• Dégustation du lundi 129

    Belle dégustation à 5 ce soir, bien que ce ne soit pas le style de vin que j'apprécie, même si ce sont de grands flacons...

    On débuta par un vin mousseux, à la robe jaune recouverte d'une mousse crémeuse et au nez de pommes. La bouche, frappée, offre une intensité de fruits et une minéralité géniales, le tout sur une belle acidité et un léger boisé. On est en Chardonnay 100% : Jacques Selosse "Lieux-Dits" en Champagne Grand Cru. Une bouteille dégorgée le 26/01/2010.

    Suivi un vin à la robe ambrée et au nez de vieux vin. En bouche, une belle acidité dans le raisin, en fin de bouche. Mais, pour le reste, c'est assez plat, manque de corps et de vivacité. Un Meursault 70 ? Et non : Mâcon-Chaintré "Le Caviste" 1995 en Vielles Vignes du Domaine Valette.

    On passa alors aux rouges, avec un premier flacon à la robe grenat et au nez jeune, sur le fruit. En bouche, une belle matière du sud, mais sur de la fraîcheur, avec des tannins pas encore tout à fait fondus : Bout d'Zan 2009 du Mas de Libian en Côtes du Rhône. La cuvée Khayyâm, pour 2 ou 3 euro de plus, est plus aboutie.

    Quatrième bouteille, à la robe foncée, et toujours ce nez de fruit frais (non confit). En bouche, une surprise : des rafles épaisses et tendres, très présentes, et que l'on garde longtemps en bouche. Sinon, c'est mûr et frais, et le fruit est bien présent : La Roche Buissière "Le Claux" 2007 en Côtes du Rhône, de Pierre et Antoine Joly.

    Cinquième flacon, à la robe rosé foncé ou rouge clair, c'est selon. An nez, du pamplemousse. En bouche, toujours des agrumes, mais avec un côté plus vineux qu'un vulgaire rosé : L'Anglore 2009 en Tavel. Loin de l'esprit qu'on se fait d'un rosé...

    Les 2 flacons suivants sont très proches l'un de l'autre, et dégustés en parallèle. Le premier présente une robe claire, tandis que celle du second est plus foncée. Au nez, dans les 2 cas, on est sur la fraîcheur du fruit. En bouche, c'est très fin et on pense au Pinot noir et à la bourgogne pour le premier, et peut-être à l'Alsace pour le second, toujours en Pinot noir. On pense à une macération carbonique complète pour le premier, et incomplète pour le second. La finale plus rêche du second nous fait penser à un millésime moins mûr. Pour finir, on s'accorde sur 2 bourgognes de Pacalet ou Cassard. Et comme ce n'est pas le cas, on se demande qui pourrait bien faire cela en Pinot noir en bourgogne ? Des nouveaux vignerons ? Et bien non, nous venons de déguster "Le Clos Goillotte" 2007 en Vosne-Romanée du Domaine Prieuré-Roch, et "Le Clos des Cornées" 2007 en Nuits-Saint-Georges 1er Cru du même Domaine Prieuré-Roch.

    Huitième et dernier flacon de la soirée, un vin à la robe rubis clair, et au nez en retrait par rapport à la bouche. Une bouche équilibrée, avec un fruit qui part en longueur.  Une manière de faire le vin, et un style magnifiques. Assurément, le meilleur des trois derniers : Gevrey-Chambertin 1er Cru Lavaux-Saint-Jacques de Philippe Pacalet.

    La suite lundi prochain. Qui vivra verra.

  • L'avenir sera Bio, et sans plastiques...

    L'Union européenne interdit (enfin) les biberons contenant du bisphénol A, plusieurs études prouvant la toxicité de ce composé chimique depuis belle lurette, et certains états dont la France et le Danemark, l'ayant déjà interdit sur leurs territoires respectifs.

    Pour la Belgique, il faudra attendre encore 7 mois (d'empoisonnement) pour que la mesure soit effective.

    Et sans doute faudra-t-il encore attendre quelques années pour que ce poison soit interdit dans la fabrication de tous les autres récipients plastiques ? Pourtant, on connaît les effets désastreux de ce bisphénol A et des autres phtalates qui rentrent dans la composition de tous les plastiques.

    A quoi sert cette mesure si votre enfant continue de manger dans des récipients en plastique, de boire de l'eau minérale en bouteille plastique, de manger des desserts en petits pots plastique, avec des couverts en plastique, puis de sucer ses jouets en plastique?

    Evidemment, interdire tout ce qui est en plastique mettrait à mal quelques multinationales... d'où, sans aucun doute, l'absence de décision des autorités, qui vont même jusqu'à occulter la nocivité humaine de ces produits.

