• Dégustation du lundi 151

    Nouvelle dégustation à l'aveugle, à 4, ce lundi soir, avec pour mise en bouche 2 blancs à la robe claire, servis en même temps.

    Le premier présente un nez beurré sur des agrumes, mais un peu délavé, tandis que le second, assez proche, est plus riche, plus complexe, avec des notes fumées. En bouche, le premier s'avère plaisant, avec une bonne acidité, sur des agrumes. Le second présente une bouche plus structurée et complexe, avec de la netteté et de la finesse, sur une belle acidité. Nous étions en Chablis Premier Cru "Montée de Tonnerre" 2004 et "Chapelot" 2004 du Domaine François Raveneau.

    Troisième blanc, à la robe un peu plus foncée et au nez d'hydrocarbures (riesling ?). La bouche est particulière, amusante mais pas renversante : on ne retrouve pas la vivacité du riesling, il y a trop de sucre résiduel et c'est mollasson, sans le côté pulpeux : Clos Ste Hune Riesling 2004 de F.E. Trimbach en Alsace. Grosse déception pour cet onéreux flacon qui manque de race et de vivacité...

    On passe enfin aux rouges. A l'oreille, on est en biodynamie (Pschiiit). La robe est rubis mousseuse et le nez présente un beau jus biodynamique, avec un peu de réduction, sur des fruits compotés poivrés. En bouche, je suis sur un jus de raisin jeune et poivré. Certes un beau jus, mais du jus, qui rappelle le gamay. Syrah 2010 d'Hervé Souhaut en Vin de Pays de l'Ardèche, dont les 11,5° nous ont amenés au nord, alors qu'on était dans le sud...

    Dernière bouteille de la soirée avec un vin à la robe foncée et au fort beau nez de fruits noirs mûrs, de cuir et de fumée. En bouche, c'est riche et dense avec de la matière (l'opposé du précédent). Une belle attaque sur la finesse avec une belle fraîcheur, puis les épices et l'olive noire qui subsistent, exubérantes,  sur une interminable finale. C'est très bon, très riche, très puissant et trop jeune : Terrebrune 2007 Cuvée Grande Tradition, en Bandol.

    La suite des aventures lundi prochain à 5 pour un double anniversaire.

  • Bee Green : paniers Bio à Woluwé...

    "Ca y est ! La grande aventure Bee Green a commencé ! Après plusieurs mois d’installation, de plantations et d’entretiens, nous sommes très heureux de vous annoncer le lancement de nos paniers de fruits et légumes. Cultivés sous le cahier de charge de l’agriculture biologique, nos produits bénéficient, outre de nos soins constants, de cette formidable terre nourricière qu’est la Hesbaye !  

    Supprimer les intermédiaires, acheter directement chez le producteur, c’est le gage pour le consommateur de connaître l’origine des aliments qu’il mange ! Consommer les légumes de saison, cultivés par des producteurs locaux, voilà sans doute l’une des grandes révolutions en marche à l’heure actuelle ! 

    Nous avons fait le choix de l’agriculture biologique par conviction et non pour suivre une mode. Mais nous voulons aussi aller plus loin en vous faisant redécouvrir des variétés oubliées ou rares. Chaque semaine, nous joindrons à nos paniers des recettes afin de vous faciliter la tâche et de vous permettre d’amener plaisir et originalité dans votre foyer. 

    Au sein de notre exploitation, nous cultivons près de 40 sortes de fruits, légumes et aromates. Au gré des saisons, se bousculeront sur votre table courgettes, carottes, pommes de terre, salades, aubergines, poivrons, fraises, concombres, chataîgnes, épinards… Mais ce que Bee Green souhaite offrir à ses clients, c’est aussi la redécouverte de légumes anciens, de saveurs oubliées… telles que le panais, le navet, le cerfeuil tubéreux, le topinambour ou encore près de 90 variétés de tomates anciennes toutes plus belles et appétissantes les unes que les autres. Des saveurs rares souvent impossibles à trouver dans le commerce classique. 

    Une première année, ce n’est jamais la plus facile. Mais nous nous engageons d’ores et déjà à ce qu’au moins 75 % de nos paniers soient composés de NOS fruits et légumes. Certaines semaines, nous les compléterons avec les productions d’autres producteurs. Des producteurs partageant bien évidemment nos convictions et nos méthodes de culture."

    En pratique : Le petit panier (2 à 3 personnes soit environ 4,5 kilos de fruits et légumes) pour un montant de 20 euros et le grand panier (4 à 5 personnes soit environ 8 à 9 kilos de fruits et légumes) pour un montant de 35 euros, avec un abonnement  de minimum un mois (mais plus votre abonnement est long, plus le prix de votre panier diminue). Livraison le vendredi, ou au marché de la Place des Maïeurs le samedi matin. 

     Toutes les infos chez : Guillaumelehardy@hotmail.com

     

     

  • Fukushima : encore 20 ans de problèmes...

    "La situation sur le site de Fukushima ne sera considérée comme maîtrisée que lorsque les combustibles auront été évacués et entreposés en lieux sûrs.

    Pour ce qui est des combustibles entreposés dans les piscines des réacteurs 1 à 4, Tepco annonce un délai de trois ans avant de pouvoir débuter les opérations. Car elles nécessitent la conception et la fabrication d’outils capables de manipuler ces produits qui ne doivent jamais être exposés à l’air libre.

    Quant aux cœurs des réacteurs 1, 2 et 3, il faudra de dix à vingt ans, selon les sources, pour en venir à bout. Tepco ne dispose aujourd’hui que de très peu d’information sur l’état des réacteurs et des cuves de confinement. Seules certitudes : les trois cœurs des réacteurs ont fondu et les cuves ne sont plus étanches. Mais il est aujourd’hui impossible de savoir si le corium formé par la fusion des éléments des réacteurs est resté confiné dans les cuves où s’il s’en est échappé et en quelle quantité.

    Selon l’IRSN, une des premières difficultés à résoudre sera le noyage complet du combustible, impossible aujourd’hui du fait des fuites des cuves et des enceintes. Une opération qui nécessite a priori d’étanchéifier les lieux. Comment y arriver ? Nul ne le sait. Un état des lieux précis est un préalable à la conception de solutions techniques capables peut-être de venir à bout d’une catastrophe de cette ampleur." (Texte écrit par Paloma Bertrand, le 16/09/2011).

