• On est foutus, on mange trop !

    Depuis plusieurs années maintenant, les médecins savent qu’un des seuls moyens d’allonger la durée de vie des animaux et sans doute des hommes est de réduire leur apport calorique durant les repas. Des dizaines d’espèces différentes ont été soumises à des expériences de diète avec des résultats convergents : elles vivent plus longtemps si leur régime alimentaire est hypocalorique et tout particulièrement s’il est allégé en glucose. 

    Jusqu’à présent, il n’y avait pas de réelles explications à ce phénomène. Un lien entre nutrition et longévité a été établi via un système hormonal, la voie de signalisation de l’insuline et du facteur de croissance IGF-1 (insulin like growth factor) et quelques gènes ont été identifiés sans que la question sit pour autant définitivement élucidée. 

    Dans le journal FASEB, des chercheurs de l’université d’Alabama, à Birmingham expliquent ce phénomène par des effets épigénétiques (qui ne sont pas dus à des mutations génétiques mais à des différences d’expression des gènes) agissant sur les télomères. Ces petits bouts de code génétique situés à l’extrémité des chromosomes sont impliqués dans la stabilité cellulaire et les généticiens savent qu’ils jouent également un rôle important dans les processus de vieillissement. 

    Pour faire cette découverte, les chercheurs ont utilisé des cellules de poumon humain, certaines saines et d’autres précancéreuses. Les deux cultures de cellules ont reçu soit une solution nutritive couramment utilisée soit une solution pauvre en glucose. Ils ont constaté que les cellules saines ont vécu plus longtemps et que bon nombre des cellules précancéreuses sont mortes lorsqu’elles ont été nourries avec la solution hypocalorique. 

    L'activité des gènes a également été mesurée dans ces mêmes conditions. Le gène qui commande la production de télomérase, une enzyme qui prolonge la durée de vie des télomères, a montré une activité plus élevée tandis qu’un gène (p16) qui ralentit leur croissance a été mis en sommeil. Ces deux phénomènes permettent d’allonger la durée de vie des cellules. 

    «Notre espoir est que la découverte que la restriction calorique prolonge la durée de vie des cellules humaines normales conduira à de nouvelles avancées dans différents types de cellules et de facilitera le développement de nouvelles approches pour prolonger la durée de vie des humains », a déclaré Trygve Tollefsbol, chercheur impliqué dans cette recherche. « Nous espérons également que ces études conduisent à une meilleure prévention du cancer ainsi que des nombreuses autres maladies liées à l’âge en contrôlant l'apport calorique de types cellulaires spécifiques » rajoute-t-il. 

    On est foutus, on mange trop ! De plus petites portions et des aliments bio et sains devraient être le secret de la longévité. A adopter sans tarder, juste après les fêtes.

     

  • Dégustation du lundi (99)

    Ce soir, mise en bouteilles du millésime 2009 du Clos (qui s'annonce remarquablement bien, mais en petites quantités), et dégustation improvisée à 3, sans thème précis.

    Premier flacon à la robe jaune paille et au nez de poire et de coing. En bouche, un côté oxydatif qui donne ce côté poire et miel. Il y a aussi, en milieu de bouche, un côté huileux très massif, heureusement ranimé par une bonne acidité en finale. Mais il y a un manque de fraîcheur et de structure : René's Chard 2006 de René Mosse en Anjou. Surprise : c'est du Chardonnay ! Cépage tout à fait effacé par le terroir et la vinification. Original.

    Second flacon, à la robe rubis foncé et au nez épicé (garrigue), rond et sucré. En bouche, une belle matière, des tannins fins enrobés et une belle fraîcheur, sans aucune sécheresse. Très beau fruit, mais manque de complexité : Vieillefont 2006 en Côtes de Duras du Domaine Mouthe Le Bihan de Catherine et Jean-Mary Le Bihan.

    Dernier flacon, à la robe cognac et au nez magnifique de Jurançon, sans le côté sauvignon de fruits confits du Sauternes. La bouche, formidable, sur de l'abricot, avec une fort belle vivacité et une belle fraîcheur. Rien à dire quant au nez, ni à la bouche : grandiose. Maculan 2005 Torcalato à Breganze en Vénétie. Nous avions déjà bu ce vin il y a quelques mois, réputé meilleur vin doux italien par la revue des vins de France. Avec raison.

    Prochaine dégustation lundi prochain sur le thème des Pessac, Martillac, Léognan, Talence et autres Cadaujac : tout un programme pour bien débuter 2010 ! Meilleurs voeux à vous tous.