    Alors, en attendant que ces multinationales s'organisent, et inventent de nouveaux plastiques (qui seront tout aussi nocifs, mais avec de nouvelles molécules, qu'on mettra des années à analyser pour quand même admettre, à la fin, qu'elles sont tout aussi nocives que les précédentes), soit vous continuez à vous empoisonner tous les jours (en utilisant des tupperware, en cuisinant avec des ustensiles en plastique, en consommant de l'eau en bouteilles ou bonbonne plastique, ou des canettes de soft dont l'intérieur est plastifié, etc.), soit vous faites comme moi, et vous jetez tout cela et passez au verre, au bois, à la fonte, à l'inox, au grès émaillé, à la terre cuite, à la porcelaine et au Pyrex.

    C'est quand même beaucoup plus sûr..., et c'est d'ailleurs ce qui a permis à nos grands-parents de vivre si vieux, ce qui ne sera visiblement pas notre cas, et encore moins celui de notre progéniture...

  • Je m'inquiète...

     

    Je m'inquiète.

    Je m'inquiète face à la montée continue de la précarité, qui touche de plus en plus de monde.

    Je m'inquiète face aux diminutions de budget pour les universités, et l'enseignement en général.

    Je m'inquiète face aux restrictions budgétaires des hôpitaux.

    Je m'inquiète face à la dégradation de l'environnement et aux échecs répétés des sommets tels que celui de Copenhague.

    Je m'inquiète du processus mondial de dégradation en cours que ni les politiciens, ni les grands industriels ne veulent stopper, car il y va de leurs intérêts à court terme.

    Je m'inquiète du résultat désastreux de la spéculation sur tout ce qui représente une valeur, et de la mondialisation mise en place.

    Je m'inquiète de l'arrogance de la puissance économique et financière mondiale, pourtant responsable de l'endettement phénoménal des états, et donc des citoyens. Et des années de rigueur annoncées pour éponger ce déficit...

    Je m'inquiète du fiasco des "stress tests" organisés en juillet en grandes pompes sur toutes les banques européennes (qui l'ont réussi), alors que les banques irlandaises viennent de s'effondrer...

    Je m'inquiète de la société de plus en plus répressive, de la limitation progressive des libertés individuelles, et de la perte d'indépendance de la justice.

    Je m'inquiète de cette jetabilité généralisée : le produit jeté par le consommateur, l'entreprise jetée par le spéculateur, les employés jetés, et même les consommateurs jetés (après avoir été empoisonnés).

    Je m'inquiète de la standardisation des comportements via le marketing.

    Je m'inquiète de l'extériorisation des savoirs, de la bêtise systémique des responsables politiques, financiers et industriels qui ignorent le fonctionnement mais ruinent le monde.

    Je m'inquiète du monde politique soumis au diktat des multinationales et de la lenteur incroyable qu'il a à promulguer des lois bannissant tout ce qui est nocif pour le consommateur, mais rapporte gros aux multinationales.

    Et, comme dit le philosophe Bernard Stiegler dans Le Monde de ce week-end, nous assistons aujourd'hui à une prolétarisation généralisée dans laquelle les travailleurs n'ont plus de savoir-faire, les consommateurs n'ont plus de savoir-vivre, les concepteurs et les décideurs n'ont plus de savoir théorique, et sont donc complices, volontaires ou non, d'escrocs et de mafieux qui exploitent cette situation qu'ils ont créée. L'unique solution est de passer à un nouveau modèle économique qui dépasse le court terme pour le long terme, ce qui passe par une politique et une économie capables de se projeter et de rendre désirable un avenir industriel qui permette de quitter  progressivement le modèle actuel, devenu toxique.

    En attendant que tout ceci se mette en place, nous assisterons certainement à des manifestations d'envergure de la population européenne.

     

  • Les vins de Tonton Marcel...

    Voilà déjà 6 semaines que Laurent a rouvert en nom propre son magasin de la Rue du Bailli (face à l'église) sous l'appellation "Tonton Marcel". J'ai enfin eu l'occasion d'y passer, d'y découvrir la toute autre gamme de vins désormais disponible et d'y trouver (enfin) mon bonheur...

    J'ai donc ramené quelques petits vins fort sympathiques tels qu'un Mas de Libian "Khayyâm" 2009 en Côtes du Rhône (en hommage à Omar Kayyâm, poète Perse du 15ème siècle et grand amoureux du vin), un Domaine Les Chênes "Les Grands-Mères" Vielles Vignes 2008 en Côtes du Roussillon Villages, Le Pigeonnier de la Dourbie 2009 en Pays D'Oc, un Le Roc des Anges 2008 en Côtes de Roussillon Villages, tous des vins à petits prix et sur le fruit.

    Un rien plus cher, j'ai craqué pour Les Mûres 2009 du Château de Roquefort en Côtes de Provence, Un vin de caractère, fidèle reflet de son terroir et du climat de Provence, mais dont les qualités vont bien au-delà.

    J'ai aussi craqué devant un Morgon 2009 de Marcel Lapierre, décédé il y a peu.

