• On est ce qu'on mange...

    Si notre cerveau influence ce que nous mangeons, l’inverse est plus vrai encore. Notre alimentation joue un rôle fondamental dans son fonctionnement. Elle détermine notre bien-être mental et influence notre comportement.

    Le Dr Van der Spek est psychiatre de formation. Ses patients souffrent de dépression, d’anxiété, de stress, de burn out… Pour soigner ces maladies, on prescrit des antidépresseurs et autres tranquillisants. Ils ne sont efficaces que dans 40 à 60 % des cas. Ce n’est pas glorieux. 

    On le sait depuis longtemps : on est ce qu’on mange. La malbouffe qui caractérise notre époque est le terreau des maladies dites de civilisation, à savoir le surpoids et l’obésité, l’hypertension, le diabète, les cancers, les affections cardiovasculaires, voire l’Alzheimer. On commence seulement à percevoir que ce qui est vrai sur le plan physiologique l’est aussi, peut-être surtout, sur le plan psychologique. L’un ne va pas sans l’autre, témoigne Catherine Brahy, kinésithérapeute et nutritionniste à Bruxelles. Des patients viennent me voir pour un mal de coude qui se révèle provenir d’un mal de vivre. Et si près de la moitié des Belges souffrent de maux de dos, ceux qui consultent arrivent stressés, fatigués, tendus. C’est souvent le symptôme d’une mauvaise hygiène de vie. Tout est dans tout. Quand un patient prend des antidépresseurs ou des somnifères depuis dix ans et ne va pas mieux, ajoute-t-elle, il faut se poser des questions…

    Si les médecins d’aujourd’hui ne sont pas des nutritionnistes, les nutritionnistes seront les médecins de demain. Cette approche n’est pas pour plaire à l’industrie pharmaceutique ni au puissant lobby agroalimentaire. Si les gens se nourrissaient convenablement, ils n’auraient plus besoin d’anticholestérol ni d’antidépresseurs. Notre message consiste à inciter les gens à manger le moins possible de plats préparés, qui ne sont que concentrés de sucres, sel et mauvaises graisses, pour les remplacer par des aliments naturels. De quoi crisper l’industrie.

    Le premier nutriment dont notre cerveau a besoin pour produire des neurotransmetteurs, ce sont les acides aminés des protéines présentes dans les œufs, la viande, le poisson. De préférence le matin et le midi. Elles assurent une satiété de longue durée et apportent les précurseurs indispensables à la synthèse de la dopamine et de la noradrénaline, les neurotransmetteurs de l’éveil (initiation de l’action) et de la vigilance (amplification de l’action).

    Deuxième élément clé : les cofacteurs qui facilitent la neurotransmission. Fer, cuivre, magnésium, zinc, vitamines B et C… Beaucoup de gens en sont carencés. Résultat : le moteur tourne moins bien et ils sont déprimés, irritables, anxieux. On trouve des traces de tous ces éléments dans de nombreux aliments, mais la tendance au raffinage excessif (pain, riz, pâtes blanches) les élimine.

    Les bonnes graisses, ensuite, assurent la souplesse des membranes cellulaires. Trop rigides, elles ne laissent rien passer. Quand on sait que le cerveau humain est composé de graisse à 60 %, on comprend mieux l’importance des omégas 3 (poissons gras, huiles d’olive ou de colza). Ajoutez une pincée d’antioxydants (fruits, légumes et oléagineux) et un zeste d’hydrates de carbone (sous forme de sucres lents de préférence aux sucres rapides susceptibles de provoquer une hypoglycémie réactionnelle) comme carburant, et votre cerveau tournera à plein régime.

    Sans oublier, insiste Veronica Van der Spek, une activité physique régulière pour stimuler le métabolisme. Alors l’adage mens sana in corpore sano se vérifiera parfaitement. Et peut-être verra-t-on diminuer la fréquence des maladies d’Alzheimer, de l’hyperactivité chez les enfants, des troubles de l’attention et du comportement.

  • Machinations alimentaires et pharmaceutiques...

    Une vision globale

    Il est parfois difficile de comprendre les relations complexes qui existent entre les principaux organismes internationaux, les gouvernements, les associations professionnelles et d'autres entités liées au monde de la santé. Comprendre comme ces organisations s'articulent et leurs fonctions respectives est néanmoins indispensable pour avoir une vision globale et comprendre toute l'ampleur de la menace que présente ce vaste réseau de groupes d'intérêts pour votre santé.

    Cliquez sur les noms dans l'image ci-dessous pour obtenir des informations supplémentaires. Ou, si cela ne fonctionne pas, suivez le lien suivant :

     http://www4fr.dr-rath-foundation.org/sujets/commerce_pharmaceutique/thebigpicture.php

     

  • Merci BP !

    Un bras de la nappe de pétrole qui s’étend dans le Golfe du Mexique a rejoint un puissant courant marin qui risque d’entraîner la pollution vers la Floride. Les explications de Bertrand Chapron, chercheur à l’Ifremer.

    Dans le Golfe du Mexique, un scénario redouté est en train de se réaliser : une partie de la nappe de pétrole échappé des puits de Deepwater Horizon a rejoint le loop current, un courant océanique qui forme une boucle et qui risque d’entraîner les hydrocarbures vers la Floride. Il rejoint ensuite le Gulf stream dans l’océan Atlantique.

    Le chercheur estime que le pétrole risque d’atteindre la Floride dans environ six jours, et donc de souiller les récifs coralliens des îles Keys. Six jours, ou peut-être moins. «Cette estimation ne tient pas compte de l’entraînement possible de couches plus profondes, précise Bertrand Chaperon. Ce que nous observons par satellite ne concerne que la surface mais ce courant océanique est profond et très intense. On peut donc imaginer qu’il y a d’autres effets en profondeur». Quant au volume d’hydrocarbures entraîné par le courant, il devra être précisé par des mesures réalisées sur place.

    Non seulement, cela fait maintenant plus d'un mois que BP est dans l'impossibilité de stopper cette fuite de brut au fond de l'océan, mais en plus, après des dégâts considérables en Louisiane et bientôt en Floride, c'est l'Europe qui sera bientôt menacée, une partie des énormes quantités de pétrole rejoignant le Gulf Stream...

    Merci à BP pour cette belle pollution mondiale qui s'annonce, qui ne sera jamais entièrement nettoyée (nappes sous-marines) et dont les retombées dureront des années, au gré des courants sous-marins et des vents. Encore une épreuve de plus pour la biodiversité marine et côtière, qui est déjà bien malmenée... Mais que font toutes ces multinationales ? Elles voudraient détruire toute vie sur terre, qu'il ne faudrait pas s'y prendre autrement...

  • Marges bénéficiaires des grandes surfaces...

    Oeuvrant à la défense des consommateurs, l’association UFC – Que Choisir a mené de fin septembre à mi-octobre 2009 une enquête au sein de 1250 magasins de grande distribution implantés en France. Rendues publiques en décembre de la même année, les conclusions révélèrent alors les manœuvres abusives de certains industriels et distributeurs, lesquels n’hésitaient pas à s’octroyer des marges prohibitives au regard des prix agricoles pratiqués.

    Ainsi, la barquette d’escalopes de poulet vendue sous la marque Le Gaulois affichait un prix moyen en rayon de 11,99 € alors que le prix agricole moyen de ce produit au kilo était de 2,11 €. 

    Entre avril 2000 et avril 2010, le prix du lait demi écrémé a augmenté de 16 % alors que le prix de la matière première a baissé de 5 % ; le prix de la volaille a progressé de 38 % alors que le prix de la matière première a chuté de 19 % ; le prix du rôti de porc a augmenté de 23 % contre une baisse de 5 % du prix de la matière première. Enfin, le prix du bœuf a augmenté de 34 % alors que le prix de la matière première a enregistré une baisse de 4 %. 

