• Analyse de la qualité de l'eau du robinet à Bruxelles...

    Analyses de  l'eau du robinet à Bruxelles selon le rapport publié le 20/01/2012 par Vivaqua :

    http://www.cibe.be/mapdata/BFI41_BXL_FR.pdf


    Mon seul souci est ce traitement de l'eau par flocage, sans que Vivaqua ne précise la substance... Pour le reste, et sans être chimiste, il me semble que l'eau de ville à Bruxelles ne comporte pas trop de fluor, ni trop d'aluminium, ni trop de métaux lourds. Mais il y en a quand même, et c'est toujours de trop. Vive le vin !

  • Aluminium toxique...

    L'aluminium envahit discrètement notre vie quotidienne. Tout le monde en consomme tous les jours sans s’en rendre compte. Il est pourtant toxique.

    Dans l’alimentation, dans les produits cosmétiques, dans les vaccins et même dans les laits pour bébés, les fabricants utilisent de l’aluminium : agent levant dans les pains et les viennoiseries, conservateur dans les charcuteries et les plats préparés, antiagglomérant dans le sel ou pour les crèmes cosmétiques, colorant dans les confiseries, blanchisseur dans les dentifrices, anti-transpirant dans les déodorants…

    Sans parler de la mode des "cuissons papillotes", des ustensiles de cuisine en aluminium, des capsules Nespresso en aluminium, et j'en passe ! Impossible de chiffrer vos apports quotidiens en aluminium : il y en a partout et les rares fois où il est indiqué dans la liste des ingrédients (vous savez, le truc en tout petit qu'on ne sait jamais lire...), il n'est pas quantifié...

    L'émission d'hier sur TV5 (L'aluminium, notre poison quotidien) donne les frissons... Il est prouvé, depuis des décennies, que l'aluminium est hyper-toxique et s'accumule dans les muscles, puis dans le cerveau, provoquant de terribles maladies. La plupart des vaccins ont comme adjuvant de l'hydroxyde d'aluminium. Et les répercussions sont terribles. Alors que d'autres adjuvants, naturels et biodégradables existent !

    Et on reste scotché devant le manque de connaissance d'un responsable de labo pharmaceutique, l'ignorance d'un responsable de l'AFSCA, ou la réplique intolérable d'un responsable d'un organisme de contrôle au niveau santé. Comme si tout ce petit monde était corrompu par le cartel pharmaceutique, tout en ayant perdu la mémoire, à force de consommer de l'aluminium...

    A quand une politique responsable, à quand une interdiction de ce métal qui ne nous apporte rien et dont nous n'avons pas besoin, à quand des listes d'ingrédients complètes nous permettant de faire des choix de consommateurs ?

    Terriens, il est temps d'agir...

     

     

  • Le Tournoi de Côte à l'Os...

    Grève générale au Clos : Le  "Tournoi de Côte à l'Os" chez les Mosse, avec aux fourneaux: René & Agnès, Puzelat, Villemade, Meyer, Foillard, Cossard, Breton, Pfifferling, Lassaigne et autres gourmands gaillards a pour conséquence  que la dégustation du Clos de ce soir est annulée, faute de participants valides. Il y en a même un qui est toujours là-bas ! Et nous ne connaissons toujours pas, à l'heure actuelle, le nom du vainqueur de l'édition 2012...

    C'est donc chez moi que je déguste un Thuerry 2007, Les Abeillons Rouge en Coteaux Varois de Provence. Une subtile association de Cabernet-Sauvignon, de Syrah et de Grenache ! La robe est rubis foncé, suivie d'un joli nez complexe, de cuir, fruits rouges confits, avec de l'alcool, mais de la fraîcheur également. Il y a du cassis, et du pruneau. La bouche est sapide et la trame veloutée, avec du fruit, des épices, et des tanins poivrés et virils, parfaite pour une  Côte à l'Os ! Un style de vin que j'apprécie particulièrement.

    En plus, et je l'ignorais, 2 étoiles et coup de coeur pour la Cuvée "les Abeillons" AOC Coteaux Varois en Provence rouge 2007 dans le Guide Hachette 2012. Pas mal du tout et pleinement justifié, vu le plaisir gustatif éprouvé..., et le rapport qualité/prix !