  • Dicton

    Dicton : Ce n'est que lorsqu'il aura fait tomber le dernier arbre, contaminé le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson, que l'homme s'apercevra que l'argent n'est pas comestible.                                             Indien MOHAWK 

  • Et si on changeait en 2010 ?

    C'est décidé, en 2010, je fais bouger les choses :

    1. Je passe de 80 à 100% bio : je n'achète plus que du Bio, des fromages au lait cru et du poisson sauvage. 

    2. Je vire tout ce qui est en plastique dans la cuisine.

    3. Je boycotte tout ce qui est emballé dans du plastique lors de mes achats.

    4. Je reviens aux matériaux avec lesquels ma grand-mère cuisinait : cocottes en fonte, terre cuite, Pyrex, porcelaine, bois, verre et acier inoxydable. Adieu Tupperwares, spatules en plastiques, Téfal, moules en silicones et bacs à glaçons autre que métallique, planches plastiques ou en Corian.

    5. Je tente d'éviter tout aliment produit par une multinationale agro-alimentaire.

    6. J'essaye de renouer des contacts avec des producteurs locaux : visite de fermes et achat de paniers hebdomadaires, achat de mon huile d'olive chez le petit producteur dans le Sud de la France. Idem pour l'ail violet, les olives, les confitures et tous les produits de terroirs. Et je fuis comme la peste les OGM, les aliments irradiés, ou traités.

    7. Au niveau boissons : plus de Tétrapacks, bouteilles plastiques, canettes (enrobées de plastique), mais de bonnes vieilles bouteilles en verre, et si possible, sans capsules enrobées de plastique : bouchon de porcelaine et rondelle de caoutchouc. C'est moins pratique et plus lourd, mais meilleur pour la santé et l'environnement.

    8. Je vire tous les produits d'entretien toxiques et retourne aux produits anciens et naturels, et en diminuant le nombre.

    9. Pour le potager sur la terrasse, je n'achète que des graines bio,  chez kokopelli par exemple. Et, si possible, des variétés oubliées ou quasi-disparues. Avec du terreau bio, bien entendu. Et je distribue des graines autour de moi.

    10. Au restaurant, j'évite toute cuisine moléculaire (émulsions, mousses, nuages et autres gelées : graisses hydrogénées et acides gras-trans) et boycotte tous les poissons des grands fonds et ceux menacés d'extinction, ainsi que tous les produits qui viennent de l'autre bout du monde, ou qui ne sont pas de saison.

    11. J'attends, avant d'acheter un nouvelle voiture, qu'un constructeur automobile présente enfin sur le marché une voiture sympa (carrosserie dessinée à la main et pas par un ordinateur et une soufflerie), et fonctionnant avec des énergies renouvelables, en émettant quasi pas de CO.

    12. Je veille à ce que mon prochain GSM (bien obligé) émette le moins d'ondes possibles. Je supprime le réseau Wi-fi de mon Mac et retourne au bon vieux branchement câblé.

    Et si nous faisons tous pareil, nous ferons bouger les choses. Non seulement, au niveau santé, c'est la seule issue possible, mais pour la planète aussi.

    Terriens, il est temps d'agir...


  • Réveillon vineux...

    La météo a eu raison de la dernière dégustation du Clos programmée pour 2009. Nous reprendrons tout cela en 2010 ! Entre temps, les réveillons nous offrent également l'occasion de déboucher quelques beaux flacons. Ce fût le cas lors de ce très chouette réveillon de Noël, à 10, lors duquel furent dégustés, après le Champagne, un Phélan Ségur 1995 en Saint Estèphe. Un millésime décevant, alors que porté aux nues à l'époque, qui donne des vins dissociés avec de la sécheresse en finale, ce qui fût le cas. 

    Le Clos du Marquis 2000 en Saint Julien qui suivi, marqua la différence : gourmand, rond, long, sur une trame noble de tannins fondus et parfaitement intégrés par le fruité opulent. Ajoutez à cela le nez magnifique et complexe sur lequel on s'extasia pendant de longues minutes : une très belle bouteille.

    Retour au millésime 95 avec 2 bouteilles de Troplong Mondot, en Saint Emilion. D'une classe bien supérieure au Saint Estèphe, il présenta néanmoins un nez moins puissant que le Saint Julien. En bouche, une belle structure sur du fruit, mais aussi du bois, et de l'astringence en finale. Pas facile, ce millésime...

