• Prodigieuse mutation...

    "On peut dire que la crise est réelle, grave, durable. Elle est loin d’être réglée comme on le dit un peu vite. Mais d’autre part, je pense que le mot "crise" lui-même est trompeur. Que ce soit dans les journaux, à la radio ou à la télévision, il est utilisé plusieurs centaines de fois par jour pour évoquer la réalité actuelle et même s’il est prononcé de bonne foi, j’y vois un terme mensonger qui nous induit en erreur parce qu’il évoque un état passager et sous-entend qu’une fois cet épisode passé, on en reviendra plus ou moins à la situation antérieure. En termes économiques, cela équivaut à croire qu’on renouera avec la croissance, avec le chômage à 4 %, etc., ce qui est évidemment faux. En réalité, ce n’est pas une crise que nous vivons mais une mutation gigantesque.

    Et je pense qu’à condition de faire un effort d’analyse, en prendre conscience est plutôt rassurant. Nous vivons en vérité cinq mutations qui s’enchevêtrent, qui interagissent les unes sur les autres, jusqu’au final à n’en former plus qu’une, prodigieuse. Ce qui est paradoxal c’est que tout le monde a plus ou moins conscience de ces différentes mutations mais que personne ne les met en perspective. D’où la méprise sur la situation actuelle.

    Je n’évoquerai pas en détail ces cinq mutations, je me contenterai de les citer : une mutation géopolitique, la fin de la centralité occidentale; une mutation économique, le découplage entre l’économie de marché et la démocratie; une mutation numérique, notre entrée dans ce "sixième continent" (le Web) immatériel; une mutation biotechnologique, notre nouvelle maîtrise de la "vie" et de la procréation; une mutation écologique, avec la prise de conscience des limites qu’impose à nos modèles de développement la finitude du monde.

    Ces cinq mutations correspondent à un basculement de l’aventure humaine. Nous vivons une "bifurcation historique", pour parler comme votre prix Nobel de Chimie Ilya Prigogine, comparable par son ampleur à la Renaissance ou même à la révolution néolithique d’il y a douze mille ans. Cette "bifurcation" porte en elle autant de menaces que de promesses. Ce n’est pas la fin du monde, c’est la fin d’un monde. La regarder en face n’incline pas au pessimisme mais à la détermination.

    Sans le savoir, nous sommes déjà entrés dans un nouveau monde. La rupture que nous vivons est si radicale que les changements vont, cette fois, bien plus vite que les idées. Nous avons du mal à penser véritablement la prodigieuse mutation anthropologique et historique dont nous sommes les témoins inquiets. La plupart de nos analyses, de nos discours et de nos querelles campent dans un passé révolu et entretiennent des oppositions d'autant plus théâtrales qu'elles deviennent sans vrai contenu. Ce déphasage est redoutable.

    C'est contre ce nouveau fatalisme qu'il faut réagir. Retrouver le goût de l'avenir, refonder la démocratie, reprendre possession de notre destin, tout cela exige des mises à jour radicales. Pour ce faire, il faut tenter de penser autrement les grandes contradictions contemporaines, celles qui sont au centre même de notre vie en société. Au-delà de ces contradictions fondatrices, contre les pugilats dépassés et les manichéismes exterminateurs, ce sont autant de chemins nouveaux qu'il s'agit de tracer. Ou d'ouvrir."

    Sources : Entretien "Antisinistrose" de Jean-Claude Guillebaud par Eric de Bellefroid dans La Libre de ce samedi et résumé de son livre : "Le  goût de l'avenir".

  • Météo maussade et vitamine D...

    Le 23 octobre, sur base des tendances à long terme de Météolaflèche.com, j'annonçais un hiver gris, doux et pluvieux. On peut dire que les prévisions pour Novembre et Décembre se sont avérées exactes ! Plus de pluie et plus de douceur et moins de soleil : tu meurs. 

    Aujourd'hui, on peut également confirmer que Janvier, Février et Mars poursuivront dans la même voie. J'ai donc eu raison, pour la première fois depuis des années, de ne pas protéger mes plantes du gel. A condition que Janvier et Février confirment...

    Cependant, avec 5 mois gris, prenons garde au déficit en vitamines D. Un petit complément acheté en pharmacie ne fera de tort à personne, que du contraire !

    Pour rappel, la vitamine D influence plus de 200 gènes, ce qui explique son importance non soupçonnée jusque récemment dans de nombreuses maladies dont l'arthrite, les troubles de la peau apparentés au psoriasis, le diabète, certains cancers et même la démence. On se charge en vitamine D en s'exposant une heure par jour au soleil. Sinon, on la trouve dans les huiles de foie de poissons. Ou en gélule à base d'huiles de foie de poissons en pharmacie, ce qui est plus pratique...

    Et dès qu'un petit rayon de soleil fera son apparition, essayons d'en profiter !

  • Nucléaire belge : tout va bien...

    A la question de savoir si le risque associé à l'énergie nucléaire est encore acceptable, le Directeur de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), Willy De Roovere a répondu qu'il opterait aujourd'hui pour d'autres sources d'énergies. Revenant sur la catastrophe de Fukushima et les problèmes de micro-fissures découvertes dans les cuves de certains réacteurs des centrales de Doel et Tihange, il a rappelé que nous ne devons pas nous faire d'illusion: il en va toujours ainsi avec une industrie, il y a un risque résiduel.

