• La génération Facebook passe du virtuel au réel...

    "En 2011, le peuple a fait son grand retour sur la scène de l'actualité, renversant des dictateurs, dénonçant les marchés financiers. Au sein de ces mouvements : des inconnus qui souvent s'engageaient, pour la première fois.

    En 2011, bon nombre de puissants de ce monde ont chuté et une foule d'anonymes, de Tunis à Tripoli, de la place Tahrir à la Puerta del Sol, en passant par Aden, Manhattan ou Tel-Aviv, a surgi d'un peu partout. Là pour abattre les dictatures, ailleurs pour résister à la crise et à la toute-puissance des marchés. Si les objectifs de cette indignation sans frontières furent différents, il est frappant de constater les similitudes entre ces acteurs. Des jeunes, de 20 à 30 ans, souvent diplômés, férus de nouvelles technologies et déçus par un monde en pleine dislocation économique et sociale, que les systèmes politiques n'arrivent plus à contrôler. En 2011, d'un seul clic, la génération Facebook est passée du virtuel au réel, de l'indignation à l'engagement, le jour dans la rue, la nuit devant l'écran...

    Le 4 janvier, la mort de Mohamed Bouazizi en Tunisie déclencha le premier tsunami d'une année qui en compta beaucoup. Ce geste désespéré d'un humilié, d'un sans-grade, d'un inconnu allait servir de catalyseur aux frustrations de la rue arabe, se répercutant jusqu'en Egypte, en Libye, en Jordanie, à Barheïn, dans les Emirats du Golfe, au Yémen, en Syrie... Le 14 janvier, face à l'ampleur de la contestation, Zine El-Abidine Ben Ali prit le chemin de l'exil.

    Ensuite, il y eut Le Caire et la place Tahrir. Quelques jours plus tard, le président Moubarak abandonnait le pouvoir... Puis, en Lybie, la ville de Benghazi se souleva contre l'arbitraire de Mouammar Kadhafi. Et ainsi de suite. Aman. Aden. Damas.

    Le 15 mai, à Madrid, "los indignados" envahissent la Puerta del Sol. Ils disent : "Nous n'avons rien inventé. Nos pères sont les manifestants du "printemps arabe". Nous ne faisons que reproduire leur combat car nous luttons aussi contre une dictature, celle des marchés." Ils s'en prennent à la classe politique qui ne fait pas son travail, aux financiers qui se sont enrichis pendant que la crise ruinait les classes populaires...

    Le 14 juillet, Tel-Aviv prend le relais. "Aujourd'hui, il y a un énorme fossé entre la population d'Israël et le gouvernement. C'est la racine commune d'un grand nombre de soulèvements dans le monde : partout les gens s'éveillent, parce qu'ils en ont assez d'être déçus, d'être roulés dans la farine", explique, dans Le Monde, Daphni Leef, une des porte-parole.

    Londres suit. Puis le Chili. Et le 17 septembre, New York. Des dizaines de milliers de personnes veulent occuper Wall Street et se définissent comme "les 99 %", par opposition au 1 % des Américains qui totalisent à eux seuls 42 % de la richesse du pays. Pendant ce temps, à Los Angeles, une certaine Kristen Christian, 27 ans, appelle sur Facebook à boycotter les banques car elles veulent taxer de 5 dollars par mois tous les détenteurs d'une carte de crédit n'ayant pas 20 000 dollars sur leurs comptes. Résultat, le 5 novembre, 85 000 personnes retirent 4,5 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros) des plus grandes banques..."

    Extraits d'un article de Yann Plougastel paru dans Le magazine du Monde de ce week-end.

    Sans oublier les manifestations anti-nucléaires au Japon et en Allemagne, les grèves en Grèce, les indignés partout en Europe,... Partout, la génération Facebook se réveille et passe à l'action : le peuple fait son retour dans la rue. Enfin. Les moutons se réveillent. Il était temps.

    Les dictateurs, les politiciens véreux et corrompus, les cartels (nucléaires, pharmaceutiques ou agro-alimentaires), les banques avides et sans scrupules, le monde financier pourri, les pollueurs, tous devront rendre des comptes. Car dorénavant, la génération Facebook ne se laissera plus faire, quelque soit le problème. 2012 risque d'être chaud...

  • 223 fois moins de pesticides dans les aliments Bio...

