• Dégustation du lundi 134...

    Encore une toute belle dégustation ce lundi soir, toujours avec notre invité mystère : le seul qui ai été invité deux fois de suite au clos en 14 ans !

    Deux blancs pour débuter, avec une première bouteille à la très belle robe couleur or et au nez fort plaisant, libre et sur des arômes de miel. En bouche, un vin parfaitement sec, ce que le nez ne présageait pas du tout. On est sur du raisin de Corinthe séché : c'est dense, long, très parfumé et vachement tendu. "A" 2009 du domaine Alexandre Bain en Pouilly Fumé. Vignoble géré en Biodynamie pure et dure, à l'instinct. Très beau. 

    Second blanc, à la robe dorée et au nez riche et intégré, où le travail du fût est incontestable.En bouche, riche, mais monocorde, avec l'amertume des grands terroirs et un boisé trop intellectuel  que pour être un Châteauneuf-du-Pape... Verdichio de Castelli Di Jesi Classico 1995, Les Marche. Néanmoins, pas mal pour un blanc italien de 15 ans !

    On passe aux rouges, avec un troisième flacon à la robe rubis, colorée, jeune. Au nez, j'ai un petit côté étranger (pas français), sur de la cerise et avec un côté lacté qui me plaît. En bouche, la cata ! Rien, c'est le désert. Et très asséchant malgré un beau fruit qu'on devine : La Coudraye 2009 en Bourgueil  de Yannick Amirault.

    Quatrième bouteille à la robe plus foncée. Au nez, une belle matière, du fruit et des arômes de sous-bois. En bouche, c'est fondu, rond, intense et long sur un beau fruité. Certains lui donnent plus que son âge, malgré son beau potentiel de garde : Clos Marie, cuvée Simon 2007, Pic Saint Loup en Coteaux du Languedoc. Belle bouteille.

    Cinquième flacon à la robe plus légère et au nez assez discret de Gamay. La bouche, bien, gentille, en légèreté et en finesse : Morgon 2007 de G. Descombes.

    Sixième flacon, à la robe tout aussi légère que le précédent, et au nez discret et léger lui aussi. La bouche, assez neutre, manque de concentration et de fruits et fait penser à un pinot noir alsacien, avec une belle acidité. La trame est là, mais il manque tout le reste : aucune typicité, aucun terroir. Chambolle-Musigny 2008 de Philippe Pacalet. A 15 euro, bonheur au comptoir, d'accord. Mais à 50 ou 70 euro, faut arrêter les conneries...

    Septième flacon, à la robe foncée et au nez sudiste. En bouche, du Carignan, du Mourvèdre et de la Syrah. C'est ultra-fin, pointu, superbe, avec du fruit et une fraîcheur incroyable. On oscille entre un Merlot parfait ou une Syrah pure. C'est un Cornas 2004 de Thierry Allemand, et sa parcelle Les Reynard (la plus belle) dont il prend le meilleur fût, sans le sulfiter... C'est une prouesse technique ! Magnifique.

    Huitième et dernier flacon, à la robe rubis clair et évoluée et au magnifique nez frais sur des griottes lardées, des herbes et des épices. En bouche, beaucoup de finesse, une sucrosité équilibrée, et une magnifique longueur. Très belle matière, juste un peu asséchante en finale. De mémoire, c'était un Château Rayas 2001. Pas mal du tout, juste avant de passer à table. Et quelle table...

    A suivre lundi prochain. Bonne semaine à tous.

     

  • Le restaurant YùMe d'Yves Mattagne est ouvert !

    Au coin de l'Avenue du Val d'Or et de l'Avenue de Tervueren, face au Parc de Woluwé, après des mois de travaux dans cette villa moderniste construite par les frères Blomme en 1937, et classée depuis 2008, vient d'ouvrir le nouveau restaurant d'Yves Mattagne, le YùMe.

    Ambiance lounge à l'étage, avec des plats d'Extrème Orient et une chef japonaise et brasserie Art Déco au rez, plus traditionnelle. Des produits de qualité comme au Sea Grill, mais une cuisine plus simple et plus abordable financièrement parlant. Ce ne sera donc pas le Turbot comme au Sea Grill, mais le Turbotin.

    Au rez, ambiance chaude avec un sol noir et un plafond béton, et quelques touches de couleur. A la carte, des entrées autour des 15 euro, et des plats de 20 à 40 euro environ. Et dès le retour des beaux jours, terrasse, face au Parc de Woluwé.

