• Dégustation du lundi 136

    Dégustation à 4 ce lundi, le 5ème ayant préféré donner un cours de dégustation, dans son antre, à une horde de charmantes architectes, avides de connaissances oenologiques et autres cours pratiques... On le comprend.

    Donc, quatre bouteilles à l'aveugle ce soir, avec un premier flacon à la robe claire et au nez aromatique et frais sur des agrumes. En bouche, une fort belle acidité, un côté iodé, du bois et des agrumes. Nous pensons au sud de la France et nous sommes au Portugal : Alvarinho Contacto Vinho Verde 2010 d'Anselmo Mendes.

    Second flacon, à la belle robe dorée et au beau nez de bouchon : Cascina Degli Ulivi 2006 "Filagnotti" Gavi en Ligurie (Nord-Ouest de l'Italie). Pas de chance, cela semblait très beau.

    On passa aux rouges avec un premier flacon à la robe pourpre et au nez de fruits rouges, avec un contraste entre la fraîcheur carbonique et la chaleur du vin. En bouche, c'est parfait : rond, fondu, sur des fruits rouges et un boisé pas encore tout à fait intégré. Un peu de vanille, à la bordelaise, mais avec des arômes qui envahissent toute la bouche : Château de Gaure 2008 "Pour mon Père" en Vin de Table, dans le Languedoc. Domaine passé au Bio depuis 2005.

    Petite précision : dorénavant, les "Vins de Pays" n'existent plus et sont remplacés par "Vins de France", tout comme l'AOC (Appellation d'origine contrôlée) qui fait place à l'AOP (Appellation d'origine protégée) ou à l'IGP (Indication géographique protégée). Histoire d'être dans le coup...

    Dernier flacon de la soirée, à la robe foncée et au très beau nez confit sur des fruits mûrs, plus riche que le précédent, mais toujours avec la fraîcheur. En bouche, un vin riche, vachement équilibré, avec une belle complexité et une fort belle finale toute en fraîcheur. Un gars qui fait de grands vins depuis longtemps en Languedoc et qui maîtrise la fraîcheur : Maestoso 2006 L'oustal Blanc en Minervois, d'Isabel et Claude Fonquerie. Très belle bouteille (en Bio) produite à 900 exemplaires seulement...

    Lundi prochain, congés de Carnaval pour 2 d'entre-nous. Mais peut-être une belle dégustation à 3. A suivre...

    Pour la petite histoire, il y a 12 ans jour pour jour, au Clos, nous dégustions à l'aveugle et cotions sur 10 les vins suivants : Bon Pasteur 90 Pomerol (9)
Angélus 90 (9)
Fleur de Gay 89 (9)
Clinet 89 (9)
Haut Brion 89 (9)
Mission Haut Brion 89 (9)
Samling Trockenbeerenauslese 95 Münzenrieder Osterreich (9,5)
Rhein Pfalz 1978 Ungsteiner Honigsäckel Riesling Eiswein Trockenbeerenauslese (9,5).

     

     

     

  • Baisser son taux de cholestérol : à quel prix ?

    Des informations récemment publiées sur une étude faite avec le Vitorin, un médicament souvent prescrit contre le cholestérol, ont révélé que ce produit ne contribuait pas à réduire la formation de plaques dans les artères. Bien au contraire, l’utilisation du Vitorin multipliait par deux leur formation et conduisait à une augmentation du nombre d’infarctus et d’attaques cérébrales. Cette étude a été faite sur 720 patients (la plupart aux Pays-Bas) qui avaient un taux de cholestérol élevé dans le sang. Il s’agissait de mesurer les effets du Vitorin, un produit de combinaison qui contient du Zocor, une statine pour inhiber la production de cholestérol dans le foie, et du Zeita, un médicament pour empêcher l’absorption du cholestérol au niveau des intestins. Le Vitorin a fait baisser le taux de cholestérol dans le sang, et même de 20% de plus que le Zocor seul. Cependant, il s’est avéré qu’il n’avait aucun effet favorable pour ralentir la progression d’une maladie cardiaque, bien au contraire il l’aggravait ! Si certains ont été surpris par le résultat, cela n’a pas été le cas pour nous, les membres du Dr. Rath Research Institute.