    Lundi prochain, en plein dégel, la reprise des dégustations au Clos. Et bon hiver à tous, d'ici-là.

     

  • Il y a faux Bio industriel et vrai Bio...

    "Le 25 octobre dernier, le groupe Duc inaugurait deux bâtiments de 4800 poulets bio dans l’Yonne. Cet industriel côté en bourse vise 43 autres poulaillers semblables d’ici 2015, qui produiront 15000 poulets par semaine. A la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (Fnab), le projet dérange. 

    Il n’a pourtant rien d’illégal. Il applique le règlement européen à la lettre, celui de 2009. Ou disons qu’il en exploite les failles pour faire du bio a minima. Exemple : quand les petits éleveurs labellisés bio, tout comme les grands Loué ou Bodin, abattent leurs bêtes à 81 jours au moins, Duc se contente de 71.

    Autre exemple : parmi les fondamentaux de la bio figure le lien au sol, soit l’idée que les bêtes doivent être nourries avec une alimentation produite sur place. Duc rompt avec ce principe car il installe ses poulaillers « en kit » sur des fermes conventionnelles, en leur fournissant tout y compris l’alimentation. 

    “C’est toute la logique du projet qui nous pose problème,  explique Juliette Leroux de la Fnab. Il est piloté par le haut, sans que les éleveurs se sentent particulièrement motivés par la bio. C’est la porte ouverte à un tas d’erreurs“. 

    Ce combat est précurseur de bien d’autres dans le secteur. Car l’ère de la bio à deux vitesses a commencé, l’une industrielle et a minima, l’autre plus exigeante qui campe sur ses valeurs de base. Comment reconnaître cette dernière ? En suivant le nouveau label Bio Cohérence, créé par la Fnab et doté d’un cahier des charges plus exigent que le règlement européen. Bientôt dans vos rayons." (Article d' Emmanuelle Vibert dans le Nouvel Obs.).

    C'est la raison pour laquelle les aliments Bio vendus en grandes surfaces ne le sont pas tout à fait, et n'ont pas les mêmes qualités nutritives, ni, surtout, le même goût que les aliments provenant de petits producteurs locaux respectant les valeurs de base de l'alimentation Bio.

    Fournissez-vous en paniers Bio une fois par semaine, fréquentez les marchés Bio ou rendez-vous directement chez le producteur Bio de votre région. La différence gustative est énorme !

     

  • L'économie, c'est avant tout la confiance et l'optimisme...

    J'ai bien aimé le petit mot du 19 janvier 2012 sur Classic 21  d'Amid Faljaoui :

    "La crise de la zone euro ne sera pas résolue sans un retour de la croissance. C’est ce qu’a déclaré ce mercredi, à Strasbourg, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso : «La stabilité est indispensable mais avons aussi besoin de croissance. De plus en plus, nos partenaires, les investisseurs internationaux, posent la question suivante : quelles sont les perspectives de croissance à moyen et à long terme pour l'Europe ?»

    La question est d’autant plus importante qu’elle s’inscrit dans une inquiétude générale. Souvenez-vous de la déclaration tonitruante du ministre Paul Magnette, qui disait qu’avec les plans de rigueur actuels, nous étions partis pour 15 années de récession. C’est bien entendu un peu excessif, mais c’est vrai qu’à force de ne parler que de la crise et des manières de se serrer la ceinture, il y a un risque de désespérer les chefs d’entreprises et les consommateurs. 

    Alors, comment faire pour ramener la croissance en Europe ? Selon le président de la Commission européenne, "il faut élargir le marché intérieur, investir dans les projets innovants", mais aussi mettre en place "des marchés plus flexibles, plus compétitifs et un meilleur accès aux financements pour le PME". 

    Le président de la Commission a surtout rappelé qu'il y avait en Europe 33 millions de chômeurs et 23 millions de PME. Retenez bien ces deux chiffres : 33 millions de chômeurs et 23 millions de PME. Ils veulent dire que, si l’Europe met en place les conditions pour que chaque PME crée en moyenne un seul emploi, nous aurons trouvé le moyen de régler la question du chômage. 

