• Tout va bien...

    Tepco avoue enfin que les réacteurs 1, 2 et 3 sont en fusion et que les cuves de confinement des réacteurs sont percées. La situation est vraiment préoccupante et grave. Et personne ne sait comment régler le problème, ni quelles seront les conséquences, ni combien de temps encore Fukuschima contaminera la planète.

    On apprend également que les taux d'iode 131 qui ont traversés l'Europe le 22 mars étaient bien supérieurs à ceux annoncés officiellement par les organismes étatiques, censés protéger la population. Comme à l'époque de Tchernobyl... Heureusement, cette fois-ci, les taux réels ne présentaient pas de danger. Tout va bien.

    Amusante et symbolique, cette zone interdite de 30 km autour de la centrale. Alors que l'eau et le sol de Tokyo sont contaminés. Mais il y a encore plus grave : lait radioactif à Hawaii (situé à 6.216 km de Tokyo) et lait radioactif en Californie (située à 8.286 km de Tokyo). Quand le lait est contaminé, cela signifie que l'herbe l'est aussi, et donc les légumes et tout ce qui pousse... Nous sommes situés à 9.500 km de Tokyo : tout va bien.

    Surtout que nous pouvons vraiment compter sur plein d'organismes officiels qui veillent sur notre santé et nous avertiront directement à la moindre alerte... Tout va bien.

    Il est amusant de voir comment la progression d'un nuage de cendres volcanique peut être suivi en live sur le net, avec une précision remarquable, alors que pour un nuage radioactif, les données sont éventuellement transmises des mois ou des années plus tard. Tout va bien.

  • Dégustation du lundi 143...

    Belle petite dégustation à l'aveugle au Clos ce lundi soir, après avoir traité le vignoble à la bouillie bordelaise, les ceps étant touchés par le mildiou.

    Un premier vin à la robe jaune prononcé et au nez doux, sur de l'orange. Etonnant. La bouche est oxydative et assez courte, mais c'est pas mal. Il y a aussi un côté fumé de salaison. Il y a ici une réelle intention de faire un vin de voile. Mais on est incapable de donner le cépage ou la région. Vin des Glaciers, Ermitage, vieilli en tonneau dans une cave Grimentzarde. C'est, en fait, une bouteille fort rare, qui n'est bue que dans la Confrèrerie locale (à Grimentz, en Suisse). C'est amusant, d'autant plus que les tonneaux ne sont jamais vidés : chaque année, du vin nouveau est mélangé à l'ancien, dont le plus âgé peut avoir plus de 100 ans...

    Seconde bouteille à la robe jaune claire et au nez boisé, rond, floral et beurré. En bouche, c'est droit et élégant, rond, légèrement boisé avec une belle acidité sur des agrumes. On est certain d'être en Chardonnay et on est en Traminer ! Et pas en Alsace : Arbois, Traminer 2007, vinifié par Stéphane Tissot. Etonnant.

    On passe aux rouges avec un flacon à la robe rubis foncé, et au nez très soigné, mûr, bien dompté, complexe et riche, sur des notes de fraises, de framboises et de cassis, avec du crémeux et de la fraîcheur. La bouche, ronde et fondue, avec de l'alcool mais aussi de la fraîcheur, sur des notes de violette remplaçant les fruits rouges croquants du nez. C'est généreux et fin. Grenache ? Non, Syrah : Sotorrondero 2008 Mentrida Toledo Espagne. 

    Quatrième flacon, à la robe noire et au nez de vin naturel. En bouche, le fruit croquant qui manquait au précédent, un coulis de fruit concentré sur une fort belle fraîcheur. C'est concentré et grandissime : Domaine Gramenon A Pascal S 2009 en côtes du Rhône. Rien à voir avec le 2007 décevant dégusté il y a peu de temps...

    La suite lundi prochain.

  • Il fallait évacuer Tokyo le 24 mars...

    Le ministère japonais de l'éducation vient enfin de publier une carte concernant les taux d'iode 131 du 24 mars !

    http://www.mext.go.jp/a_menu/saigaijohou/syousai/1305747.htm

    Et, évidemment, on y remarque que l'iode 131 (et les autres matières radioactives dont on ne parle pas) ont bien entendu touché Tokyo et d'autres régions du pays, et à un taux de concentration incroyable. Tokyo, qu'il aurait donc fallu évacuer !

