• S'alimenter correctement...

    Je me permets de vous faire connaître un site américain vraiment intéressant au niveau alimentation. Cette fondation indépendante critique les pratiques agro-alimentaires des multinationales, analyses à l'appui, et prône un retour à l'alimentation saine d'antan, en vous expliquant pourquoi. Ci-dessous, les articles traduits en français. Mais il y en a beaucoup d'autres en anglais. Et, croyez-moi, ils valent la peine d'être lus...

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    French/Français

    Thanks to Maurice Legoy, Taty Lauwers, Charlotte Standen and Mahilde Vandenbulke!

  • Le temps des mois à venir...

    Après ce très beau mois d'août, annoncé, que nous réserve l'avenir ? Sur base de certains sites annonçant la météo à long terme, voici ce qu'il en ressort :

    Septembre : devrait être beau et chaud, avec moins de pluie que d'habitude, mais avec quelques épisodes orageux. Et une grosse baisse passagère des températures vers la mi-septembre (4 jours).

    Octobre : sera doux et très pluvieux. Pas beaucoup de soleil et beaucoup d'humidité, et quelques belles tempêtes en mer.

    Novembre : sec et froid la première quinzaine, avec du soleil et de la neige, puis, fin du mois beaucoup plus doux et humide.

    Décembre : Doux et humide au début, puis 15 jours de temps sec, froid et ensoleillé, avant de terminer l'année sous les précipitations.

    Janvier et février : froids et neigeux, sans trop de soleil.

    Si tout ceci se révèle exact, cela signifie qu'on vendange fin septembre et qu'il y aura de la neige pour les sports d'hiver, mais peu de soleil. Et une longue période de froid. Et si c'est faux, ne m'en voulez pas...

  • Parlons vins...

    J'ai bien aimé ce texte de Dominique Aubry, un véritable passionné, présentant la carte des vins du restaurant Chou à Bruxelles :

    Une carte des vins est souvent à l’image de ce que l’on décide de faire comme restauration. Surtout ne pas vous priver du plaisir que les vignerons ont apporté à faire ce divin breuvage ! Accepter de se laisser prendre au jeu de tout vouloir boire, et parfois se dire : « cette bouteille je me dois de la connaître ».

    Telle est mon envie avec ma carte des vins: déclencher ce petit moment de bonheur dans votre verre et surtout que vous n’en croyiez pas vos papilles ! Alors si vous me suivez dans ce délire on va en faire « péter »  des   bouteilles …

    Ne jamais oublier que le vin est issu du fruit, et que la sensation première est d’y retrouver tout ce qu’il a été avant de se retrouver dans une bouteille.

    Dès que vous buvez un vin, dites vous que vous êtes en contact avec sa région de production et que vous dégustez aussi tout ce qui l’a bercé pendant sa croissance.
    Alors ne vous étonnez pas si les cigales vous chantent au palais ou si le clocher du village carillonne sur le bout de la langue !

    Faites le rêve que ce que vous buvez maintenant est ce que le vigneron a toujours voulu vous transmettre.

    Je vous souhaite autant de plaisir à boire ces vins qu’il m’a été donné d’en prendre en présence de tous ces artistes qui ont œuvré et parfois souffert pour que cette bouteille finisse entre de bonnes mains. Que les verres se croisent et que vos yeux brillent, mais surtout que le vin soit ce qu’il est :  Un vrai plaisir !

    Merci à vous et je vous souhaite une multitude de belles bouteilles.

  • 74.000.000 €....

    Vendredi prochain, il y aura 74.000.000 € à gagner à l'Euromillions. Parmi les joueurs, beaucoup doivent déjà faire des plans de ce qu'ils en feraient, s'ils devaient ramasser le pactole.

    74.000.000 €, c'est peu et c'est beaucoup à la fois. Cela ne fait que 7€ par belge, c'est à dire rien. Ou 74 € à chaque bruxellois, soit pas grand chose. C'est aussi le prix d'un très beau Yacht ou d'un Airbus A320. De 74 très belles villas ou de 300 beaux appartements.

