• Il y a du changement dans l'air...

    Tout d'abord au niveau météo, on va passer des températures estivales de ces derniers jours à des températures dignes d'un mois de mars ! C'est pour dans quelques jours : préparez-vous ! Mais restons optimistes : la chaleur revient après les Saints de glace.

    Au niveau politique ensuite, avec une Belgique qui n'en mène plus large. Tout cela à cause de quelques extrémistes flamands impatients et intransigeants qui veulent imposer leur desiderata sur le BHV sans concession aucune. Voilà donc de bien étranges élections qui se profilent. Voter pour les mêmes, alors qu'ils ont prouvé ne pas savoir gouverner ? Voter pour les verts, qui s'allient au PS ? Voter pour des extrémistes ? Voter blanc, ou ne plus aller voter ? Les résultats électoraux risquent d'être assez surprenants... et dangereux.

    Enfin la crise, qui se profile à nouveau, avec des faillites d'Etats (prédites par Jacques Attali il y a un an : voir sur ce blog), la bourse qui rechute et l'euro qui plonge : tout cela ne présage rien de bon... D'autant plus qu'on ne parle pas d'un Etat, mais de plusieurs... Une toute grosse crise en perspective ? Espérons que non !

    Et pour terminer, au niveau environnement, après l'éruption de ce volcan Islandais, voilà la méga-marée noire américaine (merci BP), auquel les Etats-Unis vont mettre le feu... 800.000 litres de brut qui se déversent chaque jour dans l'océan : une catastrophe d'envergure ! C'est la nature qui va encore casquer, comme d'habitude. Et BP dédommager (ne vous inquiétez pas pour eux, ils ont les moyens). Ce n'est pas comme cela que le taux de CO2 va diminuer !

    Du bon côté, la consommation Bio qui augmente de façon exponentielle, tout comme les potagers privatifs. Les consommateurs semblent enfin avoir compris le jeu des multinationales agro-alimentaires, leurs publicités mensongères (voir Danone et son Actimel et son Activia sur ce blog), et leur but lucratif au dépend de la santé et de l'environnement... Ces multinationales, et les grandes surfaces vont devoir changer leur fusil d'épaule, sous peine de disparaître.

    Et puis la production automobile, qui enfin, va réduire les émissions de CO2, avec de nouveaux modèles hybrides qui vont bientôt sortir en série. Le temps des grosses berlines, et autres 4x4, peu respectueuses de l'environnement est révolu. Une bonne nouvelle aussi. J'attends avec impatience la nouvelle Honda CRZ..., à défaut de pouvoir acheter celle à l'hydrogène, en test aux USA depuis 3 ans...

    Bref, il y a du changement dans l'air. Les choses évoluent, et nos modes de vies vont évoluer et devoir s'adapter.

     

     

  • Dégustation du lundi 113

    Avec pour thème "Le bonheur est dans mon verre", belle dégustation à 4, qui débuta par un vin à la robe jaune paille présentant une légère oxydation au nez, sur du coing. La bouche, parfumée, pleine, longue, sur des agrumes et de la noix, avec du gras et une belle acidité, sans traces de boisé. Fort difficile à deviner : Chenin ou Chardonnay, Loire ou Bourgogne? "Les Chalasses Marnes Bleues" Savagnin 2007 de Jean-François Ganevat en Côte du Jura. Vigneron de père en fils depuis 1650 : c'est pas beau çà ? Belle bouteille.

    Second flacon à la robe cognac et au nez de vieux Porto ou de vieux Xérès. En bouche, du pain cuit, de la levure et des fruits confits. C'est huileux, ample,épais, gras, sur de la noix fraîche avec une belle longueur. Suite à notre perplexité, on apprend que c'est un vin français des années 70. Et aucune trace d'oxydation : assez amusant ! On ne trouvera pas : Hospice de Beaune 1977 en Meursault-Genevrières Cuvée Philippe-Le-Bon d'Emile Chandesais. Cette bouteille, dont le niveau était en-dessous de l'épaule, a dû vieillir de façon atypique...