    Depuis lors, les cartes des vents publiées indiquent que le sud du pays n'a certainement pas été épargné. Il est inadmissible qu'en 2011, les autorités japonaises et les autorités nucléaires mondiales cachent la vérité à une population qui, dans 10 ans, sera touchée par une multitudes de cancers, en raison de la contamination de l'air, de l'eau et des sols. Et donc de toute la chaîne alimentaire. Sans parler des boues hyper radioactives transportées dans tout le pays pour y être "traitées", puis revendues à des cimentiers : c'est de la folie !
    C'est un acte criminel qui mérite d'être jugé au niveau international.
     
    Et il est grand temps de rendre publiques les cartes concernant les taux de radiations et les taux de contaminations au jour le jour afin que la population connaisse la vérité. De la clarté et de la transparence dans la communication ! Et ceci ne concerne pas que le Japon : la planète entière est concernée. Ne croyez pas un seul instant que ce qui se passe au Japon reste là-bas !
     
     
     
  • La Villa Lorraine...

    Déjeuner, hier midi, par une belle journée ensoleillée dans le jardin mi-ombragé de la Villa Lorraine. Accueil un peu guindé par un personnel qui ne peut s'empêcher de vous examiner de la tête aux pieds, pour vérifier que vous correspondiez bien aux critères ancestraux de sélection de la clientèle : sensation fort désagréable. Et d'une époque aujourd'hui tout à fait dépassée.

    Heureusement, un fois assis, l'ambiance se dégèle rapidement. Service impeccable, un peu d'humour, parfait. Apéritif classique, et une dégustation de bisque froide de langoustine, trop corsée et trop poivrée, mais dont la concentration est atténuée par quelques fèves et petits pois.

    En entrée, un "Saumon froid sauvage mi-cuit froid, sauce aux herbes fraîches" fort décevant : il n'avait vraiment pas le goût du saumon sauvage, il n'était pas mi-cuit mais ultra cuit et mou, et en prime, 2 des 3 morceaux provenaient du ventre (soit un centimètre d'épaisseur et fort gras, avec la peau intérieure d'un côté). Ce ne sont pas des morceaux nobles. La seconde entrée, "Ravioles de foie gras, Pot au feu tiède et truffes de saison", s'avéra nettement meilleure : chaque raviole, à la pâte fine à souhait, renfermant une petit lit d'épinard et un morceau de foie gras, avec une bonne sauce crèmée et quelques copeaux de truffe.

    Vinrent ensuite les plats, avec une "Fleur de courgette et langoustines bretonnes", composé de 2 magnifiques langoustines poêlées reposant sur une microscopique purée de vitelottes, et accompagnées d'une fleur de courgette farcie d'une quenelle de langoustines aux herbes, assez fade et sans énormément de goût, le tout nappé d'une sauce rappelant la mise en bouche. C'est parfait comme entrée, mais fort léger comme plat... Quant à la "Langouste bretonne rôtie aux Herbes de Provence et son riz sauté aux petits légumes, vraiment rien d'extraordinaire. Bon, sans plus.

    Heureusement, le vin choisi s'avéra délicieux : un Châteauneuf-du-Pape Domaine de la Janasse 2003, cuvée Chaupin d'Aimé Sabon. Remarquable.

    Côté desserts, une "Soupe de Fraises - Poivre du Sichuan, Saveurs d’écorces d’Oranges et Citrons verts, Granité de Violette" fort poivrée, acide, pas assez sucrée et avec des fraises qui auraient pu être plus parfumées. Par contre, un grandiose granité de violette. Quant au "Gratin de Fruits des Bois, Meringue Italienne au Lait de Coco", vraiment rien d'extraordinaire non plus : des fruits manquant de saveurs et de parfums, et une meringue molle, sans goût, pas cuite,  qui s'écoule sur les fruits. Cela manquait de croquant...

    La Villa a encore bien du chemin a parcourir si elle veut revenir à son statut de très bonne table étoilée bruxelloise. Laissons-lui le temps.

  • Dégustation du lundi 142...

    Après avoir dégusté à l'aveugle un Champagne (Initial brut de Jacques Selosse), un Côtes du Jura (Sursis 2008 de Stéphane Tissot), un Côtes du Rhône (A. Pascal S 2007 Domaine Gramenon) et un bon vieux Bordeaux (Château Phélan-Ségur 1989 en Saint-Estephe), et alors que la soirée aurait pu s'achever là, nous partîmes à la découverte de Bon-Bon, ouvert depuis une quinzaine de jours Avenue de Tervueren.

