• Dégustation du lundi 157

    Dégustation originale ce soir, avec 5 vins servis en même temps à l'aveugle : un par personne. Chacun ayant donc un vin différent de celui des autres, et à découvrir. Difficile à commenter, cette dégustation qui part dans tous les sens... Mais essayons quand même.

    Le premier flacon, à la robe vive et assez âgé au nez. En bouche, un beau velours tempéré par un petit côté poussiéreux et boisé. Les tannins sont fondus, ce n'est pas sec, mais le fruit disparaît assez vite. On est sur du poivron végétal, un cabernet vert (1959; 1961 et 1982 sont les seules années où le cabernet est vraiment mûr). Lynch Bages 1970 en Pauillac.

    Le second flacon présente un beau mariage de fruits et d'alcool, Il y a également un peu de verdeur et un côté boisé en finale, assez serré. Penfolds "Grange" 1997 South Australia Shiraz.

    Troisième flacon, au nez classique de Bordeaux, avec de l'astreingeance en finale et le boisé habituel de ce genre de vin : Château Le Bon Pasteur 1999 en Pomerol, des Domaines Rolland. Le moins bon vin de la soirée.

    Quatrième flacon, classique, avec un nez de petits fruits rouges explosifs. En bouche, longueur et douceur du fruit  maîtrisée, et une vinification exceptionnelle sur le fruit. Château Le Puy 2008 "Emilien" en Côtes de Francs à Bordeaux. Et en biodynamie, depuis 4 siècles.

    Cinquième flacon, à la robe noire, et au nez vanillé, sur des mûres. En bouche, une bombe : c'est puissant, riche et concentré. Une magnifique extraction, avec de la fraîcheur. Mais assez massif et sans grande finesse. The Relic Vintage 2004 Barossa Valley Australia. 14°5 quand même, et assez lourd. Bouteille difficile à achever, même accompagnée de pizzas bio fraîches, cuites au feu de bois de Hesbaye...

    La suite, dans le même style, la semaine prochaine.

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  • Syndrome Chinois Japonais...

    L'architecte de Fukushima Daiichi réacteur 3, Haruo Uehara, l'ancien président de l'Université de Saga, a admis que le syndrome Chinois est inévitable.

    Le syndrome chinois est l’hypothèse de la conséquence la plus grave d'une fusion d'un réacteur nucléaire, dans laquelle les éléments combustibles en fusion du cœur ou corium percent les barrières qui le confinent et s'enfoncent dans la terre. Même si des fusions de réacteurs ont eu lieu en diverses occasions dans les domaines civils et militaires, une fusion avec de telles conséquences n'a jamais eu lieu.

    Dans la pratique, l'opinion et les médias reconnaissent comme étant l'illustration du syndrome chinois toute pénétration de corium pouvant potentiellement entrer en contact avec la nappe phréatique, ce qui est l'un des scenarios les plus graves du risque nucléaire.

    Il a ajouté : "si le combustible a atteint une veine d'eau souterraine, il va provoquer la contamination des eaux souterraines, la contamination du sol et la contamination de la mer. Par ailleurs, si la veine d'eau souterraine continue à être chauffée pendant longtemps, une explosion massive hydro-volcanique sera causée."

    Bref, le feuilleton Fukushima, qui ne passe sur aucune TV, est loin d'être achevé. Le Japon est contaminé en grande partie, d'autres continents aussi, et jusqu'ici en Europe, où l'on a relevé des particules de Césium 137 sur les sols, heureusement en faibles quantités. Mais il y en a quand même, et il n'a rien à faire là ! Les ceps radioactifs, non merci...

    Et cette pollution mondiale, invisible et silencieuse, cachée par les médias (à la merci des gouvernements et du lobby nucléaire), se poursuit depuis 8 mois ! En attendant un syndrome Chinois Japonais ? Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Vive le Soja...

    Dans le soja, de hauts taux d’acide phytique réduisent l’assimilation du calcium, du magnésium, du cuivre, du fer et du zinc. L’acide phytique du soja n’est pas neutralisé par les préparations communes comme le trempage, la germination et la cuisson lente et longue. Des régimes à haute teneur en phytates ont provoqué des troubles de la croissance chez des enfants.