    Conclusion : les grandes surfaces et les industriels de l'agro-alimentaire négocient au plus bas les prix des matières premières auprès des agriculteurs et des éleveurs (ce qui implique une baisse de la qualité) et s'octroient une marge bénéficiaire honteuse, rendant le produit fort cher pour le consommateur.

    La solution est donc de court-circuiter ces intermédiaires gourmands et malhonnêtes, en s'approvisionnant directement à la source (chez les fermiers et les maraîchers) et en leur payant un prix honnête, qui leur permette de vivre de leur activité.

    Avant de se consacrer au commerce équitable dans les pays du Tiers-Monde (ce qui est une très bonne chose), on devrait peut-être régler le problème d'abord chez nous !

  • Jacques Marit à Braine-l'Alleud...

    Déjeuner, le week-end passé chez Jacques Marit, un restaurant niché dans la verdure à Braine l'Alleud :

     

    Apéritif maison agréable, mais qui aurait pu être servi un peu plus frais, suivi de quelques mises en bouches sympathiques, dont quelques-unes vraiment bonnes.

    Un "La Fleur Milon 2001" en Pauillac allait nous accompagner pour ce repas. Rien de détonnant, mais fort agréable, sur le fruit. La patronne et la sommelière sont très sympa.

    Pour commencer,  "Les Langoustines de Bretagne en croûte d'Amandes, Crème de Vieux Parmesan, Confiture de Citron et Réduction de Xérès". 4 véritables langoustines bretonnes de première catégorie cuites à la perfection. Mais pourquoi cette croûte d'amandes, atténuant le goût délicat et subtil de ce crustacé ? Quant à la crème de parmesan (très bonne en soit) et aux citrons confits (très bons en soit), ils dénaturent également le goût de la langoustine, d'autant plus que cette association de saveurs n'apporte rien au plat...

    Ensuite, un magnifique filet de Saint Pierre, à la cuisson exemplaire, accompagné de je ne sais plus quoi. L'ensemble était bon, mais il manquait cette petite touche magique qui fait que c'est exceptionnel. Même chose pour l'agneau, servi en 3 préparations : côtes parfaites et cuisson parfaite, filet succulent et raviole un peu sèche, servi avec un risotto qui n'enflamme pas l'assiette.

    Nous n'eurent pas le temps de prendre un dessert, le service n'étant pas fort rapide. Mais les plats étants copieux, nous n'avions de toute façon plus faim !

    En résumé, une salle d'une trentaine de couverts (où il vaut mieux réserver le week-end), des produits de première qualité (bravo) et une maîtrise vraiment parfaite des cuissons (encore bravo) qui valent le déplacement. Par contre, un effort à faire dans l'association des saveurs pour encore monter d'un cran et rendre ce repas magique.

     

  • Pas de dégustations...

    Et oui, 2 semaines sans dégustation à l'aveugle au Clos... La semaine passée pour cause de congés, et aujourd'hui pour cause de grippe cannoise pour l'un et de remise en forme après grosse biture dominicale pour un autre... Adieu "bouteilles originales", et tant pis pour "Chardonnay, tu me plais..." : ce sera pour une prochaine fois !

    La semaine prochaine, ou la semaine d'après (on verra bien avec la Pentecôte), la dégustation portera sur le thème "ministricule production (= - de 3.000 bouteilles)". Intéressant.

    Ceci m'a permis de voir l'inquiétant reportage sur FR3 concernant tout ce qu'on trouve dans l'eau du robinet et qu'on ne devrait jamais y trouver ! Aluminium, Radon, pesticides, nitrates, antibiotiques, hormones féminines, anti-dépressifs et j'en passe... Une horreur !

    Ce reportage a surtout permis de voir comment les autorités font passer l'économique avant la santé des concitoyens, et surtout comment elles s'y prennent pour détourner la loi, ne pas respecter les normes européennes en vigueur et cacher l'information aux consommateurs...

    Et comme l'eau en bouteilles ne vaut pas mieux, vive le vin ! Si possible bio ou naturel, pour toujours éviter ces foutus pesticides, de plus en plus présents partout. A propos, avez-vous remarqué comme il y a peu d'abeilles cette année ? Elles pullulaient habituellement sur ma terrasse fleurie. Cette année, j'en ai seulement vu deux, en train d'agoniser sur le sol ! Je vous le dis : on va droit dans le mur si on ne change pas radicalement les cultures intensives et les traitements pesticides associés. Un retour à la culture Bio est impératif. Au plus vite !

  • La CEE veut contrôler les budgets des Etats Membres...

    Encore un peu moins de liberté pour les Etats Membres qui voient la CEE s'imposer au coeur même de la dernière prérogative qui était propre à chacun d'entre eux. C'est, évidemment, un très mauvais signal supplémentaire  transmis aux spéculateurs en sous-entendant que les budgets sont truqués et que les Etats trichent.

    Il vaudrait mieux d'abord s'occuper des budgets des banques et des institutions financières, rendre leurs comptes plus clairs, et prendre des mesures draconiennes contre certaines mauvaises habitudes qu'elles ont toujours, malgré la crise qui a tout fait basculer, et dont elles se souviennent à peine, nonobstant les centaines de milliards d'euro apportés par les gouvernements pour les sauver.

    Enfin, il faut prendre garde de ne pas tomber dans une dictature mondiale, gouvernée par une poignée de politiciens verreux à la solde de quelques multinationales dont l'unique rêve est de dominer le monde, que ce soit au niveau alimentaire, au niveau énergétique, au niveau télécommunications ou au niveau informations.

    Les Etats doivent absolument conserver leur liberté de choix et de décision dans tous ces domaines. Par exemple, dans le domaine alimentaire, il est clair qu'ils doivent respecter les décisions européennes quant aux quotas de pêche, ou à l'interdiction d'utilisation de certains pesticides. Mais doivent-ils suivre aveuglément la CEE dans sa volonté d'imposer la culture intensive d'OGM, d'autoriser un pourcentage d'OGM dans les aliments Bio, d'irradier tous les fromages au lait cru, de ne vendre ou échanger que des graines et semences enregistrées, de ne sciemment pas indiquer sur les étiquettes des produits alimentaires "contient des OGM" ou "aliment ionisé ou irradié" ou encore "contient des acides gras trans"?

    Méfions-nous de toutes ces lois, directives et règlements imposés par Bruxelles, et qui aident chaque jour quelques multinationales agro-alimentaires à asseoir leur pouvoir et à conquérir le monde. Car si on les laisse faire, elles deviendront bientôt incontournables, et elles auront gagné leur pari... Quant à nous, nous aurons tout perdu : un environnement sain, une alimentation saine, la biodiversité de nos régions, nos produits de terroirs, et même nos us et coutumes et nos traditions. 

    Un rêve pour certains et un cauchemar pour nous tous ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Interdiction des apéros Facebook...

    Et voilà, on y arrive : interdiction des apéros facebook ! Un jeune se tue en tombant d'un pont en rentrant chez lui et c'est le prétexte utilisé par les autorités pour interdire tout rassemblement, et toute possession de boissons alcoolisées sur la voie publique !

    Pourquoi ne pas interdire alors toute consommation d'alcool en groupe dans les boîtes (il y a des morts chaque week-end), toute consommation d'alcool lors des réveillons, des mariages, des soirées anniversaire, des TD, ou plus simplement, des soirées tout court !

    Et, tant qu'on y est, interdisons la consommation d'alcool tout court : interdiction formelle de vendre bières, vins, alcools, champagne, cidre sous peine d'incarcération ! On fermera les cafés, bistrots, brasseries, bars à vins, bars de clubs sportifs, restaurants, dancings et le problème sera réglé !

    Seul hic, la perte de quelques milliards d'euro d'accises et de taxes perdues par le gouvernement, et la contrebande qui risque de s'organiser bien vite. Et que faire de ces millions d'hectolitres de jus de raisin que les vignobles français seront obligés de produire et dont personne ne voudra (sauf peut-être pour le jus de raisin "Cheval Blanc" qui devrait trouver quelques amateurs nostalgiques).