    Selon le directeur de l'AFCN, "on doit accepter l'existence d'un risque résiduel qui, à de très mauvais moments, peut conduire à une catastrophe". "Alors se pose la question de savoir si un tel événement est acceptable pour la population. Je crois que cela est très difficile à cette époque", a poursuivi Willy De Roovere, qui sera remplacé la semaine prochaine à la direction de l'AFCN par Jan Bens. Ce qui explique sans doute sa soudaine liberté de parole...

    Quant à la nomination de M. Bens, elle a suscité les critiques des écologistes car elle constitue un signal catastrophique pour l'indépendance et la crédibilité de l'organe de contrôle nucléaire dans le sens où c'est l'ex-directeur de Doel qui devra décider du sort des fissures apparues sur le réacteur nucléaire de Doel 3. Le contrôlé devient donc le contrôleur, ont dénoncé les écologistes.

    L'AFCN doit remettre à la mi-janvier au gouvernement des rapports sur les cuves des réacteurs Doel 3 et Tihange 2.

    Pour rappel, si un problème devait survenir à Doel, ce seront plus de 900.000 personnes à évacuer et à déplacer... A quand des indépendants, non soudoyés par le cartel nucléaire, pour décider, en toute neutralité, du futur énergétique de la Belgique ?

  • Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?

    Il paraît que c'est pour demain. La fin du Monde. Cela fait des mois ou des années que certains en sont convaincus et s'y préparent. Ils ont construit des bunkers, se sont réfugiés sur des montagnes, ont fait des provisions alimentaires pour 2 ans...

    On parle d'une méga éruption solaire, d'un méga tsunami, d'un méga virus, d'un méga tremblement de terre, d'une énorme comète heurtant la Terre et même d'extra-terrestres qui viendraient nous rendre visite ! Du n'importe quoi, auquel pourtant des milliers de personnes croient. Ils ont adhéré à des sectes et ont dépensé toutes leurs économies, en prévision de ce fameux vendredi 21 décembre 2012...

    Une fois de plus, ils seront déçus : rien de tout cela ne se produira ! 

    Samedi, ils se rendront compte qu'ils n'ont plus qu'à manger leurs réserves de riz (pendant 2 ans), dans leur trou, sans lumière naturelle. De quoi déprimer un sacré coup !

    Et dans quelques semaines, une nouvelle date fatidique sera annoncée, basée sur d'autres théories tout aussi farfelues, alarmant les plus crédules. Et un nouveau cycle recommencera, très profitable pour certains (vendeur d'abri anti-atomique, de groupes électrogènes, de filtres NBC (nucléaire-biologique-chimique), et autres conserves alimentaires.

    Pour la majorité, ce vendredi sera un jour normal. Pour d'autres, comme moi, l'occasion d'une grande fête (encore une), car non, rien à l'horizon pour Soeur Anne. 

  • Dégustation du lundi 187

    Mes amis, quel beau Clos ce soir, toujours à 6. Le dernier de l'année qui s'achève (fêtes obligent). Dix très grands flacons ce soir, dont 2 hélas bouchonnés. Soit 20% de pertes : c'est énorme, surtout à ce niveau !

    Cayas 2010 Réserve du Valais de Gilles Besse : une robe foncée et un nez poivré et vivant de Syrah pure.La bouche est plus conventionelle sur des petits grains plaisants, sur de la mûre. C'est frais et pur. Très belle mise en bouche.

    Great Wall Cabernet Sauvignon 2006 Huaxia Reserve, en Chine : une robe foncée et de beaux fruits rouges et noirs au nez. En bouche, finesse, jolie patine, un côté mûr, vraiment bien avant de tirer vers un léger côté boisé. Il y a de la mûre et de l'alcool et nous pensons à un millésime chaud. C'est pas mal du tout. Les Chinois débarquent : attention !

    Les Clous 2009, Vosne-Romanée du Domaine Prieuré Roch (produit à 2.340 bouteilles) : Une robe rubis et, pour moi, un nez biodynamique ou nature. En bouche, de l'intensité, du fruit, de la finesse : il a tout, et sans souffre. Cela peut paraître simple, mais c'est tout le contraire : c'est long, présent, enrobé, sans densité ni alcool.

    Hermitage 2006 du Domaine Jean-Louis Chave (Bouteille n° 09765). Bouchonné de bouchonné.

    Hermitage 2007 du Domaine Jean-Louis Chave (Bouteille n° 6460) : Robe noire avec des reflets rubis et un nez de fruits rouges et d'alcool. La bouche est puissante, mais fraîche, sur une belle acidité et une belle maturité, pleine et encore jeune, et avec une magnifique finale.

    Hermitage 1985 du Domaine Jean-Louis Chave (Bouteille n° ???) : La robe est plus claire. Le nez est superbe et plus vieux, torréfié, sur du moka. En bouche, une vieille bouteille qui a bien tenu son âge, tout en délicatesse et finesse sur du vieux cuir. On se s'égara à Bordeaux et en Bourgogne avant de revenir sur une Syrah...

