• Un peu de légèreté fait toujours du bien...

    Dans notre édition d’hier, une légère erreur technique nous a fait imprimer les noms de champignons vénéneux sous les photos des champignons comestibles, et vice versa. Nos lecteurs survivants auront rectifié d’eux-mêmes.

    Si j’en crois mon horoscope, je devrais mourir dans la soirée. C’est con, j’avais pas fini de bêcher mes camélias. Ce qui me coûte à l’idée de quitter ce bas-monde, c’est l’idée intolérable que mes enfants vont rentrer du crématorium en courant pour boire mes Saint-Emilion, si cela se trouve dans des gobelets fluo et avec des fils d’ouvriers aux cheveux verts.

    Tout au long de cette vie tumultueuse où j’ai donné la joie sur d’innombrables sommiers dont j’ai oublié le nom, j’ai compris qu’on pouvait juger de la sensualité d’une femme, ou d’un homme, bien sûr, mais ce n’est pas tellement mon truc, simplement en observant son comportement à table. Prends-en de la graine, jeune dragueur qui m’écoute. Celle-là qui chipote devant les plats nouveaux exotiques, celle-là qui met de l’eau dans le pauillac, qui grimace au-dessus des pieds de porc farcis, qui repousse les myrtilles à côté du filet de sanglier, celle-là crois-moi, n’est pas sensuelle, c’est évident! Comment voulez-vous qu’une femme qui renâcle devant une saucisse de Morteau puisse prendre ensuite quelque plaisir… avec une langue aux olives ou des noisettes de veau?

    Citations du regretté Pierre Desproges.

  • Chaud la rentrée, chaud...

    Et voilà, les pics de chaleurs sont désormais derrière nous : il fera désormais un temps plus supportable. Cela ne signifie pas que cela ne va plus chauffer.

    Cela chauffe entre Israël-Iran, un nouveau conflit mondial à venir ?

    Chaud aussi avec les banques du monde entier qui sont toujours en faillite virtuelle, mais avec en plus cette fois-ci, les états eux-mêmes qui le sont, pour leur être venus en aide. Et chaud avec les mesures d'austérité que les gouvernements vont devoir prendre pour éponger cette dette privée devenue publique...

    Nous aurons chaud avec l'augmentation des prix des matières premières (pétrole, céréales), et les révoltes qui s'ensuivront. Nous aurons chaud avec les manifestations de la population sud de l'Europe, privée de revenus, privée d'aide et mise à la rue. Le tout dans un contexte économique mondial de récession et d'hyper-chômage. La zone euro entrera en récession fin septembre, au terme de 2 trimestres consécutifs de recul de son PIB...

    Nous aurons chaud avec la situation de Fukushima, où rien n'est stabilisé, et où une catastrophe mondiale peut survenir à tout moment. Tout comme avec les vieilles centrales européennes fissurées, qu'on aimerait bien faire encore tourner, en minimisant ou en cachant la vérité. Comme chaque fois quand il s'agit de nucléaire...

    Bref, la rentrée risque d'être chaude aussi !

  • Enquête, 25 ans après Tchernobyl...

    Dans quinze jours, le 4 septembre exactement, une équipe italienne (choisie pour son indépendance par rapport au cartel nucléaire) viendra faire un premier bilan à Bastia où se réunira la commission Tchernobyl, sous la présidence de la conseillère territoriale PCF, Josette Risterucci.

    « Après, la phase scientifique commencera, poursuit Josette Risterucci. C'est-à-dire que le nombre de cas avérés de ces maladies sera mis en rapport avec la population insulaire. Et l'équipe dira si oui ou non, le nuage a eu un impact... Ce sera de leur responsabilité de dire si, sur les 25 années de pathologies étudiées, Tchernobyl a eu une incidence en Corse. C'est le but de leurs recherches !