    Les inhibiteurs de trypsine du soja interagissent avec la digestion des protéines et peuvent provoquer des troubles au niveau du pancréas. Chez les animaux de laboratoire, le soja chargé en inhibiteurs de trypsine ralentit la croissance.

    Les phyto-oestrogènes du soja sont de puissants agents anti-thyroïdiens, qui peuvent entraîner de l’hypothyroïdisme et peuvent provoquer le cancer de la thyroïde. Chez les nourrissons, on associe la consommation de lait maternisé au soja à une maladie autoimmune touchant la thyroïde.

    Les analogues à la vitamine B12 présents dans le soja ne sont pas absorbés et peuvent même augmenter les besoins naturels en vitamine B12.

    Le soja augmente les besoins naturels en vitamine D. Le lait de soja est supplémenté en vitamine D2 synthétique (et toxique).

    Lors de la fabrication d’isolats de protéines de soja et de soja texturé, des protéines fragiles sont sur-dénaturées par les hautes températures.

    La fabrication de protéines de soja provoque la formation de nitrosamines hautement carcinogéniques et en une substance toxique : la lysinoalanine.

    De l’acide glutamique libre (MSG), une puissante neurotoxine, est produite pendant la fabrication du soja. Des taux supplémentaires sont ajoutés à bien des aliments à base de soja.

    Les aliments à base de soja contiennent de haux taux d’aluminium, qui est toxique pour le système nerveux et les reins.

    © 2011 The Weston A. Price Foundation for Wise Traditions in Food, Farming, and the Healing Arts.

  • Aucune résistance, ces petits jeunes...

    Pas de dégustation à l'aveugle ce lundi soir au Clos : 3 des 5 joyeux lurons ayant été décimés hier, lors d'agapes bucoliques en Hesbaye, qui se sont achevées à l'aube... dans des effluves de vin naturel.

    Quand on rentre à 5H30, on assume. Et bien non : ils dorment ! Aucune résistance ces petits jeunes...

    C'est donc lundi prochain que nous dégusterons les bouteilles des millésimes 1995 à 2005 prévues pour ce soir.

    En attendant, je déguste un magnifique Château La Calisse 2007 en Coteaux Varois de Provence. Un magnum acheté à l'aéroport de Nice dans la zone transit cet été. C'est superbe, soyeux, fin, frais et sur les petits fruits rouges. Très belle bouteille, de quoi patienter jusqu'à lundi prochain...

  • Il faut boire du vin rouge...

    Le resvératol se trouve surtout dans le vin rouge avec une concentration de 1mg par verre selon les cépages bien entendu. Cette forte concentration dans le vin s'explique par la fermentation du moût (peau et pépins) dans une cuve à l’abri de l’oxygène évitant ainsi toute oxydation de la molécule. Ce qui explique qu'il soit abondant dans le vin rouge et moindre dans les rosés , quasi- absent dans les vins blancs qui sont pressurisés et fermentés en leur absence . Le cépage et donc le vin le plus riche en resvératrol est le Pinot noir (Bourgogne), vient ensuite le Merlot, le Grenache et le Mourvèdre. Le cépage de Pinot noir contient le plus de resvératrol, avec une concentration pouvant aller jusqu’à 11,9 mg par litre. C’est ainsi qu’est né le “french paroadox” un engouement subit des anglo-saxons pour le vin rouge.

    Le raisin sur pieds et le jus de raisin en contient bien sûr, mais il est faiblement assimilable du fait qu'il se trouve dans la peau et les pépins. Le jus de raisin en contient, - tout comme le jus de canneberges- mais 10 fois moins que dans le vin rouge !

    Selon l'OMS, le resvératrol pourrait réduire à lui seul de 40% le risque cardio-vasculaire ! La diminution de la mortalité des pays méditerranéens qui consomment modérément du vin, pourrait être également liée à leur consommation augmentée de fruits et légumes , d'huile d'olives et un apport modéré de viande. La conclusion pour un effet protecteur, serait de coupler le verre de vin aux dix fruits et légumes par jour, à l’augmentation des omégas 3 et diminution les oméga 9, à la diminution du sucre ... Adopter le régime méditerranéen, en somme..

