• Partir de ce que la nature peut donner...

    Interdire le commerce international du thon rouge pour éviter son extinction, repenser les pratiques agricoles pour limiter la prolifération des algues vertes: les arbitrages sur ces deux sujets environnementaux sensibles sont imminents.

    A quelques semaines des élections régionales en France, ces dossiers prennent un relief particulier avec la crainte, palpable, au sein du gouvernement, qu'ils provoquent de vives réactions: des agriculteurs, en Bretagne (première région agricole française), et des pêcheurs, dans le sud de la France.

    Concernant le phénomène des "marées vertes", provoqué par les nitrates issus des engrais,  la question la plus sensible est celle des pratiques agricoles. Comme le soulignait une note récente du préfet des Côtes d'Armor, faute de "révolution" des pratiques et d'un "changement complet du modèle économique existant" dans les bassins versants concernés, le phénomène ne peut que perdurer.

    Concernant le thon rouge, dont les stocks ont baissé en Méditerranée de près de 75% entre 1957 et 2007, les associations environnementales réclament haut et fort son inscription à "l'annexe 1" de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES), synonyme d'interdiction du commerce international.

    Avec les océans, comme, d'une certain façon, avec les sols, on est arrivé au point de rupture. Dans les deux cas, il faut un changement de logique: il va falloir partir de ce que la nature peut donner et ajuster les prélèvements en fonction.

  • Temps pourri... et ce n'est pas fini...

    J'avais écris le 30 août 2009 dans l'article intitulé :"Le temps des mois à venir..."

    "Septembre : devrait être beau et chaud, avec moins de pluie que d'habitude, mais avec quelques épisodes orageux. Et une grosse baisse passagère des températures vers la mi-septembre (4 jours).

    Octobre : sera doux et très pluvieux. Pas beaucoup de soleil et beaucoup d'humidité, et quelques belles tempêtes en mer.

    Novembre : sec et froid la première quinzaine, avec du soleil et de la neige, puis, fin du mois beaucoup plus doux et humide.

    Décembre : Doux et humide au début, puis 15 jours de temps sec, froid et ensoleillé, avant de terminer l'année sous les précipitations.

    Janvier et février : froids et neigeux, sans trop de soleil."

    Ces prévisions à long terme (à 6 mois) se sont révélées exactes. Le mois de février qui s'annonce sera pareil à janvier, comme prévu. De quoi apporter un peu plus d'importance à ces prévisions, qui, à priori, semblent loufoques et impossibles...

    Et pour les mois à venir, me direz-vous ? Et bien, février, froid et blanc. Mars, avec une première quinzaine hivernale et une seconde quinzaine estivale. Avril, gris. Mai, frais et pluvieux sauf la 3ème semaine. Quant à l'été (juin, juillet et août), il s'annonce pluvieux (+ 40% par rapport à la normale), avec un mois de juillet fort gris, et des mois de juin et août normalement ensoleillés. Pour la chaleur, attendre août...

    Bref, la Côte Belge en juillet n'est pas vraiment la destination conseillée, si toutefois ces prévisions à long terme s'avèrent aussi exactes que les précédentes... Qui vivra verra...

  • Précautions...

    Article intéressant d'André Cicocella dans Le Monde du 16/01/2010 à propos du principe de précaution que nous devrions tous appliquer instinctivement.

    Nous vivons une mutation. Nous sommes en train de prendre conscience de l'importance du lien entre environnement et santé. La prise de conscience s'est faite à partir du développement de l'épidémie de cancers. Il y a le discours officiel (porté par l'Académie de médecine, notamment) qui dit "circulez, il n'y a rien à voir" sur le lien entre cancer et environnement, mais ce discours n'accroche plus parce qu'il est perçu comme décalé par rapport à la réalité.

    Les gens qui meurent actuellement sont nés en 1920 dans un environnement tout à fait différent. Le cancer représentait, en 1906, 3% des causes de mortalité contre 30% aujourd'hui. Rien ne nous dit que nos enfants vivront plus longtemps que nous.

    Le cancer est une mutation. On sait que les perturbateurs endocriniens sont responsables de ces cancers. Or, ces perturbateurs endocriniens sont dans notre environnement depuis quelques décennies. Evidemment, il y a l'influence directe et non négligeable des milieux industriels dans les comités chargés de rendre des avis pour des institutions, et il y a aussi le fait que certaines personnes n'ont pas pris conscience de l'importance des phénomènes épigénétiques (interaction entre gènes et environnement). Enfin, il ne faut plus raisonner milieu par milieu (eau, air, sol, alimentation), mais il faut avoir une vision globale de l'environnement.

