• L'Europe n'a plus de poissons...

    Si l'Union Européenne ne consommait que le poisson en provenance de ses propres eaux, elle arriverait à court de réserve le 9 juillet. Et la France le 20 juin. Tel est le principal message contenu dans le rapport publié ce week-end par la nef (new economics foundation) et OCEAN2012. La nef est un groupe de réflexion et d'action sur les politiques environnementales et OCEAN2012 une alliance d'organisations ayant pour objectif la transformation de la politique européenne de la pêche. , afin de mettre un terme à la surpêche et aux pratiques de pêche destructrices et pour assurer une utilisation juste et équitable de ressources halieutiques en bon état.

    Selon le rapport, l’Union Européenne est loin d’être autosuffisante en matière de ressources halieutiques même si les effets de la surpêche de l'UE sont dissimulés par l'accroissement des quantités de poisson importé. D’autre part, le développement de l'aquaculture n'a pas permis de mettre un terme à la dépendance croissante à l'égard du poisson provenant de pays hors UE. « L'Union Européenne est dotée des lieux de pêche les plus vastes et parmi les plus riches de la planète, mais, d'une part, elle n'a pas réussi à les gérer de manière responsable et d'autre part, elle exporte désormais ses excédents dans d'autres parties du monde » a déclaré Aniol Esteban, économiste de la nef et d'OCEAN2012. « Restaurer nos écosystèmes marins,  adapter la consommation de poisson aux ressources disponibles, voilà des mesures qui s'imposent pour enrayer cette tendance néfaste. »

    D'autres pays n'ont plus de poissons non plus. C'est la raison pour laquelle la Chine, par exemple, est en train de piller tout ce qui vit dans les eaux africaines, suite à des accords avec certains gouvernements. Au Sénégal, par exemple, en échange de la construction de quelques routes et de quelques écoles, les Chinois ont obtenu le droit de pouvoir pêcher tout ce qu'ils voulaient, pendant des années, dans les eaux territoriales sénégalaises. Et, pour y avoir été, je peux vous assurer que leurs énormes chalutiers raclent tout, surgèlent et envoient en Chine leur trésor de guerre ! Les pauvres pêcheurs traditionnels de M'Bour (quelques milliers de pirogues) ramènent, quant à eux, de moins en moins de poissons. Les plus beaux spécimens sont envoyés en Europe le jour-même, et le reste est consommé sur place. Mais bientôt, il n'y en aura plus du tout !

    Ce n'est certainement pas de cette façon que l'on gère les ressources ! Et à quoi peuvent bien servir des routes s'il n'y a plus rien à transporter ?


     

  • Tout beau temps pour encore 15 jours au moins...

    De retour d'une petite escapade dans le sud de la France, je découvre, tout comme vous, les changements opérés par skynet blogs. Moins bien qu'avant, me semble-t-il, surtout au niveau mise en page... Faudra faire avec...

    Ceci dit, la bonne nouvelle, c'est que le mois de juillet sera superbe et chaud : encore 15 jours de bonheur assurés, au moins. Profitons-en bien !

    La seconde bonne nouvelle, c'est que l'ail que j'achète dans le sud de la France chaque année en juillet et qui tient jusqu'en avril de l'année suivante, n'est ni irradié ou ionisé, et pas traité ! Que du naturel, préservant tout les bienfaits de cet aliment ! Je suis soulagé car je craignais le pire... En fait, il germera en mai 2010, si j'en ai encore.

    La troisième bonne nouvelle, c'est que malgré la malbouffe et la disparition du goût qui se généralisent partout, il existe toujours là-bas de très bons établissements privilégiant le goût, les produits de saison et de terroirs. Quel délice, ces pêches et brugnons, désormais introuvables en Belgique, quels parfums sur ces échoppes de marchés provençaux, quels fumets sur ces assiettes de restaurants, quels plaisirs !

    La quatrième bonne nouvelle, c'est que je suis réconcilié avec la consommation de poissons. Ce beaux yeux consommé sur une plage était grandiose, ce Denti de 4 kg cuit au BBQ était exceptionnel, et ce dos de loup de la Petite Maison à Nice somptueux. Quant aux Gambas sauvages de 250 grammes chacune, c'était divin. Mais trouverons-nous encore autant de poissons sauvages dans 10 ans si la pêche n'est pas réglementée ?

    J'ai ramené 7 litres d'huile d'olives, 3,7 kg d'ail violet de Provence, 5 bouteilles de Bandol, 1 de Cassis, 1 des Baux de Provence et 1 Côtes du Rhône, 1 kg d'olives noires aux herbes, 1 kg de miel artisanal : de quoi tenir quelques mois avec des produits de qualité et de terroirs. Et tout cela en avion ! Sans surpoids. Pas mal, non ?

    J'aurais bien ramené aussi un peu de fromages, mais avec les températures qui régnaient, c'était un peu suicidaire.

    Mais pourquoi tout a tellement plus de goût là-bas ?