    Troisième flacon, à la robe rubis et au nez viandeux agréable, de Merlot tomaté. En bouche, un bon petit Merlot, délicat et en finesse. C'est jovial, sans complexité étourdissante, souple au début, puis avec quelques tannins apparaissant en finale : Château Bel Air Marquis d'Aligre Grand Cru Exceptionnel Margaux 2001. Sympa, mais les grandes bouteilles semblent dater d'avant 1990. A confirmer.

    Quatrième flacon bouchonné de bouchonné... Tant pis pour ce Château Soutard 2005 en GCC de Saint Emilion.

    Cinquième flacon à la robe paille intense, claire et limpide, et au nez de toast beurré. En bouche, une sucrosité contenue pour ce moelleux sans excès, une très belle expression, une belle acidité, une belle longueur et une fort belle finale. Les Bonnes Blanches 2003 en Coteaux du Layon St Lambert d'Agnès et René Mosse. Belle bouteille à l'équilibre parfait, grâce à cette superbe acidité du Chenin. Très belle bouteille.

    Lundi prochain, ce sera l'Espagne qui sera à l'honneur. Avec certainement quelques grands flacons, juste pour le plaisir.

     

  • Le Monde est petit...

    Restaurant situé près du square Montgomery à Etterbeek, découvert jeudi passé et retesté hier soir, avant d'écrire cet article. Coté 13 sur 20 par Gault et Millau, ce qui n'est pas terrible, sauf si le Chef est en progression constante, ce qui est le cas.

    Cadre sympa, bon accueil, outre la carte, un beau tableau de suggestion, prix modérés, quelques possibilités de vins au verre : voilà qui s'annonce bien !

    En entrées, Noix de St Jacques sur millefeuille de mangue et d'avocats (où je n'ai pas saisi la subtilité de l'accord), pointes d'asperges blanches, ravioli carbonara et lardons de saumon fumé (accord magique) et croquettes de crevettes (délicieuses, mais à la croûte un peu molle).

    Côté plats, un magnifique Turbot, en écailles de pommes de terre, sur une sauce verte au cresson (délicieux), et une brochette de lotte sur un curry de légumes (fort bien réussi). Fraîcheur des produits évidente.

    Côté vin, un très bon Chenin sud-africain au verre, une excellente bouteille de Chablis, et une autre de Bandol (La Bastide Blanche 2006), moins convaincante.

    Côté desserts, quelques agréables surprises, dont ce fondant de pommes et sa glace au Calva : pas mal du tout.

    Bref, un resto sympa dont quelques plats valent certainement le détour.

  • Dégustation du lundi 112

    Sur le thème "ils font du vin là-bas?", dégustation mitigée à 5, avec en mise en bouche, un mousseux à la robe rose/orangée et à la bouche sur de la pêche de vigne, avec de l'acidité. C'est naturel et c'est pur : Moussamoussettes, Vin de Table français d'Agnès et René Mosse, en brut de cuve.

    La seconde bouteille de la soirée offre une robe rubis foncé au contour évolué. Le nez est boisé, sur des notes de gibier. En bouche, une belle matière mûre, mais aussi beaucoup de bois, et un côté légèrement pétillant. C'est chaud et trop boisé : Grover Vineyards, Cabernet-Shiraz, Nandi Hills 2006 en Inde. "Produit sous la stricte surveillance de Michel Rolland, oenologue français de réputation mondiale". Pas besoin de le noter sur l'étiquette : cela se goûte !

    Troisième flacon, à la robe rubis et au nez réduit. La bouche est poivrée, très tannique et sur des épices. Beaux tannins de fruits mûrs, mais avec de la sécheresse en finale : Le Pech Abusé 2005 de Magali Tissot (la soeur de l'autre) et Ludovic Bonnelle. C'est un Buzet, en vendanges manuelles.

    Quatrième bouteille à la robe rubis aussi, et au nez étranger et floral. En bouche, un vin léger, neutre, sans défauts, et à la finale un peu rêche : La Rouge, Arbin 2005 Mondeuse du Domaine Louis Magnin en vin de Savoie.

    Cinquième flacon, à la robe foncée, quasi noire et au nez concentré, profond et expressif. La bouche, ronde et fondue, présente une belle montée de fruits en rétro. Belle matière et finesse, avec un côté mûr/Sud compensé par une belle fraîcheur : Le Clos des Fées 2006 d'Hervé Bizeul en Côtes du Roussillon villages. Ce vin titrant 15° nous a surpris car il a changé : beaucoup moins extrait qu'auparavant et donc beaucoup plus agréable...