    Et j'ai enfin terminé mes achats avec un Domaine de la Barroche "Terroir" 2007 en Châteauneuf du Pape.

    Les vins proposés par Tonton Marcel partent dans tous les sens : du vin traditionnel au vin naturel (en passant par les vins Bio), des vins plaisirs à petits prix aux grands classiques bordelais, des 2009 fraîchement mis en bouteilles aux vieux millésimes des fonds de cave, sans parler des Champagnes et des alcools de qualité. Une seule constance dans tout cela : tout ce que vous trouverez dans ce magasin a été goûté et apprécié par ce passionné, et cela, c'est un gage de qualité.

    Tonton Marcel (166 rue du Bailli à Ixelles 02/534.13.00) : une adresse à retenir.

  • Dégustation du lundi 128...

    Belle dégustation à 3, ce soir, avec 4 flacons vraiment plaisants.

    On attaqua avec un vin à la superbe robe rubis légèrement évoluée et au très beau nez de fruits rouges compotés, sur de la fraîcheur. La bouche est pleine, ronde et fondue sur une très belle matière de cassis confituré : Château La Couspaude 1998 en Saint Emilion Grand Cru.

    Seconde bouteille, à la robe plus foncée et moins évoluée et au nez puissant de cabernet. La bouche est fraîche, sur des tannins serrés, mais avec un fruité souple : Château Léoville Poyferré 1996 en Saint Julien.

    Troisième bouteille, à la robe identique au précédent, et présentant un fort beau nez bordelais. En bouche, c'est également très bien, mais cela manque un peu de chair par rapport aux 2 vins précédents. Bien que la longueur soit au rendez-vous, c'est un peu plus plat et aqueux : Château Lynch Bages 1996 en Grand Cru Classé de Pauillac.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe noire, et au nez bordelais. Très difficile à décrire en bouche : c'est très bon, mais étrange. C'est français. Nous n'irons pas plus loin, et pour cause : Domaine Belmont 2008 en Vin de Pays de Lot. C'est bordelais dans le style, mais avec de la Syrah dedans, et on ne comprend pas fort... Syrah et Cabernet Franc (sans Malbec, le cépage de la région) : belle réussite, mais vin piège... comme le blanc du Domaine dégusté il y a peu.

    Il y a 10 ans exactement, nous dégustions au Clos, et nous cotions sur 10 : Cos d'Estournel 94 Saint Estèphe (7,5)
Lafite Rotschild 94 Pauillac (7)
Les Carruades de Lafite 94 Pauillac (7,5)
Château Margaux 94 (8)
Mission Haut Brion 94 Graves (8)
Ducru Beaucaillou 94 Saint Julien (7).

    La suite lundi prochain; Qui vivra goûtera...

  • L'hiver est là...

    Voilà, c'est parti : les températures vont baisser, les gelées nocturnes apparaître, suivies, fin du mois, de gelées tout court et de neige... L'hiver pointe le bout de son nez. Et il sera froid ! On parle même d'un Noël blanc dans les prévisions à long terme.

    Il est donc grand temps de profiter de la semaine qui vient pour emballer et protéger du froid les plantes extérieures en pot, de penser à nourrir les oiseaux et de faire le plein de bûches qui crépiteront dans le feu lors des soirées froides.

    Acheter (avant la pénurie) de grands sacs de sel pour déneiger les trottoirs, quelques réserves de kleenex au cas où l'Oscillococcinum n'aurait pas tenu ses promesses...

    Et avec les conserves de fruits et de légumes faites pendant l'été, nous voilà prêts à affronter cette fort belle saison qui s'annonce très blanche... 

     

     

  • Pas le temps...

    Quand l’on parle de faire ses courses autrement, c'est-à-dire en prenant le temps de chercher les produits sains là ou ils se trouvent, l’on s’entend toujours répondre : "Oui mais… je n’ai pas le temps".

    Le temps… oui c’est bien de temps dont il s’agit; combien de temps souhaitez-vous que vos enfants vivent en bonne santé ? L'alimentation n’est absolument pas une dépense comme une autre bien au contraire c’est un investissement. C'est l’investissement le plus important que vous puissiez faire dans votre vie, manger sain c'est investir dans son capital santé

     

    Combien de Temps - Combien ça coûte ?

    Nous avons fait les comptes pour pouvoir vous donner des chiffres précis :

    Se rendre chez son maraîcher producteur travaillant au naturel pour y prendre un peu de tous les légumes de la saison nous prend 1 heure, nous y avons dépensé 21 Euros.

    Laver, brosser, débiter tous les légumes en conservant la peau bien évidement nous a pris 1:30 h. Pré cuire le tout à petit feu a pris 2 heures. Nous avons obtenu 16 kilos de macédoine de légumes de saison que nous congelons en barquette immédiatement. Les chiffres. Soit 2:30 h heures 16 kilos soit 1.31 € le kilo de légumes sains préparés avec la peau. 