    Ensuite, ce n'est pas la CTC qui estera en Justice. Mais nous sentons, qu'au niveau européen, les lignes bougent puisque récemment il y a eu une reconnaissance des effets du nucléaire sur l'atoll de Mururoa. Ce n'est pas rien de dire que le lobby nucléaire est puissant en France... » C'est pour cela que le prestataire choisi n'a aucun lien avec les services d'Etat en France, une sorte de garantie d'indépendance. L'annonce de l'appel à témoins de la collectivité territoriale de Corse pour retrouver les « malades de Tchernobyl » n'est pas passé inaperçu en ce mois d'août : Le Monde, Le Figaro, le journal gratuit 20 minutes, RTL, entre autres, ont relayé cette information loin d'être anodine. Car si l'on se réfère à la carte, « la France après Tchernobyl », de l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), le taux de Cesium 137 (produit de fission de l'uranium) était anormalement élevé dans une frange de l'Hexagone qui courait de l'Alsace à la Corse en passant par Rhône-Alpes, les Alpes-Maritimes, la Haute-Savoie... Pourtant aucune de ces régions n'a commandé une telle enquête. 

    La Corse fait figure d'ovni, voire de Don Quichotte dans ce duel. Et les médias nationaux, qui seront conviés à une conférence de presse dans la capitale en septembre, n'ont d'ailleurs pas oublié de mentionner la décision de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris en septembre 2011 assurant que la catastrophe de Tchernobyl n'avait pas eu d'impact sanitaire mesurable en France... Mesurable, c'est bien ce que va s'efforcer de démontrer l'équipe du professeur Paolo Cremonesi. Article paru dans Corse Matin ce 22 août 2012.

    L'enquête épidémiologique sur le nuage de Tch - 18116494.jpg


  • Sauces tomates...

    Au lieu d'acheter dans 2 mois des tomates traitées, pâles, farineuses, sans goût ni saveurs et sans vitamines dans le rayon frigo de votre grande surface préférée, à un prix exorbitant, c'est maintenant, en pleine saison de la tomate bien mûre vendue sur les marchés, qu'il faut penser à préparer les sauces qui ensoleilleront nos repas hivernaux.

    Rien de plus facile : choisir de belles tomates bien rouges et parfumées, si possible bio et ne sortant pas d'un frigo. Faire fondre oignons, échalotes et ail violet avec de l'huile d'olive première pression à froid dans une grande casserole. Y ajouter ensuite les tomates découpées grossièrement et débarrassées de leur jus et pépins. Faire mijoter à feu doux, avec du sel et du poivre noir jusqu'à ce que le jus se réduise et ai la bonne consistance.

    Ceux qui le désirent peuvent ajouter du concentré de tomate (bio lui aussi) pour lier la sauce et des herbes fraîches (basilic, origan ou thym). Ensuite, on laisse refroidir, avant de préparer les portions dans des sachets de congélation qu'on place directement au freezer. Le grand plaisir sera de retrouver ces senteurs estivales et toutes ces vitamines en plein hiver. Bonheur garanti !

  • Dégustation du lundi 174

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    Reprise improvisée des dégustations du lundi ce soir, sur une terrasse sauvage et verdoyante. Belle soirée à 5 avec 8 vins dégustés.

    Une mise en bouche avec 2 vins de Jean-François Ganevat  : un vrai vin jaune du Jura avec sa Cuvée Prestige "Sous la Roche" 2002 en Savagnin, et sa Cuvée de Garde "Sous la Roche", toujours en 2002, en Chardonnay et en Savagnin.

    Ensuite, un blanc ramené d'Italie cet été : Bianco Secco Veneto 2008 du regretté Quintarelli Giuseppe. Joli nez poivré et épicé sur des agrumes, gras et très aromatique en bouche, mais un peu lourd.

    On passa ensuite aux rouges naturels avec "Lard, deschoix", Vin de Pays de l'Ardèche 2008. Les champs libres. Robe claire et trouble, nez de jus naturel, bouche de gamay, ronde et acide. Pas mon style du tout, alors que d'autres en raffolent...

    Suivi d'un Côte-Rôtie 2008 Domaine Jean-Michel Stéphan. Beaucoup mieux que le précédent, toujours en vin naturel. Robe foncée, nez moins cour de ferme, sur de la Syrah et des petits fruits rouges. Bouche plus concentrée, riche et chaude, avec de l'élevage. Déception en découvrant la bouteille, car en-dessous de ce que ce vin aurait dû être.

