• Chaud, l'été sera chaud...

    Et voilà, à part une petite goutte froide qui pourrait nous surprendre d'ici les Saints de glace (début mai), et quelques orages violents dans les mois à venir, l'été sera chaud, très chaud.

    Les 4 premiers mois de l'année 2011 se sont déroulés de façon tout à fait identique à ceux de 1976, année caniculaire. Tous les paramètres semblent indiquer un superbe mois de mai, un mois de juin chaud et des mois de juillet et août caniculaires, tout comme la première moitié de septembre.

    Ensoleillement supérieur de 60% à la normale, pluviométrie inférieure de 50% à la normale, températures supérieures de 2 degrés à la normale : va falloir faire des provisions d'eau, de rosé, de bières et cuisiner des petits plats estivaux rafraîchissants. Va falloir prévoir des glaçons et faire tourner la sorbetière.

    Va falloir arroser son petit potager matin et soir, et tant pis pour le gazon s'il brûle. Va falloir s'équiper de moustiquaires et vivre fenêtres ouvertes en espérant un petit courant d'air.

    Va falloir réserver sa place en terrasse, à l'ombre. Et bien s'hydrater. Protéger les enfants des rayons puissants du soleil, et veiller sur les plus âgés qui supporteront moins bien la canicule. Cela devrait être une excellente année pour la vigne, et  pour les plants de tomates. Tout comme pour les premières fraises Bio qui seront commercialisées ce week-end, et pour beaucoup d'autres fruits encore, gorgés de soleil...

    Que du bonheur en perspective !

  • OMS pas fiable...

    Au chapître premier de la Constitution de l’OMS, Article 1 - BUT de l’OMS, il est écrit : “Le but de l’Organisation Mondiale de la Santé est d’amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible”.

    Seul problème : l’existence d’un accord contre-nature signé en 1959 entre l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui empêche l’OMS d’agir librement en faveur des populations contaminées par la radioactivité , puisque ce document prévoit notamment que l’OMS ne peut s’exprimer sur le nucléaire et ses conséquences sans l’aval de l’AIEA ! 

    Depuis la catastrophe de Tchernobyl, il est devenu évident que cet accord empêche les milieux médicaux de témoigner haut et clair sur les conséquences sanitaires à court et long terme de cette catastrophe globale. Les populations de la région de Tchernobyl supportent ainsi depuis 25 ans, dans l’indifférence générale, les souffrances dues à l’incorporation de faibles doses de radioactivité.

    Résultat de cet accord, l’OMS affirme encore, 25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, que les radiations n’ont fait que 56 victimes. Entre 600 000 et un million de « liquidateurs » ont sauvé l’Europe en éteignant l’incendie du réacteur et en construisant le sarcophage. Plus de 80% d’entre eux sont malades. Ils meurent dans d’atroces souffrances, mais sont ignorés de l’OMS. Tout comme les millions de personnes qui, encore aujourd'hui, en Ukraine ou en Biélorussie, continuent de s'empoisonner chaque jour, sans le savoir. Il faudra 300 ans pour que les molécules radioactives de Tchernobyl disparaissent...

    L'OMS n'est donc pas fiable. Seuls, des laboratoires indépendants peuvent l'être, en déterminant les taux de radioactivité, et en communiquant les résultats exacts des analyses à la population.

    Et quand l'OMS ou l'AESA (Agence européenne de Sécurité Alimentaire) annoncent que le bisphénol A n'est pas nocif ou que les OGM ne présentent aucun risque, permettez-moi d'en douter ! Des accords similaires que ceux du nucléaire, passés avec le cartel pétrolier (production des plastiques) ou les multinationales agro-alimentaires (OGM) ne m'étonneraient pas du tout. Nous ne pouvons donc plus croire ces organisations (que nous finançons) et devons nous fier à notre bon sens, notre logique, notre instinct de survie. Tous des pourris...

    Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Bisphénol A : pas que les biberons...

    Les preuves scientifiques de la toxicité du bpa sont accablantes chez l’animal depuis plus d’une décennie et se confirment chez l’Homme depuis plus d’un an. Ces dernières études montrent une altération de la qualité du sperme, des troubles du comportement chez les enfants et un lien de plus en plus avéré entre bpa et puberté précoce. A un tel niveau de preuves des études scientifiques, interdire le bpa dans les plastiques alimentaires est un principe de Prévention.

