• Dégustation du lundi (96)

    Très bonne soirée sur le thème des vins américains, à 3, deux de nos compères rentrant, assez entamés,  de Loire. Trois bouteilles donc, avec, pour la première, une robe rubis évoluée au nez de Pinot. La bouche, chaude et évoluée elle aussi, est sur de l'humus, du terreau, un boisé fondu et évolué et un peu de fruits mûrs. Avant Garde Pinot noir 2004 du Domaine Carneros dans la Napa Valley.

    Second flacon, le piège de la soirée, à la robe noire et au nez de Cabernet. En bouche, jeunesse, extraction assez poussée avec de l'alcool et un peu de sécheresse en finale. On apprend alors que c'est un 2004, mais français...  Château Palmer 2004 Margaux. C'est un vin austère, l'archétype du vin serré et fermé qui va durer, mais sans jamais vraiment s'épanouir. En seconde bouche, il s'avère moins dur, plus complexe. Ce Palmer, côté 94/96 par Parker, et composé exceptionnellement de 47% de Merlot, 47% de Cabernet Sauvignon et de Petit Verdot pour le reste, semble être supérieur aux 2003, 2002 et 2001, et plus concentré. A voir dans le temps...

    Troisième flacon, à la robe noire légèrement évoluée sur les contours, et au nez de Cabernet. La bouche est concentrée, douce, dense avec de la matière, bien structurée, noble et racée, avec une très belle finale sur des mûres, des cerises et du tabac épicé. Très belle bouteille : Dominus 1999 Napa Valley de Christian Moueix. C'est un vin à la personnalité française très caractéristique.

    Une pensée émue à Philip Togny et son compère Shaffer, 2 vignerons de la Napa Valley que nous avions eu la chance de rencontrer il y a quelques années à Bruxelles, pour une dégustation mémorable, et une autre à ce fameux "Screaming Eagle" que nous ne goûterons peut-être jamais, tant la production est faible, et les bouteilles hors de prix...

    Lundi prochain, bouteille au choix : ce thème présente l'avantage d'éviter les bouteilles pièges. Bonne semaine à tous, et à lundi prochain.

     

  • C'est grave, Docteur ?

    Voilà, c'est confirmé : le virus H1N1 est en train de muter, partout dans le monde, et de différentes façons. Les cas mortels sont en forte augmentation depuis la semaine passée.

    Une des mutations est que le virus H1N1 utilise D225G comme récepteur, ce qui cause des infections et des hémoragies pulmonaires et la destruction des 2 poumons en quelques jours. Dans ce cas, le vaccin ne fournit plus de réponse immunitaire. Une autre mutation est qu'il est devenu résistant au Tamiflu, un traitement antiviral. Dans certains cas, ces mutations se combinent.

    Nous nous trouvons donc face à un virus résistant aux vaccins et aux traitements antiviraux ! Que du bonheur ! En Belgique, les enfants sont vaccinés contre les pneumocoques (Vaccin Prevenar). Par contre, les aînés feraient bien de faire un petit rappel (Vaccin Pneumo 23).

    Apparemment, ce sont les jeunes qui sont le plus touchés : 49 décès pédiatriques aux USA la semaine passée. En France, l'âge médian des personnes touchées est passé de 17 ans à 13 ans en une semaine. Une personne sur 100 est aujourd'hui grippée en France, alors qu'en cette saison, c'est d'habitude une sur mille. Et ce n'est qu'un début...

    Vous ajoutez à cela le premier chat touché par la grippe porcine (USA) et les 2 premiers chiens (Chine), et vous comprendrez que ce virus traverse toutes les barrières, y compris celle des races. Ce qui risque d'être un facteur supplémentaire de mutation et de transmission...

    Attendons de voir comment tout cela évolue, et espérons qu'on ne doive pas vivre reclus chez soi, en évitant tout contact extérieur (adieu école, bureau, réunions, séminaires, restaurants, concerts, soirées, événements sportifs, réveillons, voyages, marchés de Noël) à moins de sortir masqué. Et en fuyant comme la peste les salles d'attentes médicales et les hôpitaux, ou tout autre lieu susceptible de nous mettre en contact direct avec des personnes déjà touchées... Quelle belle fin d'année !