    On acheva le repas avec 2 bouteilles de Fieuzal 1998 en Pessac Léognan. Un très beau vin, fait pour plaire, mais manquant peut-être d'un peu de complexité. Mais très agréable quand même pour achever cette très belle soirée !

  • Codex Alimentarius...

    Sous l’égide des Nations Unies, une commission est chargée de mettre en place (dans le plus grand secret), un nouveau Codex Alimentarius.

    Pour la petite histoire, c’est en Allemagne, que le projet est né. Promu activement par les Laboratoires Bayer, Hoechst et BASF, rejetons du conglomérat chimique IG FARBEN*.

    Le Codex Alimentarius contient des projets de régulations qui voudraient interdire les médecines alternatives, déclarer les vitamines et minéraux illégaux, ainsi que de faire des changements dans l'agriculture biologique de telle façon qu'elle ne pourra plus jamais être vraiment « bio ».  Tous les produits de nourriture seront obligatoirement irradiés. Le processus de production ajoutera du dioxyde de sulfure et de l'éthylène dans les produit bio et utilisera 7 des 9 produits mondialement reconnu comme interdits, car polluant (POP : Persistant Organic Polluants).

     

    De plus, les produits contenant des OGM ne seront pas étiquetés pour informer correctement sur la présence de ces produits, et enfin, l'utilisation illimitée de pesticides et d'hormones de croissance sera permise. Tout ceci à l'initiative du Codex Alimentarius ! Apparemment le C.A. à été très discret sur ces mesures, car vous pouvez difficilement trouver des informations à ce sujet et donc "personne" n'est au courant de cela.

     

    Dans un article publié sur le site « The Lawloft », la journaliste Suzanne Harris raconte son enquête auprès du Codex et parle des pressions politiques et de la façon dont on a voulu la tenir à l’écart des réunions.

    Elle affirme que les pays non signataires risquent des sanctions commerciales en ne ratifiant pas le nouveau Codex et surtout dénonce l’article 1, lequel stipule que son rôle est « de promouvoir la coordination de tous les travaux sur les standards alimentaires sous l’égide des Nations Unies et des organisations non gouvernementales »(ce qui veut dire les multinationales pharmaceutiques et agro-alimentaires). 

    Le but est évident :

     

    1. Supprimer la possibilité de planter d'autres graines que celles enregistrées par les multinationales et par conséquent, obliger les paysans du monde entier de leur acheter les semences, transgéniques ou non. De cette façon, ils s'approprient le monde du vivant, et éliminent la biodiversité sur terre.
    2. Imposer l'irradiation de tous les aliments dans le monde (c'est déjà le cas dans plusieurs états, dont le Brésil, pour tous les produits exportés). Ces aliments irradiés possèdent encore moins de valeurs nutritives. Encore moins parce qu'ils proviennent de cultures et d'élevages intensifs, qui sont déjà moins nutritifs que les produits bio.
    3. Supprimer et interdire tous les produits naturels ayant des vertus thérapeutiques, afin de laisser, seules, les industries pharmaceutiques les produire et les vendre. Cela s'appelle s'accaparer le monde du vivant dans un but lucratif. Déjà, en France, il est strictement interdit de divulguer certaines recettes de traitements naturels ancestraux (ex : le purin d'orties qui permet de lutter efficacement contre certaines maladies des vignes), afin de pousser la consommation de pesticides industriels, souvent moins efficaces, et de toute façon, plus chers et plus polluants.
    4. Remarquant que le Bio a le vent en poupe et progresse chaque année, ils veulent imposer des produits chimiques et l'usage de pesticides dangereux à ce type de culture, afin que de grandes exploitations industrielles puissent passer au bio, et qu'il n'y ai plus de différence entre un aliment bio (qui n'en sera plus un) et un aliment de culture intensive et industrielle. C'est la mort du bio.
    5. En conclusion, polluer la planète de plus en plus, moins bien nourrir la population avec des aliments de qualité médiocre, les empoisonner à petits feux avec tous les résidus chimiques et cancérigènes autorisés dans cette alimentation fournie exclusivement par les multinationales, et puis, tenter de les soigner avec des médicaments uniquement produits par les multinationales pharmaceutiques, à prix fort. Très machiavélique, tout cela. Et juste pour le pouvoir et le fric, comme d'habitude ! Terriens, il est temps d'agir...

     


     

     

  • Un dimanche blanc...

