• Histoires d'OGM...

    Aujourd'hui, les organismes génétiquement modifiés (OGM) se résument en pratique à trois cultures: soja, maïs et coton. Mais celles-ci jouent un rôle clé dans l'économie et, surtout, dans l'alimentation de la planète. Ainsi, 40% des superficies consacrées aux grandes cultures (céréales, oléagineux) sont destinées à l'élevage. Et le couple soja-maïs, qui prédomine dans l'alimentation animale, est aujourd'hui largement transgénique: 70% de la production mondiale dans le cas du soja.

    Entre les Etats-Unis (50% des OGM cultivés dans le monde) et l'UE (0,1%), les sondages continuent de confirmer ce grand écart des opinions, reflet entre autres d'attitudes différentes vis-à-vis de l'innovation et du risque, de l'alimentation et des valeurs qui y sont attachées ou non.

    La directive européenne de 2001 impose l'étiquetage des produits alimentaires contenant des OGM, un acquis de la mobilisation citoyenne en Europe. Sauf à se nourrir bio, cette législation sur l'étiquetage, unique au monde, ne laisse pas pour autant au consommateur le libre choix de bannir les OGM de son alimentation. En effet, les produits des animaux (viandes, lait, oeufs, fromages) qui sont nourris au soja OGM échappent à cette réglementation: ils ne sont pas transgéniques. Or c'est bien là l'enjeu principal: les OGM que l'Europe importe massivement (et produit très marginalement) sont quasiment exclusivement destinés à l'alimentation animale. La situation va-t-elle évoluer ? Le 3 avril dernier, en France, le Conseil national de la consommation s'est prononcé en faveur d'un étiquetage "Nourri sans OGM" sur la viande et le lait, qui a fait son apparition en Allemagne. De belles batailles en perspective avec les Américains (du Nord et du Sud) si de telles réglementations aboutissaient !


    L'article complet paru dans Alternatives Economiques sur le lien suivant :
    http://www.alternatives-economiques.fr/ogm-nbsp---comment-ils-conquierent-le-monde-_fr_art_842_43338.html

  • Santé et ampoules basse consommation....

    La fin de la production des ampoules à incandescence est en route. Dans quelques mois, vous n'en trouverez plus. Seule alternative possible, pour s'éclairer, les nouvelles ampoules à basse consommation d'énergie.

    Seulement voilà, déjà plusieurs petites voix, complètement étouffées par les médias, crient à plein que ces lampes sont une hérésie et extrêmement dangereuses pour la santé : production énorme de champs magnétiques, émission de radio-fréquences dix fois supérieures aux normes admises et utilisation de mercure qui en font des déchets classés « dangereux » après leur durée de vie, sans compter le problème quand on en casse une.

    Il est fortement déconseillé de les utiliser comme lampes de chevet ou lampes de bureau, et de ne jamais rester trop près de ce style d'ampoules. 

    Sur le lien ci-dessous, une petite vidéo fort instructive à ce sujet. Et vous filerez faire un stock de bonnes vieilles ampoules...

     

    http://www.dailymotion.com/video/x9lecu_ampoules-basse-conso_lifestyle

     

  • One Maures...

    De retour du Var avant la cohue touristique, il nous a été donné de pouvoir déguster de nombreux vins locaux, dont les premiers 2008.

    En rosé, le Domaine "La Rose des Vins" 2008 en Coteaux Varois, à la robe claire, parfumé, sec et plaisant. "One Maures" en vin de Pays des Maures, lui aussi très pâle et plaisant (alors que le côté marketing de la bouteille faisait craindre le pire). Tout comme "Pink Floyd" du Château Miraval, 2007 en Côtes de Provence qui s'avéra vraiment bon : une robe claire, du corps et du fruit. Le Moulin de l'Isle 2008 en Côtes de Provence du Domaine de la Giscle se défend très bien pour un petit rosé sympa.  Quant au rosé du Château de Pampelonne, il est pareil à lui-même, année après année, toujours aussi agréable. En cubi, foncez sur celui du Château Barbeiranne, en Côtes de Provence, indiscutablement bon et qualitatif pour un prix plus que démocratique : 18 euro les 5 litres (soit 6,5 bouteilles!). Tout comme le cubi Teres, vin de Pays de Méditerranée, clair, sur des petits fruits suaves et élégants. Un rosé plus féminin. 

    Côté bons rouges, "R" Cru Classé 2005 Rimauresq, très beau, fondu et agréable. Château Barbeiranne 'Cuvée Charlotte" 2005 en Côtes de Provence, à la belle structure et aux tannins fins. Domaine de Terrebrune 2005 en Bandol : vraiment bon et à boire, tout comme Pibarnon 2005. Moulin des Costes 2005 en Bandol, du Domaine Bunan : parfait, comme d'habitude. Mais coup de coeur au Domaine Siouvette 2008 en Côtes de Provence, qui sort de magnifiques bouteilles depuis plusieurs années : vraiment très agréable malgré sa jeunesse, bien structuré, sur une belle matière et de beaux fruits rouges.