     

    Il y a plus de dix ans, le Dr Rath a fourni des preuves scientifiques démontrant que le seul fait de faire baisser artificiellement le taux de cholestérol ne suffisait pas à faire de la prévention contre les infarctus et les attaques cérébrales. En effet, un taux de cholestérol élevé est un symptôme, mais pas la cause d’une maladie cardiaque. L’augmentation de la production de cholestérol est une réaction de l’organisme face à l’affaiblissement de la structure des artères du cœur et correspond à la  nécessité d’une "réparation" biologique. La principale raison de cet affaiblissement de la structure des artères est le dérèglement de la production de collagène, matériau de base des vaisseaux sanguins, elle-même provenant d’une carence en micronutriments, tels que la vitamine C, la lysine, la vitamine B6, le cuivre et d’autres encore. Si ces nutriments ne sont pas présents en quantités suffisantes, le cholestérol se dépose progressivement sur les parois des artères et empêche le sang de circuler, ce qui peut entraîner des infarctus ou des attaques cérébrales. La théorie des maladies cardiaques dues au cholestérol n’explique pas pourquoi nous faisons des infarctus du myocarde et jamais d’infarctus du nez ou d’autres parties de notre corps. Elle n’explique pas non plus pourquoi seules les artères se bouchent et pas les veines ; de même, elle laisse bien d’autres aspects concernant ces maladies sans réponses. Cette conception n’est qu’un outil de marketing pour vendre les produits destinés à faire baisser le taux de cholestérol.

    Etant donné que le cholestérol ne peut pas être la cause primaire des maladies cardiaques, le fait de le faire baisser sans optimiser la production de collagène et sans améliorer le fonctionnement des parois artérielles ne peut pas permettre de faire de la prévention contre ces maladies. Par contre, une combinaison de nutriments appropriée peut le faire. Notre étude faite avec le programme du Dr Rath pour la santé cellulaire, reposant sur la synergie des nutriments, a montré que, en un an, il était possible de stopper la croissance des plaques calcifiées sur les parois artérielles. En outre, nous avons pu documenter le fait que les nutriments peuvent déclencher une réduction naturelle des dépôts se trouvant dans le système cardio-vasculaire (J Appl Nutr, 1996). De même, nous avons pu montrer que la synergie des nutriments pour le fonctionnement des vaisseaux sanguins peut effectivement faire baisser le taux de cholestérol dans le sang. Ceci inclut non seulement le cholestérol LDL, mais aussi le type plus athérogène Lp-a. Pourquoi ? Parce que nous nous attaquons à la CAUSE et non pas au SYMPTÔME de la maladie.

    Vous vous demandez peut-être pourquoi cette étude sur le Vitorin a été réalisée et pourquoi Merck et Shering Plough, les fabricants de ce produit, ont retardé de deux ans la publication des résultats. La réponse est évidente : L’ARGENT. Un des composants du Vitorin est une statine, vendue sous le nom de Zocor, dont le brevet expirait en juin 2006. C’est pourquoi les fabricants espéraient qu’une étude, montrant les effets positifs d’une combinaison de Zocor et de Zetia (composantes du Vitorin) permettrait d’obtenir une prolongation du brevet pour le Zocor. Malheureusement, l’étude terminée en 2006 a donné des résultats décevants. Pendant deux ans, Merck et Shering ont évoqué différents prétextes pour ne pas rendre public ces résultats. Cependant, la publicité pour le Vitorin a continué et sa vente bien évidemment. Pendant ces deux années, le Vitorin a rapporté plus de 4 milliards de dollars (!) à Merck et Shering. De plus, Merck a trouvé une solution pour gagner encore plus d’argent avec le Zocor, dont  le brevet ne pouvait plus être renouvelé. La formule du Zocor a été cédée à une entreprise basée en Inde, la Dr Reddy's Laboratories Ltd, qui a pu fabriquer sous licence un soi-disant "générique autorisé" en échange d’une partie de son chiffre d’affaires. En d’autres termes : encore une méthode commerciale frauduleuse.

    A la lumière de ces faits, vous allez peut-être vous poser la question de savoir pourquoi toutes ces combines de marketing se font au détriment de notre santé et qui se préoccupe des droits des patients.

    Ces fraudes froidement calculées, les risques auxquels est exposée la santé de centaines de millions de patients, tout se fait au nom du seul profit. Le cas du Vitorin n’est pas une exception ; IL EST LA REGLE ! C’est pourquoi le Dr Rath et nous tous luttons depuis des années pour mettre fin au commerce avec la maladie et pour mettre un terme au fait que notre santé et notre vie soient dépendantes du système des brevets. Combien faudra-t-il encore de morts et de malades avant que ces méthodes frauduleuses ne cessent ? Nous ne pouvons pas attendre que quelqu’un le fasse pour nous. Nous devons agir dès maintenant !