    Cette somme équivaut également à un séjour de 246 ans, à 2, dans un hôtel VIP en Afrique, ou 102 ans de restaurants étoilés, midi et soir, chaque jour. C'est aussi le prix de 148.000 bouteilles d'un 1er Grand Cru Classé bordelais (soit 420 ans de plaisir à raison d'une bouteille par jour).

    74.000.000 €, c'est la somme à débourser pour 740 hectares de vignes dans le Var, ou 21 hectares de vignes sur un terroir mythique à Bordeaux. C'est aussi ce que coûterait la construction d'un hôtel **** de 450 chambres, ou l'achat de 3.500 hectares de plages au Brésil.

    Tout cela semble fort démesuré et inutile.

    Par contre, acheter quelques milliers d'hectares de forêt tropicale et en faire une réserve naturelle pour la protéger me semble déjà plus intéressant. Ou créer un énorme laboratoire d'analyses indépendant qui étudierait les ingrédients et composants de tout ce qui est en vente dans le monde (alimentaire ou non) et qui publierait ces analyses dans la presse et sur le net pour convaincre les multinationales d'abolir les produits dangereux ou nocifs pour la santé, et de viser la qualité. Ce qui pousserait les consommateurs à n'acheter que les produits sûrs. Ca, ce serait géant. 

    Allez, j'achèterai un ticket. Mais n'oubliez pas non plus qu'on s'appauvrit tous en jouant au Lotto. Comme d'habitude, le gros vainqueur, semaine après semaine, c'est l'Etat.

     

  • Il y a huile d'olive et huile d'olive...

    Suite à un article paru dans "L'écho Week-end" la semaine passée, consacré à une famille sicilienne qui produit son huile d'olive (L'Olio Verde de la famille Becchina) et explique qu'il est important que le consommateur puisse distinguer la bonne huile d'olive de la mauvaise, j'ai décidé d'explorer le sujet.

    Là-bas, la récolte dure 2 semaines en octobre, parce que, seules, les jeunes olives sont récoltées, encore vertes, à la main, pressées à froid et non filtrées. Cette première pression à froid apporte un très grand nombre d'antioxydants, dont l'effet bénéfique sur la santé est universellement reconnu. Cette huile aromatique, délicate et, surtout, fraîche, n'est en rien comparable à l'huile qu'on peut faire les mois suivants avec des olives plus mûres, un produit inférieur, hélas toujours vendu sous la dénomination extra vierge.

    Au Domaine de la Pierre Plantée à Ste Maxime, où je m'approvisionne depuis plus de 20 ans, le procédé semble similaire : les olives sont ramassées avant maturité, elles sont effeuillées par un ventilateur, puis plongées dans une cuve d'eau froide. Elles flottent et on les récupère pour les broyer (y compris les noyaux qui contiennent un antioxydant naturel permettant une plus longue conservation de l'huile). La pâte liquide obtenue est alors centrifugée pour séparer le solide du liquide. Ce jus de fruit obtenu est constitué d'huile et d'eau de maturation des olives. Il est alors passé dans une seconde centrifugeuse qui, cette fois, sépare l'huile de l'eau (les "margines" qui sont jetées). La fabrication (appelée extraction à froid) est alors terminée.

    Pour info, il faut plus ou moins 7 kg d'olives pour obtenir un litre d'huile d'olive.

    En conclusion, une bête huile d'olive première pression à froid, extra vierge, achetée dans votre grande surface préférée n'a rien à voir avec ces huiles décrites ci-dessus. Le consommateur n'en n'a pas conscience, mais les meilleures propriétés de l'huile et, surtout, le goût, ont déjà disparu depuis longtemps. Pour les amateurs, sachez qu'il y a moyen de visiter, et même de séjourner dans ces 2 lieux magiques que sont l'Antica Tenuta Prinicipi Pignatelli sur la côte ouest de la Sicile, et le Domaine de la Pierre Plantée à Ste Maxime.

  • Le Rubens à Knokke...