    Ce discours optimiste rejoint en quelque sorte ce que j’avais entendu hier de la bouche de plusieurs patrons belges. Si leurs carnets de commandes se portent encore relativement bien malgré la crise, ils ne veulent plus lire ou écouter les nouvelles car ils trouvent ces informations trop négatives et trop pessimistes. Or, disent-ils, l’économie, c’est avant tout de la confiance et de l’optimisme."


  • Le gouvernement japonais savait et n'a rien fait...

    Deux semaines après le terrible séisme du 11 mars 2011, un rapport officiel japonais envisageait l’évacuation de dizaines de millions de personnes si les ouvriers de la centrale nucléaire de Fukushima ne parvenaient pas à contenir les réactions nucléaires en chaîne. Pourtant, soucieux de prévenir la panique, le gouvernement a préféré occulter ce rapport et continuer à diffuser des appels au calme… alors que le sort de la centrale demeurait pour le moins incertain.

    L’existence de ce texte, remis au Premier ministre le 25 mars par la Commission japonaise de l’énergie atomique, a été confirmée d’abord en demi-teinte samedi par l’agence Kyodo News et, ce jeudi, par l’Associated Press, qui en détient une copie. Ces révélations alimentent le feu des critiques, qui accusent les autorités d’avoir minimisé l’impact de la crise. Elles pourraient remettre en question la crédibilité des informations officielles concernant l’étendue de la contamination radioactive.

    Le rapport de 15 pages affirmait que, si la situation dégénérait, les autorités devraient ordonner l’évacuation obligatoire d’un périmètre de 170 kilomètres et permettre le départ volontaire des habitants jusqu’à 250 kilomètres de la centrale. Cette zone englobait notamment la métropole de Tokyo – plus de 30 millions d’habitants et premier PIB mondial.

    Cité par Kyodo, un haut responsable du gouvernement a confié que « le contenu du rapport était tellement choquant que nous avons décidé de faire comme s’il n’avait jamais existé ». Durant les semaines suivantes, le Premier ministre Naoto Kan et son porte-parole ont continué d’affirmer qu’il n’était pas nécessaire d’étendre le périmètre de sécurité de 20 kilomètres, alors même que les autorités américaines préconisaient une distance de 80 kilomètres et que plusieurs pays avaient recommandé à leurs ressortissants de quitter la capitale.

    Des premiers indices concernant ce rapport confidentiel sont parus dans la presse en septembre, lorsque Naoto Kan (qui a démissionné depuis) a admis que l’accident de Fukushima aurait pu faire de Tokyo une ville fantôme, perspective qui l’aurait convaincu de la nécessité d’abandonner le nucléaire. Ce qui ne l’empêchait pas d’affirmer que le gouvernement avait correctement défini le périmètre d’évacuation.

    Le ministre de l’Environnement Goshi Hosono, qui était au moment des faits chargé de la crise nucléaire, a reconnu le 6 janvier qu’un tel scénario avait été envisagé. « Nous avions été informés qu’il y aurait le temps d’évacuer si le pire se produisait, a-t-il déclaré, alors nous avons préféré ne pas diffuser l’information pour éviter de causer des angoisses inutiles. »

    Article de Quintana Miguel, paru hier dans Le Soir.

    Ce n'était pas "causer des angoisses inutiles", mais des angoisses utiles et bien réelles qui auraient permis à des millions de japonais de ne pas développer un cancer dans les années à venir. Et il est aussi évident que Tokyo devenue ville fantôme aurait signé l'arrêt de mort du nucléaire dans le monde entier. Les enjeux financiers étant colossaux, le gouvernement japonais et le cartel nucléaire ont préféré mentir et tromper le peuple japonais en les rassurant faussement sur une situation qui était alarmante, et qui l'est d'ailleurs toujours : rien n'est stabilisé ou maîtrisé à Fukushima, qui crache toujours des éléments radioactifs !

    Il faudra des décennies et des dizaines de milliards de dollars pour nettoyer Fukushima. Sans parler des éléments radioactifs maintenant présents sur une grande partie du territoire japonais, présents dans les océans et sur les autres continents... Que gâchis !