    L’exposition au bpa ne relève pas d’un choix individuel (contrairement au tabac ou à l’alcool par ex). Demander l’interdiction du bpa dans les plastiques alimentaires et ainsi prévenir la source de contamination principale au bpa, contribuent à un meilleur état de santé de notre génération et celles à venir. Nous demandons l’interdiction du bpa afin de protéger en priorité les populations les plus vulnérables (enfants et personnes qui ont difficilement accès à l’information). De part et d’autre de l’Atlantique, des politiques se sont engagés pour demander la limitation de la pollution chimique affectant notre environnement (Convention Ospar, page 8) et notre santé (projet de loi Kerry sur les Perturbateurs endocriniens, page 8). Nous ne voulons plus être exposés à la pollution chimique à notre insu. Nous ne voulons plus faire partie des générations cobayes. Nous demandons à celles et ceux qui décident de notre avenir de passer des intentions aux actes !

    On trouve du bpa partout : le Bisphénol A est un composé chimique utilisé dans la fabrication de très nombreux objets en plastique de notre vie quotidienne : lunettes, cd, papiers thermiques (tickets de caisses) et également dans des récipients alimentaires tels que les canettes, boîtes de conserves, film étirable, petit électroménager (notés ci-après plastiques alimentaires), bonbonnes d'eau au bureau, bouteilles d'eau à la maison, tasses et gobelets en plastique, etc..............

    Selon les scientifiques, la principale source de contamination au bpa est la voie alimentaire. 93 % de la population américaine est imprégnée; les enfants étant plus imprégnés que les adultes. (Exposure of the U.S. Population to bisphenol A and 4-tertiary-octylphenol: 2003-2004. Calafat am, Ye X, Wong ly, Reidy ja, Needham ll. Environ Health Perspect. 2008 Jan; 116(1):39-44). 91% des canadiens sont imprégnés en bpa (étude de Santé Canada menée sur 5 600 volontaires entre 2007 et 2009). Notre mode de vie étant comparable, il est évident que nous sommes tout autant exposés au bpa qu’outre-atlantique, malgré l’absence d’un programme de biomonitoring comparable en Europe. 

    Des traces de bpa sont retrouvées dans les aliments en contact avec ces emballages, nous exposant ainsi à des niveaux comparables à ceux qui déclenchent des effets chez l’animal. Notre santé est en jeu.

    En 2007, 38 scientifiques de la communauté internationale (usa, Japon, Allemagne, Espagne, gb, Italie) ont signé la déclaration de Chapel Hill (Caroline du Nord) qui affirme sur la base d’une analyse de plusieurs centaines d’études expérimentales (sur les animaux), que le bpa est suspecté d’être impliqué dans un grand nombre de maladies chroniques actuels : cancer du sein, cancer de la prostate, diabète de type 2 et obésité, atteinte de la reproduction, problèmes neurocomportementaux… (Source : reproductive Toxicology 24 (2007) 131-138).

    Depuis, des dizaines d’études menées a travers le monde montrent que les effets du bpa suspectés chez les animaux se confirment chez l’Homme et dans notre environnement (eau, plantes, animaux sauvages…).

    A titre individuel, il est quasi impossible d'y échapper, le plastique étant présent partout. Mais il y a quand même moyen d'améliorer la situation, en commençant à faire le ménage chez nous : jeter tout ce qui, dans la cuisine, est en plastique (planche à découper, spatule, couverts, plats, tupperwaere, presse fruits, passoires, boîte à tartines, poëles Tefal, appareils électro-ménagers en plastique, et j'en passe). Et les remplacer par des objets en bois, en verre, en céramique, en métal, en fonte. Et comment on fait pour conserver quelque chose au frigo ? Et bien comme dans l'ancien temps : un plat ou un bol et un sous-tasse comme couvercle.

    Ensuite, retourner aux conserves en bocaux de verre, aux bouteilles en verre, et acheter des aliments bio en vrac (non pré-emballés sous film plastique). Il est clair que ceux qui ne cuisinent pas et achètent des plats préparés sont mal barrés...

    Et, au bureau, ne plus boire l'eau de ces fontaines (bonbonnes plastiques), mais opter pour des boissons en bouteilles verre et utiliser de vrais verres et de vraies tasses.

