• Le sauvetage des banques équivaut à 37% du PIB...

    La crise financière a montré combien les pouvoirs publics étaient mal équipés pour faire face aux difficultés de banques actives sur les marchés internationaux. Afin d'assurer la continuité de services financiers essentiels pour les citoyens et les entreprises, les États ont été contraints d'injecter des fonds publics dans les banques et de leur accorder des garanties pour un montant sans précédent: entre octobre 2008 et octobre 2011, la Commission européenne a approuvé environ 4 500 milliards d'euros d'aides d'État en faveur des établissements financiers, ce qui équivaut à 37 % du PIB de l'UE1. Si elles ont permis d'éviter des faillites bancaires et une désorganisation économique à grande échelle, ces mesures ont pesé sur le contribuable et grevé lourdement les finances publiques, sans régler la question de savoir comment gérer les grandes banques transfrontières en difficulté.

    Les propositions que la Commission européenne a adoptées aujourd'hui, qui prévoient des règles européennes en matière de redressement et de résolution bancaires, changeront la donne. Elles donneront aux autorités compétentes les moyens d'intervenir de manière décisive, à la fois avant que les difficultés n'apparaissent et dès le début du processus si elles surviennent néanmoins. En outre, si la situation financière d'une banque devait se détériorer de manière irrémédiable, la proposition prévoit que ses fonctions critiques pourront être préservées, et qu'il reviendra aux propriétaires et aux créanciers de la banque d'assumer les coûts de sa restructuration et de sa résolution, et non au contribuable.

    M. Barroso, président de la Commission européenne, a déclaré: «L'Union européenne respecte pleinement les engagements pris au G-20. À deux semaines du sommet de Los Cabos, la Commission présente une proposition qui aidera à protéger nos contribuables et nos économies des conséquences d'éventuelles défaillances bancaires futures. La proposition présentée aujourd'hui est un pas important en direction d'une union bancaire dans l'UE et elle responsabilisera le secteur bancaire. Elle contribuera à renforcer la stabilité et la confiance dans l'Union, et s'inscrit dans le processus en cours de renforcement et d'intégration de nos économies interdépendantes.»

    M. Michel Barnier, commissaire européen chargé du marché intérieur, a déclaré: «La crise financière a coûté très cher au contribuable. La proposition présentée aujourd'hui est l'ultime mesure visant à répondre aux engagements que nous avons pris au G-20 en faveur d'une meilleure réglementation financière. Nous devons doter nos pouvoirs publics d'instruments qui leur permettent de réagir de manière appropriée aux futures crises bancaires. Sinon, les citoyens paieront à nouveau la facture, tandis que les banques continueront à agir comme avant, en sachant qu'elles seront à nouveau renflouées si nécessaire.»

    Plus de détails sur : http://ec.europa.eu/internal_market/bank/crisis_management/index_fr.htm

  • Il commence fort, Hollande...

    Il commence fort, le nouveau Président de la République française ! Il négocie avec le Niger pour défendre les intérêts d'Areva (voir article ci-dessous). Il y a quand même des choses plus urgentes à entreprendre quand on entame un mandat présidentiel... Puis, sous la pression de Shell, il démissionne sa Ministre de l'écologie, moins d'un mois après l'avoir nommée. Et rentre bredouille du lamentable sommet de Rio, où rien n'a été décidé, les intérêts des multinationales étant supérieurs à la préservation de la planète ! Pas mal pour un début ! On peut craindre le pire pour les quatre ans et 10 mois qui lui restent.

    "Le 11 juin dernier, le président François Hollande a rencontré le président du Niger, Mahamadou Issoufou, à Paris. Ils ont notamment débattu de la coopération entre le groupe Areva et le Niger pour l’exploitation de la mine géante d’uranium d’Imouraren. Selon Europe Ecologie Les Verts (EELV), le président français souhaite que l’exploitation par Areva débute le plus rapidement possible, voire même avant 2014, date initialement prévue. Outre de graves dommages environnementaux (ressources en eau contaminées…), l’exploitation de cette mine a un impact social désastreux sur la population locale à majorité touareg. 