    Nibiô Terre Rosse 2007 Monferrato  Dolcetto du Domaine Cascina Degli Ulivi. Robe noire et bouche au fruité bien présent, mais le bois aussi, et pas encore intégré ou fondu.

    Montrose 2007 en Saint Estèphe. Robe noire. Très beau nez bordelais. En bouche, c'est ample, généreux. Cela part dans tous les sens avec un côté torréfié, des amandes, de la noix de coco et de la cannelle. Assez libre, pas coincé et pas trop boisé : pas mal pour un bordeaux !

    Terre Brune 1995 Sardaigne. Moi, je l'ai apprécié, même si certains lui trouvent un manque d'harmonie et un côté trop sud et trop chaud.

    Dégustation suivie d'une assiette marine bien adaptée à la chaleur ambiante, et d'une avant-première au niveau  dessert : le Double Salto de Wittamer. Fond musical de la soirée, pour vous donner l'ambiance : Grandaddy "The Sophtware Slump", The Pixies " Surfer Rosa" et Derek & The Domino's " Live At The Fillmore".

  • Très chaud...

    Il y a eu l'été 1976, très chaud.

    Il y a eu juillet 2006, très chaud.

    Source: Site web de Kroll

    Et il y aura ce week-end 2012, très chaud.

    Profitons-en!

  • Camp de concentration nucléaire pour tous...

    Extrait d'un article courageux et intéressant de Paolo Scampa, tiré de son livre. Ce chercheur s'est évertué à calculer le nombre de particules nucléaires présent aujourd'hui dans l'air et sur la terre, suite aux fameux essais nucléaires des années 45 à 80. Il parle aussi de Tchernobyl et Fukushima, et des guerres. Et il maudit les physiciens nucléaires qui cachent au monde la vérité absurde de la situation actuelle, tout comme il blâme les fausses mesures et fausses informations communiquées par les autorités nucléaires. Et le silence complice des gouvernements.

    "La physique n’est hélas pas une opinion et que l‘air soit désormais envahi par les nanoparticules radioactives n’est pas un mirage.  Les essais nucléaires ont transformé la biosphère en un imperceptible Auschwitz atomique lent. La planète est devenue un vaste territoire de concentration radioactif.

    Mais autant à Auschwitz qu’à Disneyworld, on y respire la même mort de l’humanité même si ici de manière bien plus discrète, indirecte et sournoise que là. Par la grâce des physiciens nucléaires que l’on loue tant, nous vivons en effet désormais et à jamais dans une chambre à gaz radioactive infiniment vaste et à effet tumoral retardé.

    Du soir au matin nous baignons libres dans une atmosphère insalubre saturée de radionucléides artificiels qui sont autant de minuscules bombes cancérigènes à retardement. Inspirant paisiblement nos 28 m3 quotidiens d’air surchargé de nanoparticules atomiques, nous vivons tranquilles l’aube d’une patiente et irréversible solution terminale qui viendra avec le temps. Notre monde a en somme glissé de facto de la dictatoriale solution finale « pour les autres » à la démocratique solution terminale « pour tous ». Du Zyklon B au 239Pu tel est bien la mesure inavouée du progrès politique connu par l’humanité après la seconde guerre mondiale. Heil Nuke. Que pourrions-nous dire d’autre face à ce crime radiologique contre l’humanité ? " 

    Paolo Scampa, Président de l’AIPRI (Association Internationale pour la Protection contre les Rayons Ionisants ).

    http://www.vff-marenostrum.org/News/La-chambre-gaz-atomique-P.Scampa-2012.pdf

     

     
  • 6 fois plus de plastique que de plancton dans les océans...

    Des millions de tonnes de plastique qui se retrouvent à la mer chaque année. 70% coule, 30% flotte. Et le tout se dégrade très lentement (durée de vie : plus de 500 ans).

    Résultat : un septième continent a vu le jour dans le Pacifique nord. Un amas de plastique deux à trois fois plus grand que la France. Et une plaque similaire a été découverte dans le nord de l'Atlantique.