    Quelques bûches qui crépitent, quelques vieux vinyles griffés pour l'ambiance, un bon plat qui mijote doucement en embaumant l'espace, un peu de lecture pour rester au courant et un regard vers la terrasse recouverte d'une épaisse couche de neige, et qui affronte tempête après tempête : voilà comment passer une agréable journée sans mettre son nez dehors.

    Toutes ces lectures m'incitent à réagir sur ce blog, même si certains sujets sont hors thème. Tous mettent en avant l'hypocrisie et les intérêts particuliers au dépend de l'intérêt général, et le manque de prise de responsabilité :

    1. D'abord Copenhague, qui est un flop magistral pour l'ONU, après 2 ans de préparation au niveau mondial. Trouver des centaines de milliards pour sauver les banques d'une mauvaise gestion est assurément plus facile que d'en trouver pour sauver notre planète... Et ce sont les peuples les plus pauvres, ceux qui sont déjà dans la dèche, qui subiront, et subissent déjà, les effets du réchauffement sans pouvoir y faire face. 
    2. Quelques malheureux centimètres de neige, et l'Europe est paralysée : plus d'avions, plus d'Eurostar, plus de bus, aucune route déneigée, aucune interdiction de circuler aux poids lourds qui provoquent des bouchons monstres : plus personne ne fait son boulot, et les responsables sont absents.
    3. Toutes les eaux usées bruxelloises déversées dans les cours d'eau flamands pendant plusieurs jours, parce qu'un responsable de la station d'épuration privée le décide. Chantage au dépend de l'environnement, une fois de plus. Et danger de privatiser des services qui devraient rester publics.
    4. Des agriculteurs français en pleurs, contraints d'arrêter leurs exploitations agricoles ou bovines désormais non rentables, alors que les marges bénéficiaires des grandes surfaces sont énormes. Risque de ne plus savoir d'où proviennent viandes et légumes, mais surtout, perte de biodiversité, perte de produits de terroirs, perte de production locale et perte d'emplois.
    5. Le Codex Alimentarius (voir lien vers l'article au bas de la colonne de droite), dont l'invention nous promet de beaux jours ! Encore un grand coup de certains milieux politiques, mains dans la main des lobbies agro-alimentaires et pharmaceutiques. Une véritable catastrophe pour notre avenir alimentaire, et pour la pollution de la planète. Consommons tous Bio, et faisons-les tomber ! 

  • Monsanto, c'est quoi au juste ?

     

    Qu’est-ce que Monsanto : l’archétype de la multinationale tentaculaire et planétaire ! Née en 1901, active dans 46 pays, forte de 17500 salariés et d’un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de $ en 2006 Monsanto se fait véritablement connaître comme nuisance globale avec le fameux Agent orange. Un défoliant à base de dioxine largué à partir 1961 et pendant une décennie sur les forêts du Nord Vietnam couvrant le lacis de la piste Hô Chi Minh par laquelle transitait hommes et armes à destination du Sud. Puissamment carcinogène, tératogène et mutagène l’Agent orange 47 ans plus tard continue à tuer. Au glorieux palmarès de la marque, ajoutons l’herbicide total connu sous le nom de Round Up présenté mensongèrement comme biodégradable, un produit pourtant suspect de favoriser des malformations embryonnaires et d’être un agent précurseur de la carcinogenèse ; l’édulcorant de synthèse Aspartame possible inducteur de lésions cérébrales que l’on retrouve dans tous les produits light mais pour lequel la firme ne touche plus aujourd’hui de royalties le brevet étant tombé en 1992 dans le domaine public ; ajoutons les hormones de croissances bovine et laitière interdites en Europe ; les PCB, polychlorobiphényles ou pyralènes utilisés dans les transformateurs électriques mais qui ont contaminé chacun d’entre nous et toute la chaîne alimentaire depuis les phoques de l’Arctique jusqu’au lait humain ; enfin les OGM, organismes génétiquement modifiés grâce auxquels Monsanto via ses complicités dans l’Administration américaine, donneuse d’ordre aux classes dirigeantes de la démocratie mondiale, est en train d’établir une hégémonie planétaire sur les semences. Ce qui signifie en clair la mise sous tutelle de l’agriculture et partant, la dépendance alimentaire des États.

    L’Amérique déjà maîtresse des robinets pétroliers aurait ainsi aussi à sa main le sort des nations placées sous l’épée de Damoclès d’un embargo semencier, de pénuries, voire d’un retour des disettes. L’énergie et l’alimentation, quoi de mieux pour assurer une domination mondiale et instaurer indirectement un nouveau servage, universel cette fois ?