     

  • Les dessous peu appétissants de la cuisine moléculaire...

    L’Allemand Jörg Zipprick publie un réquisitoire contre Ferran Adrià et consorts et remet en question la mode de la cuisine moléculaire dans son livre “Les dessous peu appétissants de la cuisine moléculaire”.

    Depuis le début de la décennie, la gastronomie moléculaire a en effet renversé la fusion food des années 90, avec l’explosion de chefs comme le Français Pierre Gagnaire, l’Anglais Heston Blumenthal et bien évidemment l’Espagnol Ferran Adrià, proclamé meilleur chef du monde depuis un article retentissant du “New York Times” sacralisant la “Nueva Nouvelle cuisine” en 2003.

    Pourquoi, quand j’achète un paquet de chewing-gum à 50 centimes, je sais ce qu’il contient et pas quand je dépense 500 € pour aller manger chez un grand chef ?

    Zipprick lève ainsi le voile sur le projet Inicon mené par le Centre de transfert technologique de Bremerhaven en Allemagne, cofinancé par l’Union européenne et des fonds privés en 2003. Son but avoué, introduire “des technologies innovantes dans la gastronomie pour la modernisation de la cuisine” et ce, en passant d’abord par les grands chefs. Si l’on connaît la destination des fonds publics – Adrià et Blumenthal, comme d’autres chefs, ont ainsi reçu de l’argent dans ce cadre ! –, la transparence n’existe pas pour l’argent versé par l’industrie.

    En tout cas, le résultat de ce projet, on le retrouve aujourd’hui dans nos assiettes : sphérifications (nullement inventées par Adrià, les premiers brevets remontent aux années 70), utilisation de carraghénanes, de gommes, de méthylcellulose (substance que l’on retrouve aussi dans la colle à tapisser)… Des produits “naturels”, à base d’algues si l’on en croit les grands chefs. Sinon que pour les obtenir, les algues sont par exemple soumises à quelques bains d’acide qui ont de quoi couper l’appétit. Surtout, ces produits miracles de la nouvelle cuisine ne sont rien d’autres que les additifs alimentaires employés depuis des décennies par l’industrie agroalimentaire. Mais dans des proportions beaucoup plus raisonnables…

    Par exemple, la fameuse spirale d'huile d'olive, selon les recettes Texturas, se compose de 100 g d'E953 (Isomalt), 25 g de glucose, 1,5 g d'E473, 45 g d'huile d'olive et 1,5 g d'E475. 

    Bref, plus que jamais, même en gastronomie, il s’agit d’être attentif à ce que l’on gobe. Et de regarder à deux fois à ce qu’il y a dans son assiette…

  • Dégustation du lundi (95)

    Intéressante dégustation ce soir sur le thème des vins bios, avec un invité surprise, voisin du Clos et connaisseur.

    Mise en bouche avec un Champagne à la robe pâle et au beau nez de Chardonnay. La bouche, hélas, présente un côté mou, saturé, trop conventionnel, avec un manque de vivacité et de tension. Le Chardonnay, la race et la minéralité ne parviennent pas à s'exprimer. Champagne Larmendier-Bernier, Premier Cru Blanc de Blanc, en biodynamie. Ce Champagne est trop dosé. Dommage.

    Second vin, à la robe jaune pâle et au nez très floral et frais sur un fruit très caricatural (trop jeune?). On est en Sauvignon, mais avec une bouche assez molle et visqueuse, manquant de vivacité en milieu de bouche : Domaine Mouthes Le Bihan 2008 Blanc sec en Côtes de Duras.

    Le troisième flacon, à la robe noire et au nez discret et fermé nous offre une bouche chaude, concentrée et ronde sur des fruits mûrs, avec une longue finale et un brin d'astringence. il y a une relative fraîcheur, c'est plaisant et bien équilibré malgré la chaleur : Maestoso 2006 Domaine L’Oustal Blanc. Minervois, 100% grenache. Produit à 900 bouteilles. On avait déjà goûté, il y a quelques semaines, le Prima Donna 2006 La Livinière Domaine L’Oustal Blanc. Minervois, produit, lui, à 1.800 bouteilles.

