• La mention "contient des OGM", ce n'est pas pour demain...

    Liste des entreprises s'opposant, en Californie, à ce que la mention "contient des OGM" soit obligatoire sur tous les aliments commercialisés et montant versé pour faire campagne contre cette proposition de loi :

     

    NAME OF CONTRIBUTOR

    CITY

    STATE/ZIP

    Total Contribution

    MONSANTO COMPANY

    SAINT LOUIS

    MO / 63167

    $7,100,500

    E.I. DUPONT DE NEMOURS & CO.

    WASHINGTON

    DC / 20004

    $4,900,000

    BASF PLANT SCIENCE

    RESEARCH TRIANGLE PA

    NC / 27709

    $2,000,000

    BAYER CROPSCIENCE

    RESEARCH TRIANGLE PA

    NC / 27709

    $2,000,000

    DOW AGROSCIENCES LLC

    INDIANAPOLIS

    IN / 46268

    $2,000,000

    PEPSICO, INC.

    PURCHASE

    NY / 10577

    $1,716,300

    NESTLE USA, INC.

    GLENDALE

    CA / 91203

    $1,169,400

    COCA-COLA NORTH AMERICA

    ATLANTA

    GA / 30313

    $1,164,400

    CONAGRA FOODS

    OMAHA

    NE / 68102

    $1,076,700

    SYNGENTA CORPORATION

    WASHINGTON

    DC / 20006

    $1,000,000

    GENERAL MILLS, INC.

    GOLDEN VALLEY

    MN / 55426

    $908,200

    DEL MONTE FOODS COMPANY

    SAN FRANCISCO

    CA / 94111

    $674,100

    KELLOGG COMPANY

    BATTLE CREEK

    MI / 49016

    $632,500

    HERSHEY COMPANY

    HERSHEY

    PA / 17033

    $395,100

    THE J.M. SMUCKER COMPANY

    ORRVILLE

    OH / 44667

    $388,000

    COUNCIL FOR BIOTECHNOLOGY INFORMATION

    WASHINGTON

    DC / 20024

    $375,000

    GROCERY MANUFACTURERS ASSOCIATION

    WASHINGTON

    DC / 20005

    $375,000

    HORMEL FOODS CORPORATION

    AUSTIN

    MN / 55912

    $374,300

    BUMBLE BEE FOODS, LLC

    SAN DIEGO

    CA / 92123

    $368,500

    OCEAN SPRAY CRANBERRIES, INC.

    LAKEVILLE-MIDDLEBORO

    MA / 02349

    $362,100

    SARA LEE CORPORATION

    DOWNERS GROVE

    IL / 60515

    $343,600

    BIMBO BAKERIES USA

    HORSHAM

    PA / 19044

    $338,300

    PINNACLE FOODS GROUP LLC

    PARSIPPANY

    NJ / 07054

    $266,100

    DEAN FOODS COMPANY

    DALLAS

    TX / 75204

    $253,950

    BIOTECHNOLOGY INDUSTRY ORGANIZATION

    WASHINGTON

    DC / 20024

    $250,000

    CAMPBELL SOUP COMPANY

    CAMDEN

    NJ / 08103

    $250,000

    MCCORMICK & COMPANY, INC.

    SPARKS

    MD / 21152

    $248,200

    RICH PRODUCTS CORPORATION

    BUFFALO

    NY / 14213

    $225,537

    CARGILL, INC.

    WAYZATA

    MN / 55391

    $202,229

    DOLE PACKAGED FOODS COMPANY

    WESTLAKE VILLAGE

    CA / 91362

    $171,262

    KNOUSE FOODS COOPERATIVE, INC.

    PEACH GLEN

    PA / 17375

    $131,409

    WM. WRIGLEY JR. COMPANY

    CHICAGO

    IL / 60610

    $116,866

    MARS, INCORPORATED

    RANCHO DOMINGUEZ

    CA / 90220

    $106,017

    SUNNY DELIGHT BEVERAGES COMPANY

    CINCINNATI

    OH / 45242

    $93,796

    LAND O'LAKES, INC.

    ARDEN HILLS

    MN / 55126

    $80,835

    HERO NORTH AMERICA

    AMSTERDAM

    NY / 12010

    $79,074

    SOLAE, LLC

    SAINT LOUIS

    MO / 63110

    $59,215

    MCCAIN FOODS USA, INC.

    LISLE

    IL / 60532

    $50,593

    GODIVA CHOCOLATIER, INC.

    NEW YORK

    NY / 10017

    $41,788

    KRAFT FOODS GLOBAL, INC.

    NORTHFIELD

    IL / 60093

    $34,405

     

     For more information about the California Right to Know campaign, seewww.CaRightToKnow.org.

     

     A elles seules, six entreprises liées à la production de plantes génétiquement modifiées ont versé 19 millions de dollars : Monsanto (7,1 millions de dollars (M)), Dupont (4,9 M), Bayer CropScience (2 M), Dow AgroScience (2 M), BASF plant Science (2 M) et Syngenta (1 M). D’autres entreprises, liées à l’agro-alimentaire, ont aussi versé des sommes importantes, comme Nestlé, Coca Cola, Kellogg’s, Pepsico, etc. Enfin, on trouve des organisations de lobby en tant que telle comme Council for Biotechnology Information, Grocery Manufacturers Association, Biotechnology Industry Organisation...

     

    On ne peut s’empêcher de mettre ces sommes en rapport avec l’argument que ces mêmes entreprises ne pourraient supporter les coûts des recherches plus poussées sur l’innocuité de leurs produits (rappel : l’étude récente de l’équipe du chercheur Séralini a coûté 3,2 millions d’euros). Source : www.infogm.org

  • L'évaluation des risques des pesticides et des OGM a échoué...

    Pesticide, OGM, les tests préalables à la mise sur le marché sont gravement insuffisants, dénonce un spécialiste en phytopharmacie de l'université de Gembloux.

    Pesticides : une évaluation défaillante

    AFP

    L'évaluation actuelle des pesticides est dangereusement déficiente. Les modèles de tests sont obsolètes et leurs paramètres sont faux. C'est le discours iconoclaste que tiendra le responsable du laboratoire de phytopharmacie de l'université de Gembloux Agro-Biotech (Ulg) lors de la rentrée académique, ce mardi. Pour Bruno Schiffers, les tests sur des rats effectués préalablement à la mise sur le marché sont trop courts. Ils ne portent que sur 90 jours, alors que les effets chroniques de certains produits phytopharmaceutiques (cancers, Parkinson, altération des fonctions cognitives…) apparaissent après des années. C'est ce qu'ont montré plusieurs études effectuées auprès d'agriculteurs.

    Des conditions de test irréalistes

    Les tests n'étudient que les effets d'une ingestion, alors que c'est l'exposition de la peau, voire l'inhalation, qui sont les plus fréquentes, et pas toujours moins dangereuses. Troisième critique : les évaluations portent sur les substances actives, pas sur les produits avec leurs additifs habituels ou sur des combinaisons de produits. On teste donc des conditions qui ne correspondent pas à la réalité de l'utilisation.

    « Quand on n'est pas capable d'évaluer correctement les risques d'une technologie, il faut prendre en compte l'hypothèse la plus pessimiste, insiste Schiffers. Pour les agriculteurs et la population en général, il est indispensable de prévoir un système d'évaluation a posteriori des produits ». Le même raisonnement vaut pour les OGM, affirme l'expert.