    Vieilles Vignes 2000 Domaine de Marcoux en Châteauneuf-du-Pape : Une robe noire et un fort beau nez mûr, puis beaucoup de matière et de concentration en bouche, avec de la chaleur et de l'alcool. Il manque de fraîcheur, il saoule et fatigue avec ses 15°.

    Interlude : Le petit Clément (encore à venir) a trouvé 5 parrains d'un coup ! Le Clos est parrain.

    Clos des Papes 2000 à Châteauneuf-du-Pape : Un magnifique nez, top, sur une belle fraîcheur et une bouche qui assume, malgré les flacons précédents. Il est à son apogée, puissant, fin, mûr, avec une sucrosité agréable bien amenée et une magnifique fraîcheur. Waaooh.

    Cuvée spéciale Cabassaou 1996 du Domaine Tempier en Bandol. Bouchonné aussi. Un désastre...

    Pavillon Rouge 1998 du Château Margaux. Certains sont à Pauillac en 1989/1990. D'autres sur un Cabernet pas mûr ou sur des rafles en 1985. Il est temps d'arrêter...

    Arrivèrent de succulentes pâtes au homard préparées par jambe de bois (qui n'en a d'ailleurs plus) pour clôturer cette mémorable soirée.

    Le Clos se retrouvera après les fêtes, le 7 janvier (pour fêter une naissance ?). Bonnes fêtes à toutes et tous !

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  • Optimiste, malgré tout...

     

    Carte intéressante publiée dans Le Monde de ce week-end.

    J'en tire quelques conclusions. La première, c'est que la malbouffe envahit la planète toute entière : l'alimentation mondialisée et industrialisée de mauvaise qualité remplace inexorablement les habitudes alimentaires historiques et saines des régions les plus reculées de la planète, et y apporte également les maladies qui y sont liées (diabète, maladies cardio-vasculaires, obésité, etc...).

    La seconde, c'est qu'il doit y avoir quelque chose dans l'alimentation des chinois, japonais, thailandais et autres indonésiens qui provoque ces décès par AVC. Mais quoi ?

    La troisième, c'est que, dans le futur, trouver des aliments sains et qualitatifs sera de plus en plus difficile et onéreux. Il y aura une bonne alimentation pour celles et ceux qui en auront les moyens, et une mauvaise alimentation de médiocre qualité pour tous les autres. Comme c'est déjà le cas pour l'enseignement et les soins médicaux, qui fonctionnent déjà à 2 vitesses.

    Heureusement, pour conclure, la prise de conscience généralisée de la population ayant accès à l'information, et qui depuis lors, fait attention à ce qu'elle consomme (Bio, local, de saison, de terroir, en abandonnant les plats préparés industriels, les softs et toute la malbouffe des industries agro-alimentaires) sauvera certainement des millions de personnes de ces maladies de société.

  • Dégustation du lundi 186

    Très belle dégustation à 6, tout le monde ayant fait un bel effort, les fêtes approchant à grands pas (ou la fin du monde, pour certains...).

    Un deuxième Noël du Clos qui débuta par 3 vins blancs magnifiques, intéressants et avant-gardistes, dégustés à l'aveugle, suivis de 4 fort beaux vins rouges (sur 5) et d'un moelleux. Le paradis.

    Premier blanc à la robe claire et au nez de vin naturel (mais pas extrême), simple et mûr, sur de la rafle.  En bouche, vivacité, fraîcheur, plénitude, sur des notes salines, fumées et marines, puis le fruit qui revient en finale. Initials BB 2011, en Vin de France d'Agnès et René Mosse. La meilleure parcelle des Bonnes Blanches. Très beau.

    Second blanc à la robe claire également et au nez classique, beurré, expressif, aromatique sur de l'ananas. La bouche est très fraîche, avec une belle acidité qui revient en fin de bouche sur des agrumes. Un noble élevage, une noble origine, qui fait penser à Coche-Dury. Puligny-Montrachet 1er Cru Les Referts 2008 de Philippe Pascalet. Les amateurs de vins naturels sont un peu déçus par ce vin pas assez libre à leur goût...

    Dernier blanc de cette longue soirée avec un flacon à la robe claire et au nez fruité et frais. La bouche est très aromatique. On est sur un Sauvignon du sud, avec une certaine lourdeur : un contraste entre la bouche très mûre et le nez frais. Buisson Renard 2009, Blanc Fumé de Pouilly du Domaine Didier Dagueneau. Il n'a pas ce côté "découpé au laser" habituel des Dagueneau, peut-être parce qu'il est très mûr.

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    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez de vin espagnol (Priorat nouvelle génération) pour l'un, bordelais pour les autres. En bouche, c'est bien mûr, réalisé techniquement, dans un style mondial qui plaira à tout le monde, mais qui manque de spécificité et de terroir, et avec un boisé assez présent : Podere Sapaio 2008 Boigheri Superiore en Toscane. Ce 95/100 Parker est composé de Cabernet Sauvignon (50%), de Merlot (20%), de Petit Verdot (20%) et de Cabernet Franc (10%).