    La Provence est une région viticole formidable, dont le potentiel n'en est encore qu'à ses débuts. Je suis sûr que nous aurons encore de belles surprises et de fameuses découvertes dans les années qui viennent.

  • La rentrée risque d'être dure...

    Sans être pessimiste, il faut bien admettre qu'on ne sait pas trop où on va. Ce n'est qu'à la rentrée que nous saurons si le plus gros de la crise financière est derrière nous, ou s'il elle ne fait que commencer... Idem pour la grippe, le fameux H1N1 : ce ne sera qu'en octobre qu'on verra qui sera touché et quelle virulence aura cette fameuse grippe...

    La seule chose sûre, c'est que, si un grand nombre de belges sont touchés par ce virus (on parle de 30% de la population), il n'y aura plus de sirops contre la toux, de sprays pour la gorge et de Dafalgan dans les pharmacies ! Elles seront à sec et les stocks épuisés.

    De là à vous conseiller de faire vos achats maintenant, et de les stocker en attendant la fameuse épidémie... D'autant plus que ces produits ne seront périmés qu'en 2011, ce qui vous laissera tout le temps de les utiliser par après, au cas où rien ne se passerait cet automne.

    Et pour celles et ceux qui ne mangent pas bio (et qui font donc, sans le savoir, des carences en vitamines), l'achat et la prise d'un petit complexe vitaminé pour bien affronter l'hiver pourrait s'avérer salvateur.

    Mais, en attendant, profitons d'abord à fond de cet été, en toute insouciance...

     

  • Dégustation du lundi (83)

    Pas de dégustation lundi soir : nous n'étions que 2 pour couper toutes les feuilles de vigne atteintes par le redoutable mildiou... Et les départs en vacances de 3 comparses sur 5, fin de cette semaine, ne vont pas arranger les choses pour les lundis suivants...

    Par contre, pour compenser, en ce 21 juillet 2009, et pour fêter cela en joyeuse compagnie, je rentre d'un petit déjeuner-pétanque qui s'est déroulé au Provençal, à Nil Saint Vincent, où Chouchou et Robert oeuvreront encore 10 jours avant de prendre une pension bien méritée.

    Champagne Martel Cuvée Victoire 1996 en magnum, pour commencer : un Champagne étrangement toujours sec et jeune, avec une belle acidité, mais manquant un peu d'ampleur.

    En attaquant le superbe déjeuner, un Beaune 1er Cru "Les Bressandes"2005 de Rapet Père & Fils, à la bouche beurrée et citronnée, très bien construit et fait pour durer, suivi d'un Château Génot-Boulanger, Meursault "Les Meix Chavaux" 2007, dans la lignée du premier, mais en plus gentil.

    On passa aux rouges, avec un premier vin, noir, au nez de cassis concentré. En bouche, des fruits noirs et du cassis exubérants et un boisé bien fondu dans la puissance du vin. Certains pensèrent à une Syrah concentrée... Clos du Marquis 2000 en Saint Julien. Rien à voir avec le Léoville-Las-Cases 2000, plus boisé et au fruité moins exubérant. Très belle bouteille.

    Le second vin rouge présenta un nez terriblement cabernet, fruité et technique. La bouche, puissante sur des mûres et des notes de cacao, au boisé fondu sur des tannins jeunes encore présents, avec de la finesse, de la rondeur et une fort belle longueur : Château Lafite Rothschild 1996 en Pauillac.

    Le dernier vin rouge, à la robe plus claire, rubis, et au nez de pinot, nous offrit une bouche sur des fruits légers (fraises, framboises), puis sur un fruit noir. L'acidité et les tannins sont encore fort marqués, avec de l'astringence en finale, car le vin est jeune : Echezeaux Grand Cru 2006 du Domaine Nudant.

    On acheva ce bel après-midi sur un vin à la robe ambrée, au nez d'abricots, et à la bouche puissante et exubérante, toujours sur l'abricot, et sur une fort belle longueur interminable : Château Yquem Lur-Saluces 1983 en Sauternes. Un régal ! J'ignore pourquoi, mais moi, j'aime bien les 21 juillet !

  • Le poème de la Bouillabaisse...

    Donc, avant le poème, il faut qu'on fasse 

    Un coulis sérieux, en guise de préface.

    Et quel coulis. Il faut que le menu fretin

    De cent petits poissons, recueillis le matin,

    Distille avec lenteur sur un feu sans fumée,

    Le liquide trésor d'une sauce embaumée;

    Là vient se fondre encore, avec discernement,

    Tout ce qui doit servir à l'assaisonnement;

    Le bouquet de fenouil, le laurier qui pétille,

    La poudre de safran, le poivre de Manille,

    Le sel, ami de l'homme, et l'onctueux oursin,

    Que notre tiède Arenc nourrit dans son bassin.