    Sixième et dernier flacon de la soirée à la robe orangée et au nez d'abricot (le vrai, frais et vif). Assez exceptionnel. En bouche, les superlatifs ne manquent pas : superbe longueur, magnifique acidité, vraiment très bon ! Tout le monde pense au Jurançon ou au sud-ouest et on est au Canada : Vidal Icewine 2006 Limited Edition VQA Niagara Peninsula Magnota Ontario Canada. Superbe bouteille de 50 cl, en vente chez Rob.

    Thème de lundi prochain : "Le bonheur est dans mon verre." Cela promet d'être assez varié... Qui vivra verra.

  • Le Titanic apicole...

    Le Titanic Apicole, une trilogie en DVD à acheter pour tout comprendre, car on vous cache la vérité...

    C'est un film-documentaire d’Ananda Guillet et de Dominique Guillet en 3 DVD sur la disparition des Abeilles, la terreur-pesticide, la désertification, les chimères génétiques, les nécro-carburants, l’apiculture productiviste...: en bref, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de toute la biosphère. 

    C'est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? Qu’adviendrait-il de son agriculture? 

    Dans le premier tome, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte. C’est un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Nous y exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne... Durée: 90 mn (cette version est quelque peu raccourcie par rapport à la première édition en 2008). 

    Le second tome “Planète Terre: Désert d’Abeilles” évoque l’impact de la désertification, des nécro-technologies telles que les chimères génétiques et les nécro-carburants, de la disparition des jachères, de l’urbanisation effrénée, de la pollution des eaux, du frelon asiatique, etc. Durée: 60 mn. 

    Le troisième tome “Abeilles: du bétail à miel dans les enclos des colonies humaines” évoque tous les précipices de l’apiculture productiviste: la nourriture artificielle, frelatée - et parfois transgénique - des abeilles, la production de reines hybrides, l’insémination artificielle des reines, les traitements insecticides utilisés dans les ruches à base de produits toxiques vendus par les mêmes multinationales agrochimistes qui détruisent les abeilles dans les champs, etc. Durée: 50 mn .

    De très nombreux lanceurs d’alerte interviennent dans ces 3 DVD: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Claire Villemant (Muséum d’Histoire Naturelle), Lionel Garnery (CNRS), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) Maurice Chaudière, et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. 

    Ce documentaire est une réalisation de la “Voix des Semences” et de l’Association “Les Visions de Gaïa”, elle-même soutenue par la “Fondation pour une Terre Humaine”. 

    Le prix de 30 euros inclut le port. A commander sur le site de Kokopelli, pour ne pas mourir idiot. Terriens, il est temps d'agir...

  • Les cendres nocives du volcan...

    Les médias ne cessent de nous rassurer sur le fait que les cendres volcaniques en provenance d'Islande ne polluent pas, pour le moment, l'air que nous respirons, le nuage restant en altitude. Je veux bien. Mais pourquoi suis-je allé cet après-midi au carwash ? Pour la dépoussiérer ! Et si ce ne sont pas des cendres, alors je me demande bien ce que cela pourrait être ? Du sable du Sahara peut-être ?

    Le nuage de cendres, provenant de l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll, contient de fines particules semblables à celles émises par d'autres sources de polluants (moteurs diesel par exemple). Or, l'analyse des cendres en cours relève qu'environ 25% des particules du nuage pourraient être inférieures à 10 microns, les plus dangereuses pour la santé. 

    Grâce à l'anticyclone positionné sur l'Europe de l'Ouest, les particules devraient rester en altitude. Mais, dans les jours à venir, il est probable qu'elles commencent progressivement à tomber au sol par gravité, un phénomène qui pourrait en outre s'accélérer sous l'effet d'une dépression. Ce qui pourrait être une source de problèmes respiratoires plus ou moins graves pour les personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques comme l'asthme, l'emphysème ou la bronchite. 

    Dans un tel cas, l'OMS conseille de limiter les activités physiques, et de se réfugier à l'intérieur des locaux dans les cas les plus extrêmes, comme une irritation de la gorge et/ou des poumons, le nez qui coule, le picotement des yeux, etc. 