    Réalisée par Fytolab, un organisme certifié par les autorités de plusieurs pays européens dont la France, l'analyse des aliments bio a mis en avant l'absence de pesticides dans les fruits et légumes alors que 37 résidus, correspondant à 27 molécules différentes, avaient été trouvés dans des aliments traditionnels. D'un point de vue plus global, "il y a 223 fois moins de résidus de pesticides en moyenne dans les aliments bios analysés que dans les aliments conventionnels", précise l'étude. Par ailleurs, par rapport aux 17 résidus de pesticides suspectés d'être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens identifiés l'année dernière, cette nouvelle analyse n'en a détecté qu'un seul dans le bio, le piperonyl butoxyde (PBO).

    Le piperonyl butoxyde ou PBO est un synergisant autorisé en agriculture biologique, uniquement pour le nettoyage des lieux de stockage vide des céréales. Certaines études de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont révélé que ce produit pouvait être toxique par inhalation, par contact avec la peau et en cas d'ingestion. Logiquement ce produit ne devrait pas être en contact direct avec les céréales, mais les résultats obtenus montrent le contraire. Générations Futures souhaiterait que cette molécule, au vue de ses propriétés, ne soit plus autorisée en bio.

    "Ces éléments montrent clairement que la non présence de résidus de pesticides dans les aliments bio garantit le consommateur des risques éventuels dus à la présence de nombreux résidus de pesticides dans les aliments conventionnels dont certains sont suspectés d'être cancérigènes ou pouvant perturber le système endocrinien", déclare François Veillerette, porte parole de Générations Futures. Pour l'association, cette enquête, même si elle ne prétend pas refléter exactement l'état moyen de contamination des aliments en France, atteste du travail sérieux réalisé par les agriculteurs, les transformateurs et les certificateurs dans la production de produits bio. En outre, ces résultats contrediraient également les sceptiques qui avancent que les champs bio sont souvent contaminés par des pesticides pulvérisés sur les champs conventionnels.

    Source : http://www.actu-environnement.com/ae/news/aliments-pesticides-agriculture-biologique-residus-14481.php4

     

  • Dégustation du lundi 160

    Dernière dégustation 2011, magnifique, du Clos, ce lundi soir, orchestrée par le gardien des lieux, avec pour commencer un champagne à la robe dorée et au superbe nez de Chardonnay Grand Cru, sur une bonne vinosité, et fort bien travaillé au niveau élevage. En bouche, une bulle fine et quelque chose de vineux mais pas trop long et trop enrobé. La finale est sur la douceur, enrobée et maquillée, sans tension ou nervosité : un peu mou. Champagne Tarlant 1998 Brut Prestige Extra Brut. Cette bouteille date encore de la période de transition (père/fils). C'est beaucoup mieux aujourd'hui et cela va devenir une très bonne maison, car leur vision du Champagne est la bonne.

    Second flacon, toujours à la robe dorée, présente un nez de Chardonnay comme il faut, sur de la noix. La bouche est beurrée, classique, ample, avec une très belle attaque, avant de retrouver en finale ce que l'on avait au nez. C'est très beau. Nous sommes tous en Bourgogne et c'est faux : Kistler 2003 Mc Créa Vineyards, Sonoma Mountains (bouteille n° 19270 sur 22.000). C'est le plus grand Chardonnay américain, travaillé à la bourguignonne, à la Coche-Dury.

    Troisième flacon de la soirée, toujours à la robe dorée - fête oblige- et nez typique d'Alsace, Zind Humbrecht les yeux fermés, avec pas mal de résiduel, en Gewurztraminer. La bouche est très parfumée, toujours sur du Gewutztraminer, mais il y a aussi autre chose. Il y a la sucrosité, puis de la vivacité qui apparaît. Ce n'est pas monolythique, ce qui nous fait penser à un parcellaire de chez Deiss. Exact : Altenberg Bergheim 2004 en Grand Cru de Marcel Deiss. Très belle bouteille.

    Quatrième flacon -enfin les rouges- à la robe noire aux reflets pourpres et au nez puissant, concentré, crémeux, sur des fruits rouges, avec beaucoup de profondeur. La bouche est racée, fine, droite comme devrait l'être la justice. On est dans le sud, sur des collines. C'est très riche, avec un corps qui accompagne le fruité, tout en finesse, en dentelle, sur du cassis. On pense à une fine Syrah en Côte Rôtie, et on se trompe : Crozes-Hermitage "Le Clos des Grives" 2009 du Domaine Combier. La révélation de la soirée...

    On poursuit, avec un vin à la robe évoluée et grenat et au nez de vieux bordeaux, sur de la fraîcheur et des fruits rouges.En bouche, une certaine souplesse, des arômes tertiaires, mais aussi du fruit et de la fraîcheur sur une belle finesse. Beaucoup de plaisir avec ce Grand Vin de Château Latour 1970 en Premier Grand Cru Classé à Pauillac. Bien meilleur que le Lynch Bages 70 et L'Evangile 70 dégustés les semaines précédentes... Avec Petrus et Trotannoy, les meilleurs bordelais du millésime 1970.