    Nous sommes constamment exposés à ces perturbateurs endocriniens. Or, la durée et la période d'exposition sont capitales. Les observations dans l'écosystème et chez l'homme ont une cause commune. Nous sommes confrontés à une épidémie de maladies chroniques (cancers, maladies cardio-vasculaires,etc.), et devons veiller à protéger notre environnement immédiat. En appliquant le principe de précaution, dès qu'on doute de quelque chose.

    Quand les agences sanitaires nous disent qu'il n'y a pas de preuves, est-ce une raison pour ne rien faire, alors qu'il existe des preuves pour l'animal ? N'attendons pas 20 ou 30 ans : réagissons tout de suite ! Après, il sera trop tard...

    Alors : fast food ou slow food, cultures traditionnelles (= intensives) ou bio, diesel à particules ultra fines (non retenues par les filtres) ou essence, plastique ou verre, wifi ou câble, micro-ondes ou four traditionnel, Téfal ou poêle inox, diffuseur de parfums ou bouquet de lavande, traité ou non-traité, énergie polluante ou énergie verte, produit lointain ou produit local, plat préparé ou cuisiné soi-même, margarine ou huile d'olive et beurre, cuisine moléculaire ou traditionnelle, abrutissement publicitaire ou choix raisonné personnel, fromage industriel ou fromage au lait cru, etc.?

    A vous de choisir, en toute conscience. en appliquant le principe de précaution. Pour votre santé, et celle de vos enfants. Et pour la planète.

  • Dégustation du lundi (103)

    La dégustation prévue pour ce soir s'est transformée en une grande discussion à 3, l'un des nôtres rencontrant actuellement quelques soucis préoccupants, et les 2 autres comparses étant absents.

    Ceci n'empêcha nullement de déguster à l'aise une première bouteille à la robe rubis et au nez bien mûr sur un fort bel élevage. La bouche, encore plus impressionnante que le nez, est toute toute belle : c'est crémeux, concentré, sur de la framboise mûre et des mûres. Un magnifique bourgogne dans toute sa plénitude : un grand plaisir. Morey-Saint-Denis 1er Cru "Clos de la Bussière" 2003 du Domaine G. Roumier, propriétaire à Chambolle-Musigny. Toute grande bouteille terminée sur le champs.

    On en ouvrit donc une seconde, à la robe rubis elle aussi, mais un peu plus évoluée, et au nez plus boisé et au fruité plus acide. La bouche, ronde, plus acide et moins fruitée, présente des notes de cuir et d'alcool, et de la sécheresse en finale. C'est beaucoup moins plaisant que le premier : Chambolle-Musigny 2002 de Jean-Michel Guillon, récoltant à Gevrey Chambertin.

    Espérons que ces soucis s'envolent, que ces absences cessent et que les dégustations du Clos à 5 reprennent bientôt leur cours normal, car plus on est de fous, plus on s'amuse. Et surtout, plus il y a de bouteilles...

  • Evitons le plastique...

    Le bisphénol A (BPA) est un composé chimique couramment utilisé dans l’industrie du plastique. Un emploi surprenant pour une molécule développée au départ dans le cadre de la recherche d’œstrogène de synthèse. On le retrouve aujourd’hui dans une grande variété d’emballages et de contenant en plastique ainsi que dans le revêtement interne des boites de conserves, des softs drinks, etc. 

    Son utilisation intensive et largement répandue suscite une polémique depuis 2003, année où une première étude a fait état d’anomalies de la multiplication cellulaire chez des embryons de souris exposées. Sachant que du bisphénol A est détecté dans les urines de plus de 90% de la population américaine, ce premier résultat a alerté les autorités sanitaires et les associations de consommateurs. Depuis de nombreuses enquêtes, aux résultats parfois contradictoires, sont venues étayer le dossier.

    Une étude menée par des chercheurs de la Peninsula Medical School et l'Université d'Exeter, au Royaume-Uni, publiée dans JAMA en 2008, avait mis en évidence pour la première fois l’existence d’un lien entre des niveaux urinaires élevés de BPA et un accroissement du risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et d'anomalies hépatiques chez l’Homme. En se basant sur de nouvelles données, issues d’une vaste enquête de santé publique orchestrée par les autorités sanitaires américaines, la même équipe confirme aujourd’hui ces résultats dans un article publié dans PLoS ONE.