    Il faudra donc encore 20 ans pour que Fukushima cesse de polluer et de contaminer les nappes phréatiques et l'Océan Pacifique ! 20 ans de terreur pour les Japonais, qui continueront d'être exposés à la radioactivité de l'eau potable, des légumes, du bétail et du poisson, toute la chaîne alimentaire étant contaminée et continuant de l'être... Dangereux le nucléaire ? Allons...

     

     

  • Dégustation du lundi 150

    150 ème dégustation du lundi à 3, mais quelle bonne soirée !

    Avec un premier vin à la robe claire et au beau nez ample, gras, frais, sur des lychees et du pamplemousse rose. La bouche est longiligne, comme sur des rails, pas très en chair, mais avec une belle tension, puis une finale amère dans le fin fond du palais, qui te pousses à en reboire. On est sur du citron, des huîtres et des écailles, avec un côté océanique : Silex 2004 en Blanc Fumé de Pouilly de Didier Dagueneau, disparu il y a déjà 3 ans. Fort belle bouteille.

    Second flacon à la robe noire et au nez étranger (= hors France), maquillé, avec un boisé bien présent. En bouche, une belle matière veloutée, crémeuse, sur un fruit merloté qui ressort avant d'être rattrapé par le bois. L'un d'entre nous évoque un Pomerol 2008 très travaillé. Après l'exubérance du début, ce vin fort technique devient plus calme, avec un boisé trop présent : Château Soutard 2008 Grand Cru Classé en Saint Emilion. Ce vin qui n'appartient plus à la famille de Ligneris a perdu sa finesse et son fruité, et est devenu hyper-technique et boisé. Fort dommage.

    Troisième flacon de la soirée, à la robe noire également et au superbe nez de violette, de petits fruits mûrs, avec un petit côté sud mais aussi avec beaucoup de fraîcheur, et des notes grillées et fumées. En bouche, c'est magique : des tannins fins et nobles fondus, un fruit tout en finesse, et ce côté violette et garrigue, avec des notes d'olives. Délicatesse du fruit  et générosité du soleil sans excès, avec un vigneron qui a compris et maîtrise sa vendange : l'état de grâce. Domaine de La Tour de Bon, Cuvée Saint Ferréol 2007 en Bandol. Magnifique et harmonieux, et en plus, en vin naturel ! Très belle bouteille.

    La suite lundi prochain, pour une double soirée anniversaire...

  • Le goût à l'honneur à Bruxelles, toute la semaine prochaine...

    Slow Food organise pour la quatrième année consécutive la semaine du goût à Bruxelles. Dès ce lundi, l'alimentation de qualité est à l'honneur : promenades gourmandes, conférences, projection de films, rencontres, stands de dégustations, menus Slow Food dans 71 restaurants.

    Tout cela pour sensibiliser les bruxellois à l'importance de bien manger, à l'éducation au goût et aux plaisirs de la table, dans le respect de l'environnement et de la biodiversité. S'intéresser davantage à ce que l'on mange, tant au niveau culturel que de la santé, et savoir d'où vient le produit et de quelle manière il a été traité.

    Tout le programme de la semaine sur www.gouterbruxelles.be

  • L'alimentation saine à 100% n'existe plus...

    C'est clair : il va devenir de plus en plus difficile de s'alimenter sainement, sans s'empoisonner. La planète est de plus en plus polluée, même dans les recoins les plus éloignés de toute civilisation, et il n'y a donc plus aucun endroit où l'on pourrait trouver un lopin de terre vierge ou un petit espace marin intact.

    Les métaux lourds se sont déposés partout, sans parler de toutes les autres molécules chimiques véhiculées par les vents, ni, plus récemment, du césium 137 provenant de Fukushima, et qu'on retrouve aujourd'hui sur nos sols (à des doses minimes certes, mais il est là). Les légumes et les fruits, les champignons, mais aussi la viande et le fromage sont donc pollués, partout dans le monde. A cela s'ajoute l'arsenal chimique utilisé en culture "traditionnelle"...

    Quant aux poissons, sauvages, c'est pareil, tellement les océans ont servis de poubelle géante, sans évoquer à nouveau Fukushima qui continue et continuera pendant de longues années à déverser des tonnes de produits hautement radioactifs dans le pacifique, ce qui a moyen terme contaminera l'ensemble des océans de la planète et la chaîne alimentaire marine.

    Pour l'aquaculture, c'est encore pire. La liste des produits chimiques et des médicaments (dont les antibiotiques) autorisés est affolante. C'est du poison dans votre assiette. 

    A éviter absolument, les poissons gras comme le saumon, le hareng et l'anguille. Et aussi le sandre et tous les poissons qui vivent au fond, comme la raie et la sole. Et enfin les gros poissons, qui, à force d'en avoir mangé des petits, ont accumulé des doses incroyables de toxicité à tous les niveaux : thon, espadon, loup de mer, etc...

    Il faut donc essayer de varier les espèces, d'en choisir la provenance (certaines mers sont moins polluées que d'autres : bar de ligne de Bretagne, petit cabillaud de la mer du nord, etc...) et se rabattre sur l'aquaculture Bio. Sans oublier que les métaux lourds et les composés organochlorés s'accumulent dans la graisse (les parties brunes), les viscères et la peau de l'animal. On recommande de rejeter systématiquement ces parties et de ne pas consommer le jus de cuisson. 

    En résumé, et malgré toutes les précautions que nous pourrions prendre (Bio, saison, local, terroirs, no OGM), l'alimentation saine à 100% fait désormais partie du passé. C'est une bien triste réalité. Quel gâchis...

  • La bonne vieille ampoule de 110 ans...

    Lu dans La Libre de ce week-end :

    "Aux Etats-Unis, dans la ville de Livermore, en Californie, on a fêté il y a peu une ampoule électrique qui éclaire la caserne locale des pompiers sans discontinuer depuis 110 ans ! Une anomalie industrielle ? Non, en réalité, cette ampoule a été conçue et fabriquée avant que les fabricants ne se rendent compte que leurs ventes, explosives dans un premier temps, commençaient à stagner, voire à régresser.