    Restent les produits cosmétiques, les jouets des enfants, les bics, briquets, souris et touches de pc, manettes de consoles de jeux, GSM, le volant de votre voiture et mille autres objets desquels il faudra désormais se méfier et trouver des solutions ne mettant pas notre santé en jeu. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, mais des solutions alternatives existent. Terriens...

     

     

  • La commission européenne de mèche avec les semenciers...

    Des agriculteurs mais aussi des maraîchers, des jardiniers et des organisations environnementales de toute l’Europe ont manifesté cet après-midi à Bruxelles. Leur mot d’ordre: "Libérez les semences".

    Ils protestent contre la législation européenne qui privilégie, selon eux, les variétés de semences industrielles et défavorise l’agriculture paysanne, tout en mettant en danger la diversité des variétés de semences. Le fait que les variétés de semences soient centralisées et enregistrées dans un office européen inquiète ces citoyens.

    Les multinationales seraient, d’après eux, les grands bénéficiaires de ces législations dont les perdants seraient alors les petits agriculteurs et la biodiversité. 

    Le développement des OGM et la contamination éventuelle qu’elles pourraient engendrer sont une autre crainte que les manifestants souhaitent exprimer.

    Le libre accès et la libre circulation des semences sont des éléments capitaux afin d’éviter qu’un oligopole de multinationales ne contrôle in fine les sources de l’alimentation mondiale, estiment les participants.

    Si nous laissons faire la commission européenne, qui est de mèche avec les multinationales agro-alimentaires, nous perdrons le droit de planter un pépin de tomate ramené de vacances : ce sera une semence illégale. Illégale parce que non enregistrée selon le nouveau règlement européen ! Seules les semences enregistrées (par les multinationales) pourront être semées, achetées ou vendues. 

    Il est clair que le paysan italien qui fait pousser la même espèce de tomate de génération en génération n'aura jamais les moyens financiers de faire enregistrer ses semences. Et il sera donc poursuivi pour usage illégal de semences non enregistrées ! Ses semences seront saisies, l'espèce disparaîtra, et il sera contraint d'acheter des semences de tomates hybrides ou OGM à Sygenta, BASF ou Monsanto ! 

    De quel droit ces multinationales agro-alimentaires, dont le rêve (économique) est de nourrir la planète entière, s'approprient-elles le monde du vivant (qui est gratuit et qui est le patrimoine de l'humanité)? De quel droit parviennent-elles à faire voter dans le monde entier des lois (à force de lobbying et de pots de vin) qui vont leur permettre de régner sur l'alimentation mondiale ? De quel droit la commission européenne vote-elle des lois qui vont à l'encontre de la volonté des européens de préserver la biodiversité de nos campagnes.

    Trois quart des espèces végétales ont déjà disparu : cela ne suffit pas ? Il existe des centaines de variétés de tomates dans le monde : faudra-t-il nous contenter d'une dizaine d'espèces fades, sans goût, qui conservent longtemps sans pourrir, mais qui seront légales et dont les semences seront vendues par Sygenta ou Monsanto ?

    Je refuse de ne plus avoir le droit de m'extasier en Provence du parfum et du goût des tomates locales, je refuse de ne plus pouvoir croquer une tomate d'une espèce oubliée en Toscane si parfumée, je refuse de ne plus pouvoir acheter des semences de tomates chez Kokopelli et de me régaler tout l'été (et tout l'hiver). Et surtout, je refuse de devoir manger sur le pourtour méditerranéen des tomates sans couleur et sans goût qui sont produites sous serre aux Pays-Bas ou en Flandre. C'est hors de question ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Le nivellement par le bas...

    La qualité fout le camp, partout, dans tous les domaines. Et c'est bien dommage.

    Que ce soit dans l'enseignement, par manque de moyens, mais aussi parce que l'on ne peut faire doubler tout le monde, des milliers de cancres sous-éduqués sont jetés dans le monde du travail ou des études supérieures chaque année. Et cela ne s'améliore pas, que du contraire...

    Que ce soit dans le milieu des soins de santé où rentabilité passe avant santé, et où là aussi, faute de moyens et de personnel qualifié, on engage n'importe qui. Et ce sont ces gens, souvent étrangers et manquant d'expérience qui vous soigneront, ou tenteront de le faire, avec toutes les erreurs de diagnostics possibles, sans parler du reste.

