• Le véritable Petit Suisse...

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    Avez-vous seulement déjà goûté, dans votre vie, un vrai Petit Suisse ? Je ne parle pas du truc industriel de Gervais-Danone, je parle du véritable Petit Suisse fermier, frais, du Jura. C'est tout autre chose... Quel goût, quelle onctuosité, quelle richesse de saveurs ! La Nature, quoi ! Avec un grand N.

    Si ce n'est pas le cas, dépêchez-vous. Pour ne pas mourir idiot. 

  • La culture Bio peut nourrir l'humanité, même plus...

    Le système conventionnel s’est construit sur l’idée qu’on peut augmenter les rendements en sélectionnant les semences. On les isole et on regarde comment on peut les faire produire au maximum dans un contexte artificiel. On obtient alors de très hauts rendements, mais ils n’ont plus aucune relation avec la réalité biologique. Et dans le réel, ces variétés doivent être soutenues en permanence par des pesticides et engrais chimiques. Elles deviennent très fragiles. Les parasites se précipitent dessus. Il faut multiplier les intrants. C’est un cercle vicieux. L’agriculture bio est un autre concept. C’est la mise en relation des trois grandes composantes de l’agriculture : un écosystème (le sol, les points d’eau, des haies), un agrosystème (plusieurs espèces végétales, des animaux) et des humains autonomes, en situation de prendre des décisions et non de se les voir imposer par des semenciers ou des politiques.

    Ce concept fonctionne de façon optimale avec un mélange de cultures sur une même parcelle. Des légumineuses, parce qu’elles sont capables de capter l’azote de l’air. Des arbres, parce qu’ils vont chercher le potassium en profondeur et le restituent en surface. Il n’y a plus de concurrence entre les plantes, mais une complémentarité. Cela permet de bien meilleurs rendements. En Europe, un hectare de blé conventionnel produit 10 tonnes par an. Sur une même surface consacrée au maraîchage diversifié, avec 20 à 30 espèces différentes, on atteint entre 20 et 70 tonnes. Les légumes contenant plus d’eau que le blé, on peut ramener ces chiffres entre 15 et 25 tonnes de matière sèche. Le rendement est deux fois plus grand !

    Vous soutenez que l’agriculture bio est le seul système viable dans les pays tropicaux…

    Le système conventionnel ne marche qu’en milieu tempéré. Il lui faut une stabilité climatique. Dans les pays tropicaux, les excès de pluie ou de sécheresse peuvent anéantir une année de production en monoculture. L’agriculture associée est plus adaptée. On peut semer des espèces résistantes à la sécheresse, d’autres à des conditions plus humides. Le rendement de chacune n’est pas garanti, mais le rendement global l’est. Et s’il y a des arbres, ils stabilisent les sols et limitent l’érosion. Or, ces conditions aléatoires atteignent les milieux tempérés. Avec le réchauffement, les incidents climatiques sont plus fréquents. Et notre système est d’autant plus fragile que les sols se sont appauvris.

    Que disent les études scientifiques sur cette question ?

    L’université anglaise de l’Essex a réalisé en 2006 une synthèse sur 57 pays et 37 millions d’hectares. Elle conclut que les rendements sont 79 % plus élevés en agriculture bio dans les zones tropicales. Le Programme des Nations unies pour l’environnement évaluait en 2008 que le passage en bio en Afrique permettrait de doubler les rendements. Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation, écrivait en 2010 : « Pour nourrir le monde, l’agroécologie surpasse l’agriculture industrielle à grande échelle. » Un bémol cependant : en 2006, l’université américaine du Michigan montrait que la conversion intégrale en bio de l’Amérique du Nord et de l’Europe ferait chuter leurs rendements de 5 % à 10 %. Car il s’agirait, dans ce cas, de faire du conventionnel sans chimie, de la monoculture. Mais à long terme, si l’on répand les techniques de cultures associées, on peut penser qu’il y aura une amélioration. Et puis, comme dans les pays tropicaux les rendements augmenteront énormément, à l’échelle planétaire, tout ira bien ! On peut nourrir 10 milliards d’humains sans défricher un hectare de plus. D’un point de vue agronomique, c’est indéniable.

    Cette transition est-elle possible ?

    Dans les années 1960, on s’est donné un objectif, celui d’une révolution agricole industrielle, et on y est parvenu. Pourquoi pas aujourd’hui ?

    Qu’attendre de la réforme de la PAC, la politique agricole commune, en 2013 ?

    Elle ne va pas changer la donne. Mais sur la plan national, on peut expliquer aux paysans que l’agriculture bio, c’est l’avenir. Pour 90 % d’entre eux, c’est ringard. Alors que techniquement, c’est très moderne. Beaucoup de progrès récents en sont issus. On peut ensuite faire de l’accompagnement. Et une réforme fiscale. L’agriculture bio réclame plus de main-d’œuvre. Or, aujourd’hui, il est plus avantageux d’acheter une machine que d’embaucher.

    Que pensez-vous de la politique du gouvernement actuel ?

    Je suis sceptique et déçu. L’objectif du Grenelle d’atteindre 20 % de bio en 2020 n’était pas mauvais. Signé par tous les partis, il permettait de faire basculer les choses. Mais à la Conférence environnementale de septembre dernier, l’objectif a été fixé à 7 % en 2017. Il n’y a aucune ambition politique. Il faudrait dès aujourd’hui consacrer 20 % de la recherche et des moyens d’accompagnement à l’agriculture bio. Or, à l’Inra, seuls 2 % à 3 % des chercheurs sont dessus. Et il s’agit de volontés individuelles !

    Et au niveau international ?