    La liberté s'arrête où commence celle des autres. Tant que ces apéros géants, bon enfant, ne gênent personne, et même si quelques uns exagèrent un peu sur l'alcool (comme dans toute soirée), il n'y a aucune raison d'interdire de tels événements. Cela ne tient pas la route. On est encore en démocratie, ou plus du tout ?

  • Même pas peur...

    La vitesse tue, l'alcool tue, fumer tue, écouter la musique trop fort rend sourd, faites-vous vacciner contre le terrible virus H5N1, le chômage guette, tout comme les faillites d'entreprises, crise financière, crise mondiale, guerres, attentats, menaces terroristes, catastrophes naturelles, dérèglement climatique, amendes si vous ne payez pas votre parking ou si vous ne triez pas vos poubelles (qui sont fouillées), rappels et menaces de saisie si vous ne payez pas vos factures dans le délai imposé, amendes si vous n'allez pas voter, contrôles routiers, peur du patron ou du prof, concurrence, pénurie, climat de peur dans la presse et à la télé nous inondant de faits divers , et j'en passe...

    Drôle d'époque, où la terreur est utilisée à tout bout de champs  et il est temps de donner un grand coup de pied dans tout cela et de retrouver la confiance, l'optimisme, l'enthousiasme, la bonne humeur, la pensée positive, l'audace, l'esprit d'entreprise. Et de se rendre compte que vivre en Belgique (ou en Europe) est un privilège considérable, qui, à lui seul, vaudrait le fait de sourire toute la journée.

    Dites adieu à la résignation, l'assistance, la morosité et les idées négatives, aux interdits ainsi qu'au matraquage pessimiste des médias officiels, et à l'abrutissement de la télé (comme disait Big One : RTL TVI, c'est pour les analphabètes qui ne savent pas lire la DH). Libérons-nous de ces entraves, de ces carcans, et vivons notre courte vie en étant heureux et positif. Oeuvrons pour un avenir meilleur, soyons attentifs à la beauté de la vie, ne parlons d'autrui qu'en bien et soyons tolérants. Et osons nous élever contre celles et ceux qui voudraient nous imposer leur domination et leurs règles, contraires à notre idéal de vie, sans oublier néanmoins que notre liberté s'arrête là où commence celle des autres...

    Alors, après cette décade frousse, ces années trouille, cette période de panique et de peur, il est temps de se recentrer sur nos vraies valeurs. Et faisons le ménage en boycottant les médias dont les ventes ou taux d'écoutes sont proportionnels aux catastrophes annoncées. Seules, les nouvelles positives ont de l'intérêt.

     

  • Et pour en finir avec la flotte...

    Après ces 2 articles évoquant l'eau du robinet et l'eau en bouteilles, terminons le tour du sujet avec la pluie qui nous attend dans les mois à venir...

    J'avais annoncé fin janvier sur ce blog un mois de mai frais et pluvieux, sauf la troisième semaine, et cela semble s'avérer exact. 

    Juin sera normal au niveau ensoleillement et températures, mais avec 50% de pluie au-dessus des moyennes.

    Juillet, quant à lui, nous amènera 70% de pluie en plus que la normale habituelle, ce qui n'empêchera pas l'ensoleillement d'être présent aussi (+20% par rapport à la normale).

    Le mois d'août frais et humide, avec 40% de flotte en plus, et avec une carence en soleil (-20%). Cela fera penser à l'automne...

    Septembre serait normal au niveau température et pluie, et avec 20% d'ensoleillement en plus que la normale habituelle.

    Octobre sera frais, pluvieux (+ 50%) et peu ensoleillé (- 30%). L'hiver arrive déjà...

    Conclusions : les nappes phréatiques vont pouvoir se remettre à niveau et on ne devra pas arroser les jardins cet été ! Par contre, pour un ciel bleu et une chaleur estivale, ce ne sera pas en Belgique qu'il faudra rester ! 

     

  • Du poison dans l'eau en bouteilles...

    L'eau du robinet étant impropre à la consommation, il reste heureusement celle en bouteilles ! Mais pas de chance, celle-là est également bourrée d'éléments très nocifs pour la santé :

    Les plastiques synthétiques se composent de différents produits de base extraits principalement du pétrole auxquels on ajoute des additifs pour obtenir le plastique souhaité.

    Le plastifiant du PVC (phtalate ou autre) ne forme pas de liaison covalente avec la matrice (polymère plastique) et peut donc migrer dans l'environnement et engendrer des risques pour la santé humaine.

    Dans le cas du PET (Polyéthylène Terephthalate : le plastique utilisé pour les 7 milliards de bouteilles d'eau produites chaque année en France), le corps scientifique considérait jusqu'ici que son radical phtalate était lié chimiquement à sa matrice.

    Une étude menée par deux chercheurs allemands récemment publiée dans une revue scientifique révèle, selon un article du Figaro, que « l'eau minérale des bouteilles en plastique contient deux fois plus d'hormones (féminines ou masculines) que celle stockée dans des bouteilles en verre ou l'eau du robinet. Autrement dit, le plastique libère dans l'eau ce que l'on appelle des perturbateurs endocriniens ». Et plus longtemps l'eau reste stockée en bouteille, plus les taux d'hormones augmentent...

    Leurs effets à très faible dose sont encore très mal connus, mais ils sont soupçonnés de modifier chez l'homme le développement et les fonctions sexuelles et reproductrices. 

    L’eau minérale ne contient pas seulement des hormones mais aussi de l’uranium à un taux parfois inquiétant ! C’est ce que révèle l’étude réalisée par l’ONG allemande Foodwatch. 

    Résultat : 104 marques – dont San Pellegrino, Perrier, et Badoit – dépassent le seuil de 2 microgrammes d’uranium par litre (µg/l), le taux maximum acceptable selon l’ONG.

    En Allemagne, la mention « conseillée aux nourrissons » est interdite pour les eaux qui ne respectent pas ce seuil, en raison de la toxicité chimique de l’uranium qui induit des pathologies rénales. En règle générale, les eaux minérales ne doivent pas contenir d’uranium à plus de 10 µg/l.

    En France, la réglementation concerne uniquement l’eau du robinet et c’est la norme préconisée par l’Organisation mondiale de la santé de 15 µg/l qui a été retenue. Les eaux minérales évoluent dans un cadre beaucoup plus flou. Ainsi, une eau comme celle de Vichy contiendrait une vingtaine de µg/l d’uranium. Les eaux gazeuses sont plus spécifiquement concernées par ce problème et d’ailleurs les embouteilleurs dégazéifient et regazéifient leurs eaux pour les épurer.

    On trouve encore bien d'autres choses suspectes dans les bouteilles d'eau minérales, dont de l'antimoine (le taux d'antimoine analysé a été mesuré à 4 parties par trillion dans l'eau avant embouteillage. Un chiffre qui s'est porté à 360 ppt pour la même eau conditionnée dans du PET, et à 630 ppt après un stockage de trois mois), ainsi que des minéraux en trop grands nombres.

    Secret industriel oblige, les toxicologues ont toutes les peines du monde à obtenir la composition précise des produits, comme le déplore aussi Gilles Husson, président de l'Association scientifique européenne pour l'eau et la santé.

    Aujourd'hui, le marché de l'eau minérale est aussi contesté pour des raisons environnementales. Il faut sept litres d'eau pour fabriquer une bouteille en plastique et leur commercialisation nécessite des kilomètres de déplacement.

    Donc, si vous voulez vraiment boire de l'eau, qui soit saine pour la santé, il ne reste que les eaux de sources locales, embouteillées en verre, ou l'eau des torrents, si vous en avez un près de chez vous... Quant à moi, je ne bois plus d'eau depuis longtemps : j'ai perdu toute confiance dans les multinationales agro-alimentaires, qui nous exposent, en secret, à des éléments toxiques et cancérigènes. Terriens, il est temps d'agir...