     

     

  • Dégustation du lundi 162

    Belle soirée à 4 pour cette nouvelle dégustation du lundi, avec un premier vin blanc à la robe paille et au beau nez de fleurs d'oranger et de miel. Par contre, en bouche, un étrange petit côté doucereux, avec du sucre résiduel que l'acidité ne porte pas et sans longueur : VindetabledeFrance, en vieilles vignes, de Gilles et Catherine Vergé. Pas terrible...

    On passe aux rouges avec un second flacon à la robe noire et au nez de cacao et de café, riche, et sur du fruit. Agréable surprise avec une bouche fine, sur du fruit, pas trop chargée et sans lourdeur. Un bon jus de Syrah, bien faite, pointu et droit, qui s'achève sur des notes épicées et poivrées : Cayas réserve 2006, Syrah du Valais de Jean-Paul Germanier. Décidément, ces Suisses sont assez forts !

    Troisième flacon, à la robe noire également, et au premier nez assez discret sur des fruits noirs. En bouche, pour ma part, une belle matière sur des fruits rouges et noirs, avec une belle fraîcheur et des tannins fins serrés. C'est moins boisé et moins vanillé que le précédent, mais plus chaud et plus serré. Riche et mûr, débordant de fruits (concentré de cassis), puis tannique en fin de bouche : Domaine Tempier, La Migoua 2008 en Bandol. Certainement bue trop tôt... Beau potentiel.

    On repasse aux blancs avec un quatrième flacon à la robe dorée et au nez de Sauternes, que j'aime bien. Hélas, en bouche, on est sur de la lourdeur, avec un manque d'acidité. Malgré le magnifique côté abricot, et l'amertume de la peau de l'abricot, nous ne sommes pas conquis. Et pourtant, c'est un vin rare et exceptionnel : un Sauternes 100% Sauvignon : Roussey Peyraguey Sauvignon de Sauternes 2004 de la Famille Déjean.

    On achève cette dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe brune et au nez vineux, sur de la noix. En bouche, le raisin de Corinthe prédomine, avec une acidité incroyable, rafraîchissante. Nous ne découvrirons pas ce Tokaji Château Megyer 1983, 6 Puttonyos, d'Hongrie.

    C’est avec une tristesse solennelle que nous apprenons la disparition, la semaine passée, à 84 ans,  d’un de nos vignerons italiens préférés, Giuseppe Quintarelli, dont les vins magnifiques nous ont tant fait rêver. 

    Lundi prochain, Clos à 3. Qui vivra verra...

  • Fin des OGM et émergence du Bio...

    L’argument commercial des OGM résistants au Roundup, dit Roundup Ready, RR®, était de simplifier le travail et d’économiser des produits chimiques. En effet, deux pulvérisations de Roundup après la levée des cultures devaient suffire à régler le problème du désherbage. Cet avantage devait justifier de payer ces semences jusqu’à 50% plus cher que les semences conventionnelles. Pour parer à l’inefficacité de ses OGM, Monsanto propose aujourd’hui aux agriculteurs des promotions pour l’achat de cocktails d’herbicides. Cette stratégie prolonge la finalité des semences tolérantes aux herbicides (TH), qui est de mieux vendre les herbicides en question. L’étude de l’Inra rappelle en effet que les variétés TH sont développées par des firmes produisant des insecticides, Monsanto bien sûr, mais aussi BASF, Bayer, DuPont. 

    Les semences RR® sont victimes de leur succès. Depuis leur introduction en 1996, elles ont en effet connu une évolution fulgurante aux États-Unis. Plus de 90% du soja et du coton et 63 % du maïs américains sont Roundup Ready. Introduite sur le marché depuis 2007, la betterave RR® représente aujourd’hui 95% des cultures de betterave des États-Unis.

    Les OGM Roundup Ready ont permis au Roundup de rentrer dans la chaîne alimentaire puisque les cultures traitées sont ensuite consommées », s’inquiète le biologiste. Et pour cause : avec son équipe, Robert Bellé est le premier à avoir montré en 2001 que le Roundup a un effet toxique sur les cellules. « Le Roundup intervient entre autres dans la division cellulaire, avec les mêmes symptômes que des agents cancérigènes », explique le chercheur, qui précise qu’il sera très prudent dans ses commentaires : « le Roundup est donc potentiellement cancérigène ». « Potentiellement », car des conclusions tranchées se marient mal avec l’étude de phénomènes aussi complexes que le développement de cancers liés à des facteurs environnementaux. Et si Monsanto n’a jamais contesté la validité des travaux de l’équipe de Robert Bellé, elle en conteste l’interprétation sur les effets sur la santé humaine. « C’est comme pour le tabac, chaque fumeur ne contractera pas nécessairement un cancer. Ces incertitudes bénéficient aux fabricants dans la législation actuelle », poursuit le chercheur.