    Quatrième bouteille, un Pomerol annoncé, en lutte raisonnée, au très beau nez fruité, mais à la bouche moins sympa, bien qu'elle soit ronde et gouleyante : Clos Plince 2000 en Pomerol.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe noire et évoluée et au nez sur un fruit évolué, du poivre et un côté fumé. La bouche, parfaite, sur du cacao amère, du cigare et un côté torréfié : du tout grand ! Château Pavie 1990 en Saint Emilion 1er Grand Cru Classé de Valette. Très belle bouteille.

    Lundi prochain, les vins Made in USA, bio ou pas. Cela s'annonce difficile, mais croyez-moi, ils ont aussi quelques terroirs et sont capables de sortir des vins fort plaisants. Qui vivra verra...

  • Mutation inquiétante...

    Un virus, cela mute. Tout le temps, et c'est normal. Il s'adapte aux traitements et devient résistant, ou il se combine avec un autre virus pour en former un nouveau, plus dangereux.

    C'est ce qui est en train de se passer avec le virus H1N1 un peu partout dans le monde, et notamment en Norvège et en Ukraine : quelques cas de personnes infectées plus lourdement, par un nouveau type de virus, résistant au Tamiflu et autres traitements anti-viraux, pourtant efficaces jusqu'à ce jour.

    Si cette mutation devait se confirmer dans les jours à venir, la situation deviendrait inquiétante. Le pire serait une combinaison du H1N1 avec celui de la grippe aviaire, et cette fois, transmissible aux êtres humains. Les traitements et vaccins actuels ne seraient plus efficaces. Cela pourrait nous conduire à une pandémie proche de celle de 1918...

    Il restera la prévention : éviter les rassemblements et les contacts, se laver les mains très fréquemment, éventuellement porter un masque. Mais aussi manger sainement pour avoir assez de vitamines, d'oligo-éléments et de nutriments pour permettre à notre corps de faire face et de se défendre.

    Suivons l'évolution du H1N1 sur le net et soyons vigilants. Ce salopard de virus aime le froid : les températures clémentes que nous connaissons actuellement ne doivent pas lui plaire ! Mais l'hiver arrive...

  • Confiscation des terres...

    La violente accélération de la crise alimentaire du début de l’année 2008 a déclenché un essor sans précédent de l’accaparement des terres au niveau mondial.

     

    Les ONG, dénoncent les ententes entre des investisseurs et des gouvernements qui aboutissent à la confiscation de dizaines de millions d’hectares de terres fertiles en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Pour GRAIN : « A ce jour, plus de 40 millions d’hectares, dont 20 millions rien qu’en Afrique, ont changé de mains ou sont l’objet de négociations. D’après nos calculs, plus de 100 milliards de dollars US ont été déboursés pour en arriver là.» 

    La plupart des terres confisquées se situent dans des pays en fort déficit alimentaire et les « méga-fermes » qui y sont installées conduisent à une production contrôlée par des multinationales et tournée vers l’exportation. Le premier résultat de ces opérations financières est de faire disparaître l'agriculture paysanne locale, et ainsi d’aggraver l’insécurité alimentaire. 

    Pour Nettie Wiebe, une paysanne canadienne, membre dirigeante de La Via Campesina : « Si le monde veut vraiment éradiquer la faim, il n'y a pas beaucoup d'options. Nous devons soutenir et encourager les paysans à produire des aliments pour les populations locales de façon durable. La véritable solution à la crise alimentaire passe par une reprise du contrôle des moyens de production alimentaire tels que la terre, les semences, l'eau et les marchés locaux par les paysans et les paysannes, et non par les multinationales ». 

     

     

  • Boire ou mourir...