    J'ai hâte d'aller découvrir ce nouveau lieu gastronomique à Woluwé : ce sera chose faite dès cette semaine... 

    Le YùMe, avenue de Tervueren 292 à 1150 Bruxelles, tel : 02/773 00 80. Fermé le lundi, le temps d'achever certains travaux, et à partir de la mi-mars, ouvert 7 jours sur 7 !

     

     

  • Ils nous empoisonnent, et puis nous soignent...

    Article intéressant de Patricia Jolly dans Le Monde de ce week-end, dont voici un résumé :

     

    Jean-Paul Jaud ne décolère pas. Le 15 janvier, Yannick Chenet est mort à l'âge de 45 ans. La nouvelle est apparue assez alarmante pour que TF1 la relaie dans un de ses journaux.

    Ce viticulteur charentais, atteint d'une leucémie reconnue comme maladie professionnelle par la Mutualité Sociale Agricole, était un des protagonistes de son dernier documentaire. Sur la pellicule de SEVERN : LA VOIX DE NOS ENFANTS, sorti en salle en novembre 2010, Jaud avait fixé le témoignage du quadragénaire en sursis après des expositions répétées aux pesticides : "Quand je suis arrivé à l'hôpital, j'ai vu les noms des mêmes firmes sur la boîte des médicaments. J'ai dis : "C'est pas vrai ! Ils m'ont empoisonné, et puis aujourd'hui ils me soignent. Ils gagnent deux fois, quoi ! Mais dans le monde agricole, c'est pas facile d'en parler."

    Jaud a ouvertement déclaré la guerre à l'agriculture intensive, aux fabricants de pesticides et autres engrais chimiques. Il est convaincu que : "L'homme empoisonne la terre nourricière et donc, sciemment, ses propres enfants." Avant SEVERN, Jean-Paul Jaud avait déjà frappé très fort : "70% des cancers sont liés à l'environnement, dont 30% à la pollution et 40% à l'alimentation", prévient le synopsis de NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT, sorti en novembre 2008, et présenté en avant-première à Cannes, film dans lequel il s'attaquait à la malbouffe.

    SEVERN est le nom de la jeune fille de 12 ans qui, en 1992, au Sommet de la Terre organisé par les Nations-Unies à Rio de Janeiro, interpella à la tribune les représentants du monde entier sur la situation humanitaire et écologique de la planète. Fille d'un généticien et  d'une ancienne prof d'Harvard, elle avait prononcé un discours de six minutes trente. "Arrêtez de casser ce que vous ne savez pas réparer", avait-elle lancé aux adultes depuis la tribune. "Tout ce que vous faites à la planète me fait pleurer la nuit."

    Tout en accompagnant le film dans les festivals en France, en Espagne, aux Etats-Unis ou au Canada, Jaud a déjà entamé un nouveau tournage. Toujours bio et écolo. "C'est d'initiatives individuelles que naîtra l'action collective", veut-il croire.

     

  • Plus rien ne va comme prévu...

    Tout d'abord, mes prévisions météo (15 jours de ciel bleu) tombent à l'eau : l'anticyclone n'est pas assez puissant... Il ne fera beau que jusqu'à lundi ! Pour le ciel bleu, c'est re-programmé du 17 au 21 février. Et d'ici-là; pluie et neige...

    Ensuite ma poule au pot : j'achète ce matin de délicieux légumes bio pour faire une poule au pot, idée qui m'est venue ce matin en me promenant : menu de saison ! Ensuite je vais acheter la poule : plus de poule au marché ! Pas grave, sauf que chez le volailler, puis chez Robert, toujours pas de poule ! Fini, tout vendu ! Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à avoir la même idée que moi, le même jour ? 

    J'ai donc changé de plan et me suis replié sur un waterzooi de poissons, tout aussi délicieux.

    Enfin, l'actualité. On avait dit, à l'époque, que le 21ème siècle serait musulman. Et bien, les amis, on est en plein dedans ! La Tunisie la semaine passée, l'Egypte aujourd'hui : espérons seulement que les Islamistes intégristes ne fassent pas main basse sur ces 2 pays touristiques, et que le reste de la région se stabilise...