    Que ce soit dans le milieu alimentaire, ou à force de vouloir toujours produire plus, plus vite et pour moins cher, on se retrouve aujourd'hui avec des "aliments" ne contenant plus d'éléments nutritifs, et qui goûtent tous la même chose car ils n'ont plus de goût. Sans parler de ces milliers d'hectares morts tellement le sol a été traité.

    Et quand il subsiste un produit qualitatif quelque part, c'est alors la commission européenne qui se charge, à force de directives, de faire en sorte que ce produit pourtant protégé par une AOC et une réglementation stricte de production, devienne moins qualitatif en autorisant des pourcentages de ceci ou de cela.

    Dernier exemple en date, le 1er avril, avec le règlement UE n°61/2011 modifiant les caractéristiques physiques et chimiques des huiles d'olive. Désormais, une huile d'olive vierge extra pourra contenir 150mg/kg d'esters d'alkyle, alors qu'elle n'en contient aujourd'hui que 15mg/kg, quand les olives sont pressées immédiatement après la cueillette. Cela ouvre la porte à des mélanges avec d'autres huiles moins qualitatives, produites à base d'olives fermentées, et qui, à cause de leur goût désagréable, seront désodorisées en la chauffant à 130-150° et en injectant de la vapeur sous vide.

    On ne s'étonnera pas, par conséquent, que dans quelques années, toutes ces huiles d'olive vierge extra goûtent toutes la même chose. Adieu le terroir, adieu le goût, adieu la qualité et vive la mondialisation et ses produits médiocres et vive la rentabilité, avant tout.

    Mais dans quel monde vivons-nous ? Et qui se cache derrière ces règlements qui vont à l'encontre du bon sens ? Dans quel but final ? Terriens, il est temps d'agir...

  • Nucléaire comme au Japon ou éolien comme en Espagne ?

    Alors que beaucoup d'états souhaitent poursuivre dans le nucléaire, et malgré ce qui se passe actuellement au Japon, il est important de savoir que l’énergie éolienne a été le premier pôle de production d’électricité en Espagne en mars 2011 en fournissant 21% de la demande. Elle dépasse ainsi la production de sources comme le nucléaire (19%) et l’hydraulique (17,3%). Les énergies renouvelables dans leur ensemble ont couvert 42,2% de la demande en électricité.

    C’est la première fois que cela se produit depuis que l’Espagne a fait le pari des énergies renouvelables, notamment pour limiter sa dépendance vis à vis de l'étranger. Celles-ci comblent à hauteur de 75% les besoins espagnols en énergie, contre une moyenne d’un peu moins de 60% dans l’Union européenne, selon les données officielles. Dans ce contexte, l’Association des entreprises éoliennes (AEE) souligne que l’énergie du vent a permis à l’Espagne d’économiser 250 millions d’euros en importations d’énergie fossile en mars.

    De tels chiffres renforcent les arguments du secteur de l’éolien qui lutte pour ne pas être considéré comme marginal. En mars, le secteur a battu son propre record avec une production de 4.738 GWh. Fin 2010, l’énergie éolienne comptait ainsi une puissance installée de 20.676 mégawatts, en ligne avec les objectifs de l’Espagne, qui s’est engagée à atteindre une puissance éolienne de 35.000 MW en 2020.

    Des alternatives non polluantes existent donc : pourquoi ne pas prendre cette direction ? D'autant plus que, outre le problème d'accident, celui du stockage des déchets nucléaires n'est toujours pas résolu.

  • Bruxelles : trop de particules fines dans l'air...

    Les stations de Herstal et de Haren ont déjà dépassé le quota annuel autorisé de jours avec des concentrations de particules fines PM10, selon un article paru dans La Libre de ce samedi.

    Alors que l'Europe ne tolère, sur une année, que 35 jours de dépassement du seuil de 50 µg/m3, la station liégeoise en est à 49 jours et la bruxelloise à 41, après un trimestre écoulé en 2011, indique vendredi le Cellule Interrégionale de l'Environnement (CELINE-IRCEL). Sur ces cinq dernières années, le nombre de dépassements de la norme de 50 microgrammes n'a jamais été aussi élevé après trois mois qu'en 2011.

    Outre ces deux stations, plusieurs autres ont déjà dépassé le cap des 30 jours et ne devraient donc pas tarder à être également dans le rouge.