    La suite avec un vin à la robe noire et au magnifique nez très proche du Crozes-Hermitage. En bouche, un côté sud, plus chaud, avec moins de trame et moins net. Cependant, la graduation est parfaite. Domaine Richeaume 2009 Cuvée Columelle de la Famille Hoesch en "Vin de France". Avant, c'était un Côtes de Provence.

    Septième et dernier flacon de la soirée, à la robe foncée aux contours pourpres et au nez majestueux sur des fruits rouges mûrs. La bouche est fondue, la tenue est magnifique, la longueur incroyable. C'est classique, prestigieux et très fin : Domaine Bois de Boursan 2007 Cuvée des Félix en Châteauneuf-du-Pape de Jean et Jean-Paul Versing. Fort belle bouteille.

    Un architectural et délicieux risotto japonais (Sushi Brown Rice) agrémenté de poissons crus et de crevettes Tiger, d'algues et de légumes crus, magistralement assaisonné nous permis d'achever cette dernière dégustation du Clos 2011 dans la délectation. Bonnes fêtes à tous.


    Clos 20111219.JPG

  • Gonfler la dette publique avec des prêts aux banques est illégal...

    "De plus, le résultat de ces opérations (re-capitalisation des banques par les états) peut-il être considéré comme de la "dette publique" ? Les manuels d’économie expliquent que la dette publique est un instrument pouvant être utilisé pour financer les besoins de l’État et compléter les recettes fiscales pour que l’Etat puisse exercer ses compétences au bénéfice de la société. Les titres émis sans aucun critère pour le sauvetage des banques devraient être considérés comme des prêts distincts devant être remboursés par les banques, et non par la société dans son ensemble.

    Pendant combien de temps encore fera-t-on assumer à la société des opérations aussi irresponsables et immorales qui détournent l’argent des services sociaux fondamentaux comme la santé, l’éducation, la sécurité sociale, etc. en provoquant la perte de milliers d’emplois tout en assurant des bénéfices record pour le secteur financier ?"

    Tout petit extrait d'un long article hyper intéressant de Maria Lucia Fattorelli

    http://www.cadtm.org/L-audit-un-outil-essentiel-pour

    María Lucia Fattorelli est coordinatrice de l’Audit citoyen du Brésil depuis 2001 www.divida-auditoriacidada.org.br ; elle a fait partie de la Commission d’audit sur la dette de l’Equateur (2007-2008) et a été conseillère technique de la Commission d’enquête parlementaire sur la dette publique (2009-2010). 

    Pour rappel, avant la crise des subprimes née aux Etats-Unis en 2008, tout allait bien en Europe. Notre dette publique belge était maîtrisée et en diminution constante depuis 20 ans (80% du PIB) et les budgets respectés. C'est à ce moment qu'on s'est rendu compte que la plupart des banques mondiales étaient en faillite (elles ne disposaient pas assez de fonds propres et avaient massivement investi dans des produits bidons, virtuels et à haut risque).

    Il a donc fallu les re-capitaliser pour éviter la faillite de certaines d'entre-elles. Et voilà notre dette qui remonte à 100% du PIB (et ce n'est pas fini) et notre note dégradée par des agences de notation (qui n'ont aucune autorité en la matière). Sans parler des mesures de restrictions budgétaires qui toucheront tous les belges pendant des années !

    Il est tout à fait illogique et illégal de faire supporter par les citoyens d'un pays les dettes d'un organisme privé qui n'a pas géré ses affaires en bon père de famille et a pris des risques inconsidérés, et en l'absence de tout contrôle extérieur. Ce transfert de dette est illégal. Il faut exiger un audit de la dette publique et séparer ce qui l'est vraiment et ce qui ne l'est pas du tout. Les choses seront claires et nous irons bien mieux !

     
  • Dégustation du lundi 159

    Nowel au Clos ce lundi soir, avec un premier flacon à la robe pâle et au nez floral assez réservé. Tout le contraire en bouche : fraîcheur, acidité, parfums, puissance et richesse sur des zestes de citrons ou du limoncello. Il y a de la chair et du gras, puis une trame sur l'acidité et le citron tout le long. C'est un vin précis qui nous fait penser à un chardonnay libre (style Dagueneau), d'autant plus qu'on y trouve un côté iodé, nacré et calcaire. Bourgogne ? Chablis ? Et non : Jura ! Le Clos 2009 de La Tour du Curon en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot. Très belle bouteille !

