• Hivers froids et réchauffement...

    Le fait peut sembler étrange et pourtant, selon des scientifiques, les hivers rigoureux qui se succèdent en Europe depuis dix ans sont liés, en grande partie, au rechauffement climatique.

    Au premier regard, la froideur glaciale qui s'est abattue sur l'Europe semble peu compatible avec la hausse moyenne des températures attendue d'ici la fin du siècle et qui pourrait atteindre de 5 à 6 degrés. Aux climato-sceptiques qui y voient la preuve que le changement climatique n'existe pas, certains scientifiques répondent que ces vagues de froid sont un refroidissement temporaire, au sein du réchauffement global.

    Mais, une nouvelle étude va plus loin, et montre que la hausse du thermomètre est précisément à l'origine de ces hivers enneigés et particulièrement froids.

    Le coupable serait la fonte de la calotte glaciaire arctique. Le réchauffement, deux à trois fois supérieur à la moyenne, a entraîné sa réduction de 20% ces 30 dernières années. Elle pourrait même disparaître entièrement durant les mois d'été d'ici la fin du siècle. Les rayons du soleil, qui ne sont plus repoussés par la glace, réchauffent encore un peu plus la surface du globe à cet endroit. Une mer sans glace, et c'est tout le système de pressions qui s'en trouve bouleversé.

    "Mettons que l'océan soit à zéro degré", explique Stefan Rahmstorf, spécialiste du climat au prestigieux Institut Potsdam (Allemagne) pour la recherche sur l'impact climatique. "Il est ainsi beaucoup plus chaud que l'air ambiant dans cette zone polaire en hiver. Vous avez alors un important flux chaud qui remonte vers l'atmosphère, que vous n'avez pas quand tout est recouvert de glace. C'est un changement énorme", ajoute-t-il.

    Le résultat, selon une étude publiée au début du mois par le Journal de Recherche Géophysique, est un système de hautes pressions qui pousse l'air polaire, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, vers l'Europe. 

    "Ces anomalies pourraient tripler la probabilité d'avoir des hivers extrêmes en Europe et dans le nord de l'Asie", y explique le physicien Vladimir Petoukhov, qui a dirigé l'étude.

    D'autres explications pour ces hivers atypiques, comme une baisse de l'activité solaire ou des changements dans le Gulf Stream, "ont tendance à en exagérer les effets", ajoute Vladimir Petoukhov.

    Il souligne également que lors de l'hiver glacial de 2005-2006, quand les températures étaient de 10° inférieures à la normale en Sibérie, aucune anomalie n'avait été constatée dans l'oscillation nord-atlantique, phénomène météorologique avancé par certains comme une explication possible de ces hivers rigoureux.

    Les chercheurs soulignent que ces hivers particulièrement froids en Europe ne reflètent pas la tendance globale constatée sur l'ensemble du globe, où 2010 devrait être l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées.

    "Quand je regarde par ma fenêtre, je vois 30 cm de neige et le thermomètre dit -14°", raconte Stefan Rahmstorf, qui s'exprimait au téléphone depuis Potsdam. "En même temps, au Groenland, nous sommes au-dessus de zéro en décembre"! Source : Nouvel Obs et AFP.

     

  • Dégustation du lundi 132...

    Fort belle dégustation à 4, hier soir, qui se termina assez tard vu le nombre de flacons ouverts...

    Mise en bouche avec un vin à la robe pâle et au nez de grenache blanche (Châteauneuf?), sud et classique. En bouche, du gras, du pamplemousse rose, mais un manque de vivacité et de tension. C'est un peu plat en finale. Les Combottes 2004 Pernand-Vergelesses du Domaine du Château de Chorey, en Côte de Beaune.

    Seconde bouteille, à la robe champagne et au nez de cidre, plus frais et plus jeune. En bouche, c'est simple, avec une belle concentration, vendangé mûr, avec un petit côté perlant sur du lime. Un beau jus, sans terroir : "Cours toujours" du Domaine du Possible en Vin de Table de France (Roussillon).

    On attaque alors les rouges avec un vin à la robe rubis léger et au nez fruité, avec un rien de réduction. En bouche, à nouveau un petit côté perlant et un beau fruit. C'est assez léger et on est en Beaujolais : Vin de Kav 2008 Chiroubles de Karim Vionnet, en magnum.