    Assis au bar, face à la cuisine, son chef et sa brigade, nous poursuivîmes vaillamment sur notre lancée : Baumard 2003 en Savenières, Nuit d'Ivresse 2008 en Bourgueil de Catherine et Pierre Breton, Etats d'Ames 2007 de Mas Jullien en Coteaux du Languedoc, Cornas 2008 d'Equis, suivi d'un petit Chassagne-Montrachet 1er Cru 2009 Abbaye de Morgeot de Frédéric Cossard, d'un petit Chambertin Clos de Bèze Grand Cru 1996 de Bouchard et Fils, d'un Sierra du Sud 2009 de Gramenon en Côtes du Rhône, pour achever avec un Château Le Gay 2000 en Pomerol, et s'achever avec Les Jardins de Babylone 2004 en Jurançon de Didier Dagueneau et Guy Pautrat.

    Inutile de dire que ces excès gonflèrent un tantinet l'addition...

    Côté dîner, pour ce que je m'en rappelle, après d'amusantes mises en bouche (Melon/Foie Gras/Croustillant de Caille), une première entrée mêlant Asperges Blanches et Arômes de la Mer, surprenante de créativité, d'une seconde (raviole farcie d'un jaune d'oeuf, caviar et...?) et d'une troisième, époustouflante, avec de magnifiques langoustines bretonnes. Pour un menu 5 services, c'était bien parti !

    Arrivèrent ensuite l'épais filet de Saint Pierre fumé et un délicieux granité d'orties, le Canard (pour les autres) et le Bar de Ligne (pour moi), le plateau de fromages affinés et les desserts sans fin.

    Le décor est minimaliste, aéré et clair. Les produits sont de première qualité et 95% des légumes sont Bio. Le Chef Christophe Hardiquest, déterminé et très sympathique, dirige sa brigade avec le degré d'exigence qu'impose un tel lieu, promis à un fort bel avenir, tandis que sa charmante épouse Stéphanie règne sur la salle. J'y retournerai bientôt, plus sobrement. Beaucoup plus sobrement.

  • Le Nouvel Ordre Mondial dans l'Echo...

    "La catastrophe (toujours en cours et dont on ne parle plus nulle part depuis 15 jours) de Fukushima annonce la fin du nucléaire et c'est une bonne chose. L'attitude de Nicolas Sarkozy qui s'entête à poursuivre dans cette voie est un non-sens. Ce type d'énergie est non seulement cher, mais aussi terriblement risqué.

    Il y a 440 centrales nucléaires sur notre planète, et elles ne produisent que 6% de l'énergie produite sur terre. Quant au charbon, au pétrole et au gaz, ils vont fournir un pourcentage décroissant de l'énergie mondiale au cours de ce siècle : nous approchons de la fin de l'ère de l'énergie fossile.

    Des millions de producteurs locaux d'énergie renouvelable, ayant accès à des réseaux électriques intelligents sont potentiellement capables de produire et partager infiniment plus d'énergie distribuée (soleil, vent) que le pétrole, le charbon, le gaz et le nucléaire." C'est ce que raconte Jeremy Rifkin  dans l'Echo de ce samedi consacré au Nouvel Ordre Mondial.

    Pour le reste de ce dossier de 67 pages, je reste un peu sur ma faim. L'écho aborde les volets technologiques, énergétiques et économiques du Nouvel Ordre Mondial, mais sans parler des vrais maîtres, des commissions secrètes, des accords inavouables entre l'OMS, l'ONU, la Banque Mondiale, les multinationales agro-alimentaires et pharmaceutiques, le cartel pétrolier, la FDA, la commission européenne, l'Agence de Sûreté Nucléaire, le Codex Alimentarius, et tous les liens secrets qui unissent tout ce beau monde.