    "L'étude, publiée en ligne ce jeudi par le journal médical britannique Heart, a porté sur plus de 41 000 hommes et femmes âgés de 29 à 69 ans (dont 15 630 hommes), suivis en moyenne sur dix ans. Durant cette période, 609 cas d'infarctus et d'autres événements coronariens (angine de poitrine...) ont été notés dont 481 parmi les hommes et 128 parmi les femmes.

    Les hommes, buveurs modérés (5 à 30 grammes d'alcool par jour), gros buveurs (30 à 90 g/j) ou très gros buveurs (+ de 90 g/j), avaient tous un risque de maladies coronariennes moindre que les non buveurs. Pour les ex-buveurs, le risque était de 10 pc inférieur à celui des non-buveurs. Il était inférieur de 35 pc pour les petits consommateurs (0 à 5 g/j), de 54 pc pour les buveurs modérés et de moitié pour les gros et très gros buveurs.

    Les effets de la consommation d'alcool chez les femmes ne sont pas statistiquement significatifs dans l'étude."

    Voilà une étude qui en contredit certaines autres, notamment françaises, qui voudraient nous faire croire que boire, même un petit verre de rouge, serait désastreux pour notre petite santé ! Certains voudraient évidemment appliquer la tolérance zéro, et font tout pour diffuser des messages allant dans ce sens, et terroriser les citoyens.

    Heureusement, d'autres études, plus crédibles, basées notamment sur les bienfaits des régimes méditerranéens et crétois, incitent à boire quelques verres par jour. Ce qui semble sensé.

    De là à boire 90g/jour, c'est un peu trop à mon goût ! Il faut manger et boire un peu de tout, avec modération. L'abus nuit en tout, paraît-il. Quel beau message, le jour de la St-V !

     

  • Dégustation du lundi (94)

    Enrichissante dégustation à 4 ce lundi, sur le thème du Beaujolais. Avec, comme mise en bouche, un petit vin à la robe légère, et au nez fruité, assez proche du nôtre, et à la bouche légère, elle aussi, et acide : 1007 "L'origine du Rouge" Champinnot Belgische Product Tafelwijn.

    La seconde bouteille, à la robe foncée, présenta un premier nez de vin chaptalisé, vanillé et légèrement boisé. Le second nez s'avéra plus fruité. En bouche, de la rondeur, du fondu : un vin gentil, pas fluet, avec quelque chose de sympa. Saint Amour Cuvée Vieilles Vignes 2006 d'Hélène Barbelet.

    Troisième bouteille, à la robe rubis foncé et au nez typique de Gamay. En bouche, un fruité qui s'étale un peu plus que le précédent, enrobé, et procurant plus de plaisir, avec une bonne buvabilité. Un vin gourmand. Morgon 2007 "Côtes de PY" de Jean Foillard.

    Quatrième bouteille, à la robe noire, et au nez pas du tout Gamay et chaud. La bouche est sucrée, sur des fruits bien mûrs. Château des Jacques "Clos de Rochegrès" 2003 Moulin-à-Vent de Louis Jadot. Belle bouteille, vidée illico-presto.

    Changement de programme avec la cinquième bouteille, à la robe noire de noire, et avec un magnifique nez, pas Gamay du tout. La bouche est racée, bordelaise et longue, sur une superbe évolution : on en est quasi aux arômes tertiaires, mais pas encore. Et quelle longueur ! Château La Mission Haut-Brion 1988 Cru Classé de Graves du Domaine Clarence Dillon. Très belle bouteille : un véritable plaisir !

    Lundi prochain, dégustation de vins biologiques, avec un invité amateur de bons vins, qui risque d'être surpris par le thème. Qui vivra verra...

     

  • On se laisse trop faire...

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    Exactement comme il n’appartient pas au seul pouvoir politique de décider de ce que nous cultivons et mangeons, ou du fait que nos aliments puissent contenir des OGM, il n’appartient pas au seul pouvoir politique de décider que le vaccin est la seule réponse possible à une pandémie.  

    Raz-le-bol de cette collusion financière entre pouvoir politique et industries agro-alimentaires ou multinationales pharmaceutiques. Terriens, réveillez-vous. Arrêtez de passer votre vie devant la télé et de vous endormir. Vivez-la.