    J'écrivais, il y a juste un an : "Ce restaurant qui faisait, depuis plusieurs saisons, le bonheur des amateurs de véritables croquettes de crevettes et de poissons ultra-frais est sur le déclin... Notre dernière visite sur cette terrasse bien située sur la digue, et bien exposée fut décevante à plus d'un titre : croquettes de crevettes dont la recette originale a été modifiée, ce qui nous a valu une croûte fort épaisse et molle, et une farce tiède manquant de finesse et d'onctuosité. La déception, quand on est habitué au meilleur... Pour suivre, le réputé pavé de cabillaud Royal. Avant, il s'agissait d'un véritable pavé de cabillaud fort épais, et à la chair fine, grâce à la justesse d'une cuisson parfaite. Aujourd'hui, la portion est facilement réduite de moitié, et trop cuite. On dirait du surgelé ! J'ignore ce qui s'est passé (changement de chef, changement de direction ?), mais c'est le plongeon au niveau qualitatif. Fort dommage."

    Pour y être retourné, je confirme, malgré la foule qui y mange (c'est une usine), que le Rubens, ce n'est plus cela.

    Croquettes de crevettes insipides qui manquent de goût, cabillaud royal qui n'a rien de Royal (qu'ils indiquent filet de cabillaud sur la carte et tout rentrera dans l'ordre), américain préparé mal préparé et manquant cruellement de condiments divers, et mouche découverte dans la casserole de moules (et qui a juste provoqué un rire de la serveuse, sans aucun embarras ni excuse).

    A 60 euro le couvert, excusez-moi, mais il y a mieux ailleurs ! A la Ciboulette, par exemple. 

  • Enfin un beau mois d'août...

    On prévoit un temps ensoleillé et chaud jusqu'à la fin août et cela fait plaisir. Car, si je me souviens bien, cela fait 4 ans que ce n'était plus arrivé ! 4 ans d'étés froids, venteux et pluvieux, lors desquels il était impossible de se mettre en maillot sur la plage...

    4 ans d'ensoleillement insuffisant pour notre vignoble également, avec une qualité médiocre des vendanges et du résultat final. Heureusement, cette année, tout semble aller pour le mieux et tous les espoirs sont permis de réaliser quelque chose de bien pour ce millésime 2009. A condition que le mois de septembre soit sec et chaud aussi, car pour faire du bon vin, il faut un beau mois d'août et un beau mois de septembre.

    2009 est également une très bonne année au niveau fruits et légumes : il y a abondance ! J'ai déjà récolté plus de 200 tomates sur ma terrasse, et il en reste encore plus à récolter dans les semaines à venir. Des espèces de tomates oubliées dont j'ai acheté les graines chez kokopelli, et d'autres dont j'ai récolté et séché moi-même les graines, chaque fois que je dégustais une excellente tomate à l'étranger. C'est tellement facile et tellement bon.

    Bref un bel été qui fait plaisir, qui met de bonne humeur, qui donne envie de bouger, de vivre. Un été qui nous permet de croquer tous ces fruits et légumes goûtus, pour notre plus grand bonheur et de faire le plein de vitamines avant l'automne. Profitons-en bien. Carpe Diem.

     

  • Wood...

    Encore un nouveau resto à Bruxelles (ouvert depuis 15 jours), dans le bois de la Cambre, à 2 pas du Chalet Robinson, qui ouvrira ses portes fin septembre. Ambiance tendance, pour ce lieu ouvert en plein bois, avec une grande terrasse et un intérieur bien aménagé et trendy (les sanitaires valent le détour, tout comme le bar fumoir ou la mezzanine).

    Dans l'assiette, un Croquant de Thon Rouge, parmesan reggiano, mesclun de jeunes pousses au soja et son espuma au Wasabi (16 euro). Servi sans le croquant au parmesan, avec 3 feuilles de salade en guise de mesclun et un tartare de thon limite : pas terrible. Le Duo de Verrines : Tartare de Boeuf au Foie Gras (huile de truffe, roquette) et Veau aux Morilles (18 euro). Plus cuisiné que l'autre entrée, et assez bon. Deux entrées un peu trop copieuses.

    Pour suivre, un Dos de Cabillaud, Mousseline au piment d'espelette, et sa petite verrine de céviche (19 euro), et une Raviole de Langoustines aux champignons des bois et beurre blanc aux vieux xérès (21 euro). La cabillaud, sans surprises, la raviole magnifique.