    "La Belgique a déjà reçu deux avertissements de la Cour européenne de Justice de la Commission européenne en 2009 et en 2010. Le pays était appelé à prendre des mesures, ce qu'il a fait. Il est cependant probable que la Commission européenne juge ces mesures insuffisantes et transmette le dossier belge à la Cour de Justice", explique M. Brasseur.

    La CELINE a par ailleurs indiqué que les particules fines ne constituaient pas le seul souci pour l'environnement actuellement. "Les concentrations en dioxyde d'azote (NO2), un polluant rencontré essentiellement en zone urbaine, posent également problème", poursuit Olivier Brasseur. A Bruxelles, l'an dernier, cinq stations sur dix ont dépassé la norme autorisée de 40µg/m3 en moyenne annuelle, une situation qui pourrait déclencher une autre procédure européenne à l'encontre de la Belgique.

    L'augmentation des taux de particules fines dans l'air est facteur de risques sanitaires (maladies cardiovasculaires, altération des fonctions pulmonaires, cancer du poumon et diminution de l'espérance de vie).

    Les nanoparticules ne sont pas suivies ou très mal mesurées, mais elles pourraient avoir des impacts similaires ou plus graves. On en trouve par exemple des taux élevés dans les tunnels routiers.

    40% de ces particules sont émises par les véhicules diesel, 30% par les industries, et le reste par des foyers au bois (votre bon vieux feu ouvert), les activités agricoles et les avions.

    Aucune solution (on doit bien respirer...), si ce n'est de couper votre ventilation quand vous êtes dans les embouteillages ou dans les tunnels. Et de couper votre moteur quand vous êtes à l'arrêt. Quant aux cyclistes, je ne pense vraiment pas que ce soit un bon plan d'utiliser ce mode de déplacement sur les axes embouteillés...

  • Alain Lompech et le Round-up...

    Au journal Le Monde, Alain Lompech  tient depuis quelques années une rubrique qui lui a valu admiration et tendresse de tous les amoureux des belles plantes. Oui, la rubrique jardinage, c’est lui qui y veille, dans Le Monde Magazine. 

    Dans la rubrique de ce week-end, consacrée à l'Art du Gazon, et en évoquant les boutons d'or qui pourraient apparaître au beau milieu de votre pelouse, il n'hésite pas à conseiller l'usage d'un désherbant, et un seul : le Round-Up de Monsanto ! Comment ose-t-il ?

    La revue scientifique américaine, Chemical Research in Toxicology, a publié en décembre une étude de l’équipe du Professeur Gilles Eric Seralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen qui affirme que le Roundup, premier désherbant vendu au monde, est dangereux pour la santé humaine même à dose infinitésimale. Le round-Up est un produit hautement cancérigènes pour l’homme (par l’empêchement de respiration cellulaire) provoquant lymphomes, malformations, dégénérescences multiples.

    Quant aux sols, ce désherbant miracle dont la matière active, le glyphosate, est censée être inactivée au contact de la terre constitue en réalité le pire des poisons pour l’environnement. Car c’est en réalité au contact des autres composants du Roundup que le glyphosate se démultiplie, provoquant pollution et stérilité des hommes, comme des sols.

    "Nous avons travaillé sur des cellules de nouveau nés avec des doses de produits 100.000 fois inférieures à celles avec lesquelles le jardinier lambda est en contact. Les Roundup programment la mort des cellules en quelques heures", a déclaré à l’AFP Gilles-Eric Séralini.

     Le scientifique est d’autant plus inquiet que Monsanto développe une gamme de cultures génétiquement modifiées pouvant être traitées aux différents Roundup. La Commission européenne a ainsi autorisé le 4 décembre l’importation et l’utilisation dans l’UE à des fins alimentaire du soja génétiquement modifié MON89788 de Monsanto.

    Le glyphosate, l’ingrédient actif du Roundup, le désherbant le plus vendu dans le monde, provoque des malformations chez les embryons de grenouilles et de poulets à des doses beaucoup plus faibles que celles utilisées dans la pulvérisation agricole et bien en-dessous des niveaux limites maximum de résidus dans les produits actuellement approuvés par l’Union Européenne.

    C’est ce que rapporte une étude publiée début 2011 par le groupe du professeur Andrés Carrasco, directeur du Laboratoire d’Embryologie Moléculaire de l’Ecole de Médecine de l’Université de Buenos Aires et membre du Conseil National de la Recherche Scientifique et Technique d’Argentine.