    Conséquences : tous ces débris sont confondus avec la nourriture et avalés par les oiseaux marins, les mammifères marins et les poissons. Qui agonisent et meurent. Greenpeace estime qu'à l'échelle de la Terre, environ 1 million d'oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l'ingestion de plastiques. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets. Mais le plus grave n'est pas là.

     Au fil des ans apparaît un sable de plastique : de micro-particules qui flottent parmi le plancton. Ces grains de plastique agissent comme des éponges, fixant de nombreuses toxines dans des proportions plusieurs millions de fois supérieures à la normale, comme le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane, un pesticide) ou les PCB (polychlorobiphényles), des produits extrêmement toxiques. Et, lors des différents prélèvements des eaux de surface réalisés en pleine mer partout dans le monde, on constate qu'il y a 6 fois plus de plastique que de plancton dans les échantillons !

    Le plancton est le premier maillon des chaînes alimentaires marines. Le phytoplancton est mangé par le zooplancton et par une multitude d’organismes marins. Ils seront la proie de petits prédateurs eux-mêmes chassés par de grands prédateurs. Ce sont donc toutes les espèces marines qui sont contaminées et empoisonnées. Et finalement consommées par l'être humain, empoisonné à son tour.

    Magnifique gestion de la planète, bel exemple de préservation de la nature pour les générations futures, laconisme habituel des autorités et absence de poursuites contre les pollueurs depuis plus d'un demi-siècle. Que du bonheur !

     

     

  • Propre et pas cher, le nucléaire ?

    Déchets nucléaires à usage médical abandonnés, depuis des mois, par une firme américaine en faillite à Fleurus. Situation connue des autorités nucléaires belges et aucune réaction avant que cet état de fait ne soit dénoncé. Il faudra 5 à 7 ans et 50.000.000 d'euros pour les évacuer, après quoi, on verra quoi faire avec les bâtiments... Propre et pas cher le nucléaire ?

    Fissures dans les cuves des réacteurs de centrales nucléaires belges et européennes et mise à l'arrêt.  Doel a 30 ans, et le fabricant des cuves n'existe plus. Cette cuve a fait son temps. Mais il semble qu'on ne sache ni la réparer, ni la remplacer. GDF-Suez va-t-il prendre le risque d'affirmer que la sécurité est malgré tout assurée et relancer la production d'électricité ? C'est certainement plus lucratif que de devoir mettre à l'arrêt ces vieilles installations et de devoir commencer à les démonter, traiter les déchets et décontaminer le site... Pour info, la commission Énergie 2050, à peine installée par la ministre de l’Écologie en septembre 2011, a en effet avancé le chiffre de 750 milliards d’euros pour le démantèlement de toutes les installations nucléaires françaises, soit 58 centrales. Propre et pas cher, le nucléaire ?

    De l'autre côté de la planète, l’ancien Directeur de la centrale nucléaire de Fukushima, Masao Yoshida, a récemment raconté dans un vidéo-reportage diffusé avant-hier sur The Australian comment lui et ses équipes de techniciens (les « 50″ de Fukushima) ont cru que leur dernière heure était arrivée quand, le 14 mars 2011 à 9h, le réacteur n°. 3 de la centrale de Fukushima-Daiichi était détruit par une explosion toujours mal documentée à ce jour. M. Yoshida explique encore que, malgré les affirmations du gouvernement Japonais, le site de Fukushima-Daiichi n’est toujours pas stabilisé et qu »‘il est nécessaire de mobiliser une assistance internationale et notamment des ingénieurs, des technologies et des appréciations venant de tous les coins du monde. » Propre et pas cher, le nucléaire ?

  • Pour goûter une tomate de qualité...

    La tomate n'aime pas le frigo ! Une conservation au froid (inférieure à 12°) stoppe le processus de maturation, casse le potentiel aromatique de la tomate, rend le fruit farineux, plus acide et moins sucré, et lui fait perdre 20 à 30% de son potentiel en vitamine C.

    Une tomate cueillie avant maturité sera plus fade, moins riche en arômes et sucre et plus acide. Elle sera aussi moins riche en vitamines C.

    Les qualités gustatives (farinosité, équilibres sucres et acides, arômes) et nutritionnelles (vitamines) sont meilleures en période estivale.