    Pour terminer, un Tiramisu aux framboises du pays, amaretti, speculoos et concassé de pistaches (7 euro), et un Ananas caramélisé aux poivres de Séchouan, glace au lait d'amandes (7 euro). Tous 2 sublimes.

    Côté vin, une carte fort sympathique, tournant autour des 20 euro, et commentée de façon tout à fait originale. Les vins au verre sont fort plaisants, et la Shiraz australienne surprenante. Ce n'est pas de la grande cuisine gastronomique, mais le resto affiche déjà complet midis et soirs : il est donc sage de réserver.

    Toutes les infos sur www.thewood.be

  • 1.000 KM...

    Greenpeace France et plus de 50 professionnels du vin et de la gastronomie, inquiets des conséquences du réchauffement sur les vignes, appellent les pouvoirs publics à négocier "un accord ambitieux" lors du sommet de Copenhague sur le climat en décembre.

    "Les changements climatiques rendent les vignes de plus en plus vulnérables", soulignent-ils dans une tribune publiée dans le Monde daté de mercredi.

    "Nous appelons le président de la République et le ministre de l'environnement du premier pays de culture viticole au monde à l'exemplarité dans le cadre des négociations de Copenhague", indiquent les signataires parmi lesquels les chefs Jean-Luc Rabanel, Marc Veyrat et Mauro Colagreco, les sommeliers Franck Thomas et Antoine Petrus ou l'oenologue Stéphane Derenoncourt.

    Il se prononcent pour "un accord ambitieux engageant les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici à 2020".

    Selon les experts, le changement climatique menace de bouleverser la carte viticole mondiale. A des vendanges plus précoces, des vins plus durs et moins aromatiques, pourraient s'ajouter des conditions climatiques altérées pour les grands crus par exemple.

    Selon les signataires de cet appel, "si rien n'est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les vignes se déplaceront de 1.000 km au delà de leurs limites traditionnelles d'ici à la fin du siècle".

    1.000 km, le rêve : c'est juste ce qu'il nous faut pour sortir un tout tout tout grand vin au Clos ! Le seul problème, c'est qu'en 2099, on ne sera plus là...

    Et d'ici-là, voir les Grands Crus bordelais titrer 14°5 ou plus, cela va faire mal... Encore quelque chose qui fout le camp, alors que cela fait des siècles que cela existe... Mais où allons-nous ?

  • Intensif (traditionnel) contre bio...

    Parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition (AJCN), une étude anglaise comparant la qualité des aliments bio et des aliments classiques a récemment suscité une vive polémique, notamment auprès des associations de protection des consommateurs et de l’environnement. En effet, basées sur quelque 162 études publiées par diverses revues scientifiques, les conclusions de cette étude affirment que les produits issus de l’agriculture biologique ne sont pas plus sains que les aliments ordinaires, et n’offrent pas d’avantages nutritionnels supplémentaires. 


    Réfutant le parti pris de l’étude anglaise, le MDRGF (Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures) 
    revient sur ces conclusions et dénonce leur caractère arbitraire. D’après l’association, les chercheurs de l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale (LSHTM) de Londres, auteurs de cette étude commanditée par l’Agence alimentaire britannique, auraient occulté une grande partie des données contenues dans les études scientifiques ayant servi de support. De fait, le bilan de l’enquête ne tiendrait compte que de 55 études, 87 autres ayant été écartées sur le seul motif qu’elles ne citaient pas l’organisme certificateur en matière de production biologique. 


    Citant le contenu même du rapport anglais de quelques 209 pages, le MDRGF souligne le fait que les végétaux bios contiennent, en moyenne, plus de magnésium, de zinc, de composés phénoliques, de flavonoïdes, de sucres et de matière sèche (et donc moins d'eau, et donc plus de goût) que les cultures intensives. 