    Agissez, ayez un avis, osez ne pas suivre le troupeau de cobayes, rapprochez-vous de la Nature et respectez-la, modifiez vos modes de consommation, soyez vous-même et sentez-vous mieux, libérez-vous. On n'a qu'une seule vie, et elle passe vite. Terriens, il est temps d'agir...

  • Pollution chez vous...

    La Commission européenne et l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) ont achevé la mise en place d’un nouveau registre européen global des rejets et transferts de polluants. Une des particularités de cet outil est qu’il est accessible par tous via un site Internet. 

     

     

    Le registre couvre des informations relatives aux émissions de polluants dans l'air, l'eau et le sol provenant de quelque 24 000 installations industrielles européennes. Au total, ce sont 91 substances qui sont recensées. Pour l’instant, les données disponibles concernent les polluants émis en 2007. A partir de l’année prochaine, le registre sera mis à jour une fois l’an, au mois d'avril. 

    D’après l’AEE, les informations couvrent : « 30 % des émissions totales de NOx (oxydes d'azote) – soit la plupart des émissions provenant de sources autres que le transport et 76 % des émissions totales de SOx (oxydes de soufre) dans l'air au sein des 27 Etats membres et en Norvège ». En plus des rejets industriels, l’outil fournit des informations sur les quantités transférées de déchets et d'eaux usées ainsi que sur des polluants de sources «diffuses» tels que l'azote et le phosphore provenant de l'agriculture.

    Bref une source de renseignements appréciables pour se rendre compte de ce qui se passe près de chez soi, ou dans la région dans laquelle vous comptez déménager ou voyager. Autant savoir, pour ne pas mourir idiot.

    Le registre est accessible en version anglaise à l’adresse : http://prtr.ec.europa.eu/

     

     

  • Dégustation du lundi (93)

    Dégustation à 5 sur le thème du film "Mondovino". Difficile de trouver des flacons apparaissant dans le film passé en salle... On dégusta donc des bouteilles dignes de l'esprit du film, des vins qui n'ont pas changé dans le temps, des vins familiaux, produits avec l'amour de la terre, et sans se prendre la tête.

    mondo

    Premier flacon de mise en bouche, à la robe or et au nez fin et délié. La bouche sémillionne beaucoup et pétrole un peu (Jurançon sec ? Alsace ?). C'est gras et vif en même temps, fort long en bouche sur un beau fruité : Domaine Gavoty "Cuvée Clarendon" 2001 en Côtes de Provence.

    Second flacon, à la robe rubis léger, et au nez de vieux bordeaux. En bouche, du lard grillé et du chou rouge, mais dilué. C'est vieux mais intéressant : Bourgueil 1986 en vieilles vignes de Pierre Caslot.

    Troisième flacon, à la robe rubis léger également, mais plus trouble, et au nez de même type que le précédent (sur du poivron), mais en plus vivant. La bouche, évoluée, longue, vive, sur des petits fruits encore bien vivants : Chinon "Cuvée des Varennes de Grand Clos" 1988 de Charles Joguet en Cabernet Franc de pied. C'était des vignerons qui faisaient du bon vin...

    Quatrième flacon, à la robe plus foncée, et au nez gourmand et classique. En bouche, le vin se révèle extrait et flatteur, avec une pointe de verdeur. C'est riche et bien structuré, mais aussi austère et sévère : Château Pouget 1996 en Margaux, 4ème Cru classé. Ce Domaine existe depuis 1585, et Guillemet le vinifie de la même façon depuis 1940.

    Changement de programme pour le cinquième flacon, à la robe noire, et au nez de riz, de cuisson de pain avec la levure qui monte. Un nez très extrait, très jeune et artificiel. La bouche assez dense n'est pas équilibrée et ne met en évidence aucun terroir : Casa Barranga 2008 Central Coast (Santa Barbara) de William Moses.

    Dernier flacon, à la robe noire également, et au nez rond, mûr, jeune et racé. La bouche super longue, marquée par l'acidité, mais avec un milieu de bouche où le fruit doit encore s'affirmer : Sassicaia 2005 Tenuta San Guido, Castagneto Carducci (Cabernet Sauvignon 85% et Cabernet Franc 15%). A re-déguster dans quelques années.