    Car ce sont eux qui contrôlent l'information (TV/presse/radio) et rêvent de contrôler et censurer internet, ce sont eux qui fixent les taux absurdes de pesticides, insecticides, radioactivité que peuvent contenir les aliments, ce sont eux qui affirment inoffensifs pour la santé les plastiques, les ondes ou certaines substances chimiques, et ce sont toujours eux qui poussent pour une mondialisation des OGM et l'interdiction des autres plantes ou semences. Ce sont aussi eux qui cachent la vérité sur Tchernobyl et Fukuschima, et sur les taux de radioactivité qui atteignent les USA et l'Europe. Ce sont eux les Maîtres du Monde, le Nouvel Ordre Mondial. Du moins ils essayent...

    Mais ce n'est vraiment pas gagné : les jeunes de tous les continents prennent conscience qu'ils sont manipulés, faussement informés, et que ce n'est pas cette vision là qu'ils ont pour leur planète et son futur. Et j'espère que ces Maîtres du Monde tomberont, comme sont tombés ces Chefs d'Etat Africains, sous la pression des peuples, avec pour seule arme le net et les réseaux sociaux. Nous entrons dans une nouvelle ère. C'est sûr. Et nous ne pouvons compter que sur nous même. Le reste est pourri. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Dégustation du lundi 141

    Toute belle dégustation ce lundi soir, sur la terrasse surplombant le Clos, dont les vignes viennent d'essuyer leur première attaque de mildiou, nom de d'jiu. Il fait chaud, c'est très bien, mais il fait aussi humide...

    Premier blanc, à la robe jaune, et au nez discret et peu expressif. La bouche est saline et assez courte. Rien d'extravagant pour ce Domaine du Clos Roca "A Propos" 2007 en Vin de Pays de l'Hérault.

    Second blanc, à la même robe jaune, et au nez assez spécial, en retrait, sur du pain au levain. Par contre, la bouche, très bonne, sur un chouette concentré de pulpe de citron, tranchante, avec une fort belle acidité qui titille les papilles. C'est terriblement frais, malgré la belle concentration sans lourdeur. Ce serait superbe, en été, sur un bar de ligne grillé aux citrons de Menton ! On hésite entre Chardonnay ou Sauvignon. C'est un Chardonnay du Jurassique : Arbois Pupillin 2007 de Pierre Overnoy. Beau flacon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe foncée et au beau nez de confiture de cassis, propre, net, concentré, avec un côté sanguin. La bouche, lactée, sur une fort belle fraîcheur en attaque, est ronde et fort bien équilibrée, sur de forts beaux fruits rouges. On pense à une Syrah, à une belle Côte Rôtie, à un vin étranger, et c'est raté. Castelmaure Cuvée n° 3 2005 vinifié par D. Laurent, M. Tardieu et B. Pueyc à Corbières. Un tout beau flacon !

    La quatrième bouteille est bouchonnée. Domaine Saint Antonin "Magnoux" 2007 en Faugères. Les grandes âmes avancent cachées : c'est le cas de ce jeune vigneron à suivre sur Faugères, avec des vins riches, volubiles, joyeux, et de temps en temps bouchonnés... A suivre.

    Cinquième flacon, avec un vin relativement jeune au nez pour un vin de 28 ans : Château de Bourgueneuf 1983 en Pomerol. Il n'est pas éteint, mais plus fort plaisant à boire.

    Et c'est à ce moment qu'arriva le sixième flacon de la soirée, dont j'ai encore le goût en bouche. Un vin à la robe rubis clair, tuilée. Un vin au  très beau nez, pas libre, mais fort beau . Un vin, en bouche, sur de la fraise et de la rhubarbe, avec une magnifique fraîcheur et de la longueur. On pense à un vieux Rivesaltes et ce n'est pas cela. Bianco Amabile 1988 en Vino de Tavola Veronese de Giuseppe Quintarelli. Vraiment superbe ! Encore merci à Nico (j'ai oublié ses 2 surnoms) pour nous avoir fait découvrir, il y a des années, ce vigneron exceptionnel. C'est magnifique !

    Lundi prochain, peut-être chez Bon Bon, si personne n'oublie de réserver... Qui vivra verra.

     

  • Calendrier des fruits et légumes de saison...

    Le Crioc publie un très intéressant calendrier des fruits et légumes de saison, que vous trouverez à l'adresse suivante : http://www.oivo-crioc.org/files/fr/3190fr.pdf

    Quel plaisir hier, avec ces premières fraises Bio ! Et le fait de les attendre, sans se laisser tenter par ces "fraises"(si on peut encore les appeler ainsi), présentes toute l'année sur les étals, traitées à mourir, sans goût, non parfumées et sans saveurs, décuple encore le plaisir. Mais il faut avoir le courage de résister...