    16 kilos à raison de 500 g jour, vous en avez pour 1 mois n'est ce pas ! Vous n'auriez donc pas 2:30 h par mois pour pouvoir vous alimenter sainement en légumes ? Et arrêtons de dire que manger Bio coûte trop cher et que cuisiner prend trop de temps...

    Cet article, et bien d'autres concernant l'alimentation saine des enfants et tous les dangers de la malbouffe actuelle, sont disponibles sur ce site : http://www.enfant-durable.com/index.asp

     

     

     

  • Les fruits et légumes de saison...

    Les fruits et légumes de saison (en Belgique), pour mieux vous guider dans vos achats :

    calendrier des fruits de chez nous - Belgique

     

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    Cassis

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Cerise

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Griotte

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    groseilles à mquereau

    Groseille à maquereau

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    groseille rouge

    Groseille rouge

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    melon

    Melon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    mures

    Mûre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    myrtilles

    Myrtille

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    poires

    Poire

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    raisins

    Raisin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

             

    calendrier légumes de chez nous - Belgique

     

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    Asperge                        

    aubergines

    Aubergine                        

    Bette

    Bette                        

    betterave rouge

    Betterave rouge                        

    brocoli

    Brocoli                        

    carotte conserver

    Carotte à conserver                        

    carotte en botte

    Carotte en botte                        

    celeri vert

    Céleri vert                        

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    Céleri blanc                        

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    Céleri rave                        

    champignonc

    Champignons                        

    endive

    Endive                        

    chou blanc

    Chou blanc                        

    chou chinois

    Chou chinois                        
    chou de Bruxelles Chou de Bruxelles                        
    chou de milan Chou de Milan                        
    chou-fleur Chou-fleur                        
    chou frisé Chou frisé                        
    chou-rave Chou-rave                        
    chou rouge Chou rouge                        
    concombre Concombre                        
    courgette Courgette                        
    cresson Cresson                        
    chicon Chicon                        
    chicorée Chicorée                        
    epinard Epinard                        
    fenouil Fenouil                        
    germe de soja Germe de soja                        
    haricot à couper Haricot à couper                        
    haricot vert Haricot vert                        
    laitue Laitue                        
    mache Mâche                        
    mais Mais                        
    navet Navet                        
    oignon Oignon                        
    panis Panais                        
    petit pois Petit pois                        
    pleurote Pleurote                        
    poireau Poireau                        
    poivron Poivron                        
    pomme de terre Pomme de terre                        
    potiron Potiron                        
    pourpier Pourpier                        
    radis rose Radis rose                        
    radis noir Radis noir                        
    rhubarbe Rhubarbe                        
    Rutabaga                        
    salsifi Salsifis                        
    tomate Tomate                        
    topinambour Topinambour                        

    sources : ibge

  • Statistiques mondiales en temps réel...

    http://www.worldometers.info/fr/

    Impressionnante, cette série de compteurs qui tournent en temps réel, sur une seule page web!

    Depuis le début de l'année 2010, il y a, par exemple 9.761.669 hectares de forêts qui ont été détruits, 5.201.717 hectares de terres arables perdues en raison de l'érosion des sols, et 12.847.171 hectares qui sont devenus des déserts...

    Depuis le début de l'année, 120.271 espèces ont disparu... Je savais la biodiversité en mauvaise posture, mais pas à ce point là !

    On peut aussi voir qu'il y a actuellement sur terre 344.027.792 obèses, alors qu'aujourd'hui, à l'heure ou j'écris ce message, 10.576 personnes sont déjà mortes de faim...

    Nous sommes actuellement 6.884.012.044 personnes sur notre planète, avec 120.669.715 naissances depuis le début 2010, et 52.724.364 décès, dont 61.328 aujourd'hui...

    Enfin, la température moyenne de la terre est à ce moment précis de 14°5. C'est bon, on est dans la moyenne !

  • Week-end pluvieux...

    On attend 70 litres d'eau au m2 d'ici à demain, et on annonce la même chose pour dimanche ! Un chouette week-end en perspective ! Seules, les nappes phréatiques seront contentes de faire le plein. A part cela...

    Pourquoi ne pas en profiter pour prendre le temps de cuisiner ? Il suffit de retrouver le livre de recettes de la grand-mère, de faire en vitesse un petit marché Bio demain matin, et de se lancer dans quelques recettes d'antan dont le fumet va embaumer toute la maison.

    Et pourquoi ne pas faire participer les enfants, et ainsi, leur transmettre les premiers rudiments d'une alimentation saine et équilibrée ? Pour les ingrédients, ne vous en faites pas, vous trouverez tout : nos grands parents ne cuisinaient que des plats de saison, avec des aliments produits localement.