    C’est que les fabricants de lampes à filament incandescent ont rapidement pris la mesure du problème et se sont concertés - entendus, en réalité - pour réduire à une moyenne de 1000 heures la durée de vie d’une ampoule. Cette association née dans les années 30, dénommée le Cartel de Phoebus (Philips, Osram, Tungsram et General Electric, notamment), a réussi à imposer cette norme au détriment de tout éventuel progrès technologique dans le secteur, et a même réussi à accroître ses marges en augmentant dans le même temps les prix moyens des ampoules.

    Curieusement, et nonobstant les dénégations des représentants du secteur, alors que les pays de l’Union européenne abandonnent, aujourd’hui, ces fameuses ampoules à incandescence au profit d’ampoules économiques (en consommation d’énergie en tout cas), on assiste à une hausse concomitante des prix des ampoules admises à la commercialisation. Un hasard ? Sans doute.

    C’est qu’aujourd’hui, les ententes industrielles sur les prix ou sur leurs composantes (durée de vie, qualité, rareté) n’ont pas très bonne presse dans un monde où devrait régner une saine concurrence."

    Ces "ententes" ne concernent pas que les ampoules : l'électro-ménager, l'audio-visuel, les voitures, les vêtements, tous les biens de consommation sont touchés. Programmés pour vous lâcher dans 2, 3 ou 5 ans au maximum... Il faut bien que les usines tournent et que les industriels gagnent de l'argent. Toujours plus d'argent.

    Un lave-vaisselle qui fonctionne sans aucun problème pendant 30 ans, cela existait dans le passé. Plus maintenant, alors qu'on a quand même fort évolué en matière de technologie et de production. Il faut absolument revenir à la qualité : c'est moins coûteux pour les consommateurs et meilleur pour l'environnement.

  • Cela va trembler dans les chaumières...

    Si on croit plusieurs nouvelles circulant sur le net, la terre va bientôt trembler. L'activité sismique est fort active pour le moment dans plusieurs régions du monde, ce qui devrait annoncer quelques sérieux séismes. On parle d'une période critique entre le 26 septembre et le 23 novembre 2011.

    Allez savoir comment on peut prédire des dates de tremblements de terre, alors qu'on est incapable de prédire la météo à 2 jours... D'ailleurs, à ce propos, je m'excuse d'avoir annoncé un été caniculaire il y a plusieurs mois... Certes, les prévisions ont tenu la route tout le printemps et jusqu'au 11 juillet. Mais à partir de cette date, il faut bien avouer que tout était faux ! Un été pourri, oui. Pour ne pas dire pas d'été du tout.

    On parle des Iles Canaries, de l'Italie et de la Tchequie, pour ne parler que des régions proches de la nôtre. Avec des centaines de mini-secousses enregistrées depuis quelques semaines, ne laissant rien présager de bon. Sans parler des risques de Tsunami géant également évoqués.

    De quoi ravir les compagnies d'assurances, qui, en 2011, ont déjà du intervenir massivement face à tous les séismes naturels en recrudescence sur la planète entière. On parie que les primes vont encore augmenter en 2012 ? Assurément, quelque chose ne tourne plus rond sur notre vieille planète bleue. Mais de là à vivre dans la terreur perpétuelle du lendemain...

    Vivons au jour le jour et profitons de tous ces petits moments de bonheur qu'offre une journée. Et arrêtons de regarder cette télé pessimiste ne relatant que les mauvaises nouvelles, de lire ces journaux qui ne valent pas mieux, et de consulter certains sites sur le net qui entretiennent la terreur permanente. La vie vaut mieux que cela.

     

     

  • Dégustation du lundi 149

    Nouvelle dégustation ce lundi soir, à l'aveugle, à 5, au Clos. 10 flacons à déguster : c'est un peu beaucoup, mais on y est arrivé..

    Mise en bouche avec un vin à la robe dorée et au nez équilibré, mûr et complexe, sur des hydrocarbures et des agrumes. La bouche est riche et grasse, harmonieuse et mature, florale, avec des notes de pêches et d'olives vertes. Beaucoup de chair et une belle palette aromatique diversifiée : Macabeu 2008 Château de Gaure en Roussillion. Un vin de Pierre Fabre dans la Vallée de l'Agly. Belle bouteille.

    On poursuit avec trois vins présentant un caractère commun. Le premier, à la robe dorée légèrement plus claire que le précédent, et au nez frais sur de la pomme verte, présente une bouche vive, fraîche, avec une belle longueur sur le fruit, avant de s'achever sur une finale boisée et vanillée. Il y a une belle acidité et la vivacité est remarquable : Le Chemin du Querry 2009 en Vin de Pays de Vendée du Domaine des Jumeaux, par Tard Jean-Marc. Nous sommes en Chenin.

    Le second présente une robe foncée, et un petit côté teinturier au nez. En bouche, un beau fruité, vite rattrapé par un côté plus austère et une finale sur des noyaux de cerises : Le Sang d'Yon 2009, toujours en Vin de Pays de Vendée. Nous sommes en Négrette (cépage). Un flacon à 6 euro départ propriété, hors taxes.

    Le troisième vin de la série, à la robe rubis et au nez de Pinot Noir présente une bouche nettement moins intéressante que le précédent : La Pierre aux Fées 2009, toujours en Vin de Pays Vendée.

    On continue, avec un cinquième flacon à la robe Whisky, et au nez frais, mais chaud aussi, sur de l'alcool et des hydrocarbures, avec un petit peu d'acidité volatile, et plus tout jeune. En bouche, assez surprenant : un Sauternes sans sucre, complètement sec ! Il y a une belle minéralité persistante en bouche et des notes d'abricots séchés non sucrés : Clos de la Coulée de Serrant 2000 en Savennières de Nicolas Joly. En Chenin. Voilà un flacon qui nous réconcilie avec La Coulée de Serrant. Très belle bouteille.

    Sixième bouteille, à la robe rubis. Nez de vin naturel, chaud, sur de l'alcool, et bouche de vin naturel sur des notes de bonbons acidulés et d'alcool et une finale sur des pruneaux brûlés. C'est souple et rond, mais manque de tannins : Vinum Négrette 2010 du Château La Colombière en Fronton. De Philippe et Diane Cauvin, vignerons amoureux, en biodynamie.