     

     

  • Du poison dans l'eau du robinet...

    C’est un danger invisible qui menace les foyers, une menace pour la santé des Français, des plus jeunes aux plus âgés. Les citoyens l’ignorent, l’eau potable qui coule de leurs robinets est souvent contaminée. 

    Munie d’une valise multimédia équipée d’éprouvettes, Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités. 

    Dans le Centre, en Normandie ou en Charente, elle regorge de pesticides ou de nitrates, ces traitements chimiques qui peuvent provoquer des cancers. Les autorités le savent mais elles délivrent régulièrement des dérogations qui permettent de distribuer une eau impropre à la consommation. 

    Dans des villages d’Auvergne ou à Saint Etienne, les habitants boivent une eau blanchie avec de la poudre d’aluminium qui peut déclencher la maladie d’Alzheimer. Les doses dépassent largement le seuil de risque fixé par les scientifiques, mais la réglementation ignore les dangers de ce neurotoxique. Elle fait aussi l’impasse sur le radon, ce gaz hautement radioactif qui contamine l’eau potable dans le Limousin. 

    Depuis quelques années, des citoyens et des scientifiques isolés tirent la sonnette d’alarme sur ces poisons qui coulent de nos robinets. Partout en France, l’eau potable charrie désormais une trentaine de résidus médicamenteux : antidépresseurs, traitements contre le cancer, hormones de la pilule contraceptive qui modifie le sexe des poissons... Pour protéger sa population de ce cocktail pharmaceutique qui pourrait devenir explosif, la Suisse installe des filtres actifs contre les molécules des médicaments. Alors que l’Europe somme la France de moderniser ses usines de traitement, notre pays ne cesse de minimiser l’ampleur de la pollution. Les communes et les grandes compagnies de distribution de l’eau ne souhaitent pas que de nouvelles règles viennent compromettre leurs affaires. Et tant pis si les Français trinquent à leur santé...

    "Du poison dans l’eau du robinet" : Un reportage à suivre ce lundi 17 mai à 20.35 sur FR3, en sirotant un verre de rouge...

  • La biodiversité planétaire en chute libre...

    L'appauvrissement de la biodiversité devient une tendance quasiment irréversible alors que l'objectif, fixé en 2002, d'atteindre en 2010 une réduction significative des taux de perte de biodiversité au niveau mondial n'a pas été atteint, s'alarme l'ONU dans un rapport publié ce lundi.

    Selon les spécialistes, des "points de basculement sont près d'être franchis, conduisant les écosystèmes vers des états moins productifs desquels il pourrait être difficile ou impossible de revenir".

    Ces points de basculement analysés dans ce troisième rapport de l'ONU sur les perspectives mondiales de la biodiversité comprennent "le dépérissement de vastes zones de forêt amazonienne", "la modification de nombreux lacs d'eau douce (...) vers l'eutrophisation et la domination des algues", ainsi que "l'effondrement de plusieurs écosystèmes de récifs coralliens".

    "Aucun des 21 objectifs secondaires qui accompagnent l'Objectif biodiversité de 2010 ne peut être confirmés comme ayant été atteints de façon définitive au niveau mondial", précise le rapport.

    En outre, "dix des quinze indicateurs principaux développés par la Convention sur la diversité biologique montre des tendances défavorables pour la biodiversité".

    Surtout, aucun gouvernement n'a complètement atteint l'objectif biodiversité de 2010, déclarée par l'ONU année internationale de la biodiversité.

    En conséquence, les "systèmes naturels qui sont le support de la vie, de l'économie et des moyens de subsistance sur la planète sont menacés de dégradation rapide et d'effondrement", relève le Programme de l'ONU pour l'environnement dans un communiqué.

    Le rapport mentionne l'existence de cinq tendances qui engendrent la perte de biodiversité: "le changement de l'habitat, la surexploitation (des ressources), la pollution, les espèces exotiques envahissantes et les changements climatiques".

    Et selon les experts, le taux d'extinction d'espèces animales et végétales est désormais "1.000 fois plus élevé que le taux historique connu jusqu'à ce jour".

    "Pour s'attaquer aux causes profondes de la perte de biodiversité, nous devons lui donner une priorité plus élevée dans tous les domaines de prise de décision et dans tous les secteurs économiques", a demandé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, cité dans le rapport.

    L'ONU estime que les pays peuvent encore agir pour tenter de renverser la tendance, appelant les gouvernements à établir une "action urgente" pour réduire "la pollution terrestre et les pratiques de pêches destructrices qui affaiblissent les récifs coralliens".

    "De nombreuses économies restent aveugles à la valeur immense de la diversité des animaux, des plantes et autres formes de vie et à leur rôle dans la santé et le fonctionnement des écosystèmes des forêts, des eaux douces ou des sols", a regretté le directeur exécutif du Programme de l'ONU pour l'environnement Achim Steiner, cité dans un communiqué.

    "L'humanité a fabriqué l'illusion que nous pouvons en quelque sorte nous passer de la biodiversité (...): la vérité est que nous en avons besoin plus que jamais sur une planète de six milliards d'individus qui se dirige vers plus de neuf milliards d'individus", poursuit-il.

    Le document met en avant de rares progrès comme "l'augmentation des zones protégées à la fois sur terre et dans les eaux côtières".


  • Les paniers BIO à Bruxelles...

    Les principales filières de paniers bio à Bruxelles :
    Les réseaux émanant des fermes de la Région flamande sont les plus anciens implantés à Bruxelles. Les deux filières principales, 
    Den Diepen Boomgaard (producteur) et Biohoeve De Lochting-Dedrie (producteur), sont des fermes qui s'intègrent à des projets plus globaux de réinsertion professionnelle.

    Terrabio
    , en plus de sa vente directe quatre fois par semaine à l'Atelier des Tanneurs, développe un réseau de distribution de paniers de fruits et légumes, intégrant produits locaux (intermédiaire) et d'Italie. On peut aussi leur commander à part des pommes de terre et des oignons. Chaque panier est accompagné de recettes et d'infos sur les producteurs. Tous les fruits et légumes proviennent directement des producteurs locaux belges (GPFL) et de coopératives de producteurs européens associés faisant partie du réseau Mandala Organic Growers. Les paniers peuvent être retirés à l'Atelier des Tanneurs lors du marché le mercredi et le vendredi. Terrabio livre aussi tout groupe intéressé qui s'organise afin de rassembler des commandes et crée un point d'enlèvement !

    Exquisite Green propose des paniers de légumes ou de fruits de différents prix, et assure des livraisons à Bruxelles ainsi que dans le Brabant wallon. Cette nouvelle filière dynamique, créée en novembre 2009, s'approvisionne surtout auprès de GPFL, plate-forme d'une dizaine de producteurs belges. Exquisite Green livre sur les lieux de travail, à domicile et dans des points de collecte.

    The Peas fournit également des paniers dans les différentes communes de Bruxelles, au départ de leur épicerie située à Etterbeek. Deux gammes de produits au choix : Bioproximity, qui contient uniquement fruits et légumes de saison et locaux, fournis par la ferme Tournel (Toubio) et la coopérative GPFL ; et Biodiversity, qui contient aussi quelques produits étrangers, de chez Pronatura ou GPFL

    Biogusto livre des paniers bio à domicile, dans des points de dépôt et des entreprises.

    Cookitude
     livre des paniers de fruits et légumes classiques mais aussi des "paniers-recette" avec tous les ingrédients + une recette détaillée pour un repas.

    A signaler aussi, Roland Masson et 
    Alternature qui livre aux particuliers toute la gamme de l'alimentation bio (intermédiaire, achat chez le grossiste) via des paniers à composer et commander via internet.

  • On vous cache la vérité...

     

     

    Au Canada, tous les produits alimentaires traités par irradiation doivent présenter le logo RADURA sur leur emballage.