    Bref, surveillons la couche de poussières qui s'accumule sur les voitures foncées. Ce sera le signe d'une pollution de l'air que nous respirons par des particules fines dangereuses pour la santé.

  • Vols annulés : quel bonheur !

    Cela doit bien faire 10 ans que je n'ai vécu un samedi matin aussi calme, sans être réveillé par ces dizaines d'avions décollant de Zaventem et survolant, évidemment, Bruxelles pour la plus grande joie de ces habitants !

    Sont annulés, ce samedi matin, les vols de 03H15 vers Sharm El Sheik et 03H20 vers Oujda, ceux de 4H50 vers Marakech et 5H50 pour Bodrum et Tenerife, puis la série infernale qui réveille tout à fait la moitié de Bruxelles : 5H55 Alicante et Malaga, 6H00 Bodrum et Djerba, 6H10 Santa Cruz, 6H15 Rome, 6H25 Amsterdam, Turin, Venise, et 6H30 Barcelone, Lisbonne, Malaga, Nice, Palerme et Paris. C'est en général à cette heure-là que vous vous levez, vu l'impossibilité de se rendormir..., d'autant plus que vous savez qu'une autre quinzaine d'avions bruyants suivent dans l'heure qui suit ! 

    Ce matin, rien ! Le calme absolu. Un luxe (provisoire) qui nous permet, sereins, de profiter du chant des oiseaux et de la quiétude normale d'un samedi matin.

    C'est à ce moment qu'on réalise à quel point le survol de Bruxelles par les avions de Zaventem est empoisonnant, et transforme notre belle ville en un endroit bruyant, pollué et invivable. Un scandale politique, je vous le dis ! 

    Et gare au premier avion qui décollera : ses moteurs vont s'arrêter (à cause des poussières volcaniques) et il tombera comme une pierre sur notre belle ville... Mais d'ici-là, on devrait encore avoir, au moins, 12 bonnes heures de calme : profitons-en !

     

  • Bio Cohérence ou AB ?

    Un nouveau logo pour les produits issus de l'agriculture biologique française apparaîtra bientôt dans les rayons. Celui de Bio Cohérence, marque lancée le 12 avril dernier, à l'initiative de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique.

    L'idée d'une nouvelle marque française a commencé à germer au sein de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique (FNAB) en 2007, alors que le cahier des charges du label bio européen était en cours de révision. La Commission a en effet retiré aux États membres le droit de compléter ce cahier des charges européen par des réglementations nationales plus contraignantes, jugeant que celles-ci entravaient les échanges commerciaux sur le territoire communautaire. Dès le 1er janvier 2009, les seuls états membres à s'être dotés de règles nationales supplémentaires, la Belgique, le Danemark, la Norvège et la France (avec son label national AB), ont donc revu a minima les critères d'obtention de leurs labels respectifs. De sorte qu'aujourd'hui, le label français AB et le label de l'agriculture biologique européen sont peu ou prou équivalents.

    Mais une large majorité  des producteurs bio français ont refusé l'abandon de leurs spécificités hexagonales. 10 000 producteurs, sur les 15 000 que compte la France, se sont donc regroupés avec d'autres acteurs de la filière (notamment les distributeurs Biocoop et BioMonde et l'association Bioconsom'acteurs), au sein de l'association AlternativeBio2009, créée spécifiquement pour élaborer cette nouvelle marque. Après une année de concertations, les critères sont aujourd'hui arrêtés. Comme l'explique Dominique Técher, viticulteur membre de la FNAB et président de Bio Cohérence (association gestionnaire de la marque), « l'engagement des adhérents, qu'ils soient producteurs, transformateurs ou distributeurs, repose sur trois niveaux. D'abord, le respect du cahier des charges européen, condition sine qua non à l'obtention de la marque. Ensuite, le respect d'un cahier des charges supplémentaire, que nous avons élaboré, et qui reprend l'ancienne réglementation française à laquelle nous avons ajouté quelques points qui nous semblaient incontournables. Enfin, les adhérents s'engagent dans une dynamique de progrès, par la signature d'une charte et la réalisation d'un auto-diagnostic. » Plue value essentielle de Bio Cohérence, le cahier des charges supplémentaire contient une soixantaine de contraintes, dont notamment l'interdiction totale des OGM, l'obligation de convertir l'intégralité de l'exploitation à l'agriculture biologique – même si seulement une part de la production est dédiée à ce marché -, produire au minimum 50% de l'alimentation animale consommée sur l'exploitation et limiter les traitements vétérinaires.