    Le Niger, dont l’uranium représente 60 % des exportations, fournit près de 40 % des approvisionnements en uranium d’Areva. Le groupe français entend y investir 1,2 milliard d’euros pour ce qui devrait être la seconde plus grande mine d’uranium mondiale, avec 5 000 tonnes par an. Malgré cette richesse si convoitée, le Niger compte toujours parmi les pays présentant les indices de développement humain les plus bas. Le 25 avril 2012, les employés nigériens du site d’Imouraren ont entamé une grève d’avertissement, dénonçant des conditions de travail déplorables". (Article de Cécile Cassier sur Univers-Nature).

  • 0/20 pour le Sommet de Rio 2012...

    « Nous sommes en train d’étendre aux processus vitaux de la planète les mêmes logiques de financiarisation qui ont causé la crise financière », dénonçait le chercheur Christophe Bonneuil, à la veille de la conférence Rio+20. 

    L’une des plus éminentes revues scientifiques mondiales, « Nature », a publié un rapport accablant en préambule au  Sommet de la Terre sur le développement durable, Rio+20, qui s'est déroulé du 20 au 22 juin.

    Les notes attribuées à la mise en oeuvre des trois grandes conventions adoptées lors du premier Sommet de la Terre à Rio en 1992 sont les suivantes : la Convention sur la diversité biologique – 0/20 ; la Convention-cadre sur les changements climatiques – 0/20 ; la Convention sur la lutte contre la désertification – 0/20. L’humanité peut-elle encore éviter l’expulsion ? 

    Nous savons depuis au moins une génération que la planète doit changer de trajectoire. Et personne ne fait rien.

    Au lieu de faire tourner l’économie mondiale avec des combustibles fossiles, nous devons bien davantage avoir recours aux alternatives produisant moins d’émissions de carbone, comme les énergies éolienne, solaire et géothermique.

    Au lieu de chasser, pêcher et défricher sans tenir compte des répercussions sur les autres espèces, nous devons aligner notre production agricole, la pêche et l’exploitation forestière sur les capacités de renouvellement de l’environnement.

    Au lieu de laisser les membres les plus vulnérables de la population mondiale sans accès à la planification familiale, à l’éducation et aux soins de santé de base, nous devons mettre fin à la pauvreté extrême et réduire les taux de fécondité très élevés qui persistent dans les parties les plus pauvres du monde.

    En bref, nous devons reconnaître qu’avec sept milliards d’habitants aujourd’hui, et neuf milliards vers la moitié du siècle, tous interconnectés dans une économie mondiale de haute technologie et gourmande en énergie, notre capacité collective à détruire les systèmes indispensables à la vie est sans précédent.

    Et pourtant les conséquences de nos actions individuelles sont en général tellement éloignées de notre conscience quotidienne que nous risquons de tomber dans le précipice sans même nous en apercevoir.

    Lorsque nous allumons nos lampes et nos ordinateurs, nous ne sommes pas conscients des émissions de carbone qui en résultent. Lorsque nous consommons nos repas, nous ne sommes pas conscients de la déforestation causée par des pratiques agricoles non durables.

    Et lorsque des milliards de nos actions s’associent pour provoquer des famines et des inondations ailleurs dans le monde, accablant les plus démunis dans des pays comme le Mali et le Kenya en proie à la sécheresse, rares sont ceux à être même vaguement conscients des pièges dangereux de l’interconnexion mondiale.

    Il y a vingt ans, la communauté internationale a tenté de faire face à ces réalités au moyen de traités et de lois internationales. Les conventions issues du premier Sommet de Rio en 1992 étaient pertinentes : bien pensées, clairvoyantes, inspirées par un esprit civique et axées sur les priorités mondiales. Et pourtant elles ne nous ont pas sauvés.

    Ces traités ont continué à vivre dans l’ombre de nos politiques quotidiennes, de notre imaginaire et réapparaissant selon les cycles d’intérêt des médias. Les diplomates se sont traînés d’une conférence à l’autre pour les faire appliquer, sans produire d’autres résultats que la négligence, des retards et des chamailleries sur des questions de droit.

    Vingt ans plus tard, nous n’avons que ces notes désastreuses pour preuve de nos efforts.

    Article de Jeffrey D. Sachs sur lecercle.lesechos.fr

     

     

  • Avoir plus ou vouloir moins...

