• Disparition totale des abeilles aux USA ?

    La soudaine dépopulation des abeilles domestiques observée pour la première fois aux Etats-Unis fin 2006 se poursuit, mobilisant chercheurs et apiculteurs pour percer ce mystère et préserver les récoltes qui dépendent de ces insectes pour leur pollinisation.

    Ces productions, surtout les fruits et certains légumes représentant des ventes de 15 milliards de dollars par an, comptent pour un tiers de l'alimentation humaine.

    Ce phénomène appelé "colony collapse disorder" ou CCD décrit la rapide disparition des ruches de millions d'abeilles adultes et s'est également produit ailleurs dans le monde, dont en Europe. Les scientifiques ont avancé différentes hypothèses -- virus, parasites, insecticides, malnutrition et autres facteurs environnementaux -- sans pouvoir encore déterminer une cause spécifique.

    Les populations d'abeilles domestiques sont en déclin depuis plusieurs décennies pour différentes raisons mais les effets de ce nouveau syndrome sont beaucoup plus dévastateurs. Quelques 32% des 2,4 millions de ruches appartenant aux 1.500 apiculteurs professionnels américains ont ainsi été perdues en 2007, 36% en 2008 et 29% en 2009, selon les estimations du Ministère américain de l'Agriculture (USDA).

    Cette année la situation va probablement être pire après un hiver inhabituellement rigoureux, souligne Jeff Pettis, responsable du laboratoire de recherche sur les abeilles de ce ministère, dans un entretien avec l'AFP. Les chiffres pour 2010 seront publiés en avril. Mais les estimations préliminaires font déjà ressortir des pertes de 30 à 50%, indique David Mendes, le président de la Fédération américaine des apiculteurs, l'American Beekeeping Federation. "Normalement -avant l'apparition du CCD- nous perdions en moyenne 10% des ruches durant l'hiver mais cette année ce chiffre varie de 30 à 50%", a-t-il dit à l'AFP, ajoutant que "de nombreux apiculteurs sont en difficulté".

    Selon lui, le phénomène du CCD résulte probablement "d'une combinaison de facteurs" avec apparemment un rôle prépondérant des pesticides (insecticides, fongicides, et herbicides) dont l'usage s'est fortement accru ces dernières années. "Amener ses abeilles dans des zones de cultures agricoles entraîne de plus grandes pertes et nous pensons que cela est lié aux pesticides", a expliqué David Mendes, notant que malheureusement "on ne dispose pas des données (scientifiques) pour appuyer ces observations". 

    Selon les résultats d'une étude conduite dans 23 Etats américains et au Canada récemment publiée dans la revue scientifique PLOS (Public Library of Science), 121 différents pesticides ont été découverts dans 887 échantillons d'abeilles, de cire, de pollen et d'autres éléments de ruches.

    "La variété des éléments que nous voyons dans le pollen et les abeilles elles-mêmes est préoccupant", même si aucune des doses de ces produits chimiques n'est suffisante pour tuer ces insectes, a dit Jeff Pettis, co-auteur de cette recherche. "Ce n'est peut-être pas la seule cause (du CCD) mais c'est un facteur qui y contribue", a-t-il jugé.

    Les Etats-Unis, qui cultivent les OGM en masse, et qui traitent abondamment ces cultures intensives avec toutes sortes de produits toxiques (merci Monsanto, Sygenta, Pioneer et consorts) vont être le premier continent à se retrouver sans abeilles... Et ils se demandent toujours pourquoi...? Et comme toutes les études scientifiques sont falsifiées par les lobbies industriels, on continue d'asperger les champs de véritables poisons, pour le plus grand profit des multinationales de l'agro-alimentaire, puis pour celui des multinationales pharmaceutiques dès que vous tombez malade...

    Terriens, passez au 100% Bio : il en va de votre santé.

  • Dégustation du lundi 110

    Soirée anniversaire sans le principal intéressé, grippé. C'est donc à 4 que l'on entama cette dégustation à l'aveugle, par 2 vins blancs.

    Le premier, à la robe dorée et au nez oxydatif sur de la pomme. La bouche, oxydative également, assez plate en milieu de bouche, mais avec de l'acidité qui revient en finale, avec un peu d'amertume aussi. On pense être en Loire, mais pas sur du Chenin. Château de Beaucastel 1999, vieilles vignes,  en Châteauneuf-du-Pape de chez Pierre Perrin. C'est du 100% Roussanne, et c'est assez spécial...

    Le second, à la robe identique, mais avec des reflets rosés, et au nez oxydatif, lui aussi, sur du miel et du raisin. La bouche est plus jeune, riche et très mûre, avec une belle acidité qui porte le vin, sur de la pulpe de raisin. Ce croquant de la pulpe, cette chair du fruit sont assez intéressants. Anjou "La Lune" 2004 de Mark Angeli à la Ferme de la Sansonnière. Belle bouteille.

    Troisième flacon et premier rouge, avec une robe rubis foncée, et un nez frais de Gamay sur du fruit. En bouche, un beau fruité fort agréable. On pense à un Beaujolais, dans une année chaude, et avec une macération carbonique pour donner de la fraîcheur. Touraine 2008 Premières Vendanges d'Henry Marionnet. Bouteille agréable et bonne buvabilité.

    Quatrième flacon à la robe évoluée et au nez de vieux bordeaux. En bouche, des petits fruits rouges, des tannins fondus, une belle acidité et du croquant : il se passe quelque chose. Mais il y a aussi un peu d'austérité, style gonzesse coincée : un grand potentiel dissimulé, un vin de protestant : Lagrange 1990 en Saint Julien. Cet immense domaine, racheté et replanté en 1984 par les japonais (ce qui a donné naissance au second vin "Les Fiefs de Lagrange") pousse la production un peu trop fort...

    Cinquième flacon, à la robe rubis et au nez de pinot noir, de poivre et d'épices. La bouche, en monocépage est raide et rigide, avec de la sécheresse à pleurer. Nuits St Georges "Les Pruliers" 1995 du Domaine Henri Gouges. Décidément, boire un bon Bourgogne devient fort difficile ! On dirait que la Bourgogne a traversé une grosse crise de 30 ans : ce n'est que depuis 2003 que l'on trouve des bourgognes plaisants et intéressants !

    Pas de dégustation ce lundi de Pâques : nous nous retrouverons le 12 avril pour fêter les 13 ans du Clos, avec un festival de bonnes bouteilles. Un très grand lundi, assurément.

  • L'arnaque des Biocides...

    Voilà-t-il pas qu'on lance les Biocides. Pour le commun des mortels, cela voudrait dire un insecticide Bio ou un pesticide Bio. Que nenni ! C'est le nouveau nom imposé par la commission européenne qui désigne tous les pesticides et insecticides agricoles pour l'usage particulier ! Utiliser le nom Bio pour tous ces poisons qui rendent malades et cancéreux les pauvres agriculteurs et vignerons qui travaillent en cultures intensives est un peu fort.

    On dirait que la commission européenne, à la botte des lobbies industriels, fait tout pour que le mot Bio ne veuille plus rien dire, et que la confusion soit totale chez les consommateurs ! 

    Exemple : Le Biocide insectifuge de la marque King , n'a rien de Bio puisque les avertissements suivants figurent au dos de l'emballage...

    La S2 Conserver hors de la portée des enfants. 

    S51 Utiliser seulement dans des zones bien ventilé 

    S23 Ne pas respirer les gaz/vapeurs/ fumées/aérosols 

    S46 En cas d'ingestion consulter immédiatement un médecin

    S13 Conserver à l'écart des aliments et boissons  

    S25 Éviter le contact avec les yeux. 

    S26 En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement 

    S29 Ne pas jeter les résidus à l'égout. 

    S61 Éviter le rejet dans l'environnement.

    Cet exemple, pris au hasard sur une liste de 200.440 produits biocides (liste disponible sur le lien suivant : http://public-biocides.developpement-durable.gouv.fr/Biocides/workflow_url), me rend fou ! Il faut absolument se méfier de la manoeuvre, boycotter ces produits industriels toxiques, dangereux, polluants et chers, et se tourner vers les produits naturels qu'ont toujours utilisé nos ancêtres pour traiter leur cultures.

    Arrêtons d'acheter du Round-Up de Monsanto ! Il y a bien d'autres moyens, naturels, sains, respectant l'environnement et meilleurs marché ! Con-sommateurs, ne vous laissez pas piéger, une fois de plus, par les Biocides... et la funeste manoeuvre de la commission européenne... Terriens, il est temps d'agir.

     

  • Quel saumon frais ou fumé choisir...?

    Au niveau saumon frais : entre l'écossais et l'irlandais, la qualité est équivalente. Par contre, le Norvège est plus gras. Mais si vous voulez un saumon frais de meilleure qualité, il vous faudra choisir un Label Rouge. Mieux encore, le saumon d'Elevage Français est, lui, reconnu comme le meilleur saumon d'élevage d'Europe. Et si vous voulez vraiment le summum, achetez un saumon sauvage de Loire.

    Entre saumon sauvage et saumon d'élevage, la différence de prix est énorme. Pour un ordre d'idée, un saumon entier d'Ecosse coûte 8 euros au kilo, un Label Rouge, 11,50 euros, un Elevage Français, 13,60 euros. Mais il faut compter au moins 30 euros le kilo pour le moins cher des saumons sauvages. Cette différence de prix s'explique par la rareté de ce produit. La pêche est en effet très règlementée, chaque saumon sauvage doit être bagué car un nombre défini de poissons à pêcher est déterminé chaque année.