    La variété de tomate joue également un grand rôle, les différences nutritionnelles et gustatives étant fort importantes d'une variété à l'autre. Le type de culture est également fort important (hors terre, sous serre, en pleine terre, bio, non traité, alimentation hydrique, micronutriments présents dans la terre, etc...).

    Conclusions de ce qui précède : acheter ses tomates localement (circuit court, sans frigo), des fruits mûrs, non traités et soignés avec amour. Choisir une variété ancienne, réputée pour son goût et la qualité de sa chair. Le calibrage, la couleur uniforme, les défauts n'ont aucune importance.

    Et si vous tombez sur cette magnifique tomate goûtue que vue vous désespériez de ne plus jamais retrouver, veillez à en conserver les pépins dans du papier absorbant. Rangés à l'abri de la lumière, vous pourrez les replanter au printemps prochain, ou les années suivantes : vous obtiendrez les mêmes tomates savoureuses !

  • Tuer la source de vie...

    "Nous ne faisons plus de cultures en Europe, nous gérons de la pathologie végétale. nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu'à mourir, tellement elles sont malades ! Normalement, l'agriculture, c'est cultiver des plantes saines.

    Jusqu'en 1950, on ne mettait pas un pesticide sur les champs de blé en Europe. Il n'y avait pas un traitement fongique qui était appliqué. Maintenant, c'est au moins 3 à 4, sinon le blé, il est pourri avant d'arriver dans le silo.

    Si on met trop d'azote, alors le blé tombe. Alors on met des hormones, comme cela les tiges sont moins hautes. Autrefois, les blés faisaient 1 mètre cinquante, aujourd'hui ils font 60 cm. On les raccourcit avec des hormones. Ces hormones qui font avorter les arbres qui sont autour, et fait disparaître toute la flore.

    Avant, les champs, c'était plein de coquelicots et de biodiversité. Un pays comme la Hollande a déjà perdu 75% de toute sa flore, tellement ils produisent intensivement, à grands renfort de traitements. C'est aujourd'hui le pays avec une des flores les plus pauvres de la planète...

    Les sols abritent 90% de la biomasse vivante. Si on tue cela, on tue tout ce qui est à la source de la vie. Ce sont les microbes qui nourrissent les plantes, qui font qu'elles sont saines, qu'elles sont nutritives pour nous.

    On n'a jamais vécu aussi confortablement qu'aujourd'hui, et pourtant les dépenses de la sécurité sociale ne cessent d'augmenter. Il y a quand même des questions à se poser : est-ce que les gens sont si bien nourris que cela pour être aussi malades ?

    L'argumentation : "oui, mais les gens vivent de plus en plus longtemps" ne tient pas la route dans le sens où les vieillards d'aujourd'hui ont mangé sainement jusqu'en 1970. Et c'est tellement récent dans l'histoire de l'humanité qu'on n'en connaîtra le résultat que dans quelques décennies... Aujourd'hui, 17% des enfants européens sont obèses. On est en droit de se poser des questions sur la qualité alimentaire... "

    Interview de Claude Bourguignon, agronome. Il a quitté l'INRA, parce qu'on lui imposait de cacher la vérité à propos des sols qui mourraient biologiquement. Il est maintenant indépendant, et fait son boulot comme il l'entend. Le devoir des scientifiques est quand même d'alerter le monde agricole. Pas de lui mentir.

    Un petit extrait de film "Alerte à Babylone" de Jean Druon.  A voir absolument ! Et à écouter, puis à méditer...

    http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte-a-babylone-le-film-de-jean-d_news#from=embed

  • La mémoire du goût...

    Nous avons chacun nos propres références quant au bon goût que devraient avoir un aliment, un plat ou un vin. Ce souvenir gustatif a été mémorisé tout au long de notre existence, lors de moments gustatifs ou gastronomiques particulièrement appréciés. Il peut s'agir d'une pêche, juste cueillie dans un verger et dégustée sur place, d'un plat dégusté dans un restaurant, ou d'un grand vin dans un grand millésime dégusté lors d'un dîner.

    Retrouver ce goût nous ramènera immanquablement, dans nos souvenirs, à nous rappeler du moment précis où nous l'avons goûté pour la première fois, ainsi que tous les bons souvenirs liés à cette expérience et à cette époque.