    C’est très complexe. Prenez la région d’Atakora, au Bénin. Des associations se sont montrées capables de nourrir l’ensemble du pays avec des méthodes d’agroécologie. Mais les paysans ne peuvent pas vendre leur mil à Cotonou, la capitale, car le blé, français ou américain, y est vendu moins cher. Un mécanisme de compensation, prenant en compte les coûts environnementaux (pollution des nappes, conséquences sur la santé) rendrait la concurrence plus juste. Source : Terraeco.net

    L’Agriculture biologique pour nourrir l’humanité, de Jacques Caplat (Actes Sud, 2012)

    L'agriculture biologique pour nourrir l'humanité

     
  • Dégustation du lundi 184

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    Encore quelques fort beaux flacons dégustés à l'aveugle ce lundi soir, à 4, en attendant patte folle dont l'état s'améliore, et qui devrait bientôt pouvoir ré-utiliser sa voiture pour nous rejoindre.

    Mise en bouche avec un vin à la robe rubis et au nez de Bordeaux très jeune et technique. En bouche, c'est boisé, torréfié, flatteur sur des notes d'épices et de poivre, mûr mais pas concentré, mais pas très racé, ni fort terroir. On pense à un 2007 ou 2008, et c'est un 2009 : L'Enclos Saint Louis 2009 en Canon Fronsac.

    On poursuit avec un vin à la robe fort évoluée et au nez poivré. En bouche, c'est un peu passé, pour ne pas dire tout à fait dépassé. Il n'y a plus rien dans ce Volnay Brouillards 1er Cru 1989 de Jessiaume Père & Fils à Santenay.

    Après ces 2 moments d'égarement, on passe enfin aux choses sérieuses et plaisantes avec un vin à la robe foncée et au nez méditerranéen, bien mûr, sur une belle envolée d'olives noires. Un nez attrayant, accompli, abouti dans lequel on perçoit la chair et la délicatesse dans les nuances fruitées. En bouche, c'est concentré mais pas sur-extrait, c'est équilibré, harmonieux avec une belle longueur et une belle acidité. Certains pensent à un Muntada de Gauby, à un grand Languedoc, fait par un grand faiseur. Vino Montessu 2006 IGT Isola dei Nurachi en Sardaigne. Carignan 60%, Syrah 10%, Cabernet Franc 10%, Cabernet sauvignon 10% et Merlot 10%. 

    Déception avec la quatrième bouteille, à la robe dorée et au nez très discret. La bouche, gentille, mais peu expressive, sans longueur et avec un côté perlant, nous fait parler d'un vin fantomatique. Et le déguster 2 heures plus tard n'arrangea rien : il s'aplatit encore ! Arbois Pupillin 2010 de Pierre Overnoy, dans le Jura. Déception.

    Retour au plaisir avec les 3 derniers flacons : un cinquième vin à la robe foncée et au disque évolué présentant un très beau nez profond, viandé, sanguin et de sous-bois, avec un côté Merlot. On pense à un grand Bordeaux ou à un Véga Sicilia. En bouche, c'est riche et chaud mais sur une belle fraîcheur. L'attaque est magnifique sur des fruits rouges et des tannins fondus, la finale un peu moins bien pour certains, avec un côté poussiéreux. Les Forts de Latour 1990 en Pauillac. Encore très jeune pour son âge (on était en 96, 98 et 2003) et avec une belle longueur. Pas mal du tout pour un second vin vendu 20 euro à l'époque et 250 aujourd'hui...

    Sixième flacon à la robe noire plus jeune, mais au disque également évolué, sur un nez de cacao. En bouche, un côté mou et surcuit par rapport au précédent qui avait plus de fraîcheur. Mais on l'aime, avec son côté animal et cuir dignes d'un millésime rond et chaud. Il y a aussi une saveur particulière dans ce vin avec ses saveurs lardées, beurre au caramel salé, viande laquée : Cos d'Estournel 1990 en Grand Cru Classé à Saint Estèphe. La maxime "Semper Fidelis" est valable jusqu'en 1990. Après, on oublie. Plus rien à voir...

    On termine cette belle soirée avec un septième flacon à la robe dorée et au nez de vin jaune sur un peu de sécheresse. En bouche, un côté vineux avec de la richesse : ce n'est pas le côté vin jaune qui ressort. Ganevat ? Tissot ? On se demande. Il y a la maturité du raisin, sans la sécheresse qu'on trouvait dans le nez. C'est très beau : Vin Jaune "Sous la Roche" 2003 de Jean-François Ganevat. Un Savagnin élevé pendant 8 ans ! 

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec un premier Noël. Puis un second. Puis un troisième...

  • J'autorise les OGM pour les autres, mais je mange Bio...

    Aux USA, Monsanto a placé des pions partout. Il vous suffit de cliquer sur le graphique pour vous apercevoir de l'étendue de la mainmise de la multinationale agro-alimentaire dans tous les milieux décisionnels américains.

    Et ne me faites pas croire que la situation est différente sur les autres continents. Corruption, pots de vins, faux rapports d'analyses, expérimentations truquées : tout ce qu'il faut pour permettre à Monsanto de réaliser son rêve, nourrir la planète entière !

    En attendant, on apprend dans l'article dont le lien est ci-dessous, que tous ces responsables, y compris les Présidents des Etats-Unis depuis Carter, mangent Bio et évitent de consommer des produits de l'industrie agro-alimentaire ! Pas d'OGM, pas de fructose, pas de graisses hydrogénées, pas de conservants ni de traces de pesticides pour ceux qui connaissent la nocivité réelle des produits qu'ils autorisent pourtant pour alimenter le monde ! Terriens, arrêtez de faire l'autruche et examinez ce que vous mangez...

    Source : http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2012/10/09/ge-food-supporters-insist-organic-foods.aspx

  • Pétition Pollinis pour la sauvegarde des abeilles...

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    La bataille qui a lieu en ce moment au niveau européen peut être déterminante pour la survie des abeilles – et notre avenir à tous.