    C'est sûr, le saumon sauvage possède une chair plus ferme et moins grasse que le saumon d'élevage. Et au niveau du goût, le sauvage est vraiment d'une grosse qualité. Mais l'avantage de celui d'élevage, c'est qu'il est plus abordable. En plus, en ce qui concerne le Label Rouge par exemple, il fait l'objet d'un suivi de qualité qui garantit un taux de graisse constant. De plus, il affiche une date de production et d'abattage, mais surtout une date limite de consommation, alors que dans le cas du sauvage, c'est le poissonnier qui décide s'il est encore bon pour la consommation, c'est donc moins sûr...

    Au niveau saumon fumé, le meilleur (après le saumon sauvage) est le saumon fumé d'Ecosse. Il faut se fier à sa couleur qui doit être d'un beau orange/rouge, mais pas rose. Méfiez-vous cependant car la couleur, c'est parfois trompeur. Il faut bien vérifier qu'il s'agit d'un saumon sans OGM ni colorant ! Et si vous l'achetez à la coupe, vérifiez qu'il ne dégouline pas de graisse lorsque le poissonnier le tranche sinon c'est mauvais signe. Et au niveau du fumage, le bois de hêtre est plus doux que le bois de chêne, mais çà, c'est une question de goût.

  • Le saumon fumé de Salm invest...

    Jean Victor

    Magnifique privilège, ce mardi, d'avoir pu visiter les ateliers de Salm invest à Fleurus. Salminvest regroupe les marques Vendsyssel, La Saumonerie Prestige, The Royal Salmon et Jean Victor.

    Quelques chiffres : une centaine de personnes, occupée toute la journée à réceptionner des saumons fraîchement pêchés, à les nettoyer, à les découper en filets, à les saler , à les fumer (de 12 à 38 heures selon l'épaisseur et la qualité attendue), à les trancher (mécaniquement ou à la main, selon la qualité attendue), et enfin à les conditionner et les emballer pour qu'ils rejoignent, selon la qualité, les grandes surfaces( Delhaize, Makro,Carrefour,etc), ou les magasins et traiteurs de luxe et les grands restaurants.

    Il y a là, des ouvriers qui tranchent le saumon fumé à la main depuis 21 ans... C'est ce qui s'appelle une passion pour un beau produit, et l'amour du travail bien fait.

    Une chose est certaine : plus on prend de temps à effectuer ce travail, meilleur est le saumon fumé. Le même poisson, salé aux épices, fumé rapidement et découpé à la machine offre une piètre qualité de structure et de goût. Par contre, s'il est juste salé, sans épices (pour préserver son goût), et lentement fumé avec des copeaux de hêtre, puis délicatement tranché à la main, on arrive alors à un produit exceptionnel, tant au niveau structure de chair qu'au niveau goût : un réel plaisir !

    Les saumons proviennent d'élevages norvégiens, irlandais ou écossais, et pèsent 4 à 5 Kg ou 6 à 7 Kg, selon le futur conditionnement. Il y a aussi de magnifiques saumons sauvages de plus de 9 Kg, destinés à de grands traiteurs parisiens. Magnifique.


  • L'essentiel à Temploux...

    Fort beau déjeuner, ce midi, dans ce restaurant bien côté, dans lequel nous n'étions encore jamais allé. Cadre sympathique, personnel avenant, accueil parfait.

    On entama les festivités avec un Cardinal (apéritif maison à base de vin rouge frais agrémenté de liqueur de mûres) et des mises en bouches fort plaisantes.

    Le premier plat ("Homard rôti, mousseline de ratte du Touquet au cerfeuil et biscuit croquant aux algues") fût bien justement accompagné d'un Domaine de Vissoux 2007, un Beaujolais blanc assez rare et méconnu (Chardonnay) de Pierre-Marie et Martine Chermette. Parfait : rond, riche et gras, avec une complexité aromatique.

    Le second plat ("Baby lotte poêlée dans un beurre légèrement citronné, Couteau, gâteau d'endive et salicornes") fût, lui aussi, accompagné d'un vin rare et peu connu : Humagne de Chamoson 2008 en blanc, de Favre, dans le Valais. Moins expressif que le premier, plus strict, mais frais et fruité.

    Troisième plat ("Dos de Bar, méli-mélo de légumes sautés, coulis au corail d'oursin") et troisième vin : Mercurey Vieilles Vignes 2007, du Domaine Pierre-Marie et Erell Ninot, à la robe rubis, avec des arômes de petits fruits rouges et noirs, et un bon équilibre.

    Quatrième plat ("Filet de veau de lait, échalote confite entière et céleri rave, pommes fondantes en croûtes de moelle" pour l'un et "Blanc de turbot au paprika, Coulis et feuilles d’épinard et poêlée de topinambour" pour l'autre), le tout accompagné d'un superbe St-Joseph rouge "Offerus" 2006 de la gamme de négoce de Jean-Louis Chave. Un vin remarquable : cuir, épices, créosote, fruits noirs, floral sur un corps tendu, d’une noble austérité. 

    Tellement bon, qu'on commanda le chariot de fromages affinés, pour pouvoir continuer à en boire quelques verres.

    Le prélude au dessert ("Tiramisu décomposé"), le dessert ("Crumble, pommes caramélisées et crème légère, glace à la vanille Bourbon") et les mignardises finirent de nous achever.

    En résumé, 4h15 à table, mais sans voir vu le temps passer, d'autant plus que le sommelier est très loquace et passionné. Une bonne adresse à retenir, même si les surprises gustatives font un peu défaut dans l'assiette. Mais ce n'est pas un trois étoiles non plus. Et donc, c'est très bien.

  • L'essentiel à Temploux...

    Fort beau déjeuner, ce midi, dans ce restaurant bien côté, dans lequel nous n'étions encore jamais allé. Cadre sympathique, personnel avenant, accueil parfait.

    On entama les festivités avec un Cardinal (apéritif maison à base de vin rouge frais agrémenté de liqueur de mûres) et des mises en bouches fort plaisantes.

    Le premier plat ("Homard rôti, mousseline de ratte du Touquet au cerfeuil et biscuit croquant aux algues") fût bien justement accompagné d'un Domaine de Vissoux 2007, un Beaujolais blanc assez rare et méconnu (Chardonnay) de Pierre-Marie et Martine Chermette. Parfait : rond, riche et gras, avec une complexité aromatique.

    Le second plat ("Baby lotte poêlée dans un beurre légèrement citronné, Couteau, gâteau d'endive et salicornes") fût, lui aussi, accompagné d'un vin rare et peu connu : Humagne de Chamoson 2008 en blanc, de Favre, dans le Valais. Moins expressif que le premier, plus strict, mais frais et fruité.

    Troisième plat ("Dos de Bar, méli-mélo de légumes sautés, coulis au corail d'oursin") et troisième vin : Mercurey Vieilles Vignes 2007, du Domaine Pierre-Marie et Erell Ninot, à la robe rubis, avec des arômes de petits fruits rouges et noirs, et un bon équilibre.

    Quatrième plat ("Filet de veau de lait, échalote confite entière et céleri rave, pommes fondantes en croûtes de moelle" pour l'un et "Blanc de turbot au paprika, Coulis et feuilles d’épinard et poêlée de topinambour" pour l'autre), le tout accompagné d'un superbe St-Joseph rouge "Offerus" 2006 de la gamme de négoce de Jean-Louis Chave. Un vin remarquable : cuir, épices, créosote, fruits noirs, floral sur un corps tendu, d’une noble austérité. 

    Tellement bon, qu'on commanda le chariot de fromages affinés, pour pouvoir continuer à en boire quelques verres.

    Le prélude au dessert ("Tiramisu décomposé"), le dessert ("Crumble, pommes caramélisées et crème légère, glace à la vanille Bourbon") et les mignardises finirent de nous achever.

    En résumé, 4h15 à table, mais sans voir vu le temps passer, d'autant plus que le sommelier est très loquace et passionné. Une bonne adresse à retenir, même si les surprises gustatives font un peu défaut dans l'assiette. Mais ce n'est pas un trois étoiles non plus. Et donc, c'est très bien.

  • L'essentiel à Temploux...

    Fort beau déjeuner, ce midi, dans ce restaurant bien côté, dans lequel nous n'étions encore jamais allé. Cadre sympathique, personnel avenant, accueil parfait.

    On entama les festivités avec un Cardinal (apéritif maison à base de vin rouge frais agrémenté de liqueur de mûres) et des mises en bouches fort plaisantes.

    Le premier plat ("Homard rôti, mousseline de ratte du Touquet au cerfeuil et biscuit croquant aux algues") fût bien justement accompagné d'un Domaine de Vissoux 2007, un Beaujolais blanc assez rare et méconnu (Chardonnay) de Pierre-Marie et Martine Chermette. Parfait : rond, riche et gras, avec une complexité aromatique.

    Le second plat ("Baby lotte poêlée dans un beurre légèrement citronné, Couteau, gâteau d'endive et salicornes") fût, lui aussi, accompagné d'un vin rare et peu connu : Humagne de Chamoson 2008 en blanc, de Favre, dans le Valais. Moins expressif que le premier, plus strict, mais frais et fruité.

    Troisième plat ("Dos de Bar, méli-mélo de légumes sautés, coulis au corail d'oursin") et troisième vin : Mercurey Vieilles Vignes 2007, du Domaine Pierre-Marie et Erell Ninot, à la robe rubis, avec des arômes de petits fruits rouges et noirs, et un bon équilibre.