    Cinquième bouteille à la robe foncée et au nez assez ouvert, qui libère le fruit mûr avec une certaine chaleur. La bouche est impressionnante, noire sur un cépage teinturier, très mûre. Il y a de la finesse malgré la maturité, mais aussi de la fraîcheur, avec des arômes très purs d'olives noires et de noyaux et un petit côté sauvage : Terre Des Chardons "Discret" 2009 en Costières de Nîmes. 95% Syrah et 5% Grenache noire pour ce vin en biodynamie élevé sans bois dans des cuves en acier ou en béton.

    Sixième flacon de la soirée à la robe rubis clair et au nez plus discret et lourd sans notion de terroir. Sont évoqués : un Gamay, un Poulsard, un Pinot Noir sur Sancerre... En bouche, une belle légèreté avec de la personnalité sur un fruité qui est là et juste bien fait, élégant, qui prend le palais et s'installe. Ce vin un peu plus tendu que le précédent est l'oeuvre d'un vigneron qui travaille sans artifice. Chambolle-Musigny 1er Cru Les Charmes 2008 de Ghislaine Barthod.

    On poursuit avec un vin à la robe foncée, mais évoluée et au nez de grand Bordeaux dans une année chaude. La bouche me dirige vers un rive gauche 89 et on est en rive droite 99... Par contre elle tombe sec, comme d'habitude, sur un énorme boisé. Pas de quoi justifier ces prix à la con... Château Pavie 1999 Saint Emilion Grand Cru.

    Le vin suivant présente une robe plus légère et une bouche fruitée, mais tapissée par l'élevage en finale. C'est long en bouche et il y a de la fraîcheur dans le développement qui joue un registre de balais aérien (Sic). Moins de précision mais plus de maturité que dans le 6ème flacon. Chambolle-Musigny 2009 La Combe d'Orveau du Domaine Anne Cros.

    Neuvième et avant-dernière bouteille à la robe noire. C'est plein de fruits, avec de la fraîcheur, puis une finale sur de l'alcool. C'est une grande Syrah, bien enrobée, sur un terroir solaire. C'est très riche, beau, puissant, mais avec aussi une certaine élégance. Un tout grand flacon dans un tout grand millésime. Château de Beaucastel, Hommage à Jacques Perrin, 2004 en Châteauneuf-du-Pape.

    Dernier flacon de la soirée, en demi, à la robe abricot. C'est mûr et très botrytisé, super long et pas sirupeux grâce à une belle vivacité, et un beau fruité. Rieussec 1986 1er Grand Cru Classé en Sauternes. Lundi prochain, le 3ème et dernier Noël du Clos, avant le vrai. Le thème : "Et si c'était vraiment la fin du Monde, qu'est-ce qu'on boirait pour la dernière fois?". Qui vivra verra.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • 11 septembre : la preuve scientifique de démolition explosive programmée...

    Cette vidéo est hors sujet par rapport à ce blog. Mais depuis le début, j'ai toujours pensé que les tours du World Trade Center ne pouvaient s'écrouler d'elles-mêmes, même après avoir été percutées par un avion. Impossible au niveau structurel.

    La preuve scientifique dans cette vidéo où architectes, ingénieurs en stabilité, expert en démolition, experts en explosifs, chimistes nous prouvent que les 3 bâtiments détruits le 11/09 l'ont été par des explosifs militaires, mis en place avant le 11/09.

    Prenez une heure de votre temps, c'est assez édifiant. En anglais.

    http://video.cpt12.org/video/2270078138


  • Le vent tourne pour Monsanto et les OGM au Brésil...

    Royalties illégales, obligation d'étiquetage et publicité mensongère, la justice brésilienne sanctionne l'industrie sur les OGM. Les règles du jeu pourraient changer dans le pays, deuxième producteur mondial de cultures génétiquement modifiées.

    Au Brésil, plusieurs procès sur les OGM opposent les industriels aux agriculteurs et aux consommateurs. Et la justice donne surtout raison aux deux derniers. Sur le paiement des royalties versées à Monsanto d’abord, les agriculteurs du Rio Grande do Sul multiplient les plaintes contre le géant américain. Dans cet État, premier producteur de soja OGM, des dizaines d’organisations agricoles contestent les redevances sur leurs cultures. Ils ont eu gain de cause dans un premier procès, où Monsanto a été condamné à rembourser aux agriculteurs le double des royalties prélevées, au motif que ses brevets étaient expirés depuis 2010. En juin 2012, la Cour suprême a étendu ce verdict à l’ensemble du territoire brésilien.

    Mais la bataille est loin d’être terminée. Pour les agriculteurs, l’enjeu est d’arrêter de payer deux fois des redevances, au moment de l’achat des semences et au moment de la vente des récoltes. Cette « double peine » s’explique par l’histoire des OGM au Brésil. Les premières semences OGM étant entrées illégalement depuis l’Argentine, Monsanto n’avait pas pu recevoir des royalties sur la vente des graines. La compagnie décide donc de taxer un pourcentage de la récolte de soja, autour de 2-3%. C’est seulement après 2005 que le soja Roundup Ready est légalisé et qu’un marché des semences « soja RR » est formalisé. Mais la double redevance est maintenue. Pour les agriculteurs, Monsanto n’a aucune raison de continuer à se payer sur le volume de leur récolte.  D’autant que celui-ci peut être lié à leur travail ou à d’autres facteurs indépendants des semences. Ils dénoncent également la pratique consistant à tester les récoltes et taxer celle contenant des OGM, les contaminations entre leurs cultures OGM et non-OGM étant inévitables.