    Le label AB s'apprête donc à accueillir un sérieux concurrent. Si les deux logos ne sont pas incompatibles, le dernier-né garantit néanmoins davantage de qualité, à la fois en termes sociaux et environnementaux. 

    Pour les fondateurs de Bio Cohérence, il ne s'agit pas seulement de préserver la qualité du bio français. Depuis l'entrée de la grande distribution sur le secteur, les marques et logos en tout genre ne cessent de fleurir dans les rayons des grandes surfaces. Surfant sur la vague de la consommation responsable, les géants de la distribution alimentaire commercialisent des produits qui ne respectent pas systématiquement des critères sociaux et environnementaux ambitieux. Pour Dominique Marion, président de la FNAB, « la grande distribution est dans un objectif de massification constante, elle ira donc chercher le bio là où il sera le moins cher. » Une stratégie parfois incompatible avec un niveau de qualité élevé. Bio Cohérence entend donc se positionner comme un repère pour le consommateur, un gage de qualité et de respect de tous les acteurs de la filière. D'ailleurs, les acteurs de la grande distribution ne se sont pas, pour l'heure, montrés intéressés par la démarche de Bio Cohérence, de sorte que la marque devrait d'abord apparaître dans les petits circuits de distribution.

    Quant au risque de faire fuir les consommateurs en apposant un énième logo sur les emballages, les fondateurs de Bio Cohérence comptent l'écarter en communicant sur la valeur ajoutée de leur marque. « Il s'agit aussi de savoir vers quelle agriculture biologique nous voulons aller. Ce logo symbolise un acte d'achat réfléchi. » (Article paru sur Novethic).

  • Actimel et Activia : vaste blague...

    Danone renonce à vanter les bienfaits pour la santé de deux de ses yaourts vedettes. Une décision qui fait vaciller un peu plus la stratégie commerciale du géant français.

    Le numéro un mondial des produits laitiers a annoncé au détour de la publication de ses résultats financiers du premier trimestre qu’il retirait sa demande de validation des produits Activia et Actimel auprès de l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Le retrait de Danone est d’autant plus surprenant que Activia et Actimel devaient faire l’objet d’un avis de l’EFSA dans les « prochaines semaines ». Cette décision laisse entendre qu’il a préféré se retirer avant de se faire recaler. 

    L’EFSA est le passage obligé pour obtenir l’autorisation de vanter auprès du consommateur les bienfaits supposés pour la santé des aliments. L’objectif est de faire le ménage entre les vraies et fausses assertions des industriels de l’agroalimentaire qui mettent de plus en plus en avant les bienfaits de leurs produits sur la santé.

    En attendant, Danone dit qu’il continuera à « adapter » ses campagnes publicitaires dans toute l’Europe. C’est déjà le cas en France où toutes allusions au renforcement des défenses naturelles, pour Actimel par exemple, sont passées depuis plusieurs mois à la trappe. Au Royaume-Uni, le groupe a modifié sa campagne de publicité sur Actimel, jugée trompeuse. Aux Etats-Unis, il a dû faire des aménagements.

    Le temps où les énormes groupes agro-alimentaires mondiaux pouvaient raconter n'importe quoi dans leurs campagnes publicitaires télévisées pour convaincre le consommateur de façon mensongère semble enfin révolu ! Il était temps !

  • Bruxelles, la silencieuse...

    Quel bonheur depuis jeudi soir ! Quel silence dans notre belle capitale : comme à la campagne ! Il aura fallu qu'un volcan islandais crache ses particules de dioxyde de soufre dans l'atmosphère et cloue tous les avions au sol pour que nous retrouvions enfin le calme...

    Ceci prouve que les seules nuisances sonores dont Bruxelles souffre proviennent uniquement de Zaventem, dont les avions ne cessent de survoler la capitale.