    Des qualités usurpées

    Pour Schiffers, les vertus que l'on accorde aux pesticides sont usurpées. Il est nécessaire de diminuer leur utilisation et, à terme, s'en passer. La recherche actuelle explore des voies alternatives, affirme-t-il. Et les agriculteurs eux-mêmes sont capables de trouver des solutions, comme dans le cas de l'agriculture biologique. (Article de Michel De Muelenaere, dans  Le Soir de ce samedi).

  • Cessons de tuer la terre pour nourrir l'homme...

    "Il est frappant de constater que ce sont les industries d’armement, surtout allemandes, qui fabriquent les nitrates qui font les bombes des deux guerres mondiales, qui les utilisent pour amender les sols et augmenter les rendements. De l’engrais et de l’explosif, c’est à peu près la même chose. De même, le fameux gaz moutarde employé à Ypres pour la première fois a été testé d’abord sur des insectes. Il tuait parfaitement les êtres humains. Mais, après la guerre, qu’en faire ? Mais un insecticide, pardi ! C’est comme cela que l’on produit le DDT, puis les organochlorés. A l’époque, on n’imagine pas que cela reste durablement dans l’environnement. Mais un jour, quelqu’un s’avisa que les populations d’oiseaux se réduisaient considérablement. C’étaient les premières victimes de ces produits. Le principe est simple : en remontant la chaîne alimentaire, ces produits voient leur concentration multipliée par des millions de fois. Or, nous sommes nous, humains, au bout de la chaîne. Nous mangeons de tout, mais personne ne nous mange. On a transféré la guerre dans le champ et on lutte contre les petites bêtes et les plantes, sans se poser de questions sur les effets sur les humains et la santé. On les a découverts trente ans plus tard.

    Aujourd’hui, on applique en effet des tests préalables à la mise sur le marché qui n’existaient pas autrefois. On ne faisait de tests que pour les médicaments. Avant 1981, on ne faisait aucun de ces tests pour des substances non médicamenteuses comme les insecticides. On a déversé entre-temps des millions de tonnes de produits dont les conséquences sont inconnues. Encore aujourd’hui, les tests employés ne permettent pas de déceler les effets subtils à long terme. Il a fallu que l’on constate des anomalies dans la nature qui ont mis en alerte sur les effets « fâcheux » de ces produits. Le plus important, c’est la perte des spermatozoïdes chez les mâles. C’est très spectaculaire chez des animaux, comme les alligators, les goélands ou les bélugas. Ce sont des effets constatés à l’occasion de populations majeures des eaux par des pesticides, qui permettent de voir en un temps bref les effets de l’exposition à long terme.

    Qu’est-ce que cela prouve chez l’homme ? Des études montrent qu’en deux générations, le sperme humain a diminué de moitié. Parce que l’être humain est au bout de la chaîne alimentaire et que nous stockons ces produits dans nos graisses. Ce sont des phénomènes avérés, ils ne sont plus discutables.

    Mais ils sont concomitants, il n’est pas sûr qu’ils soient la cause de cette infertilité… Même si on a un énorme soupçon…

    C’est davantage qu’un soupçon. On le voit lors d’accidents où des quantités importantes sont déversées d’un coup. Mais il y a aussi des effets cancérogènes, l’effet sur le cancer du sang. Avec des pesticides plus récents, on a constaté des effets neurologiques. On constate par exemple davantage de maladies de Parkinson chez des paysans. C’est aujourd’hui considéré comme une maladie professionnelle. Car ces pesticides plus récents agissent sur le système nerveux des insectes pour les empêcher de se repérer. Hélas, notre système nerveux n’est pas tellement différent. Et il est aussi ciblé par ces molécules, et cela explique pourquoi le Parkinson se développe chez ces agriculteurs. Des études montrent également qu’avec une exposition plus forte, des enfants peuvent avoir des anomalies dans leur système cognitif. Conclusion : il faudrait arrêter les pesticides dès qu’on pourra le faire. Et on peut le faire : je démontre qu’il y a des stratégies qui sont efficaces dans ce domaine. Il s’agit par exemple d’employer des algues pour stimuler la défense naturelle des plantes. Bref s’arranger pour que la plante se défende plutôt que de tuer l’agresseur. Parce que si on tue l’agresseur, on se tue soi-même et la planète derrière. On ne peut pas viser un insecte sans avoir de répercussion sur les autres. Mieux vaut donner à la plante les capacités à se défendre. On peut par exemple stimuler les capacités des plantes à être en symbiose avec des champignons, car leurs filaments dans le sol vont doper la plante en nutriments. Bien nourri, on est plus fort pour résister aux agressions. Et on a des résultats : 60 % de productivité en plus en dix ans. Autre exemple : beaucoup de plantes émettent par leurs racines des substances toxiques pour les mauvaises herbes. Elles se défendent toutes seules. Mais les variétés de riz qui font cela sont des riz à faible rendement. Il suffit de croiser une de ces variétés avec une variété de riz à haut rendement et le tour est joué…

    Mais c’est un OGM ?

    Non, c’est un croisement de la nature, selon la méthode immémoriale du croisement dans la nature. La nature ne prend pas un gène pour le mettre ailleurs, elle change un ensemble de gènes comme on le fait depuis des siècles en agronomie.

    Mais en introduisant la myxomatose en Australie, on pensait aussi simplement limiter la population de lapins. De même, qu’est-ce qui garantit qu’on n’aura pas un effet secondaire majeur qu’on n’avait pas pu deviner parce que les essais se font aujourd’hui sur de faibles surfaces et dans un temps réduit ?

    Les pistes que je décris sont des stratégies qu’on connaît, parce que ce sont celles de la nature. On ne fait pas appel à des substances qui n’existent pas dans la nature et qui apportent alors des risques spécifiques liés à leur nouveauté. Je pense que ces pratiques seront a priori plus sûres, même si on ne peut jamais exclure de mauvaises surprises et il faut que les observateurs soient extrêmement attentifs à une conséquence inattendue.

    Le livre

    Dans son dernier livre, Jean-Marie Pelt décrit comment les pesticides finissent par tuer tout le vivant petit à petit. Mais il donne aussi des solutions de remplacement, comme la juxtaposition de plantes : « Les Indiens Peaux-Rouges mariaient déjà maïs, courges et fèves. Les trois plantes se protègent les unes et les autres des insectes agressifs et des mauvaises herbes, et s’entraident quasi physiquement en dosant le soleil nécessaire. Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers d’autres. Ce qu’ont observé les anciens Indiens, des jardiniers amateurs l’ont constaté aussi et pour des dizaines de plantes différentes. Celles-ci échangent azote et phosphates, servent de repoussoir à un insecte dangereux de l’autre plante, bref s’entraident. Que la science observe et multiplie ses exemples et une grande partie des pesticides deviendra totalement inutile ». Assez pour nourrir durablement 9 milliards d’humains à l’horizon 2050 ? Le spécialiste n’élude pas : « Dans le jardin de chacun, une stratégie sans pesticides est déjà possible. Pour l’agriculture intensive, industrielle, de grande surface, je préconise plutôt des stratégies d’emplois de produits non toxiques qu’on appelle des “naturels peu préoccupants“. Il s’agit par exemple d’employer des algues pour stimuler la défense naturelle des plantes. Jean-Marie Pelt, Cessons de tuer la terre pour nourrir l’homme. Pour en finir avec les pesticides. Fayard, 201 p., environ 20 euros. Article de Frédéric Saumois dans Le Soir du 27/09/2012.