    Quand l'écume frémit sur ce coulis immense, 

    Et qu'il est cuit à point, le poème commence :

    A ce plat phocéen, accompli sans défaut, 

    Indispensablement, même avant tout, il faut

    La rascasse, poisson certes, des plus vulgaires;

    Isolé sur un gril on ne l'estime guère;

    Mais dans la Bouille-abaisse, aussitôt il répand

    De merveilleux parfums dont le succès dépend.

    La rascasse nourrie aux crevasses des Syrtes,

    Dans les golfes couverts de lauriers et de myrtes,

    Ou devant un rocher garni de fleurs de thym,

    Apporte leurs parfums aux tables du festin.

    Puis les poissons nourris assez loin de la rade

    Dans le creux des récifs : le beau rouget, l'orade,

    Le Pageot délicat, le saint-pierre odorant,

    Gibier de mer suivi par le loup dévorant,

    Enfin la galinette, avec ses yeux de bogues;

    Et d'autres oubliés par les ichtyologues,

    Fins poissons que Neptune, aux feux d'un ciel ardent,

    Choisit à la fourchette, et jamais au trident,

    Frivoles voyageurs, juges illégitimes,

    Fuyez la bouille-abaisse à soixante centimes,

    Allez au Château-Vert, commandez un repas,

    Dites : " Je veux du bon et ne marchande pas,

    Envoyez le plongeur sous ces roches marines,

    Dont le divin parfum réjouit mes narines :

    Servez-vous de thys grec, du parangre romain,

    Sans me dire le prix, nous compterons demain".

    Joseph Méry (1798-1866)

    Premier petit poème odorant sur ce blog, en hommage à celle confectionnée là-bas, dans le sud, il y a quelques jours. Son fumet est encore dans toutes les mémoires...

    Et, il est amusant de constater que la recette n'a pas bougé, depuis des siècles ! Les mêmes espèces de poissons la composent, selon le même ordre et le même timing. Le goût, doit lui aussi être resté pareil. C'est fantastique !

    Et c'est la raison pour laquelle nous devons tout faire pour léguer cette richesse qu'est la biodiversité aux générations futures, afin qu'ils puissent, eux aussi, goûter la différence entre une vive, une rascasse et un rouget grondin, et le transmettre, à leur tour, aux générations futures. Plutôt que de se nourrir de surimis, de King fish et de fishsticks sans goût, bourrés d'additifs et de conservants nocifs, issus des multinationales agro-alimentaires.

  • Dégustation du lundi (82)

    Me voilà revenu du Sud pour cette petite dégustation improvisée au Clos, après avoir traité le vignoble contre une attaque de mildiou. Première bouteille, à la forme peu commune, à la robe jaune pâle et au nez frais. En bouche, du gras, mais un manque de chair et de tension en milieu de bouche : Château de Fontcreuse 2008 en Cassis. Seconde bouteille : robe trouble et ambrée, nez de vieux vin et de cidre et bouche oxydée pas fort plaisante pour 2 d'entre-nous et adorée par le 3ème luron... Skelvelday 2006 Sancerre de Sébastien Riffault. Troisième flacon, à la robe jaune paille, au nez beurré et citronné et à la bouche grasse, sur des agrumes, typique du Chardonnay, mais avec un manque de complexité : Château Vitallis 2003 en Pouilly-Fuissé Vieilles Vignes de Denis Dutron. Quatrième flacon : robe orangée et nez d'abricots et de pomelo. La bouche, très Gewurztraminer, classique, sur de la pêche confite, des abricots et des épices (curry) : Hardt Gewurztraminer 1999 Alsace de Pierre et Jean-Pierre Rietsch. Cinquième flacon, en rouge, au nez mûr et travaillé de tarte aux cerises qui sort du four, puis d'épices et de poivre. La bouche, sanguine, mais sans le gras d'un vin espagnol, nous dirige vers l'Italie : élevage prolongé, fraîcheur et belles notes boisées fondues. Sito Moresco 2006, Langhe de Gaja, à Barbaresco dans le Piémont. Belle bouteille. En sixième position, un vin à la robe pourpre et au nez d'oeuf pourri, de bouquetin et d'étable. En bouche, malgré le beau fruit, mais aussi le boisé et la sécheresse, un vin à cracher qui s'estompe assez vite sur un cabernet franc, avec ses défauts et sa typicité : Amatéus, Bobi 2006 en Saumur Champigny de Sébastien Bobinet. Inutile d'indiquer vin naturel sur le bouchon : cela se sent et se goûte ! Heureusement, ils ne sont pas tous comme cela... Septième et dernière bouteille à la robe noire et au nez fumé et boisé. La bouche, identique au nez, sur des fruits surets effacés, comme vieilli artificiellement : Grand Vin du Château de Pommard 2005 de la Famille Giraud et vinifié par Philippe Charlopin. La suite lundi prochain, à 5.