    L’action anti-thrombotique du vin est en grande partie attribuée au resvératrol. En effet, ce polyphénol est digne d’un médicament de type aspirine puisqu’il possède une action anti-aggrégante sur les plaquettes. Il diminue la viscosité sanguine, diminuant ainsi les risques de formation de caillot (la thrombose) susceptible de boucher une artère. On trouve des onguents à base de vigne rouge pour soulager le gonflement et les douleurs des jambes “lourdes”, varices, tendinites...).

    Le resvératrol est capable de piéger les radicaux libres qui sont largement impliqués dans le processus de cancérogenèse. En 1996, les chercheurs ont établis qu'il avait une action sur les trois étapes de la cancérisation ( initiation, promotion et progression ). Les récents résultats sont à la mesure des attentes ! oui, le resvératrol possède bien ces qualités - comme la curcumine. Mais restons prudent en ce domaine qui soulève encore bien des polémiques.

    Des recherches sur animaux ayant des cancers induits - sein, œsophage, colon, mélanome, leucémie.. - ont montrés son efficacité à des concentration sanguine de 0,1 à 0,2 micromoles - quantité susceptible d'être atteinte par l'alimentation. Pour l’humain, ces recherches en sont à leurs balbutiements. Des études ont montré qu' un verre par jour de vin rouge diminue de 40% le risque de cancer de la prostate, alors qu'une consommation similaire de bière augmenterait faiblement le risque..

    Le resvératrol a un effet bénéfique sur la longévité, freine le vieillissement. C’est dû à l'activation d'une protéine de la famille des sirtuines, qui augmenterait la vie des cellules en leur donnant le temps nécessaire pour réparer les dommages de l'ADN.

    Le resvératrol est donc un polyphénol que l'on trouve dans notre alimentation principalement dans le raisin (surtout vin rouge), le chocolat noir (seconde source alimentaire de ce polyphénol après le vin), les baies rouges (myrtilles, canneberges),l'arachide (cacahuètes non grillées), la rhubarbe, les mûres, la grenade, le sorgho ... issus de l'Agriculture Biologique (AB). En effet, les traitements de l'agriculture ( pesticides et anti-fongiques) empêchent pratiquement la synthétisation du resvératrol et d’ailleurs de la plupart des autres polyphénols).

    Donc il est conseillé de consommer du vin qui a fermenté en contact avec les peaux. De consommer les raisins issus de l’agriculture bio sans oublier de manger la peau. En septembre, faites une cure de jus de raisin, manger du raisin vous “attaquerez” l’hiver en pleine forme.

    Extraits d'un article de Brigitte Dussert sur www.dietetique.com.fr

    Et n'oublions pas que les produits issus de l'agriculture traditionnelle ne contiennent pas de polyphénols, les traitements chimiques empêchant leur synthétisation : il faut donc se tourner vers les vins Bio ou naturels, non traités. Et même chose pour les aliments, bien entendu.

     

     

     

     

     

  • Dégustation du lundi 156...

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    Dégustation à l'aveugle, ce lundi soir, dédiée aux bourgognes rouges de 1995 à 2005, qu'on débuta avec un blanc... Robe dorée et nez de fort beau Chardonnay, fruité, beurré et boisé. En bouche, une belle attaque, puis plus rien, sauf de l'acidité. On n'est pas sur un grand millésime, et avec un si beau nez, on aurait pu s'attendre à quelques niveaux en plus en bouche. C'est bien, mais pas grand, avec une bouche un peu courte : Chassagne-Montrachet 2008 1er Cru Abbaye de Morgeaot de Frédéric Cossard. Très décevant par rapport au 2009 dégusté chez Bon bon en septembre... 

    Premier rouge, à la robe rubis clair et au nez classique mais beau, dans un millésime mûr. Par contre, en bouche, c'est austère et sévère, travaillé et extrait, avec un fruité coincé, serré, trop sulfité, classique dans l'approche : Pommard-Pézerolles 2002 de Ballot-Millot & Fils. Un vin fait à la traditionnelle. 

    Second rouge à la robe plus évoluée et au nez de feuilles mortes, plus âgé que le précédent. En bouche, de la flotte, fluide, insipide et banal, sans matière et avec de l'alcool en finale. Même approche de vinification que le précédent. Chambolle-Musigny 2002 1er Cru "Les Amoureuses" d'Amiot Servelle. Un grand millésime qu'ils disaient... 