    Quand à notre petite Belgique, qui se défend pas mal en sport, elle est toujours sans gouvernement... Encore quelques jours de patience, et nous allons battre le record mondial, en durée, de pays sans gouvernement. Quels champions !

    Pour finir avec les infos, on parle beaucoup du prix des matières premières qui explosent pour le moment. Un peu en raison des aléas de la météo, mais beaucoup en raison de la spéculations des banques (encore elles) et des Fonds de pensions. Des hausses de 5 à 8% sont annoncées (blé, huile, café, cacao, maïs : tous les produits de base), alors que l'essence augmente aussi, tout comme le coton dont le prix a doublé en un an...

    Cela promet, en cette période de crise et de mesures d'austérité gourvernementales (lequel)... Mais ne nous inquiétons pas trop, car comme je le lisais toute à l'heure dans un article de Frédéric Vassaux pour l'Illustré (Suisse) : "Ce qu’il faut considérer, c’est que le prix du produit brut n’est bien sûr qu’une fraction du prix affiché au magasin, lequel comporte tous les frais de transport, distribution, emballage, etc. C’est encore davantage le cas dans les restaurants. Le prix du café dans un expresso vendu 3 fr. 80, par exemple, ne représente pas plus de 15 centimes. Dès lors, une augmentation même de 50% du prix des grains de café ne signifie qu’une augmentation marginale de l’ordre de 5 centimes, que le restaurateur peut aussi bien décider de prendre à sa charge". 

    Tout va donc bien, dans le meilleur des mondes...

     

  • Sygenta et son CRUISER 350...

    En décembre 2010, le ministère de l’Agriculture annonçait le renouvellement d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour une durée d’un an de l’insecticide CRUISER 350 (SYGENTA), utilisé en enrobage de semences de maïs. Cette dérogation d’un an en faveur du CRUISER était alors délivrée pour la quatrième fois consécutive depuis 2008. Excédée par cette pratique indéfiniment renouvelable, l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) avait dénoncé « un artifice juridique scandaleux destiné à contraindre les acteurs de l’Environnement à engager chaque année un nouveau contentieux pour contester l’AMM ». 

    A l’époque, l’UNAF avait déjà saisi trois fois le Conseil d’Etat sur ce dossier. Mais il semble aujourd’hui que ces efforts n’aient pas été vains. En effet, le 24 janvier dernier, le Conseil d’Etat (1) a examiné les trois requêtes de l’UNAF, contrant les décisions d’autorisation de mise sur le marché du CRUISER 350. Lors de cette audience, le rapporteur public du Conseil d’Etat, monsieur Edouard GEFFRAY, a demandé l’annulation des décisions par lesquelles le ministre de l’Agriculture a autorisé le CRUISER successivement en 2008, 2009 et 2010. Par ailleurs, le magistrat a également appelé à la condamnation de l’Etat à verser 9 000 € d’indemnités à l’UNAF pour ses frais de procédure. 

    S’exprimant sur cette « victoire annoncée », le Conseil d’Etat se rangeant aux recommandations du rapporteur public dans la plupart des cas, le président de l’UNAF, Henri CLEMENT a déclaré : « (…) une fois de plus, cette affaire pose la question de l’indépendance de l’expertise au sein de l’agence nationale (l’ANSES) et de l’agence européenne (AESA) chargées de l’évaluation des risques. Elle pose aussi la question de la confiance que les citoyens doivent pouvoir attacher au fonctionnement régulier des pouvoirs publics ». 

    Puissant insecticide neurotoxique de traitement des grandes cultures, le CRUISER est dénoncé depuis des années par les apiculteurs pour son impact sur l’ensemble des insectes pollinisateurs. Ce produit a succédé aux insecticides GAUCHO et REGENT, tous deux interdits sur intervention du Conseil d’Etat. A l’heure actuelle, le CRUISER est interdit dans la plupart des pays européens. Article de Cécile Cassier sur le site Univers Nature.

    Ce qu'il faut retenir de cet article, c'est ceci :"cette affaire pose la question de l’indépendance de l’expertise au sein de l’agence nationale (l’ANSES) et de l’agence européenne (AESA) chargées de l’évaluation des risques. Elle pose aussi la question de la confiance que les citoyens doivent pouvoir attacher au fonctionnement régulier des pouvoirs publics". Et c'est grave.