    Les lobbys agrochimistes sont sur le point d'imposer trois types de pesticides néonicotinoïdes notoirement dangereux pour les abeilles dans tous les pays européens. La seule façon de leur barrer la route, c’est que des centaines de milliers de citoyens se mobilisent à travers toute l’Europe pour obliger les députés européens à intervenir.

    Aidez-nous à sauver les abeilles ! Signez dès maintenant la pétition aux députés européens en
     cliquant ici.

    C’est le dernier round d’un combat mené au corps à corps depuis l’été dernier, rappelez-vous :

    Après plusieurs études qui, coup sur coup, ont montré les ravages de certains pesticides neurotoxiques (les néonicotinoïdes) sur les abeilles, et le retrait de la vente d’un de ces pesticides – le Cruiser OSR - en France par le Ministre de l’Agriculture, la Commission Européenne a demandé à son autorité sanitaire (l’EFSA) de réévaluer la dangerosité de ces substances. Et plus particulièrement celle du Thiametoxam, de l’Imidaclopride et de la Clothianidine, trois types de néonicotinoïdes responsables à eux seuls de la mort de millions d’abeilles chaque année en Europe.

    Seulement voilà :

    Les lobbys agrochimistes ont toutes les chances de gagner la bataille. Pourquoi ? Parce que ce sont EUX-MÊMES qui sont chargés d’évaluer la dangerosité de leurs produits !

    Incroyable, mais vrai… Les autorités sanitaires européennes chargées de garantir notre sécurité alimentaire sont composées de technocrates, pas de scientifiques. Personne, dans les institutions européennes, n’est capable de mener les tests scientifiques nécessaires pour évaluer la dangerosité d’un pesticide sur les abeilles. En clair, ce sont les fabricants de pesticides eux-mêmes qui évaluent la dangerosité de leurs produits. Et vu le chiffre d'affaires phénoménal qu'ils tirent de ces pesticides, on ne peut pas s'attendre à ce qu'ils les interdisent !

    Résultat : les autorités sanitaires délèguent ce travail à un groupe « informel » d’experts, l’ICPBR (International Commission on Plant-Bee Relationships)… qui, lui, est composé aux deux tiers par des membres de l’industrie agrochimique !

    Notre seule façon d’agir, en tant que citoyens, c’est de dénoncer ce scandale haut et fort, et d'exercer une pression maximale sur les députés européens pour qu’ils interviennent avant que les agrochimistes aient eux-mêmes déclaré leurs produits « inoffensifs ».

    Le temps presse : le verdict doit être rendu en décembre. Il n’y a pas une minute à perdre : s’il vous plait, signez vite cette pétition en cliquant ici, et faites-la suivre à tous vos amis.

    http://www.pollinis.org/petitions/petition_201210.php

    Toute la communauté scientifique sait que ces pesticides néonicotinoïdes font des ravages irréparables sur les abeilles :

    Dans les ruches en bonne santé, ces produits neurotoxiques agissent sur le système d’orientation des abeilles, les empêchant de revenir à la ruche. Incapables de retrouver leur chemin, elles finissent par mourir d'épuisement . Petit à petit, les ruches se vident, les essaims sont décimés, et c'est tout l'écosystème qui se trouve en danger. Dans les ruches déjà affaiblies par un parasite ou une maladie, les néonicotinoïdes apportent le coup de grâce aux abeilles, qui n’ont plus assez de force pour résister à ce poison trop violent. 

    Alors oui, il y a urgence à retirer ces substances toxiques du marché !

    J’espère que je peux compter sur votre action. Vous, moi et tous les citoyens qui se soucient des abeilles, de la biodiversité et de l'avenir des générations futures, nous sommes le seul rempart face à la rapacité des firmes agrochimiques.

    Ces firmes l’ont déjà annoncé : elles mettront « tous les moyens » pour continuer à faire autoriser leurs produits. Et quand on voit les ressources financières énormes dont elles disposent, il y a de quoi s’inquiéter !

    Aussi, je vous demande de signer dès maintenant votre pétition aux députés européens, et de transmettre ce message à vos proches, vos amis et vos collègues, pour leur demander d’agir, eux aussi, pour faire barrage aux fabricants de pesticides tueurs d’abeilles. 

    Par avance, merci. Nicolas Laarman, Délégué général - Pollinis, Conservatoire des Fermes et de la Nature

  • Le dernier camembert fermier au lait cru...

    "Véritable figure locale, l’agriculteur et producteur de camembert François Durand est le dernier à fabriquer ce fromage emblématique de la France. Portrait d’un passionné.

    Le dernier des Mohicans. C’est ainsi que l’on pourrait surnommer François Durand, tout dernier producteur de Camembert de Normandie AOP. Installé en plein cœur du Pays d’Auge, dans le petit village de Camembert, il fabrique à l’ancienne le camembert fermier au lait cru moulé à la louche. C’est là, il y a tout juste trente ans, qu’il a appris le métier auprès de l’ancienne propriétaire de la fromagerie La Héronnière. “Rien n’a changé depuis l’époque de l’inventrice du camembert Marie Harel (voir encadré) : la méthode reste identique, seules les normes d’hygiène sont là pour nous rappeler que nous ne sommes plus en 1789.”

    Devenu figure locale, François Durand travaille aux côtés de sa femme Nadia et de son frère Nicolas. Ensemble, ils transforment chaque jour la production de leurs 60 vaches, qui gambadent sur 84 hectares de prairie. Après cinq semaines d’intense travail, les 1 000 litres de lait cru obtenus donneront naissance à 450 fromages moulés à la louche. “Les clients n’imaginent pas que ce soit autant de travail, confie d’un ton passionné François. Tout est fait à la main, chaque fromage est manipulé 10 à 12 fois.”

    Pour fabriquer un camembert de Normandie, il faut 2,25 litres de lait et 30 à 35 jours d’affinage. “Le camembert de la Héronnière est une appellation d’origine protégée, c’est-à-dire que sa fabrication suit un cahier des charges très strict garantissant la qualité et la spécificité du produit.”