    Troisième rouge de la soirée, à la robe plus foncée et au nez fin mais puissant, sur un beau panier de fruits noirs, dont des griottes bien mûres. En bouche, un peu de réserve et de retenue, mais vachement bon, sur un volume de fruité imposant. Corps, boisé, fruité et alcool : tout est là. Clos des Fèves 2003 en Beaune 1er Cru de Chanson. Très belle surprise, et apparemment, le top de Chanson. 

    Quatrième rouge au nez de Pinot noir (enfin) et d'amandes, sur du fruit et tout en dentelle. La bouche démarre sur de l'alcool et s'achève sur le fruit, avec une finale acidulée. C'est le piège de la soirée : Marcel Lapierre 2000 Morgon en Beaujolais. On lui avait déjà trouvé un nez de Pinot noir auparavant... 

    Sixième et dernière bouteille de la soirée, avec un vin à la robe évoluée et au magifique nez de vieux bourgogne. Exceptionnel pour moi, classique pour d'autres. La bouche est superbe et classique comme les bourgognes d'antan, avec de l'acidité et du fruit, mais sans une complexité associant les deux jusqu'en finale. Il y a de l'équilibre, mais on l'aurait voulu un peu plus volage et plus ciselé : Richebourg Grand Cru 1996 du Domaine A.-F. Gros à Pommard en Côte d'Or. De tous les Gros, c'est le meilleur. 

    A la suite de quoi nous eurent droit au plateau de fromages et de cochonnailles, en attendant la prochaine dégustation de lundi prochain, dont le thème est une bouteille de 1995 à 2005. Qui vivra verra...


     

  • Réhabiliter les droits des agriculteurs sur leurs semences...

    Les lois de la commercialisation et l’octroi de droits de propriétés industrielles ont peu à peu défait les agriculteurs de leurs droits à conserver, ressemer, échanger et vendre leurs semences, à les protéger de la biopiraterie et de l’intrusion d’OGM brevetés. De fait, comme le souligne l’ONG les Amis de la Terre, les semences commerciales aujourd’hui disponibles ne sont majoritairement plus reproductibles par les agriculteurs.

    Outre le retrait du rôle premier de l’agriculteur, l’appropriation des semences par de grandes multinationales a abouti à la standardisation des semences. En conséquence de quoi, celles-ci sont devenues plus gourmandes en engrais et en pesticides chimiques. Démunis de leur droits, les paysans ne sont plus en mesure de sélectionner des semences adaptées à une agriculture plus saine. Alertant sur la perte de biodiversité cultivée, la FAO (1) estime que 75 % des variétés cultivées ont disparu dans le monde entre 1900 et 2001. 

    Aussi, une coalition d’organisations paysannes, environnementales et d’artisans semenciers (2) a lancé une campagne visant à plaider, lors des prochaines élections, en faveur de la promulgation d’une loi de reconnaissance des droits des agriculteurs et des jardiniers sur les semences. Cet appel à ne plus réduire les agriculteurs au seul rôle de consommateurs  de semences industrielles s’adresse tant aux citoyens et aux organisations de la société civile qu’aux élus et candidats. Une première manifestation est d’ores et déjà prévue le 19 novembre prochain à Angers, lors de « la nouvelle bourse aux semences de la Saint Martin ». 

     

    1- Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. 

    2- Font partie de cette coalition : Agir pour l’environnement, les Amis de la Terre, Artisan du Monde, ASPRO PNPP, ATTAC, Chrétiens dans le Monde Rural, Confédération paysanne, Croqueurs de carottes, Demeter France, Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques, Fondation Sciences Citoyennes, Générations Futures, Minga, Mouvement d’Agriculture Biodynamique, Nature & Progrès, Ogm Dangers, Réseau Semences Paysannes.

    Article de Cécile Cassier sur Univers-Nature

  • 11H11 le 11/11/11

    "Que nous le sachions ou non, nous sommes entrés dans une nouvelle ère de l’existence de l’humanité. Certains l’appellent le Nouvel Age ; d’autres, le Sat Yuga ; d’autres, l’Age du Verseau. Quelque soit la manière où vous y ferez référence, c’est un âge dans lequel l’humanité apportera de nouveaux arrangements économiques et financiers, une assistance mondiale à la pauvreté, une technologie à économie de main-d’œuvre, des régimes démocratiques, l’égalité raciale, la tolérance religieuse et la paix mondiale.