    Dans Libération de ce samedi un entretien bouleversant à tous propos: Le scénario de l’effondrement l’emporte. Dennis Meadows nous annonce l’effondrement des systèmes écologiques et économiques faute d’avoir compris ce qui se joue depuis quarante ans.  En 1972, Dennis Meadows, avec trois autres scientifiques du M.I.T,  avait publié un rapport pour le Club de Rome, The limits to Growth. En 1972, simulant les interactions entre population, croissance industrielle, production alimentaire et limites des écosystèmes terrestres, ils avaient établi les 13 scénario possibles pour notre civilsation. Quarante plus tard, pour Dennis Meadows, c’est celui de l’effondrement qui se joue devant nous.

    "En 1972, nous utilisions 85% des ressources de la biosphère. Aujourd’hui nous en utilisons 150% et ce rythme s’accélère. (…) Dans à peine trente ans, la plupart de nos actes quotidiens feront partie de la mémoire collective: « je me souviens avant, il suffisait de sauter dans une voiture pour se rendre ou on voulait », ou « je me souviens, avant on prenait l’avion, comme ça » pour les plus riches cela durera un peu plus longtemps, mais pour l’ensemble des populations, c’est terminé. Dennis Meadows pointe l’aveuglement du système: C’est fini, la croissance économique va fatalement s’arrêter. Elle s’est arrêtée d’ailleurs. (…) Par effondrement, il faut entendre une chute combinée et  rapide de la population, des ressources, et de la production alimentaire et industrielle par tête.

    La vraie question est de savoir comment nous allons changer d’idées. Pour des pans entiers de notre vie sociale, on s’en remet au système économique. Vous voulez être heureuse? Acheter quelque chose! Vous êtes trop grosse? Achetez quelque chose pour mincir. Vos parents sont trop vieux pour s’occuper d’eux? Achetez les services de quelqu’un. (…) cette civilisation matérielle va disparaître. Notre espèce survivra, mais dans d’autres conditions.

     Pour moi cet effondrement sera source de violences inouïes. Comment imaginer que les populations, à qui l’on continue de faire miroiter la croissance du pouvoir d’achat, du développement de leurs conditions matérielles,  acceptent cela sans réagir. Mais nos hommes politiques ne sont pas des imbéciles. Ils savent bien que la croissance n’est plus possible. Les chinois savent bien que leur course folle se terminera bientôt, encore plus vite que la nôtre! ? Pourquoi continuent-ils à nous mentir? Ne peuvent-ils pas faire autrement? Nos démocraties ne tiennent-elles que par la croissance? Quelles seront ces autres conditions ?

    Eviterons-nous la fin nucléaire, solution finale bien commode à nos problèmes? Dennis Meadows ne croit guère à la raison humaine: comme environnementaliste, je trouve stupide que des dizaines de milliers de personnes sautent dans un avion pour rejoindre la capitale brésilienne, (…) c’est complètement fou. Rio+20 ne produira aucun changement significatif dans les politiques gouvernementales, c’est même l’inverse.

    Nous voilà prévenus. Je vous recommande cet article. Il n’est pas joyeux à lire. Il est essentiel. Il y a deux façons d’être heureux nous dit encore Meadows, avoir plus ou vouloir moins. Comme je trouve qu’il est indécent d’avoir plus, je choisis de vouloir moins. Le choix, voilà!"

    Article du Mardi 19 juin 2012 de Renaud Delourme sur le Blog des Editions Montparnasse.

  • Les alimenteurs...

    Ce soir sur France 5, un documentaire de Stéphane Horel (2012) à ne pas rater.

    Ils sont partout ! A la maison, à la cantine, au restaurant, les aliments transformés remplissent nos assiettes. 

    Gagnée par le surpoids, le diabète, les maladies cardiaques, le goût émoussé par les saveurs faciles et factices, la population n’a guère plus le choix à moins d’entamer une grève de la faim. 

    Depuis plus de cinquante ans, l’industrie agroalimentaire campe à notre table et se goinfre. Indulgence ou complaisance à l’égard de cette prise de pouvoir, les autorités n’exercent qu’un contrôle limité. 