    De son côté, dénonçant également le « caractère simpliste » de l’interprétation anglaise, l’association Nature & Progrès Belgique déplore que seuls aient été pris en compte les apports en calcium, en fer et en vitamine C pour évaluer la qualité nutritionnelle des produits bio. Pour l’association, la sélection faite par les chercheurs a ignoré bon nombre d’études scientifiques attestant de la teneur des aliments bio en protéines, en phosphore et en anti-oxydants. Elle cite notamment certaines études prouvant que si les aliments bio ne renferment pas nécessairement plus de protéines que leurs équivalents traditionnels, celles-ci sont de meilleure qualité, et que l’équilibre entre les nutriments y est supérieur. En outre, les déclinaisons bio contiendraient une quantité plus élevée d’antioxydants (polyphénol, caroténoïdes, flavonoïdes…) aux vertus immunostimulantes, anticancéreuses et antidépressives. 

    Dans mon article intitulé : " 5 portions de fruits par jour : pour quoi faire ?", on peut lire sur les tableaux publiés (agriculture intensive) qu'entre 1951 et 1999, la teneur en calcium du brocoli et de la pomme de terre a respectivement chuté de 62,85% et de 27,55%, la teneur en fer de 33,85% et de 57,14%, la vitamine C de 10,10% et de 57,35%, et la présence de vitamine A de 55,94 % et de 100% (il n'y en avait plus dans la pomme de terre). C'est normal : les sols sont tellement pollués que les légumes et céréales ne parviennent plus à synthétiser les nutriments pourtant présents dans le sol... ce qui n'est pas le cas du bio sur sol sain.

    Mais la principale censure reprochée à l’étude britannique par les associations tient à la non évocation de l’absence de pesticides dans l’alimentation bio. Comme le rappelle Nature & Progrès, un rapport de l’OMS alertait dès 1990 sur les effets d’une exposition aux pesticides, établissant un lien avec des cas de maladies osseuses, de cancers, de malformations à la naissance, de maladies de peau et de dégradations des systèmes nerveux et immunitaires. Récemment, une nouvelle étude a démontré que le risque de développer la maladie de Parkinson est doublé chez les agriculteurs, les premiers à être dans la ligne de mire des pesticides. 


    Dès lors, quand bien même la qualité nutritionnelle entre aliments bio et non bio serait équivalente (ce qui n'est vraiment pas le cas), le bon sens inviterait encore à choisir la solution alternative aux traitements chimiques. D’autant que des travaux scientifiques réalisés par un professeur de l’Université du Québec ont démontré que l’ingestion de pesticides, même à l’état de traces, freinait la bonne assimilation des nutriments. Avec de tels arguments plaidant en sa faveur, il est clair que le bio n’a pas fini de faire parler de lui. 

    Et pour conclure, il est fort regrettable que des organismes d'utilité publique (l'American Journal of Clinical nutrition, l'Agence Alimentaire britannique et l'école d'Hygiène et de Médecine Tropicale de Londres ) se plient à la demande des multinationales agro-alimentaires et de leur lobbies hyper-puissants, à publier de fausses informations pour tenter de freiner l'engouement croissant des consommateurs pour une alimentation plus saine, plus riche, plus goûtue. Même à coups de millions de dollars et de pots de vins, ce combat est perdu d'avance, car on a tous compris qu'on est ce qu'on mange. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Fausse piste...

    "Lorsque l'innovation s'invite dans l'assiette, on redoute que le plaisir en pâtisse. Et revient inéluctablement le spectre de la petite pilule remplaçant la convivialité d'une bonne table.

    Certes, l'innovation peut effrayer, comme en attestent les recherches sur le foie gras en tube ou le kiwi sans poils, mais elle ne se limite pas à quelques folies de scientifiques.

    Dès l'automne prochain , le Whif risque de faire... un tabac. Le Whif ? En d'autres termes, un inhalateur de goût mis au point par le chercheur américain David Edwards et le chef français étoilé Thierry Marx. Pour moins de 2 € (prix annoncé), vous pourrez en effet inhaler les saveurs si particulières du chocolat ou des fruits. D'autres saveurs comme le homard sont à l'étude...

    Pour rester dans les arômes, les nouveaux systèmes de cuisson à la vapeur risquent également de bouleverser les habitudes. Seb, numéro 1 mondial du petit électroménager, planifie en effet d'ici à 3 ans la commercialisation d'un système permettant de réinjecter du goût aux aliments grâce à des capsules d'arômes. Pommes de terre saveur lardons et autres aliments aux goûts inédits égaieront assurément les assiettes.