  • Grèce, Espagne, Italie, Irlande, Grande-Bretagne : la révolte gronde...

    nouveau media

    Photo parue à la Une du quotidien hollandais ND 

    Les mesures d'austérité imposées par les gouvernements sous la pression du FMI et de la CEE ne passent plus auprès de la population. Mesures d'austérité principalement dues à l'augmentation de la dette publique de tous les états, suite au financement public des banques privées en faillite. Ou comment transformer une dette privée en dette publique, à supporter par le peuple...

    Ces mesures d'austérité drastiques, qui empêchent toute relance économique et font monter le taux de chômage, poussent la population dans ses derniers retranchements. Et les manifestations s'enchaînent, les unes après les autres, que ce soit en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande du Nord, en Grande-Bretagne, mais aussi bientôt en France et en Belgique. Images et vidéos choquantes de ces armées de Robocops, frappant à l'aveugle des manifestants venus dire qu'ils n'en peuvent plus. 

    Il suffira d'une étincelle, d'une seule bavure policière, pour que tout explose, comme en Tunisie. L'hiver risque d'être chaud, à moins que les gouvernements "démocratiques" ne changent radicalement de cap.

  • 13 ans pour condamner Total et l'Erika...

    "PARIS (Reuters) - La Cour de cassation a confirmé ce mardi la condamnation pénale de Total prononcée en appel en 2010 pour la "pollution maritime" provoquée sur les côtes bretonnes par le naufrage du pétrolier Erika en 1999.

    La plus haute juridiction française a de plus déclaré, infirmant sur ce point l'arrêt d'appel, que Total était également civilement responsable de la catastrophe, ce qui valide les dommages et intérêts déjà payés par le groupe.

    L'Erika, navire vieux de 24 ans opéré par Total, s'était brisé en deux le 12 décembre 1999 dans une tempête avant de sombrer, déversant 20.000 tonnes de fioul sur 400 km de côtes bretonnes, tuant des dizaines de milliers d'oiseaux et ravageant les fonds marins.

    Outre le groupe Total, condamné à 375.000 euros d'amende, la Cour de cassation confirme la condamnation de Rina, l'organisme de contrôle maritime italien qui a donné son certificat de navigabilité au navire (175.000 euros d'amende), de Giuseppe Savarese, ex-propriétaire italien du navire, et Antonio Pollara, ancien gestionnaire italien de l'Erika (75.000 euros d'amende chacun).

    Lors de l'audience en mai, le parquet général de la Cour de cassation avait demandé l'annulation définitive des condamnations pénales prononcées en appel en 2010, dont celle de Total, car selon son analyse la justice française ne pouvait se saisir de ce naufrage survenu hors des eaux territoriales." Thierry Lévêque, édité par Jean-Baptiste Vey.

    Peut-on m'expliquer pourquoi il faut 13 ans pour condamner une multinationale qui a pollué 400 km de côtes bretonnes ? 13 ans pour prouver que Total avait affrété un vieux navire rouillé (par souci d'économie, pour gagner encore plus de pognon). Total qui gagne des milliards d'euro par an, et qui rechigne à débourser quelques millions...

    Tu jettes un mégot de cigarette sur la voie publique : 50 euros à payer tout de suite. Tu jettes 20.000 tonnes de Fioul sur les côtes bretonnes : pas de problème. Pendant 13 ans...

  • Dégustation du lundi 178

    20120924Closphoto.JPG

    Grand lundi avec une dégustation hors Clos, dans la campagne perdue de Hesbaye chez patte raide, immobilisé pour quelques semaines encore. Alexandre le Bien-Heureux craché, heureusement secondé par une épouse remarquable et toujours souriante.

    Premier flacon dégusté lors du (long) trajet reliant la capitale à ce lieu perdu au milieu de nulle part, un bob ayant été embauché pour l'occasion. Un rosé goûtu, naturel, plaisant, gouleyant, sur le fruit : Métisse 2011 de Maxime Magnon à Villeneuve Des Corbières.

    Second vin, à la robe claire et au nez sudiste. En bouche, c'est patiné (travaillé à la barrique), lourd et fatiguant, malgré les notes d'anis, d'abricot, de violette et de viognier. C'est bon, mais rien de sensationnel pour ce Hauvette 2010 Jaspe de Dominique Hauvette à Saint Rémy de Provence. Il faut avouer que cette cuvée est issue de toutes jeunes vignes de Roussanne.

    On passe aux rouges, avec cette troisième bouteille à la robe rubis clair et au nez amusant, mais sans plus. En bouche, on est sur un Pinot Noir mûr, sans longueur naturelle, assez vite tombante. Pas terrible ce Côtes de Nuits-Villages "Le Vaucrain" 2008 du Domaine Daniel Rion & Fils. 

    On passe alors sérieusement aux rouges avec 4 vins à l'aveugle servis en même temps. La robe est quasi identique, et le nez me mène en Bourgogne, alors que les autres n'y sont pas forcément. La dégustation s'avère difficile, d'autant plus qu'on apprend qu'il s'agit de quatre parcelles différentes sur un même millésime et un même domaine. Trois Grands Crus et un Premier Cru...Il y a une unité de style pour le moment, mais ces vins devraient présenter une magnifique évolution dans le temps : Charmes-Chambertin 2009 Grand Cru, Clos de Vougeot 2009 Grand Cru, Vosne-Romanée 1er Cru les Suchots et Echezeaux Grand Cru du Domaine Confuron-Confetidot. Quatre magnifiques flacons...

    La soirée s'acheva moins bien avec les 3 derniers : 

    Le huitième, à la robe foncée, au nez pas intéressant, à la bouche de jus très riche et puissant, intense comme du Porto, complexe mais stéréotypé, extrait, ensoleillé et fatiguant. Le style de vin italien qu'on aime pas : Masi Costasera Amarone Classico 2007 Valpolicella. Etonnant pour Masi, une très bonne maison.

    La neuvième, à la robe plus évoluée, au nez complexe, mais à la bouche marquée par l'élevage. C'est plus plaisant que le précédent, mais il y a trop d'élevage de vieux bois. Valpolicella 2001 de Quintarelli Giuseppe, qui nous avait épaté avec son 1999 de la semaine passée et qui nous déçoit ce soir...

    Dernier flacon de la soirée, à la robe foncée, au nez sympa mais très sud et à la bouche mûre, sur de l'alcool, pas très long. Un vin facile du Sud et court en bouche : Domaine Peyre Rose, Clos des Cistes 2003 en Coteaux du Languedoc.

    On écourta le (long) retour en dégustant un Moussa Moussette de René et Agnès Mosse, trouvé par hasard chez Patte Raide. De quoi fêter dignement cette soirée anniversaire jusqu'au bout. La suite des aventures du Clos lundi prochain.

     

     

     

  • OGM, Monsanto, Round-Up, la suite de la saga...