    Evitons donc tous les plastiques en appliquant le principe de précaution. Et surtout, ne chauffons jamais d'objets en plastique car c'est à ce moment qu'ils libèrent le plus de molécules dangereuses pour la santé. Ceci signifie qu'il ne faut absolument pas réchauffer des aliments dans des plats, récipients, barquettes et biberons en plastique, ni les mettre en contact avec des aliments chauds, ni les mettre au lave-vaisselle. Question de bon sens et d'instinct de survie !

    Et, puisque que l'on ne peut plus rien faire avec ces Tupperwaere, bols, spatules, couverts, plats, Téfal, plats préparés en barquette plastique à réchauffer, moules à pâtisserie, planches à découper, couverts pour enfants, presse-fruits et bacs à glaçons, et j'en passe, autant tout jeter, ne plus en acheter, et revenir aux récipients beaucoup plus sains utilisés autrefois : le verre, la porcelaine, la fonte, l'acier inoxydable et la terre cuite. Terriens, arrêtez de vous faire empoisonner...


  • Dégustation du lundi (102)

    Petite soirée agréable à 3, nos 2 autres compères étant momentanément absorbés par des problèmes politiques ou juridiques, avec une première bouteille à la robe rubis, et au nez boisé sur du fruit rouge et une pointe d'acidité. La bouche, ronde et fraîche, sur des tannins encore présents et sur un beau fruité, présente hélas un côté asséchant boisé pas terrible du tout : Pian Dell'Orino 2007 Rosso di Montalcino en Toscane. Ce vin biodynamique fait quand même 14%vol.

    Seconde bouteille, à la robe plus foncée, mais présentant des notes évoluées sur le pourtour, et au nez lacté, sur des notes d'humus, de garrigue et de fruits mûrs. La bouche, fort belle, est opulente et ronde, sur des prunes. avec de l'alcool, fort bien contre-balancé par une admirable fraîcheur : "Prestige des Hautes Garrigues" 2001 en Gigondas du Domaine Santa Duc. 15% vol. en vieilles vignes (Grenache et Mourvèdre).

    Troisième bouteille, à la robe foncée sans signes d'évolution. Le nez est épicé (cannelle et réglisse) et s'ouvre sur un beau fruité. La bouche est visqueuse et alcoolisée, sur de beaux fruits rouges, mais sans fraîcheur : c'est un peu lourd. Domaine Grès Saint Vincent 2007 en Côtes du Rhône Villages. Bon rapport qualité prix pour ce petit vin composé de Grenache (60%) et de Syrah (30%) et titrant 14,5%vol.

    Lundi prochain, dégustation à l'aveugle, à 5, sur le thème des Nuits-St-Georges, Chambolle, Morey ou Gevrey : tout un programme !

  • Je l'avais dit, je l'ai presque fait...

    J'avais énoncé le 25/12/2009 sur ce blog les bonnes résolutions que je prendrais en 2010.

    Je peux vous assurer qu'il n'y a plus un atome de plastique dans la cuisine : j'ai tout viré (passoire, spatules, Téfal, Tupperwaere, et j'en passe...). Egalement terminé : les softs en boîtes (dont l'intérieur est plastifié). Mon vieux frigo vient de découvrir les bouteilles en verre de Coca, Tonic, bières et jus de toutes sortes. Et fini aussi les tetrabrick (dont l'intérieur est également plastifié).

    Mes courses en grande surface se limitent dorénavant à quelques produits d'entretien, quelques boissons en bouteille et quelques produits bio. Le gros de mes courses provient de commerces de quartier spécialisés, du marché et de mon magasin bio attitré. Cette démarche va faire baisser le chiffre d'affaire des grandes multinationales agro-alimentaires et accroître celui des petits producteurs et des marques Bio.

    Par exemple, à l'heure ou j'écris cet article, je savoure, en bouteille verre, un "Pur jus de Pommes Anciennes" non filtré de la marque Bonneterre, absolument délicieux. Et pas un tétrapack de jus de pommes Minut Maid à base de jus concentré de pommes traitées 27 fois... Et c'est comme cela pour tout le reste : cornichons, câpres, moutarde, pâtes, pesto, conserves de tomates, miel et confitures.