    Or, à quoi servent les OGM ? Inexistants avant 1993, les OGM végétaux, soja, maïs, coton, en 2006 couvraient 100 millions d’hectares soit 7 % des terres cultivées (1 md1/2 d’ha). Certains d’entre eux sont prétendument utiles à rendre les plantes résistantes aux insectes ravageurs, ce qui est évidemment archifaux : en France par exemple la pyrale attaque toujours les plantations BT pourtant réputées résistantes. D’autres variétés sont censées rendre les végétaux réfractaires aux herbicides en particulier au Roundup généreusement déversé à travers le monde sur les terres agricoles avant de se retrouver un jour ou l’autre dans la nappe phréatique.

    Précisons que la question cruciale de l’innocuité en soi des OGM pour la santé humaine est encore loin d’être réglée car de vrais doutes subsistent ! Ce qui pose la question de leur dissémination dans l’environnement. Une contamination, qui se généralise, des souches naturelles crée dans certains cas des situations ubuesques : au Paraguay, au Brésil ou aux Etats-Unis des agriculteurs dont les cultures ont été contaminées par OGM se voient en effet contraints de verser des royalties à Monsanto ! En Inde, les graines de coton non OGM se raréfient or les semences brevetées sont quatre fois plus chères et requièrent tout autant de pesticides contrairement à ce que prétend Monsanto. Les déclarations des Organisations internationales présentant les OGM comme un moyen de lutte contre la famine et la sous-nutrition au bénéfice des petits propriétaires des pays en développement prennent au final tout leur sens quand on sait qu’en 2006 le coton BT soi-disant résistant, mais atteint par la maladie, a sur un semestre entraîné la faillite et le suicide de quelque 680 paysans indiens !

    À quoi donc finalement servent Monsanto, sa chimie, ses OGM ? À polluer la planète ; à créer un empire financier, rouleau compresseur que plus rien ne semble devoir arrêter et qui étend chaque jour davantage son emprise dans le monde où les entreprises semencières sont rachetées les uns après les autres conférant progressivement au géant Nord américain un quasi-monopole planétaire. Rien ni personne ne lui résiste et les gouvernements compradores comme celui qui est aujourd’hui à la barre en France, après avoir donné des assurances, reviennent allégrement sur les engagements pris sous la pression des opinions.

    Souvent stériles, les OGM n’étant pour la plupart pas réensemençables l’année suivante, la dépendance à l’égard du fournisseur Monsanto constitue donc une menace immédiate, autrement sérieuse que nucléaire iranien, pour notre sécurité alimentaire ! L’allégeance aux OGM dans l’espoir de superprofits est un danger immédiat surtout en ces temps d’instabilité mondiale, de récession et de crise. Si l’on a en mémoire que pendant la Guerre froide les grands programmes de recherche en matière d’armes biologiques, notamment aux Etats-Unis, se portaient sur les agents de morbidité végétale, des épidémies comme celle de la fièvre aphteuse ou de la peste porcine qui décimèrent les cheptels européens à la fin du XXe siècle, transposées aux cultures végétales nous livreraient pieds et poings liés au bon vouloir de Monsanto et consort.

    On comprendra de ce point de vue à quel point une agriculture assurant une stricte indépendance alimentaire devient, surtout dans la conjoncture actuelle de flambée spéculative mondiale sur les matières premières, un impératif absolu auquel nos décisionnaires tournent résolument le dos dans le but explicite d’assujettir l’Europe à la Destinée manifeste du continent Nord-américain. Grâce leur soit rendue !

    Article de Jean Michel Vernochet sur Agora Vox.

     

     

  • Dégustation du lundi (98)

    Magnifique dégustation à 4 ce soir, en pré-réveillon. Premier flacon à la robe rubis foncé et au beau nez de prunes mûres à l'alcool, et rond. La bouche, magnifique, est gourmande, ronde et longue, avec juste une petite pointe asséchante en finale (seul défaut mineur). Château L' Evangile 1985 en Pomerol. 95/100 pour ce vin composé de 75% de Merlot et de 25% de Cabernet Franc.

    Second flacon, à la robe plus foncée, et au nez superbe et plus large au niveau qualitatif. Plus généreux en bouche, avec une belle trame sur des tannins fins et un boisé fondu, avec du fruit. Belle fraîcheur, mais plus simple que le précédent, avec un manque de complexité de la chair : Grand Puy-Lacoste 1990 en Pauillac. 95/100 aussi.