    Comment passe-t-on du lait frais au fromage ? Complexe, le procédé de fabrication est réalisé en vingt-et-un jours. François Durand explique : “Le lait est tout d’abord réchauffé à 35°C. Mis en bassine, il est ensuite emprésuré, ce qui a pour effet de le cailler. La durée du caillage est d’environ une heure. Une fois caillé, il a la consistance d’une crème très épaisse. Celle-ci est alors coupée, puis répartie à la louche dans les moules à camembert. Une fois remplis, ces derniers sont retournés une fois dans la nuit, puis plaqués, ce qui facilité l’égouttage. Le lendemain matin, le fromage a pris sa forme, il est alors démoulé. […] Le fromage est ensuite salé. Du troisième au quinzième jour, les fromages sont placés dans des hâloirs, pièces climatisées à 13°C, humidifiées, suivies et contrôlées. Au terme de cette période, le camembert se pare d’une mousse blanche. Les camemberts sont enfin triés selon leur qualité, leur poids et poursuivent leur affinage sur une planche, ou emballés dans des boîtes de bois. Ils sont alors prêts à êtres expédiés.”

    François conclut : “Le camembert est un produit vivant, on apprend de lui un peu tous les jours. Il réagit à chaque fois différemment. Les fabrications se suivent, mais ne se ressemblent donc pas.” Tout au long de l’année, le couple de la ferme La Héronnière reçoit régulièrement des visiteurs. “Beaucoup d’étrangers viennent nous voir”, confie fièrement Nadia. Le camembert reste, aujourd’hui encore, l’emblème indétrônable de la France."Article de Mylène Sacksick sur le site www.lhotellerie-restauration.fr

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    Rien à voir avec les pseudo camembert industriels de la marque Président, ceux qui sont faits, à coeur, et qui le restent pendant 3 mois ! Des fromages pasteurisés, morts, plein d'additifs et qui, en bouche, évoquent de très loin le goût et la texture du vrai camembert.
    Il n'est pas imaginable de laisser disparaître de tels fleurons de la gastronomie française et de devoir se contenter des 20 marques de camemberts industriels (Lactalis, Président, Isigny, et consorts) présentés dans le rayon de votre supermarché... Des fromages sans goût, sans vie, sans terroir. J'ai prévenu Slow Food hier soir et j'attends leur réaction. Terriens, il est temps d'agir...
  • Dégustation du lundi 183

    Super dégustation à 4 ce lundi soir au Clos : deux blancs, quatre rouges, et le dernier Camembert fermier au lait cru au programme !

    Premier flacon à la robe claire et au nez de vin libre, sur du Chardonnay pour certains. En bouche, on passe en Alsace, avec beaucoup d'acidité et de minéralité. C'est un bon jus, au bon goût et à la bonne texture, mais c'est assez basique et manque de complexité. C'est droit et léger, mais immédiat et facile : Riesling Terroir d'Alsace 2010 en Vin sec du Domaine Zind-Humbrecht, en biodynamie.

    Second flacon, à la robe plus foncée et au nez de beurre rance et oxydé. Tellement perturbant qu'on a peur de le boire... En bouche, c'est la même chose, avec, en plus, une finale mentholée sur du cacao. Soit ce vin n'est pas protégé du tout, soit c'est vieux. Et si c'est vieux, c'est mort : Criots-Bâtards-Montrachet 2002 en Grand cru de Blain-Gagnard. Une catastrophe !

    On attaque les rouges, avec un premier vin à la robe noire et au très beau nez. La bouche est musicale, sur de la vivacité et de la nervosité : il y a de la finesse et une belle longueur qui titille les papilles. C'est mûr et ensoleillé sans être assommant, sur des petits fruits rouges bien enrobés, avec une belle acidité, sans agressivité. Un bel italien bien fait : Conterno Barbera d'Elba 2007 Cascina Francia en Piémont de Giacommo Conterno di Giovanni Conterno (décédé en 2003). Très belle bouteille, malgré ses 15°. Et fort belle étiquette.

    Quatrième bouteille, à la robe rubis, au disque évolué. Je ne me souviens plus du nez, assez discret, me semble-t-il, mais la bouche nous porte sur un Bourgogne nature ou un Côtes du Rhône. On est sur une structure soyeuse à la bourguignonne, malgré une finale problématique sur un vieux carton mouillé... Domaine de la Grange des Pères 2004, en Vin de pays de l'Hérault. Domaine repris par un Kiné ayant changé d'activité et ayant fait ses classes chez Coche-Dury, Gérard Chave et Eloi Durrbach avant de se lancer. Quelle belle école...

    Cinquième flacon de la soirée, à la robe foncée au contour évolué. Le nez, plaisant, est bordelais et assez boisé. Hélas, en bouche, c'est beaucoup moins plaisant : plus on en boit, plus on est sur de la planche à bois ! Il y a certes des tannins serrés et de la fraîcheur en bouche, mais le bois tue tout : Château Pavie 1998 1er Grand Cru classé à Saint Emilion.

    Le dernier flacon présente une robe plus claire, et un fort beau nez. Une très belle bouche, avec de la sucrosité, de l'alcool, mais aussi de la fraîcheur, sur une belle longueur, sans boisé, ni sécheresse. C'est riche, fondu et persistant : Domaine de Trévallon 1988 en Coteaux d'Aix en Provence. Fort belle bouteille !

    Après quoi, nous eûmes droit à un magnifique plateau de fromages au lait cru, où figurait le dernier véritable Camembert Fermier au Lait Cru français, fabriqué à Camembert par Durand La Héronnière. Un vieux Monsieur, seul, avec sa petite centaine de vaches, et faisant tout lui même. Il faut que je prévienne Slow Food et qu'on préserve absolument cette production, décimée par Lactalis et autre multinationale agro-alimentaire. D'ailleurs, je vous laisse : c'est vraiment urgent ! 