    Quatrième bouteille, et un changement de registre avec un vin à la robe rubis légèrement évoluée, et au nez bordelais assez expressif. La bouche est marquée par le cabernet avec quelques notes de cerises en finale. Il y a une belle matière, mais aussi un beau boisé typique et un côté austère : Château Palmer 2003 en Margaux. Assez décevant et ne vaut certainement pas le prix demandé...

    Cinquième flacon, à la robe foncée et évoluée sur le contour du verre. Un magnifique nez de tannins serrés, et une bouche meilleure que le précédent, avec de la puissance et de la complexité, et puis ce boisé qui vient et qui gâche le tout. Château de Fieuzal 1988 en Pessac Léognan. Malgré tout, très jeune pour une bouteille de 22 ans.

    Sixième flacon, à la robe noire, et au nez de soleil et d'alcool sur de la fraîcheur. En bouche, c'est puissant, sur une magnifique fraîcheur, beaucoup plus plaisant qu'un grand bordeaux et sans la sécheresse bordelaise... Redigaffi 2005 Rosso Toscana. Belle bouteille.

    La septième bouteille, elle aussi à la robe noire, présenta un nez animal, puissant sur une fort belle matière. En bouche, un mourvèdre bien mûr, sur une belle fraîcheur, et avec un petit côté boisé qui doit encore s'intégrer. On est à Bandol : Cuvée Saint-Ferréol 2007 du Domaine de la Tour du Bon à Bandol. Pas mal du tout et très beau millésime. 

    Dernier flacon de cette grande soirée, un vin à la robe rubis foncé et au puissant nez de cassis sur une très belle matière. En bouche, on a l'expression du cabernet très riche sur le fruit, sans boisé, avec une belle finale sur du cassis. Pour le cabernet, c'est raté : Tinto Pesquera cuvée Janus Gran Reserva 2003 Ribeira Del Douro. Pourquoi les bordeaux ne ressemblent-ils pas à cela ?

    Il y a 13 ans, jour pour jour, nous dégustions au Clos dans le millésime 1986 : Château Vieux Château Certan,
Château Lafleur,
Château Trotanoy,
Château L'Evangile,
Château Cheval Blanc et
Château Beychevelle. Quand on vous disait que les temps changent... La suite lundi prochain, peut-être...

     

  • Etat des pistes aujourd'hui...

    Alors, au niveau des pistes, tout est ouvert à Spa et Botrange, Val d'Isère et Val Thorens. A Roissy et Orly, seulement la moitié des pistes sont ouvertes, tandis qu'à Heathrow, elles sont toutes fermées. Quant à Bruxelles National, vu ce qui tombe pour le moment, on peut s'attendre à la fermeture de quelques pistes.

    Belle fin d'automne sur le Royaume - l'hiver, c'est à partir de mardi- et peut-être un Noël blanc ? Cela dépendra de la météo du début de semaine. A suivre...

     

  • Truffes varoises...

    J'ai acheté hier, au Repos de la Montagne, une truffe varoise de 85 grammes, ramenée jeudi du village d'Aups, dans le Var. En tentant d'en savoir plus, je suis tombé sur "Le Coin bleu", le blog cuisine et terroir de Brigitte Meunier, qui nous apprend ceci : 

    "Jusqu'au mois de février, chaque jeudi matin, sur la place Frédéric-Mistral à Aups, a lieu un marché aux truffes ouvert aux particuliers. 

    Plus on s'enfonce dans l'hiver, plus les truffes varoises qu'elles soient sauvages ou d'élevage seront bonnes, comme si le froid les faisait mûrir. Là haut, ils disent tous que les meilleures sont pour janvier, février et même mars quand il en reste. Pourtant c'est avant les fêtes qu'on les payent le plus cher. La semaine dernière, le jeudi 9 décembre, elles se négociaient autour de 750 euros le kilo. C'est donc après le jour de l'an quand la truffe est à point et que son cours a baissé que les plus malins ou les plus connaisseurs viennent l'acheter.