    Et pourquoi, pour l'occasion, ne pas cuisiner dans les vieilles casseroles et les vieilles cocottes en fonte émaillée héritées de la grand-mère ? Ou son vieux moule à soufflé au fromage ? Quel hommage de faire revivre ces ustensiles rangés depuis si longtemps au fond d'une armoire ou dans la cave. D'autant plus qu'ils sont bien plus sains que nos ustensiles modernes bourrés de Téflon, plastiques et autres produits chimiques...

    C'est peut-être cela le bonheur : un petit plat qui mijote. Qu'il pleuve ou non. Bon week-end.

  • Nous ne faisons qu'emprunter la planète à nos enfants...

    « Severn, la voix de nos enfants », le nouveau documentaire de Jean-Paul Jaud, est en salles. Comme dans « Nos enfants nous accuserons », le réalisateur y traite de la façon dont nous produisons notre alimentation et son effet sur la santé, mais aussi de la destruction des écosystèmes et du nucléaire. Entretien avec le documentariste qui se fait le porte-voix des générations futures. Propos recueillis par Béatrice Héraud sur Novethic. 

    " Quand j’avais leur âge, on m’a laissé une planète dans un état acceptable. Et vous connaissez le proverbe indien : « la planète ne nous appartient pas, nous ne faisons que l’emprunter à nos enfants ». A l’école, mon professeur nous répétait aussi que lorsque l’on empruntait quelque chose, on devait le rendre dans le même état. Or, nous ne rendons pas à nos enfants la planète dans l’état où nous l’avons trouvée et ça, c’est absolument inacceptable. C’est une question de morale, d’éthique.

    Mais même dans le fond du problème, nous faisons partie d’un écosystème qui nous donne la vie et notre richesse, pourtant nous sommes en train de la massacrer, maintenant et pour les générations futures…Quand le président brésilien Lula promet d’éradiquer la pauvreté, il le fait en pillant les ressources de son pays ! Nous n’avons pas des enfants pour les voir mourir de cancer, de diabète, d’allergie et autres maladies".

    " L’homme a trois préoccupations majeures : se nourrir, se loger et se vêtir. Or ces trois activités ont une incidence colossale sur la nature, l’environnement, la pollution… Et au vu de ce que subit cette terre arable de 30 centimètres qui entoure la planète, qu’est ce qu’on va manger demain ?" 

    "Severn est donc la suite de « Nos enfants nous accuseront » car nous sommes dans une harmonie, un écosystème où tout s’imbrique par essence. Par exemple, prenons le cas de Barjac – qui était déjà dans « Nos enfants… »- où l’on montre l’engagement du maire pour une cantine scolaire bio. Pour que les enfants s’alimentent correctement, il faut une agriculture qui soit respectueuse de l’environnement. Or Barjac a largement vu passer le nuage de Tchernobyl et les centrales nucléaires des bords du Rhône sont à 30 kms à vol d’oiseau…"

    "J’ai déjà commencé le troisième volet qui parlera des OGM et de toutes ses incidences. Car contrairement aux pesticides, c’est un phénomène irréversible. Les OGM posent la problématique de la confiscation du vivant alors que depuis 3000 ans les agriculteurs conservaient leurs semences. De quel droit les multinationales brevètent-elles ce vivant ? Rappelons qu’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim sur la planète et que parmi celles-ci, 80% sont des paysans…"

    "Les trois pays où j’ai filmé Severn sont emblématiques de leur continent. Par exemple, le Japon, c’est le pays de la super-consommation mais on montre aussi qu’il y a des gens là bas qui ont compris l’importance du changement. D’ailleurs, saviez vous que les AMAP venaient du Japon ? Ce sont les mamans japonaises qui, il y a une trentaine d’années, ont compris que la nourriture des grandes surfaces qu’elles donnaient à leurs enfants était mauvaise et qui ont décidé d’appeler les producteurs, de leur commander des paniers de saison et de les payer directement. C’était aussi le pays de Takao Furuno, un riziculteur qui est en train de faire école en Chine, en Corée du Sud et dans l’Asie du sud-est et même en Afrique. Quant au Canada, c’était aussi le pays de Severn ; et la France…le mien."

    Pourtant, vous regrettez que la télévision publique ne diffuse pas « Nos enfants nous accuseront ». Pourquoi selon vous ? " C’est évidemment une censure. La télévision vit de la publicité et notamment de celle provenant de l’industrie agroalimentaire. Or ce film remet en cause leurs pratiques. En ne diffusant pas ce film d’intérêt commun, les programmateurs ne font pas leur devoir."

    Allons donc le voir dans les salles de cinéma, dès sa sortie.

  • GSM et disparition des abeilles...

    Les Indiens Sharma et Kumar l'ont fait tout simplement : ils ont installé deux téléphones portables dans une ruche... Les résultats époustouflants de leurs travaux scientifiques viennent d'être publiés dans la revue Current Science.