    Si l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire est corrompue, soumise au lobby ultra puissant des multinationales agro-alimentaires, si les rapports d'analyses sont truqués et les données faussées, si les experts sont payés pour ne pas dévoiler la vérité, la population et le monde animal continueront à s'empoisonner. En toute confiance. Et c'est là l'erreur !

    Nous devons vraiment nous méfier de tout, ne pas croire un seul instant ce que racontent ces organismes soudoyés, ne pas tomber dans le piège des publicités mensongères, et faire fonctionner notre instinct de survie.

     

  • Dégustation du lundi 133

    Dégustation à 6 ce lundi, avec un invité qui me fit découvrir, il y a des années, les somptueux vins de Giuseppe Quintarelli et ses Amarone della Valpolicella...

    Premier flacon, en blanc, avec une robe dorée et un très beau nez sur des agrumes et de la noix. En bouche, des agrumes, du calcaire, sur une belle matière qui persiste et fort bien équilibrée. C'est net et c'est beau : Chablis Premier Cru Vaucopin 2000 des Caves Jacquinot à Chichée. J'ai amené cette bouteille en hommage à Roland Jacquinot, dont je viens d'apprendre le décès. Un énorme gaillard, au regard vif, qui m'a toujours émerveillé par la qualité de son travail, sa franchise et sa façon de vous accueillir dans son chai et dans sa cave. Adieu l'ami, et merci pour tout.

    Second blanc, à la robe paille, et au nez de levures et d'agrumes. La bouche, toujours sur des agrumes et du pain, est riche et vivace en finale. C'est jeune et cela pétille très légèrement, mais c'est très bon : Saint Bris 2008 Bourgogne, d'Alice et Olivier De Moor à Courgis. On est à plus de 80% de Sauvignon, et en Bourgogne ! Une exception...

    Troisième blanc à la robe plus foncée, et au nez de Munster très long et déconcertant (pour être sympa). En bouche, on dirait un champagne de 1964 qui ne pétille plus... Jura ? C'est un Savagnin ouillé : Arbois Pupillin 2004 de Pierre Overnoy. Avis fort mitigé autour de la table.

    On passe aux rouges, avec ce quatrième flacon à la robe légère et au nez de cour de ferme, avec de la réduction, derrière laquelle on devine un fruit rouge. En bouche, un vin de comptoir, à boire à l'apéro avec des tapas, sans défaut mais pas accompli. Avec malgré tout une belle matière et des fruits rouges croquants : Mauvais Temps 2009 en Vin de Table de l'Aveyron de Nicolas Cadmarans.

    Cinquième bouteille, à la robe foncée et au nez cuit, sur du jasmin et de l'amande. En bouche, c'est très mauvais : La Rèze 2008, Merlot-Cabernet en Vin de Pays d'Oc. Et en plus c'est Bio ! a oublier au plus vite...

    Sixième flacon à la belle robe classique et évoluée, au nez classique et strict. En bouche, une belle matière, une belle longueur, un beau terroir, de la noblesse. Un côté confituré avec une belle fraîcheur, mais un terrible boisé en finale, rendant le tout fort sec... Fort dommage pour ce Brunello Di Montalcio 2005 La Fiorita de Castelnuovo Abate-Montalcino. 

    Dernière bouteille de la soirée, avec un vin à la robe légère et trouble, et au nez de vieux vin qui pinote... La bouche s'avère fondue, longue, et mûre, sur un mono-cépage. C'est très bon, on en boirait des seaux... : Les Hautes-Maizières 2007, Vosne-Romanée du Domaine Prieuré Roch. Pas mal du tout, et dans la lignée du Clos de Bèze 2007, du même domaine, que j'ai loupé la fois passée pour cause de rhume...

    Lundi prochain, on recommence à 6 avec de meilleurs flacons (moins pétillant, moins déconcertant, moins Munster, moins réduit, moins jasmin, moins sec et moins boisé), histoire de faire honneur à notre invité. Qui vivra verra.

     

  • Courage, la grisaille s'en va...

    Après ce beau week-end gris et pluvieux, plus que 3 jours à patienter dans la grisaille et le soleil va faire sa ré-apparition sur notre petit Royaume... En effet, d'après certains sites météo à long terme, une vaste zone anticyclonique couvrira la Belgique.