    On n'est plus réveillé, en pleine nuit, par les vieux avions cargo de DHL, ou les bruyants charters low cost. Terminée aussi la série ininterrompue de décollages du samedi matin. Et bonjour le chant des moineaux, merles et mésanges. C'est quand même autre chose ! Quel plaisir, quelle qualité de vie retrouvée, quelle qualité de sommeil, quelle bonne humeur matinale !

    Et comme ce fameux nuage semble se stabiliser sur notre petit Royaume, et que le volcan est toujours en activité, on peut espérer que cette situation se prolonge encore un peu. Le week-end sera donc calme, calme comme il devrait toujours l'être, et comme il l'était avant que des politiciens flamands ne décident unilatéralement de détourner le trafic aérien sur Bruxelles (et son million d'habitants) afin qu'ils puissent profiter, eux-mêmes du calme dans leur brabant flamand campagnard... Un scandale, toujours d'actualité...

    Bref, profitons bien de ces journées de quiétude offertes par l'Islande, car très bientôt, les agressions sonores incessantes des avions survolant la capitale reprendront, infligeant aux bruxellois des réveils nocturnes, du stress, des dépressions, un mal-être général, sans parler de la pollution de l'air et des sols. Quelle calamité ! Et quel dommage que le gouvernement de la Région Bruxelles-Capitale ne soit pas assez fort que pour interdire tout survol de la Capitale... Tout simplement.

     

  • Dégustation du lundi 111

    Dégustation du 13 ème anniversaire du Clos, à 5, retardée par une taille tardive des ceps et perturbée par l'intervention d'un plombier bruyant et odorant...

    Cela ne changea rien pour le premier flacon de mise en bouche, bouchonné : Mâcon Chaintré 2006 du Domaine Valette. Dommage.

    Second blanc de la soirée, à la robe dorée, et au nez complexe et riche sur des abricots. La bouche, fraîche, sur des abricots et des amandes, avec une belle acidité qui maintient l'équilibre. Un vin propre sans trop de sulfites. On est en Anjou, sur du Chenin : La Lune 2002 de Mark Angeli. Belle bouteille.

    Troisième blanc, à la robe plus pâle, couleur paille, et au nez de pétrole, ou de naphte ou d'hydrocarbures, c'est selon. En bouche, du Lime (citron vert). On opte pour un Ste Hune 2003. Et c'en est un : Clos Ste Hune 2003 en Riesling de F.E. Trimbach. Très typique et pas mal du tout.

    Quatrième blanc, à la robe paille également, et au nez frais de légumes (cela me fait penser à une conserve bio de légumes toscans composée de Chou noir, haricots cannellini, huile d'olive, bouillon végétal, ail et piment : exactement le même nez !). Il y a un petit manque de vivacité en milieu de bouche, et c'est étonnant d'avoir ce côté frais et ce côté sud en même temps... Château de Beaucastel blanc 2001 en Châteauneuf du Pape. Etonnant.

    On attaque enfin les rouges, avec un premier vin à la robe noire, et au nez de beau fruit en Loire. La bouche est puissante, mûre, épaisse et croquante, avec du poivre, des épices et quelques beaux tannins en finale, le tout sur une belle texture assez soyeuse : Domaine Milan 2008 Sans Soufre Ajouté. On est à Rémy de Provence ! Pour un grand Chinon, c'est quand même bon !

    Les 6ème et 7éme bouteilles sont servies ensemble : l'une présente une robe rubis claire, l'autre une robe rubis avec des marques d'évolution. La première présente un beau nez de poivron et de cabernet, la seconde est bouchonnée... Fort dommage, car il s'agissait d'une fort belle matière. Il s'agissait du Château Bel Air - Marquis d’Aligre 1986 Grand Cru Exceptionnel Margaux. Et le même vin en 1998 pour la première, fort sur le fruit, sans extraction ni boisé : tout le contraire des règles appliquées à Bordeaux depuis que Parker y fait la loi. Très agréable et plaisant.

    Sur quoi on décida d'aller dîner et de faire l'impasse sur les 2 derniers rouges de la soirée, que nous boirons fort bientôt. Mais assurément pas lundi prochain, dont le thème de la dégustation est : "Ils font du vin là-bas?". Qui vivra verra...