    La septième bouteille présente une robe foncée et un nez concentré sur une fort belle matière et de la Syrah. La bouche est riche, complète, puissante, et malgré tout facile, avec une bonne buvabilité. Il y a dans ce vin une belle harmonie, avec ces tannins fins fondus et cette longueur remarquable : Crozes Hermitage Les Bruyères 2009, Cuvée Georges Raynaud, de David Raynaud. Vraiment bon.

    La huitième bouteille présente également une robe foncée, et après un premier nez de cour de ferme qui disparaît en quelques secondes, un second nez sanguin, avec beaucoup de finesse, des épices et de la fraîcheur ravit tout le monde. La bouche est lactée, longue et fine, sur du fruit et une énorme fraîcheur. On est sur la délicatesse du fruit, avec une superbe finesse. Encore un échelon plus haut que la précédente. On parle d'une Côte Rôtie et c'est raté : Terre Des Chardons "Marginal" 2009 en Costières de Nîmes. Un vin magnifique, vivement bien conseillé par Olivier Labarde, de La Part des Anges à Nice. Ces 2 derniers vins me réconcilient avec les vins naturels...

    Suivirent les 2 bouteilles de trop : Domaine du Banneret 2005 en Châteauneuf-du-Pape de J-C Vidal, assez déséquilibré, et Domaine du Pégau "Cuvée Réservée" 2005, en Châteauneuf-du-Pape également, et encore moins bien que le précédent.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain...

  • Alimentation : un système devenu fou...

    Il y a eu en janvier, le livre coupe-faim de Jonathan Safran Foer "Faut-il manger les animaux?" (Editions de l'Olivier). Puis début février, une campagne de France Nature Environnement pour dénoncer les ravages de l'agriculture intensive. Au même moment sort "Le livre noir de l'agriculture : Comment on assassine nos paysans, notre santé et l'environnement", d'Isabelle Saporta (Editions Fayard).

    Arte a ensuite diffusé le 15 mars "Notre poison quotidien : comment l'industrie chimique empoisonne notre assiette", documentaire de Marie-Monique Robin (Auteur du "Monde selon Monsanto" aux Editions La Découverte en 2009).

    Enfer des usines à bestiaux,cultures aspergées de pesticides, produits alimentaires gorgés de chimie, il s'agit à chaque fois de constats accablants.

    Et avec tout ça, on mange quoi ? Dans les grandes surfaces, on décrypte la liste des ingrédients. Redoutable lecture qui vous fait abandonner l'immense majorité des plats préparés, des viennoiseries industrielles, des quatre-heures des enfants, etc.

    Au rayon fruits et légumes, on lorgne sur le Bio; au rayon viande, on passe son chemin et on devient fidèle - deux jours par semaine- à son boucher de quartier; au rayon poisson, on hésite entre diversification de l'alimentation et risque de métaux lourds...

    Tous ceux qui se sont penchés sur les méfaits industriels de notre alimentation affirment que le pouvoir est désormais entre les mains des consommateurs.

    Jonathan Safran Foer et Marie-Monique Robin pointent un système devenu fou, des lobbies sur-puissants, des experts rarement indépendants et des politiques qui laissent faire. Terriens, il est temps d'agir...

    Article paru dans Le Monde Dossiers et Documents N° 411 de Septembre 2011 "Le grand n'importe quoi".

     

  • Entretien avec Olivier Bernard...

    Entretien fort intéressant avec Olivier Bernard, propriétaire du Domaine de Chevalier en Pessac Léognan ce jeudi soir.

    Je lui ai raconté notre passion pour les grands vins de Bordeaux dans les années 90, puis, lentement, notre désintérêt de plus en plus marqué pour cette région, pour aboutir aujourd'hui à ne plus avoir une seule bouteille de bordeaux en cave.

    Les raisons furent tout d'abord la montée en flèche des prix et l'impossibilité de trouver certains grands millésimes. Ensuite, le changement, à partir de 1991,  dans la façon de produire le vin, en recherchant la concentration et en accentuant le côté boisé (pour plaire à Parker?). Enfin, par l'encensement de tous les millésimes, alors que certains, comme 1995, ne le méritaient pas et s'avérèrent décevants à l'ouverture des flacons, alors que j'avais fort investi dans ce millésime.

    Je lui ai raconté mon émotion devant quelques vins absolument parfaits. Ce sont des moments rares que de déboucher le bon flacon, au bon moment et dans de bonnes circonstances. Haut Brion 89, Cheval Blanc  82, Petrus 90 et 89, Le Pin 90, Beauséjour Duffau 90, mais aussi un Lynch Bages 90 et un Clos du Marquis 89, sans parler de quelques vieux Yquem mémorables et d'autres vieux grands bordeaux.

    Que s'est-il donc passé, pour qu'aujourd'hui, les bouteilles amenées au Clos en dégustation proviennent d'autres régions ? Quasi plus de bordeaux, et quand il y en a, nous sommes déçus et le vin est mal coté : nous n'y trouvons plus de plaisir (lire l'article précédent : "Où sont passés les grands vins bordelais d'antan ?").

    Certes, nous avons évolué et nous sommes ouverts aux autres régions, qui ont toutes fort progressé, et aux autres pays. Mais les vins de bordeaux ont également changé, et ne correspondent plus du tout à nos attentes, à nos émotions et à nos plaisirs gustatifs. Sans parler des prix pratiqués...

    Olivier Bernard, que je respecte beaucoup et dont j'adorais le Domaine de Chevalier, m'a parlé des investissements considérables des grands châteaux bordelais dans le but d'améliorer encore la qualité des vins. Une grande partie du Domaine de Chevalier a été replantée, en améliorant l'orientation des ceps, en faisant mieux correspondre le porte-greffe à la parcelle. Puis les pesticides ont été abandonnés. Puis les insecticides ont été aussi abandonnés, et les autres traitements réduits.

    Quant aux prix, il m'affirme qu'en 2008, les 70 grands Bordeaux étaient vraiment fort abordables. Et qu'il faut aussi goûter les autres vins de Bordeaux, les 9.930 autres domaines bordelais : en 2009, tout est bon et réussi.

    Personnellement, et bien que ceux-ci aient fort évolué, j'ai un doute qu'un "petit" bordeaux m'offre un nez complexe sur de magnifiques nuances et arômes, et une bouche suave, pleine et longue sur des petits fruits, avec des tannins nobles, serrés et fondus, sans alcool ni boisé...

