Dégustation du lundi 182...

 

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Un Grand Clos à 6, ce lundi soir, patte folle s'étant fait conduire de sa lointaine campagne par un ami traiteur. Deux blancs, quatre rouges et trois liquoreux au programme, servis à l'aveugle.

Premier vin, à la robe ambre et à la bouche légèrement oxydée sur du cidre et de la noix. En bouche, c'est nordique mais mûr, sur de la peau de raisins apportant quelques tannins. Ce n'est pas très long, mais parfait comme mise en bouche : Akméniné 2009 en Sancerre de Sébastien Riffault.

Second flacon à la robe paille claire et au nez plus discret, mais très frais sur du Chardonnay. La bouche est mûre, longue et riche, ronde et marquée par un bel élevage. On évoque un Rayas blanc pour ce grand vin du Sud : La Bastide Blanche 2009 en Bandol.

On passe au rouges, avec un vin à la robe foncée, au nez jeune et frais, sur des fruits mûrs et des épices, du poivre, des tomates et des poivrons. En bouche, c'est mûr et rond, sur des fruits noirs (cassis), soyeux, avec une belle attaque et une fort belle longueur, tout en étant classique. La plupart sont à Bordeaux sauf un, en Provence, et avec raison : Château Saint-Baillon 2004 Le Roudaï Côtes de Provence en Magnum. Pas mal du tout pour ce Côtes de Provence en Cabernet Sauvignon, déjà dégusté il y a 14 ans à La Pinède lors d'un anniversaire du Clos.

Second rouge, à la robe plus évoluée et au premier nez de Bordeaux et au second nez de Côtes Rôties ! Sur des fruits et un vrai boisé qui sert le vin. En bouche, de la fraîcheur, sur le fruit et le Pinot noir, avec une très belle longueur sur le fruit. Et on n'est ni à Bordeaux, ni en Rhône, ni en Bourgogne !  Coteau de Noiré, en Chinon 2002 de Philippe Alliet, en Loire. La meilleure bouteille du Domaine, et pour cause...

Troisième rouge de la soirée, à la robe plus claire et au premier nez de vin naturel qui ne me plaît pas fort, de pétard mouillé souffré, bien que discret. Le second nez, une heure plus tard, est parfait, sur des fruits. En bouche, des petits fruits rouges croquants qui pinotent un peu, sur une très belle matière et une grande finesse. On pense à Gramenon. et non, nous sommes en Bourgogne, sur un petit terroir avec un grand faiseur : Le Clou 2009 en Ladoix, Côtes de Beaune du Domaine Prieuré Roch. 5.312 bouteilles produites.

Dernier rouge de la soirée à la robe plus évoluée et au nez plus présent et plus chaud que Le Clou. La bouche est très bonne, malgré un manque de finesse et de race, même si c'est extrêmement mûr : Clos des Lambrays Grand Cru 2002 du Domaine des Lambrays. C'est très bon, mais très conventionnel, avec de la chaleur.

On passe aux liquoreux avec un vin à la magnifique robe ocre, et au nez volatile sur de la pêche. Par contre, la bouche présente une fort belle vivacité sur du coing et du pamplemousse. Du fruit, de l'intensité et de la concentration mais un côté huileux qui devrait dégager plus de richesses qu'il ne le fait : Château Raymond Lafon 2001 en Sauternes, de la Maison Meslier. Bouteille n° 115.

Le second flacon offre un splendide nez et une bouche extraordinaire : de la vivacité, l'acidité de la pomme avec un goût de poire, sans être trop liquoreux. C'est une nouvelle conception du vin liquoreux offrant de nouvelles perspectives aux vins de desserts. Les Jardins de Babylone 2007 en Jurançon de Didier Daguenau. "Sur les marches d'un monde, un caractère s'affirme, les fruits d'un jardin d'équilibre que le petit Manseng enracine aux courbes du temps suspendu".

On acheva la soirée avec un neuvième vin à la robe rosée et au nez de Saké... En bouche, de l'alcool et un côté oxydatif : Vin de Liqueur de Pierre Overnoy, viticulteur à Pupillin dans le Jura, et aidé par Emmanuel Houillon.

La suite des aventures du Clos lundi prochain...

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