    On passe aux rouges avec un deuxième flacon à la robe foncée et au très beau nez frais, lacté sur des herbes et de la garrigue. En bouche, on est sur un beau vin classique, bien fait et bon. Une belle attaque fruitée, un beau travail, sur du cabernet. Clos des Jacobins 2001 Saint Emilion Grand Cru Classé de Gérard Frydman. 70% de merlot et le reste en cabernet, avec un âge  moyen des vignes de 30 ans. Pas mal du tout pour ma part, car sans défaut, et surtout, sans ce côté boisé habituel des bordeaux d'aujourd'hui.

    La troisième bouteille présente une robe noire et un nez concentré et jeune. En bouche, fruits, rondeur, acidité et fraîcheur, mais assez monolithique. Certains évoquent une syrah cuite, pas très fine, extraite et assez alcoolisée... Les Laurentides 2009 de Gramenon en Côtes du Rhône Villages. Pas extraordinaire. Un bon jus, mais pas tripant comme d'habitude avec Gramenon... Et 15,5°... Moins bon que Gardiès ou Les Sorcières, selon le grand crollé...

    Quatrième flacon, à la robe noire également, et au nez de cabernet mûr. En bouche : volume et complexité, fruit rouge et acidité sur du poivron mûr, et souplesse : Mas de Daumas Gassac 2002, Cuvée Emile Pénaud. C'est la bouteille n° 713 sur 1.200 produites. Les 148.800 autres vont dans le second vin... Très beau.

    Retour aux blancs avec un cinquième flacon à la robe dorée et au magnifique nez de vin liquoreux. La bouche est tout aussi somptueuse, bien balancée sur une fort belle fraîcheur. Il y a du sucre, mais pas trop. On pense à un cépage allemand ou autrichien. Mitis Amigne de Vetroz 2002 en AOC Valais de Jean René Germanier en Suisse. Un tout beau liquoreux vraiment bien équilibré et juste.

    Sixième et dernier flacon à la robe jaune et au premier nez fermenté, de bière. Après aération, nous serons sur un grand nez de Savagnin. La bouche, magnifique et fraîche, sur un vin jaune très vineux, sur des fruits blancs (pêches), longue et sans sécheresse. Ils devraient faire des magnums pour qu'on goûte mieux, mais c'est interdit : Château Chalon 1989 Vin de Garde de Jean Macle, dans le Jura. Il faudrait en goûter des plus vieux : ceux des années 70 commencent à être bien, et les plus vieux sont parfaits...

    La soirée fût si bonne qu'on décida de re-fêter Nowel lundi prochain. Qui vivra verra.photo 12:12:11.jpg

     

  • Contamination de la chaîne alimentaire mondiale...

    "20 millions de tonnes de rejets radioactifs et de déchets chimiques provenant de Fukushima, de bois brisé, de bateaux à la dérive et d’épaves industrielles ont déjà traversé plus de la moitié de l’océan Pacifique et s’approchent de plus en plus de l’Amérique du Nord. 

    L’élimination et le traitement de ces déchets solides représenteront une tâche monumentale, mais la plus grande menace réside dans le cocktail chimique invisible mélangé à l’eau de mer, ce qui constitue une triple catastrophe sans précédent de contamination nucléaire, biologique et chimique (NBC) en provenance du nord-est du Japon. 

    Les isotopes radioactifs césium et strontium se trouvent maintenant dans la chaîne alimentaire marine et sont en train de remonter l’échelle biologique, depuis le plancton jusqu’aux invertébrés tels que les calamars, puis les poissons comme le saumon et le flétan.

    Quand les déchets radioactifs arriveront-ils sur ​​la côte Ouest de l’Amérique du Nord ? La distance entre le nord-est du Japon et le nord-ouest du Pacifique est d’environ 8000 km. Le courant Kuroshio du nord Pacifique fait normalement la traversée entre six à sept mois. Les matériaux les plus lourds, comme le bois, se déplacent à environ la moitié de ce  rythme, mais les produits chimiques dissous dans l’eau ont déjà commencé à atteindre la côte Pacifique de l’Amérique du Nord, une réalité ignorée par les gouvernements américain et canadien.

    Le mélange toxique ne s’arrêtera pas à la côte. De nombreux composés chimiques sont volatiles : ils peuvent s’évaporer avec l’eau pour former des nuages qui finiront par tomber sous forme de précipitations à travers le Canada et le nord des États-Unis. A long terme, la menace s’étendra loin dans les terres, vers les montagnes Rocheuses et au-delà, affectant l’agriculture, les rivières, les réservoirs et, éventuellement, les nappes aquifères et les sources".