    "L'étude choc sur les effets des OGM sur les rats, conduite par le biologiste Gilles-Eric Séralini, a déclenché, mercredi 19 septembre, une tempête médiatique. Au point de pousser le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, à déclarer vouloir revoir les procédures d'homologation des organismes génétiquement modifiés au sein de l'Union européenne. Néanmoins, une partie de la communauté scientifique, qui ne cache pas son scepticisme, appelle à la prudence.

    Pour Gérard Pascal, ancien toxicologue spécialiste des OGM à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), aujourd'hui consultant pour des entreprises agroalimentaires, cette étude, qui suggère des effets délétères sur le rat liés à la consommation de maïs NK603 (tumeurs mammaires, troubles hépatiques et rénaux, espérance de vie réduite) présente de "très sérieuses lacunes, qui invalident ses résultats". Etrait d'un article paru dans Le Monde de ce week-end.

    Cette communauté scientifique me fait bien marrer. Non seulement, ils ont autorisé l'envahissement des OGM dans l'alimentation européenne, en criant haut et fort qu'il n'y avait aucun danger, mais en plus, ils n'ont jamais été fichus  de tester ces OGM pendant une période de plus de trois mois ! Or, en trois mois, il n'y a rien qui se passe ! C'est trop court pour voir apparaître les effets désastreux des OGM sur la santé animale et humaine.

    Par contre, ils sont les premiers à dénoncer toute étude incriminant les OGM, pour vices de formes et process non respectés ! Culottée, cette communauté scientifique à la botte des grandes multinationales, dont le conflit d'intérêt latent empêche de crier la vérité.

    Comme on ne va pas attendre 2 nouvelles années pour vérifier si les OGM sont aussi nocifs que le prouve cette dernière étude, il faut absolument appliquer le principe de précaution et bannir tout OGM de notre alimentation et de celle du bétail (80% du bétail français est nourri d'OGM !). 

    Cela nous laissera le temps de voir apparaître de nouvelles études, sponsorisées par Monsanto et consorts, dont les conclusions truquées seront à l'opposé de ce qui vient d'être démontré. Il est vraiment temps que l'Europe se dote d'un organisme VRAIMENT indépendant, et capable de mener de telles études sans aucune pression des lobbies politiques, agro-alimentaires, pharmaceutiques, ou nucléaires.

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Réserves de victuailles provençales...

    Quel bonheur de se voir ramener du sud de la France quelques réserves alimentaires qui aideront à passer l'automne et l'hiver. 

    2 tresses d'ail violet de Provence (soit 24 têtes, calibre 70/90) qui tient jusqu'en avril, 1 tresse d'ail rose de Lautrec Label Rouge, 6 litres d'huile d'olive de Provence, première pression à froid, du Domaine de la Pierre Plantée à Sainte-Maxime, et un kilo d'olives noires aux herbes, qui tiennent un an dans le frigo.

    Quelques pots de miel (Lavande, Hauts-Paturâges et Sainfoin et Thym) de Monsieur Gélibert, apiculteur à Grimaud, quelques pots de confitures extra de griottes d'André Camous à Maussane Les Alpilles et quelques pots de Crème d'Olives Noires de l'Oliverie des Baronnies à Entrechaux.

    Ajoutons à tout cela quelques bonnes bouteilles de Bandol rouge (Terrebrune, Lafran Veyrolles et Pibarnon) et de Côtes de Provence, rouge lui aussi ( Château Saint-Baillon 2004 Le Roudaï et Domaine de la Cressonnière Cuvée Mataro 2006). Voilà quelques kilos de victuailles provençales qui parfumeront l'hiver, l'assiette et le verre...

    Et, en ce beau samedi automnal ensoleillé, j'ai rentré le bois sec qui animera les longues soirées hivernales, et je récolte les avant-dernières tomates goûtues et naturelles de la terrasse, pour en faire des conserves surgelées qui parfumeront, elles-aussi, les petits plats mijotés dans quelques mois. La récolte fût tellement abondante que mon freezer en est plein. Que du bonheur !

    Me voilà donc prêt à affronter l'hiver. Hiver qu'on annonce doux et très pluvieux et humide, après un mois d'octobre sec et ensoleillé. Mais on ne sait jamais, des fois qu'il serait glacial comme les 2 derniers...

  • Liste des aliments contenant des OGM...

    Greenpeace France a eu la bonne idée de dresser une liste des aliments contenant des OGM afin que le Con-sommateur puisse être averti et puisse faire un choix, la mention "contient des OGM" ne figurant pas toujours sur les étiquettes...

    Prenons l'exemple du Camembert. Pour moi, il est évident que le Camembert Bio avec le label AB n'en contient pas. Je sais aussi que le label Bio européen, beaucoup plus laxiste au niveau des règlements, n'est pas un véritable label Bio. Les camemberts apposant ce logo en contiennent donc.

    Et comme je m'y connais pas mal en fromages, je sais aussi que le Camembert AOC n'en contient pas non plus, l'appellation d'origine contrôlée veillant à la qualité du fromage étant très stricte au niveau alimentation des vaches.

    Maintenant, allons voir sur le site de Greenpeace : http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

    N'en contiennent pas (Le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d'animaux nourris aux OGM.) :

    Camembert AB (Toutes marques), Camembert de Normandie AOC (sauf Nos régions ont du talent), Engagement Qualité Carrefour et Graindorge.

    En contiennent (Le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d'animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Les entreprises qui ne nous ont pas répondu sont également classées ici.) :

    Bien Vu, Système U, Carrefour, Casino, Champion; Chevalier Normand; Gillot, Cœur de Lion, Bongrain, Eco +, E. Leclerc, Etendard Normand, Ferme de Tremblaye, Fin Normand, Fromagerie du Val d'Ay, Gillot Pyrogravé, Grand Jury, Lanquetot, Lactalis, Le Bocage, Le Petit, Le Rustique, Les Fromageries Riches Monts, Monoprix, Marie Harel, Marque Repère, E. Leclerc, Monoprix Gourmet, Nos Régions ont du talent (Camembert AOC ), Patrimoine Gourmand, Cora, Paysan Breton, Petit Normand, Produits U, Système U, Président, Lactalis, Pâturages, Intermarché, Reflets de France, Saint Hillaire, U Les Saveurs.

    Moralité de l'histoire : Les industriels du camembert sont mal mis ! Et les 6 deniers producteurs de véritable camembert au lait cru, moulé à la louche, et respectant les règles de l'AOC sortent gagnants. Et le camembert Bio, label AB, vous garanti, en plus, l'absence de traces de pesticides, les fourrages n'étant pas traités. Ce résultat ne m'étonne pas, c'est le bon sens.

    Reste à appliquer ce principe de consommateur soucieux de sa santé à tous les autres aliments...

     

  • C'est qui ce gars qui prouve la nocivité des OGM et du Round-Up ?

    "Gilles-Éric Séralini est un chercheur de nationalité française né en 1960. Il est professeur de biologie moléculaire depuis 1991 et chercheur à l'Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBFA) de l'université de Caen et co-directeur du Pôle Risques de l'université de Caen (pôle associé au CNRS). Il s'est fait notamment connaître pour ses études sur les OGM et les pesticides.

    Après des études à Nice, Gilles-Éric Séralini soutient sa thèse de doctorat en biochimie et biologie moléculaire à l'université de Montpellier-II en 1987. Il a été élevé au rang de chevalier de l’ordre national du Mérite en 2008, sur proposition du ministère de l’Écologie pour l’ensemble de sa carrière en biologie.