    Quatrième plat ("Filet de veau de lait, échalote confite entière et céleri rave, pommes fondantes en croûtes de moelle" pour l'un et "Blanc de turbot au paprika, Coulis et feuilles d’épinard et poêlée de topinambour" pour l'autre), le tout accompagné d'un superbe St-Joseph rouge "Offerus" 2006 de la gamme de négoce de Jean-Louis Chave. Un vin remarquable : cuir, épices, créosote, fruits noirs, floral sur un corps tendu, d’une noble austérité. 

    Tellement bon, qu'on commanda le chariot de fromages affinés, pour pouvoir continuer à en boire quelques verres.

    Le prélude au dessert ("Tiramisu décomposé"), le dessert ("Crumble, pommes caramélisées et crème légère, glace à la vanille Bourbon") et les mignardises finirent de nous achever.

    En résumé, 4h15 à table, mais sans voir vu le temps passer, d'autant plus que le sommelier est très loquace et passionné. Une bonne adresse à retenir, même si les surprises gustatives font un peu défaut dans l'assiette. Mais ce n'est pas un trois étoiles non plus. Et donc, c'est très bien.

  • Dégustation du lundi 109

    Belle dégustation à 4 ce lundi soir, sur le thème du classement de 1855. Notre maître à tous étant absent, ce fût moins facile de découvrir les vins présentés à l'aveugle. Bien que...

    Premier flacon, à la robe noire, avec des notes d'évolution en périphérie, et au nez chaud et boisé. La bouche, épaisse, puissante, ronde, est encore fort marquée par le bois, bien qu'en finale, on soit sur des cerises du nord ou des griottes et sur de la fraîcheur. Château Lynch Bages 2006 en Pauillac, Grand Cru Classé. A boire dans quelques années.

    Second flacon, à la robe rubis plus évoluée et au nez fruité et fondu. En bouche, un fruité plus développé, de la longueur, un boisé tout à fait intégré et discret, sur des jeunes arômes et des plus vieux arômes, avec de la complexité. Très beau ce Château Beau-Séjour Bécot 2003, en 1er Cru Classé Saint Emilion Grand Cru. Hélas, bouteille hors thème : ne pas confondre le classement de 1855, ne reprenant que des vins de la rive gauche, excepté Haut-Brion, avec le classement de 1956, confirmé par arrêté en 1984 et re-confirmé en 1996... j'ai appris quelque chose ce soir !

    Troisième flacon, au nez discret de vieux bordeaux et à la robe rubis. La bouche, fluette, diluée et évoluée se termine sur du fruit, avec une légère sécheresse. Château Lynch Bages 1995 en Pauillac, Grand Cru Classé. Adorateur de ce 5ème Grand Cru Classé, je n'en ai reconnu aucun des 2 ce soir, et suis assez déçu de ce que j'en ai goûté... Rien à voir avec ces grands Lynch Bages des années 80 !

    Dernier flacon de la soirée, à la robe cognac, aux reflets dorés, et au très beau nez de liquoreux. En bouche, une belle attaque, mais qui tombe assez vite, avec un manque de vivacité pour la porter. C'est plat, simple et sans trop d'expression. Château Guiraud 1998 en Sauternes 1er Cru. Dommage pour ce vin "le plus propre" des vignerons de Sauternes, qui travaille avec les doses minimales de sulfite, et sans sucre ajouté. Et, c'est quoi ce dauphin repris sur la capsules et l'étiquette?

    Lundi prochain, soirée anniversaire, avec un thème libre, sachant que l'intéressé est fort porté sur les vins naturels. Rendez-vous dans une semaine...

  • Equinoxx à Uccle...

    Petit déjeuner ce midi dans ce restaurant-Lounge Bar d'Uccle, juste pour essayer.

    Cadre sympathique, service avenant, et carte assez originale composée de plats classiques et d'autres, avec quelques notes asiatiques. Carte de vins fort moyenne, sans véritable coup de coeur.

    Côté entrées, le bouillon à la japonaise se révèle original et surprenant, tandis que les croquettes de crevettes se révèlent trop compactes et manquant de finesse, malgré une chapelure asiatique originale et réussie.

    Côté plats, le wok de canard est moyen (canard trop ferme et légumes trop crus), tout comme le gratin de soles et scampis aux herbes (soles tropicales molles et sans goût). 

    Au niveau vin, un Cabernet-Shiraz australien qui n'a rien de transcendantal, suivi d'un beaujolais encore moins bon. On passera sur les Irisch Coffee, beaucoup trop fort en café. La recette, assez simple (un tiers Jameson, un tiers café et un tiers crème) n'est pas respectée : les 2 quarts de café serré rendent le breuvage dur à avaler, effacent le goût du Jameson, avec, en plus, une nuit blanche assurée.

    En bref, un déjeuner qui ne laissera pas un souvenir impérissable, malgré l'addition assez gentille pour un tel repas.

  • Limagrain, Monsanto, Sygenta, Pionner et consorts...

    Vous ne connaissiez peut être pas la société Limagrain. C'est une coopérative agricole spécialisée dans les semences et à ce titre concurrente des grands du secteur, l'américain Monsanto, le suisse Syngenta ou l'autre américain Pioneer (Groupe Du Pont de Nemours). Le groupe possède le pain Jacquet bien connu mais surtout Vilmorin qui en est la filiale de fourniture de semences cotée en bourse. Classé quatrième semencier mondial et premier semencier européen, elle opère sur le marché mondial et à ce titre offre à la vente des semences OGM en concurrence avec celles des autres semenciers.

     

    Pour se développer, Vilmorin a besoin de cash et a annoncé une augmentation de capital de 200 millions que les agriculteurs de Limagrain n'ont pas les moyens de suivre. Le FSI, Fonds Stratégique d'Investissement, et bras armé de l'Etat pour soutenir l'industrie française, a considéré que cette activité était une activité stratégique et a décidé d'investir dans la holding du groupe Limagrain à hauteur de 150 millions d'euros. C'est le premier investissement du FSI dans une activité agro-alimentaire.

    Le marché des semences est estimé à 20 milliards d'euros dans le monde et croit régulièrement (9% en 2008), tiré qu'il est par l'accroissement de la population mondiale et par l'abandon progressifs des semences produites à la ferme pour des semences industrielles. Celui des semences OGM est lui en progression de 20 pct par an grâce à des surfaces cultivées en progression constantes dans le monde (+7%) malgré un recul en Europe (-12%). Quant aux prix de vente, ils sont supérieurs de 50 à 100% à ceux des semences classiques.

     

    Du fait de la situation européenne sur les OGM, Vilmorin a pris du retard dans le développement des nouvelles semences OGM. D'où ce besoin d'investissement pour rester dans la course mondiale.

    Vilmorin pense que, tôt ou tard, l'Europe basculera vers les semences OGM. Le FSI juge néanmoins utile d'ajouter au sujet de cet investissement "qu'il ne faudrait pas en conclure que l'Etat français investit dans les OGM". Ah bon ? Il aurait mieux fait d'investir (avec notre argent) dans Kokopelli, qui distribue des semences Bio de légumes et fruits oubliés : c'est quand même plus agréable de planter et déguster la tomate cornue des Andes que la F1 d'un semencier industriel... Et surtout, c'est plus goûtu et meilleur pour la santé.

    Luttons contre la formation de ce monopole planétaire de l'alimentation organisé par une poignée de multinationales avides de profits, au détriment de tout le reste : la qualité, la diversité, le goût, la santé, la préservation de l'environnement et de la biodiversité, la gratuité des semences entre paysans, les produits locaux et de terroirs. Achetez des semences Bio, et mangez Bio.

     

     

     

     

  • L'arrêt de mort du thon rouge...

    « C’est une funeste journée pour la biodiversité marine. Aujourd’hui, nous vivons un véritable tsunami d’inconsciences. En pleine année internationale de la biodiversité, qu’une espèce aussi emblématique que le thon rouge soit sacrifiée au profit d’intérêts économiques de court terme est une véritable honte », dénoncent la présidente du WWF France Isabelle Autissier et son directeur général, Serge Orru, dans un communiqué. Même sentiment chez Greenpeace, pour qui la CITES a « signé l’arrêt de mort du thon rouge ». Faire passer les intérêts à court terme de quelques Etats qui pratiquent un lobbying très actif, tels que le Japon, avant la préservation d’une espèce menacée (dont il reste aujourd’hui moins de 15% de la population d’origine), cruciale pour l’équilibre de l’écosystème méditerranéen est tout simplement inacceptable, estime l’association.

    « L’Union européenne, on le voit bien, était divisée (6 pays méditerranéens avaient au départ refusé d’inscrire le thon à l’annexe I), et sa position finale n'était en rien convaincante. Après Copenhague, c’est de nouveau le signe de l’incapacité de l’Europe à être un acteur international efficace », se désole Serge Orru. Et « que dire d’une puissance européenne qui se veut forte mais qui, dans les négociations internationales, ne tient en rien sa position, et ne s’est d’évidence pas donné les moyens de se défendre ? », s’interroge le chargé de campagne océans de Greenpeace, François Chartier. La proposition de l’UE, qui a certes convaincu plus de pays grâce au délai d’application, a seulement recueilli 43 voix favorables contre 72 voix contre et 20 abstentions.

    Les japonais vont donc continuer de se goinfrer de sushis, jusqu'à ce que, dans quelques années seulement, le dernier thon rouge aura été pêché. Triste histoire. Lamentable victoire du profit à court terme contre la préservation de la biodiversité, de l'environnement, de la planète. C'est mal parti pour le thon rouge, et c'est mal parti pour nous tous aussi : on est sur la mauvaise route...  Terriens, il est temps d'agir...