    Le problème, aujourd'hui, à l'époque de la malbouffe, est que le goût est négligé par les multinationales agro-alimentaires, uniformisé dans tous les aliments, absent des standards de la  production agricole intensive et atténué dans les aliments trop forts en goût. Avec comme conséquence que les palais des jeunes générations sont habitués aux aliments sans goût. Un désastre.

    Le goût d'une vraie tomate, le vrai goût du chocolat Côte d'Or (avant que la marque belge ne soit rachetée par une multinationale et la composition changée pour des questions de coût), le goût d'une salade niçoise servie dans l'arrière pays niçois il y a 30 ans, la bouche d'un grand vin bordelais qui vous a marqué il y a 20 ans, le goût d'une daurade royale juste pêchée et grillée, le goût d'un camembert au lait cru, moulé à la louche et fait à point : tout cela a tendance à disparaître aujourd'hui, pour faire place à une alimentation standardisée, aseptisée, fade, sans saveurs ni goût, si ce ne sont les arômes artificiels ajoutés... 

    Mais ne désespérons pas : il existe toujours des petits producteurs et des petits artisans, pour qui la qualité du bon produit est essentielle, tout comme le goût. Car, sans bons produits de base, impossible de réussir quelque chose de bon. Espérons que les jeunes générations se rendent compte de tout cela et privilégient la qualité, quitte  à manger moins si ces aliments coûtent un peu plus cher.

  • La lente agonie du vivant...

    Alors que de multiples actions s’organisent à travers la France dans le cadre de la « Semaine sans pesticides », la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) publie son « Manifeste pour une agriculture respectueuse de la nature et des hommes ». Cette publication retrace notamment les 100 ans d’existence de la LPO, au cours desquelles l’association a assisté et lutté contre l’apparition de menaces toujours plus nombreuses pour les oiseaux, dont l’évolution des pratiques agricoles. 

    Au cours des années 1945 – 1970, l’utilisation des insecticides organochlorés, tel le DDT, se généralise, entraînant l’effondrement de la reproduction des prédateurs, et plus particulièrement des rapaces avec le Faucon pèlerin en première ligne. Rapidement, c’est au tour des organophosphorés, puissants toxiques du système nerveux, de faire leur apparition, leurs effets mortels se faisant sentir sur nombre d’animaux vertébrés et invertébrés, y compris les oiseaux. La machine est alors lancée et, à partir des années 1970, les herbicides font leur entrée. La quasi disparition de la flore indigène entraîne la disparition des invertébrés qui dépendaient d’elle. Les chaînes alimentaires sont rompues, laissant démunis les oiseaux dépendants des ressources en invertébrés. 

    A partir des années 1990, cette logique implacable de destruction du vivant trouve une nouvelle expression avec la mise au point des insecticides en enrobage de semences. Pour la LPO, cette nouvelle invention est le « coup de grâce » porté aux invertébrés, « entre 10 et 33 000 fois plus sensibles que les vertébrés à ces poisons ». Au cœur du processus vital de pollinisation, les abeilles s’effondrent, de même que nombre de populations d’oiseaux (hirondelles, traquets, alouettes…) qui crient famine. Selon l’association, les oiseaux soumis à l’agriculture intensive ont ainsi chuté de 30 %.  

    Inquiétant, ce bilan n’a, pourtant, pas vocation à se focaliser sur le passé, mais entend montrer l’urgence d’inverser rapidement la tendance. Des initiatives en ce sens fleurissent déjà, à l’instar des municipalités et des jardiniers amateurs qui ont abandonné pesticides et herbicides. De même, les agriculteurs biologiques ont doublé leurs effectifs en 5 ans. Mais ces progrès doivent désormais se généraliser et dépasser le stade de prises de conscience isolées pour renverser la vapeur. Sa position au sommet de la chaîne alimentaire ne préservera certainement pas l’homme, bien au contraire. Dès lors, faire bon usage du temps dont il dispose reste son principal atout. A lui de mettre un point final à la chronologie des pesticides. Article de Cécile Cassier sur Univers Nature.