    Gilles-Éric Séralini est président du conseil scientifique du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN).

    Il est expert depuis 1998 pour le gouvernement français, l'Union européenne et plus récemment pour le Canada et l'Inde. En 2003, la Commission du génie biomoléculaire a refusé à plusieurs reprises de rendre public les comptes-rendus détaillés des réunions où il évaluait les OGM destinés à être commercialisés en Europe.

    Il est principalement connu pour ses travaux sur la toxicité de l'herbicide Round Up sur des cellules en culture. Il est particulièrement actif par ses prises de position très opposées à l'utilisation des plantes génétiquement modifiées en agriculture.

    Gilles-Éric Séralini est le premier à avoir réalisé des tests statistiques indépendants sur des produits de la firme Monsanto. Il suggère que le maïs Monsanto MON 863, produisant une protéine insecticide d'origine bactérienne, provoquerait des signes de toxicité hépatique et rénale chez les animaux qui en consomment : une augmentation de 20 à 40 % des graisses dans le sang des femelles, de 10 % du taux de sucre, de la masse pondérale du foie et du corps. Par ailleurs, les reins sont le plus touchés chez les mâles, ce qui provoque une perte de poids.

    Des tests comparables ont mis au jour des différences au niveau du foie et des reins avec le colza GT 737. En novembre 2007, les experts financés par Monsanto ont avoué qu'ils n'avaient pas jugé ces effets graves parce qu'ils n'étaient pas identiques entre les mâles et les femelles. Ces travaux controversés mettent en question la compétence des agences gouvernementales qui se sont prononcées en faveur des OGM." (Source Wikipedia).

    Cela fait des années que des articles sont publiés sur ce blog, prouvant la nocivité des OGM. Des années que je dénonce le rôle occulte des Commissions chargées d'examiner les rapports et de décider, ce qui n'est pas rien, si les OGM peuvent prendre place dans l'alimentation. Des années que je crie au scandale contre les trusts, les ententes-politico-industrielles, les pots-de-vins, l'arrogance de Monsanto et ses pratiques douteuses et impunies. Des années que je critique l'obligation d'inscrire toutes les semences consommables sur terre dans un catalogue officiel, afin que seules, les multinationales semencières nourrissent le monde, au détriment des variétés Bio, des variétés ancestrales, de la biodiversité mondiale, patrimoine de l'humanité.

    Des années aussi que je dis que le monde change et que cette Troïka politico-industrielle va s'écrouler et sera jugée. Tout comme le cartel bancaire et le cartel nucléaire. Et le monde change : on y arrive. Mais qu'est-ce qu'il aura fallu comme temps pour les faire tomber... Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Dégustation du lundi 177

    Retour au Clos pour cette dégustation à 4, sans patte raide. Une dégustation qui commença on ne peut plus mal : Chambolle-Musigny 1er Cru Les Charmes 2006 de Ghislaine Barthod bouchonné. Second flacon, à la robe rubis clair et au nez sur le fruit. En bouche, petits fruits croquants, charpente de tannins serrés, clair mais pas fluet. C'est jeune et manque de complexité pour un 1er Cru. Mais il doit encore certainement vieillir et se bonifier : Chambolle-Musigny 1er Cru Les Véroilles 2006 de la même Ghislaine Barthod, 50 ans et aux commandes du vignoble depuis 26 ans.

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    Troisième bouteille, à la robe rubis évoluée et au nez de vieux bordeaux, sur du caramel, du vieux cuir et de la vieille futaie. En bouche, encore un beau fruit et de la générosité, mais aussi de la verdeur. C'est très fin, sauf la finale boisée qui domine. C'est mûr avec de l'alcool, mais aussi aqueux avec du boisé : il y a eu un stress quelque part... Vieux Château Certan 1990 Grand Vin de Pomerol. Ce vin, coté 94/100 aurait dû vieillir 50 ans. Le nez est chouette, mais la bouche ne suit plus. Déception.

    Les quatrièmes et cinquièmes flacons, servis en même temps, présentent une robe rubis similaire, l'un étant juste un peu plus évolué que l'autre. En bouche, le plus vieux est délicat, sur le fruit, avec de la chaleur et un côté sucré assez marqué. C'est très mûr, et frais, puis cela tombe court sur l'alcool. Le plus jeune est rond, flatteur, mais sans beaucoup de personnalité. Pas de grand sentiment pour ces Domaine Hauvette 2004 et 2007, en Baux de Provence. Dominique Hauvette, viticultrice à Saint-Rémy de Provence nous charme plus avec ses magnifiques vins blancs.

    Sixième flacon à la robe noire et au nez chimique de vin étranger, avant d'évoluer vers quelque chose de beaucoup mieux sur de la violette, de la prune et de la confiture de figue. En bouche, c'est très sucré, avec de l'alcool bien rafraîchi par une belle acidité. On est en vin naturel, à la recherche de la rondeur et de la buvabilité, en vin sudiste. Le Gaure 2009 Cuvée pour mon Père de Pierre Fabre en Vin de France dans le Languedoc.

    Septième et dernier flacon avec un vin à la robe rubis marquée par l'évolution et au nez magnifique. La bouche est gourmande sur un beau fruit, des notes torréfiées, de la puissance et de la richesse et un bel élevage. On est en Amarone. Ce vin a encore un beau potentiel : Valpolicella 1999 Classico Superiore de Quintarelli Giuseppe à Verona. Le meilleur vin de la soirée. 

    Lundi prochain, les amis du Clos s'en vont rejoindre patte raide dans sa campagne bucolique, pour fêter tous ensembles un anniversaire. Cela promet...

  • Bio et local, c'est l'idéal...

    Du 17 au 23 septembre, les consommateurs sont invités à rencontrer les agriculteurs bio près de chez eux lors de la campagne « Bio et local, c’est l’idéal ». Un slogan qui affiche bien l’objectif de l’événement : sensibiliser le public aux avantages de la consommation de produits biologiques en circuits courts.

    C’est dans la région Rhône-Alpes, première région française en nombre d’exploitations bio, que la campagne « Bio et local, c’est l’idéal  » est née en 2007. Cette année, du 17 au 23 septembre, elle est reprise nationalement par le réseau FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique). Au programme, dans plusieurs régions : fermes ouvertes, ciné-débats, marchés bio, conférences, foires bio locales...

    Local et bio, ce n’est pas la même chose !

    Affiche de la campagne "Bio et local, c'est l'idéal"Pour la FNAB, il s’agit de rappeler aux consommateurs, qui se préoccupent davantage de l’origine géographique de leurs produits, que le local n’est pas en soi un signe de qualité. Et pour être sûr que son producteur local se conforme bien aux exigences de l’agriculture biologique, il n’y a qu’une seule garantie objective : le signe officiel Agriculture Biologique (AB).

    En savoir plus sur la certification AB

    Des choix qui se complètent

    Pourquoi consommer bio ET local ? Ce double choix n’est pas anodin en termes de protection de l’environnement et d’économie locale. 
    En prohibant l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques, le cahier des charges de l’agriculture biologique garantit la protection des sols, de l’eau et de la biodiversité. L’achat local diminue quant à lui le temps de transport polluant. 
    Les bénéfices pour l’économie locale sont aussi mis en avant par la FNAB. Une exploitation bio nécessite plus de main d’œuvre qu’une exploitation conventionnelle. De plus, forte de près de 24 000 fermes en France, l’agriculture biologiquedispose aujourd’hui d’une large palette de circuits de distribution (vente directe à la ferme, marchés, magasins de producteurs,AMAP, système de paniers, magasins spécialisés bio) qui participent au développement économique local et qui permettent un meilleur accès à une production bio locale. 