    En France, comme en Europe, toute denrée irradiée doit porter la mention « traité par rayonnements ionisants » ou « traité par ionisation ». En pratique, cette signalétique n'apparaît quasiment jamais au consommateur dans la mesure où les ingrédients irradiés sont le plus souvent incorporés dans des plats préparés où ils sont mélangés à d'autres non irradiés.

    De plus, il est évident que la volonté politique mondiale (OMS, ONU, CEE) de cacher la vérité aux consommateurs, que ce soit pour l'irradiation des aliments ou la présence d'OGM dans nos aliments est très forte. Sinon, l'imposition de la mention "contient des OGM" sur l'emballage des produits devrait être obligatoire depuis longtemps... Alors, pour les aliments irradiés, vous pensez bien qu'ils ne vont pas se presser...

    En attendant, et peu de consommateurs le savent, nous mangeons des tonnes d'OGM à notre insu, et sûrement aussi des aliments irradiés, vidés de leurs substances nutritives dont notre organisme a pourtant grand besoin, mais en plus - et c'est encore plus grave - des aliments dont la structure moléculaire a été modifiée suite à l'irradiation, et qui présente un énorme risque pour notre santé.

    Avez-vous imaginé une seule seconde que quand vous mangez une crevette ou un scampi, celui-ci a non seulement été nourri exclusivement d'OGM, bourré d'antibiotiques, et en plus irradié ? Pareil pour la plupart des poissons d'élevage (aaah, le bon saumon fumé !), et idem pour les élevages de volailles et autres élevages intensifs...

     

    Pour que les choses progressent, ne pensez-vous pas que nous devrions changer notre façon d'acheter, consommer et manger ? Nous tourner vers le BIO devient impératif : c'est la seule alternative possible (mais jusqu'à quand ?) d'être sûr de la qualité nutritive des aliments, et de consommer des produits sains. Comme dans le bon vieux temps...

    Et c'est l'unique raison pour laquelle nous devons absolument nous battre pour empêcher la culture d'OGM en Europe, nous battre pour préserver les aliments Bio tels quels (et ne pas admettre un pourcentage d'OGM dans ceux-ci, comme le souhaiterait la CEE...), nous battre pour conserver la biodiversité de nos régions et pousser à une agriculture responsable et Bio, et à une consommation locale de qualité, et de saison. Terriens, il est temps d'agir... Grand temps !

  • Aliments irradiés, atome, malbouffe et mondialisation...

    L’irradiation des aliments est officiellement une technologie idéale au service de la sécurité sanitaire mondiale permettant d’éliminer des pathogènes responsables de millions d’infections d’origine alimentaire. Elle est souvent présentée comme une alternative bienvenue à l’usage d’autres dispositifs comme les produits chimiques (devenus interdits ou impopulaires parce que toxiques). C’est cependant - et surtout - une technologie multi usages (conservation, décontamination, ralentissement du mûrissement,inhibition de la germination) servant à merveille les intérêts de multinationales, répondant à des normes de gestion du risque calibrées pour la production et la commercialisation industrielle de masse à l’échelle mondiale. C’est ainsi un outil de domination économique stratégique. Après la vache folle, à côté des pesticides et des OGM, l’irradiation des aliments.

    Dans cet ouvrage collectif, des scientifiques, écologistes, économistes,syndicalistes et consommateurs apportent leur regard sur l’irradiation des aliments et le contexte dans lequel son usage se répand. C’est en réalité un instrument méconnu - mais emblématique - de la mondialisation des échanges agro-alimentaires, sous influence pro nucléaire. C’est une technologie en plein développement au niveau mondial, encouragée par les institutions internationales et certains États malgré des conséquences sanitaires,environnementales et socio-économiques non négligeables.Les risques pour la santé qu’elle induit et les conséquences socio-économiques et environnementales de sa prolifération ne sont pas anodins : perte de vitamines, risques de perturbations génétiques et d’apparition de tumeurs cancéreuses ; conséquences pour l’emploi et l’économie locale par la délocalisation des productions ; risques liés au fonctionnement d’installations et au transport de matières nucléaires,aux modes de production et de distribution industriels de masse (pollutions,changement climatique, atteinte aux milieux naturels et à la biodiversité). Si nos institutions - mondiales, européennes et nationales - taisent ces enjeux sous couvert de « sécurité sanitaire » et de satisfaction de la demande des consommateurs, il revient aux citoyens de s’informer et d’agir.

    Cette publication est disponible en Belgique auprès de Grappe asbl, 26 rue Basse Marcelle à 5000 Namur. Tel 071/230969 ou auprès du Secrétariat : info@grappebelgique.be

  • Gigantesque vague sur Nice...

     

    Pas de doute, c’est la vague du siècle sur la Côte d’Azur. Selon la préfecture des Alpes-Maritimes, ces vagues auraient atteint six mètres dans la baie des Anges, où elles ont provoqué d’importants dégâts matériels. 
    Une personne a eu la 
    jambe cassée à Eze. Elle a été emportée par les vagues alors qu’elle faisait de l’exercice sur la plage.

    Les installations de plagistes, très nombreuses tout le long de la fameuse promenade des Anglais ont été emportées, “de l’aéroport jusqu’au port”, précise le communiqué. Une quinzaine de restaurants de plage ont disparu. Sur la partie sud de la promenade, la mer a traversé la chaussée pour aller sur fracasser sur les immeubles situés de l’autre côté, entrant même en ville.

    Cannes les vagues auraient atteint 8 à 10 mètres, provoquant des dégâts dans une vingtaine de restaurants. L’est du département et le Var ont aussi été touchés. Dans le port de Saint-Raphaël, cinq bâteaux ont coulé ou se sont échoué. La commune de Cavalaire, dans le Var, aurait aussi souffert.

  • Dégustation du lundi 114

    Magnifique dégustation, ce soir à 4, sur le thème de l'Espagne, avec pour débuter, une première bouteille à la robe or blanc, et au nez d'hydro-carbures, de Xéres et de Savagnin. En bouche, c'est très sec, avec un côté muté un peu lourd : on n'a pas l'habitude de boire ce genre de vin. Lustau Almacenista Fine sherry Wyne Manzanilla Pasada De Sanlucar : un vin de voile comme le Château Chalon, d'âge moyen de 7 ans, coupé à l'eau de vie (17°). Parfait à l'apéro.

    Seconde bouteille, à la robe rubis foncé, et au nez lacté, du nord de l'Espagne. La bouche est charmeuse, sur des fruits croquants, mais aussi sur de la confiture de mûres, avec de la fraîcheur. On pourrait être en France, dans le Languedoc. C'est particulièrement plaisant, moderne, avec une belle liqueur et une belle concentration : Mucho Sympatico ! Osmin 2004 Priorat : particulièrement enrobé pour un Priorat (d'habitude plus sec). Belle bouteille et belle découverte (14,5°).

    Troisième bouteille, à la robe rubis clair et au nez lacté et complexe, dans la tradition bordelaise. En bouche, un vin espagnol classique des années 70, aidé d'un oenologue bordelais. On retrouve un peu l'austérité et le côté un peu sec, qu'on n'avait pas dans le précédent : Gaudium Gran Vino 1996 Marquès de Càceres. C'est un fort bon Rioja, en Tempranillo (13,5°).

    Quatrième bouteille, à la robe noire et au contour évolué. Le nez, très expressif, sur du tabac et de la tomate, complexe, me fait penser à Haut-Brion. En bouche, de la complexité et une acidité assez marquée. On est sur du velours et des tannins fondus : c'est très beau, comme un grand bordeaux 1985, sans la sécheresse. On cite Alion et c'en est un : Alion Ribera Del Duero 1994.

    C'est marrant, on vient de faire, en 4 bouteilles, l'Espagne dans tout ce qu'elle a à proposer, et dans le bon ordre, en plus ! La semaine prochaine, avec pour thème "forme de bouteille originale", cela risque d'être tout aussi marrant, mais peut-être moins bon... Qui vivra verra.

  • Irradiation des aliments : la cata...