    Troisième flacon, à la robe plus claire, et avec un premier nez caramélisé avec de belles choses, et un second nez tout en finesse et bien équilibré. En bouche, souplesse, belle structure et vin épanoui. Une fluidité magnifique et aucune note d'évolution négative : Domaine de la Passion Haut-Brion 1973 de Jean Bardinon à Pessac. C'est une rareté : un vin qui n'existe plus et qui va renaître ! Parcelle d'un hectare 30 (1.500 bouteilles) insérée dans Haut-Brion, et incluse dans la production de Haut-Brion en 1978, en échange de quelques bouteilles... Le contrat de 30 ans est maintenant terminé, le Domaine récupéré, et le 2008 prêt à sortir (2.400 bouteilles). De quoi se poser des questions sur les parcelles face à ce vin magnifique, en comparaison à un médiocre Haut-Brion dans le même millésime...

    Quatrième flacon : à la robe assez foncée et un nez puissant, vrai, original, sur un beau fruit croquant (groseilles et cerises). En bouche, on est sur du fruit : c'est magnifique et grandiose. On est sur un grand Bourgogne concentré, avec de la fraîcheur, dans un très bon millésime : Vosne Romanée 1er Cru Cros Parentoux 2003 d'Emmanuel Rouget à Flagey-Echezeaux. Bien meilleur que Méo-Camuset qui partage la même parcelle...

    Cinquième flacon, à la robe cognac, et au nez légèrement bouchonné. Il paraît que c'est normal, quelque soit le millésime. En bouche, même problème et manque de sucre : Clos Juliette 1982 Vendanges tardives, de Madame Maurice Migné. Il s'agit d'un Jurançon planté en 1929 en Petit Manseng, et considéré comme le seul Jurançon authentique. Les vignes ont été arrachées à son décès (selon ses dernières volontés) en 1986 (elle avait 94 ans). C'était une précurseuse du vin naturel, qui vendangeait en décembre son hectare et demi.

    Sixième flacon, à la robe or, et à la bouche pleine et huileuse, sur un très beau botrytis. Un millésime très riche, avec un très beau sucre résiduel en finale, de la jeunesse et de la fraîcheur. On est sur l'épaisseur, la générosité, l'onctuosité, avec un côté aérien : Château Coutet 1999, 1er Grand Cru Classé en Sauternes-Barsac. Très beau.

    Dernier flacon, à la robe rouille et au nez de très très vieux Porto. En bouche, très beau aussi, mais avec beaucoup d'alcool. C'est un Porto 1964, mise Nicolas, la première bouteille achetée par J-M en 1996, alors qu'il commençait à s'intéresser aux vins. Le début d'une longue passion... L'étiquette désintégrée ne nous dira rien de plus sur l'origine.

    Lundi prochain, on termine l'année sur la même lignée.

     

  • Une semaine de temps glacial...

    Et voilà, l'hiver arrive. La semaine prochaine sera très froide, avec des gelées nocturnes généralisées. Il est donc plus que temps de protéger vos plantes en pots extérieurs, si ce n'est déjà fait. Plastique bulles autour des pots et voiles d'hivernage sur vos plantes fragiles, car les gelées seront sévères.

    Les oliviers, bambous, lauriers et autres figuiers supportent de légers gels, mais périssent s'il est plus sévère et persiste, ce qui sera le cas.

    N'oubliez pas les oiseaux de nos jardins et terrasses, en leur offrant des boules de graisse et quelques graines. Si le gel est persistant, ne leur donnez pas d'eau : ils risqueraient de geler en prenant un bain !

    Quant au Noël blanc, ce ne sera pas pour cette année : les températures seront à la hausse dès le 22 décembre. Et puis, comme il paraît que la planète se réchauffe, il n'y a plus de raison d'attendre un Noël blanc. C'est plutôt un Noël en maillot que l'on devrait attendre...

  • Mortels plastiques...

    La nocivité des plastiques est de plus en plus mise en avant. Sans nous en rendre compte, nous incurgitons des milliers de molécules nocives, grâce aux industriels de l'agro-alimentaire, auxquels nous faisons confiance, aveuglément.

    Que ce soit via le recouvrement intérieur des canettes de soft drinks (coca, ice-tea et autres Tao), bières ou des boîtes de conserves. Via les emballages des barquettes et films transparents utilisés sans compter dans les grandes surfaces pour la viande, le poisson, certains légumes et tous les plats préparés.