    Sur cette montagne de victuailles trop grasses, sucrée ou salées, peu importe que la santé des consommateurs fasse les frais de ses petits plats, l’industrie agro-alimentaire a carte blanche. Avec ce problème « grand format « et explosif de santé publique, ce documentaire met le couvert... 

    Une nouvelle enquête sur le puissant lobby de l'agro-alimentaire et les risques que ses produits font peser sur la santé. Très impliquée auprès des pouvoirs publics, l'Association nationale des industries alimentaires veille activement aux seuls intérêts du secteur, qui emploie en France 400.000 personnes, compte 10.000 entreprises et pèse 134 milliards d'euros...

  • Dégustation du lundi 173

     

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    Belle soirée de dégustation ce lundi soir, à 5, avec 5 rouges au programme, pour fêter l'anniversaire de l'un d'entre-nous, qui adore les blancs.

    Premier rouge à la robe foncée et tuilée à la fois et au fort beau nez de bordeaux évolué. La bouche est soyeuse et longue, super souple et aboutie, sur une belle matière malgré l'âge. C'est très très bon : Clos Fourtet 1990, 1er Grand Cru Classé, Saint Emilion. Très belle bouteille.

    Le second rouge est out. Un vieux Châteauneuf du Pape 1924, dont le niveau était trop bas.

    Le troisième présente une robe rubis brillante et un nez exotique sur le fruit. En bouche, on est sur un vin naturel, gouleyant, sur des petits fruits rouges croquants, avec un côté sud, mais sans l'alcool. On pense à un Côtes du Rhône, et c'est raté : Terre de Chardons "Bien Luné" 2010 en Costières de Nîmes, acheté à La Part des Anges à Nice.

    Quatrième flacon, à la robe un peu plus foncée et au nez qui parle beaucoup : du cassis, du soleil, de la richesse, du cumin et quelques notes de réglisse, et même un peu de cerise en second nez. La bouche, ronde et gourmande, d'une magnifique fraîcheur, charnue, stricte et masculine, avec encore un peu de tannins, mais pas asséchants. Ce vin s'affine encore à l'aération,pour devenir aérien. Tout le monde est perdu : un Crozes, ou un Sud-Est en altitude, un Gamay ou un Sud-Ouest, un bon Mourvèdre... On aura tout entendu pour ce Château Le Puy "Emilien 2009" en Côtes de Francs à Bordeaux !

    Dernier flacon de la soirée avec un vin à la robe évoluée et au nez de vieux bordeaux sec. En bouche, c'est également vieux et sec : il est cuit, ce Gruaud Larose 1970 en Saint Julien, dégusté trop tard. Le Roi des Vins, le Vin des Rois, à condition de le boire à temps...

    Suite des aventures du Clos lundi prochain, juste avant les départs de vacances.

  • Et le moral, ça va ?

    Il paraîtrait que les belges n'ont pas le moral... Avec cette météo pourrie et cet été qui n'arrive pas, le moral des belges n'est pas très vaillant, c'est vrai... D'ailleurs, la plupart d'entre-nous avons un carence en vitamines D (fournies par les rayons solaires). Un passage chez le pharmacien et une petite cure vous ferons le plus grand bien... en attendant la canicule. Quand au climat économique maussade, patientons encore un peu.

    En Espagne, en Italie et en Grèce il fait beau, et là non plus, ils n'ont pas le moral. Mais pour d'autres raisons : la situation économique catastrophique, le taux de chômage incroyable, la paupérisation de la population, le démantèlement des services publics et sociaux, le taux élevé de faillites : 10 années de galère en perspective avant de pouvoir éventuellement redresser la barre ! Voilà qui n'incite personne à sourire. Attendons lundi, que les grecs aient voté : nous en saurons plus.

    C'est en fait une grande partie du monde qui n'a plus le moral. Car si l'Europe va mal, les anglais, les américains et les chinois iront mal aussi. Tout comme le Moyen-Orient, exportateur de pétrole. Sans parler du Japon, qui lui, va déjà très mal aussi.

    Il y a aussi la Tunisie et l'Egypte, qui après avoir évincé leurs dictateurs respectifs, sont aujourd'hui confrontées à l'emprise musulmane, et à un retour en arrière au niveau des libertés et de leurs droits. Une nouvelle dictature, en somme.