    Irradier, veut dire soumettre à un rayonnement radioactif de type bêta (provenant de particules), ou de type gamma (cobalt 60), l'autre terme (plus discret) est l'ionisation.

    L'irradiation au cobalt 60, émet des rayons gamma qui irradient alors, à quarante kilograys (KGy), des palettes entières d'aliments convoyés en boucle sur tapis roulants. L'irradiation au césium 137, parce qu'il n'a pas besoin d'un couvercle d'eau, est d'un usage beaucoup plus pratique. Intégré dans une mini-centrale nucléaire mobile, il est transporté en camion, d'une usine à l'autre, au gré des contrats, en revanche il est beaucoup plus instable.

    L'irradiation est utilisée pour retarder le mûrissement des fruits, pour empêcher les légumes de germer, pour tuer des bactéries responsables du pourrissement ou pour se débarrasser d'insectes sur les aliments. Il y a actuellement une forte pression internationale de la part de l'industrie de l'irradiation et d' autres organisations (comme l'OMS !) pour généraliser son l'utilisation.

    Actuellement,  l’ionisation est autorisée pour une seule catégorie d’aliments en Europe, il s’agit des herbes aromatiques séchées, des épices et des condiments végétaux. Actuellement, cinq pays de l'Union européenne autorisent l'irradiation ou (ionisation) d'autres aliments : la Belgique (8), la France (16), la Hollande (8), l'Italie (3) et le Royaume-Unis (10). Quant au Brésil, tout ce qui est exporté est irradié. Et il y a certainement d'autres cas, mais c'est tenu secret (Afrique du Sud, Ghana, Thaïlande, Philippines et USA) !

    Jusqu'à présent, la pression de l'opinion publique a été forte pour s'opposer à l'ionisation des aliments. Ainsi, selon les organisations de consommateurs, cette technologie n'offre pas de réels bénéfices aux consommateurs, ce serait même plutôt le contraire et pourrait tromper ceux-ci sur la fraîcheur réelle des produits !

    L'irradiation des aliments dégrade la qualité de ceux-ci notamment en détruisant les vitamines qu'ils contiennent et en faisant apparaître de nouveaux composés chimiques dont certains sont cancérigènes. Malheureusement, voici une raison de plus pour manger naturel (Bio).

    Ainsi l'ionisation peut détruire jusqu'à 80% de la vitamine A des œufs et 48% du Béta carotène du jus d' orange ! (1) De plus l'ionisation des aliments peut faire apparaître dans ceux-ci des composés appelés cyclobutanones, qui sont des promoteurs du développement de cancers et causent des dommages génétiques chez le rat.

    Chez l'homme on sait qu'il créent des dommages aux cellules et aux gènes (cytotoxicité et géno-toxicité) (2). D'autres composés tels les radicaux libres ou le benzène, le toluène … apparaissent lors de l'ionisation d'aliments (ces composés sont connus pour favoriser l'apparition de cancers, maladies cardio-vasculaires, …).

    Une riche littérature scientifique illustre ces dangers (3). Pourtant la Commission européenne ou l'OMS (organisation mondiale de la santé) refusent toujours de prendre en compte ces dangers mis en évidence par ces études scientifiques. Pourquoi ?

    La commission européenne refuse les conclusions d'une étude officielle européenne qui montre les dangers potentiels des aliments ionisés ! Une étude réalisée en 2002, par une équipe de chercheurs franco-allemands dans le cadre d'un programme de recherche interrégional de l'Union européenne a montré que certains cyclobutanones (les 2 alkylcyclobutanones) sont cytotoxiques, génotoxiques et sont des promoteurs du cancer du colon chez le rat (4).

    Le comité scientifique de la nourriture (SCF : du service santé et protection du consommateur de la Commission européenne) a refusé ces conclusions alors que l'équipe de chercheurs qui a réalisé cette étude compte parmi les meilleurs spécialistes mondiaux ! Les chercheurs n'ont d'ailleurs pas tardé à réagir pour maintenir leurs conclusions.

    Conclusion : l'irradiation ne se contente pas d'exterminer les germes indésirables, par la même occasion ils détruisent instantanément toutes les vitamines, les antioxydants, les enzymes, les acides gras, et dans le cas des viandes rouges, certains composants naturellement présents dans les fibres deviennent cancérigènes.

    D'ailleurs, le professeur Samuel Epstein, de la faculté de médecine de l'Illinois, expert auprès de la FDA (Food and Drugs Administration), a bien tenté de soulever le problème, il n'a pas été entendu.

    L'OMC (Organisation mondiale du commerce), presse l'Union européenne d'assouplir sa législation sur l'ionisation des aliments : elle y voit là un moyen d'accroître encore un peu plus la mondialisation des échanges commerciaux de nourriture au détriment des systèmes de production locaux durables et de petite taille, destabilisant encore davantage les marchés en concurrencant les productions locales avec des productions d'aliments en provenance des pays en voie de développement où les coûts de production sont très bas. Ces produits dénutris et sans fraîcheur pourront ensuite être revendus sur nos marchés !

    Etiquetage absent ! pourquoi ? Pourquoi n'est-il pas systématiquement indiqué que certains aliments sont irradiés ? Pourquoi le logo " RADURA ", qui est censé figuré sur l'étiquetage n'apparaît-il jamais ?

    La commission de l'environnement du Parlement européen avait indiqué que l'irradiation (ionisation) devrait être indiquée sur l'emballage des aliments concernés. Obligatoire depuis un décret du 8 mai 1970, ainsi que toutes les importations depuis le 20 septembre 2000. En 1999, vingt mille tonnes de produits divers ont été irradiés. Lesquels exactement ? Bien malin qui pourrait le dire. Les entreprises et les distributeurs qui jouent la transparence ne sont pas nombreux. C'est le cas de la société Euro-contact de Boulogne-sur-mer qui, depuis des années libelle ses étiquettes avec la mention "produit traité par rayonnements ionisants ", ce n'est pas du tout le cas en revanche, des producteurs de fromages frais distribués sur le marché français. Les viandes de volailles séparées mécaniquement, sont irradiées à raison de 6000 tonnes par an. On peut donc en conclure que la plupart des plats cuisinés à base de poulet sont irradiés !

    En résumé, vous pensez faire le plein d'enzymes en dégustant une mangue, pour palier à la carence dont vous êtes victime (en raison de la mauvaise qualité nutritionnelle des aliments), et c'est faux ! Car la mangue que vous payer cher et qui provient du Brésil a été irradiée et ne contient plus rien : ni vitamines, ni enzymes ! Et vous ne pouvez pas le savoir : c'est indiqué nulle part ! Conclusion : votre petit corps qui produit des enzymes pour soigner toutes les infections naissantes et début de maladies, doit détourner ces enzymes vers le système digestif afin qu'il ne s'encrasse pas trop ! Donc vous tomberez malade (les enzymes étant occupées à autre chose), et vous irez chez le médecin et le pharmacien, ou en clinique pour les cancers, ou on ne traitera pas votre manque d'enzymes (qui est la cause), mais la maladie. Tout bénéfice pour l'industrie pharmaceutique, qui est de coalition avec l'industrie agro-alimentaire, et qui sont de mèche avec les pouvoirs politiques mondiaux... Triste histoire de pognon, au détriment de notre santé à tous ! Un complot planétaire !

    Et on s'étonne de l'augmentation constante de cas d'obésité, d'asthme, d'allergies, de cancers, alors que toutes ces maladies devraient normalement être contrées dès leur apparition par les enzymes produites par notre corps ! Quel bordel ! Une fois de plus, ne nous laissons pas faire : Terriens, il est temps d'agir !

    (1) FDA Memorandum, from Kim Morehouse, Ph.D. to William Trotter. April 11, 2000. Voir aussi : Diehl J.F. " Combined effects of irradiaton, storage and cooking on the vitamin E and vitamin B1 level of foods." Presented at the 33 rd Annual Meeting of American Institute of Nutrition, 1969.