    Lundi prochain, Beaujolais et Saucissons, que des produits de saison.


     

  • Graisses hydrogénées...

    Les acides gras trans sont des lipides naturellement présents dans les produits laitiers, les viandes et graisses de ruminants (vache, bœuf, etc.).

    Ils peuvent également se former au cours de la transformation des huiles végétales par des procédés industriels. Par exemple, lors de l'hydrogénation des huiles végétales ou lors du chauffage des huiles à haute température. Cette hydrogénation permet ainsi aux graisses de passer de l'état liquide à l'état solide. L'origine artificielle des acides gras trans est dominante dans les pays industrialisés où la consommation de produits alimentaires transformés est élevée.

    Utilisés dans l'industrie agro-alimentaire comme stabilisateur et comme conservateur, les acides gras trans rendent les aliments plus fermes et plus stables donc moins propices au rancissement. On les trouve ainsi dans de nombreux produits alimentaires transformés comme les viennoiseries, les produits de panification industrielle, les biscuits, les pizzas, les quiches, les pâtes à tartiner, etc.

    Les principaux aliments contributeurs d' acides gras trans sont les produits d'origine laitière : ils apportent 54 % des acides gras trans totaux chez l'adulte et 45% chez l'enfant. L'ensemble des produits d'origine animale (produits laitiers et viandes de ruminants) en apporte 60%. 

    Les produits de panification industrielle, viennoiseries industrielles et biscuits sont placés en seconde position parmi les aliments contributeurs : ils apportent 18 % des acides gras trans totaux chez l'adulte et près de 30% chez l'enfant. Les teneurs en acides gras trans dans ces produits peuvent varier de manière considérable (de moins de 0,1 g à plus de 6 g pour 100 g de produit consommé).

    Parmi les autres produits contributeurs en acides gras trans, on peut citer les margarines de consommation courante, les barres chocolatées, certains plats cuisinés.

    L'excès de consommation d'acides gras trans provoque une augmentation du «mauvais» cholestérol, tandis qu'il induit une baisse du «bon» cholestérol. Une consommation élevée d'acides gras trans est donc associée à une augmentation du risque cardio-vasculaire. Certains articles évoquent également une cause de cancer.

    L'étiquetage des acides gras trans n'est pas obligatoire. Néanmoins il est possible d'identifier leur présence par le terme "huiles (ou graisses) partiellement hydrogénées".

    Les apports moyens des acides gras trans sont : pour les hommes de 3,2 g/j, pour le pour les femmes de 2,8 g/j, ce qui représente 1,3 % de l'apport énergétique total (AET) quotidien. 

    Il a été constaté que 5 % de la population française adulte présente une consommation en acides gras trans totaux de 2 % de l'AET. Pour ces forts consommateurs de matières grasses, les apports pour les hommes sont proches de 6 g/j, pour les femmes de 5 g/j.

    Les plus grands consommateurs (garçons de la tranche d'âge 12-14 ans) de matières grasses en France absorbent près de 8 g/jour d'acide gras trans, et dépassent le seuil de 2% des AET. Cela représente presque autant que la moyenne des habitants de l'Amérique du Nord. 

    La limite en acides gras trans devrait être fixée à 1 g/100 g de produit sous sa forme consommée, soit 9 Kcal/100 g de produit, équivalant à 0,4 % de l'AET.

    Par souci de cohérence avec la baisse de consommation des viennoiseries, pâtisseries, produits de panification, barres chocolatées et biscuits, il faut encourager les industriels de la margarinerie et des matières grasses destinées au secteur de l'agro-alimentaire à diminuer les teneurs en acides gras trans de leurs produits.

    L'obligation d'étiquetage des acides gras trans serait de nature à inciter les industriels à améliorer la composition de leurs produits puisque la recommandation d'étiquetage ne s'applique qu'en cas de dépassement de seuils correspondant aux normes de l'offre alimentaire actuelle, à condition que la diminution des teneurs en acides gras trans dans ces graisses cachées ne soit pas accompagnée d'une augmentation des teneurs en acides gras saturés.