    Par contre, il m'est arrivé d'éprouver le même bonheur avec un Terrebrune 93, Cuvée Tradition, en Bandol, dégusté à L'Epuisette à Marseille. Un vin parfait et un moment inoubliable. Idem avec un Lafran Veyrolles Longue Garde 2000. Des bouteilles à 25 euro...

    Ces propos mériteraient une dégustation comparative lors de laquelle on comparerait quelques tout grands bordeaux, avec les vins qui, aujourd'hui, nous font plaisir. Dans les mêmes millésimes, évidemment.

  • Où sont passés les bons vins bordelais d'antan ?

    Si l'on compare le nombre de bordeaux dégustés par Le Clos, lors des dégustations du lundi, dans le passé et aujourd'hui, on se rend bien compte que quelque chose a changé...

    Voici 4 mois de dégustations en 1999, et la note de dégustation attribuée à l'époque :

     

    27/05/99 

    Château Laville Haut Brion 83 Graves Blanc (5)

    Château Haut Brion 95 (9,5)

    Haut Bailly 85 cru exceptionnel Grand Cru Classé de Graves (9)

    Haut Bailly 83 cru exceptionnel Grand Cru Classé de Graves (8)

    Haut Brion 89 (10)

    Haut Bailly 76 (0)

    Haut Brion 79 (8,5)

    Haut Brion 64 (7,5)

    Château Montus Madiran 89 cuvée prestige (8)

     

    17/05/99 

    Montrachet 91 Grand Cru Verget (8)

    Montrachet 86 Louis Latour (7,5)

    Sauternes Guiraud 86 (9,5)

    Sauternes Haut Bergeron 86 (7,5)

    La Tâche 89 (8)

    La Tâche 91 (8,5)

    Margaux 92 (8)

    La Conseillante 89 (9,5)

    Domaine de Trévallon 83 Côteaux des Baux de Provence (9,5)

    Châteauneuf de Beaucastel 83 Châteauneuf du Pape (7,5)

    Domaine Tempier 85 Bandol (2)

    Château Carcanieux 78 cru Bourgeois Médoc (6)

    Domaine Tempier 92 Bandol (7,5)

    Cognac Léopold Gourmel (à l'âge des épices)

     

    14/05/99 

    Pouilly Fuissé Clos Reyssié 95

    Pouilly Fuissé Clos Mr Noly 95

    La Tâche 91

    Fleur de Gay 88

    Angelus 89

    Rayas 89 Châteauneuf du Pape

    Barbera d'Asti 97

     

    12/04/99 

    Château Lafite-Rothschild 82 (8)

    Château Cheval Blanc 82 (9,5)

    Domaine Clappe-Cornas 91 (9)

    Château Bahans Haut-Brion 88 (7)

     

    02 au 05/04/99 à Bordeaux (2ème anniversaire du Clos)

    Château Lafite-Rothschild 86, 89(8)

    Château Beauséjour 90 (9), 83 (8), 66 (7,5)

    Château Soutard 85, 88, 89, 90 

    Vieux Château Certan 86 (8)

    Château Palmer 66 (9,5), 83 (8,5)

    Petrus 75 (9)

    Château L'Evangile 86 (7) 

    Château Haut-Bailly 90 (9)

     

    25/03//99 au Vieux Boisfort

    Le Pin 90 Pomerol (10)

    Petrus 90 (10)

    Beauséjour 90 (10)

    Meursaut Les Charmes 94 Matrot (8,5)

    Petrus 89 (10)

    Petrus 86 (7)

    Rivesaltss (3)

     

    21/03/99 

    St Nicolas de Bourgueil 97 Laurent Mabileau (6,5)

    Bourgueil 97 Clos Sénéchal Catherine et Pierre Breton (7) 

    St Nicolas de Bourgueil 89 Joël Taluau (6)

    St Nicolas de Bourgueil 89 Joël Taluau (6,5)

     

    08/03/99 

    Château Mouton Rotschild 95 Pauillac (8)

    Cos d'Estournel 82 St Estèphe (9,5)

    Palmer 83 Margaux (8,5)

    Trotanoy 82 Pomerol (9,5)

    Palmer 89 Margaux (8)

    Lynch Bages 89 Pauillac (9)

     

    01/03/99 

    Bon Pasteur 90 Pomerol (9)

    Angélus 90 (9)

    Fleur de Gay 89 (9)

    Clinet 89 (9)

    Haut Brion 89 (9)

    Mission Haut Brion 89 (9)

    Samling Trockenbeerenauslese 95 Münzenrieder Osterreich (9,5)

    Rhein Pfalz 1978 Ungsteiner Honigsäckel Riesling Eiswein Trockenbeerenauslese (9,5)

     

    22/02/99 

    Clos du Marquis 86 Saint Julien (6)

    Château Chasse Spleen 82 Moulis en Médoc (5,5)

    Château de la Gardine Château Neuf du Pape 95 (6,5)

    Château de la Gardine Château Neuf du Pape 95 (6)

    Domaine Laflan Veyrolles 93 Bandol cuvée spéciale 100% mouvèdre longue garde (7,5)

     

    15/02/99 

    Côte Rotie 91La mouline (9,5)

    Côte Rotie 91 La Landone (10)

    Côte Rotie 91 La Mordorée (8,5)

    Côte Rotie 91 La Turque (9,5)

    Châteauneuf du Pape 90 de chez Bonneau (9)

     

    08/02/99

    Château Petit Bois 95 Lussac Saint Emilion (1)

    Château Camensac 89 Haut Médoc Grand Cru Classé (5)

    Château Cadet Piola 86 Saint Emilion Grand Cru (5,5)

    Château Palmer 86 Margaux (7)

    Château Montrose 85 Saint Estèphe J-L Charmolüe (7,5) 

    Château Talbot 89 Saint Julien (8)

    Château Lynch Bages 89 Pauillac (8,5)

    Vieux Château Certan 83 Grand vin de Pomerol (6,5)

     


    Et voici tous les bordeaux dégustés ces 12 derniers mois au Clos, et un résumé du commentaire posté sur ce blog :

    Lundi passé, on a dégusté un Château Ducru Beaucaillou 1993 Saint Julien, fluet et court, un Grand Vin de Léoville du Marquis de Las Cases 1993 Saint Julien, insipide et un Château Clerc Millon 1996, Pauillac marqué par le bois, sans aucun fruit.