  • Que boire ?

    Avec plus de 3300 médicaments humains et vétérinaires mis sur le marché, la France est le plus gros consommateur de médicaments en Europe. Or, cette surconsommation n'est pas sans conséquences sur l'environnement, et sur la santé humaine. Car ces résidus se retrouvent dans les eaux usées, et les stations d'épurations ne sont pas conçues pour les éliminer. On les retrouve donc dans l'eau du robinet...

    En 30 ans, les dépenses des Français consacrées aux médicaments ont augmenté de 450%. Consommées à domicile ou en hôpital, ces molécules thérapeutiques se retrouvent in fine dans les eaux usées. Et leur concentration ne cesse de croître. Comme le souligne le docteur Patrice Halimi, secrétaire général et co-fondateur de l'Association Santé Environnement France, « aujourd'hui, avec le développement de l'hospitalisation à domicile et de l'auto-médicamentation, tout le monde est potentiellement émetteur de résidus médicamenteux. Du coup, on retrouve, à la sortie des stations d'épuration, des traces d'antibiotiques, de béta-bloquants, d'antidépresseurs, d'anti-inflammatoires... ».

    Les trois types de molécules les plus présentes dans nos cours d'eau sont en fait les œstroprogestatifs, conséquence de la consommation croissante de pilules contraceptives, les tranquillisants, la France étant le plus gros consommateur d'antidépresseurs au monde, et les anti-cancéreux, du fait du développement de l'hospitalisation à domicile. Or, non seulement ces médicaments sont conçus pour être actifs à faible dose, mais en plus, ils présentent une biodégradabilité très variable (de 10 à 90%). Autrement dit, leur présence dans les eaux, même à faible concentration, peut s'avérer toxique sur le long terme. D'après Patrice Halimi, la communauté scientifique et les pouvoirs publics intègrent peu à peu cette nouvelle donne : « on sort d'une logique de pollution aigüe à une logique d'imprégnation permanente. » D'ailleurs, plusieurs études scientifiques soulignent déjà l'impact de ces cocktails de molécules sur la faune et la flore aquatiques, certaines espèces présentant une féminisation de leurs caractères sexuels.

    L'eau potable n'est donc plus potable. Et celle en bouteille plastique n'est pas terrible non plus (à cause du plastique). Idem pour la bière (à base d'eau) et les softs (toujours à base d'eau)... Reste donc le lait, les jus de fruits (100%, sans eau) et le vin. Et si possible en bio pour éviter les pesticides, et autres traces de traitements phyto-sanitaires. Et comme je ne suis pas un fana du lait, et que je n'abuse pas des jus de fruits..., je suis condamné à boire du vin. Au prix d'un gros effort. Mais quand il faut, il faut...

  • Le véritable chocolat...

    Encore un produit, parmi tant d'autres, dont la qualité des ingrédients est en baisse constante. Le vrai chocolat, commence à se faire rare dans les rayons des magasins. On y trouve des OGM (via les émulsifiants comme la lécithine de soja), du beurre concentré (ou d'autres matières grasses hydrogénées) à la place du véritable beurre de cacao, du lait (même dans le chocolat noir)  des arômes (pourquoi faire?) et beaucoup de sucre.

    Comment peut-on alors définir les critères qui prévalent pour choisir le meilleur chocolat? La première étape est de regarder la composition. Il faut être certain qu'une partie du beurre de cacao n'est pas remplacée par des graisses végétales.

    En Europe, la législation (merci la CEE) permet aux fabricants de remplacer jusqu'à 5% du beurre de cacao contenu dans le chocolat par des graisses végétales; aux Etats-Unis, les critères sont encore moins stricts mais un artisan chocolatier sait que pour des chocolats fins ou "gourmets", remplacer le beurre de cacao équivaut à dégrader ses arômes naturels. Vous devriez également tenir compte de la teneur en sucre; le cacao en pâte et le beurre de cacao doivent se trouver devant le sucre dans la liste des ingrédients.

    Lorsqu'on achète des truffes ou des chocolats fourrés, il faut rechercher des matières premières nobles et de qualité exceptionnelle. Il ne doit pas y avoir de conservateur et une indication de durée de fraicheur doit être mentionnée par le fabricant. Ensuite vient la fabrication qui est un élément essentiel et dont il faut tenir compte. De nombreux fabricants qui prétendent vendre du chocolat "gourmet" refusent de divulguer où, comment et par qui leurs friandises sont produites. Un fournisseur de véritable chocolat de luxe dira ouvertement que leurs petites merveilles sont faites main et par un artisan chocolatier de renom. Enfin, l'emballage doit égaler le contenu. 

    Sans aucun doute, le prix peut marquer une profonde différence entre les différentes qualités de chocolat. Si le chocolat que vous recherchez répond aux critères  mentionnés, alors son prix devrait être plus élevé que le chocolat industriel.

    Vous pourriez être tenté d'économiser quelques euros et acheter un chocolat d'une qualité légèrement inférieure mais ce sera alors un sous-produit, provenant de grandes multinationales agro-alimentaires, bourré d'additifs bon marché, nocifs pour la santé et inutiles, dont des arômes pour pallier le manque de véritable beurre de cacao, et donc le manque de goût.

    Comme pour tout ce que nous mangeons, soyons attentifs à la composition du produit sur la liste des ingrédients, et boycottons les produits non qualitatifs. En Belgique, il ne reste, à mon avis, que les chocolats Jacques et Callebaut qui respectent le 100% beurre de cacao. Tous les autres sont mauvais..., y compris notre vénérable Côte d'Or national, racheté par Suchard, lui-même racheté par Kraft Foods : une catastrophe !

  • Dégustation du lundi 108

    Dégustation à 4 ce lundi soir, sur le thème du Clos Vougeot, avec un premier vin de mise en bouche à la robe rubis et au nez de pinot, de cerises et d'alcool. La bouche, traditionnelle, classique, dans un millésime chaud, est plaisante et gouleyante, sans être très riche : Fixin 1er Cru 2007 "Les Hervolets" de Jacques Lantère.

    On débuta le thème de la soirée par un Clos Vougeot Grand Cru 2002 de Philippe Charlopin-Parizot tout à fait bouchonné... Dommage.

    Troisième flacon, à la robe rubis vif, et au nez fruité, vif et vanillé. En bouche, de la vanille dès l'attaque, puis du fruit et de l'acidité, avant de terminer sur une finale asséchante. Il aurait fallu le boire en mangeant. Un perdreau par exemple. Clos Vougeot 2002 Grand Cru du Domaine Amiot-Servelle.

    Quatrième flacon, à la robe rubis foncé et au nez plus expressif et plus puissant, sur des herbes, de la fumée et du toasté. La bouche, puissante et persistante, sur une belle matière compotée et un boisé encore présent doit être l'oeuvre d'un jeune vigneron. Clos Vougeot "Musigni"  Grand Cru 2005 du Domaine Gros, frère et soeur. Un peu décevant quand même : on s'attendait à plus de finesse...

    Pour la petite histoire, Clos Vougeot, ce sont 70 propriétaires sur 50 hectares, dont plus de 60 font du mauvais vin. Il nous en reste donc 7 à découvrir un prochain lundi. Et ce ne sera pas lundi prochain, dont le thème sera consacré aux vins classés en 1855 : une large palette de possibilités. Qui vivra verra...

  • Augmentation des niveaux de polluants organiques persistants

    Une nouvelle grande étude des Nations Unies examinera pendant un an l'influence des changements climatiques et de certains des produits chimiques les plus dangereux du monde sur la santé humaine et l'environnement, a annoncé lundi le Secrétariat de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants.

    « Les risques de ces polluants, en combinaison avec d'autres facteurs, tels que le nombre croissant de vecteurs de maladies et de déficiences immunitaires, pourraient aussi avoir un effet préjudiciable sur certains organismes, la chaîne alimentaire et la biodiversité », a expliqué le Dr Fatoumata Keita-Ouane, une scientifique du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) qui va mener cette étude.

    Selon elle, certaines données suggèrent que des températures plus élevées peuvent rendre la faune plus sensible à l'exposition à certains polluants.

    Dans la région de l'Arctique, par exemple, les changements climatiques, notamment la fonte des calottes glaciaires, sont susceptibles de modifier les niveaux d'exposition de mammifères marins comme les phoques ou les ours polaires à des substances toxiques.

    En outre, une augmentation des niveaux de polluants organiques persistants présents dans l'air et l'eau, due aux rejets provenant de la fonte de la glace et la neige, éventuellement combiné avec des émissions plus importantes induites par les changements climatiques, augmenterait la vulnérabilité des organismes exposés, y compris les êtres humains, que ce soit directement ou à travers la chaîne alimentaire.

    L'étude, qui impliquera plus de dix organisations dans cinq pays chargées d'examiner les dernières découvertes scientifiques sur l'évaluation des polluants organiques persistants, a été annoncée alors que s'achevait ce vendredi à Parme, en Italie, la cinquième Conférence ministérielle européenne sur l'environnement et la santé.

    La Convention de Stockholm concerne les pesticides et les produits chimiques industriels dangereux, susceptibles de tuer des personnes, d'endommager les systèmes nerveux et immunitaire, de provoquer cancers et troubles de la reproduction, et d'avoir des impacts sur le développement normal des nourrissons et des enfants.

    Plus de 20 substances sont déjà interdites par la Convention, signée en Suède en 2001.

  • La vraie salade niçoise...