    Visitez le site Dr. Rath Health Foundation : articles terrifiants garantis...

     

  • Nous ne vivons plus en démocratie...

    Ce sont les Grecs qui, il y a des lustres, ont inventé la démocratie : le pouvoir du peuple, par le peuple. Tout le monde, riches et pauvres, vieux et jeunes, y participait, donnait son avis, votait. Et on ne s'enrichissait pas quand on était au service de l'Etat.

    A côté de la démocratie, les Grecs avaient identifié 2 autres régimes politiques possibles : la dictature (un seul dirigeant décide de tout et l'impose à tous) et l'oligarchie (un groupe de personnes aisées discute et décide ce qu'il y a lieu d'imposer aux autres).

    Il n'y a pas si longtemps, en Europe, on se battait pour la démocratie, et on luttait contre la dictature ou le Communisme. Mais depuis la chute du mur de Berlin, puis de la chute de l'URSS, tout le monde occidental (ou presque), vit maintenant en démocratie. L'alternative au capitalisme a disparu.

    Et depuis lors, on assiste à une dangereuse et insidieuse dérive nos démocraties occidentales vers un régime oligarchique. Les intérêts publics, qui suivaient une autre logique que les intérêts économiques, la fonction publique qui avait d'autres intérêts que ceux des grands patrons, les fonctions publiques de l'Etat gérées par les pouvoirs publics qui étaient bien séparées du domaine privé : tout cela fout le camp...

    Dorénavant, les haut-fonctionnaires occupent des postes dans des multinationales et vice-versa : tout le monde se mélange. Et, inévitablement, ce n'est plus l'intérêt public qui prime, mais bien l'intérêt financier. On défend son propre intérêt. On se rencontre, entre hauts-fonctionnaires, grands patrons et médias, et on décide de ce que l'on va imposer et comment.

    Le peuple a beau ne pas être d'accord avec certaines décisions, certaines positions, certains choix : rien n'y fait, ils sont quand même imposés. Et quand ce n'est pas l'Etat lui-même qui l'impose, c'est la commission européenne qui le fait. Commission composée de commissaires non élus, aux salaires astronomiques et inavouables au commun des mortels, qui décide tout sans tenir compte de votre pauvre avis. Normal, ils sont copains comme cochons avec les grands patrons des multinationales (ils iront d'ailleurs y travailler après leur mandats  et continueront leur lobbiyng pour défendre des intérêts purement économiques et financiers).

    Vous ne voulez pas d'OGM ? Vous en aurez quand même, et fermez-la. Vous vous opposez à l'augmentation de la durée du travail ? Tant pis, car c'est voté. Vous croyez que les pesticides sont mauvais pour la santé ? Et bien on va encore voter un loi permettant de les utiliser. Vous êtes persuadé que le plastique est très nocif pour la santé ? Mêlez-vous de vos affaires, on vous dit que c'est bon ! 

    Et comme ce même groupe d'individus contrôle les médias, les informations qui paraissent sont celles qu'ils veulent bien faire paraître, celles qui ne nuisent pas à leurs intérêts financiers colossaux. Quant à la télévision, ils ont choisis de vous endormir avec des séries aussi connes les unes que les autres, avec des jeux stupides, et de l'info qui n'en est pas. On est bien loin des débats télévisés enflammés des années 70 ou chacun défendait sa position, sans censure aucune, ce qui provoquait des discussions animées dans tous les foyers, puis le lendemain au bureau ou entre amis, et qui avait l'énorme avantage de former les jeunes à la politique. Et puis, il y avait aussi tous ces reportages fort intéressants, disparus eux aussi du petit écran...

    Tout cela n'existe plus aujourd'hui. Les gens sont amorphes, endormis, se laissent faire et subissent ce qu'on leur impose, sans réagir... Pourtant, si nous voulons que nos démocraties ne deviennent pas une oligarchie mondiale, il va bien falloir se réveiller et nous faire entendre. Et heureusement qu'aujourd'hui, nous avons internet. C'est notre seul salut, jusqu'au jour où ils le censureront, puis nous le supprimeront.

    Essayez de lire le dernier livre d'Hervé Kempf, ou de visionner quelques interviews sur le net : vous comprendrez mieux ce qui se trame insidieusement sous votre nez. Et soyons attentifs et actifs. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Eau potable polluée...