    Il fera certes plus froid, mais ciel bleu, soleil et nuits étoilées garantis pour au moins 15 jours à partir de ce jeudi 27/01/2011. Cela va nous faire du bien ! Et combler notre petit déficit en rayonnement solaire...

    Courage, plus que 4 fois dormir...

  • Alors, il arrive ce liquidateur...?

    Après les pré-formateurs, formateurs, scrutateurs, éclaireurs, et autres conciliateurs et magouilleurs, il serait temps de nommer un liquidateur (vous savez, un homme à chapeau, vêtu de noir, avec un silencieux) et de supprimer, un à un, les acteurs de cette mascarade politique qui dure depuis trop longtemps.

    Ils n'ont aucune stature politique, aucune vision à moyen et long terme sur le Royaume, aucune prestance comme l'avait certains anciens. Ils se tirent dans les pattes, font des coups fourrés, ne pensent qu'à leur égo ou à celui de leur parti et ne respectent pas leurs promesses électorales. Et à chaque élection, nous ne pouvons voter que pour eux, pour ces mêmes têtes ! Ils ne méritent pas de gouverner la Belgique.

    Et à leurs places, me direz-vous ? Il faudrait les remplacer par des gens passionnés, honnêtes, cultivés, bien éduqués, consciencieux, dont l'unique but serait de gérer la Belgique comme on gère son entreprise, en bon père de famille. Je pense aux CEO du Bel 20, mais aussi à des plus jeunes, intègres, non corruptibles, qui mettront leur énergie et leur passion au service du pays. Et qui représenteront la Belgique avec classe et conviction.

    Ils formeraient une véritable équipe, motivée, soudée, dure comme de la pierre, qui s'attaquerait aux problèmes les uns après les autres. Sans compromis, sans pots de vin, sans conflit d'intérêt, d'une façon juste.

    On peut rêver, non ?

  • Merci à Olivier Thierry, Madame Gélibert, le patron du Bec Fin et aux viticulteurs de Bandol...

    Dîner hier soir, tout simple, avec quelques pâtes Bonneterre semi-complètes,  agrémentées d'échalottes Bio, de quelques gousses d'ail violet de Provence, ramenées cet été, et d'un filet d'huile d'olive première pression à froid d'Olivier Thierry du Domaine de la Pierre Plantée à Sainte-Maxime, et voilà toutes les saveurs provençales dans les assiettes ! Et le Terrebrune 2005 en Bandol accompagna à merveille ce petit plat parfumé et goûtu...

    Et, pour continuer sur le même chemin, j'achève ce matin le pot de miel de Lavande de A. et A. Gélibert à Grimaud, magnifique, pour attaquer celui de Fleurs de Provence, du même producteur. Quels parfums !

    Voilà de quoi bien débuter sa journée et pouvoir affronter cette météo hivernale sans problème.

    Et pour achever le Bandol comme il se doit, je mangerais bien ce midi une petite Soupe de Poissons du Bec Fin, accompagnée de la Rouille du Pêcheur, toujours de la même conserverie à Cogolin (www.au-bec-fin.com). Il suffit de poëler quelques tranches de baguette à l'huile d'olive, de les frotter à l'ail (violet de Provence) et c'est prêt ! Encore un plat qui vous en met plein les narines, qui vous rappelle l'été et les vacances, qui vous rend heureux. Tout simplement.

    Je ne regrette vraiment pas d'avoir ramené tous ces trésors de guerre cet été ! On prolonge les plaisirs gastronomiques et les senteurs estivales avec ces produits de terroirs artisanaux et qualitatifs. Merci à Olivier Thierry, à Madame Gélibert, au patron du Bec Fin et aux viticulteurs de Bandol de faire du si bon boulot et de permettre de tels moments de plaisirs gustatifs.

  • Pour la première fois, l'espérance de vie diminue...

    "Les dernières statistiques montrent qu'en réalité, dans les pays riches, la courbe s'inverse à présent : l'espérance de vie va chuter et ce n'est pas fini.

    Car les centenaires d'aujourd'hui ont bénéficié de toutes les conditions favorables : naissance dans un monde à l'air encore pur, aux aliments plus rares mais de grande qualité nutritionnelle et sans additifs, et donc d'une base solide. Dans un deuxième temps, dans leur maturité, elles ont profité des bienfaits des premières découvertes de la vie moderne dans ce qu'elle avait de positif : antibiotiques, congés, diminution du temps de travail, conditions de vie, abondance d'aliments etc....

