• L'importance du terroir...

    Histoire passionnante que celle de Stéphane Derenoncourt relatée dans Le Monde de ce week-end : après avoir travaillé comme tourneur-fraiseur dans une centrale nucléaire, il débarque, à 19 ans, à Fronsac pour les vendanges. Il découvre la nature, les pieds de vignes, et se passionne. Il ne quittera plus Fronsac.

    A 36 ans, il fonde Derenoncourt Consultants, avec 7 clients. Les bordelais se demandent qui est ce gars, qui sans diplôme, a fait de La Mondotte un Saint Emilion remarquable. Aujourd'hui, il conseille 93 propriétés dans 10 pays, et possède son propre Domaine de l'A en Côtes de Castillon.

    Il a tout étudié de manière empirique et, arrivé à un certain point, est content d'avoir la version scientifique pour mettre des mots sur des impressions. "Aujourd'hui, vous me mettez devant une parcelle et, en regardant le sol, je vais vous dire quel goût aura votre vin. Parce que d'un merlot sur du sable, avec une belle viticulture, vous allez extraire des arômes de fruits rouges, pas très centrés, légers mais agréables; si vous apportez un peu d'argile, vous allez remplir le milieu de bouche, noircir un peu les arômes, partir vers la framboise et le cassis; si vous ajoutez du calcaire, vous allez avoir des tannins crayeux, un sentiment de salinité et basculer vers la violette, la mûre sauvage, la truffe."

    Cette volonté d'aborder le goût du vin par le sol le distingue de l'oenologie traditionnelle, qui passe plus de temps à la cuve que dans les vignes. Il cartographie le terroir, et selon le sous-sol, vendange les parcelles séparément.

    L'importance du terroir, l'importance de la typicité, l'importance du goût : c'est essentiel dans le vin comme dans l'alimentation. Et nous nous devons de les préserver et de les léguer aux générations futures.

  • Une Fête Nationale, pour quoi faire ?

    Après 404 jours sans gouvernement, après un discours Royal fort lors duquel Le Roi tape des 2 poings sur la table, nous voilà le 21 juillet, date de la Fête Nationale. On pourrait se demander s'il elle a encore un sens ?

    Dans un article intéressant paru dans Le Monde à propos des nationalismes d'hier et d'aujourd'hui, Stefan Zweig raconte les similitudes entre ce qu'il a  vu croître sous ses yeux et vécu (les grandes idéologies de masse, le fascisme en Italie, le national-socialisme en Allemagne, le bolchevisme en Russie) et ce qui recommence à contaminer aujourd'hui, pays par pays, l'Europe entière. 

    A l'époque, pour un nationaliste, négocier et céder quoi que ce fût, c'était trahir la nation. Cela fait quand même fort penser à l'attitude adoptée par les dirigeants nationalistes flamands dans l'interminable crise politique belge...

    Stefan Zweig rappelle également que tout nationalisme finit par se transformer en désir d'expansion. Les négociateurs belges doivent en tenir compte.

    Mais en dehors de ce monde politique pourri et dangereux, la population, qu'elle soit francophone ou flamande, fera la fête aujourd'hui, partout dans le Royaume. Sans se soucier de quelle région linguistique vient le voisin. Car nous sommes tous belges et nous nous entendons fort bien. Belges et fiers de l'être.

    Ne tombons pas dans le piège du nationalisme. N'en déplaise aux dirigeants flamands.

    Bonne fête nationale à toutes et tous.

  • Déjà de retour...

    Et les voilà déjà terminées, ces 2 semaines de vacances ensoleillées dont j'avais tellement besoin. Deux semaines entourés d'amis et d'enfants dans un lieu isolé, silencieux et coupé du monde dans le Var.

    Comme chaque année, je suis rentré avec des provisions de Côtes de Provence, de magnifiques Bandols, d'huile d'olive, de tresses d'ail violet, de miel de lavande, de confitures de griottes : autant de trésors gastronomiques locaux dont les senteurs du Sud m'aideront à affronter l'hiver prochain.

    Je me demande d'ailleurs pourquoi il est impossible de trouver des produits d'une telle qualité à Bruxelles, que ce soit au niveau des fruits et légumes, des poissons et de la viande, des vins, du pain ? J'ouvrirai bien un petit Rob méditerranéen consacré aux produits varois...

    On y trouverait des pêches parfumées et juteuses n'ayant pas connu les chambres frigorifiques, des tomates goutûes, des salades récoltées le matin même, croquantes à souhait et au vrai goût de salade, des pastèques d'un rouge profond, parfumées et sucrées à mourir, des pommes de terre du champs voisin, des poissons pêchés la veille ou au petit matin ( Dorades Royales, Pageots, Pagres, Sars, Dentis, Rascasses, Chapons et autres Rougets), de la viande exceptionnelle au niveau goût, une pléiade de fromages au lait cru ayant chacun sa spécificité, des rosés clairs et parfumés, des rouges de Provence fort bien faits et des Bandols plus charpentés, et du pain de qualité (de véritables baguettes et de somptueux croissants et autres viennoiseries).

    Ce serait les vacances toute l'année ! Et quelle différence au niveau du goût...

    J'achève ici ce billet car je dois récupérer un certain retard au niveau informations : que se passe-t-il à Fukushima, que se passe-t-il au niveau politique en Belgique, comment évolue la faillite de certains états et la montée de l'extrême droite, quid du mouvement des Indignés, et bien d'autres sujets plus liés aux produits de terroirs et au goût qui alimenteront ce blog. A bientôt.