    Pour la multinationale, la redevance sur les récoltes doit être maintenue au motif que les agriculteurs replantent illégalement les semences de soja GM d’une année sur l’autre sans payer les royalties. La nouvelle variété de soja RR2 lancée par Monsanto pour la saison 2012-2013 a mis de l’huile sur le feu, les royalties étant cinq fois supérieures. Les syndicats agricoles sont ainsi en procès contre Monsanto pour supprimer cette deuxième redevance.

    Malgré leur défiance à payer des royalties, les agriculteurs brésiliens ont largement adopté le soja RR qui résiste à l’herbicide Roundup. Cet OGM représente près de 70 % du soja brésilien, dans les exploitations familiales et les grandes entreprises. Pour Gabriel Bianconi, responsable du dossier OGM à l’ASPTA, une l’ONG brésilienne dédiée l’agriculture familiale, le succès des OGM auprès des agriculteurs est principalement lié au fait qu’il n’y ait rien d’autre sur le marché. « Dans l’État du Rio Grande do Sul, de nombreux agriculteurs nous disent que, s’ils avaient le choix, ils retourneraient aux semences conventionnelles, pour éviter les royalties mais aussi les nombreux problèmes de résistances des mauvaises herbes au Roundup», explique pourtant Gabriel Bianconi. L’Embrapa, l’Inra brésilien, a en effet identifié près d’une dizaine d’espèces sauvages devenues résistantes au glyphosate, l’agent actif du Roundup, dans les zones de production de soja. L’ONG ASPTA est d’ailleurs en procès contre l’industrie sur des enjeux de biosécurité. « Mais nous avons beaucoup plus de mal à faire valoir nos arguments , regrette Gabriel Bianconi, malgré les évidences de la dissémination incontrôlée des OGM dans l’environnement ».

    Si les OGM vont continuer à dominer l’agriculture brésilienne, la coexistence entre cultures GM et conventionnelles devient un véritable enjeu, selon John Wilkinson, spécialiste des questions agricoles à l’Université fédérale rurale de Rio. La demande grandissante de soja non-OGM, en particulier du marché européen, change en effet la donne. « Certains gros acteurs du secteur se mettent à promouvoir les cultures conventionnelles », explique  l’expert. Dupont et Bunge ont en particulier créé la compagnie Solae qui fabrique des produits diététiques et pour bébé à base de soja sans OGM.

    Deux autres jugements récents concernent la défense des consommateurs. En aout 2012, Monsanto a été condamné à payer 200 000 euros pour publicité mensongère pour avoir affirmé que l’utilisation conjointe du soja RR et du Round up était bénéfique à la préservation de l’environnement. En aout encore, un autre verdict a renforcé l’étiquetage des produits contenant des OGM. Depuis 2004, le Brésil impose de signaler la présence de plus de 1 % d’OGM dans un produit par un T dans un triangle jaune. L’industrie a mis plusieurs années à se soumettre à la règle, mais aujourd’hui le sigle trône dans les rayonnages. Or, le tribunal fédéral vient de durcir encore les règles en imposant un étiquetage mentionnant le pourcentage d’OGM, même s’il est inferieur a 1 %. L’industrie agro-alimentaire a fait appel. Source Novethic Magali Reinert .

    Sigle

     

     

     

     

     

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  • La pollution au mercure, un poison pour les amateurs de sushis...

    Dans un article intitulé "Les sushis tuent votre cerveau" et repéré par Slate, le Global Post relate de nouvelles études menées par le Biodiversity research institute et le Zero mercury working group, qui alertent sur les dangers de la pollution au mercure, dans les sushis mais pas seulement. Si rien n'est fait, celle-ci pourrait augmenter de 50 % d'ici à 2050 dans l'océan Pacifique, selon la coalition Zero mercury – qui a participé à ces études en vue d'une réunion le mois prochain aux Nations unies à Genève, pour tenter d'arriver à un traité et d'endiguer cette pollution. Ce métal, hautement toxique, est surtout présent dans de gros poissons prédateurs comme le requin, l'espadon ou certaines espèces de thon – ingrédients de choix (et crus de surcroît) des mets japonais.

    Selon ces études, le mercure est néfaste – sur le développement du cerveau notamment – même à très faible dose. Le Dr Edward Groth, conseiller à l'OMS (Organisation mondiale de la santé), affirme ainsi que "des niveaux d'exposition définis comme sûrs par les seuils officiels causent en fait des effets indésirables". Au point que le rapport conseille d'abaisser ces valeurs limites de consommation à un quart des recommandations actuelles des Etats-Unis. Et d'éviter totalement des espèces comme le marlin ou le thon rouge du Pacifique.

    Le Global Post relève que les autorités ont ouvert les yeux sur la nocivité du mercure dans l'alimentation dès les années 1950, quand l'usine pétrochimique de Minamata au Japon avait rejeté ses eaux contaminées dans la mer. La forte concentration de mercure avait causé des milliers de cas d'empoisonnement, menant pour certains à la folie, des malformations, des enfants nés avec de graves handicaps, et même des morts.