    Cela me semble pourtant si logique de consommer des produits de saison et de les attendre. Par exemple, pour la compote de rhubarbe, c'est maintenant et jusque fin mai. Après il faudra attendre avril 2012. Et c'est cela qui est gai, et qui fait aussi que nous avons une alimentation variée qui nous fourni les différents nutriments dont notre corps a besoin. Ce qui est indispensable pour rester en bonne santé.

    Et n'oubliez pas non plus que les fruits et légumes Bio prennent un peu plus de temps que les autres : leur croissance n'est pas poussée avec un tas de produits chimiques. Ils prennent le temps qu'il faut. C'est la raison pour laquelle ils contiennent plus d'extraits secs et moins d'eau que leurs comparses de l'agriculture intensives, et donc plus de goût. Sans parler de l'absence de traces d'insecticides et de pesticides, puisqu'ils ne sont pas traités.

    Imprimez ce calendrier et consultez-le avant de faire vos courses : vous verrez, vous allez changer la liste de vos achats ! Pour le goût, pour varier vos repas, pour votre santé, pour acheter local et de saison et pour un tas d'autres raisons bonnes pour la planète et l'environnement. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • C'est la saison du Bonite...

    C'est fin avril que les Bonites reviennent en Méditerranée, pour y pondre fin juin. C'est donc maintenant que l'on en trouve sur les étals des poissonniers et qu'il faut en profiter. C'est la pleine saison !

    Le Bonite est une petite espèce de thon (3 à 4 kg), se nourrissant de sardines, mulets et autres poissons volants. Sa chair blanche est magnifique et succulente. C'est le thon préféré des gourmets.

    Cuit au four, et accompagné de poivrons rouges lentement cuits à l'huile d'olive, avec quelques tomates, quelques jeunes échalotes et quelques gousses d'ail violet de Provence, c'est un pur régal. Et le même plat, servi froid le lendemain, est tout aussi remarquable. Surtout avec les chaleurs actuelles...

    Alors, plutôt que d'acheter vos poissons habituels (et toujours les mêmes), osez acheter un tronçon ou un filet de bonite : vous allez découvrir quelque chose !

  • Fukushima : silence radio...

    Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on ne parle plus du Japon, ni de Fukushima. Rien dans la presse, rien à la radio, et encore moins à la TV. Comme si tout était réglé au Japon, et qu'il n'y avait plus de problème...

    Il faut évidemment se rappeler que les médias appartiennent à de grandes multinationales, et que ce sont elles qui décident des sujets abordés.. ou pas.

    Alors, voici les dernières infos, bien tristes de là-bas, publiées sur le site de Kokopelli :

    "- 7 mai 2011 à 20 h. Aveu officiel de TEPCO: ils vont relâcher de la radioactivité le 8 mai! TEPCO vient officiellement d’annoncer qu’ils vont effectivement relâcher de la radioactivité dans l’après-midi du 8 mai. Mais pas de panique, ce ne sera qu’un petit peu, c’est promis, et selon la formule consacrée: « sans risque pour la santé humaine »! Cette information semble donc en totale contradiction avec l’information-fuite du 1er mai stipulant qu’une grande quantité de radioactivité allait être relâchée par TEPCO. De plus, il n’est nulle part précisé quel sera le niveau de radioactivité libérée.

    - 7 mai 2011. Importante contribution de l’expert nucléaire Arnie Gundersen. Pour les Anglophones. Dans cet entretien sur son site, Arnie Gundersen évoque le 6 mai diverses problématiques:

    * La nature de l’explosion (Hydrogène/Nucléaire) dans le réacteur 3 de Fukushima.

    * La très grande chance pour le peuple Japonais que les conditions météorologiques prévalantes (les 11/12 mars) aient propulsé une grande partie de la radioactivité vers l’océan et non pas à l’intérieur du Japon. Si les vents avaient soufflé vers l’intérieur des terres, la totalité de l’île aurait, dès les premiers jours, été dans la même situation d’évacuation totale que Tchernobyl (et sans doute même en pire vu que le niveau 7 s’applique à chacun des réacteurs détruits).

    * Le très urgent problème de la contamination de la nappe phréatique de Fukushima: la pire dans l’histoire des désastres nucléaires.