     Quelle était leur méthode ? Les deux téléphones GSM 900 ont été mis dans la ruche près des abeilles, et ensuite différents paramètres ont été mesurés. 

    Les colonies d'abeilles ont reçu 8,549 microwatts par centimètre carré d'ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile, et ceci durant combien de temps, me direz-vous ?

    Deux fois par semaine de février à avril, les abeilles ont été soumises, deux fois durant ces deux jours-là, à une exposition ayant duré chacune 15 minutes.

    La surface du couvain a été mesurée, ainsi que l'activité de ponte de la reine, l'activité des butineuses, et la croissance de la colonie, tant dans les ruches contrôle que dans les ruches soumises aux téléphones portables.

    Et les résultats ? Catastrophiques !

    Dans les colonies irradiées et uniquement dans celles-ci (dans les colonies contrôle, on observe le contraire, une légère augmentation) :

       - l'activité de vol des abeilles a baissé durant l'exposition aux téléphones portables, puisque la sortie des butineuses de la ruche a baissé de 33 % (passant de 34,1 à 22,8 sorties par minute) ;

       - de plus, le retour à la ruche des butineuses a été perturbé (diminution de 22 %) ;

        - par ailleurs, la collecte de pollen par les abeilles butineuses a diminué de 27 %.

    Mais hélas, ce n'est pas fini :

        - les colonies irradiées ont vu leur nombre de cadres diminuer de 7 à 5, tandis que dans les ruches contrôles, ils ont augmenté, passant de 7 à 9 ;

        - la surface totale du couvain a diminué, dans les colonies irradiées, de quelque chose comme 75 % (passant de2866 à 760 centimètres carrés), tandis que dans les ruches contrôle, la surface de couvain était pratiquement stable (1975 versus 2073 centimètres carrés) ;

        - la surface dévolue au stockage du miel a été divisée par huit dans les colonies irradiées, passant de 3200 à 400 centimètres carrés ;

        - idem pour le stockage du pollen : diminution de 30 %.

    Quelle est la conclusion de cette étude ? Elle est for simple :

    Comportement_des_abeilles_Parkash_et_Kumar_2010_conclusion

    ... concevoir des stratégies non seulement pour sauver les abeilles, mais la vie des méfaits de ces champs électromagnétiques.

    Albert Einstein disait :"si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre, plus de pollinisation, plus d’herbe, plus d’animaux, plus d’hommes".

    Alors, GSM ou abeilles ? Car il va bientôt falloir choisir...


     

     

  • 10 minutes pour tout comprendre...

    Cette petite vidéo de 10 minutes en anglais suffira à vous convaincre de ne plus jamais mettre un pied dans votre supermarché et de ne consommer que du Bio.

     

    http://www.youtube.com/watch?v=MSpkLk0vYmk

     

  • Dégustation du lundi 127

    A 4 ce soir pour une dégustation à l'aveugle assez intéressante, qui commença par un vin blanc à la robe claire, et au nez ample, gras et boisé sur des agrumes assez vifs. La bouche, très classique, ample et longue, grasse avec un boisé intégré et du fruit, et des notes minérales de calcaire, le tout sur une belle fraîcheur. Nous sommes sur un Chardonnay bourguignon et c'est raté : Domaine Belmont 2009 "Dolmen-Montaigne" en Vin de Pays de Lot de Christian Belmon. Sortir ce style de vin d'une région où l'on produit habituellement du Cahors est une belle réussite, d'autant plus que le fond de la bouteille vidée en fin de dégustation, à 14 ou 15°, conserve toute cette fraîcheur...On est en biodynamie.

    Second flacon, à la robe rubis évoluée, et au très beau nez de bordeaux évolué, avec de la fraîcheur. Par contre, la bouche s'avère assez décevante par rapport au nez : c'est léger, un peu sec et sans saveurs : Château Latour à Pomerol 1993. Dommage, car il aurait dû être bien meilleur que cela.

    Troisième flacon à la robe foncée et au nez de bois et de vanille qui fait peur. Heureusement, la bouche est toute différente : il y a de la matière, des fruits (cassis), du boisé, une bonne acidité et surtout de la fraîcheur (à un tel point que le vin est désaltérant). Pas mal du tout ce Sodole 2005 de Toscane.

    On change de registre avec les 2 vins suivants, avec un quatrième flacon à la robe trouble rubis clair et au nez biodynamique sur de la cerise avec du gaz carbonique. La bouche, très jeune,  me rappelle un sirop (contre la toux) à la cerise pour les enfants, tandis qu'elle évoque à d'autres une très belle Syrah, dans toute sa simplicité. "C'est pas la mer à boire" 2009 en côtes de Roussillon Villages de Loïc Roure du Domaine du Possible. On est en Grenache (60%), Carignan (30%) et Syrah (10%).