    Consommateurs et producteurs bio en contact direct

    Cette campagne rappelle aussi que le contact avec les consommateurs fait partie du quotidien des producteurs bio. En France, plus de 50 % des fermes bio pratiquent la vente en circuit court. Échanges de recettes, redécouverte de légumes méconnus, meilleure compréhension du travail des producteurs... Une façon aussi pour les consommateurs de se réapproprier leur alimentation.

    Retrouvez les événements de la campagne « bio et local, c’est l’idéal » sur le site dédié à l’édition 2012

    Info + Les consommateurs sont parfois mal informés ou sceptiques : Le petit guide pour vos amis bio sceptiques, édité par Corabio fait le point sur les idées reçues sur la bio. 
    Retrouvez-le sur le site de Corabio

     
  • Le saumon écossais : vraiment meilleur ?

    "Au cours des quatre dernières années, si la production de saumons écossais a augmenté de 22%, les traitements pesticides qu'ils reçoivent ont cru de ... 110% !! Selon l'agence écossaise de protection de l'environnement (SEPA), dont proviennent ces chiffres, cette brutale évolution du recours aux traitements à base de pesticides est à mettre au crédit des poux qui parasitent les saumons. Devenus au fil du temps de plus en plus résistants aux traitements, les pisciculteurs n'ont apporté comme réponse qu'une augmentation des traitements, lesquels visent essentiellement a attaquer le système nerveux des poux et/ou inhiber la croissance de leur coquille. 

    Si la grande majorité des piscicultures écossaises présente un niveau de qualité sanitaire et environnementale "satisfaisant ou excellent", en 2011, 54 installations sont pointées pour une présence de résidus chimiques trop élevés sur leurs fonds marins. Une valeur en augmentation régulière depuis plusieurs années. Face à ce constat, l'association des producteurs de saumons écossais met en avant des taux d'infection par les poux en croissance exponentielle. La situation apparaît critique notamment à l'Ouest des îles Shetland où, en février dernier, un niveau d'infestation en mer de 584% supérieur aux niveaux recommandés a été relevé, pour une hausse moyenne de 250%. 

    La pollution induite par ces apports massifs de pesticides n'est pas sans effet. Au premier rang des victimes on trouve les crustacés, notamment les homards, crabes et crevettes, et indirectement les populations de saumons sauvages qui font face à des poux plus virulents. Quant à un éventuel impact sanitaire sur la chair des saumons, provenant de ces élevages, il n'y a tout simplement pas d'étude en la matière ..." Article de Rémy Olivier sur Univers Nature.

    Le poisson est bon pour la santé. Le poison, non. Les poissons de mer sauvages, plus ils sont grands, plus ils sont pollués. Les poissons d'élevages, quelque soit la taille, sont contaminés également. Il faut donc varier les espèces consommées et les endroits de pêche, afin de ne pas emmagasiner des taux affolants de métaux lourds, de dioxine, de mercure, de phtalates, d'antibiotiques et de pesticides. Et, si possible, choisir du poisson d'élevage Bio, si ce n'est pas du poisson sauvage.

    Le défi des années à venir sera de se nourrir sans s'empoisonner.

  • Nestlé et Pure Life : un scandale de plus...

    Pour son enquête, Res Gehriger a repris les discours de Peter Brabeck, le président autrichien du conseil d’administration de cette multinationale basée en Suisse, pour les confronter aux habitants, aux militants et aux experts. "Les producteurs d’eau sont là uniquement pour l’argent, affirme Maude Barlow, ex-conseillère de l’Onu sur l’eau. Quand ils participent à des programmes de type humanitaire, c’est du marketing. C’est parce que le monde entier les critique et qu’ils veulent redorer leur blason. Mais seul le profit les intéresse." Une analyse corroborée par l’exemple du Pakistan où Nestlé s’est ouvert un nouveau marché. Son eau en bouteille, Pure Life, s’adresse aux classes aisées. Au point que, pour les jeunes privilégiés, être à la mode, c’est se balader ostensiblement avec sa Pure Life. Tandis que des enfants tombent malades en buvant l’eau non potable à cause des canalisations.

    Ce documentaire, coproduit par Arte, affirme que l’usine d’eau Pure Life, près de Lahore, a fait baisser le niveau de la nappe phréatique et asséché des puits ancestraux à proximité. Au Nigeria, aussi, Nestlé écoule sa Pure Life. Sauf que son prix est supérieur au revenu journalier de nombreux Nigérians. Et qu’un litre de cette eau coûte plus cher qu’un litre d’essence !

    Dans le monde, 900 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, d’après l’Onu. "Au Sud, la situation est gravissime, s’alarme Maude Barlow. L’eau tue plus que le sida ou les guerres, les accidents de voiture et le paludisme réunis. L’eau est la première cause de mortalité. Là-dessus, Nestlé arrive en nous disant : nous avons la solution, elle s’appelle Pure Life, nous allons vous vendre de l’eau que nous puisons dans vos propres nappes souterraines. Voilà sa solution pour les pays sans réseau public d’eau où rien ne sort des robinets ou alors une eau souillée. Ce n’est pas seulement irresponsable, c’est presque criminel !"

    Et contrairement à l’Etat du Maine, aux Etats-Unis, où un mouvement de citoyens a fini par empêcher Nestlé d’installer des zones de pompage, l’enquête démontre comment avocats et lobbyistes peuvent tirer profit du vide juridique pour s’accaparer des terrains et des sources. Car l’eau reste l’enjeu majeur de demain : "On manquera d’eau bien avant de manquer de pétrole", prophétise Peter Brabeck. Et de conclure : "Qu’est-ce qui pourrait encore garantir 140 ans d’existence à notre entreprise ? La réponse est claire, c’est l’eau." Article de Virginie Roussel dans La Libre de ce jour.

    “Nestlé et le business de l’eau en bouteille”. Enquête à charge sur Arte, à 20h50.

  • Dégustation du lundi 176

     

    dégustation,vins naturels,biodynamie,camembert,vins italiens,goût

    Retour au Clos, pour cette dégustation à 4, sans patte folle qui passe demain sur le billard. Premier flacon à la robe rubis clair et au nez de vin naturel, de jus de raisin, de fruits , mais pas très expressif. En bouche, c'est fondu et doux, sur des petits fruits rouges et noirs, de longueur moyenne, avec un peu de chaleur en bouche. On pense à un très bon Loire ou à un facile Côtes du Rhône et on se trompe : Chiroubles 2010 de O. Descombes en Beaujolais.

    Second flacon, à la robe identique, et au nez plus expressif et plus complexe sur des fruits compotés mûrs. La bouche est agréable, fondue, sur une belle matière et de l'acidité, et des tannins en finale. Clos Rougeard 2005 en Saumur Champigny, de Foucault.

