savants trafics d'étiquettes sur les emballages… Pour lutter contre les scandales sanitaires qui planent sur nos assiettes, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) multiplie les contrôles et traque les failles menaçant la solidité de la chaîne alimentaire. 

    «Environ 3 900 sociétés de l'alimentaire présentant un niveau de risque significatif font l'objet d'une visite régulière, confie au Figaro Stanislas Martin, chef de service en charge de la protection des consommateurs à la DGCCRF. Sur la seule filière viande, 650 entreprises sont surveillées systématiquement.» Selon nos informations, les agents de la DGCCRF ont prélevé à l'occasion de leurs «descentes» 34 500 échantillons alimentaires en 2012, donnant lieu à 250 000 analyses effectuées dans sept laboratoires spécialisés. Dans le lot, les limiers en blouse blanche ont mené 16 000 analyses bactériologiques et 7 500 analyses sur la «loyauté des produits» pour débusquer d'éventuelles tromperies. Une fois sur trois, ces vérifications révèlent des tromperies sur l'origine des marchandises. Le cas des lasagnes à la viande de cheval semble être passé entre les mailles du filet.

    En décembre dernier, sous l'égide d'Interpol et d'Europol, ces experts ont déclenché une opération visant des réseaux d'envergure internationale. Baptisée «Opson II», elle a débouché sur la confiscation d'une tonne de charcuterie impropre à la consommation humaine, deux tonnes de poissons et crustacés présentant des risques d'empoisonnement, 500 kg de viennoiseries corrompues ou encore 1,2 tonne de fausses brisures de truffes bourrées de collagènes.

    «Débutées en 2011, les investigations ont en outre démontré que 100 tonnes de poissons d'élevage et sauvages (anguilles, crevettes, brochets…), ont été commercialisées avec des actes de tromperie sur l'origine et sur les qualités substantielles, ont précisé l'Oclaesp et la DGCCRF. Par ailleurs, une commercialisation frauduleuse de plus de 5 millions de bouteilles de vin, a rapporté sur trois ans, 2,744 millions d'euros aux auteurs.»

    En vertu du Code de la consommation, les voyous de l'agroalimentaire encourent deux ans d'emprisonnement et 37 500 euros d'amende. À savoir des sanctions bien moins lourdes que pour les trafics d'armes ou de drogues pour des gains parfois colossaux. Au même titre que les déchets industriels, les trafics agroalimentaires représentent de nouveaux débouchés pour les gangs criminels organisés notamment depuis l'Italie, mais aussi des pays de l'Est. Source: Le Figaro.fr

  • Enfin du soleil...

    Cela fait quelques jours maintenant que nous bénéficions enfin d'un peu de soleil. Il était temps ! Nous n'avons, en effet, pas été gâtés ces 6 derniers mois. Avec 120 heures en octobre, 50 en novembre, 30 en décembre, 36 en janvier, 59 en février et 82 en mars, cela nous donne 377 heures d'ensoleillement en 6 mois... Pas terrible du tout...

    Bruxelles bénéficie normalement de 1.084 heures d'ensoleillement par an. Là on est bien en-dessous des normes. Et quand on sait que, par exemple dans le Var, la norme est de 2.800 heures de soleil par an, on se demande ce qu'on fait ici. 

    Et puis il y a le froid. Le mois de mars le plus froid depuis 1962 ! Et ce n'est pas fini : le printemps n'est toujours pas là, il faudra encore patienter jusqu'à la mi-avril au moins... Pas très bon pour nos agriculteurs qui ont perdu leurs semis, ni pour le prix de certains légumes de saisons qui grimpe de 30%...

    Vivement un peu de chaleur...