    Carrasco a été amené à étudier les effets du glyphosate sur les embryons suite aux taux élevés de malformations dans les zones rurales de l’Argentine, là où le soja transgénique résistant au Roundup (“Roundup Ready”, RR) est cultivé en grandes monocultures régulièrement pulvérisées par les avions. 

    Lors d’une conférence de presse durant la 6ème conférence européenne des régions sans OGM au Parlement Européen à Bruxelles, Carrasco a dit : "Les résultats obtenus en laboratoire correspondent aux malformations observées chez les hommes exposés au glyphosate pendant la grossesse." Ces problèmes ont commencé à être signalés en 2002, deux années après l’introduction à grande échelle du soja RR en Argentine. Les animaux sujets aux expériences partagent les mêmes mécanismes de développement que les hommes. Les auteurs ont conclu que les résultats soulèvent des "préoccupations à propos des découvertes cliniques effectuées sur les enfants des populations exposées au Roundup dans les zones agricoles." Carrasco ajouta, "Je pense que le classement de la toxicité du glyphosate est trop faible. Dans certains cas, il peut agir comme un puissant poison."

    La teneur maximale en résidus (LMR) autorisés pour le glyphosate dans le soja dans l’UE est de 20 mg / kg. Le niveau a été augmenté de 200 fois de 0,1 mg / kg à 20 mg / kg en 1997, après la commercialisation du soja RR OGM en Europe. Carrasco a constaté des malformations chez les embryons à l’injection de 2,03 mg / kg de glyphosate. Le soja peut contenir des résidus de glyphosate jusqu’à 17mg/kg.

    Carrasco est aussi co-auteur d’un rapport, “Soja transgénique : Durable ? Responsable ?” publié le 16 septembre par un groupe de scientifiques internationaux. Le rapport documente une grande partie des preuves mises à jour par les recherches scientifiques à propos de l’impact négatif sur la santé et l’environnement du soja RR transgénique et du Roundup.

    Commentaire : "Concrètement, dans leurs résultats préliminaires, les chercheurs observent une diminution de la taille des embryons et de sérieuses altérations céphaliques. L’étude note aussi des altérations dans les mécanismes de formation de neurones précoces, par une diminution de neurones primaires compromettant le développement correct du cerveau, et entraînant des altérations de la fermeture normale du tube neural ou d’autres déficiences du système nerveux. Elle continue en précisant que des malformations intestinales et des malformations cardiaques ont aussi été observées, ainsi que des altérations dans la formation des cartilages et des os du crâne, compatible avec une augmentation de la mort cellulaire programmée. Ces résultats impliquent que le glyphosate affecte l’ensemble des cellules qui ont pour fonction la formation des cartilages et ensuite des os du crâne." 

    Comment Alain Lompech, journaliste au Monde, et amoureux de la nature (enfin, je suppose) ose-t-il faire la publicité d'un tel produit et d'une telle firme ? Et pourquoi pas une bombe au phosphore pour éradiquer ces malheureux petits boutons jaunes sur votre beau gazon vert ?

    Conclusion de cet article : boycottez les produits Monsanto, car ils sont très toxiques et cancérigènes. Et tournez-vous vers des désherbants Bio.

    Seconde conclusion : ne croyez pas aveuglément ce que l'on vous raconte dans la presse. Vérifiez par vous-même et appliquer le principe de précaution, plus que jamais.

    Troisième conclusion de cet article : boycottez tous les aliments au soja. Vous ne savez pas s'ils sont produits à partir de soja OGM (on ne doit pas l'indiquer sur l'étiquette). Et comme il y a de grandes chance qu'ils le soient, ils sont donc traités au Round-Up, avec toutes les conséquences énumérées plus haut. Seul le soja Bio est sain.

    Quatrième et dernière conclusion : La teneur maximale en résidus (LMR) autorisés pour le glyphosate dans le soja dans l’UE a été augmenté de 200 fois en 1997 pour permettre d'importer le soja OGM traité au Round-Up. Ceci prouve une fois de plus que la Commission européenne se fout de votre santé. Seule compte la santé économique de Monsanto et de quelques autres multinationales agro-alimentaires ou pharmaceutiques.

    Terriens, il est temps d'agir...