    (2) Delincée, H. and Pool-zobel,B. " Genotoxic properties of 2-dodecylcyclobutanone, a compound formed on irradiatio of food containing fat." Radiation Physics and Chemstry, 52:39-42, 1998. (Co-sponsored by the International Consultative Group on Food Irradiation.)

    (3) Un document de 6 pages réalisé par l'ONG américaine " Public Citizen " est disponible auprès du MDRGF sur simple demande par email à : courrier@mdrgf.org

    (4) Burnouf D, Delincée H, Hartwig A, Marchioni E, Miesch M, Raul F, Werner D (2001). Ce projet a été aidé par l'union Européenne à travers le programme Upper Rhine Interreg II, par Aérial (strasbourg), le CNRS et l'université Louis Pasteur (Strasbourg). Projet Nº 3171.

     

     

  • Classification des aliments...

    CLASSIFICATION DES ALIMENTS selon Edmond Bordeaux-Skezely

    Aliments à haute vitalité

    (faciles à digérer, soutenant les mécanismes de détoxication du corps)

    1.Aliments biogéniques : graines, céréales et féculents en germination, jeunes pousses, algues , pollen, gelée royale.

    2.Aliments bio actifs : baies, fruits et légumes frais et bio, crus et non transformés. Huiles végétales de première pression à froid, herbes aromatiques fraîches, lacto-fermentés.. ;

    Aliments à faible vitalité

    3.Aliments bio statiques : tous les aliments cuits et tous les aliments qui, bien que crus, ne sont plus frais. Par ordre croissant de travail digestif : poissons, fruits de mer, produits à base de lait de chèvre, yoghourts, fromages blancs frais, lait et fromages, oeufs, volaille, viandes blanches, viandes rouges.

    4.Aliments biocidiques : toutes les nourritures dénaturées, frelatées, irradiées, raffinées, pasteurisées, cuites à haute température, contenant des additifs et conservateurs chimiques

    Ecoutons le cuisinier belge Pol Grégoire : "La classification d'Edmond Bordeaux-Szekely distingue quatre catégories d'aliments selon leur capacité à régénérer les cellules : les aliments biogéniques (qui engendrent la vie), les aliments bio actifs (qui entretiennent la vie) les aliments bio statiques (qui diminuent la vie) et les aliments biochimiques (qui tuent la vie). Les aliments biogéniques sont alcalinisants et très énergisants. La germination, par exemple, accroit le niveau enzymatique de six à vingt fois. Or les enzymes sont les premiers catalyseurs de la digestion. S'ils font défaut, le processus digestif se fait mal et l'organisme s'encrasse. Ce dernier puise alors dans son capital enzymatique endogène pour effectuer le travail. L'alimentation la plus bénéfique contiendra un minimum de 25 à 30 % d'aliments biogéniques . J'y range les algues, les jeunes pousses et toutes les graines (légumineuses, céréales, légumes, oléagineux...) trempées au moins 12 h pour enclencher la germination" .

    Et les enzymes, c'est hyper-important pour notre corps. Une carence en enzymes est la source de dysfonctionnements de notre corps et de l'apparition de maladies. Adoptons une alimentation plus saine avec les aliments des 2 premières classifications.

    Voir le lien dans la colonne de droite "Tous sur les enzymes". Très instructif...

  • Oso et le poisson d'élevage Bio...

    La société française Oso est un pionnier dans le secteur de la production du poisson Bio. En 2002, elle a eu l’idée de se différencier de la concurrence à bas prix d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine en lançant sur le marché des crevettes bios. « Il n’y avait aucune réglementation à l’époque, explique Mathias Ismail, directeur général. On a travaillé main dans la main avec les autorités françaises pour développer le cahier des charges. Au niveau européen, cela fait seulement un an qu’un tel cahier des charges existe pour le poisson bio. » Aujourd’hui, Oso produit 1.600 tonnes de crevettes bios par an. La société se base sur le même principe que celui de l’agriculture bio : reconstituer au maximum l’environnement naturel.

    « Nos élevages sont situés à Madagascar, dans un coin très isolé, une des dernières régions du monde complètement vierges. » Les crevettes reçoivent une nourriture essentiellement naturelle. « Nous pompons l’eau dans l’océan voisin et nous créons les conditions pour que la nourriture des crevettes prolifère (micro-organismes…). » Cela ne suffit pas. Du tourteau de soja vient compléter cette alimentation mais du soja non OGM, à la différence de ce qui se pratique ailleurs.

    Comme pour l’élevage des poulets, la différence tient aussi dans la densité. « Nous avons 180 g de crevettes pour 1,4 tonne d’eau. Dans l’élevage classique, on a des concentrations de 400 à 500 kg de crevettes. » Des concentrations très élevées qui stressent les animaux et favorisent toutes sortes de maladies, combattues par un recours aux antibiotiques. Chez Oso, on s’interdit ce genre de pratique. « Nous laissons faire la sélection naturelle. Dans nos écloseries, nous avons un taux de survie de 20 %. Mais les crevettes qui passent ce cap sont très solides et restent en bonne santé. »

    Cette année, Oso a introduit sur le marché trois nouveaux produits : du bar, de la dorade et du saumon bio. « Nous avons besoin pour ces élevages de baies très isolées où il n’y a pas de risques de pollution, pas de villes à proximité. Ces endroits ne sont malheureusement plus très nombreux sur la terre. C’est pourquoi nous resterons toujours une société de taille moyenne. »

    Toutes ces précautions se paient : les poissons bios d’Oso (non disponibles dans la distribution belge) sont en moyenne 20 à 30 % plus chers que les autres. « Mais ils offrent la même qualité gustative que les poissons sauvages, s’empresse d’ajouter Mathias Ismail. Notre principal argument commercial c’est le goût, pas le bio ».

  • Cool, les centrales nucléaires...

    Selon un article de Béatrice Héraud sur Novethic, « Tchernobyl est une catastrophe qui dure ; contrairement à ce que l’on pense, le problème continue de croître ». 24 ans (le 26 avril 1986) après l’explosion du réacteur de la centrale nucléaire, le constat dressé par Yves Lenoir, ancien de Greenpeace et des Amis de la Terre, aujourd’hui président de l’association Enfants de Tchernobyl Bélarus, est alarmant. En Bélarussie -le pays le plus affecté- 500 000 enfants sont contaminés, et sans doute le double si l’on prend en compte ceux d’Ukraine et de Russie. Sans compter les adultes. « Ces populations ont encore toute une série de symptômes et de maladies dus à une contamination chronique : elles sont victimes de problèmes vasculaires, cardiaques, rénaux ou nerveux. Les enfants sont particulièrement touchés : dans les zones contaminées, 80% d’entre eux ont des troubles du système nerveux qui les empêchent par exemple de suivre les cours », explique la députée européenne du groupe des Verts/Ale, Michèle Rivasi, qui revient de Tchernobyl. « Et l’on note encore des désordres génétiques qui perdureront donc même une fois que la radioactivité aura disparu », souligne Yves Lenoir. Certains scientifiques avancent déjà un chiffre minimum de 7 générations.

     

    Car aujourd’hui, les sols sont encore empoisonnés par les substances radioactives. Et avec eux, les aliments qui y poussent, l’eau des nappes phréatiques, ou le poisson des rivières. « Le problème est que le césium 137 est un métal très volatil -ce qui fait que la zone affectée s’étend-, et son taux de décroissance est très faible ; il faut 30 ans pour en diminuer de moitié la radioactivité, ce qui fait qu’elle disparaîtra seulement dans 200 ou 300 ans…De plus la contamination des aliments dépend de la qualité du sol ; un sol très contaminé pourra laissé passer moins de césium 137 dans les cultures qu’un autre moins irradié. Il est donc très important de faire des mesures par région et par individu », explique Yves Lenoir.