    D'autant que la Tuber Melanosporum se congèle très bien. A condition selon Marie-Lou Barbaroux, productrice de Néoules, « de la glisser brossée et lavée dans du riz nature, le tout enfermé dans un récipient hermétique. » Un écrin blanc et sans parfum pour un diamant noir qui conservera toute sa saveur jusqu'à l'année prochaine. 

    Le jour où vous la sortirez de son hibernation, laissez-là se réchauffer 5 à 10 minutes, « le temps qu'elle perde le gros du froid » comme dit Marie-Lou, puis la couper ou la râper tant qu'elle est encore un peu congelée. C'est juste plus facile comme cela.

    Et rappelez-vous : une truffe de qualité doit être bien marbrée.

    Si vous n'êtes pas libres le jeudi, les producteurs vendent aussi à la propriété. Marie-Lou est de ceux-là à condition de l'avertir au 06 18 16 20 77."

    Il ne me reste plus qu'à la servir en fines lamelles sur des pâtes fraîches, légèrement saucées avec une réduction de jus de cèpes. Un plat exceptionnel bien de saison.


     

  • Dégustation du lundi 131...

    Fort belle dégustation à 4 ce mardi soir (exceptionnellement), avec un premier vin à la robe jaune paille et au nez travaillé, avec de l'élevage et du boisé, mais aussi du fruité. En bouche, un très grand chardonnay, sur une très belle complexité. C'est riche, c'est gras, c'est soigné, sur une très belle matière et sur un très beau millésime bien mûr. On pense à 2002 à Puligny ou sur Chassagne : Les Ménétrières 2006 Cuvée hors classe, en Pouilly-Fuissé du Domaine J.A. Ferret. Le meilleur des Pouilly-Fuissé que l'on puisse boire aujourd'hui. Grandiose.

    Second flacon, à la robe rose pâle et au nez qui rappelle Le Clos, c'est-à-dire quelqu'un qui fait bien son vin. En bouche, pas de vinosité exubérante, mais un fruité de chair et de masse qui s'exprime : L'Anglore rosé 2009 en Tavel. C'est tout, sauf un Tavel...

    Troisième bouteille à la robe rubis foncé et au très beau nez de fruité puissant, de cèdre, sur une superbe matière et de la fraîcheur. La bouche est magnifique, sur du fruit, un boisé fondu, une matière extraordinaire, et une fraîcheur impressionnante malgré l'alcool : Coccigrues 2207 Saint Chinian de Yannick Pelletier en vin naturel. Le fils spirituel de Barral. Vraiment très bon.

    Quatrième bouteille, à la robe claire et trouble, et au nez assez discret sur un pamplemousse léger. En bouche, pour moi, des notes de pamplemousse jaune et de noix de coco, sur une belle fraîcheur. Pour les autres, un beau jus propre, qui roule, sur une belle longueur. Du Pinot libre. Pacalet, Prieuré Roch, Dominique Derain (bien qu'il soit sur de moins bons terroirs)?  Charmes-Chambertin 2008 Grand Cru de Philippe Pacalet. Une bouteille à 175 euro...

    Cinquième flacon à la robe superbe et foncée, comme j'aime, avec des contours évolués. En bouche, c'est bordelais, boisé et discret.  Mais derrière le truc catastrophique que l'on n'apprécie plus, il y a quand même quelque chose de très grand : c'est un grand vin . Mais ils se sont trompés à Bordeaux : il manque la chair et le terroir. Ce n'est pas un bête Pontet-Canet, il y a une magnifique matière ! Mais nous avons 15 ans de dégustations derrière nous. Un gars qui n'a bu que des vins naturels le recrache : Angélus 1996 Grand Cru classé en Saint Emilion Grand Cru. Egalement 175 euro...

    Sixième bouteille, moins foncée et plus évoluée et au nez génial de vieux bordeaux. En bouche, c'est mieux que le précédent, mais ce serait mieux de le déguster en mangeant. Ce genre de vin s'assèche et n'évolue pas, malgré une jeunesse apparente : Lynch Bages 1988 Grand Cru Classé en Pauillac. Il manque de fruits. C'est un petit millésime pas facile, et nous ne retrouvons plus le plaisir que nous avions il y a 10 ans. Bordeaux a évolué, et nous aussi; Et pas dans le même sens.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe sombre, et au nez riche sur de la noisette et du café. en bouche, cela fait plaisir, c'est très long, généreux. Mais contrairement à ce que nous avions trouvé il y a 3 mois, nous lui trouvons ce soir de l'alcool trop présent, trop de puissance, et pas assez de tension : Le Grand Rouge Revelette 2007 en Vin de Pays des Bouches du Rhône de Peter Fisher.