  • Le Chalet Robinson...

    Déjeuner ce midi au Chalet Robinson, dans le bois de la Cambre. Cet établissement ouvert il y a 7 mois, après sa reconstruction fidèle selon les plans d'époque a, de l'extérieur, un charme certain. Pour l'atteindre, un bac payant (1 euro), qui selon l'heure et l'affluence, peut vous faire perdre 15 minutes d'attente, ce qui n'est pas normal.

    Une fois dans le restaurant, décoré de noir et de blanc, notre table de 3, réservée, n'était pas prête : on nous installa à une table de 8, qu'il fallu diviser en 2 et apprêter. On nous demanda ensuite, à 3 reprises, si nous désirions un apéritif... Ils sont gentils, mais c'est mal organisé...

    Nous passons commande à une serveuse qui ne note rien et tente de tout mémoriser : bel exploit, à condition que la commande suive et que rien ne soit oublié, ce qui ne fût pas le cas...

    En entrées, très bonnes croquettes de crevettes maison, tartare de saumon fade et non assaisonné, coeur de salade bien présenté, et marcelin grillé avec ses croûtons pas mal non plus. En plat, un filet pur très moyen, avec une sauce aux échalotes sans goût et des pommes allumettes fort grasses. Un cabillaud Royal qui n'avait rien de royal, sur une purée de rattes et accompagné d'une sauce mousseline : vraiment rien de terrible ! 

    Côté vin, un Cairanne 2006 Bio sympathique, sans plus.

    Bref, un repas fort moyen, dans un lieu bien trop bruyant (malgré les petits baffles acoustiques collés au plafond), avec un service encore hésitant et un trop grand temps d'attente pour le plat. Un endroit branché, qui doit encore fort s'améliorer avant qu'on y revienne...

  • 70% des produits alimentaires avec OGM...

    Monsanto (11,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2009, 2,1 milliards de bénéfices), numéro un des OGM, loin devant son principal concurrent Pioneer Hi Bred, domine le marche du blé, du soja et du coton.  Ses graines de soja et son Roundup Ready sont vendus aux paysans américains depuis 1996. Ses cotons et blés résistants aux insectes ont été introduits sur le marché l'année suivante. Résultat: 85% du blé américain est aujourd'hui génétiquement modifié, 91% du soja et 88% du coton, selon les propres statistiques du CFS.

    De même, 70% des produits alimentaires vendus dans les supermarchés ont été fabriqués avec des ingrédients génétiquement modifiés. Monsanto, ainsi que ses fabricants sous licence et ses concurrents du secteur des biotechnologies ont ainsi réussi à mettre en culture OGM 64 millions d'hectares américains, dit-on a l'ISAAA, l’International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. Et la conquête d'autres pays du monde -Chine, Brésil, Inde, Argentine, Afrique du Sud...- se fait à grands pas. 134 millions d'ha sont aujourd'hui en culture dans le monde, 200 millions le seront en 2015, prévoit l'ISAAA.

    En attendant, les troupes anti-OGM fourbissent leurs armes.  Le Center for Food Safety a lancé une pétition, signée par 38 000 personnes, demandant aux fabricants de bonbons Hershey et Mars de ne pas utiliser les betteraves à sucre génétiquement modifiées. Sur le front législatif, Dennis Kucinich, un élu démocrate de la Chambre des Représentants, a présenté au Congrès un projet de loi réclamant des tests sur les OGM avant la mise sur le marché et l'étiquetage des produits. Ses homologues, eux, n'ont pas été passionnés par le sujet... 

    Monsanto est donc devenu, aux USA en tout cas, un acteur incontournable de l'agro-alimentaire, grâce à son puissant lobbying et à ses innombrables pots de vins aux politiciens et aux organisme de contrôle. La main-mise et le résultat financier sont impressionnants !  Mais à quel prix ? Les sols américains sont morts et pollués, la biodiversité a disparu, tout comme les abeilles, et les traces de produits chimiques dans le sang des citoyens américains sont plus importantes que partout ailleurs ! Ils ne feront pas de vieux os !