    En résumé, ne consommons plus aucun produit dont la composition indique (en tout petit et dans le repli de l'emballage, entre le grec et le japonais) " Matières grasses hydrogénées" ou "partiellement hydrogénées".

  • Le Diptyque de La Villa Lorraine...

    Très agréable soirée, hier, dans ce nouvel espace pris sur les anciens salons de la Villa Lorraine, et transformé en brasserie plus abordable que la salle d'à côté, elle aussi rafraîchie avec bon goût pour l'occasion. Un feu ouvert, un petit coin salon, quelques tables et un bar pour ce nouveau "Diptyque" qui fonctionne sans réservations.

    A la carte, une dizaine de propositions auxquelles il faut ajouter les suggestions du jour, et quelques vins, au verre, dont un excellent Chardonnay belge. On opta pour les croquettes aux crevettes maison (8 euro pièce), vraiment très bonnes (c'est un spécialiste qui vous le dit), puis pour une salade de crustacés (24 euro) composée de scampis, crevettes grises, morceaux de homard, patte de King Crabe gratinée et foie gras, et d'un Blanc de Faisan, Fondue de Chicons et Purée au Céléri (24 euro), un classique, parfaitement maîtrisé.

    Pour terminer, l'Assiette de Fromages Affinés (14 euro) et le Fondant au Chocolat (12 euro) furent parfaits eux aussi. Côté vin, on opta pour un Cairanne 2003 Domaine de l'Oratoire Saint Martin (45 euro), mais vous pouvez déjà trouver des flacons à la moitié de ce prix. A noter : vestiaire et service voiturier, et une boutique dans laquelle vous pouvez trouver quelques spécialités de la maison, dont les fameuses croquettes de crevettes à 3 euro pièce.

    En résumé, voilà un renouveau de la Villa Lorraine bien réussi et qui tombe à pic : cette vieille dame en avait bien besoin. Et pour info, le diptyque est un ensemble composé de deux unités distinctes qui entretiennent une correspondance.

  • Vous plantez quoi au printemps ?

    L'association Kokopelli a pour finalité :

    - de remettre en valeur, dans les pays Européens, une collection planétaire d'anciennes variétés pour les potagers et jardins, et de la rendre de nouveau accessible aux jardiniers. Cette collection planétaire est présentée dans l'ouvrage " Semences de Kokopelli ". A ce jour, ce sont 2000 variétés ou espèces qui sont distribuées par l'association, dont 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments doux et forts, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges, 50 variétés d'aubergines, etc.

    - d'oeuvrer dans le Tiers-Monde à la mise en valeur de techniques d'agriculture durable par le don de semences traditionnelles ainsi qu'à la mise en place de réseaux paysans de production de semences et de centres de ressources génétiques.

    Kokopelli a une boutique en Belgique, et vous pouvez également commander vos semences via le site internet : www.kokopelli-be.com/

    Et ce n'est pas parce qu'on habite en ville qu'il est impossible de cultiver quelque chose sur sa terrasse... J'ai récolté cette année plus de 800 tomates sur ma terrasse ! Grâce à 22 pieds de tomates (espèces oubliées), en pots, et arrosés via un système d'arrosage automatique peu coûteux (et très pratique quand vous partez en vacances). 800 tomates délicieuses, qui goûtent vraiment la tomate ! Un régal, selon toutes celles et ceux à qui j'en ai donné ! Rien à voir avec les tomates espagnoles qui poussent sous serre, ou les tomates belges "Flandria" dont sont inondés nos supermarchés, fades, farineuses, bourrées de pesticides et sans goût.

    Et cet hiver, qui arrive à grands pas, je consommerai les sauces tomates surgelées, mijotées il y a peu. Avec toujours autant de plaisir gustatif.

    Faites un tour sur le site de Kokopelli, et sélectionnez les espèces que vous planterez en avril. Vous verrez, c'est un pur bonheur.

     

  • Extinctions des espèces et perte de biodiversité...