    Heureusement, il y a la Birmanie ! La dictature au pouvoir depuis des décennies a enfin lâché du lest ! J'y étais, durant l'hiver 89 : militaires partout, énormes slogans politiques dictatoriaux affichés partout aussi, couvre-feu, campus universitaires fermés, et des birmans pauvres mais souriants, qui espéraient que les choses changent. Un magnifique pays. Quel plaisir de pouvoir admirer aujourd'hui l'opposante Aung San Suu Kyi à Oslo prononcer son discours d'acceptation de son prix Nobel 1991... Quel sacré petit bout de femme, quelle ténacité !

    Allez vite visiter ce magnifique pays avant qu'il ne soit trop tard : dans quelques années, Coca-cola, Mac Do et consorts s'y seront établis, la malbouffe aura remplacé la fine cuisine birmane traditionnelle, et les birmans découvriront l'obésité... Sans parler des paysages somptueux qui seront sacrifiés au profit de la construction de centaines d'hôtels style Costa Brava... Pour l'authenticité, c'est maintenant, ou jamais.

  • Dégustation du lundi 172

    dégustation,vins,goût,plaisir,partage,terroirBelle dégustation, à 5, exceptionnellement invités dans une nouvelle demeure passive, sise juste à côté du Clos. Nous fûmes donc 9, avec un premier vin à la robe jaune pâle et au nez profond sur des agrumes. La bouche, légèrement voilée fait penser à un Chardonnay vif en Jura, alors que personnellement, je suis plutôt en Loire sur un Sauvignon. Et c'est raté : Vini Viti Vinci Saint Bris 2010, juste à côté de Chablis. Et en Sauvignon.

    Second blanc, à la robe plus prononcée, et au très beau nez de grand bourgogne, sur un Chardonnay bien beurré. Même avis en bouche, jusqu'à ce qu'on apprenne que le vin est composé de 10% de Chardonnay ! Et de Roussanne et Marsanne à part égales pour le reste... Il y a un côté huileux, travaillé et boisé, et c'est bien fait : Domaine de Trévallon 2009, dans les Alpilles. Belle bouteille qui gagnera encore en finesse en prenant de l'âge.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au nez de Cabernet Franc bien mûr. En bouche, de petits fruits rouges sur une fort belle trame. Beaucoup de plaisir avec cet Anjou 2010 de René et Agnès Mosse.

    Quatrième flacon, à la robe foncée, et au nez fruité enrobé par un élevage en barrique. En bouche, la barrique est bien présente et nous dirige vers Bordeaux, dans une grande cuvée d'un petit Château. Le fruit est là, mais le bois est également bien présent, et la finale est légèrement asséchante : Enclos Saint Louis 2009 en Canon Fronsac.

    Cinquième flacon, à la robe foncée mais évoluée. Au nez, du fruit et des arômes tertiaires qui ressortent. La bouche est fondue, persistante, sur une belle longueur, avec toutes les caractéristiques d'un bordeaux, mais moins jeune que le précédent, malgré une trame tannique toujours bien présente. Tous se mettent d'accord sur un rive gauche 96 et c'est raté : Lafran-Veyrolles 2003; Cuvée Longue Garde, en Bandol. 100% mourvèdre. Très belle bouteille.

    Nous achevons la soirée avec un vin à la robe rubis et au nez parfumé et exotique. En bouche, on est un peu perdu et cela part dans tous les sens : hors France, Languedoc, bordeaux... pour ce Prémices 2009, en Cornas du Domaine Durant. 

    La suite lundi prochain, pour fêter un anniversaire à la naturelle, ou en vieux bordeaux d'un certain millésime... Qui vivra verra.

     

  • Un peu d'humour...


    Photo : Il faut vivre dangereusement 
Friedrich Nietzsche

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  • Rester jeune à vie...

    Article intéressant dans le supplément Victor du Soir de ce week-end consacré aux centenaires et au secret de la longévité.

    On y apprend que l'espérance de vie a doublé entre le début du 19ème siècle et aujourd'hui (40 ans au lieu de 80), chiffre quand même faussé par la diminution de la mortalité infantile.