    Via les conditionnements plastiques de l'eau, du lait, des yaourts et autres Actimel. Via aussi le revêtement intérieur des bouchons de tous les récipients en verre. Sans parler des Tupperware, boîtes à tartines et moules en silicone. Et des spatules et autres ustensiles de cuisine, toujours en plastique.

    Et, même la fontaine d'eau du bureau (bonbonne plastique) et verres plastiques, ou la machine à café (réservoir plastique) et tasses plastifiées et cuillères plastiques !

    Tous ces plastiques ne sont pas stables et perdent des molécules tout au long de leur vie. Et encore plus quand ils sont en contact avec de l'acidité (tomates, fruits), avec des matières grasses, ou quand ils sont chauffés (biberons, aliments chauds dans un Tupperware, récipients au micro-ondes ou au four). Et ces molécules sont dangereuses. Très dangereuses. Les études actuelles le prouvent.

    Que faire ? Virer tous les plastiques de nos habitudes alimentaires, retourner aux contenants en verre, faire des achats de produits non emballés de plastique et virer tous les ustensiles plastiques de la cuisine. Seule condition pour arrêter d'être pollué et empoisonné à notre insu ! Tous ces plastiques représentent de graves risques pour la santé humaine. Terriens, il est temps d'agir...

     

     

  • La Cuisine Au Vert à Waterloo...

    Très bon restaurant découvert ce midi à Waterloo : La Cuisine Au Vert, situé Chaussée de Bruxelles 200 G. Un cadre tendance et chaud, un accueil souriant, des tables bien dressées, une carte alléchante, sans parler du lunch 3 couverts à 18 euros.

    Le patron est un passionné, et cela se voit. Passionné de vins d'abord, avec une magnifique carte sur des  millésimes à boire. Très belles suggestions (j'ai opté pour un Sarda Mallet 1999 "Réserve" à 29 euro: un délice). Et très belle cave vitrée trônant au beau milieu de la salle.

    Passionné de gastronomie aussi : toutes les assiettes sont gourmandes, bien servies, et seuls les produits frais et de saison sont cuisinés. Un très bon pain, croustillant à souhait, et une bonne petite mise en bouche, toute en finesse et à la cuisson juste : excellent prélude à un repas qui s'annonce bien...

    La soupe de poissons est magnifique, tout comme les croûtons frottés à l'ail et la rouille qui l'accompagnent. Le dos de cabillaud , assez imposant, cuit à la perfection, repose sur une poêlée originale de légumes de saisons (choux de Bruxelles, radis, carottes, topinambours, etc.) cuite elle aussi à la perfection. Une délicieuse purée de grenailles cuites avec peau complète l'assiette pour un bonheur parfait. Quant à l'assiette de fromages, bien présentée et elle aussi copieuse, elle fait la part belle aux terroirs et au lait cru : un régal !

    Bref, que du bonheur à tous les niveaux dans ce restaurant déjà remarqué par le Gault & Millau 2009 et le Michelin 2010. Dépêchez-vous de découvrir (en semaine car fermé le w-e) cet endroit gourmand, où le goût et la qualité des produits sont mis en avant. Car cela devient de plus en plus rare à notre époque...

  • Dégustation du lundi (97)

    Avec un jour de retard -quelques soucis de lignes verticales pixelisées sur l'écran de mon mac, en réparation-, le compte-rendu de la très chouette dégustation, à 4, de ce lundi soir, sans thème imposé.

    Première bouteille, à la robe  jaune claire, et au nez de pommes, suivi d'un puissant nez floral (jasmin), presqu'écoeurant. En bouche, un vin sec et long, sur des hydro-carbures et du réglisse, avec un côté asséchant. Les Monts Damnés 2006, Sancerre de François Cottat à Chavignol.

    Seconde bouteille, à la robe noire et au nez concentré sur des fruits mûrs. La bouche, ronde, vanillée, sur de la cerise, puis sur de la sécheresse en finale, avec des tannins verts. La première attaque fait vite place à une bouche déséquilibrée : Kirwan 2000 en Margaux. Du Michel Rolland en plein : quel massacre !