    Le light étant on ne peut plus à la mode, il est dès lors logique que les industriels misent gros sur les aliments allégés. Souvent, ces derniers en perdent leur saveur. Des recherches sont en phase de test pour proposer des aliments maigres ayant le goût du gras. Finalement, là où il y a du plaisir, il ne doit pas forcément y avoir de la gêne." (La DH de ce jour).

    Les multinationales agro-alimentaires n'ont donc toujours rien compris et persévèrent sur une fausse piste : au lieu d'offrir des produits naturels exempt de pesticides et autres conservateurs, qui, parce qu'ils sont naturels, sont goûtus à souhaits et hument bon, ils continuent à produire des aliments industriels issus de cultures et d'élevages où rien n'est respecté, et qui, par conséquent ne goûtent plus rien, n'ont aucune saveur, aucune odeur.

    Et, au lieu de passer au bio, ils s'évertuent à combler ce manque de goût et de saveurs par de nouveaux artifices ridicules... Et, évidemment, des CON-sommateurs vont tomber dans le panneau et crier au miracle du goût retrouvé !

    Une vraie tomate bio goûte la tomate et sent la tomate : nul besoin d'arômes artificiels pour combler un manque quelconque. La tomate industrielle (style Flandria) ne goûte rien (sauf le carton et la farine), ne sent rien (à cause des produits toxiques et du séjour dans les chambres froides), et là, pour pouvoir la vendre, il faut bien inventer quelque chose... Réinjecter du goût ! On croit rêver !

    Tout à fait à côté de la plaque, ces industriels. Ils font fausse route, et s'en apercevront bien un jour ou l'autre...

  • Quelles tomates.... !

    2008 avait été une année CATASTROPHIQUE pour ma récolte de tomates oubliées, plantées sur la terrasse. Il ne faut jamais désespérer, et ce sont donc 25 plants d'espèces oubliées de tomates qui occupent une bonne partie de la terrasse aujourd'hui ! Déjà 65 tomates cueillies, et plus de 200 en formation, sans parler des fleurs qui continuent d'apparaître. Bref 2009, année EXTRAORDINAIRE pour les tomates ! Et, par cette chaleur, la petite tomate/mozzarella/basilic/huile d'olive fût un véritable délice ! Pour réussir ce plat tout simple, il faut -comme toujours- de bons ingrédients. D'abord les tomates : bio, cultivées en pleine terre, odorantes et goûtues à souhait (évitez celles élevées sous serre en Flandres ou aux Pays-Bas, insipides et farineuses). Ensuite la mozzarella : di buffala évidemment, et pas Galbani ou St Lucia du groupe industriel Lactalis (produits sans goût). Le basilic, de préférence bio aussi, c'est meilleur pour la santé (pas de pesticides). Ensuite l'huile d'olive, première pression à froid et délicatement parfumée. Pour terminer, fleur de sel et poivre noir moulu et c'est prêt ! Un véritable délice, de saison.

     

  • Causes des cancers...

    En 1971, le président Richard M. Nixon a lancé une "guerre" contre le cancer. Presque quarante ans plus tard, la bataille prend principalement la forme de démarches très rentables visant à mettre au point des médicaments et des techniques pour soigner la maladie, tout en ignorant pratiquement les facteurs environnementaux qui la provoquent.

    "Ce que nous pouvons affirmer, c’est que la maladie elle-même n’est pas le bon ennemi à combattre. Nous devons à la place attaquer les substances cancérigènes connues - pas seulement le tabac, mais aussi les radiations, les rayons du soleil, le benzène, les solvants et certains médicaments et hormones.

     

    Les agents cancérigènes modernes comme les gaz d’échappement du diesel, les pesticides et autres polluants de l’air ne sont pas étudiés systématiquement. Et lorsqu’on se penche dessus, on considère qu’ils sont le prix à payer pour le progrès.