    Extrait d'un article de Magali Reinert sur Novethic.

    BASF, dont la pomme de terre génétiquement modifiée "Amflora" avait été autorisée par la Commission européenne en 2010, a annoncé dans un communiqué qu'il renonçait au développement et à la commercialisation de nouveaux OGM en Europe. Motif : ces technologies "ne sont pas suffisamment acceptées dans de nombreuses régions en Europe par la majorité des consommateurs, des agriculteurs et des responsables politiques", indique le groupe. Il renonce également à la culture de l'Amflora mais n'abandonne pas ses demandes d'autorisation en cours pour 3 autres variétés de pomme de terre transgéniques déjà développées.

    Alors, aliments japonais radioactifs, aliments américains cancérigènes, aliments européens traités : que nous reste-il de sain à manger ? Le Bio sans doute, tant qu'il existe et n'est pas pollué ou contaminé... Mais le vrai Bio local, celui dont vous connaissez le producteur. Car celui des grandes surfaces, portant le label Bio européen n'est pas tout à fait BIo...

  • Victoire des semences libres...

    Communiqué de Kokopelli du 19 janvier 2012 : 

    L’avocat général chargé du dossier Kokopelli devant la Cour de Justice de l’Union Européenne a donné aujourd’hui lecture publique de ses conclusions. Nous avons la joie d’annoncer qu’elles  nous donnent entièrement raison !

    En effet, le magistrat conclut à l’invalidité de l’interdiction de commercialiser des semences d’une variété non inscrite au catalogue officiel, et ce aux motifs que cette interdiction, portée par la législation Européenne aussi bien que par la réglementation Française, viole le principe de proportionnalité, la liberté d’entreprise, la libre circulation des marchandises, ainsi que le principe de non discrimination. La quasi-totalité de nos arguments ont été retenus! 

    De plus, l’avocat général n’a pas manqué d’affirmer, au contraire de ce qui était avancé par nos nombreux adversaires (Commission Européenne, Conseil de l’U-nion Européenne, République Française, Royaume d’Espagne et société Graines Baumaux), que, d’une part, les règles relatives à l’admission des semences au Catalogue Officiel n’ont « aucun rapport avec la santé des plantes », d’autre part, que « il appartient aux agriculteurs de décider des variétés qu’ils cultivent », enfin que cette législation limite excessivement le choix des consommateurs qui n’ont « ni accès aux denrées alimentaires ou autres produits issus de variétés qui ne satisfont pas aux critères d’admission, ni la possibilité de cultiver eux-mêmes ces variétés, par exemple dans leur propre jardin ». 

    De même, l’avocat général rappelle à juste titre que « le fait que les agriculteurs soient cantonnés à des variétés admises réduit enfin la diversité génétique dans les champs Européens ». 

    Il en conclut logiquement que «les inconvénients de l’interdiction de commercialiser des semences de variétés non admises l’emportent manifestement sur ses avantages. »

    Nous sommes extrêmement satisfaits de ces conclusions et nous avons maintenant l’immense espoir que la Cour suive l’avis de son avocat général et vienne enfin mettre un terme au totalitarisme pluri-décennal de la législation sur le commerce des semences. 

    Blanche MAGARINOS-REY, Avocate de l’Association Kokopelli.

    contact@avocat-magarinos-rey.com

  • Restons optimistes...

    "Je raisonne en Investisseur. Pour moi, l'Etat n'a rien à faire avec la Finance. Et il n'aurait jamais dû mettre le premier doigt dans l'engrenage du "sauvetage" à tout va. Maintenant, c'est trop tard : le risque de faillite s'est déplacé des banques vers les Etats.