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  • Le nouveau Becel contient 70% de graisses saturées en moins...

    Une publicité télévisée m'a encore fait bondir plus que les autres : Becel.

    Le "nouveau" Becel contient 70% de graisses saturées en moins. Cela signifie que l'ancien Becel, celui qui existe depuis 40 ans, en contenait 70% de plus ! Très bon pour le coeur, tout çà ! Par contre, le nouveau Becel contient encore des acides gras Trans. Pas bon non plus...

     Arrêtons de faire confiance aux industriels, et retournons aux valeurs sûres : du vrai beurre Bio et de l'huile d'olive vierge extra 1ère pression à froid. Les produits naturels, il n'y a que çà de vrai et de sain.

    Becel Original



     

     

     

     





  • 250 milliards de fragments plastiques en Méditerranée...

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    "http://www.expeditionmed.eu/petition/"><img src="http://www.expeditionmed.eu/pe

     

     

    L'Expédition MED 2010 / 2013 est une grande campagne scientifique et environnementale en Méditerranée, qui mobilise une équipe de chercheurs issus d'une dizaine de laboratoires universitaires européens. Inédit en France et en Europe, ce programme de recherche met en lumière un phénomène alarmant, la présence d'une pollution quasi invisible, susceptible de rentrer dans notre chaine alimentaire : les microfragments de plastiques. 

    La première série d'analyses des échantillons réalisée par l'IFREMER et l'université de Liège, estiment qu'environ 250 MILLIARDS de microfragments de plastiques contaminent la Méditerranée en surface. 

    La mer Méditerranée est-elle en train de devenir une "soupe de plastique" ingérée par les poissons et même le plancton, base de toute la chaîne alimentaire ?

     

     

     

     

    Première réaction en Italie : les sacs en plastique seront bannis des magasins et supermarchés italiens à compter du 1er janvier, une grande première pour un pays qui consomme à lui seul un quart des 100 milliards de sacs consommés annuellement en Europe.

     

    Les sacs en plastique, pour la plupart importés de pays asiatiques comme la Chine, la Thaïlande et la Malaisie, devront être remplacés par des équivalents en matière biodégradable ou en papier.

     

    Selon les associations de défense de l’environnement, 28 % des sacs se transforment en déchets qui finissent dans la nature, alors qu’au moins deux cents ans sont nécessaires pour leur décomposition. Terriens, il est temps d'agir...

  • La crise ? Quelle crise ?

    Nous ne sommes pas en période de crise : nous sommes en période de mutation profonde.

    Au lieu de tout voir en noir et d'en devenir déprimé, voyons plutôt le côté positif des choses et toutes les opportunités qui naissent et arrivent suite à ce changement profond des mentalités et de la société dans laquelle nous vivons.

    Gérer les banques comme il y a 40 ou même 5 ans, c'est fini. Gérer l'agriculture mondiale de façon intensive et polluante, ou avec des OGM, c'est également fini : personne n'en veut plus. Travailler et faire carrière dans une seule boîte toute sa vie, c'est aussi fini. 

    Se laisser raconter n'importe quoi à la télé ou dans la presse, c'est fini. Avaler toute la malbouffe des industries agro-alimentaires, c'est fini aussi : on veille au goût et à la qualité nutritionnelle de nos aliments. Croire que le nucléaire n'est pas cher et pas dangereux, c'est fini. Dépendre de Monopoles d'état pour l'électricité ou le téléphone, c'est fini.

    Le service militaire obligatoire, c'est fini. Ne pas pouvoir divorcer pour le quand dira-t-on, c'est fini. Et devoir aller à l'église, c'est bientôt fini aussi. Et devoir faire les études que les parents imposent à leurs enfants, c'est fini.

    Bref, on n'a jamais été aussi libre de faire ce que l'on veut de sa vie. La planète est toute petite et tous les pays sont accessibles pour y vivre son rêve. Le monde est plus ouvert que jamais et les possibilités sont infinies. En plus, on est tous connectés, en direct, ce qui facilite encore les choses !

    Il n'y a plus, pour un jeune d'aujourd'hui, que de réfléchir à ce qui le passionne vraiment dans la vie. Puis d'examiner comment et où il pourrait assouvir cette passion. Ensuite, contacter les bonnes personnes aux bons endroits et s'y rendre. Il faut juste le vouloir, c'est tout. Et quand on veut vraiment quelque chose, et qu'en plus on est passionné, on y arrive toujours.

    Plagiste au Brésil, Hôtelier en Birmanie, Agriculteur Bio en Provence,  Apiculteur là où il n'y a plus d'abeilles, pêcheur en Ecosse, Pisciculteur en Bretagne, Bûcheron au Canada, Gardien d'une réserve naturelle au Kenya, travailler pour une ONG dans un pays lointain, tout est possible, même liquidateur à Fukushima ! Alors, qu'est-ce que vous attendez pour vous remuer ? Allez-y, foncez ! Et vivez votre vie, comme vous l'aviez rêvée !

  • Les sentinelles du goût...

    Avec ses Sentinelles du goût, le mouvement Slow Food défend les spécialités régionales et leurs producteurs.

    Fin octobre, se tenait à Turin le Salon du Goût Slow Food, réunion bisannuelle de petits producteurs italiens et du monde entier. Fondé en 1986 par l’Italien Carlo Petrini, devenu international en 1989, le Slow Food s’est rapidement intéressé à la sauvegarde des spécialités régionales, menacées de disparition par l’uniformisation imposée par l’industrie agroalimentaire. Lancée dans les années 90, l’Arche du goût recense ainsi déjà un millier de produits à travers le monde. En clôture du 6e Congrès Slow Food, qui se tenait parallèlement au Salon du Goût, Petrini s’est donné comme objectif de décupler ce chiffre, pour arriver à 10 000 produits à sauvegarder, sous l’égide de la Fondation Slow Food pour la biodiversité, fondée en 2003. 