    La salade niçoise figure sur pratiquement toutes les cartes des restaurants de la Côte d'Azur. Et même au delà. On en mange partout, dans les bistrots parisiens, jusque sur la côte Est des États-unis.

    Mais certaines recettes n'ont de salade niçoise que le nom, très souvent galvaudé. « Quand vous trouvez de la laitue avec quatre tomates dessus, ça n'en est certainement pas », tranche Renée Graglia. Et quand Pierre Boticelli voit figurer sur la liste des ingrédients des betteraves rouges, des gros poivrons ou même des tomates cerise, il crie carrément à « l'assassinat de la tradition ».

    Le fleuve Var sépare la vraie et la fausse salade niçoise. Pour preuve, Auguste Escoffier, pourtant cuisinier de génie, qui a « osé » prôner les pommes de terre et les haricots verts dans la recette. Ses disciples en ont d'ailleurs eu beaucoup de chagrin et ont reconnu que l'erreur était grossière. Ils ont trouvé une explication : Escoffier était de Villeneuve-Loubet, de l'autre côté du Var, donc de la terre de Provence et pas du comté de Nice, berceau de la salade niçoise.

    Ce sont les ingrédients qui font la différence. Et si certains sont fondamentaux - ail, tomates, cébettes, radis, céleri, basilic haché, petits poivrons verts, févettes, œufs durs coupés en quartiers, anchois, petites olives noires, sel, le tout arrosé d'huile d'olive - d'autres sont carrément bannis.

    Comme les fameuses pommes de terre et les haricots verts d'Auguste Escoffier. « A part les œufs durs, il n'y a aucun élément cuit dans la salade niçoise » prévient Renée Graglia. En revanche, selon les uns, on peut mettre un lit de mesclun, du thon, des petits artichauts frais en saison, du concombre et un peu de vinaigre, sans être taxé de « traître » ou de mauvais plagiat.

    Voici donc la vraie recette de la salade niçoise : Prenez un plat, frottez-le d'ail. Découpez des tomates fermes en quartiers. Ajoutez de la cébette coupée en morceaux, des radis (en rondelles ou entiers), un peu de céleri, du basilic haché, des petits poivrons verts, des œufs durs coupés en quartiers, des anchois préalablement dessalés, du thon.

    Selon la saison, on peut rajouter des févettes et des petits artichauts frais. Saler et poivrer, ajouter un filet d'huile d'olive, un peu de vinaigre... et des concombres... servis à part. Et plus les ingrédients seront bio, plus elle aura du goût...

  • Dégustation du lundi 107

    Belle dégustation, à 6, ce lundi soir, avec une première mise en bouche pétillante avant d'aborder le thème de la soirée : "c'est une femme qui l'a fait", le jour de la journée de la femme, c'est parfait !

    Mise en bouche à la robe légèrement orangée et fort gazeuse, et au nez de pomme et de boisé. La bouche est assez vineuse, la fin de bouche agréable, et quand la bulle est partie, c'est un bon vin. Champagne Les papilles insolites en extra brut de Jacques Lassaigne à Montgueux.

    On aborda ensuite le thème de la soirée avec un premier flacon à la robe jaune paille et au nez d'agrumes (pamplemousse) sur un terroir calcaire. La bouche, très parfumée, hyper-aromatique et grasse, nous fait penser à du Sauvignon ou du Viognier. Erreur : 65% de Xarello, 15% de Muscat, 15% de Chardonnay, et 5 % de Malvoisie de Sitgès. Jané Ventura 2008 en Espagne.

    Second flacon, à la robe rubis et au nez biodynamique et épicé. La bouche, fort belle, sur un fruité intense et libéré, faisant penser à Simone Veil en 74 qui fait passer sa loi sur l'avortement. C'est fruité et poivré, avec la finesse d'une Côte Rôtie bien mûre : La Mémé, ceps centenaires, Domaine Gramenon 2008, vinifié par Michèle Aubéry, en 100% Grenache.

    Troisième flacon, à la robe rubis foncé avec des notes d'évolution sur les franges et au nez puissant sur une compote de fruits des bois et de prunes. En bouche, une finesse et une longueur incroyables, sur des fruits des bois. On dirait un vieux Pomerol d'avant 90, comme on les aimait. Pas de chance, c'est un Chinon Les Varennes du Grand Clos 1990 de Charles Joguet, en Cabernet Franc, franc de pied. Magnifique. Et hors thème...

    Quatrième flacon, à la robe noire et au contour sanguin. Au nez, de l'aneth lardé, du travail. En bouche, beaucoup de finesse  malgré la puissance et la densité. Et une fort belle fraîcheur sur un beau fruit. Certains sont en Merlot/Cabernet, d'autres en Grenache. et c'est du Tempranillo : Gran Elias Mora 2004, Toro, Spain. Qui titre quand même du 14°5 !

    Dernier flacon, à la robe noire aussi, et au nez plus familier et plus classique. C'est jeune et pas mal, une belle structure, des tannins, de la vivacité et de l'acidité, mais moins de fraîcheur que le précédent : Domaine de La Tour du Bon, Cuvée Saint Féréol 2007 en Bandol, vinifié par Agnès Henry. Et 15° !

    Lundi prochain, un thème moins frivole avec le Clos de Vougeot. Mais ce ne sera plus la journée de la femme.

     

     

  • Y a-t-il un cuisinier au fourneau ?

     

    Au pays de la gastronomie traditionnelle, y a-t-il encore un cuisinier derrière les fourneaux ? La question se pose, quand certains restaurateurs français choisissent de remplacer les casseroles par des fours à micro-ondes, les petits plats mitonnés par des surgelés et les cuistots par des «assembleurs» de plats industriels. Arômes en spray, assiettes toutes prêtes fabriquées en usine, les restaurants qui nous accueillent à l'heure du déjeuner cachent scrupuleusement leurs secrets de fabrication. C'est ainsi qu'ils parviennent à proposer quinze plats différents avec seulement deux personnes en cuisine, et à «saler» toujours plus la note du client.

    Article intéressant de JP Géné dans Le Monde de ce weekend qui m'apprend l'existance de Metro, grossiste pour l'horeca mondialement présent, et qui propose tout : l'enseigne de votre restaurant, la carte, les habits du personnel, la cave à vin, l'alimentaire (viande,poissons,légumes, fromages, surgelés,etc.) ainsi qu'une multitude de plats industriels préparés au kilo, sous vide ou surgelés : il n'y a plus qu'à réchauffer ! 

    Pas trop compliqué, dans ces conditions, de voir s'afficher à la carte le Chili con Carne, la blanquette à l'ancienne, les carbonnades à la flamande, ou la barbue à la fondue de poireaux. Sans parler des crèmes brûlées, des îles flottantes (blancs d'oeufs battus en neige prêts à l'emploi et bidon de sauce anglaise industrielle) et autres desserts surgelés. C'est la porte ouverte à la malbouffe, à l'uniformisation du goût, et à la dépendance aux industries agro-alimentaires, sans connaître les ingrédients de ce qu'on avale...

    Ces "restaurateurs", incapables de différencier un filet de barbue d'un filet de dorade ou de Saint Pierre, ne savent utiliser que le micro-ondes, et sont à la base de la dégradation de la nourriture quotidienne d'établissements se proclamant "restaurants".

    La France a demandé à l'Unesco d'inscrire sa gastronomie au "Patrimoine culturel immatériel de l'humanité". Il serait plus judicieux de l'ajouter à la liste des espèces menacées...

    Heureusement, les véritables gastronomes ne peuvent être trompés par cette non-cuisine. Heureusement aussi, il existe toujours une multitude de véritables cuisiniers, dont le plaisir est de trouver les meilleurs aliments, les meilleurs accords et le meilleur équilibre de la recette, et qui accordent énormément d'importance au goût des plats proposés. Enfin, il y aussi tous ces consommateurs, déçus par la malbouffe, et qui ont changé d'attitude : ils sont désormais à la recherche d'aliments vrais, frais, non traités, et se remettent à cuisiner. 

    Grâce à eux, la gastronomie sera peut-être sauvée, tout comme les produits de saison et de terroirs, et par la même occasion,le goût. Restons vigilants à ces pratiques douteuses et privilégions les vrais cuisiniers et les vrais plats, cuisinés avec amour.

     

     

  • Supériorité incontestable du Bio...

    La majorité des études comparatives entre produits bio et conventionnels a porté sur les teneurs en nutriments. La supériorité du bio est incontestable pour un certain nombre d'entre eux :

    Vitamine C pour les légumes et certains fruits ;

    Matière sèche pour les légumes feuilles et les pommes de terre;

    Fer et magnésium pour certains légumes ;

    Qualité des protéines pour les céréales ;

    Oméga 3 pour la viande et les produits laitiers.

    Pour les autres nutriments, les résultats sont plus variables, même s'ils sont assez souvent en faveur du bio. Mais l'essentiel de la supériorité des produits bio tient à d'autres causes.

     

    On parle beaucoup, depuis quelques années, des polyphénols, des substances présentes dans de nombreux végétaux et qui nous protègent contre certains cancers et les maladies cardiovasculaires. 

    Or, si pour les minéraux et les vitamines, la différence entre les teneurs des produits bio et celles des produits conventionnels est rarement considérable, il en va autrement des polyphénols. Dans la grande majorité des études comparatives, les produits biologiques en contiennent en effet nettement plus.

     

    On connaît le rôle essentiel joué par les acides gras oméga 3 en matière de santé. Ce que l'on sait moins, c'est que la viande et les produits laitiers peuvent être sources de ces précieux acides gras, qui sont loin d'être négligeables. 