    Aux Etats-Unis toutefois, relève l'article, "selon l'Institut national américain des pêcheries, il n'y a jamais eu de cas confirmé de contamination au mercure due à la consommation de poisson acheté dans le commerce. Par contre, selon le même institut, 84 000 Américains meurent chaque année du fait d'une carence en acide gras Oméga 3, qu'on trouve dans les poissons". Pour les auteurs des études, l'idée n'est donc pas d'arrêter le poisson, mais de faire son choix parmi les deux tiers d'espèces qui sont moins exposées au métal poison : sardine, saumon, haddock, cabillaud, hareng, bar... Source : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/

  • Dégustation du lundi 185

    Un tout bon lundi soir, à 5, dont les voisins se souviendront. Nous aussi, d'ailleurs.

    Premier flacon, à la robe claire et au nez de Sauvignon (Chardonnay pour moi), sur des agrumes. La bouche est grasse, riche, volumineuse et longue. Ils avaient raison pour le Sauvignon, mais on n'est pas en Loire TE KOKO 2009 Cloudy Bay en Nouvelle Zélande.

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    On passe aux rouges avec une première mise en bouche à la robe rubis foncé et au nez discret, honnête et lisse. La bouche est agréable, équilibrée, bien faite mais peu expressive. Ils évoquent un classique Merlot Cabernet dans le Languedoc. Il s'agit d'un Syrah, Mourvèdre, Grenache, Cabernet et Carignan en Provence : Domaine de la Cressonnière Cuvée Mataro 2006 Côtes de Provence (Magnum). Malgré l'avis général, j'apprécie le fruit et la fraîcheur de ce vin. Je le re-goûterai demain. Et après-demain. Et après après-demain.

    Le flacon suivant présente une robe noire et un nez de Bordeaux qui roquefordise un petit peu. En bouche, l'amertume des grands terroirs bordelais (on pourrait écrire un livre). C'est incroyablement sec et boisé. On pense être en 98. On est en 89 ! Un vin côté 96/100 par Parker : Pichon Comtesse 1989 en Pauillac. Pas bon du tout, et rien à voir avec le délicieux 1982 dégusté il y a 2 ans. Triste de voir ces grands flacons historiques dans cet état.

    Le quatrième vin présente la même robe et également un nez de Bordeaux sur une année chaude. Mais cette fois-ci, c'est autre chose ! En bouche, une belle chair de Merlot et de Cabernet, sur des fruits et des tomates confites, et des poivrons aussi. Fort bel équilibre entre le fruité, la maturité et le boisé : cela devient rare ! Très belle matière (cassis et cerises), des tannins fins et racés, et un bel élevage pour ce Léoville Las Cases 1990 en Saint Julien. Un vin encore terriblement jeune et prometteur.

    La bouteille suivante présente la même robe foncée mais au disque présentant des notes d'évolution plus marquées. Le nez est somptueux, plus en rive droite et sur des merlots. La bouche est plus évoluée, moins concentrée et massive que le précédent, sur un fruit magnifique, sans boisé ou astreingence. Tout ce qu'on a toujours espéré d'un Bordeaux. On pense à un 82 bordelais ou à un Véga Sicilia et c'est raté : Domaine de Trévallon 1989 en Coteaux d'Aix en Provence. Délicatesse, finesse, complexité naturelle non boostée par le bois : un vrai régal.

    C'est là que j'ai un peu perdu le fil de la dégustation, retenu par quelques tâches ménagères du style rôtir les langoustines, fignoler les poulets aux morilles, alimenter le feu ouvert pour que les fromages fermiers au lait cru se lâchent, et servir les 4 affamés attablés poursuivant la dégustation. J'ai retenu que le Véga Sicilia Unico 2000 présentait lui aussi une robe noire et un nez de grenache. La bouche était jeune, très mûre mais pas cuite. Ce très beau vin me dirigeait vers un Châteauneuf-du-Pape...

    Il y eu aussi un Barbera d'Alba Scarrone 2006  Vietti qui ne fût pas apprécié à sa juste valeur. Mais quand on passe après 3 monstres sacrés, c'est un peu normal. Ceci dit, je dois quand même avouer qu'il n'était pas terrible... J'espère que le 2007, encore en cave, sera plus à la hauteur.

    Quant à la huitième bouteille, le Madeira Barbeito Boal 1982, je vous le commenterai la fois prochaine, car je ne suis plus sûr du tout de la fin de soirée arrosée. La suite des dégustations du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

  • Tout savoir sur la nocivité éventuelle d'un produit...

    Dans les supermarchés, la scène n'a pas pu vous échapper. Des mères de famille, décidées à préserver à tout prix la santé de leur progéniture, tournent et retournent les emballages. Ceci pour déchiffrer une liste interminable d'ingrédients potentiellement toxiques inscrits en lettres minuscules sur les boîtes de conserve, les yaourts aux fruits rouges ou les shampooings jaune phosphorescent.

    Depuis le 29 novembre, c'en est fini de cette corvée parano. N'importe qui pourra télécharger gratuitement sur son smartphone une application permettant d'obtenir d'un glissement de pouce toutes les informations sur sa lessive, son plat préparé ou sa crème de nuit. Son nom ? Noteo.