    Troisième bouteille, à la robe noire et au nez difficile de semelles. Par contre, en bouche, tout est en finesse : concentration, sur une belle matière, très beau fruité lisse, fraîcheur. Une finesse de fruit admirable. On est ni en Rhône ou à Cornas, mais dans le Var : Château La Calisse "Cuvée Etoiles" 2007 en Coteaux Varois de Provence, de Patricia Ortelli. Un vin libre, pas coincé ni formaté, avec l'expression du terroir et des cépages.

    Quatrième flacon, à la robe noire, légèrement évoluée sur les pourtours. Un très beau nez, surtout par rapport au précédent, bordelais et sur du fruit. En bouche, une belle fraîcheur aussi, et une rondeur superbe. Michel Rolland n'a jamais mis le pied là-bas : pas de bois, pas de vanille, pas d'extraction ! Dominus 2002 Napa Valley de Christian Moeïx.

    Cinquième flacon, à la robe trouble et évoluée, et au nez de bordeaux qui pinote... On n'est pâs dans la dentelle : c'est dense, avec une belle matière, mais trop puissant et sans finesse : Domaine de Marcoux 1989 "Vieilles Vignes" en Châteauneuf-du-Pape d'Armenier. Production : 3.000 bouteilles.

    Dernier flacon à la robe de rhum/coca ou cognac. Au nez, un vieux vieux vieux botyris oxydé. En bouche, un très vieux vin, non filtré, passé, mais qui se laisse boire : Château Brouslet 1961, Haut Barsac de Pierre Fournier.

    La semaine prochaine, des vins top, pour fêter cette fin d'année, tout en mettant en bouteilles les vendanges 2009.

     

  • Où sont-ils passés ?

    L'étal des poissonniers est de plus en plus tristounet : petites ailes de raies, petits turbotins, petites dorades, petits cabillauds, solettes... Seuls les maatjes et les crevettes grises n'ont pas changé de taille !

    En 1980, il était normal de trouver sur les étals des turbots de 8 Kg. Ils étaient sauvages et avaient une chair délicate. Aujourd'hui, les turbots pèsent 3 Kg à tout casser et proviennent d'élevages. Ils goûtent ce qu'on leur a donné à manger, c'est-à-dire de la farine. Plus rien à voir ! Chez Hof Van Cleef, on peut encore trouver de tels turbots (on en pêche encore 4 à 5 par jour en Belgique), mais à 105 euro la portion (soit le prix du turbot de 8 Kg en 1980)... Un peu dur à avaler ! Même si c'est bon.

    En 2000, on trouvait de belles raies bouclées, au filet épais (4 à 5 cm). Aujourd'hui, le filet de la plupart des raies ne fait plus qu'un cm d'épaisseur ! Plus aucun intérêt, plus aucun plaisir gustatif. Plus qu'à ce souvenir de la finesse de ces filets épais et leur beurre noisette aux câpres !

    Quant au cabillaud Royal, dont les filets de 8 à 10 cm d'épaisseur étaient un pur régal, c'est également fini. Terminé. On a pêché tous les gros, il ne reste que les petits, qui ne deviendront jamais grands. Et demain, on mangera quoi ?

    Terminons avec les Daurades Royales, mon poisson préféré il y a encore peu de temps. Car aujourd'hui, ces daurades d'élevage n'ont ni la grandeur, ni la texture, ni le goût, ni la blancheur de chair, ni la finesse et la fermeté des magnifiques dorades royales d'antan. On en trouve encore quelques spécimens, pêchés dans les Calanques et vendues sur le port de Marseille, à un prix déroutant.

    En conclusion, manger du bon poisson, du vrai, devient un luxe quasi impayable. Ensuite, le goût des poissons proposés aujourd'hui n'est plus du tout pareil : ils sont tous nourris de farines, et goûtent tous la farine. C'est catastrophique. Enfin, puisqu'il n'y a plus de poissons, on racle le fond des océans, à la recherche de nouvelles espèces, protégées jusqu'ici : la Lingue bleue, le Siki, l'Empereur, le Grenadier, le Hoki, le Flétan du Groenland, autant d'espèce qui disparaîtront à leur tour dans fort peu de temps. Et après ?

    Il est grand temps de réguler sérieusement la pêche de façon à permettre aux espèces surpêchées de se reconstituer, d'interdire la pêche des espèces menacées (Thon rouge, par exemple), d'interdire la pêche des hauts fonds, de respecter la saison de reproduction des différentes espèces et surtout, de conscientiser le consommateur de ne plus acheter n'importe quoi, et de boycotter certaines espèces affichées sur les cartes des restaurants. Terriens, il est temps d'agir...