    Le 11/12/1998, nous dégustions : Champagne Moët et Chandon vintage 1947 cuvée spéciale du 15 décembre 1960,
Château Grillet 91 Neyret-Gachet,
Domaine de Chevalier Blanc 64 Grand Cru Classé de Graves,
Canon La Gaffelière 90 St Emilion Grand Cru Classé,
Château Soutard 55 St Emilion Grand Cru Classé,
Château Haut-Bailly 59 Grand Cru Classé de Graves,
Château Haut Brion 37 1er Grand Cru Classé de Graves,
Vieux Château Certan 50 Grand Cru Pomerol,
Petrus 66 Pomerol,
Château Lafite-Rotschild 75 1er Grand Cru Classé de Pauillac,
Château Mouton-Rotschild 88 1er Grand Cru Classé de Pauillac,
Château Cantemerle 89 5ème Cru Classé de Haut-Médoc,
Château d'Armailhac 90 5ème Cru Classé de Pauillac,
Château l'Evangile 83 Pomerol Héritiers P. Ducasse,
Château Haut Brion 84 Premier Grand Cru Classé de Graves,
Château La Mission Haut Brion 66 Grand Cru Classé de Graves,et Petrus 75 Pomerol !

    Il est clair, qu'à une certaine époque, nous avons exagéré. Mais qu'est ce que c'était bon ! Il est clair également qu'aujourd'hui, nos goûts ont évolués et que les vins de Bordeaux ont pris une direction qui ne nous agrée plus. Je n'ai plus que 6 bouteilles de bordeaux en cave : c'est un signe.

    La suite lundi prochain.

  • La crise a de bons côtés...

    La crise oblige les islandais à réfléchir au sens de la vie, au pourquoi de l'argent, à la manière d'envisager le futur. Et dans ce pays au capitalisme triomphant jusqu'en 2008, l'on voit des idées neuves germer : "La crise nous oblige à repenser la société. Nous avons besoin de nouvelles idées pour avancer. Parce que la théorie d'une croissance qui jamais ne s'arrête n'est pas viable à long terme."

    La crise a rendu les gens plus curieux des autres : le "comment faites-vous pour?" a remplacé le "qu'est-ce que vous possédez?" Les enfants apprennent les valeurs des choses. On crée des potagers, on refait des confitures, et face à la chute de la couronne islandaise, on a cessé d'importer pour privilégier les produits locaux.

    "Le pouvoir en place n'a rien fait pour juger les coupables. Ils n'ont rien compris et ne veulent pas comprendre la crise : c'est comme sur le Titanic, on percute l'iceberg, et puis on sort les violons et le champagne, et on fait comme si on était toujours les plus forts. Or, le système bancaire est devenu criminel. C'est pareil chez vous, en Europe, mais vous ne vous en êtes juste pas encore rendu compte. Collusion des pouvoirs politiques et économiques, opacité des décisions, délits d'initiés : la désillusion financière a débouché en Islande sur une crise sans précédent de la représentativité". Ce qui a fait tomber l'ancien gouvernement...

    La Grèce et l'Irlande ont suivi l'Islande. Le Portugal, le Royaume-Uni, la Belgique et la France risquent de suivre vu les dettes accumulées. C'est exactement le scénario qu'avait prédit Jacques Attali en expliquant que l'on nous mentait sur l'état de santé des banques mondiales, malgré qu'elles aient été renflouées à coups de milliards d'euro. Et il faudra des années aux états et à la population pour rembourser ces dettes et remonter la pente, à coups de grands sacrifices et d'austérité. Alors que les banques, elles, ré-afficheront des bénéfices insolents...

    Espérons seulement que cette crise, comme en Islande, nous fasse réfléchir à un nouveau modèle de société, à l'abandon des principes de la société de consommation à outrance et du jetable. En Islande, étaler ses richesses n'est plus apprécié du tout. Ils disent à ces gens : "Ne sois pas si 2007 !". Le début du changement ?