    Mais leur teneur en oméga 3 varie considérablement selon la manière dont les animaux ont été nourris. Elle est beaucoup plus élevée lorsqu'ils sont nourris à l'herbe, comme le plus souvent dans les élevages bio, qu'avec une alimentation à base de céréales, comme dans la plupart des élevages intensifs. Plusieurs études récentes ont confirmé que le lait bio contient beaucoup plus d'oméga 3 que le lait conventionnel.

    L'une d'elles, réalisée aux Pays-Bas en 2005, a comparé le lait produit dans 5 fermes bio et 5 fermes conventionnelles : le lait bio contenait 2 fois plus d'oméga 3 que le conventionnel. Enfin, deux études, réalisées l'une en Suisse et l'autre aux Pays-Bas, ont montré que le lait maternel des mères mangeant bio était lui aussi plus riche en oméga 3 que celui des mères ayant une alimentation conventionnelle.

     

    Le choix des variétés : celles cultivées par les producteurs bio sont souvent plus riches en vitamines que celles des conventionnels.

    C'est le cas par exemple pour les pommes. En conventionnel, la Golden reste de loin la variété dominante, puisqu'elle représente près de 40 % du marché. Or, c'est l'une des plus pauvres en vitamine C : elle en contient en moyenne 8 mg pour 100 g contre 20 à 30 mg pour certaines variétés anciennes (par exemple Reinettes ou Calville blanc). 

    La possibilité de consommer la peau de nombreux fruits et légumes : en bio leur épluchage est souvent inutile, alors qu'il est recommandé, voire indispensable, en conventionnel, pour éliminer au moins une partie des résidus de pesticides qu'ils peuvent contenir. Or, la peau des fruits et la partie externe des légumes sont toujours plus riches en vitamines, en polyphénols et en fibres que l'intérieur.

    Par exemple, la peau des pommes contient 4 à 6 fois plus de vitamine C que la pulpe, les feuilles externes des salades sont plus riches en vitamines que le cœur.

    La consommation de produits complets : les céréales et les produits à base de céréales bio (farine, pain, pâtes et riz complets) peuvent être consommés sans raffinage, car ils ne risquent pas de contenir des pesticides, qui se concentrent dans les parties externes du grain. Or, l'essentiel de la richesse nutritionnelle des céréales (minéraux, vitamines, polyphénols, fibres) se trouve dans ces parties. Une étude récente a révélé que les enveloppes et le germe du grain de blé contiennent 15 à 18 fois plus de polyphénols que l'intérieur du grain, qui donne la farine blanche.

    Des techniques d'élevage très différentes : les vaches nourries à l'herbe donnent un lait plus riche que celles nourries aux céréales, non seulement en oméga 3 mais aussi en antioxydants. Les différences peuvent être encore plus considérables que pour les acides gras.

    Enfin, en moyenne, 50 % des produits conventionnels d'origine végétale contiennent un ou plusieurs pesticides, et la situation ne va pas en s'améliorant. Il peut arriver que l'on trouve un résidu de pesticide dans un produit bio, mais c'est très rare (3 à 5 % des échantillons), et les quantités trouvées sont toujours extrêmement faibles.

    Elles proviennent presque toujours soit de la contamination générale de l'environnement - air, eau, sol - soit d'un traitement effectué par un voisin. Le résultat - prévisible - est que l'organisme des consommateurs bio est beaucoup moins «imprégné» de résidus de pesticides que celui des consommateurs de produits conventionnels.

    Ajoutons à cela le goût : le vrai goût des tomates, des salades, des fruits, du fromage, des volailles, etc. Le vrai goût d'antan : quel plaisir ! On l'avait presque oublié. Encore besoin d'arguments pour passer au 100% bio ? Terriens, il est temps d'agir...

     

     

     

     

  • Lampes à économie d'énergie et santé...

    Plusieurs études ont mis en évidence les risques liés à l’uilisation des ampoules fluocompactes : une fois allumées, les ampoules à économie d’énergie émettaient de forts rayonnements radioélectriques, contrairement aux ampoules à incandescence classiques qui n’en émettent pas. Les valeurs variant de 180 volts par mètre (V/m) à 4 V/m dans les 20 premiers centimètres, pour des puissances allant de 20 à 11 watts, avec des pics à 300 v/m à l’allumage !

    Ces mesures se situent bien au dessus des normes européennes : une recommandation du Parlement européen de 1998 préconise en effet le seuil de 1 v/m à ne pas dépasser. La directive de 2004 liée à la compatibilité électromagnétique fixe des niveaux allant de 3 V/m, à 10 V/m. Le rayonnement de ces lampes et le problème lié à leur bruit de fond ont été confirmés en 2008, dans des études de SUPELEC et du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB).

    Cette « électropollution »  représente un risque évident sur la santé. D’une façon générale, les effets des ondes électromagnétiques ont été prouvés depuis longtemps : troubles du sommeil, agressivité ou apathie, perte de mémoire, malaises, migraines, arythmies, fourmillements, rougeurs, nausées, troubles de la concentration, palpitations…. Ces sources de fatigue nuisent à l’attention et favorisent l’absentéisme au travail. Avec l’explosion des nouvelles technologies dans le cadre professionnel, de plus en plus de salariés affectés par ces maux portent plainte devant les tribunaux pour faire reconnaître leur « électro-hypersensibilité ».

    Des études ont aussi démontré des désordres au niveau immunitaire et sanguin : manque d’adrénaline, hausse des protéines de stress, anomalie des leucocytes, baisse de la mélatonine. A long terme, les risques de leucémies et de tumeurs du cerveau seraient multipliés par trois. Même si on ne connaît pas encore précisément les effets de ces lampes fluocompactes sur la santé, le principe de précaution impose d’en limiter l’usage, en évitant de les utiliser en lampe de chevet ou de bureau et de s’en éloigner de plus d’un mètre pour une station prolongée. 

    Bref, une petite réserve de bonne vieilles ampoules à incandescence, même si elles consomment plus, semble être la solution la plus bénéfique au niveau santé. Réserve à faire avant qu'elles ne disparaissent totalement des rayons des magasins.

  • Fortuna de BASF

    Le groupe allemand BASF souhaite lancer d'ici 2011 deux autres pommes de terres OGM supplémentaires, dont une destinée à l'alimentation humaine, après avoir obtenu un feu vert européen à sa pomme de terre Amflora.

    "Nous travaillons à d'autres produits, dont une pomme de terre résistante au mildiou", une forme de pourriture responsable notamment de la grande famine irlandaise du XIXè siècle, a indiqué vendredi une porte-parole à l'AFP.

    Cette pomme de terre, baptisée Fortuna et destinée à l'alimentation humaine, est basée sur une variété européenne, et contient des gènes d'une pomme de terre sud-américaine, qui lui permettent de résister à cette maladie.

    "Nous avons fait des essais en plein champ, en Suède, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni et en République tchèque, nous en sommes très contents et nous voulons naturellement demander son autorisation", a-t-elle poursuivi.

    BASF, numéro un mondial de la chimie, a également un projet de pomme de terre pour l'industrie, qui pourrait succéder à l'Amflora, pour laquelle la Commission européenne a donné mardi son feu vert, et destinée comme elle à la production industrielle d'amidon.

    Le groupe compte "constituer un dossier (pour chacune de ces pommes de terre)" et demander leur autorisation "en 2010 ou en 2011" en Europe.Au niveau global, le groupe mène également des recherches dans le domaine des maïs, soja, coton et riz génétiquement modifiés.

    Fortuna : quel beau nom pour une pomme de terre ! Sans doute décidé par le CEO de BASF, imaginant la fortuna comme seule espèce de pomme de terre consommée dans le monde entier dans 20 ans... Ce qui ferait évidemment la fortune de BASF. Personnellement, je préfère la Belle de Fontenay bio. 

    Pourquoi implanter le gêne anti-mildiou d'une pomme de terre sud-américaine et ne pas planter directement cette dernière ? Il y a, de par le monde, des milliers d'espèces de pommes de terre, qui ont toutes leurs caractéristiques propres, leurs qualités et leurs faiblesses, leur goût typique et unique, leur résistance à certaines maladies ou conditions météo, leur adaptation à un terroir... Cela s'appelle la biodiversité et c'est cela qu'il faut protéger. Elles existent depuis le début des temps, et il n'y a aucune raison de toutes les remplacer par une espèce unique, génétiquement modifiée.

    D'abord pour lutter contre l'uniformisation du goût, ensuite pour notre santé et enfin, parce que le jour où cette espèce sera atteinte par un quelconque parasite, ce sera la famine mondiale. Alors qu'en cultivant des milliers d'espèces différentes, elles ne seront jamais toutes touchées par ce parasite. Ne nous laissons pas faire. Terriens, il est temps d'agir...

  • EFSA et sécurité alimentaire...

    L'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments, est la pierre angulaire de l'Union européenne (UE) pour ce qui concerne l'évaluation des risques relatifs à la sécurité des aliments destinés à l'alimentation humaine et animale. En étroite collaboration avec les autorités nationales et en consultation ouverte avec les parties prenantes, l'EFSA fournit des avis scientifiques indépendants ainsi qu'une communication claire sur les risques existants et émergents.

    C'est ce qu'on peut lire comme introduction sur le site de l'EFSA, et cela fait bien rigoler...

    "En étroite collaboration avec les autorités nationales" : c'est faux ! L'ensemble des ministres européens de l'agriculture avaient demandé en décembre 2008 que l'EFSA modifie et améliore les procédures utilisées pour vérifier l'innocuité des OGM. Rien n'a été fait.