    Près de la moitié des espèces de poissons d'eau douce sont menacées d'extinction, reflet de la dégradation des ressources en eau, selon la dernière Liste Rouge de l'Union Mondiale pour la Nature (UICN) publiée lundi.

    L'UICN dispose du plus vaste réseau se consacrant à la protection de la nature au monde rassemblant plus de 1.000 organisations dans 160 pays.

    D'après l'UICN, parmi les 3.120 espèces de poissons d'eau douce répertoriées, 1.147 sont ainsi "menacées d'extinction".

    L'organisation basée en Suisse s'inquiète particulièrement de la situation des poissons en Nouvelle Zélande où environ 85 à 90% des zones humides ont été perdues ou dégradées en raison des "plans d'assèchement, ainsi que du développement de l'irrigation et des terres cultivables".

    Mais les poissons d'eau douce ne sont pas les seuls animaux en danger. Selon l'UICN, 17.291 espèces sur les 47.677 répertoriées sont menacées d'extinction, les amphibiens étant les plus en danger. Parmi les 6.285 espèces d'amphibiens que compte la planète, 1.895 sont en danger d'extinction.

    La survie des plantes préoccupe également l'UICN. Sur les 12.151 plantes suivies, 8.500 sont menacées d'extinction, parmi lesquelles 114 sont déjà "éteintes" ou "éteintes à l'état sauvage".

    Quant aux 5.490 mammifères répertoriés dans le monde, 79 sont "éteints" ou "éteints à l'état sauvage", 188 sont "en danger critique d'extinction", 449 sont "en danger" et 505 "vulnérables".

    Pas folichon comme constat ! Et les choses ne s'améliorent pas avec le temps... que du contraire. Nous devons absolument, chacun de notre côté, consommer différemment, en ayant toujours à l'esprit la question "est-ce bon pour la planète?". Si c'est oui, pas de problème. Si c'est non, trouvons une variante, ou abstenons-nous. Terriens, il est temps d'agir...

  • Le produit d'entretien le plus nocif...

    S'il devait y avoir un Concours du produit d'entretien le plus nocif, j'attribuerais certainement le Premier Prix à Dreft pour ses capsules de poudre pour lave-vaisselle. Ce sachet plastique, alors qu'il est totalement fermé, diffuse des odeurs chimiques terrifiantes. Une fois que vous l'ouvrez pour y prendre une tablette, des émanations chimiques horribles s'en dégagent et vous asphyxient littéralement., puis polluent gentiment l'air ambiant de votre habitation. La mention "de bien refermer l'emballage après chaque usage" est inutile : vous le faites automatiquement, et très rapidement, tellement l'air est irrespirable !

    En allant voir sur le site de Procter & Gamble, on trouve les composants suivants : 

    PENTASODIUM TRIPHOSPHATE

    SODIUM CARBONATE

    SODIUM CARBONATE PEROXIDE

    C13-15 ALKYL ETHOXYLATE BUTOXYLATE

    SODIUM SULFATE

    ACRYLIC/SULPHONIC COPOLYMER

    TRIDECETH-7

    DIPROPYLENE GLYCOL

    TAED

    AQUA

    SODIUM SILICATE

    PROTEASE

    GLYCOSIDASE

    GLYCERIN

    LAURAMINE OXIDE

    C9-11 PARETH-N (N = 3 THRU 8)

    PEG-8M

    PARFUM

    CELLULOSE GUM

    HYDROZINCITE

    COLORANT

    SILICA DIMETHICONE SILYLATE

    BENZOTRIAZOLE

    MAGNESIUM CARBONATE

    POLYETHYLENE GLYCOL

    (ACETATO)PENTAAMMINECOBALT DINITRATE

    COLORANT

    Geraniol

    Limonene

    J'ignore quel est le parfum qu'ils utilisent, mais je peux vous jurer qu'il ne suffit pas à camoufler les effluves chimiques toxiques qui se dégagent de ce produit peu naturel...

    A mon humble avis, à ne pas acheter pour rester en bonne santé. En attendant l'avis des autorités compétentes, s'il y en a encore...