    * Le très urgent problème de l’extrême contamination des égouts de Koriyama City.

    * La très grave décision de l’EPA (le ministère de l’environnement US) de stopper toute évaluation de la radioactivité ambiante aux USA et de refuser de tester les poissons dans l’océan.

    - 7 mai 2011: Précisions sur un lâcher potentiel, et en catimini, de radioactivité le 8 mai 2011 par TEPCO. Taro Kono, de la Chambre des Représentants du Japon, a rédigé un post le 5 mai, sur son blog, afin de relater l’information qu’il a reçue, par e-mail du 1er mai, par un bureaucrate de Agency for Natural Resources and Energy du Japon: « à la vitesse où vont les choses, une très grande quantité de radioactivité sera relâchée le 8 mai ». Officiellement, le 8 mai, TEPCO est supposé ouvrir les doubles portes du réacteur 1 de Fukushima afin d’installer un système de refroidissement couplé à un échangeur thermique. Cependant, certaines personnes (dont un ingénieur ayant travaillé à Fukushima) commencent à spéculer que l’ensevelissement du réacteur, sous de très grandes quantités d’eau, n’est en fait qu’une tactique pour tenter de diminuer l’intensité de la radioactivité, par “ventilation humide”, à savoir, en la faisant passer au travers de l’eau lors d’un relâchement non officiel le 8 mai. A suivre car venant de TEPCO et du Gouvernement Japonais, tous les mensonges sont du domaine du possible, et du très probable, dans la mesure ou l’e-mail du bureaucrate impliquait une gestion sensible de l’information.

    - 7 mai 2011: Fermeture du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Tsuruga. Le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Tsuruga, dans la Préfecture de Fukui, vient d’être fermé par Japan Atomic Power Company (JAPC) suite à de très fortes fuites de xenon 133, d’iode 131 et d’iode 133 dans le système de refroidissement.

    - 7 mai 2011: Analyse par 4 stations Allemandes des niveaux de Césium 137. Les tableaux présentés par ces stations d’analyse de la radioactivité sur la planète mettent en exergue de fortes poussées de Césium 137 vers le 4 mai, dans l’hémisphère nord, en provenance de Fukushima. En Allemand. En traduction Française par Google.

    - 6 mai 2011: Fermeture de la centrale nucléaire de Hamaoka? Le Premier Ministre du Japon, Naoto Kan, vient de demander expressément à Chubu Electric Power Company de fermer les réacteurs 4 et 5 de la centrale nucléaire de Hamaoka. Mr. Naoto Kan a évoqué la probabilité à 87% du Tokai Earthquake (le grand tremblement de terre que le Japon attend) et l’extrême sensibilité sismique de la région. Cette centrale nucléaire se situe à 200 km à l’ouest de Tokyo.

    - 6 mai 2011: Fuites ou Rumeurs: TEPCO prépare-t-elle un lâcher de radioactivité très élevée pour le 8 mai? La gestion, par TEPCO, de l’indigestion de radioactivité à la centrale nucléaire de Fukushima n’est en fait qu’une partie de poker permanente. TEPCO n’avait pas réussi le 29 avril son opération d’entombement à l’eau du réacteur n° 1 en injectant 10 tonnes d’eau/heure dans la cuve de pression du réacteur (14 tonnes/heure était le but recherché) et était redescendu à 6 tonnes/heure. TEPCO vient de décider de retenter l’expérience en passant maintenant de 6 à 8 tonnes d’eau/heure.

    Dans l’information en fuite, Taro Kono précise qu’il faut absolument mettre en place le système d’échange thermique (mentionné dans la news du 5 mai) et veiller à ce que les informations sensibles ne soient pas libérées. Il n’est pas clairement précisé si l’éventualité d’un lâcher de radioactivité intense, le 8 mai, sera par voie d’eau ou par voie atmosphérique.

    - 6 mai 2011. Découverte d’un container radioactif, en Hollande, en provenance du Japon. De la radioactivité a été découverte sur un container en provenance du Japon. Selon le service des douanes de Hollande, la radioactivité s’élevait de 6 à 30 becquerels en fonction des endroits du container. Par contre, Hans Jansen directeur de First Safety, une agence spécialisée dans les substances toxiques, a déclaré que la radioactivité s’élevait de 40 à 200 becquerels pour les endroits du container les plus contaminés. Ce niveau de 200 becquerels a été considéré, par lui-même, comme potentiellement dangereux."