     

  • Petit redoux avant grands froids...

    Profitons de cette belle journée, car dès mardi, c'est reparti : le froid revient ! 

    On annonce des températures de plus en plus négatives au cours des nuits, puis des jours, avec de nouvelles chutes de neige, du verglas et tout le tralala... Il fera un froid de canard jusqu'au 23 décembre. Par contre, un flux de sud-ouest se mettra en place dès le 24 décembre, nous assurant une relative douceur pendant les vacances de Noël.

    Le froid reviendra à la rentrée, avec des conditions anticycloniques qui feront la part belle au soleil pendant tout le reste du mois de janvier. Nous en aurons bien besoin après ce début d'hiver si nuageux. Quant à février, il s'annonce comme l'année passée : froid, nuageux et neigeux...

    C'est du moins ce que disent les prévisions à long terme. Qui vivra verra !

  • L'aspirine, anti-cancers...

    Il y a un peu plus d’un mois, le professeur Peter Rothwell de l'Université d'Oxford publiait dans la revue "The Lancet" un article faisant état d’une réduction d’un tiers de la mortalité par cancer colorectal grâce à la prise quotidienne de 75 mg d’aspirine. Dans le même média, il publie cette fois une étude portant sur une plus grande variété de cancers : œsophage, poumons, pancréas…

     

    Et là aussi les résultats sont probants. La consommation régulière et sur le long terme d’une petite quantité d’acide acetylsalicylique (la molécule de l’aspirine) semble diminuer la mortalité de plusieurs autres cancers jusqu’à 60% pour les cancers de l’œsophage pour une prise d’aspirine quotidienne pendant 20 ans.

    L’étude de Rotwell se fonde sur l’analyse de huit essais cliniques dans lesquels des sujets prenant de l’aspirine tous les jours étaient évalués sur un plan cardiovasculaire. L’aspirine est en effet aussi prescrite dans la prévention des troubles thromboemboliques, par exemple après un infarctus. Ces essais concernaient 25 570 patients parmi lesquels 674 sont décédés d’un cancer.

    Globalement, les patients qui prenaient de l’aspirine ont vu leur risque de décès par cancer diminuer de 21% au cours des essais. Une amélioration encore plus marquée est observée à cinq ans : moins 34% pour tous les cancers et moins 54% pour les cancers colorectaux. A 20 ans les bénéfices sont toujours présents mais varient grandement selon le type de cancer : 10% pour le cancer de la prostate, 30% pour le cancer du poumon, 40% pour le cancer colorectal et 60% pour les cancers de l'œsophage.

    Selon les auteurs, « ces résultats fournissent la première preuve chez l’Homme que l’aspirine réduit les risques de décès pour plusieurs types de cancers. Ces résultats sont uniformes dans les différentes études ce qui suggère que les conclusions sont susceptibles d’être généralisées. »

    Néanmoins « tous les adultes ne doivent pas immédiatement commencer à prendre de l’aspirine » prévient le professeur Rothwell. L’aspirine n’est en effet pas un médicament anodin surtout s’il est pris durant de nombreuses années ce qui est le cas dans la prévention cardiovasculaire. Ses propriétés antiagrégantes  augmentent le risque de saignement. Chaque année plusieurs hospitalisations pour hémorragies digestives sont attribuables à l’aspirine. De plus les jeunes adultes n’ont pas d’intérêt à prendre de l’aspirine :  pour les auteurs il serait plus judicieux « de commencer le traitement entre 40 et 50 ans pour en tirer le maximum de bénéfices ». Source : Science et avenir.

     

     

  • Dégustation du lundi 130

    Belle dégustation à 4 ce lundi, avec 4 bouteilles dont la première, à la belle robe foncée, offrait un nez expressif et charmeur sur des fruits mûrs et sur un léger boisé. La bouche, bordelaise, est ronde, sur du fruit, mais avec un petit côté asséchant en finale. Magrez Tivoli Médoc 2002 de Bernard Magrez. Ce vin expérimental (67% de merlot en rive gauche) et côté 91% par un certain Parker, ne remporte pas nos suffrages. Cependant, il irait bien sur un magret de canard, ou un pigeonneau caramélisé.