    Le mode d'emploi est enfantin. Il vous suffira de scanner le code-barres du produit choisi afin d'obtenir illico un feu rouge, orange ou vert. Soit une notation de 0 à 10 pour caractériser les risques sur la santé et l'environnement. Dans le même temps, les "bonnes ou mauvaises pratiques sociales" des industriels cotés en Bourse seront également évaluées, selon son concepteur.

    L'arme numérique se veut redoutable. D'autant que Noteo - qui a déjà référencé plus de 45.000 produits alimentaires, d'entretien et de beauté ou de nourriture pour bébés - ne vous abandonnera pas quand votre lessive liquide "source de fraîcheur, perles de rosée et fleurs de lys" obtiendra la note globale de 1,3 sur 10 - autant dire exécrable. Il est prévu que l'application suggère toute une gamme de produits alternatifs. Plus sains, moins nocifs, et parfois moins chers. 

    Cette première en Europe doit beaucoup à l'entêtement et au travail d'apothicaire d'un jeune Nantais de bonne famille, Baptiste Marty. Après avoir fait ses classes comme consultant en développement durable et en responsabilité sociale d'entreprise, il crée seul en 2007 l'Institut Noteo, une association loi 1901, pour "permettre aux consommateurs de prendre le pouvoir". "Tous les consommateurs, insiste Baptiste Marty. Pas seulement l'élite bobo qui a déjà la connaissance et les moyens financiers pour acheter proprement."

    Cette croisade verte lui coûte d'abord très cher. Pour salarier 22 collaborateurs, traiter la plupart des grandes banques de données, réunir 400 informations par produit, mettre sur orbite un comité de veille scientifique capable de valider et d'actualiser les données toxicologiques, il casse sa tirelire. "J'ai d'abord mis 600.000 euros de ma poche, confie-t-il, et, cette année, j'ai emprunté le même montant auprès de ma famille." Le reste, soit un sixième de la mise de fonds, vient de la banque pour l'innovation Oséo et de financiers privés, les "business angels".

    L'air de rien, ce garçon aux allures d'adolescent idéaliste s'apprête à révolutionner la consommation par la transparence. Celle de l'étiquette. Jean-Louis Borloo en avait rêvé à son arrivée au ministère de l'Ecologie. Mais, au final, ce ne fut qu'un capharnaüm de labels partiels qui brouillèrent un peu plus le jugement des consommateurs. 

    Si Baptiste Marty est si sûr de son affaire, c'est que le grand frère de Noteo prospère aux Etats-Unis depuis 2007, en vendant en outre sa compétence aux entreprises. La notation, c'est d'abord un service gratuit, mais ça peut aussi devenir aussi une bonne affaire. Fondée par un professeur de Berkeley, l'agence californienne s'appelle Good-Guide. Sur les 180.000 produits américains évalués, on trouve la nourriture pour chiens et chats, mais aussi les portables et les voitures. 

    Avec ses 45.000 références, l'équipe nantaise de Noteo a du pain sur la planche. Rien qu'en passant au crible les 3 000 produits d'entretien, ses experts constatent que, pour 20% d'entre eux, la liste complète des molécules n'est pas toujours accessible sur les sites internet des industriels. Ce qui est en contravention avec l'obligation légale. Dans ce cas, Noteo, qui a mis au point cette application au bout de cinq ans de travail acharné, pénalise le produit mal ou pas documenté par un malus "opacité".

    La bataille, que Baptiste Marty veut "vertueuse", parce qu'elle donne au client le pouvoir de bonifier la loi du marché, sera tout de même très rude. Sur les 10.000 produits de beauté et d'hygiène passés en revue par Noteo, 50% contiennent encore au moins une des substances parmi les dix les plus préoccupantes. A commencer par les parabens, connus pour être des perturbateurs endocriniens et pourtant toujours présents dans 32% des produits de beauté. Source : Le Nouvel Observateur. Voir le site : http://www.noteo.info/

    L’application Noteo est disponible sur Google Play et sur l’Appstore.

     

  • Des neurotoxiques dans le thon et le saumon...

    "Le thon rouge de Méditerranée contient du mercure. Le saumon peut contenir du PCB, surtout s’il est sauvage et pêché dans des zones polluées. Ces deux substances sont des neurotoxiques pour les fœtus. Une fois dans l’organisme des mères, elles peuvent affecter le développement du bébé en gestation. Le problème avec le PCB, c’est qu’il est persistant : il s’accumule dans la graisse des mères tout au long de sa vie.

    On trouve des niveaux élevés de mercure dans la Méditerranée en raison d’une activité volcanique historique (Vésuve, Stromboli, Etna…) et parce que c’est une mer fermée. Les PCB ont, eux, une origine clairement industrielle. Leur présence dans les mers et les rivières est la conséquence des pollutions massives faites au cours des « 30 glorieuses ».

    Pourquoi le thon a-t-il plus de risque de contenir du mercure que d’autres poissons ?

    Parce que c’est un poisson prédateur carnivore et que le mercure s’accumule tout au long de la chaîne alimentaire. Dans le cas des PCB, plus un animal vit longtemps, plus il a le temps d’accumuler des PCB dans ses graisses. C’est pour cette raison par exemple que les truites contiennent moins de PCB que les saumons qui vivent plus vieux.

    Quels poissons contribuent le plus à l’exposition ?