    Tout cela est extrêmement préoccupant, pour la planète entière. Mais ce qui l'est encore plus, c'est que nous avons maintenant la preuve qu'il existe un ordre mondial, plus puissant que le ministère américain de l'Environnement (qui vient de décider de ne plus mesurer la radioactivité ambiante aux USA, ni sur les poissons), plus puissant que la commission européenne (qui vient d'augmenter le taux minimum de radioactivité admissible dans l'alimentation), plus puissant que l'Organisation mondiale de la Santé (qui est priée de fermer sa gueule sur la dangerosité de la situation actuelle, comme elle l'a fait lors du drame de Tchernobyl et des 25 années qui suivirent), plus puissant que tous les états qui continueront de dire que la radioactivité n'augmente pas sur le territoire national...

    2012 : la chaîne alimentaire mondiale contaminée et radioactive ? C'est de plus en plus probable, et même avant cela ! On ne nous le dira pas. C'est inodore et incolore. Et il n'y a pas d'alternative : soit nous mangeons radioactif, soit nous ne mangeons pas. Espérons seulement que ce scénario catastrophe soit évité en stoppant au plus vite ces problèmes de fuites radioactives dans les centrales nucléaires japonaises...

  • Dégustation du lundi 140

    Reprise des dégustations du lundi après ces longues vacances de Pâques tardives, avec un Clos en pleine forme. Dégustation qu'on débuta avec 2 vins blancs présentés en parallèle. Le premier à la robe jaune claire, le second à la robe plus foncée. Au nez, le premier est fruité, classique, avec du brûlé comme un riesling, et très net, tandis que le second présente un nez légèrement anisé, avec de la poire, plus riche. En bouche, le premier confirme son nez avec un vin parfait, un vin d'oenologue, avec une belle tension, une belle minéralité et un côté toasté, alors que le second, légèrement oxydé pour moi (pas pour les autres), avec de l'alcool de poire, est plus riche, plus gras et évolue fort dans le verre. Ce sont pourtant les mêmes cépages, dans le même millésime : Rieling Schossberg Cuvée Ste Catherine 2008, Clos des Capucins en Alsace Grand Cru du Domaine Weinbach de Colette, Catherine et Laurence Faller pour le premier, et Muenchberg Grand Cru 2008 de Julien Meyer, toujours en Alsace Grand Cru pour le second. Intéressant.

    Troisième blanc, à la robe jaune citron et au nez frais, très expressif, sur de la noix, avec un côté beurré et boisé. En bouche, hélas, un vieux vin, une vieille bouche, et un côté légèrement bouchonné : Domaine de l'Aube des temps 1995 en Vin de Pays d'Oc. On est en Chardonnay pour ce vin jamais dégusté auparavant, et pas folichon.

    On attaque enfin les rouges, avec ce quatrième flacon à la robe rubis et au nez biodynamique (pour moi) sur des fruits rouges bien présents. En bouche, c'est mûr, très légèrement pétillant, donc non protégé, sur une fort belle matière, avec de la chair et un très beau fruit, complexe, et une belle concentration. Un vin idéal sur un agneau de Sistéron à l'ail... Rêvolution 2006 du Domaine de la Tour du Bon, en Bandol. Moi qui adore les Bandols et qui ai des cuvées St-Férréol du même Domaine en cave, n'ai pas reconnu l'appellation, ni le cépage... On était plutôt sur une Syrah... Cuvée spéciale, quasi introuvable, et sans un milligramme de SO2. Pas mal, mais déroutant.

    Cinquième flacon, à la robe rubis et au nez bordelais (rive gauche) d'avant, c'est à dire sur une petite corbeille de fruits : super !  En bouche, c'est hélas moins bien, avec le boisé qui prend le dessus et le fruit qui s'estompe vite : Lagrange 1989 en Saint Julien. A noter que le vin est encore jeune si on tient compte des millésimes fort récents annoncés pas les dégustateurs.