    Le troisième flacon présente une robe noire et un nez parfumé sur une belle matière, intense, mais aussi de la finesse. En bouche, c'est vraiment très bon. On évoque un tout tout bon Languedoc. On est sur un melon au Porto un peu lardé, une très belle matière et une magnifique longueur, avec des notes de cabernet et de poivrons. Stoppa 2003 Colli Piacentini en Cabernet Sauvignon. Un vin italien bien meilleur que certains super toscans dégustés par certains il y a peu. Et, en plus, en vin nature...

    Le quatrième flacon - la déception de la soirée- aurait dû nous plaire s'il n'avait été complètement bouchonné... Fort dommage pour ce Vieux Château Certan 1990 en Pomerol. Et fort dommage pour nous aussi.

    Le cinquième et dernier flacon de la soirée présente une robe noire et un nez puissant et concentré. La bouche nous conduit en Languedoc-Roussillon, sur des notes de café. "Suis l'Etoile" du Domaine des Enfants en Vin de Pays des Côtes Catalanes. En biodynamie.

    La soirée s'acheva sur une polémique entre vins naturels et vins biodynamiques (les vins naturels sont-ils quasi tous biodynamiques?) et sur l'authenticité d'un camembert "Bonchoix" (Camembert de Normandie, AOP, fabrication artisanale, au lait cru, moulé à la louche) mais dont le texte "Camembert de Normandie" n'apparaît pas sur le flanc de la boîte. Enquête en cours.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, sous des températures bien moins clémentes.

  • Infiniment citron de Pierre Hermé, pâtissier...

    recettes,cuisine,art,gastronomie,plaisir,goût,pâtisserie"Chers amis et tutti quanti, amoureux de la crème, du beurre et du sucre, j'ai l'honneur et l'avantage de vous présenter la collection automne 2012 de Pierre Hermé, grand pâtissier de renommée internationale. Baptisée "Infiniment citron", c'est la première qu'il voue entièrement à un fruit, les précédentes étant consacrées à la vanille, au café et au caramel. Il avait trouvé qu'en dehors de la saison (hiver-printemps) le citron jaune avait "un goût un peu tordu".

    Pierre s'est donc "mis à travailler le citron", visitant des producteurs, imaginant des recettes jusqu'à dénicher, dans le sud de l'Italie, un "citron des quatre saisons" à son goût, produit en quantité et en qualité suffisantes, pour fournir entre 500 et 600 kilos par semaine durant l'automne. "Infiniment citron" est l'aboutissement de trois ans de travail des petites mains de la haute pâtisserie qui n'ont rien à envier à celles de la haute couture. Une collection de treize pièces dont certaines (tarte, macaron) étaient déjà inscrites au catalogue. Défilé des mannequins.

    - Infiniment citron, c'est le modèle vedette, symbole de la collection. Le gâteau des gâteaux : pâte sablée, crème, crème légère, gelée, confit, meringue croustillante, tout est au citron. A chaque bouchée, un nouveau mélange de saveurs et de textures. "Dedans, il y a tout ce qu'il doit y avoir dans un bon gâteau." (32 € pour 4.)

    - Le baba, classique dans sa pâte et dans sa forme mais où la liqueur de Limoncello remplace le rhum. Crème au citron, chantilly citronnée semée de brins de sablés. La seule pièce comportant de l'alcool car "un baba sans alcool n'a pas de sens" (32 € pour 4).

    - Le cheese-cake, désormais figure imposée de la pâtisserie française, repose sur une pâte sablée, surmontée de biscuit à la cuiller spécialement conçu pour absorber le jus sans en laisser échapper une goutte. Cream cheese au citron, quelques grains de sel qui font "swinguer le sucré" et un peu de marmelade citron cachée en son sein. Mœlleux de chez moelleux (32 € pour 4).

    - Le millefeuille, avec sa pâte feuilletée caramélisée en haut et en bas, une crème aérée au citron et, au milieu, une fine couche de pâte sablée aux notes citronnées pour apporter un peu de croquant au croustillant. Fallait y penser ! (6,90 € pièce).

    - Le petit chou, sous son air bonhomme, cache dans sa chantilly au citron du crumble à la chair fraîche de l'agrume et ses quartiers confits. Croustillant dehors et moelleux dedans. "Une tuerie !" Parole du chef (6,90 € pièce).

    - La tarte, membre de droit divin des devantures pâtissières, ne vise ici qu'un objectif : sublimer le citron dans tous ses états, pulpe, écorce, peau, zeste et jus. Il est dedans et dessus. Sublime crème au citron dont la crème fraîche n'est pas absente. Risque d'addiction (23 € pour 4).

    - Emotion, celle qu'on rencontre dans ces verres remplis de douceurs sucrées ou salées qui font florès. Crème citron au fond, couche de pâte sablée et dessus chantilly citron avec un peu de gelée du même métal pour conclure. Emouvant (7,30 € pièce).

    - La glace. Alors que le sorbet est de tradition, le lait vient ici se glisser pour lui donner de la rondeur. La marmelade fait le reste et l'on en ressort givré (30 € le litre).

    - Le cake, dont le secret du moelleux extraordinaire nous a été révélé par le chef : au sortir du four, il est imbibé d'un sirop avec un peu d'essence de bergamote. Le plus délicieux des cakes (18,50 € le petit modèle).

    La collection se conclut sur les inévitables macarons (1,95 € pièce), un exercice dans lequel Pierre Hermé est passé maître, des bonbons (1,70 € pièce) à la ganache au chocolat d'Indonésie parfumée aux zestes, des gaufres (2,80 € pièce) sèches à la "tendresse exagérée" et un assortiment de sablés (12 € les 175 g).

    "Infiniment citron" est disponible jusqu'au 21 octobre dans les différentes boutiques Pierre Hermé et sur commande. Une excellente activité de week-end...

    Paru dans M, le Magazine du Monde de ce week-end. Article de JP Géné.

     

  • GEO Savoir n°4 consacré à l'Alimentation...

    alimentation,industrie agroalimentaire,additifs,arômes,santé,goûtPas mal du tout, ce numéro de GEO hors série (n°4 septembre-octobre 2012) consacré à l'alimentation.

    On y aborde d'abord l'évolution alimentaire de l'homme et l'évolution des comportements. 

    Puis, le monde de l'Agroalimentaire industriel qui occupe une grande partie du numéro avec les thèmes suivants : l'élevage intensif, les subterfuges alimentaires, soja et palmiers à huile à l'assaut de la forêt tropicale, les additifs alimentaires, les changements climatiques et les multinationales, des géants au bras long.

    Ensuite, au niveau physiologie, un article fort intéressant sur le pouvoir du gras, et un autre sur le fabuleux destin d'une bouchée de pizza, qui décrit, étape par étape, les processus de la digestion.

    Enfin, au niveau nutrition, 3 thèmes encore abordés : bien manger s'apprend jeune, quelques chiffres concernant l'alimentation, et pour finir en beauté, l'analyse de 28 régimes (promesses/résultats/atouts/inconvénients).

    J'ignorais l'existence du fromage analogue, un ersatz de fromage sans lait, un produit industriel utilisé pour les garnitures de pizzas industrielles, qui coûte 40% moins cher que le fromage, qui résiste à 400 degrés (ce qui permet de cuire les pizzas à haute température, et donc plus vite, sans brûler "le fromage" qui n'en est pas). Il sont fous, ces industriels. Et ils sont fous, ces consommateurs, d'acheter et consommer de tels produits bourrés d'additifs, d'arômes artificiels, de colorants et d'exhausteurs de goût !