    Juste quelques soucis avec certains produits emballés de plastique que je voulais éviter, mais cela ne semble pas possible (shampoings, dentifrice, produits d'entretien,...), du moins pour le moment.

    Je suis assez fier du passage à l'acte, intéressé par la démarche, et heureux du goût des bons produits que je redécouvre. Hier, j'ai ressorti les vieilles cocottes en fonte de ma grand-mère pour y faire mijoter un vraie poule (de plein air) et des légumes bio de saison : je n'ai pu m'empêcher de penser à elle en savourant ce plat délicieux et pourtant économique et si facile à préparer.

    Et si c'était cela le bonheur ? Un retour aux choses simples, aux produits locaux et de saison, aux produits de terroirs, au goût. Et au plaisir d'acheter ces ingrédients chez des petits producteurs, fiers de ce qu'ils font.

     

  • 2010, année de la biodiversité...

    Logo officiel de l'Année internationale de la biodiversité.

    Il était temps ! 2010 a été désignée par les Nations Unies, Année internationale de la  biodiversité. 

    L’intérêt porté à la diversité biologique de la planète a cru au fur et à mesure que l’on prenait conscience de sa destruction, de sa fragilité. Aux recensements des espèces, à la classification précise de celles qui sont menacées (Liste Rouge de l’UICN) s’est ajoutée récemment l’évaluation du coût de cette biodiversité, et de sa perte. D’après le rapport remis par l'économiste indien Pavan Sukhdev au PNUE, les dégâts coûteraient 14 000 milliards d'euros par an en 2050, soit 7% du PIB mondial. 

    Si les mots biodiversité et écosystèmes pouvaient paraître abstraits pour certains, leur rôle dans l’économie et dans la vie de milliards d’individus n’avait rien d’abstrait.

    L’un des enjeux de cette année de mobilisation est l’instauration d’un organisme d’expertise mondiale comparable au GIEC pour le climat. C’est fin février, lors d’un sommet mondial du PNUE qui se tiendra à Bali en Indonésie, que la décision de créer ou non l’IPBES (Panel intergouvernemental pour la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes) sera prise.

    Espérons que le principe déjà appliqué par Slow Food depuis des années, le soit dorénavant par les instances gouvernementales et internationales : sauver de la disparition les espèces végétales (ex:une espèce de pêcher) ou animales (ex : une espèce de chèvre) ainsi que les produits de terroirs qui en sont issus (ex: remplacer le dernier berger de ce troupeau de chèvres, augmenter le cheptel et poursuivre la production de ce fromage de chèvre au lait cru, unique et typique). C'est le patrimoine vivant de l'humanité qui est en danger, et avec lui, l'uniformisation de l'alimentation et du goût qui nous envahissent de plus en plus, jour après jour, imposés par les multinationales de l'agro-alimentaire.

    L'exemple le plus frappant, ce sont les groupes Lactalis (Président, etc.) et Isigny qui ont racheté toutes les exploitations de camembert au lait cru, les unes après les autres, pour enfin détenir le monopole de la fabrication de ce fromage réputé, et tenter ensuite de changer les règles de l'appellation contrôlée qui régit sa fabrication, pour inonder le monde d'un produit moins qualitatif, pasteurisé, et qui n'a plus rien à voir avec le terroir d'origine (ni au point de vue texture, ni au point de vue goût). Heureusement, il subsiste encore aujourd'hui une poignée de producteurs de camemberts au lait cru, qui nous permettent de déguster le seul vrai camembert de terroir, celui de toujours. Mais jusqu'à quand ?

    Aidons ces petits producteurs en achetant leurs produits, et boycottons les pseudos fromages fades et uniformes que veulent nous faire avaler les multinationales, dont la seule raison d'être est le profit. Terriens, il est temps d'agir...

  • Dégustation du lundi (101)

    Petite dégustation, ce soir, sur le thème du Riesling : à 4 avec 3 bouteilles...

    Premier flacon, à la robe très pâle et au nez peu expressif, malgré les petites notes de citron vert et d'hydrocarbures. La bouche, pas terrible, est ronde, fluette et courte : Weight Watchers 2007 Riesling Vin de table allemand (à 80 calories par verre). Il manque énormément de choses à ce vin vendangé plus tôt pour qu'il contienne moins de sucre et d'alcool ! Peu de plaisir.