    L’étude CALIPSO de l’Anses montre que pour le mercure, le thon a une contribution majeure de 26% car il contient des niveaux élevés de mercure et qu’il est fréquemment consommé en France. Pour les PCB, ce sont les sardines qui sont les plus fortes contributrices (23%). En revanche, pour les acides gras oméga-3 qui seraient favorables à la santé cardiovasculaire, c’est le saumon qui est le plus fort contributeur !

    Peut-on dépasser les valeurs de sécurité en mangeant beaucoup de poisson ?

    Oui, c’est le cas des consommateurs de poissons qui habitent par exemple le long des côtes françaises. L’étude CALIPSO a permis de mettre en évidence que 43% des consommateurs surpassent les valeurs seuils de mercure contre seulement 6% de la population générale. Pour les PCB, c’est 64% des habitants des côtes qui dépassent les doses contre seulement 15% de la population générale.

    Quelles peuvent être les conséquences sur l’enfant ?

    Les études sur le singe montrent que les PCB diminuent les capacités de mémorisation ou perturbent l’apprentissage. Ceci a été confirmé par les études épidémiologiques chez l’homme. PCB et mercure peuvent avoir des répercussions sur le QI de l’enfant. C’est pour cette raison que l’Anses recommande aux femmes enceintes et en âge de procréer (19-45 ans) de diversifier les poissons qu’elles consomment.

    Jean-François Narbonne est professeur de toxicologie à l’Université Bordeaux et expert à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). SourcePoissons.jpg Nutrition.fr

     

  • Evitons le fructose, sucre de synthèse issu du sirop de maïs...

    "Une consommation excessive de sucre de synthèse, très utilisé dans la fabrication de sodas et d'aliments industriels, peut à la longue ralentir le fonctionnement cérébral et altérer la mémoire, selon une étude américaine publiée mardi dans la revue britannique "Journal of Physiology" .

    Cette recherche effectuée sur des rats "illustre parfaitement le dicton selon lequel ce que l'on mange affecte la pensée", souligne le Dr Fernando Gomez-Pinilla, professeur de neurochirurgie à la faculté de médecine de l'Université de Californie à Los Angeles, principal auteur de ces travaux.

    Des recherches précédentes avaient révélé comment ces sucres, tels que le fructose largement présent dans le sirop de maïs, peuvent être dévastateurs pour l'organisme et contribuer au diabète adulte, à l'obésité ou à l'accumulation de graisses dans le foie.

    Mais cette dernière étude est "la première à révéler l'action néfaste de ces édulcorants sur le cerveau", selon ces chercheurs.

    "Avoir un régime alimentaire riche en fructose peut à long terme altérer vos capacités à apprendre et à mémoriser mais la consommation régulière d'acides gras omega-3, dont sont riches certains poissons ou par exemple les graines de lin, peut aider à minimiser les dommages provoqués par ce genre de sucres", indique le Dr Gomez-Pinilla.

    Les auteurs de cette recherche se sont concentrés sur le sirop de maïs à haute teneur en fructose, une substance liquide bon marché six fois plus sucrée que la canne à sucre naturelle et qui est ajoutée aux aliments industriels, aux sodas, condiments et à la nourriture pour nourrissons.

    Les Américains consomment en moyenne plus de 18 kilos de fructose de sirop de maïs par an et par personne, selon le ministère de l'Agriculture. "Il ne s'agit pas ici du fructose naturel se trouvant dans les fruits, qui sont riches en antioxydants", souligne encore le Dr Gomez-Pinilla. 

    L'équipe de chercheurs a mené cette étude sur des rats. Le premier groupe de rongeurs a consommé, outre les aliments habituels, de l'eau mélangée à une solution de fructose pendant six semaines." Source AFP Relax.

    Ajoutez à cela l'article publié ce mardi 27 novembre dans la revue Global Public Health par des chercheurs de l'Université de Californie et de l'Université d'Oxford concernant la consommation de sirop de maïs à haute teneur en fructose (quand il est mis fructose sur la liste des ingrédients, c'est çà) qui provoquerait un diabète de type 2.

    Le fructose remplace la saccharose dans les sodas et les aliments "industriels" depuis les années 80 car il sucrait 6 fois plus et coûtait beaucoup moins cher. Lisez la liste des ingrédients : on en trouve partout, de vos céréales matinales à votre pizza nocturne... Les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, mais aussi la Belgique et le Japon, sont de gros consommateurs (on parle de 25 kg par habitant et par an), alors que la France semble plus préservée.

    Préférons le sucre de cannes ou les fruits, ce qui nous permettra d'éviter les graisses saturées présentes dans le fructose industriel (et provenant du maïs).

  • Un empire dans une goutte d'eau...

    L'eau claire et limpide ? Que nenni ! Une simple goutte d'eau grouille de bestioles toutes plus horribles les unes que les autres : des vers, des espèces d'acariens amphibies, des monstres à nageoires, d'autres équipés de mandibules pour mieux attraper leurs proies, sans parler de celles qui sont poilues...

    Un micro-empire dans lequel chaque bestiole lutte pour sa survie et se reproduit.

    Désormais, je regarderai mon verre d'eau d'un autre oeil...

    Micro Empire

    http://vimeo.com/39784233

    VIDÉO: Alien dans une goutte d'eau !