    La plupart des cancers sont acquis, pas innés, et résultent des dégâts causés à nos gènes, qui adviennent au cours de la vie. Bien que pourvus de gènes remarquablement similaires à la naissance, de vrais jumeaux ne développent pas les mêmes cancers. À 50 ans, leurs bandes chromosomiques diffèrent profondément.

    Les centres américains pour la prévention et le contrôle des maladies (America’s Centers for Disease Control and Prevention) affirment que le sang des enfants contient aujourd’hui des dizaines de produits chimiques qui n’existaient pas il y a vingt ans, notamment de nombreux composés endommageant les gènes, dont on sait qu’ils provoquent des cancers et de nombreuses autres maladies.

     

    Les hommes et les femmes en âge de procréer possèdent assez de composés perturbant leurs hormones dans le corps pour mettre un frein à leur fertilité. Les femmes exposées à de hauts niveaux du pesticide DDT avant l’âge de 14 ans courent cinq fois plus de risques de développer un cancer du sein lorsqu’elles atteindront la quarantaine.

    Ces composés jouent-ils un rôle dans les taux croissants et inexpliqués de cancers infantiles, de cancers des testicules et de lymphomes non hodgkiniens dans le monde industriel ? Doit-on attendre encore avant de se le demander ?

     

    Certes, nous connaissons un grand succès en termes de guérison des cancers chez les jeunes aujourd’hui, mais cette réussite relève parfois d’un pacte avec le diable. Une jeune femme sur trois recevant un traitement par radiations pour arrêter la maladie de Hodgkin aura un cancer du sein avant 32 ans.

    Évidemment, beaucoup de cancers ne se seraient pas développés au départ si les patients n’avaient pas été exposés à d’autres agents cancérigènes dans leur environnement. Notre dépendance à de nombreuses commodités modernes nous transforme en sujets de vastes expériences incontrôlées, pour lesquelles aucun d’entre nous n’a donné son consentement.

    Un exemple : l’innocuité sur le long terme de l’utilisation des téléphones portables n’est pas encore prouvée. Les études très médiatisées datant du début des années 1990, vantant leur niveau de sécurité, n’incluaient pas les utilisations professionnelles. De récents rapports français et suédois révèlent que les personnes ayant utilisé des téléphones portables pendant dix ans ou plus courent deux fois plus de risques que les autres de développer un cancer du cerveau. Le fait que la limite des émissions de micro-ondes des téléphones portables soit 500 fois inférieure en Suisse et en Chine qu’aux États-Unis est aussi troublant.

    Un proverbe chinois dit qu’une façon de voir est aussi une façon de ne pas voir. La nature limitée des preuves portant sur les potentialités cancérigènes de certains éléments de notre environnement ne doit pas être prise pour une preuve d’innocuité. Les recherches sont difficiles, et, aux États-Unis, très peu sont aujourd’hui financées par le gouvernement et le secteur privé.

    En outre, la confusion autour des risques de cancers liés à l’environnement provient aussi de campagnes de désinformation de longue durée, soigneusement cultivées et bien financées, par les lobbies industriels." (Paru dans La Libre de ce week-end).

    En témoignent les récents articles de désinformation à propos de la différence bénéfique pour l'homme entre les aliments bio et les autres... On veut vous faire croire qu'il n'y en a aucune, pour que vous continuiez à consommer toute les crasses de l'industrie agro-alimentaire. Or, tout le monde sait que c'est archi-faux : les aliments bio vous apportent beaucoup plus de vitamines, d'oligos éléments et de nutriments, mais en plus, ils ne contiennent aucune trace de pesticide, produit chimique ou conservateur, et, cerise sur le gâteau, leur culture respecte les sols et la biodiversité. Il est clair que si demain, tout le monde achète du bio et ne mange que des fromages au lait cru, la plupart des multinationales agro-alimentaires peuvent cesser leur activité... D'où le lobbiying actuel, à gros coups de dollars...

    Nous ne pouvons nous permettre d’ignorer les signaux qui révèlent l’importance de l’environnement sur notre santé. Si nous voulons éradiquer le fléau du cancer, il faut appuyer les efforts de détection et de traitement du cancer visant à éviter avant tout que les gens ne le contractent.

    Terriens, il est temps d'agir...