    Le 22/08/11, nous dégustions un Château Figeac 2000, Saint Emilion, présentant un peu de verdeur et une finale boisée et asséchante.

    Le 02/05/11, nous dégustions un Château Lagrange 1989 en Saint Julien présentant un superbe nez fruité, mais une bouche boisée qui estompe bien vite le fruité.

    Le 23/03/11, nous dégustions un magnifique Château Trotanoy 1985 Pomerol, avec un nez de tomates confites et un bouche sur des petits fruits. Très belle bouteille.

    Le 21/12/10, nous dégustions un Château Palmer 2003 Margaux, au nez assez expressif et à la bouche marquée par le cabernet, sur une belle matière et quelques notes de cerises, mais aussi avec un beau  boisé typique et un côté austère.

    Angelus 96, Lynch Bages 88, Latour 93 à Pomerol furent tout aussi mal appréciés en 2010. Nous avons donc bel et bien un problème avec les grands vins bordelais produits après 1990.... Ou est-ce Bordeaux qui a un problème ? A force d'avoir modifié les vinifications, à force de rechercher la concentration, à force de boiser le vin à outrance au lieu de privilégier le fruit et le terroir ?  Sans parler des prix qui se sont envolés...

    En tous cas, au Clos, le plaisir et l'émotion de déguster un Grand Vin de Bordeaux n'y sont plus...

     

  • Nocivité des capsules Nespresso...

    Cliché 2011-09-06 22-01-09.jpgQuand on examine une capsule Nespresso encore fumante de près, et qu'on observe la manière dont elle a été percée (ou déchiquetée) de toutes parts, sous pression et à chaud, il ne faut pas être savant pour se dire que des particules d'aluminium et d'autres de vernis se retrouvent dans votre tasse ! Avec tous les dangers que cela représente pour votre santé !
    Je serais curieux de faire analyser le contenu chimique d'une tasse de café Nespresso par un labo indépendant. Un cocktail explosif et nocif pour la santé, non seulement dû aux capsules elles-mêmes, mais aussi à la tasse plastifiée utilisée, sans parler de l'eau bourrée de phtalates et bisphénol A, si elle provient d'une bonbonne plastique, ou bourrée d'aluminium, de fluor, et de bien d'autres molécules chimiques, si elle provient du robinet... Un cocktail d'enfer qui prendra quelques années avant de se manifester dans votre corps sous la forme d'une maladie grave.
    Il est temps d'arrêter de faire confiance aux grandes multinationales agro-alimentaires qui usent de toute leur ingéniosité, de tout leur pouvoir de persuasion, pour vous faire avaler n'importe quoi, à n'importe quel prix.
    Il est temps de revenir aux anciennes façons de servir le café (le filtre métallique perforé, posé sur la tasse en porcelaine, dans lequel on pose une dose de café moulu en papier et de l'eau chaude qui s'écoule lentement, le vieux filtre Melita, ou, pour les cafés plus corsés, la cafetière en verre style Bodum, avec le piston métallique qui chasse le marc de café vers la base).
    Et il est grand temps d'éviter tout contact des aliments et des boisons avec l'aluminium et les plastiques : les dangers pour la santé humaine sont prouvés depuis belle lurette...

  • Dégustation du lundi 148

    Nouvelle dégustation au grand complet ce lundi soir, avec un premier vin à la robe dorée et au puissant nez, plaisant, sur des agrumes et du coing. La bouche est grasse, riche et sèche, sur du coing, de la poire et une note de violette, avec une finale chaude, sur de l'alcool. Assez classique. On pense à du Chenin, mais sans calcaire comme à Saumur ou en Touraine. Coteaux de Loire ? Non : Roche aux Moines 2009, Savennières de Damien Laureau.

    On passe aux rouges, avec un second flacon, à la robe claire. Le nez de latrines et de réduction du début, fait place à un nez de cerises après oxygénation. En bouche, un vin naturel évidemment, légèrement pétillant : un jus sans côté fruité et sans longueur. C'est gentil, sympa, facile et en légèreté : Clos de Rouge Gorge 2009, Jeunes Vignes, en Vin de Pays des Côtes Catalanes de Cyril Fhal à Latour de France. Le problème est cette fermentation carbonique qui gomme plein de trucs, bien qu'elle amène de la fraîcheur là où il n'y en a plus. Pas de lie, pas de tannins, c'est un vin, vite fait, de comptoir, qui se boit facilement. Et pourtant vivement conseillé par Olivier Labarde de La Part des Anges à Nice. Un vin naturel comme on les faisait il y a 3 ans. Pas terrible...

    Troisième flacon, à la robe noire et au nez sanguin, mûr, sur des fruits noirs. En bouche, c'est rond, mûr, charmeur, puis sur la réserve sur la fin : c'est retenu. Tandis que notre Maître à tous pense être sur un Morey-Saint Denis 2005, et que le plus grand de nous 5 jure être chez Sylvie Esmonin (Clos saint Jacques 2005 en Gevrey Chambertin), nous devons nous rendre à l'évidence : La Source 2008, Château Vignelaure en Coteaux d'Aix en Provence ! De Mette et Benot Sundstrom, les nouveaux propriétaires suédois de ce vignoble réputé. Le côté retenu étant dû au Carignan, selon nous...

    Quatrième flacon, à la robe foncée et au nez de Syrah, avec un côté herbacé (vendanges non éraflées) et des notes de café mûr. La bouche est surprenante, acide, avec un côté âpre et de la verdeur en finale. Le Clos 2006 d'Henri Milan en Baux de Provence, l'appellation la plus Bio de France avec Hauvette et Trévallon entre autres... Commercialisé en octobre 2010. On en a déjà bu de bien meilleurs...

    Cinquième bouteille, à la robe rubis évoluée et au beau nez classique bordelais, souple et rond. En bouche, on est sur un vin fait à l'ancienne et sur un petit millésime. C'est assez fluet et court : Château Ducru Beaucaillou 1993 en Saint Julien.