    Extraits d'un article pour Rense.com par Yoichi Shimatsu, consultant en environnement basé à Hong Kong, ancien rédacteur général du « Japan Times Weekly » à Tokyo.

    "Contamination de la chaîne alimentaire mondiale en 2012" avais-je écrit en avril sur ce blog. On s'en approche chaque jour. Et Fukushima continue de contaminer l'environnement, jour après jour : la situation n'est toujours pas maîtrisée, et est loin de l'être tant la situation est compliquée.

    Et en dehors de cette catastrophe environnementale sans précédent dans l'histoire de l'humanité, il faut également penser à ces millions de Japonais contaminés (sans en avoir été informés) et qui continuent de se contaminer (air, eau et nourriture) chaque jour. Les premiers signes de maladie apparaissent dans la population, et ce n'est qu'un début : ils sont partis pour 30 ans de calvaire, faute d'avoir été évacués à temps et d'avoir été trompés par les déclarations rassurantes des autorités et du cartel nucléaire. Un Tchernobyl bis, mais en beaucoup plus grave...

    Après le boeuf contaminé, le thé contaminé, puis le lait pour bébé contaminé, il me semble prudent et évident de ne plus consommer les produits japonais importés en Belgique. Je n'ai vraiment pas confiance. Principe de précaution. 

    Voilà une bien triste histoire, dont les médias se gardent bien de parler. De quoi s'indigner un peu plus.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Dégustation du lundi 158

    Comme la semaine passée, cinq bouteilles différentes servies en même temps, une par dégustateur.

    Pour ma part, je suis sur un vin à la robe rubis foncé, avec quelques notes d'évolution. Au nez, on est sur des fruits rouges, de la fraîcheur, et quelque chose de fondu. En bouche, une remarquable matière, sur des petits fruits rouges et des tannins nobles, serrés, fondus et intégrés. Je pense à un Bandol, style Tempiers, et ce n'est pas cela!

    Les autres le trouveront beau, puissant et bien fait, avec une belle élégance. C'est costaud, mais n'arrache pas la tronche. Riche, massif, et un peu trop sirop : il manque un peu de complexité. Nous sommes à Beaucastel, Hommage à Jacques Perrin 2007 à Châteauneuf-du-Pape. Tout grand flacon... et tout grand millésime!

    Second vin, à la robe rubis, et au nez sur des petits fruits. La bouche est chouette, assez serrée en fin de bouche, sur du Pinot noir, non souffré. Erreur : Marcel Lapierre 2000 à Morgon et en Gamay. Le piège habituel...

    Troisième vin, à la robe noire et concentrée. Nez assez classique. En bouche, un fruit pas très mûr, concentré et plus tout jeune (fin 90 ?). Nous le trouvons bien balancé, comme il faut : frais, bien en place, un peu Syrah, sur de la prune fraîche et croquante. Nous sommes deux à lui trouver une finale astreingeante, sur de la raffle verte. Côte-Rôtie Coteaux de Turpin 2005 de Jean-Michel Stéphan. Vin à moitié éraflé, mais bien meilleur que beaucoup de Côte-Rôties caricaturées et trop boisées dont nous ne citerons pas les noms...

    Le quatrième flacon, à la robe noire, présente un problème au nez. C'est un vieux Bordeaux. Nous lui trouvons un nez d'humus, de sous-bois et de miel. En bouche, un assez vieux vin, certes, mais qui se boit encore, avec une finale mentholée : L'Evangile 1970 en Pomerol. Mieux que le Lynch Bages 1970 de la semaine passée, et à la robe incroyablement jeune.

    Le cinquième flacon, bouchonné, était un Château La Fleur 1982 en Saint Emilion Grand Cru. Snif.

    Nous passâmes alors à un Château Beaucastel 2007, justeClos 20111205.jpg pour goûter la différence avec le premier vin dégusté : on est dans le même registre, mais en moins puissant.

    Et pour achever cette dégustation, un vin piège, jamais dégusté, et assez rare. On lui trouve un magnifique nez de pommes et frais, un peu Calvados et Normandie. On est dans les vignes et on goûte la peau des grappes. Par contre, ce n'est pas un vin accompli. C'est très nature, pas traditionnel, intéressant, l'essai d'un vigneron. Nous sommes à Bordeaux, en vin moelleux, en 2005. de Jean Guyaud, si je me souviens bien. Ils sont partis avec la bouteille, sans que je ne la note... en tout cas, ce n'est pas très moelleux, ni vu, ni lu, ni bu, original.

    Lundi prochain, Nowel au Clos, pour terminer l'année en beauté, juste avant les Fêtes.