    "Depuis quelques années, se pose la question des risques sanitaires liés aux résidus de médicaments dans les eaux, plus particulièrement celles destinées à la consommation. Mais, malgré des doutes croissants, il n’existe pas, à l’heure actuelle, de limite de qualité pour ces résidus dans les eaux, tant dans la réglementation française qu’européenne. 

     

    De septembre 2009 à juin 2010, le ministère de la Santé a mené une campagne nationale de mesures portant sur 45 substances pharmaceutiques d’origine humaine, vétérinaire ou de leurs métabolites. Les prélèvements ont concerné des ressources utilisées pour la production d’eau destinée à la consommation humaine (eaux de surface et eaux souterraines) ainsi que des eaux traitées, en sortie de station de potabilisation. Les sites de prélèvement retenus ont couvert près d’un quart de la population en France métropolitaine et dans les DOM.

    En janvier dernier, ont été rendus les premiers résultats relatifs aux eaux brutes, superficielles ou souterraines avant traitement de potabilisation, ainsi qu’aux eaux traitées. 

    Si, parmi les 45 molécules recherchées, 26 n’ont jamais été trouvées, 19 ont été détectées au moins une fois, dont cinq étaient présentes à des concentrations jugées « trop faibles pour être quantifiées ». Exception faite de la caféine, les molécules les plus fréquemment rencontrées sont la carbamazépine, un anti-épileptique, et son principal métabolite (époxycarbamazépine) ainsi que l’oxazépam, un anxiolytique.

    Le doute planant encore largement sur les effets sanitaires d’une exposition prolongée à ces résidus de médicaments dans les eaux destinées à la consommation humaine, l’Anses a été saisie afin de réaliser une évaluation de ces risques. Son application est en cours d’essai sur la carbamazépine, substance la plus fréquemment retrouvée. 

    De fait, si « les concentrations trouvées dans les eaux traitées sont 1 000 à 1 million de fois inférieures aux doses utilisées dans le cadre des doses thérapeutiques », on ignore encore tout des effets à long terme de ce melting-pot médicamenteux rémanent." Article de Cécile Cassier dans Univers-Nature.

    Que l'on boive de l'eau du robinet, ou de l'eau en bouteille, il paraît évident qu'elle est polluée et contient des substances chimiques, même à faibles doses. Et on ne parle ici ni de la caféine, ni des oestrogènes, ni des pesticides pourtant bien présents. Ni du bisphénol A pour les eaux en bouteilles plastiques...

    Bref, boire un litre et demi d'eau par jour n'est peut-être pas le meilleur conseil, à long terme. Et comme tout contient de l'eau, on est assez mal barrés...

     

  • Kokopelli fait appel à la Cour de Justice Européenne...

    "Dans le cadre du procès qui nous oppose à la société Graines Baumaux, nous avons demandé à la Cour d’Appel de Nancy de saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne d’une question portant sur la validité de la législation européenne sur le commerce des semences potagères au regard de certains principes fondamentaux de l’Union Européenne et du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA).

    Alors que la société Graines Baumaux s’opposait fortement à cette demande, qu’elle qualifiait de « cheval de Troie », la Cour d’Appel, par une Ordonnance du 4 février 2011, a fait droit à notre demande.

    Les questions fondamentales, que nous soulevons depuis le début de notre existence, seront enfin posées à la juridiction suprême de l’Union Européenne. Les enjeux, en termes d’appropriation du vivant et de sauvegarde de la biodiversité, sont immenses et nous espérons que la Justice, ultime recours des opprimés, saura les mesurer.

    Nous appelons tous les opérateurs européens de la semence ancienne à se joindre à nous pour témoigner, dans le cadre de ce procès historique, de l’absurdité de la législation actuelle sur le commerce des semences."

    Il serait bon, pour la planète, que l'on permette à nouveau aux paysans du monde entier de planter des graines et des semences issues de leurs récoltes, comme ils l'ont fait pendant des millénaires. Les plantes qu'ils cultivent, parfois depuis des générations, sont adaptées à la région où elles poussent et participent à la biodiversité de la zone.

    Devoir acheter des semences "légales" aux multinationales semencières et agro-alimentaires, qui ont payé pour enregistrer des espèce végétales et se les approprier est un non sens absolu. C'est d'abord un vol du vivant (qui appartient à l'humanité entière), mais c'est surtout une mainmise inadmissible sur l'alimentation mondiale, et la mort de la biodiversité.