    Deux longévités sont à distinguer : la longévité individuelle, et celle d'une population. Dans le premier cas, il semble que l'alimentation, l'activité physique, l'environnement, mais aussi le stress interviennent. Ces doyens semblent  présenter un esprit positif, optimiste, toujours prêts à prendre la vie du bon côté, mais aussi égoïste (ne pas se soucier de son prochain pour éviter tout stress supplémentaire...

    Dans le second cas, on a mis en évidence des enclaves géographiques caractérisées par une longévité exceptionnelle de leurs habitants, en Sardaigne, en Grèce, au Japon ou au Costa Rica, baptisées "Blue Zones".

    Dans ces Blue Zones, 95% de la nourriture vient du village, alors que chez nous, 95% de la nourriture vient de la production industrielle... Le secret serait-il là ? Sûrement pour une grande partie. Mais il y a aussi l'exercice physique (village en pente), le support de la communauté locale aux vieux qui sont intégrés (personne en maison de repos), le petit coup de rouge et l'activité sexuelle...

    Tout cela ne semble pas bien compliqué. Le record actuel est de 122 ans. A qui le prochain ?

  • Après l'immigration, l'émigration...

    Cela sent de plus en plus le roussi en Europe...

    En avril dernier, quatre immigrés clandestins originaires d’Espagne ont été débusqués par les gardes-côtes algériens sur la façade maritime Ouest, selon le quotidien algérien Liberté du 17 avril 2012.

    Ces jeunes espagnols comptaient se diriger vers Oran, en espérant etre embauchés par une des multiples sociétés espagnoles qui s’y trouvent. Selon Liberté, ils ont perdu leur travail au sein d’une société qui a fait faillite en Espagne et fait une demande de visas pour migrer en Algérie. Aujourd’hui, en Espagne, il n’existe pas de problème d’immigration mais plutôt un problème d’émigration. Lorsqu’on regarde la balance migratoire du pays, on voit bien qu’il y a plus de personnes qui s’en vont du pays que de personnes qui entrent.  

    Les Portugais sont également nombreux à tenter leur chance en Afrique. Leur terre de prédilection : l’Angola,  ancienne colonie portugaise. Le 2 février, vingt Portugais ont été interpellés à l’aéroport de Luanda, capitale angolaise, par le service des migrations et des étrangers.Leurs visas ayant été jugés falsifiés, les autorités angolaises les ont ensuite renvoyés vers Lisbonne. De son côté, l’Observatoire portugais de l’Émigration signale que le nombre d’expatriés portugais en Angola est passé de 21.000 en 2003 à 91.900 en 2010, soit une croissance de plus de 400% en l’espace de 7 ans. 

    Du côté de la Grèce, que peut-on espérer d’un pays où le taux de chômage atteint les 22% (un chiffre qui a quasiment doublé en deux ans, depuis le début de la crise de la dette), celui des 15-24 ans dépassant les 50%? Là aussi, l'émigration vers des cieux plus cléments bat son plein non par envie, mais par nécessité...

    Pendant ce temps, les pays en dehors de la zone euro commencent à redouter une éventuelle faillite de la Grèce et une augmentation du flux des immigrations. Certains comme le Royaume-Uni réfléchissent déjà à une façon de se prémunir contre d’importants mouvements potentiels de personnes en recherche d’avenir à l’étranger. 

    Parallèlement à tout cela, un nouveau phénomène de déplacement des populations apparaît également : les migrations internes. Après l’exode rural des cinquante dernières années, on assiste au phénomène inverse, le retour à la terre. Les familles qui ne possèdent plus rien en ville (travail, argent) la quittent pour retrouver leur village d’origine. Les prix y sont moins élevés, ils y développent des cultures différentes de celles du passé. Selon les résultats d'une étude réalisée par l'institut de sondage Kapa research, 1,5 million de Grecs envisageraient de retourner vivre en province ou à la campagne.

    Et, pour couronner le tout, on signale dans ces pays en crise des vols à la tire, des vols de sacs à l'arraché, des vols de bagages, des vols avec agression et d'autres activités criminelles dans les endroits fréquentés par les touristes et à bord des transports en commun. Il faudra désormais être vigilant et éviter de faire étalage de richesse dans tous les pays touchés par cette crise bancaire sans fin qui devrait toucher l'Europe entière...

    Dans ces conditions, ne faut-il pas prévoir d'émigrer vers des régions plus prospères?