    Aujourd’hui cependant, un seul institut indépendant fait ce travail en Bélarussie, le Centre Belrad, spécialisé dans le suivi et le soin des enfants irradiés. Mais il manque cruellement de moyens : autrefois financé par le gouvernement et d’autres pays ou fondations, il dépend aujourd’hui quasiment de l’association des Enfants de Tchernobyl Bélarus qui lui a versé 180 000 euros en 2009. De quoi accorder seulement 2 cures par an de pectine de pomme (qui permet de diminuer la concentration de césium 137 dans le corps) à 2 000 enfants quand il en faudrait 4 par an pour 500 000 enfants, particulièrement ceux vivant dans les campagnes, extrêmement pauvres, et où l’on consomme les cultures locales.

    En Ukraine, le système de suivi des victimes est encore plus alarmant, et la crise financière n’a pas arrangé les choses, estime Michèle Rivasi. Selon l’ambassade d’Ukraine en France, le coût total de la catastrophe est estimé à « 179 milliards de dollars jusqu’en 2015 », mais le pays « a dû abandonner le suivi des victimes de Tchernobyl et nous sommes très inquiets du délabrement des hôpitaux », déclare la députée. Or, toujours selon l’ambassade, « en avril 2010, quelque 2,3 millions de citoyens ukrainiens (parmi lesquels 0,5 million d’enfants) ont le statut de victimes de la catastrophe de Tchernobyl. Pendant les douze dernières années, le nombre de victimes a diminué de 26%, tandis que le nombre de personnes handicapées a augmenté de 80%. Actuellement on compte 110 000 adultes et 2 600 enfants handicapés suite à la catastrophe, alors qu’en 1991, leur nombre était évalué à 2 000 personnes »

     

    La semaine dernière, des scientifiques russes et ukrainiens, parmi lesquels Alexey Yablokov, ancien conseiller environnemental du président de Boris Eltsine et membre de l’Académie des sciences de Moscou, a présenté ses travaux au Parlement européen, à Strasbourg. Ses recherches, étayées par plus de 5000 articles dont la plupart n'avaient jamais été publiés en anglais, ont été compilées dans un livre publié récemment par l’Académie des Sciences de New York: « Tchernobyl ; les conséquences de la catastrophe pour les populations et l’environnement ». Il y établit un bilan catastrophique : au total, entre 1986 et 2004, le drame aurait provoqué la mort de près d’1 million de personnes à travers l’Hémisphère Nord (le nuage s’étant propagé jusqu’aux USA et au Canada) dont 112 à 125 000 liquidateurs, ces personnes venues éteindre l’incendie du réacteur puis nettoyer le site.

    Des chiffres très éloignés de ceux publiés en 2005 par l’OMS pour qui « moins d’une cinquantaine de décès a été attribuée directement à cette catastrophe », quand 4 000 ont souffert de cancers de la thyroïde et que 4 000 « pourraient à terme décéder des suites d’une radio-exposition consécutive à l’accident ». Quant à l’impact de Tchernobyl sur la santé mentale, il émane essentiellement de « l’absence d’informations précises » Dans son rapport, l’OMS cite ainsi Mikhail Balonov, spécialiste des rayonnements à l’Agence Internationale de l’énergie atomique : « dans la plupart des zones, les problèmes sont économiques et psychologiques, pas sanitaires, ni environnementaux. »

    Un bilan très contesté. Car en plus de l’impact psychologique que peut provoquer la catastrophe et ses conséquences, « il faut savoir que le comportement apathique et le manque de concentration des enfants ainsi que les dépressions, qui ont donné lieu à un taux anormalement élevé de suicides chez les liquidateurs sont aussi dues aux irradiations elles-mêmes », souligne Yves Lenoir. De plus, « le chiffrage précis des victimes est très difficile car, 25 ans après, d’autres facteurs rentrent en jeu. Toutefois, si l’on compare avec des populations non irradiées, le taux de mortalité (jusqu’à 45 ans) est 3 fois supérieur dans les zones contaminées (10 fois pour la mortalité périnatale), l’espérance de vie beaucoup plus faible et le taux de morbidité (maladie) extrêmement élevé », ajoute-t-il. En outre, il existe une « chape de plomb » autour de la catastrophe : par exemple certaines identités des liquidateurs sont encore secrètes et la zone contaminée de Russie est entourée du plus grand secret (pas très normal...). Enfin, « l’Organisation mondiale de la santé est liée à  l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)(tiens donc, comme c'est étonnant !) et les chiffres fournis par ces agences de l’ONU ont volontairement été sous-évalués afin de protéger la réputation de l’industrie nucléaire », estime Michèle Rivasi. Des informations pourtant indispensables à l’heure de la relance du nucléaire, un peu partout dans le monde…

    Et comme en Belgique, le gouvernement (vous savez, le provisoire) a voté pour la prolongation de service de nos vieilles centrales nucléaires, alors qu'elle sont arrivées à un âge où les plus anciennes d'entre-elles, arrivées en fin de vie, devraient être démontées et recyclées (fameux budget, çà !), le prochain Tchernobyl risque fort d'être beaucoup plus proche de nous...

    Ce sujet prouve une fois de plus que l'information donnée est mensongère, qu'il existe des liens entre l'OMS et l'AIEA qui ne devraient pas exister, que l'ONU nous trompe, que les Etats eux-mêmes nous cachent la vérité, et encore plus grave, que les victimes innocentes de ce terrible accident ne sont toujours pas prises en charge comme elles devraient l'être !

    Tout cela pour faire passer l'idée que "C'est cool les centrales nucléaires...". Alors que les risques liés à ce mode énergétique ainsi que les problèmes non résolus qu’il soulève, tels que la gestion de déchets hautement radioactifs et la mise en arrêt de centrales vieillissantes, ne sont jamais mis en avant. Tout comme le fait que remplacer les centrales nucléaires par des centrales d'énergies renouvelables (solaire, éolien, cogénération, etc.), consommerait 30 fois moins de CO2, et sans aucun risque pour la santé...  Terriens, il est temps d'agir...

     

     

  • Barroso, Dalli et l'industrie agricole...

    Barroso, Dalli et l’industrie agricole mijotent une catastrophe qui va toucher toute l’UE. Les OGM sont nocifs pour l’environnement, catastrophiques pour les agriculteurs conventionnels et biologiques, donnent aux entreprises comme Bayer et Monsanto le pouvoir sur notre alimentation. Le livre de recettes est une façon ludique de faire le point sur les problèmes très sérieux qu’entraîne la manipulation génétique.

    L’autorisation de la pomme de terre OGM Amflora est contraire à la volonté de certains Etats membres européens, l’opinion publique et l’avis d’experts médicaux comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Agence européenne des médicaments (EMEA). Les deux instances ont souligné 'l’importance critique’ des antibiotiques contre lesquels la pomme de terre Amflora comporte des gènes de résistance.

    Ne pas autoriser de cultures OGM

    Barroso essaie à tout prix d’imposer un agenda pro-OGM. Il a même exclu formellement le Commissaire européen à l’Environnement du processus décisionnel concernant les organismes génétiquement modifiés, de sorte que tout le pouvoir est à présent dans les mains du Commissaire européen à la Santé, John Dalli. Greenpeace déplore que Dalli ait déjà pris sa première décision concernant les OGM sans tenir compte des avis des experts médicaux de l’OMS et de l’EMEA.

    Greenpeace demande un moratoire sur l’autorisation des cultures OGM tant que la procédure d’agréation actuelle ne sera pas considérablement améliorée.

    Signez la pétition !

    Pour déposer officiellement une proposition de loi auprès de l'UE en vue de l'adoption d'un moratoire sur les cultures et importations d'organismes génétiquement modifés (OGM), un million de signatures doivent impérativement être réunies. Greenpeace collabore avec Avaaz pour atteindre cet objectif. On en est à 664.000 signatures : on a besoin de la vôtre !

    http://www.greenpeace.org/international/campaigns/genetic-engineering/take-action/EU-Petition