    Si on les laisse faire, il n'y aura bientôt plus sur terre qu'une seule variété de blé (alors qu'il en existe des milliers), une seule espèce de tomates et une seule sorte de pommes. Toutes les autres espèces seront illégales, car non enregistrées, ce qui coûte une fortune, impayable par les petits cultivateurs. C'est ce monde là que vous voulez laisser à vos enfants ? Terriens, il est temps d'agir...

  • Le YùMe d'Yves Mattagne...

    Enfin testé ce restaurant ouvert depuis 15 jours, et où il faut désormais réserver une semaine à l'avance !

    En bas, une Brasserie Chic, avec la cuisine ouverte, cachée par un bar où il est également possible de déjeuner ou dîner, et une pièce adjacente, plus calme et moins chaude. En haut, un magnifique Lounge Bar et quelques tables basses, où l'on déguste de la cuisine japonaise-asiatique. Toute autre ambiance...

    Nous étions en bas. Première remarque, une carte de vins exceptionnelle avec des vins "découverte" à petits prix : vraiment remarquable ! À quelques kilomètres de la frontière espagnole, Calce déploie son amphithéâtre vertigineux de coteaux inondés d’azur et d’essences de garrigue. C’est dans ce lieu privilégié que s’étend le domaine exceptionnel de Gérard Gauby, surnommé « le Grand Cru du Roussillon ». On opta donc pour "Les Calcinaires" 2007 du Domaine Gauby en rouge (30 euro), un vin superbe, frais, sur le fruit. En blanc, on opta, suite aux conseils avisés de la charmante sommelière, pour un Colombelle, la référence en vin de pays des Côtes de Gascogne : un vin blanc, frais, fruité aux arômes extraordinaires, élaboré à partir de Colombard, d'Ugni Blanc, et de Listan (18 euro). Un pur plaisir !

    A la carte, en entrées, un toast à moelle sublime, à l'assaisonnement parfait, et une sélection de tempura tout à fait remarquable (crevette, crabe et légumes), si ce n'est que le tempura d'aubergine était trop gras. Mais la perfection pour tout le reste !

    En plats, une épaule d'agneau aux cocos de Paimpol, cuite basse température, remarquable elle aussi. Et le non moins fameux turbotin, cuit à l'arrête, sauce béarnaise, et sa cocotte de légumes : divin, cuisson parfaite, et belle présentation !

    Pour terminer, un Crumble aux pommes à tomber par terre, et un Irish Coffee digne de ce nom.

    Laissons au personnel de salle, très accueillant, le temps d'achever sa formation et de s'habituer aux exigences de la clientèle et tout sera vraiment plus que parfait ! 

    En quittant ce lieu gastronomique voué au succès, des clients attendaient encore à l'accueil qu'une table se libère. Il était 22H30...

    Merci à Yves Mattagne de nous avoir ouvert un tel établissement à Woluwé-St-Pierre ! Et bonne continuation.

     

  • Dégustation du lundi 135...

    Ce lundi 7 février, nouvelle dégustation à l'aveugle au Clos, avec 4 blancs et 2 rouges. Moi qui n'adore pas les blancs, je suis servi... On fera donc un effort...

    Première bouteille, à la robe pâle, et au nez floral et citronné. La bouche, fraîche, très citronnée et acide, est vive, tendue et longue. Beau vin de soif : Jacquère 2007 Cuvée Vieilles Vignes en Vin de Savoie du Domaine Louis Magnin. Domaine fort réputé pour ses vins rouges.

    Seconde bouteille, à la robe toute aussi pâle et au nez plus classique et plus travaillé. La bouche, classique elle aussi, est gentille, sur des agrumes, toute en longueur, avec de l'élevage en finale. Chardonnay ? Oui, en Bourgogne sud, à Mâcon : Mâcon Uchizy 2009 de Raphaël Sallet. Un inconnu pour le Clos. Jamais dégusté auparavant.

    Troisième bouteille, à la robe toujours pâle, et au nez de Pina Colada (noix de coco et ananas) exotique. La bouche alcoolisée, est puissante, ronde et fraîche, toujours sur la même Pina Colada. C'est extrêmement aromatique et assez perturbant : L'effrontée 2007 du Domaine de Vénus en Vin de Pays des Côtes Catalanes.

    Quatrième et dernier blanc de la soirée, à la robe toujours aussi claire, aux reflets dorés, et au nez frais, rond et citronné. En bouche, c'est gras, c'est rond, sur des agrumes, avec un boisé pas encore totalement fondu. C'est un Bourgogne classique : Saint Aubin 2008, 1er Cru en Remilly de Philippe Pacalet. C'est bon. Sur 2008, il est quand même plus fort en blancs qu'en rouges.