    Second flacon, à la robe paille claire, et au superbe nez typique de miel, d'ananas et d'hydrocarbures. Un milieu de bouche un peu mou, dû au sucre résiduel, puis une très belle acidité qui remonte sur la longue finale : Hengst 2003 Riesling de Josmeyer en Alsace Grand Cru.

    Troisième flacon, à la robe Cognac, et au nez sec, sur de la noix et de l'abricot, atypique pour un Riesling. La bouche, bien tenue, sur du malt et de l'iode, avec un sucre qui est bien là, mais avec une énorme acidité qui le tient. Bel équilibre et très réussi : Riesling Hugel 1998 en Sélection Grains Nobles, Alsace.

    Rhône Sud, Provence, Corse et Languedoc-Roussillon. Un thème qui, à lui seul, vu l'étendue des régions concernées, pourrait s'étendre sur plusieurs dégustations : que nenni, c'est lundi prochain au Clos. Qui vivra verra...

  • On salive...?

    La Petite maison à Nice :

     

    Choix de 6 Saveurs – artichauts, violets, pissaladière, fleurs de courge en beignets, tapenade, burrata, petits farcis

     

    Envie de 7 Saveurs de la Mer – calamars, saumon fumé, thon cru en carpaccio, salade de crevettes au basilic, rougets, camerone à l’ail, carpaccio de coquilles Saint-Jacques

     

    Attrait de 10 Saveurs

     

    Pissaladière

    Olives de Nice en tapenade, radis et cébettes

    Cœurs de laitues à la Caesar’s

    Marinade de poissons et crustacés

    Thon finement taillé, citron, cébette, piment rouge et mangue

    Coquilles Saint-Jacques marinées, pépites de truffres

    Les petits farcis Niçois

    Salade haricots verts extra fin à l'huile d'olive et vieux balsamique avec foie gras

     

    Salade d’Artichauts violets

    Tomates pays, mozzarella di buffala, basilic et huile d'olive

    Fins beignets de fleurs de courges

    Salade de Nice

    Salade aux parfums d’orient

    Le chèvre frais rôti à la crème de romarin

    Foie gras de canard, caramel de balsamique

    Saumon fumé Maison, Pain aux céréales et chantilly

    Avocat au saumon fumé en salade

    Spaghetti à la tomate fraîche et aux piments

     

    Truffes : Melanosporum

    Oeufs de poule au plat, mouillettes aux truffes

    Salade mélangée, herbes et truffes

    Brouillade de truffes

    Maccaroni aux truffes

    Risotto aux truffes

     

    Langouste puce Royale de la Méditérranée rôtie

    Homard bleu grillé

    Salade de homard bleu, fruits et légumes

     

    Coquilles Saint-Jacques nacrées, rissolées à l’ail

    Les grosses crevettes à l'ail et au four

    Les crevettes tièdes à l'huile d'olive et basilic

    Les crevettes grillées et flambées

    Crevettes et crabe en tempura, sauce spéciale

    Calamaretti fritti

    Grenouilles dorées au beurre, ail et persil

     

    Rougets de roche du pays en friture

    Loup de pêche locale cuisiné "comme on aime"

    Loup cuit dans la croûte de sel

    Sole de petit bateau cuite au beurre

    Thon comme un tournedos au poivre

    Linguini onctueux au homard

     

    La Côte de Bœuf avec moëlle

    Le filet de Boeuf au poivre, grillé béarnaise et Rossini

    Le châteaubriand

    Poulet Fermier élévé au grain, farçi au foie gras

    Côte de Veau de lait Fermier cuisinée en cocotte

     

    Et puis celui de 

     

    Amuse bouche

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    Daurade royale

    en carpaccio, façon "bataille de fleurs" , sorbet oignon blanc

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    Galinette de Meditérranée

    braisée, sa peau croustillante, purée de courgettes aux senteurs de citron du Pays, sa fleur en tempura

    jus de roche safrané

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    Selle d'agneau de Sisteron

    rôtie, son rognon pané à la fleur de romarin , moutarde de citron

    jus d'agneau au romarin et à l'huile d'olive 

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    pré dessert 

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    Chcolat blanc "Ivoire"

    à la rose , mousse de framboises

     

  • Dégustation du lundi (100)

    Centième dégustation du lundi commentée sur ce blog, et en réalité, 520 ème depuis ce jour d'avril 1997 où nous avons créé le Clos. Que d'illustres flacons dont la robe fut admirée et examinée, dont le nez fut humé, à la recherche d'indices et d'arômes, et dont la bouche hante encore nos palais respectifs.