    En Europe, chaque année, 170.000 tonnes d'arômes sont utilisées par l'industrie agro-alimentaire pour produire des yaourts aux fruits sans fruits, des soupes au poulet sans poulet, des desserts à la vanille sans vanille, des bâtonnets de crabe sans crabe et des pizzas au fromage sans fromage !

    La lecture de ce numéro renforce simplement mon intime conviction d'éviter d'acheter des produits non qualitatifs , d'éviter les plats industriels préparés, et de me tourner vers les produits de saisons bio à cuisiner soi-même, en se laissant guider par son instinct et les besoins physiologiques de son corps.

  • Dégustation du lundi 175

    Les dégustations du Clos reprennent avec la rentrée : ce soir, toujours sur une terrasse dont émanent des parfums de tomates, de figues, de romarin et de vignes. En attendant les dégustations du Clos au Clos.

    On débuta par une petite mise en bouche fort sympathique : un Haut-Marbuzet 1990 en Saint Estèphe. Au nez, j'avais trouvé rive gauche, et à l'examen de la robe, j'avais annoncé 90. Pas mal. C'est soyeux et ciselé, sur une trame de fruits très puissante, avec de la vivacité. Et une magnifique finale lardée, fruitée, boisée et avec du réglisse aussi.

    On poursuit dans la même gamme, avec un vin à la robe noire et trouble. Un nez herbacé plus jeune, plus vert. Un nez de vieille motte qu'on retourne. Motte de gazon. En bouche, encore plus de fruits que le précédent, sur une belle prune, avec de la rondeur mais aussi du boisé en finale, mais pas trop dérangeant. Pommard Clos des Epeneaux 1990 du Comte Armand. C'est un Monopole.

    On continue sur cette belle lancée avec un vin au nez de vin naturel, sur de la feuille de tomate écrasée. Moi, je suis en Rhône, d'autres en Loire. La bouche est bonne, fraîche, très cabernet franc. Il pétille un peu et refermente en bouteille. C'est un Loire très gourmand, dans un bon millésime : Anjou 2010 d'Agnès et René Mosse. Pas mal du tout !

    On poursuit avec les vins naturels avec une quatrième bouteille à la robe rubis et au nez sucré, flatteur et bonbon. La bouche est avenante sans plus. Certains se perdent dans le Beaujolais pour ce vin de Provence : La Chance 2010 en Vin de Pays de Mont Caume. La moins bonne bouteille de la soirée.

    Arrive un vin à la robe noire. C'est un vin très riche mais trop jeune. Il rejoint les 2 premiers vins dégustés. C'est une explosion en début de bouche, les tannins sont serrés, le fruit bien présent, mais il n'est pas encore libéré, docile, facile. Il faudrait le boire en mangeant. Ciacci Piccolomini d’Aragona Pianrosso 2001 Brunello Di Montalcino. Une très belle bouteille.

    On bu encore un autre vin italien : Primofiore 2007 Veneto du regretté Quitarelli Giuseppe. Hélas, quelqu'un a volé mes notes et je ne m'en souviens plus fort bien... si ce n'est que c'était fort bon.

    La soirée s'acheva sur un vin à la robe orange et au nez de grand Sauternes. La bouche est extraordinaire et longue, pour moi. Certains le trouvent cependant moins bien et évoquent Gaillac, un sirop pour la toux, qui devient plat. Moi, j'ai du raisin de Corinthe et des amandes en bouche : La Tour Blanche 1995 en Sauternes. Donation Osiris.

    Prochaine dégustation au Clos, où l'on ne vendangera pas cette année. Trop de mildiou avec ce début d'été pluvieux et humide...

  • Aliments à éviter en cas de cholestérol...

    Trop de cholestérol est dangereux pour la santé. Mangeons donc plus sainement, comme le propose e-santé.be, en évitant certains aliments :

    1.) Les aliments renfermant le plus de cholestérol :

    jaune d'oeuf

    abats

    matières grasses d'origine animale: beurre, saindoux, crème fraîche, graisse d'oie, de canard, lard

    charcuterie

    crustacés: crevette, crabe, langouste, homard, langoustine

    lait entier et ses dérivés comme les fromages, tous riches en graisses saturées.

    viandes.

    2.) Les aliments renfermant des acides gras saturés :

    viandes grasses: entrecôte et côtes, mouton, charcuteries

    produits laitiers: beurre, fromage, crème, pâtisseries à base de produits laitiers

    certains végétaux: huile de palme, de coco, beurre de cacao.

    3.) Les huiles de friture. Les hautes températures altèrent les acides gras, lesquels forment des dérivés hautement cancérigènes et néfastes pour les artères. 

    4.) Les acides gras hydrogénés. L'hydrogénation est un procédé industriel qui permet de solidifier les huiles au contact de l'hydrogène, ce qui rend leur manipulation plus facile. On transforme ainsi des acides gras insaturés naturellement fluides et aux propriétés cardiovasculaires bénéfiques en acides gras saturés néfastes pour la santé. 

    5.) Les acides gras issus du shortening. Les huiles végétales sont additionnées d'huiles animales saturées puis hydrogénées en gras solide. Ce procédé améliore la préparation et la consistance des pâtisseries et des gâteaux industriels. 

    6.) Les acides gras Trans : Ces acides gras apparaissent lorsque des huiles végétales riches en acides gras polyinsaturés sont hydrogénées. Ce procédé modifie la forme de ces acides gras et augmente leur rigidité. Ils deviennent ainsi solides à température ambiante, comme les acides gras suturés. Mais une fois ainsi transformés, ces acides gras, alors dénommés "acides gras trans", changent de propriétés: ils augmentent le "mauvais" cholestérol, diminuent le "bon" et aggravent le risque de formation de caillots à l'intérieur des artères. 

    Attention, les graisses trans ne figurent pas obligatoirement sur l'étiquetage. Tout aussi dangereux, elles sont comptabilisées comme graisses insaturées, alors qu'elles ont perdu leurs propriétés et inversement acquis celles des acides gras saturés. 

    7.) Les aliments refermant de mauvais acides gras transformés (haute température, hydrogénation ou isomérisation) :

    Margarines

    Fritures: frites, beignets, aliments panés

    Biscuits de pâtisserie ou apéritif

    Pâtisseries industrielles (cookies, muffins, crèmes pâtissières...)

    Viennoiseries industrielles (croissant, pain au chocolat...)

    Viandes grasses (mouton, porc, certaines pièces de boeuf)

    Préparations à base de graisses industrielles.

    Et voilà, c'est tout ! Tout le reste, vous pouvez le manger ! Tous les poissons, tous les légumes et céréales, tous les fruits (frais et secs), de l'huile d'olive, toutes les herbes et épices : il y a moyen de se faire plaisir ! Ce n'est pas un régime, c'est manger sainement et éviter les produits industriels et les plats cuisinés tout prêts. Et, en plus, si vous mangez Bio, alors là, c'est le top du top ! Non seulement au niveau du goût et de la qualité des aliments, mais aussi au niveau des nutriments indispensables à notre corps. Nutriments qu'on ne trouve plus, ou en très faibles quantités, dans les aliments produits en agriculture intensive (c'est-à-dire traditionnelle).

    Le monde change. Changez aussi.