    Mais à présent, les générations qui arrivent vont prendre de plein fouet les inconvénients majeurs de la révolution physico chimique de notre vingtième siècle. Développement anarchique de la Chimie de synthèse après la seconde guerre mondiale, dérivée du pétrole. Apparition des engrais, pesticides, herbicides, des transports internationaux, d'un parc automobile polluant autant par la fabrication, la circulation et l'absence de recyclage. Pollution électro magnétique intense par multiplication de plus de 10.000 des ondes interagissant avec notre organisme, excès alimentaire de toutes sortes... Et tout ceci subit dès leur naissance.

    Il est donc à prévoir, sans se tromper, que les maladies dégénératives vont très vite l'emporter sur la fausse abondance de biens dans les pays riches : doublement des cancers en dix ans pour certains, effondrement des défenses immunitaires (SIDA, arthrose, asthme...), désordres psychiques (Alzheimer, dépressions, schizophrénie..).

    Il est par ailleurs clair que la chimie de synthèse n'est plus capable de fournir des molécules thérapeutiques. Le premier laboratoire pharmaceutique du Monde consacre depuis plusieurs années plus de cinq milliards de dollars par an en Recherche et Développement sans résultat valable.

    Inévitablement, nous aurons à payer la facture des excès que nous avons commis, et nos enfants, à part d'être clonés en robot (certains y pensent !) auront du mal à résister à la déferlante. Pour les plus pessimistes, comme Hubert REEVES, il est quasiment impossible de faire machine arrière." Article de François Danain, Naturopathe.

    Et les récentes statistiques portant sur 2006 aux Etats-Unis confirment cette tendance : l'espérance de vie, qui n'a cessé de s'accroître au cours des siècles, est en train de chuter, pour la première fois. Nos enfants vivront moins vieux que nous.

    Peu de choses à faire concernant l'air que nous respirons (à part couper la ventilation de la voiture dans les tunnels, ou quand on suit un diesel). Par contre, nous pouvons réduire les pollutions électro-magnétiques en utilisant moins le GSM, en évitant les systèmes Wi-fi (préférons les installations câblées), nous pouvons soigner notre alimentation (Bio, variée, locale  et de saison), nous pouvons éviter tout ce qui est plastique (surtout ceux en contact avec les aliments : boîtes de conserves, canettes, tuperwaere, ainsi que tous les ustensiles de cuisine en plastique), et revenir à des systèmes de cuissons traditionnels (sans Téfal, Téflon, etc...).

    Mais cela suffira-t-il ? J'ai comme un doute. Un énorme doute...

     

     

     

     

  • Wikileaks confirme...

    Article intéressant dans Le Monde de ce week-end, qui relate l'activité déployée par la diplomatie américaine pour imposer les OGM en Europe, et défendre les multinationales de ce secteur, au premier rang desquelles MONSANTO.

    C'est grâce au flot de documents rendus publics par Wikileaks, dont certains télégrammes de l'ambassade américaine à Paris, que l'on peut se rendre compte à quel point les pressions sont fortes pour imposer la culture d'OGM en Europe... Il est même prévu des sanctions en cas de refus !

    Il faudra pourtant bien que les Etats-Unis et MONSANTO se rendent à l'évidence : les européens ne veulent pas d'OGM ! Ils veulent pouvoir s'alimenter sainement et pouvoir décider, en connaissance de cause, de ce qu'ils mangent. Les dernières statistiques américaines sur 2006 font état, pour la première fois, d'un recul de notre espérance de vie ! Qu'ils gardent leurs crasses chez eux...

    Merci à Wikileaks de nous avoir permis de confirmer ce que nous présentions déjà, à savoir que MONSANTO travaille main dans la main avec le gouvernement US. A lire en anglais :  http://213.251.145.96/cable/2007/12/07PARIS4723.html

     

  • Le cycle idiot du cancer...

    Le cycle idiot est un jeu de mot avec le « cycle de vie »  qui montre qu’il y a une sorte de régénération des mêmes problèmes provoqués par les mêmes gens, en l’occurrence les plus grandes compagnies pétrochimiques qui sont aussi les plus grandes compagnies de biotechnologies (OGM), qui rejettent des substances cancérigènes comme le benzène ou la dioxine, et qui sont aussi les plus grandes compagnies pharmaceutiques, qui sont censées soigner les cancers. 