    Heureusement que l'Europe a, jusqu'à présent, eu le courage de résister à cette déferlante. Notre avenir, c'est une agriculture locale, ce sont des produits de terroirs, c'est le maintien de la biodiversité et des différentes espèces végétales locales, bien adaptées à la région. C'est aussi le droit, pour les agriculteurs, de s'échanger librement des graines, et de croiser naturellement différentes espèces, et surtout, de ne pas être liés à une multinationale arrogante qui leur imposerait ses semences et ses pesticides, à son prix.

    Et pour nous, consommateurs, c'est la liberté de pouvoir choisir ce que nous mangeons, que l'aliment soit Bio ou non. C'est quand même important, non ? Terriens, il est temps d'agir...

  • 200 substances chimiques dans le sang des nouveau-nés...

    Au cours des cinquante dernières années, le nombre de substances chimiques synthétiques auxquelles nous sommes quotidiennement exposés a crû de manière très significative. Omniprésentes, on les rencontre dans les aliments, les boissons, les médicaments, l’air ambiant, les produits cosmétiques, les produits d’entretien et même dans les matières textiles, les vêtements et les chaussures étant traités chimiquement. 

    Pour preuve, une récente étude, menée par l’université suédoise des sciences agricoles, a recensé la présence de 57 pesticides dans les rivières et les ruisseaux suédois. De même, en 2005, une étude réalisée aux Etats-Unis avait décelé près de 200 substances chimiques en moyenne, incluant des pesticides, des dioxines, des substances chimiques industrielles et des matières ignifuges dans le sang de nouveau-nés.

    Commanditée par la Commission européenne, une équipe de chercheurs de l'université de Göteborg en Suède s'est intéressée sur le facteur de risque des «cocktails chimiques» dans le corps humain et les effets d'un tel mélange sur les humains et l'environnement. Menées en collaboration avec l'université de Londres, ces analyses ont montré que « l'effet combiné du cocktail est bien plus toxique que l'effet des substances chimiques individuellement ». Réagissant dans le corps, les produits chimiques forment des composés qui deviennent bien plus forts que chaque substance prise distinctement. 

    Pour l’heure, la Commission a jusqu’en 2011 pour rédiger de nouvelles recommandations sur la base de la législation existante quant à la façon de gérer ces associations chimiques, et évaluer les changement législatifs à envisager. 

    En attendant, et pour arrêter de s'empoisonner, consommons BIO. C'est la seule solution...

  • Les grandes surfaces et le Bio...

    Tout le monde surfe pour le moment sur la vague porteuse du bio et des aliments naturels, y compris les grandes surfaces qui commencent à répondre à la demande des consommateurs.

    C'est bien de leur part, mais plus compliqué qu'il n'y paraît ! Ils oublient que ces aliments bio ne sont pas traités et donc, pourrissent ! Or, il ne modifient pas leur système de fonctionnement au niveau approvisionnement : ils les conservent en chambre froide et approvisionnent les rayons au fur et à mesure, comme pour les autres produits.

    Résultat : ces pauvres fruits et légumes n'ont vraiment pas bonne mine dans les rayons des grandes surfaces, ce qui pourrait décourager un peu plus le consommateur soucieux de sa santé et à la recherche d'une alimentation saine. Quel intérêt, en effet, d'acheter des légumes emballés il y a plusieurs jours, si pas plus d'une semaine, et pourrissant lentement dans leur emballage ? Non seulement, ils ne contiennent quasi plus de vitamines, ni de nutriments, puisque ceux-ci disparaissent progressivement dès la cueillette, mais en plus, certains sont carrément pourris !

    L'intérêt des aliments Bio étant de les consommer frais, les grandes surfaces devraient mettre en place un circuit spécial de distribution court pour ces produits. Personnellement, je n'achète des produits bio en grande surface que s'ils ont été emballés la veille. Tout ce qui est plus vieux ne m'intéresse pas et n'a plus aucun intérêt (sauf les pommes, les citrons, les avocats, les oignons, les pommes de terre, les choux, etc.).

    Je m'approvisionne alors auprès de maraîchers Bio sur les marchés, ou dans des magasins Bio conscients du problème et offrant toujours des produits de première fraîcheur. Et si malgré tout une des clémentines achetées venait à pourrir, je serais content, car c'est bien la preuve qu'elle n'a pas été irradiée ou traitée !