    Voyez-vous, mon point de vue est que les Etats-providence ont signé leur arrêt de mort le jour où ils ont décidé de venir en aide aux banques en employant des stratégies inefficaces : politique des taux bas et émission monétaire. Vous avez là le cocktail de choc pour gonfler la masse monétaire avec de l'argent-dette -- des promesses -- sans avoir aucune garantie quant au remboursement de toutes ces dettes !

    Dans la tête d'un banquier central, 1 $ de dette produit 1,5 $ de croissance. A ce rythme en effet, le remboursement ne devrait être qu'une simple formalité... en théorie. Mais voilà ce qu'il s'est passé en pratique : les banques centrales ont baissé les taux d'intérêt pour permettre aux banques de contracter des crédits sans entrave et irriguer l'économie d'argent virtuel. Manque de chance ou de flair, l'argent a inondé massivement les marchés des matières premières et les émergents -- peu ou pas l'économie réelle. Un coup pour rien.

    Puis elles ont lancé les fameux Quantitative Easing I et II -- assouplissements quantitatifs. La première passe consistait à sauver les banques, en leur proposant d'une part des crédits à taux ridicules pour éponger leurs bilans et d'autre part de récupérer leurs actifs pourris. Avec 1 700 milliards de dollars tout frais dans le circuit, les banques ont repris du poil de la bête -- mais les marchés ont très vite boudé la qualité des obligations émises par les Etats.

    Retournement de situation : le sauveur commence à regretter sa bravoure...

    Les banques centrales ont alors décidé d'imprimer encore plus de billets de manière à payer leurs dettes avec encore plus de dettes -- 1 000 milliards de plus pour le Quantitative Easing 2. Le résultat : ces milliards de dollars sont sortis de la planche à billets sur la seule bonne foi d'une reprise de l'économie... un jour ou l'autre. Le bilan de cette politique économique est simple : en 2010, les Etats-Unis ont connu une croissance de 2,9%. Le PIB américain a augmenté de 541 milliards de dollars.

    Cela signifie que 1 700 milliards de dettes (du QE1) ont permis de produire 541 Mds de croissance. Je vous épargne le calcul : 1 $ de croissance = 3,14 $ de dette. Je le répète, cette situation est intenable.

    Aujourd'hui, nos Etats sont au bord de la faillite, avec une dette astronomique 14 746 milliards de dollars rien qu'aux Etats-Unis, avec un taux de chômage de 9,1% ! C'est ce qui a conduit l'agence Standard and Poor's à dégrader la note des Etats-Unis début août 2011 : fini le "triple A" ! Maintenant à qui le tour ?

    Sachant que le ratio d'endettement des pays du G20 est supérieur à 100% du PIB... que le taux de chômage en Europe tourne autour de 10% et que la croissance est en berne : pensez-vous que les Etats vont rembourser un jour ? Bien sûr que non ! Leur seule solution : laisser filer l'inflation... pour éponger les dettes.

    C'est là que s'achève l'histoire de l'Etat-providence sauveur des banques et des citoyens. Il va se faire oublier pendant un temps. Notamment de ses créditeurs qu'il ne remboursera pas -- et de tous les retraités qui vont payer l'addition. Eh oui... parce que cette opération va frapper plus particulièrement ceux qui n'ont pas de salaires ajustables... et qui ne sortiront pas dans la rue pour sauver leur pouvoir d'achat !"

    Extrait d'un article de Simone Wapler, qui travaille dans la presse financière depuis 10 ans.

    Depuis le passage à l'euro, notre pouvoir d'achat fond comme neige au soleil, et les nouvelles mesures gouvernementales de taxation ne feront qu'accroître cet état de fait. Sans parler de l'inflation et de la hausse des prix des matières premières...

    Mais pourquoi donc les Etats ont-ils transformés des dettes privées (bancaires) en dettes publiques ? C'est donc dorénavant à vous et à moi de rembourser la mauvaise gestion des patrons des grandes institutions bancaires privées du pays ! Quant à ces patrons, qui n'ont jamais été inquiétés ni poursuivis en justice (pour mauvaise gestion), et dont les biens privés n'ont jamais été saisis (en garantie), continuent de sévir comme si rien ne s'était passé, et de s'octroyer des bonus immoraux, alors qu'ils sont en faillite...