    Dernière bouteille de la soirée avec un vin à la robe rubis claire et au nez viandé et plus chaud. C'est fort bonbon, vanillé et sucré. En bouche, pas de grande complexité, riche à mourir, gourmand. Chaud et sans grande finesse. On pense à une Syrah, à une Grenache, et on se plante tout à fait ! C'est un Pinot noir en Côtes de Beaune 2003 ! Volnay Caillerets Ancienne Cuvée Carnot 2003 du Domaine Bouchard Père et Fils. Impossible de retrouver la typicité du Pinot noir, même en sachant ce que c'est ! Le millésime 2003, fort chaud en Bourgogne, doit y être pour quelque chose...

    Lundi prochain, toujours sur le thème du bonbon, nous inaugurerons l'ouverture de ce nouveau resto à Woluwé St Pierre, qui ouvre enfin ses portes demain après des travaux ayant pris un peu de retard... Qui vivra goûtera.

  • Planète radioactive dès 2012 ?

    "Aujourd’hui, sept semaines après le tsunami du 11 mars 2011, la situation des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi se dégrade inexorablement. Le 28 avril, TEPCO annonçait que la radioactivité ambiante était de l’ordre de 1220 millisievert/heure, ce qui correspond à quasiment 10 millions de fois la dose radioactive artificielle admissible en France (1 millisievert/année). TEPCO, réputé pour ses mensonges outranciers depuis le début de la crise, commence à préparer le monde entier à l’éventualité, plus que probable, de son incapacité à contrôler cette catastrophe nucléaire en 9 mois, ainsi que son carnet de route le stipulait. Certains réacteurs sont en fusion totale (et ce, depuis le premier jour), les fuites sont permanentes, les risques d’explosion sont plus que plausibles, etc, etc. Alors que les émissions d’isotopes de césium 137, de strontium 90, d’iode 131, de plutonium 239… contaminent en permanence l’atmosphère et l’océan, la presse Occidentale, aux ordres de la mafia globaliste, qualifie la situation de stable, ou d’ailleurs ne la qualifie plutôt pas, afin de ne pas paniquer les foules et surtout de ne pas courroucer le gang nucléaire. La situation est effectivement stable: la pollution radioactive de Fukushima pourrait durer de longues années à moins que de nouvelles explosions catastrophiques lui confèrent une tournure beaucoup plus abrupte. Le nord du Japon aurait déjà dû être évacué. A quand l’évacuation de Tokyo et de la totalité du Japon?

    Aux USA, le plutonium 238 et le plutonium 239 sont apparus à partir du 18 mars: en Californie et à Hawaï, ils furent respectivement 43 fois et 11 fois plus élevés que le niveau maximal répertorié durant les 20 dernières années. En mars, l’eau de boisson de San Francisco contenait 181 fois la dose admissible d’iode 131. Le 4 avril, l’eau de pluie de Boise dans l’Idaho contenait 80 fois la dose admissible d’iode 131 ainsi que du césium 137. En début avril, le taux de césium 137 dans les sols, près de Reno dans le Nevada, était 30 fois supérieur à la dose admissible. Egalement en avril, on a retrouvé dans de très nombreuses régions des USA, du césium 134, du strontium 89, du strontium 90 et même de l’américium et du curium. Tous ces isotopes radioactifs se sont également déposés en Europe et si on ne les trouve pas, c’est qu’on ne les cherche pas.

    Avant la fin de l’année 2011, tous les sols de la planète seront inexorablement contaminés par l’irradiation quotidienne et permanente des réacteurs de Fukushima. Il en sera de même pour les océans et les nappes phréatiques. C’est alors que les isotopes radioactifs de Fukushima vont entamer un long processus de bioaccumulation en remontant les divers échelons de la chaîne alimentaire. En 2012, la totalité de la chaîne alimentaire planétaire sera radioactive et donc hyper-toxique pour la santé humaine."...

    ..."Quant à l’Union Européenne, fidèle à ses fondement totalitaires et anti-démocratiques, elle se moque éperdument des peuples et roule pour les multinationales et le gang nucléaire: sous peu, elle aura fait passer à la trappe tous les compléments alimentaires et toutes les plantes médicinales, de même que toutes les préparations naturelles utilisées par les techniques d’agro-écologie. Et c’est cette même Union Européenne qui vient de multiplier les doses admissibles de radioactivité, dans les aliments, de 20 fois sous prétexte qu’il vaut mieux consommer des aliments radioactifs plutôt que de faire face à des pénuries alimentaires."

    Extrait de l'article paru sur Kokopelli : http://www.kokopelli-blog.org/?p=375