    Après le cancer de sa mère et d’autres proches, très jeunes, qui n’avaient pourtant pas de prédispositions particulières pour développer une telle maladie, Emmanuelle Shick-Garcia a voulu comprendre quelles étaient les causes du cancer, en s’intéressant aux industries chimiques.

    Car, « aujourd'hui on nous bombarde de 18 millions de produits chimiques, dont beaucoup se mélangent dans l'environnement pour en créer de nouveaux. Seulement 2 000 de ces produits chimiques fabriqués par l'homme ont subis une analyse toxicologique complète », dénonce la réalisatrice.

    Dans son documentaire, elle part donc à la rencontre des populations riveraines de ces industries chimiques au Canada et aux Etats-Unis, des zones où sont rejetées des substances telles que le benzène ou la dioxine et qui correspondent à une explosion du nombre de cancers…

    Puis elle s’intéresse à la nouvelle marotte de ces –souvent-mêmes industries : la biochimie, dont sont en particulier issus les OGM et dont les effets sur la santé restent encore peu étudiés. Entre les deux, un lien : l’industrie pharmaceutique et les stratégies de lobbying pour diffuser ses médicaments traitant justement le cancer. Un cycle idiot donc, que la réalisatrice invite à arrêter, par le biais d’une pétition et d’actions quotidiennes, présentées sur le site internet dédié au film. Article de Béatrice Héraud sur Novethic.

    Bayer, BASF, Monsanto, Dupont, etc.…Les plus grandes sociétés pétrochimiques sont aussi les plus grandes sociétés biochimiques et les plus grandes sociétés pharmaceutiques...Une aberration qui nourrit le « cycle idiot du cancer », dénonce la réalisatrice franco-hispano-canadienne Emmanuelle Schick-Garcia dans un documentaire –« The idiot cycle »- qui fait le tour du monde, hors des circuits habituels de distribution. A voir pour comprendre ce qui nous arrive...

  • Enfin de bons restaurants à Woluwé...

    Yves Mattagne, le chef étoilé du Sea Grill au Radisson Blu, va ouvrir très prochainement un restaurant Avenue de Tervuren ! La Brasserie Mattagne occupera le rez-de-chaussée, tandis qu'un espace Sushis se tiendra au 1er étage.

    Autre bonne nouvelle pour les habitants de Woluwé-Saint-Pierre, c'est le déménagement de BonBon. Christophe Hardiquest reprend en effet le restaurant Les 3 Couleurs, également Avenue de Tervuren, pour y installer son nouveau BonBon dès la mi-février.

    Deux très bonnes nouvelles donc pour les habitants de cette partie de Bruxelles, qui désespéraient un peu de trouver une bonne table dans les parages. Parce qu'à part le Parc Avenue, Avenue d'Audergem 50, à quelques pas du Parc du Cinquantenaire, c'était un peu (beaucoup, énormément) la zone...

    Encore juste un peu de patience, avant de pouvoir découvrir ces nouveaux lieux dédiés à la gastronomie, pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives...

     

  • Aaaah, ces huîtres génétiquement modifiées, quel bonheur...

    Alors, ces dernières huîtres...? Elles étaient bonnes ? Parce que, si vous l'ignoriez, elles étaient des OGM ! Oui, vous avez bien lu. Et je suis tombé de ma chaise en lisant l'article publié ci-dessous dans Le Monde :

     

    Au coeur de la période des fêtes, qui représente de 60 % à 70 % de la consommation annuelle d'huîtres, les ostréiculteurs sont en plein désarroi. Depuis trois ans, ils sont confrontés à une surmortalité pouvant atteindre 90 % des jeunes huîtres avant qu'elles atteignent l'âge adulte. En 2010, la production française, qui représente quelque 130 000 tonnes, a encore baissé de 30 %.

    L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) privilégie comme explication la présence d'un herpès virus, baptisé OsHV-1, particulièrement agressif, combiné à des bactéries. Ce virus " existe depuis la nuit des temps ", relève toutefois Gérald Viaud, ostréiculteur à Chatressac (Charente-Maritime) et président du conseil régional de conchyliculture de Poitou-Charente. " Mais la vraie question consiste à savoir ce qui rend aujourd'hui ce virus si agressif, et est-ce lui qui fait mourir les huîtres ? Cela n'a jamais été vraiment prouvé. "

    Cet ostréiculteur adepte du " né et élevé " en milieu naturel incrimine la détérioration de l'environnement, liée au réchauffement climatique et à la gestion " désastreuse ", sur le littoral, de l'eau douce se jetant dans la mer et drainant des polluants tels les pesticides agricoles. " Si nous ne mettons pas en place des schémas d'aménagement territoriaux pour protéger nos estuaires, je ne vois pas comment on s'en sortira ", ajoute-t-il.