    Seconde bouteille, à la belle robe pourpre, et au superbe nez fruité (pruneau mûr) et sur une fine touche de cèdre. En bouche, une matière magnifique, puissante, longue et ronde, mais astreingeante en finale. Nous pensions être à Bordeaux, et nous voilà en 100% Syrah, sans être en Côtes du Rhône ! On est donc en Languedoc : Domaine Peyre Rose Syrah Leone 2003 en Coteaux du Languedoc, de Marlène Soria. Ce vin s'accorderait parfaitement avec la seconde moitié du magret de toute à l'heure...

    Troisième bouteille, à la robe noire, et, pour moi, au nez pas français. C'est puissant, sur de la mûre et de la violette. En bouche, une suavité incroyable, de la richesse et de la chaleur, une superbe longueur de fruit, qui perdure. Il y a aussi ce côté crémeux, ce boisé totalement intégré dans le fruit (on le cherche), et cette belle acidité fort marquée : tout est là.  Vina El Pison 2007 Rioja Vinedos Lacalle Y Laorden Espagne, un vin en biodynamie, côté 98% par ce même Parker, et à boire entre 2010 et 2025.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe ambre, et au nez de bruyères, puis de poires, avant de finir sur l'abricot. Un bon parfum floral figé, avec aussi un peu de lavande. En bouche, de la lavande, puis de l'abricot. C'est fluide mais cela manque de nervosité et d'acidité. C'est long, mais simple et facile, assez monolithique. Carole Bouquet Sangue d'Oro 2008 Passito Di Pantelleria Sicile. Bouteille dédicacée "A la santé du Clos" par Carole Bouquet, rencontrée vendredi soir. Je préfère son huile d'olive Lacrima d'Oro, une pure merveille, qui n'est hélas plus commercialisée...

    Il y a 10 ans exactement, nous dégustions au Clos : François Paquet Saint Véran 96 (Chardonnay) (4)
Chassagne Montrachet 98 Morgeot 1er cru (Blain Gagnard) (7,5)
La Courtade 98 Côtes de Provence (7,5)
Château Gruaud Larose 96 Saint Julien (8)
Côte rôtie 91 Guigal (5,5)
et Châteauneuf-du-Pape 88 Domaine du Vieux Télégraphe (6,5).

    Mardi prochain, nous fêtons la Noël au Clos, avec un invité. Qui vivra verra...

  • 128 résidus chimiques par jour dans l'alimentation de votre enfant...

    L'association Génération Futures et le réseau européen Health & Environnement Alliance publient une enquête dans le cadre de la campagne « Cancers et environnement ». L'objectif : démontrer la présence de substances chimiques toxiques dans notre alimentation et leur lien avec l'explosion du nombre de cancers pour demander des réglementations sur ces produits.

    Le nombre de cancers explose et cette épidémie ne peut pas s’expliquer uniquement par des facteurs génétiques et par la consommation d’alcool ou de tabac. Les facteurs environnementaux, au sens large, doivent être pris en compte pour expliquer qu’entre 1980 et 2005, l’incidence du cancer a progressé de 93% chez l’homme et de 84% chez la femme (données InVS). Par ailleurs, la croissance du nombre de cancers chez l’enfant vient renforcer les hypothèses de cancers d’origine environnementale. Ce constat conduit une fois de plus les associations spécialistes du sujet – le Reseau Environnement Santé, le WWF, le Criid- à interpeller l’opinion publique et les législateurs, au plan européen et national. A l’appui de cette campagne, une enquête a été menée sur l’alimentation quotidienne des enfants, en analysant les différents produits qu’ils consomment au petit déjeuner, au déjeuner, au goûter et au dîner. Les analyses des aliments (légumes, fruits, poisson, pain beurre, fromage etc) ont été réalisées par des laboratoires accrédités auprès des autorités publiques et reconnus comme spécialistes de ces recherches. 

    Bilan : s’agissant du petit déjeuner, 28 résidus de substances chimiques ont été trouvés, dont 21 cancérigènes possibles ou probables, 3 cancérigènes certains et/ou 19 perturbateurs endocriniens. Au total dans une journée, 128 résidus représentants 81 substances chimiques différentes sont ingérés par un enfant, ainsi que 36 pesticides différents et 47 substances cancérigènes suspectées.