    "en consultation ouvertes avec les parties prenantes" : c'est encore faux ! Personne n'a été consulté avant cette décision unilatérale d'autoriser la culture d'OGM en Europe. Sauf, peut-être, les multinationales agro-alimentaires mondiales et les semenciers d'OGM, qui sont sans doute les seules parties prenantes de ce débat aux yeux de l'EFSA...

    "des avis scientifiques indépendants" : c'est toujours faux ! Comment peuvent être "indépendants" des personnes qui ont travaillé pour Sygenta ou d'autres firmes produisant des OGM ? Comment peut-on être indépendant, quand on a travaillé sur le Codex Alimentarius ? Tout cela pousse à fortement mettre en doute l'indépendance des experts de l'EFSA.

    Tout cela me semble fort corrompu. Cela sent l'argent sale, les pots de vin, le profit malsain au dépend de notre santé, de la biodiversité, de l'environnement. Il est temps de remettre de l'ordre dans ces organismes de contrôle qui ne contrôlent rien, à la botte des grands groupes semenciers mondiaux.

  • Poêles Téfal nocives...

    Les casseroles étiquetées bios débarquent sur le marché. Faut-il conclure que nos bonnes vieilles marmites sont bonnes pour la ferraille ? La réalité est un peu plus complexe. Consciencieux, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à éplucher les étiquettes des produits alimentaires. Ne faudrait-il pas en faire autant pour les ustensiles de cuisine, eux aussi susceptibles de contenir quelques substances nocives ?

    La question s'était posée, il y a quelques années, à propos des casseroles en aluminium. Et la saga judiciaire du groupe Dupont de Nemours, inventeur et producteur du Teflon (et des poêles Téfal), a remis le problème au menu. Attaquée pour avoir caché des informations sur ses produits, poursuivie pour la pollution causée par ses usines, l'entreprise américaine a annoncé qu'elle n'emploierait plus de PFOA (perfluoro-octanoïc-acid) dans la fabrication de son revêtement d'ici 2015.

    Une aubaine pour les producteurs de revêtements en céramiques dont les poêlons, sauteuses et woks affichent "ne contenir aucun Teflon ou PFOA".

    Je prône depuis longtemps un retour aux anciennes casseroles, poêles, cocottes, et autres récipients en fonte, inox, verre, terre cuite, porcelaine et me méfie de tout autre récipient. Le Teflon et le plastique sont toxiques, c'est connu. Faites un peu intervenir votre instinct de survie, écoutez votre corps, et vous retournerez vite aux ustensiles d'antan, instinctivement. La tradition, cela a du bon.

     

  • Un OGM illégal dans nos aliments...

    Greenpeace a fait tester 18 produits contenant des graines de lin et un produit s'est avéré contenir des traces d'OGM illégal : la farine All-In Mix Pain foncé 9 Céréales de Soubry, acheté en décembre dernier chez Delhaize. Ce cas de contamination démontre une fois de plus que l'unique manière de garantir une alimentation sans-OGM, est l'interdiction mondiale des cultures OGM.

    Les graines de lin entrent dans la composition de nombreux produits de consommation courante : pains multi-grains, muesli, biscuits mais aussi vinaigrette ou préparations pour bébés... Elles sont appréciées pour leur apport en Oméga 3 et leur action bénéfique sur la digestion. Elles sont donc synonymes de bien-être et d'alimentation de qualité. Pour de nombreux consommateurs, un aliment de qualité suppose une production non-OGM. Or, cette garantie ne semble plus exister pour les graines de lin.

    Comme beaucoup d'autres plantes transgéniques, le lin a été génétiquement modifié pour résister à un herbicide et contient trois gènes résistants aux antibiotiques. Cet OGM, développé par une université canadienne, est connu sous la dénomination de Triffid. Son histoire est un parfait exemple de l'impossible co-existence entre les filières conventionnelles, bio et transgéniques.

    Cet OGM a été autorisé au Canada en 1998 pour ensuite être retiré trois ans plus tard, toujours par le Canada. Pourquoi ce retrait ? Les agriculteurs canadiens - qui sont les plus gros producteurs de graines de lin au monde - redoutaient de perdre le marché européen peu favorable aux OGM...

    C'est l'Allemagne qui a signalé pour la première fois la présence de graines de lin contaminées en utilisant le système prévu à cet effet par l'Union européenne. De nombreux pays ont alors réalisé des tests et les exemples de produits contaminés se sont multipliés. On a trouvé des traces de Triffid dans une vingtaine de pays européens et quelques pays asiatiques comme la Thaïlande.

    Strictement parlant, la présence de cet OGM est parfaitement illégale en Europe. Aucune autorisation n'a jamais été demandée. Au delà de cela, la contamination des graines de lin par un OGM officiellement retiré du marché depuis près de dix ans illustre ce que peuvent être les « dégâts collatéraux » des cultures transgéniques. Si la contamination persiste, la grande distribution risque ne pas pouvoir satisfaire les exigences de ses clients et les fabricants seront forcés de tester leurs produits avant commercialisation. Les cultures transgéniques ne profitent qu'aux multinationales qui les imposent à tous.

    En Belgique, des tests ont également été réalisés mais aucune information quant à la contamination n'a filtré. Pour Greenpeace, le consommateur a le droit de savoir. C'est pourquoi 18 produits ont été achetés dans des grandes surfaces belges et envoyés dans un laboratoire spécialisé en Allemagne. Une fois les résultats connus, Greenpeace a averti Soubry et Delhaize. Fabricant et distributeurs sont dans ce dossier plus « victimes » qu'autre chose. Comme les consommateurs, ils ont été mis devant un fait accompli.

    L'attention de Greenpeace se porte dès à présent sur la réaction des autorités compétentes. Les produits incriminés doivent être retirés des rayons, plus d'analyses doivent être effectuées et dans un cadre plus large, la Belgique doit s'opposer à toute nouvelle autorisation d'OGM en Europe.

  • Feu vert de la Commission européenne sur les OGM...

    Catastrophe ! La Commission européenne a annoncé ce mardi avoir autorisé la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier feu vert de ce type depuis douze ans dans l'Union européenne où les OGM suscitent une vive controverse.

    "La Commission a pris aujourd'hui des décisions concernant la pomme de terre transgénique Amflora", dont la culture est autorisée dans l'Union européenne "à des fins industrielles" et pour l'alimentation animale, selon un communiqué de l'exécutif européen.

    Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe à des fins alimentaires de trois variétés de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863, selon un communiqué de l'exécutif européen. Une décision moins spectaculaire dans la mesure où des produits OGM importés font régulièrement l'objet d'autorisations pour le commerce.

    La vraie nouveauté concerne l'autorisation de la pomme de terre Amflora, un tubercule conçu par la firme BASF destiné à l'usage industriel pour son amidon et à l'alimentation animale. La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs OGM de Monsanto, le MON 810.

    La Commission européenne, à qui revenait la décision finale après que les Etats de l'UE n'auront pas réussi à se mettre d'accord, s'est appuyée sur le fait que l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA) a jugé que la pomme de terre ne posait pas de problème pour la santé.

    Le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier.

    Mais il contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, ce qui lui vaut d'être critiqué depuis longtemps par les défenseurs de l'environnement. Ces derniers s'inquiètent des risques de dissémination du gène sur les autres plantes dans la nature.

    En outre, les défenseurs de l'environnement estiment que les avis de l'AESA doivent être pris avec précaution car l'institution est au coeur d'une polémique après l'embauche de son ancienne directrice du département OGM, Suzy Renkens, par le groupe suisse Syngenta, présent dans le secteur des organismes génétiquement modifiés.

    La décision prise mardi est de nature à relancer le débat autour de l'inocuité des produits OGM en Europe. L'autorisation de culture du maïs génétiquement modifié MON 810 de Monsanto, est arrivée à échéance il y a deux ans et n'a pas encore à ce jour obtenu d'autorisation de renouvellement.

    Les OGM sont un sujet extrêmement polémique dans l'Union européenne, en raison des craintes sur leurs effets possibles pour la santé et l'environnement.

    Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a profité du début de son deuxième mandat à Bruxelles pour clore le dossier de la pomme de terre de BASF qui avait empoisonné son premier mandat en suscitant la controverse. Son ancien commissaire à l'Environnement, le Grec Stavros Dimas, aujourd'hui parti, était opposé à un feu vert à la culture.

    Le dossier a été confié à présent au nouveau commissaire chargé de la Santé et de la protection des consommateurs, John Dalli. Ce dernier s'est justifié mardi en indiquant que toutes les craintes en matière de santé avaient été "levées" par les études scientifiques.

    En résumé, le lobbying acharné des producteurs d'OGM a enfin payé : ils ont gain de cause ! Combien de pots de vin à Manuel Barroso, à la Commission européenne et à l'AESA ? Nous ne le saurons jamais... Reste aux états membres de légisférer pour interdire ces cultures OGM sur leur territoire. L'Autriche et l'Italie viennent de le faire. Espérons que tous les autres suivent. 

    Cette prise de position de la Commission européenne, contraire à la volonté du peuple européen, me scandalise. Cette Europe là, corrompue, me dégoûte. Profondément. C'est contraire à notre volonté, c'est contraire à la santé publique, c'est contraire à la préservation de la biodiversité, et en plus, c'est illégal : le gêne résistant aux antibiotiques dont cette patate de BASF est dotée est interdit depuis 2004 ! 

    Dans quel monde, dans quelle Europe vivons-nous ? Terriens, il est temps d'agir...