    Cinquième et dernière bouteille de la soirée, avec un vin à la robe rubis clair, avec des notes d'évolution, et un nez qui part dans tous les sens, avec des côtés qui plaisent, et d'autres qui chiffonnent... La bouche, inhabituelle, est difficile à décrire : c'est évolué et hors France, un peu cuit, lourd et huileux, mais on aime bien l'alcool qui arrive dans ce vin, poursuivi par le fruit : Pléiades "Old Vines", mis en bouteilles en 2008 par Sean Thackrey en Californie. C'est un américain hors normes, paranormal, un viticulteur visionnaire qui part dans tous les sens, sans maîtriser vraiment ce qu'il fait. Cépages de cette bouteille : Syrah, Barbera, Carignan, San Giovese et Viognier ! Mais il nous plaît dans son délire, comme dans son vin.

    Il y a 10 ans, nous dégustions au Clos quelques 1993 : Beauregard 93 Pomerol,
Gazin 93 Pomerol,
Laurel Glen Sanoma Mountain 93, 
Grand Mayne 93 Saint Emilion Grand Cru Classé, 
Vigna del Sorbo 93 Fontodi Chianti Classico (bouchonné), 
Canon La Gaffelière 93, 
Angélus 93 Saint Emilion Grand Cru Classé, 
L'Evangile 93 Pomerol, et avions terminé ce lundi de folie par 
Pichon Comtesse 92 Pauillac, 
Clos Triguedina 95 Cahors et 
Ducru Beaucaillou 92 Saint Julien ! Quelle santé !

  • Tout ce que vous devez savoir sur l'irradiation des aliments...

     

    Ci-dessous, le lien vers une brochure en PDF, expliquant très clairement les dangers de l'irradiation (ou l'ionisation) des aliments par les multinationales agro-alimentaires dans le monde. Très instructif, et à nouveau, désolant !
    Et tout cela, sous le couvert de l'OMS... C'est affolant !

    http://www.irradiation-aliments.org/IMG/pdf/brochure_irrad.pdf

     

  • Poêles Téfal toxiques...

    Vous vous méfiez de vos poêles Téfal et autres plats ou moules à cake en Téflon ? Vous avez raison !

    On trouve désormais en vente des poêles écologiques, estampillées « sans PFTE » et « sans PFOA » : ces allégations obscures sont-elles une vraie bonne idée ou une façon de plus de surfer sur la vague verte ? 

    Le PFOA, ou acide perfluoro-octanoïque est une substance utilisée pour la fabrication du PTFE, le polytétrafluoroéthylène, mieux connu sous le nom de la marque Teflon® de Dupont de Nemours… Après une cinquantaine d’années de succès, ces revêtements anti-adhésifs sont aujourd’hui soupçonnés d’appartenir à la famille des objets qui nous empoisonnent sans en avoir l’air, au quotidien : l'Union européenne classe le PFOA comme cancérogène de classe 3 et comme toxique pour la reproduction de classe 2.

    Si cette substance intervient dans de nombreuses applications industrielles, éliminer ses ustensiles de cuisson qui en comportent est sans doute un bon réflexe, surtout s’ils sont rayés ou usés.

    Des grandes marques classiques ou des fabricants spécialisés proposent désormais des produits couverts de revêtement céramique ne contenant ni PFTE ni PFOA… Mais ces nouvelles batteries de cuisines exemptes de ces toxiques ne sont pas pour autant une alternative idéale : ces nouveaux revêtements résistent souvent mal dans la durée aux tests des utilisateurs, suscitant l’utilisation de plus de matière grasse. Et puis surtout, ils contiennent souvent des nanoparticules, des matériaux miniaturisés soupçonnés de pouvoir constituer un risque sanitaire.

    La solution ? Revenir à des valeurs sûres :  l’acier inoxydable « 10/18 », la fonte, la céramique de qualité, le verre…  Un petit truc ? Pour empêcher l’adhésion des aliments frottez du gros sel à l’intérieur des récipients d’acier ou de fonte non émaillée,  juste avant leur utilisation ! Vous verrez : c’est dans les casseroles à l’ancienne (et non les vieilles casseroles) qu’on fait les meilleures soupes ! (Merci à Madame Nature pour ces conseils judicieux sur Classic 21).

  • Restos et plats préparés industriels...

    Dans "Questions à la Une" ce soir sur la RTBF, les plats préparés par l'industrie agro-alimentaire et servis à votre insu dans les restaurants que vous fréquentez.

    "Les surgelés au resto : l'arnaque généralisée ? Blanquette de veau " façon grand-mère ", Tarte Tatin " maison ", les restaurateurs aiment mettre en avant une cuisine traditionnelle à base de produits frais. Pourtant, dans les arrière-cuisines, les plats préparés séduisent en masse les chefs. En achetant surgelé, les cuisiniers gagnent du temps et de l'argent. Les industriels de l'agro-alimentaire l'ont bien compris et ils répondent à la demande. Du coup, un plat industriel congelé acheté 3 euros est parfois vendu 18 euros en salle. Une pure arnaque qui trompe des milliers de consommateurs." 