    Même si cela se fait encore à mots couverts, l'intensification de la production est aussi montrée du doigt. Au début des années 2000, les ostréiculteurs ont eu de plus en plus recours à la production artificielle de naissains dans les écloseries. Même en Poitou-Charente, qui est pourtant l'un des deux bassins de reproduction naturelle avec Arcachon, beaucoup se sont laissés séduire. En particulier par la variété d'huître dite des " quatre saisons ".

    Un produit de laboratoire créé par l'Ifremer en 1997, génétiquement modifié pour être stérile et pouvant donc grandir plus vite, puisqu'il ne dépense pas son énergie dans la reproduction. Résultat, cette huître est mature en deux ans, au lieu de trois voire quatre pour une née en milieu naturel et elle ne produit pas, en été, de laitance reproductrice. " Pourquoi se priver de bons produits, de qualité égale toute l'année, de taille homogène, charnue, plaisants pour le consommateur, sans s'astreindre au cycle naturel ? ", se demande Jean-Pierre Suire, président du Groupement qualité des huîtres Marennes-Oléron. Celui-ci s'interroge cependant : " Quand les jeunes huîtres sortent des écloseries, elles ne présentent aucune pathologie, aucune trace d'herpès. Mais dès qu'on les met en mer, elles peuvent mourir. Cela veut-il dire qu'elles sont moins résistantes ? ", Les producteurs se plaignent aussi de n'avoir aucune visibilité sur ce qui se passe en écloserie, par exemple, si des antibiotiques ou d'autres produits pour favoriser l'éclosion sont utilisés.

    Membre de l'Association pour une ostréiculture traditionnelle, Jacques Baroin, dénonce, lui, le risque d'homogénéité génétique, qui serait à l'origine de l'appauvrissement de la résistance des huîtres. Et ce petit ostréiculteur à Marennes de rappeler que " la mer favorise la sélection naturelle ". " En choisissant des variétés d'huîtres ayant une croissance rapide, n'a-t-on pas favorisé leur faiblesse et, dès lors, un terrain favorable au développement pathogène ? ", s'interroge-t-il.

    Pour Fabrice Viollet, un ostréiculteur de Saint-Just, à force " d'industrialisation ", " la nature a fini par reprendre ses droits. Quand vous faites de l'élevage intensif et que l'on charge les poches, les risques de transmission de maladies augmentent et des épidémies finissent par se développer ", reconnaît-il. Mais aujourd'hui, il se félicite de ne pas être passé, comme d'autres, au tout naissain d'écloserie et d'être revenu à une production plus raisonnable. " Heureusement que nous avons gardé notre mode de production naturel. C'est ce qui nous sauve aujourd'hui ", assure-t-il. Article de Laetitia Van Eeckhout dans le Monde de ce vendredi.

    Merci à l'IFREMER de mettre au point des huîtres OGM, et de les commercialiser sans en avertir le CON-sommateur ! Et bravo pour la surmortalité des jeunes huîtres de cette nouvelle espèce génétiquement modifiée, qui va faire grimper les prix pour les 3 ans à venir...

    Quand est-ce que l'homme comprendra enfin que l'élevage intensif, l'industrialisation et la recherche de profit se fera toujours au dépend de la qualité? Quand est-ce que ces apprenti-sorciers arrêteront-ils de manipuler l'ADN des espèces végétales et animales pour produire plus, plus vite et moins cher ? Avec tous les désastres écologiques, sanitaires et environnementaux qui s'ensuivent ?

    Un retour au naturel s'impose : rien ne vaut une petite huître née en mer et qui met 3 à 4 ans avant d'être commercialisable. Et non merci aux huîtres OGM, aux saumons OGM, aux animaux nourris d'OGM et aux fruits et légumes OGM ! Vive le Bio, les aliments naturels non traités, et dont la structure moléculaire n'a pas été modifiée.