    La sixième bouteille est encore moins bien, avec une robe rubis, un nez classique lui aussi, mais avec une bouche insipide, à la sapidité nulle. Ce fût du vin... Et quel vin : Grand Vin de Léoville  du Marquis de Las Cases 1993 en Saint Julien également. Fort dommage.

    Septième flacon de la soirée, à la robe rubis foncé, et au nez de bordeaux classique boisé. En bouche, c'est sec, austère, marqué par le boisé, sans aucun fruité. Tout sur le bois : Château Clerc Millon 1996 en Pauillac. Triste à mourir, alors qu'on déguste un des 70 meilleurs châteaux bordelais (sur 5.000), dans un grand millésime !

    On acheva cette dégustation avec un dernier flacon à la robe rubis, au nez de vin naturel assez concentré, et sur une bouche de vin naturel, sur du fruit, avec de l'acidité et de l'alcool, mais sans ces tannins qui me manquent à chaque fois. Mais où est donc Ornicar, en Minervois 2010 du Domaine Jean Baptiste Senat. Pas terrible non plus...

    La suite lundi prochain. Qui vivra verra.

     

     

  • Les risques de la vaccination...

    Alors que l'Allemagne va incinérer environ 16 millions de doses de vaccin anti-grippe H1N1 inutilisées (coût : 150 millions d'euros d'achat, plus les frais de conservation, auxquels s'ajoutent maintenant les frais de traitement de déchets ...), les nouvelles campagnes de vaccination vont être lancées. Pour la grippe saisonnière, mais aussi pour la grippe H5N1 dont on reparlera fort bientôt dans vos médias préférés.

    Moins de 10% de la population allemande avait accepté de se faire vacciner en raison notamment d'une grande méfiance à l'égard des vaccins. Et avec raison, quand on lit les résultats des dernières études...

    Dans un rapport rendu public ce premier septembre par les autorités sanitaires finlandaises, des chercheurs de l’Institut national finlandais pour la santé et le bien-être (THL) ont confirmé qu’il existait un lien entre le vaccin contre le virus de la grippe A (H1N1) Pandemrix® des laboratoires GlaxoSmithKline et l’accroissement de cas de narcolepsie chez les enfants.

    D’après l’étude menée au sein de la population finlandaise, la prise du Pandemrix, au cours de l’hiver 2009-2010 chez les 4 à 19 ans, multiplierait par 12,7 le risque d’être atteint de ce trouble grave du sommeil. 

    A cela s'ajoutent les dangers des sels d'aluminium, utilisés comme adjuvant dans la plupart des vaccins. On sait aujourd'hui qu'ils provoquent des dégénérescences dans le cerveau (en bloquant des connexions entre neurones et en provoquant des pertes de mémoires). Je suis également convaincu, pour ma part, qu'ils sont à l'origine de l'apparition des capsulites rétractiles (blocage de l'épaule piquée). Sans parler des suspicions de cancers.

    Malgré ces études fiables, contestées par les multinationales pharmaceutiques et ignorées par les états (les enjeux financiers étants énormes), les médias (qui appartiennent en grande partie à ces multinationales) et certains gouvernements vont semer la terreur et inciter, à nouveau, la population à se faire vacciner... Pour le plus grand bonheur des 4 multinationales produisant ces vaccins, dont l'innocuité est aujourd'hui encore plus contestée...

  • FUKUSHIMA, loin d'être fini...

    A l’instar de ces vedettes négligées en France et qui font leur show en Russie, ou au Japon, la centrale la plus célèbre du monde entame, elle aussi, une tournée mondiale dont les retombées, hélas peu populaires, commencent à se faire connaitre.

    Pour le lancement de cette tournée, 100 000 japonais sont attendus le 11 septembre à Tokyo afin de manifester.

    Paris, c’était le 31 aout (lien) et dans la région Lyonnaise, la centrale du Bugey recevra le 15 octobre la visite de quelques milliers de citoyens indignés par la volonté du gouvernement de prolonger la vie de vieille cette centrale de dix ans.

    Mais avant de faire le tour du monde, la centrale de Fukushima s’est d’abord rodée au Japon.

    6 quartiers de la ville comptent plus de 1,48 millions de becquerels de césium 137/m2, ce qui n’est une surprise pour personne (lien) et s’il faut en croire le docteur Kodama, directeur de radio-isotope Center de l’université de Tokyo, cette dernière n’a pas été épargnée puisqu’il y a mesuré au mois de mars 5 micro Sv/hvidéo.

    Au-delà de TokyoOlivier Gaurin, français vivant au Japon, annonce sur son blog diverses mesures comme à Minami Soma entre 0,88 à 48,18 millisieverts, Tamura, de 1,75 à 35,04 millisieverts, àKawauchi-Mura de 1,75 à 41,17 millisieverts, à Hirono de 2,63 à 15,77 millisieverts, et à Naraha de5,26 à 14,02 millisievertslien

    135 000 japonais ont été déplacés et attendent depuis de longs mois qu’une solution leur soit proposée, car on sait aujourd’hui qu’ils ne pourront pas retourner dans leur foyer au moins avant 20 ans.

    C’est un journal japonais, le « Tokyo Shimbun », qui nous l’apprend : Les rejets de césium 137 àFukushima sont déjà 168 fois plus importants qu’à Hiroshima : bien sur, si la bombe lancée par les USAa tué immédiatement 140 000 personnes, il n’en va pas de même pour la catastrophe de Fukushima, et le macabre décompte des morts se fera au moins pendant ¼ de sièclelien

    Mais déjà, on a appris qu’après avoir travaillé une semaine en août dans la centrale, un ouvrier vient de mourir d’une leucémie aigüe, mais Tepco n’hésite pas à affirmer que cette mort n’a pas été provoquée par les radiations. lien

    La carte la radioactivité du Japon est maintenant définie, même si, tant que le problème ne sera pas réglé, la pollution va continuer au fil des mois à augmenter, et toucher de nouveaux secteurs. On peut la découvrir sur ce lien

     

    D’autre part, la chaine alimentaire est maintenant clairement polluée : de nombreux aliments japonais ont d’une part, soit échappé au contrôle, soit ont étés volontairement distribués aux Japonais.

    Le 25 aout 2011, on a appris que de la viande de bœuf contaminée au césium avait été distribuée dans 16 écoles à Kanagawa.