    Les mémoires visuelles, olfactives et gustatives existent bel et bien. Ces millésimes, ces terroirs, ces viticulteurs, ces régions, ces cépages ont tous leurs particularités propres. C'est un monde de diversité qui n'a pas encore cédé à l'uniformisation mondiale du goût, voulu et imposé par les multinationales agro-alimentaires dans tous les autres domaines alimentaires.

    Aujourd'hui, première dégustation 2010, à 5, consacrée aux Pessac, Martillac, Léognan, Talence et Cadaujac, et avec 2 premiers flacons de mise en bouche hors thème. Le premier, à la robe jaune pâle, et au nez de pommes et d'ananas très mûrs. La bouche est riche, concentrée et longue, avec de l'acidité et de la vivacité qui remontent en finale : Arena 2008 en Savennières de René Mosse. Très particulier, ce Chenin aussi puissant et gras !

    Second flacon, à la robe jaune fluo et cristalline et au nez hyper-concentré, sur de la violence de citron, puis de pamplemousse. Beaucoup plus exotique que le premier. En bouche, de la longueur, une vivacité extraordinaire, tranchant comme une lame, comme un ski sur la neige. C'est magnifique et net : Astéroïde 2006 Blanc Fumé de Pouilly de feu Didier Dagueneau, décédé en septembre 2008. Magistral, mais un peu cher...

    On attaque alors le thème de la soirée, avec une première bouteille à la robe rubis foncé, et au très beau nez fruité et lacté sur du pruneaux et de la tomate, qui parle bien. En bouche : caricature de Michel Rolland en plein : notes de bois fumé et de vanille, sur des tannins fins fondus, mais avec une sécheresse fatigante en finale : Château Pape Clément 2002, Grand Cru Classé de Graves à Pessac-Léognan.

    Quatrième bouteille, à la robe plus évoluée, et au nez plus riche et plus concentré, mais avec moins de fruits que le précédent. La bouche est mûre, avec une belle concentration, sur une boîte à tabac, et avec un cabernet plus marqué. Mais il est assez austère, car trop jeune. Château Pape Clément 2002 ! C'est une première au Clos, en 520 dégustations à l'aveugle : deux fois la même bouteille ! Bien que les bouchons soient parfaitement identiques, ces bouteilles présentent quand même une évolution différente. Intéressant.

    Cinquième bouteille, à la robe rubis évoluée, au nez évolué, et à la bouche fluette, mais avec de l'astringence : Le Bahans de Château Haut-Brion 1996 en Pessac Léognan. C'est le travail de Haut-Brion, sans la matière de Haut-Brion.

    Sixième bouteille, à la robe évoluée et au nez complexe et évolué lui aussi. En bouche, de la concentration et de la longueur, mais sans rien de plus : La Dominique 1989 en Saint Emilion. Bouteille hors thème en souvenir d'une certaine Dominique. Promis, on n'en parlera plus...

    Dernier flacon pour fêter ce début 2010, avec un vin à la robe foncée mais présentant des notes d'évolution, et un nez superbe de tabac, de tannins nobles et fondus, et d'un vin à son apogée. En bouche, une fort belle souplesse, entre cassis et cigares. Très beau ce Château Lafite Rothschild 1996, en Pauillac. Le meilleur 96 bu jusqu'à présent : tous les autres étaient austères.

    Lundi prochain, les Riesling seront à l'honneur. Avis aux amateurs.

  • Nouveau logo Bio...

    Les 3 logos proposés au vote en ligne ont été pré-sélectionnés suite au grand concours auquel ont participé plus de 3 400 étudiants en art et en design des 27 Etats membres de l’Union européenne.

    La Commission européenne propose maintenant à tous les citoyens européens de participer au choix final en votant en ligne (jusqu'au 31/01/2010) pour leur logo favori. Le logo remportant le plus de suffrages est appelé à devenir le nouveau symbole officiel des produits biologiques dans toute l’Union européenne dès juillet 2010.

    Les 3 logos bio soumis au vote des citoyens européens

    Les consommateurs européens peuvent voter pour leur logo préféré parmi les 3 proposés sur : www.ec.europa.eu/organic-logo

    Le logo bio européen figurera à côté des autres mentions obligatoires informant qu’il s’agit d’un produit bio certifié par un organisme certificateur agréé en France par les Pouvoirs publics pour son indépendance, sa compétence et son impartialité.