    De plus en plus de restaurants servent des plats cuisinés sous vide, des plats surgelés, des portions toutes prêtes, qu'il suffit de mettre au micro-ondes avant de garnir l'assiette. Il existe même des sprays artificiels de toutes les odeurs possibles que l'on vaporise au dernier moment sur l'assiette juste avant de servir...

    C'est catastrophique pour plusieurs raisons :

    1. Les jeunes générations auront leur goût et leur odorat formés par ces plats fades, insipides et artificiels. Et comme leur grands-parents ne leurs ont pas appris à cuisiner, et qu'ils n'auront pas pu humer ces fumets de plats traditionnels, ils ne pourront aimer et reproduire que ce qu'ils connaissent. Adieu la bonne cuisine et bonjour la malbouffe industrielle.
    2. Tout doit aller vite aujourd'hui, et on n'a plus le temps de ne rien faire. Ou plutôt, on ne prend plus le temps de faire son marché, d'acheter des aliments Bio, de les préparer et de faire mijoter un bon petit plat, comme autrefois, qui hume bon dans toute la maison. Or, c'est cela la base d'une bonne alimentation, mais surtout, la base d'une éducation du goût et de l'odorat. Il faut absolument se battre pour que cette éducation subsiste chez les jeunes, sous peine de voir disparaître le goût. Et de voir les industries agro-alimentaires nourrir la planète entière, avec leur plats artificiels et aromatisés.
    3. Un restaurant qui ne sent pas la cuisine à l'heure des repas est un restaurant où l'on ne cuisine pas. Mais méfiez-vous, car les sprays arrivent. Et il suffira de vaporiser une effluve de Coq au vin pour que vous vous croyez dans un bon restaurant. Il vous servira votre plat (acheté un euro trente et revendu 7 fois plus cher), et vous aurez été berné. Insistez pour demander si c'est préparé maison. Après cela, vous ne pourrez vous fier qu'à votre goût pour déterminer l'origine véritable du plat, et la façon dont il a été préparé. D'où l'importance de l'éducation au goût...
  • Le menu truffes de Wood...

    Quand on connaît le prix de la truffe, il y a de quoi se poser des questions sur l'offre de Wood avec son festival de la truffe à 22 euro...

    Pour rappel, la truffe blanche d’Alba reste la plus chère au monde. Son cours varie en fonction de la production. Actuellement, au marché d’Alba, la truffe se négocie autour de 2500 euros le kilo. Pour être plus précis, une truffe de 30 g vous reviendra à 75 euros ! Quant à la truffe noire, son prix varie entre 1.000 à 1.500 euro le kilo.

    Cela signifie qu'à 22 euro le menu truffes par personne, ce ne seront pas les plats qui seront truffés, mais bien vous-même ! Vous aurez juste droit à quelques brisures de truffes d'origine inconnue et à beaucoup d'huile aromatisée de truffe et d'arômes artificiels pour faire comme si..

    Un seul conseil donc : ne versez pas dans la malbouffe et achetez-vous plutôt une vraie petite truffe noire ou blanche, et coupez-la en fines lamelles sur des pâtes chaudes al dente, avec une noix de beurre et quelques copeaux de véritable parmesan : vous aurez beaucoup plus de plaisir !

     

    WOOD NEWSLETTER

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  • Mettre en valeur le goût...

     

    "Recentrer la cuisine sur le produit afin de mettre en valeur le goût",  tel est le nouveau défi d'Alain Ducasse pour fêter le dixième anniversaire de son restaurant au Plaza Athénée à Paris (Le Monde du 30/10/2010). Une façon de siffler la fin de la récré de la cuisine bling-bling, de la cuisine virtuelle et de l'esbroufe moléculaire...

    La nouvelle carte  retrouve une simplicité déconcertante : "Canette,navets" (La canette cuite à la perfection, avec des navets fondants, pochés dans un bouillon de fanes de navets), "légumes et fruits" (Ragoût de haut vol où betterave, coing, poire, carotte et céleri ont vu leur jus de cuisson une fois réduit, former une savante décoction, relevée d'un trait de vinaigre de cidre).

    Chaque plat -Coq en pâte, jus Périgueux, Ecrevisses en bisque, Sole meunière et cèpes, Agneau et artichaut- exprime ainsi ce qu'on appelle en peinture la valeur (soit l'équivalence en niveau de gris), c'est à dire les saveurs et les odeurs doivent être jugées non dans l'absolu, mais dans leurs relations mutuelles.

    Chercher l'essence des produits et du goût : voilà le nouvel avenir de la cuisine. Et un beau retour en arrière après toutes ces années de n'importe quoi. Et aussi un retour aux produits qualitatifs de terroir et de saison et aux produits bio qui ont plus de goût... Enfin !