    Bien évidemment les autorités japonaises en reconnaissant l’erreur commise, affirment que, vu la quantité ingérée par les enfants, leur santé n’est pas menacée. lien

    Ohtsuka, le ministre japonais de la santé ne disait pas autre chose, le 4 juillet dernier, reconnaissant que de la nourriture contaminée avait été malheureusement distribuée, les contrôles n’ayant pu être effectués à temps. lien

    Ce n’est pas un cas isolé, on sait aujourd’hui que pour la seule ville de Yokohama84 000 étudiants ont été forcés de consommer de la nourriture contaminée.

    Dans le journal « Fukushima Diary » des japonais ont lancé un véritable « S.O.S » : ils constestent la décision du ministre de la Pêche lequel lancé un slogan « soutenons le Japon nord en consommant leurs produits agricoles » (Fukushima y compris) sans envisager un contrôle de ces produits « promotionnés ». Certaines chaines de restaurant se flattent même de proposer de la nourriture non contrôlée.

     

    En attendant à Fukushima ça fume de plus belle comme on peut le voir sur cette vidéo du 2 septembre 2011.

    Mais au-delà de ces contaminations plus ou moins volontaires, ce serait oublier qu’il existe des courants marins, et que les poissons ne s’arrêtent pas aux frontières des pays.

    L’un des responsables du déplacement de la radioactivité est le Kouroshio  : Ce courant marin se déplace à 1,7 m/s et se prolonge par la dérive Nord Pacifique, baignant les cotes de la Colombie Britannique, après avoir longé les cotes chinoises. lien

    Un autre, courant issu du Kouroshio, est le Contre Equatorial Nord qui lui vient visiter les cotes Californiennes. lien

    Dans cette course sans fin, ils apportent régulièrement les 76 trillons de becquerels de plutonium déjà déversés dans l’océan par la centrale de Fukushimalien

    Les cotes de la Colombie Britannique, au Canada en savent quelque chose, puisque des saumons ont été mesurés à des taux de radioactivité largement supérieurs à la norme.

    Toronto doit aussi se prévenir maintenant de pluies radioactives et l’on peut découvrir dans cette vidéodu 24 aout les taux importants de radioactivité qui ont été mesurés.

    Les Etats-Unis ne sont pas à l’abri :

    Dès le 18 mars, des taux de plutonium 238, et 239 , respectivement 43 fois et 11 fois plus élevé que la norme répertorié durant les 20 dernières années, on été mesurés en Californie et à Hawaï. lien

    Grâce à une carte de simulation réalisée par le CEREA concernant les dépôts de césium 137 (demi-vie ou période de 30 ans) on a maintenant la confirmation que les Etats Unis ont été plus polluée par Fukushima que l’Ouest du Japon et que la Sibérie Russe et l’Alaska n’ont pas été épargnés. lien

    En Australie, des taux de plutonium non négligeables en provenance de Fukushima on été mesurés. lien

    La Chine dénonce à son tour la pollution qu’elle subit, et qu’elle va subir encore pendant de longues années.

    L’administration chinoise estime que l’Océan Pacifique à été clairement pollué par les rejets deFukushima  : du strontium 90 (29 plus que la norme) a été découvert dans un calamar.

    D’autre part, du césium 134 a été découvert dans des organismes vivants le long des cotes de la Chine.lien

    Mais la pollution arrive aussi par les airs, et l’on se souvient que le panache radioactif avait touché la France une première fois à partir du 23 mars 2011. Bien sur les autorités ont affirmé qu’il n’y avait rien à craindre, et que s’il est vrai que des particules radioactives avaient bien été mesurées, elles ne représentaient pas de danger à ce moment. lien

    Sauf que depuis près de 6 mois, la centrale japonaise n’a cessé de cracher césium et plutonium, et que logiquement, la densité dans l’air de ces pollutions augmente au fil du temps qui passe.

    Comme le dit ACRO (association pour le contrôle radioactivité dans l’ouest) : « cette contamination aussi faible soit-elle n’est pas normale et ne doit pas être banalisée. En effet, avant la catastrophe de Fukushima, on ne trouvait ni iode 131, ni césium 134, ni césium 137 dans l’herbe, en France ». lien

    La Criirad (commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) est aussi à l’œuvre, et l’on peut sur ce lien constater la présence des rejets radioactifs rejetés par la centrale japonaise grâce à un réseau de balises bien plus fines que celles proposées par l’IRSN.

    Une pétition a été lancée pour une transparence totale sur la radioactivité de l’air que nous respirons. lien

    Une carte du monde pollué par la catastrophe vient d’être établie. vidéo

    Peut-être aurions-nous du réfléchir au discours prononcé par Oppenheimer, le père de la bombe atomique, après l’explosion de celle-ci en 1945 : « Nous savions que le monde ne serait plus jamais le même, quelques personnes riaient, quelques personnes pleuraient, la plupart des gens étaient silencieux, je me suis souvenu d’une ligne des écritures hindoues, la Bhagavad-Gita : Vishnou tente de persuader le Prince qu’il devrait faire son devoir et pour l’impressionner prend une forme aux armes multiples et dit : « maintenant, je suis devenu la Mort, le destructeur des mondes ». Je suppose que nous pensions tous cela d’une façon ou d’une autre ». lien

    On comprend mieux la récente déclaration d’Eva Joly qui veut en finir avec les armes nucléaires, rappelant que 4 milliards d’euros sont dépensés annuellement pour les entretenir. lien

    En France, non content de continuer le programme nucléaire comme si de rien n’était, on est en train d’installer un terminal géant méthanier pour 1,5 milliards d’euros à quelques encablures de la centrale nucléaire de Gravelines, complété par 3 réservoir de gaz de 190 000 m3 chacun. lien

    Le « fleuron » de notre industrie nucléaire, l’EPR, connait quelques défaillances : des trous béants laissant apparaitre la structure métallique du béton armé ont été constatés. lien

    Ca ne semble pas émouvoir l’autocrate présidentiel qui continue de croire au programme nucléaire français, dur comme fer.

    Car comme dit le chat de mon vieil ami africain :

    « Dans le passé, il y avait plus de futur que maintenant ».

    Article paru sur Agora Vox par Olivier Cabanel