    Tout cela est illogique. A moins que ce soient eux qui gouvernent le monde et que les membres de nos gouvernements ne soient que leurs marionnettes...

    Malgré tout cela, essayons de rester optimistes. Mais soyons vigilants et prêts à nous indigner. Et optons pour des solutions alternatives (petites banques aux pratiques saines et respectueuses).

  • Dégustation du lundi 161


    Superbe première dégustation 2012 pour le Clos, ce lundi soir, à 3, avec un premier vin à la robe dorée et au nez gras et minéral. En bouche, de la matière, de la puissance, une trame sèche en milieu de langue, puis, après, complètement enrobée sur du miel et du citron. On part dans le Sud et on se trompe : Savennières "Roche des Moines"  Cuvée d'avant en Grand Cru 2003 Château de Chamboureau de Pierre Soulez. Ce sont le millésime 2003  et les 14°5 qui nous ont poussé vers le sud... Belle bouteille.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis. Au nez : un beau volume de fruit, de la maturité et de la finesse. Cela s'exprime bien, avec des notes de violettes, d'olives et de garrigue qui apparaissent et nous amènent dans le sud. C'est très beau. En bouche, c'est profond; harmonieux, avec un bel équilibre, sans dureté. Très bien fait. Château de Gaure 2008 "Pour mon père" en Vin de Table (du Roussillon).

    Troisième flacon, à la robe rubis et au nez lacté et rond sur une belle matière. En bouche, c'est moins profond que le précédent, mais également sur un fort beau fruité et avec de la fraîcheur et un côté aérien. En seconde dégustation, nous noterons un peu de réduction et une bouche qui vire un peu sur l'animal pour ce Domaine des 2 Anes 2008 en Corbières de Magali et Dominique Terrier.

    Le quatrième flacon présente une robe noire et un nez de fruits rouges et noirs, sans boisé, frais et mentholé. En bouche, une fort belle matière, de la rondeur, du fondu, une belle trame sur des tannins fins et nobles, et de la fraîcheur. Très sympa. Coccigrues 2009 en Saint Chinian de Yannick Pelletier. Fort belle maturité du vin pour un si jeune vigneron.

    Cinquième et dernier flacon de la soirée, à la robe grenat foncé avec un anneau orangé, et des larmes généreuses et épaisses. Au nez, une envolée de truffes et de tomates confites, avec des notes de fruits noirs, d'épices, de tabac et de moka. En bouche, une intensité de fruits, puis l'alcool qui vient, avant que les fruits ne reprennent le dessus, comme un Porto Vintage sec. Très belle bouteille : Pétrus 1970 en Pomerol. La suite de cette série de vins 1970, entamée il y a 4 dégustations.

    La suite lundi prochain...

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  • Record de prix pour la langoustine...

    Jeudi 29 décembre, il fallait avoir un bon porte monnaie pour se payer de la langoustine sous la criée du Guilvinec. A la vente du soir, la grosse langoustine, qui mesure plus de 12,5 cm, s'est arrachée à plus de 50 euros le kilo.

    50,64 euros exactement fût le prix moyen des 100 kilos de grosses langoustine achetées le 29 décembre. 59,58 euros est le prix le plus haut atteint ce jour là pour ce type de langoustine.

    Les 150 kilos de petites langoustines, qui mesurent entre 9 cm et 12,5 cm, se sont vendues, en moyenne, à 36,21 euros/ Kg. 42,88 euros le plus haut.

    Ces montants sont les plus hauts enregistrés à la criée du Guilvinec pour l'année 2011. Ils s'expliquent par la faible quantité débarquée par la vingtaine de côtiers sortis ce jour-là et par la proximité du réveillon. A ce prix, il faut espérer qu'elles ont été appréciées !

    Sur l'ensemble de l'année, voici le prix moyen, ainsi que le tonnage, toujours au Guilvinec :  petite langoustine - 9€ - 500 tonnes et  grosse langoustine - 14€45 - 150 tonnes.

    S'ajoute à ce prix de la criée, la marge du grossiste et celle du poissonnier... Les bons produits de la mer commencent à coûter fort cher...

    Fichier:Shrimps at market in Valencia.jpg