    A 32 ans, Francesca Baldereschi est responsable du projet en Italie. “Le Slow Food est né comme une association œnogastronomique portant sur la nourriture un regard économique et politique, explique-t-elle. On a commencé par éditer des guides recensant les produits régionaux. Et puis, en parlant avec les producteurs que nous rencontrions, on s’est rendu compte que cela ne suffisait pas, qu’il fallait aller plus loin.” Aller plus loin, cela signifiait ne pas se contenter de recenser des produits mais de les sauvegarder en s’engageant auprès des producteurs. C’est ainsi qu’est née l’idée des Presidi (“Sentinelles du goût” en français) pour protéger ces produits mis en valeur par le Slow Food qui commençaient à se faire une réputation et à être copiés dans les villages avoisinants. Le tout premier Presidio, le cappone di Morozzo (un chapon), a été mis en place par Carlo Petrini himself. Rien d’étonnant car celui-ci est très attaché à son Piémont natal, où est basé le mouvement, dans la petite ville de Bra près d’Alba. 

    Le Presidio est une appellation qui protège une spécialité locale en défendant la qualité, la biodiversité et les savoirs traditionnels, dans une vision durable de la production. Ce peut être un simple légume, un fruit, une céréale, une race… Ou encore une préparation simple : biscuit, pain, charcuterie, conserve, confiture, fromage… On est parfois à la limite de la recette avec, par exemple, dans le Veneto, l’oca in onto , un confit d’oie. Ou encore avec l’un des 25 nouveaux Presidi italiens, l’exceptionnel cicotto di Grutti en Ombrie, des abats de cochon cuits sous la porchetta. Désormais, “Presidio Slow Food” est également une marque, que seuls les producteurs reconnus peuvent utiliser sur leurs emballages, en échange d’une cotisation annuelle minime. 

    Aujourd’hui, il existe environ 400 Presidi dans 56 pays, dont 224 rien qu’en Italie (répartis dans toutes les régions, sauf le Val d’Aoste) et… aucun en Belgique. Même si l’on parle depuis des années de projets autour du sirop de Liège artisanal ou de l’ettekeis (fromage de Bruxelles). Né en Italie, le Slow Food y est arrivé à un niveau de maturité impressionnant. Avec ce projet, il ne se contente pas de sauvegarder un produit en lui conférant un label de qualité, il lui permet d’être vendu à l’échelle du pays. Notamment via la chaîne gourmande “Eataly”, implantée en Italie mais aussi à Osaka et à New York. Tandis que les osterie qui travaillent avec les Presidi sont répertoriées dans un guide dédié. 

    S’ils n’ont aucune reconnaissance officielle, les Presidi permettent néanmoins au Slow Food de faire un travail différent de celui des appellations existantes (AOP, IGP…). “Nous, nous travaillons avec les tout petits producteurs, explique Francesca Baldereschi. Pour obtenir une DOP, il faut avoir une vraie structure, passer par le ministère, se mettre d’accord avec les producteurs de toute une région… Par exemple, le culatello di Zibello est une DOP mais quelques producteurs ont décidé de suivre la tradition familiale et ont créé un Presidio, avec un cahier des charges beaucoup plus strict…” C’est le cas aussi pour le bitto storico, un excellent fromage d’alpage lombard. 

    A son bureau de Bra, Francesca Baldereschi reçoit toutes les demandes de reconnaissance de spécialités. Sur 100 projets présentés, 20 seulement déboucheront sur une Sentinelle. Soit que le produit n’entrait pas dans le cahier des charges. Soit qu’on n’ait pas trouvé de producteur qui lui permette d’exister. 

    Pour qu’un Presidio voie le jour, il faut compter une mise de départ d’environ 10 000€, à charge des producteurs, de sponsors, de la région… Une somme qui comprend le traitement du dossier, les diverses études mais aussi les outils de promotion. “On a beaucoup de techniciens (universitaires, professionnels…) qui travaillent gratuitement pour nous, en effectuant des visites sur place, en menant des études, explique Mlle Baldareschi. Tandis qu’on travaille aussi avec les membres Slow Food locaux, parmi lesquels on trouve des vétérinaires, des juristes, des économistes qui nous permettent de mener à bien ces projets.” L’idée n’est pas seulement d’identifier un produit, il s’agit aussi d’aider au développement économique d’une région. “On peut, par exemple, partir de la protection d’une race animale pour influer sur les divers produits qui en découlent. Ou faire le contraire. Comme pour le culatello di Zibello en Emilie-Romagne, où l’on a protégé cette charcuterie en transformant toute la filière de l’élevage porcin”, s’enthousiasme la jeune femme. 

    Les Sentinelles du goût sont aujourd’hui une vraie réussite en Italie. Espérons qu’elles connaissent le même succès à l’international. Elles sont en tout cas désormais officiellement soutenues par l’Union européenne par la voix de son commissaire à l’Agriculture, Dacian Ciolos. En marge du Congrès Slow Food, celui-ci a en effet présenté les Presidi comme un modèle pour valoriser la biodiversité au niveau européen…

     Reportage à Turin: Hubert Heyrendt & Laura Centrella, paru dans La Libre (Momento) de ce samedi.

     

     

     
  • Corruption et conflits d'intérêts des instances officielles...

    "Des millions de Français avalent tous les jours, sans le savoir, des médicaments inutiles, dangereux, et parfois pas plus efficaces qu'un placebo (une pilule de sucre). Ces médicaments ont été autorisés par les experts de l'Agence française des médicaments (AFSSAPS), ils sont remboursés par la Sécurité sociale. Ils coûtent des milliards chaque année à notre assurance maladie, et ils causent des milliers d'accidents et des centaines de morts. Cette situation ne peut plus durer.