    Il doit être distinctif et attractif pour tous les pays de l’Union européenne, facilement reconnaissable et reproductible.

    Le logo communautaire a pour objectif de permettre aux consommateurs d'identifier, avec certitude, des produits contenant au moins 95% d'ingrédients bio (hors eau et sel), la part restante n'étant pas disponible en bio et expressément autorisée.

    Le logo ne peut pas être utilisé dans les autres cas :

    Produits contenant du poisson pêché ou de la viande sauvage, dont tous les autres ingrédients agricoles sont biologiques (ex : sardines à l’huile – huile biologique) : dans ce cas seule la référence à l'agriculture biologique peut apparaître.

    Produits comportant moins de 95% d’ingrédients biologiques : le ou les ingrédients d'origine agricole biologiques peuvent être indiqués, mais uniquement sur la liste des ingrédients (et non dans le même champ visuel que la dénomination de vente).

    Produits en conversion vers l’agriculture biologique.

    Dans tous les cas, seuls des additifs ou auxiliaires autorisés en agriculture biologique peuvent être utilisés.

    Pas très explicites, pas très clairs, aucune indication BIO, ils sont là pour faire hésiter les gens. En plus, admettre 5% de non bio dans le bio, c'est un peu fou ! 5% d'OGM ? 5% d'acides gras trans ? Et pourquoi pas 5% de pesticides ? Il faut exiger que ces 5% soient vraiment détaillés en grand sur la liste des ingrédients. Sinon, ce n'est plus du BIO.

     

     

  • Une nouvelle décennie...

    Et voilà, une nouvelle décennie débute. Pleine de promesses, de défis, de changements.

    Ce qui est positif, c'est que la décennie précédente nous a permis de prendre conscience d'un tas de choses, et d'adapter nos comportements. "Ce n'est que lorsqu'il aura fait tomber le dernier arbre, contaminé le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson, que l'homme s'apercevra que l'argent n'est pas comestible" (dicton Indien MOHAWK). Une autre phrase que j'apprécie : "La valeur d'un homme ne se mesure pas à ce qu'il possède, mais à ce qu'il partage".

    La dernière décennie nous a également permis de nous soustraire à l'information manipulée (presse, TV, radio) et contrôlée par les Etats et les multinationales, car aujourd'hui, le Net est devenu la première source d'informations, contrôlée par les citoyens du monde entier. Il y a évidemment de fausses infos qui circulent sur le net, du style "Le Bio est toxique, les OGM sont sans danger, il y a une pandémie de grippe mortelle, etc.", mais nous sommes assez intelligents que pour rejeter ces infos issues des mêmes multinationales, et prouver le contraire.

    Les mentalités changent, partout dans le monde. Les comportements de consommation évoluent. L'Itale vient d'interdire l'usage d'additifs alimentaires dans les restaurants, ainsi que celui de l'azote liquide : c'est la fin de la cuisine moléculaire, et un retour en force à la cuisine traditionnelle, au Slow Food, au Bio, aux terroirs et aux produits locaux et de saison.

    Enfin, l'écologie et la vague verte vont prendre de l'ampleur. Mais méfions-nous de toutes ces entreprises et multinationales, qui du jour au lendemain, s'affichent Green ! Ne tombons pas dans le panneau : ces gros pollueurs et empoisonneurs qui ne cherchaient que le profit, sentent le vent tourner et inventent n'importe quoi pour récupérer un marché en perdition. Ayons du bon sens, vérifions sur le net, et forgeons nous notre propre opinion.

    Et maintenant que le Parlement Européen a plus de pouvoirs, et qu'il suffit d'une pétition avec 1 million de signatures pour qu'un sujet y soit débattu, signons-les, ces pétitions ! Exigeons que la présence d'OGM soit indiquée sur tous les aliments qui en contiennent, même à faible dose. Idem pour les graisses hydrogénées et les acides gras trans. Et mille autres sujet concernant la toxicité des plastiques, des adjuvants de vaccins, des pesticides encore autorisés, des nano tubes utilisés en produits de soins, etc, etc., etc.

    Bref, beaucoup de boulot sur la planche pour la décennie qui débute. Mais c'est exaltant, car c'est pour notre bien et pour celui de la planète. Meilleurs voeux à tous, et n'oubliez pas : Terriens, il est temps d'agir...