    Notre nouveau monde fonctionne sur la base du service à autrui, plutôt que du service à soi-même. C’est un monde qui honore les faiseurs de paix plutôt que les faiseurs de guerres,  les êtres compatissants plutôt que les êtres impitoyables, ceux qui unifient plutôt que ceux qui divisent.

    Le 1% du monde qui a concentré la richesse et le pouvoir entre leurs mains sont bienvenus pour se joindre aux 99% dans la construction d’un monde qui fonctionne pour tous, sans que personne ne soit laissé de côté. Nous avons l’intention d’accueillir tout le monde et de reconnaitre les besoins de ceux qui souffrent, que ce soit de la faim, de la pauvreté, de la maladie, de l’âge ou d’un handicap.

    C’est un monde qui ne tolère plus la corruption politique, la fraude financière, le sabotage de l’environnement, la censure médiatique, la surveillance des habitants et les guerres fabriquées.

    C’est un monde au service des peuples, non des bénéfices, du divin en chacun et non des paillettes en société et de la planète en tant que notre maison et non pas comme ressource à piller.  

    Il n’y a aucun obstacle naturel à ce que les peuples soient libres partout. Il n’y a aucune raison pour laquelle chacun devrait dépérir sous une dictature politique ou un esclavage économique. Et il n’y a aucune raison d’accepter plus longtemps que chaque individu n’ait pas le droit de dire combien sa vie sera menée, quel genre de culte il choisira, à qui il donnera son amitié ou avec lequel il se mariera, etc…

    Nous avons atteint le stade dans l’évolution de l’humanité où nous pouvons nous débarrasser de toutes nos chaînes." 

    Extrait d'un article de Steve Beckow, Citoyen Souverain de la Planète Terre, Vancouver, B.C.,  Canada.

    Posté le 11/11/11 à 11H11, en attendant le 12/12/12 à 12H12, pour voir où nous en serons...

     


     

  • Dégustation du lundi 155

    Reprise des dégustations à l'aveugle au Clos, après cette semaine de vacances, avec un premier vin à la robe dorée et au nez intense sur du raisin de Corinthe. La bouche est riche, grasse, ronde, avec une fraîcheur florale et des hydrocarbures. On pense à un chardonnay de chez Valette et on se trompe : Coudoulet de Beaucastel 2006 de Pierre Perrin en Côtes du Rhône. On est en biodynamie sur un terroir de  3 hectares entre Orange et Avignon, à l'est de Beaucastel. Pas mal.

    On s'attaque aux rouges avec un second vin à la robe noire et au nez de Richeaume, sur des petits fruits rouges et noirs. En bouche, de la chair, de l'intensité, des tannins fins et serrés, un côté sud ponctué par une belle fraîcheur mais avec une petite sécheresse tannique en finale. Des tannins qui ne portent pas le vin, mais qui sont résiduels. Un vin travaillé, mais pas sur le fruit. Canet Valette 1999 "Le Vin Maghani" en Saint-Chinian. Le Clos est assez déçu de ce plus grand vin de Valette, car habitué à bien mieux.

    Troisième flacon, à la robe noire également, et au nez de grand vin bordelais, s'il n'y avait ces notes de caramel au beurre en fin de nez. En bouche, tout le contraire du précédent : légèreté, fluidité, finesse, fruité porté, longiligne sur une belle longueur sans sécheresse, avec un croquant de Pinot noir. Heredium Réserve 2004 de Pierre Robyr à corin sur Sierre, en Suisse.

    On acheva la dégustation avec un vin à la robe rubis et au nez de Pinot noir. En bouche, un vieux coca fatigué. C'est vide et c'est fâné : il ne goûte plus rien... Gevrey Chambertin 1995 Cuvée Vieilles Vignes de Philippe Charlopin-Parizot. Déception totale, une fois de plus, sur ces bourgognes qui auraient dû être meilleurs. Pas facile les bourgognes...

    Lundi prochain, dégustation de bourgognes rouges avec un climat, de 1995 à 2005. Histoire de vérifier si on peut encore avoir un peu de plaisir... Qui vivra verra.