    C'est pourquoi l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN). lance une grande pétition nationale pour une Opération Mains-Propres dans les instances officielles de santé : plus aucun expert qui autorise les médicaments ne doit avoir de lien financier avec l'industrie pharmaceutique, et je compte sur vous pour signer cette pétition et la faire circuler partout autour de vous.

    Car la situation en France n’a jamais été aussi alarmante :

    - Sur 40 présidents, vice-présidents et autres dirigeant de commissions de l'AFSSAPS, l'Agence française des Médicaments, 31 ont des contrats personnels de « consultance » avec l'industrie, pour des montants allant de 5 000 à 600 000 euros !

    - Sur 30 membres de la commission d'autorisation des médicaments (AMM) de l'AFSSAPS, 26 ont des contrats personnels avec l'industrie.

    - Tous les membres des commissions de l'ANRS (Agence nationale de recherche sur le sida) sont sous de multiples contrats avec les firmes qui produisent les médicaments qu'ils doivent évaluer.

    Il y a donc des conflits d'intérêt, des histoires d'argent, peut-être même de la corruption, à tous les étages de notre principale instance de santé. Et c'est pareil au niveau Européen : au plus haut niveau, les conflits d'intérêts gangrènent le système des autorisations de mise sur le marché des médicaments.

    Eric Abadie, président de la commission de vigilance de l’Agence européenne du médicament de 2007 à 2011, a été directeur des affaires médicales du syndicat des industries pharmaceutiques, avant d’occuper également des postes à l’Afssaps. En aucun cas il ne peut être considéré comme un expert indépendant, qui n'évalue les médicaments que selon sa conscience. 

    Son prédécesseur, Jean-Michel Alexandre, qui a présidé la commission de vigilance de l’EMA de 1995 à 2000 et qui travaillait également à l’Agence française des médicaments (AFSSAPS), est  devenu consultant pour l’industrie pharmaceutique, notamment pour les laboratoires Servier, et il pourrait avoir joué un rôle décisif dans l'autorisation du Médiator, avec la catastrophe sanitaire que l'on connaît. 

    Thomas Lönngren, directeur exécutif de l’Agence Européenne du Médicament (EMA) de 2001 à 2010, a monté, parallèlement, son propre cabinet de conseil à l’industrie pharmaceutique. Et ça marche fort : neuf entreprises pharmaceutiques sur dix passeraient par ce cabinet, « Pharma Executive Consulting Ltd », pour obtenir l’approbation réglementaire pour leurs produits !

    Ce n'est donc pas votre intérêt, ni la sécurité des malades qui sont les seuls critères pour l'approbation des médicaments. Les considérations financières, et l'intérêt économique des grandes industries pharmaceutiques, jouent un rôle majeur dans ce que le système de santé vous fait avaler. 

    Cette situation ne peut plus durer : plus aucun expert qui autorise la mise sur le marché et le remboursement de médicaments chimiques potentiellement dangereux, ne doit avoir de conflit d'intérêt avec l'industrie.

    Les Professeurs Debré et Even estiment que chaque année, « 15 milliards d'euros sont jetés par les fenêtres ». Il concernent des médicaments qui sont inutiles, mais aussi dangereux. 

    La Cour des comptes a annoncé dans un rapport publié le 13 septembre 2012 que le déficit de la Sécurité sociale est de 14,7 milliards d’euros dont 6,8 milliards d’euros pour la seule branche maladie. Et cela est largement dû à notre folle surconsommation de médicaments. 

    Beaucoup de personnes ne réalisent pas que, si la Sécurité Sociale fait faillite, notre système de santé s'effondrera. Les malades des hôpitaux seront renvoyés chez eux. Les personnes qui ont besoin de soins seront abandonnées à elles-mêmes.

    Selon les études scientifiques, 200 000 Européens sont tués chaque année par les effets secondaires des médicaments, dont le coût est évalué à 79 milliards d'euros. Rien qu'en France, 144 000 patients sont hospitalisés chaque année en raison des médicaments prescrits, selon l’AFSSAPS."

    D'où la pétition Mains-Propres que lance l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN) à signer :

    http://www.ipsn.eu/petition/petition_signature.html?utm_source=Newsletter&utm_medium=emailing&utm_campaign=201211-Operation-Mains-Propres

    Et si on pouvait faire de telles pétitions pour tout le reste (autorisations pesticides, OGM, graisses hydrogénées, huile de palme, ondes, plastiques, diesel, centrales nucléaires, ou interdiction des semences libres, des produits au lait cru, du métier d'herboriste, etc...), en épurant les instances officielles et autres comités composés de personnages corrompus travaillant à la solde des multinationales et non à la protection du citoyen et de l'environnement, ce serait parfait !

    Terriens, c'est vous qui décidez. En signant des pétitions, en manifestant, mais aussi en consommant. Faites les bons choix.

  • Amendement Nutella : lutte contre l'huile de palme...

    Taxer davantage le Nutella pour inciter les industriels à remplacer l'huile de palme : c'est l'idée de cet amendement. (MAXPPP)

    La commission des affaires sociales du Sénat a adopté ce mercredi 7 novembre un "amendement nutella" au projet de budget de la Sécu. Celui-ci vise à augmenter de 300% la taxe sur l'huile de palme qui entre notamment dans la composition de ce produit alimentaire culte. 

    La taxe doit constituer un signal, "non à destination des consommateurs, mais à destination des industries agroalimentaires pour qu'elles substituent à ces huiles de nouvelles compositions plus respectueuses de la santé humaine", souligne l'auteur de l'amendement, le rapporteur de la commission Yves Daudigny (PS).

    L'huile de palme, qui ne constitue pas à proprement parler une huile, mais des graisses, est accusée d'avoir des effets nocifs sur la santé et sur l'environnement, en étant notamment à l'origine de phénomènes de déforestation.