    Certes, les doses peuvent respecter les limites maximales autorisées, mais l’effet cocktail de ces diverses substances et leur accumulation quotidienne restent inconnus aujourd’hui. Comme le souligne François Veillerette, président de Générations Futures, « actuellement, l’impact des cocktails chimiques ingérés par voie alimentaire n’est pas évalué. A fortiori, l’impact de ces résidus conjugué aux autres expositions chimiques ne l’est pas non plus ». 

    Les autorités prennent peu en compte ces facteurs environnementaux dans les politiques de santé publique, qu’il s’agisse du Plan Cancer ou du Plan national Santé Environnement. Certaines substances comme le formaldéhyde, l’un des polluants les plus présents dans l'air intérieur, classé comme cancérigène certain, font certes l’objet de mesures de réduction, mais ces objectifs, trop partiels, ne satisfont pas les associations. L'UFC-Que choisir, après avoir enquêté, avait elle aussi demandé en 2009 l’interdiction de ces substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR). Pour l’heure, il est surtout question d’un étiquetage des produits… prévu pour 2012.

    Le docteur Laurent Chevalier, médecin nutritionniste membre du Réseau santé Environnement, confirme que la réduction de ces substances toxiques n’est pas la clé du problème. « On néglige les effets cumulatifs comme les effets retardés de l’exposition à ces produits. Le nombre de diabétiques a par exemple augmenté de 41% entre 2001 et 2010. Ce n’est pas dû simplement à une surconsommation de sucre.  Les perturbateurs endocriniens jouent un rôle dans ces maladies ».

    Pour ce médecin, il faudrait commencer par interdire les perturbateurs endocriniens présents dans les additifs alimentaires et les produits de synthèse qui sont en contact avec les aliments,  tels que les plastifiants et autres emballages. « L’interdiction du BPA dans les biberons a montré que des alternatives existent. Elles étaient même prêtes et déjà commercialisées sur le marché. La rapidité de cette offre montre que c’est possible… », rappelle François Veillerette, qui affirme « faire confiance à la capacité de réponse et d’innovation des industriels, dès lors qu’une réglementation les y poussera ». Article de Véronique Smée mis en ligne le  02/12/2010 sur Novethic.

     

     

  • Aliments Bio et emballages plastiques...

    Quelle hérésie ! Acheter et consommer des aliments Bio emballés dans des emballages plastiques que l'on sait nocifs : c'est vouloir manger sain et s'empoisonner quand même ! Cela n'a pas de sens.

    Vous achetez un Grinioc au sarrasin et au Comté de la marque Soy, certifié Bio par Ecocert et portant le label AB. Composition : boulgour de blé, sarrasin, comté, eau, huile de palme, flocons de blé complet, oignons, flocons d'avoine complète, farine de riz, huile de tournesol et de de mer, le tout issu de l'agriculture biologique. C'est génial.

    Vous ouvrez la boîte et vous retrouvez face à 2 galettes de céréales, consommables dans les 45 jours, et emballées dans un immonde plastique, qui, même s'il ne contient pas de bisphénol A (et cela, on ne le saura jamais), contient quand même toute sorte de phtalates et autres produits chimiques qui migrent dans les aliments, et vous empoisonnent à petits feux.

    Et l'imprégnation est proportionnelle à la durée du contact entre l'aliment et le plastique... Après 45 jours, les doses toxiques doivent être affolantes !

    L'industrie agro-alimentaire Bio pourrait-elle se démarquer de ses consoeurs traditionnelles au niveau des emballages et appliquer le principe Bio jusqu'au bout ? Plastiques végétaux 100% naturels, petits pots en verre, petits plats en grès ou en terre cuite, ou pas d'emballage du tout, que sais-je?

    Mais produire des ingrédients naturels, sans pesticides ni engrais chimiques, les cuisiner et obtenir la certification Bio, puis les emballer n'importe comment dans des emballages chimiques dont les molécules nocives migrent dans les aliments et empoisonnent le con-sommateur, c'est un peu con, non?

    Et cela vaut aussi pour les boîtes de conserves, les tetra-brik et les canettes (dont l'intérieur est revêtu de plastique), les barquettes plastiques, le Cellophane, etc....,