    Enfin les rouges avec cette cinquième bouteille à la robe pourpre et au nez brut et fermenté sur des griottes. En bouche, un très beau fruit, un beau grain très fin, magnifique, sur des griottes en finale. Un raisin sain et mûr, le fruit et les tannins du fruit, sans boisé ni sécheresse comme à Bordeaux : Les Mûres 2009 du Château de Roquefort en Côtes de Provence. Très belle bouteille.

    Sixième et dernier flacon de la soirée, à la robe rubis et au nez fruité, puis vanillé. En bouche, c'est gentil, lisse, polissé, sans plus. Languedoc ? Raté : Mestizaje 2009 Mustiguillo à Valence en Espagne. Pas folichon...

    La suite lundi prochain.

  • Le Bio a le vent en poupe...

    L'Agence BIO est un groupement d'intérêt public en charge du développement et de la promotion de l'agriculture biologique en France. Elle regroupe le ministère de l’agriculture et de la pêche, le ministère de l’écologie, l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA), la Fédération des coopératives agricoles (Coop de France), la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique des régions de France (FNAB) et le Syndicat national des transformateurs de produits naturels et de culture biologique (Synabio).

    Dans un rapport de l'Agence Bio qui vient de paraître, la France enregistrait 20 600 producteurs bio fin 2010, soit une hausse de 50 % par rapport à 2008. De 2009 à 2010, plus de 4 100 nouveaux agriculteurs se sont lancés dans l’agriculture biologique. Au total, on recensait plus de 30 000 opérateurs engagés en agriculture biologique à la fin de l’année 2010, soit plus de 5 000 opérateurs supplémentaires par rapport à 2009. Parmi ces opérateurs, on comptait 2 800 distributeurs, 7 300 préparateurs, 20 600 producteurs et environ 260 importateurs.

    Et en terme de surfaces cultivées sur le territoire français, les surfaces conduites en agriculture biologique ont augmenté de 23,5 % en 2010 par rapport à 2009. Fin 2010, on estimait à 836 000 le nombre d’hectares conduits en agriculture biologique, dont environ 261 000 en conversion et 576 000 en bio. 

    Bref, le Bio a le vent en poupe. Et sa croissance exponentielle ne pourra plus être stoppée, tant la demande des consommateurs est forte. Ils sont soucieux de la qualité de ce qu'ils mangent et du goût des aliments, et ne font plus confiance aux multinationales agro-alimentaires, à la culture et à l'élevage intensifs, dont les aliments sont bourrés d'additifs alimentaires douteux, de conservateurs, de pesticides et autres traces de produits cancérigènes.

    Un juste retour vers la tradition, les produits de saison, le respect de la nature, de l'environnement et de la biodiversité. La renaissance des produits de terroirs et du goût. Le vrai. Celui que l'on avait presque oublié...

  • La guerre des générations...

    Intéressante chronique économique d'Amid Faljaoui sur Classic 21, aujourd'hui, à propos de la crise financière actuelle en Europe.

    Des ménages se sont endettés au-delà du raisonnable, en Espagne et en Irlande. Ces dettes ont ensuite été transférées aux banques, qui elles-mêmes les ont transférées aux Etats. Mais ces dettes sont toujours là : elles ont simplement changé de poches...

    Va-t-on transférer ces dettes aux contribuables, c'est-à-dire à vous et moi, sous forme de taxes, de hausses d'impôts et-ou de diminutions de prestations sociales ? Ou va-t-on transférer ces dettes à la prochaine génération ?

    La crise actuelle, qui est une crise financière qui s'est mutée en crise économique, puis en crise sociale pourrait bien se terminer par une crise des générations...

    Voyez la révolte des étudiants britanniques, pour ne citer qu'un exemple, pour manifester contre la hausse des droits d'inscriptions n'est que le symptôme de cette guerre des générations. Dire à un jeune britannique qu'il va devoir s'endetter pour pouvoir étudier, mais qu'il pourra rembourser ses frais d'inscriptions en une trentaine d'années n'est sans doute pas la meilleure manière de lui donner de l'espoir dans l'avenir...

    Surtout quand le taux de chômage les touche en premier lieu et que leur date de départ à la retraite sera sans doute prolongée de quelques années. La guerre des générations nous pend sous le nez en Europe. Autant le savoir.