    En raison de leur richesse en acides gras saturés, les huiles de coprah, de palme et de palmiste sont utilisées pour la fabrication de la margarine ou comme corps gras de friture. "Elles sont utilisées de manière excessive par la restauration collective et dans l'industrie agroalimentaire", selon le sénateur, qui ajoute qu'elles "sont notamment incorporées dans les produits de biscuiterie et dans l'alimentation salée ou sucrée à destination des enfants".

    Cet amendement au projet de loi de financement 2013 de la Sécu (PFLSS) institue une contribution additionnelle de 300 euros la tonne à la taxe spéciale prévue sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l'alimentation humaine, en état ou après incorporation dans tous les produits. La taxe actuelle sur ces produits est de 98,74 euros la tonne d'huile de palme et de 107,8 euros la tonne d'huile de coprah et de palmiste. La France consomme 126.000 tonnes d'huile de palme à usage alimentaire par an, soit 2 kg par habitant et par an. Le rendement de la taxe additionnelle serait donc de l'ordre de 40 millions d'euros, estime Yves Daudigny.

    Or, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), les acides gras saturés sont consommés en excès par la population française, contribuent au développement de l'obésité et favorisent les maladies cardio-vasculaires. Le PLFSS sera examiné en séance par le Sénat à partir du 12 novembre. Article paru sur le site du Nouvel Observateur ce mercredi 7/11/2012.

  • Dégustation du lundi 182...

     

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    Un Grand Clos à 6, ce lundi soir, patte folle s'étant fait conduire de sa lointaine campagne par un ami traiteur. Deux blancs, quatre rouges et trois liquoreux au programme, servis à l'aveugle.

    Premier vin, à la robe ambre et à la bouche légèrement oxydée sur du cidre et de la noix. En bouche, c'est nordique mais mûr, sur de la peau de raisins apportant quelques tannins. Ce n'est pas très long, mais parfait comme mise en bouche : Akméniné 2009 en Sancerre de Sébastien Riffault.

    Second flacon à la robe paille claire et au nez plus discret, mais très frais sur du Chardonnay. La bouche est mûre, longue et riche, ronde et marquée par un bel élevage. On évoque un Rayas blanc pour ce grand vin du Sud : La Bastide Blanche 2009 en Bandol.

    On passe au rouges, avec un vin à la robe foncée, au nez jeune et frais, sur des fruits mûrs et des épices, du poivre, des tomates et des poivrons. En bouche, c'est mûr et rond, sur des fruits noirs (cassis), soyeux, avec une belle attaque et une fort belle longueur, tout en étant classique. La plupart sont à Bordeaux sauf un, en Provence, et avec raison : Château Saint-Baillon 2004 Le Roudaï Côtes de Provence en Magnum. Pas mal du tout pour ce Côtes de Provence en Cabernet Sauvignon, déjà dégusté il y a 14 ans à La Pinède lors d'un anniversaire du Clos.

    Second rouge, à la robe plus évoluée et au premier nez de Bordeaux et au second nez de Côtes Rôties ! Sur des fruits et un vrai boisé qui sert le vin. En bouche, de la fraîcheur, sur le fruit et le Pinot noir, avec une très belle longueur sur le fruit. Et on n'est ni à Bordeaux, ni en Rhône, ni en Bourgogne !  Coteau de Noiré, en Chinon 2002 de Philippe Alliet, en Loire. La meilleure bouteille du Domaine, et pour cause...

    Troisième rouge de la soirée, à la robe plus claire et au premier nez de vin naturel qui ne me plaît pas fort, de pétard mouillé souffré, bien que discret. Le second nez, une heure plus tard, est parfait, sur des fruits. En bouche, des petits fruits rouges croquants qui pinotent un peu, sur une très belle matière et une grande finesse. On pense à Gramenon. et non, nous sommes en Bourgogne, sur un petit terroir avec un grand faiseur : Le Clou 2009 en Ladoix, Côtes de Beaune du Domaine Prieuré Roch. 5.312 bouteilles produites.

    Dernier rouge de la soirée à la robe plus évoluée et au nez plus présent et plus chaud que Le Clou. La bouche est très bonne, malgré un manque de finesse et de race, même si c'est extrêmement mûr : Clos des Lambrays Grand Cru 2002 du Domaine des Lambrays. C'est très bon, mais très conventionnel, avec de la chaleur.

    On passe aux liquoreux avec un vin à la magnifique robe ocre, et au nez volatile sur de la pêche. Par contre, la bouche présente une fort belle vivacité sur du coing et du pamplemousse. Du fruit, de l'intensité et de la concentration mais un côté huileux qui devrait dégager plus de richesses qu'il ne le fait : Château Raymond Lafon 2001 en Sauternes, de la Maison Meslier. Bouteille n° 115.

    Le second flacon offre un splendide nez et une bouche extraordinaire : de la vivacité, l'acidité de la pomme avec un goût de poire, sans être trop liquoreux. C'est une nouvelle conception du vin liquoreux offrant de nouvelles perspectives aux vins de desserts. Les Jardins de Babylone 2007 en Jurançon de Didier Daguenau. "Sur les marches d'un monde, un caractère s'affirme, les fruits d'un jardin d'équilibre que le petit Manseng enracine aux courbes du temps suspendu".

    On acheva la soirée avec un neuvième vin à la robe rosée et au nez de Saké... En bouche, de l'alcool et un côté oxydatif : Vin de Liqueur de Pierre Overnoy, viticulteur à Pupillin dans le Jura, et aidé par Emmanuel Houillon.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain...

  • Juste 2 citations...

    En manque d'inspiration ce week end, juste 2 citations à mémoriser et à appliquer :

    - "Quand j'étais petit, ma mère m'a dit que le bonheur était la clé de la vie. A l'école, quand on m'a demandé d'écrire ce que je voulais être plus tard, j'ai répondu "heureux". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, je leur ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie". - John Lennon

    - "La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute". - Confucius