  • Dégustation du lundi 106

    Un petit goût de trop peu ce lundi soir, avec cette dégustation à l'aveugle, à 4.

     

    Un premier vin de mise en bouche, à la robe paille et au nez d’agrumes, de pamplemousse rose et d’abricot. En bouche, ce n’est pas du Mosse, et c’est bon. C’est plutôt du Chardonnay que du Chenin, sur des agrumes, avec une belle structure et une belle longueur, et un tout léger côté vanillé-boisé bien intégré : Puligny-Montrachet 2007 en Vieilles Vignes de Vincent Girardin. Belle bouteille.

    Second vin, à la robe paille avec des reflets rosés. Au nez, du jus de pommes ou du cidre, avec une certaine maturité. En bouche, de la densité, de l’épaisseur, puis de la vivacité en finale. On est sur du Chenin : Initials BB 2008 de Mosse. BB signifie une croupe de Bonnes Blanches, qui a toujours donné mieux que le reste et qui a fait l’objet, en 2008, d’une vinification distincte.

    Troisième flacon, à la robe pourpre foncée et au nez de cabernet. En bouche, un cabernet franc, avec un côté perlant et piqué, la verdeur d’un cabernet franc pur, une bouche puissante, mais en entonnoir et une grande sécheresse en finale. Pas plaisant et sans équilibre. Paimparé 2005 en vin de table de Mosse. Bouteille achetée aujourd’hui chez Rob à 17 euro (un scandale quand on connaît le prix départ propriété), et à oublier au plus vite.

    Dernier flacon, pour un peu se refaire les papilles, à la robe plus évoluée, et au nez évolué, lui aussi, et assez plat. En bouche, c’est bon, mais cela retombe un peu comme les bordeaux de la semaine dernière. C’est décevant, et pourtant : Château Branaire 2000 (Duluc-Ducru) en Saint Julien.

    Bref, un léger goût de trop peu ce soir. Mais tout cela va s’arranger lundi prochain, avec le thème “C’est une femme qui le fait”. Qui vivra verra.

     

  • Bio piraterie...

    En 2000, débute la commercialisation du médicament Umckaloabo®, produit phare de la firme pharmaceutique allemande Schwabe et élaboré à base de Pélargonium, une variété de géranium dotée de propriétés antimicrobiennes et expectorantes. Fort des profits amassés par la vente de ce produit, le groupe dépose plusieurs brevets afin de s’assurer l’exclusivité de ses droits sur l’utilisation médicale du Pélargonium. C’était sans compter l’intervention de deux organisations, le Centre Africain pour la Biodiversité et la Déclaration de Berne.

    En mai 2008, ces deux organisations s’opposent à l’appropriation du Pélargonium par Schwabe et déposent un recours auprès du Bureau européen des brevets sur la base « d’ une appropriation illégitime et illégale des ressources génétiques issues du savoir traditionnel et d’une opposition flagrante à la Convention sur la Biodiversité ». Leurs revendications se basent sur deux motifs, à savoir la non inventivité et le non partage des bénéfices issus de l’utilisation des ressources génétiques et de la commercialisation du produit naturel. 
De fait, la firme Schwabe n’a fait aucune découverte mais exploite à ses propres fins le savoir-faire traditionnel et les techniques ancestrales de communautés autochtones d’Afrique du Sud, lesquelles utilisent les racines et les extraits du Pélargonium pour traiter la bronchite et certaines affections respiratoires. De plus, malgré les importants bénéfices tirés de la commercialisation de ce produit, aucun pourcentage n’a été reversé aux peuples autochtones.

    Le Collectif Biopiraterie (qui réunit en son sein France Liberté, ICRA, Paroles de Nature et Sherpa.) explique ainsi avoir « contribué à l’élaboration d’un modèle économique démontrant l’écart entre la marge réalisée par l’entreprise Schwabe sur la commercialisation de son médicament (environ 12€) et le prix payé aux producteurs (environ 0,9€), pour une bouteille vendue 15€ aux distributeurs finaux ». 

Une fois n’est pas coutume, ces arguments ont été entendus et ont obtenu gain de cause. En effet, le 26 janvier 2010, l’Office européen des brevets a finalement décidé d’abroger le brevet détenu par la firme allemande Schwabe sur le Pélargonium du Cap.

    Si cette victoire fait écho à un autre succès avec le retrait du brevet sur le Sacha Inchi par le laboratoire Greentech en 2009, la bataille contre la biopiraterie est loin d’être gagnée d’avance. Ces dysfonctionnements témoignent, en effet, des lacunes en matière de respect des droits des peuples autochtones, expropriés de leurs terres et de leurs ressources par des usurpateurs.

  • Vivre plus longtemps...

    Selon un numéro de Science & Vie consacré à la mort, voici quelques conseils pour repousser l’inéluctable...

    Sachant que les gênes ne pèseraient que 25% sur la longévité, le reste étant dû à l’environnement (alimentation, hygiène de vie, activité professionnelle, etc.).

    1.) Ne pas fumer, boire avec modération, avoir une activité physique et manger 5 portions de fruits et légumes par jour allongerait l’espérance de vie de 14 ans.

    2.) Eviter une carence en anti-oxydants. Anti-oxydants qu’on retrouve dans les vitamines E (huiles végétales, noisettes, noix, beurre, poissons gras) C ( cassis, persil, poivrons, kiwi, fraises, oranges, etc.), et A (foie, beurre, oeufs cuits, fromages, carottes, épinards, brocolis), dans les polyphénols (raisin, vin rouge, thé vert), le zinc (poissons, abats, céréales complètes, lentilles) et le sélénium (oignons, céréales complètes, légumineuses).

    3.) Se mettre à la diète. Les cellules sont des moteurs qui s’usent avec la consommation d’énergie plus qu’avec le temps. On creuse sa tombe avec ses dents. Manger moins présente beaucoup d’avantages : réduction de la glycémie (taux de sucre) et de l’insuline (hormone liée au vieillissement), enzymes de réparation plus robustes, meilleure élimination des cellules anormales et ralentissement de la division cellulaire (retarde la puberté et augmente la longévité). Réduisons les portions, mangeons lentement et ne terminons pas notre assiette.

    4.) Le régime crétois : légumes verts, légumes secs, fruits, céréales non transformées (complètes) et poisson. En limitant la viande et les sucres.

    5.) La chimie. On parle beaucoup du resvératrol (puissant anti-oxydant, anti-inflammatoire et anti-cancéreux). Il est présent dans le vin (french paradox), dans le raisin, les mûres et les cacahuètes. On parle aussi de mélatonine et rapamycine, qui augmentent la longévité des animaux de laboratoires testés. Quant à la DHEA, hormone stéroïde qui atteint son pic chez les jeunes de 20 ans, et décroît à partir de 30 ans, son innocuité à long terme  lors de prise sous forme de comprimé laisse planer des doutes. A éviter donc.

    Personnellement, j’ajouterais : manger bio, ne pas respirer de gaz d’échappements, éviter les produits chimiques (produits d’entretien, peinture, vernis, encens, désodorisants, insecticides et pesticides), éviter les plastiques en contact avec les aliments, utilisation d’ustensiles naturels (verre, porcelaine, terre cuite, bois, fonte, inox), évitez les plats préparés et les produits de l’industrie agro-alimentaire (bourrés de sucre, de sel, de graisses de mauvaise qualité, de graisses hydrogénées et d’acides gras trans, d’OGM).

    L’espérance de vie descend, pour la première fois, aux Etats-Unis. Ils sont donc sur la mauvaise voie. Ne les suivons pas et réagissons tant qu’il en est encore temps. Terriens, il est temps d’agir...

  • Dégustation du lundi 105

    Petite soirée sympa, à 3 sur le thème du millésime 2000. Mais avec 2 grands distraits (l’un qui a pris le thème du soir sur la liste de l’an passé, et l’autre persuadé d’avoir du 2000 en cave alors qu’il s’agissait de 2001), vous comprendrez que le thème de ce soir ne fût pas fort respecté... Soit.

    Premier flacon à la robe rubis, oxydée sur l’anneau, et au nez de vin mature. En bouche, des tannins, de l’alcool et des fruits, mais pas très fondu. Le bois est trop marqué, tout comme le cabernet : cela manque d’harmonie. Cela manque aussi de corps, de puissance et de longueur : Château Grand-Puy-Lacoste 1996 en Pauillac. Parker 93+

    Second flacon, fort différent, à la robe noire et concentrée et au nez de réglisse, de cassis et de boisé. En bouche, la concentration due au millésime, mais aussi une extraction avec un boisé trop marqué. C’est trop strict, trop rigide, avec un fruit qui s’exprime peu. Et c’est encore dissocié. Dommage pour ce Château Lagrange 2000 en Saint Julien. Parker 93.

    Dernier flacon, à la robe noire et au nez étranger (pour moi) ou vallée du Rhône méridionale. Le second nez nous amène plus sur de l’aneth, des couennes fondues, de la viande fumée, avec des notes de caramel et de vanille brûlée. En bouche, un vin facile qui se livre sans grande complexité, un mono-cépage. C’est moins net que le nez, sur un boisé passé, du pruneau d’Agen enrobé de lard, puis de l’alcool et de l’acidité en finale, avec quelques notes de garrigue. Hermitage La Chapelle 2001 de Paul Jaboulet Aîné. Le Domaine a rencontré des problèmes de vinification entre 1996 et 2006 : ce 2001 en témoigne.

    Lundi prochain, quoi de neuf chez Mosse ? Nous serons certainement 5 et nous verrons bien quoi...