• La disparition des abeilles...

    "Le Titanic apicole-la terreur pesticides" , film documentaire de 2h15, réalisé par Dominique Guillet et Ananda Guillet, est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles?

    C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Ainsi que le demandait Roger Heim, Président de l’Académie Nationale des Sciences, en 1965, dans son introduction au “Printemps Silencieux” de Rachel Carson: «Quand mettra-t-on les empoisonneurs publics en prison?»

    Dans ce premier tome du Titanic Apicole, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. La partie adverse est représentée par Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, le lobby des pesticides, et Jean-Paul Faucon, chef d’unité au laboratoire de pathologies des abeilles de l’Afssa de Sophia-Antipolis.

    Dans ce film-documentaire, nous exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter les lanceurs d’alertes…

    Ce premier DVD de la trilogie “Titanic Apicole” se termine sur un appel, du journaliste Fabrice Nicolino, à la révolte, un appel à se révolter tout de suite, maintenant, contre les industriels pesticideurs, un appel à les poursuivre devant les tribunaux, un appel à dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par l’industrie des pesticides. 

    Et nous, que pouvons-nous faire, à notre niveau ? Je commence à me demander sérieusement si nous ne devrions pas tous voter pour une Europe Ecolo...? Ce serait le moyen le plus rapide pour que la Commission européenne réglemente immédiatement l'usage de tous ces produits et les interdise. En espérant que les écolos ne soient , à leur tour, corrompus par les lobbies des multinationales agro-chimiques... Ce qui serait un comble ! Terriens, il est temps d'agir ! Les élections approchent et vous avez le pouvoir de changer les choses. Alors, changeons-les !

  • Dégustation du lundi (77)

    Dégustation à 3 ce lundi soir de canicule, sur le thème des Bandols. La première bouteille, en magnum, présenta son nez floral, suivi d'un nez intensif de fruits (cerises, petit notes d'olives noires, puis pruneau et figues), avant de terminer sur des notes plus animales et lardées : magnifique nez ! En bouche, de la souplesse, sur du fruit, avec une petite amertume de bon aloi, et une finale fort agréable, sans aucune lourdeur : Moulin des Costes 2003, Bandol, du Domaine Bunan. Tellement bon, que l'on vida le magnum au cours de la soirée... Le second vin, sur une robe plus évoluée, avait un nez de pin parasol, un côté laiteux et des tannins plus pointus. La bouche, plus dense, plus chaude s'avéra plus en retenue. Sans doute en raison d'un élevage plus long et d'un boisé encore bien présent, dont le côté barriqué prend le dessus. Il manque une dimension fruitée et intense en finale, il manque de l'ampleur et du charme : Château Vannières 2002, toujours en Bandol. La troisième bouteille, un blanc, sera dégustée prochainement. Lundi prochain, le Clos s'exile, en famille, à la campagne, pour une dégustation gargantuesque sans thème précis. J'amènerai, pour ma part, un liquoreux de derrière les fagots, qui ne devrait laisser personne indifférent... A suivre...

  • Jacques Attali et mon figuier...

    Pendant que Jacques Attali raconte que le scénario du pire est le plus vraisemblable, et qu'il faut arrêter de nous cacher la vérité, je rentrais chez moi avec un Figuier pour orner ma terrasse. Tout en l'écoutant raconter que le déficit budgétaire américain est passé de 350% du PIB en janvier 2008 à 500% aujourd'hui, soit 54 trillions de dollars (1 trillion = 1.000 milliards)..., j'ai empoté mon figuier de 2 mètres dans le grand pot qui l'attendait. Jacques continuait avec les encours bancaires mondiaux qui s'élèvent à 84 trillions, alors que les fonds propres des banques ne sont que de 4 petits et malheureux trillions... alors que je remplissais mon énorme pot de 3 sacs de terreau Bio et de graviers. Le système bancaire mondial est en faillite, et les premiers états vont l'être également (Grande-Bretagne, Californie, etc...), poursuivait-il, pendant que j'arrosais copieusement ma nouvelle plantation. Il n'y a plus d'argent : le Golfe n'existe plus tant le prix du baril est bas, et la Chine n'a que 2 trillions de réserves, soit très peu de choses par rapport aux chiffres cités plus haut. Bref, pendant que je déposai de l'engrais au pied de mon bel arbre, il terminait en prédisant une dépression majeure, suivie d'une hyper-inflation majeure elle aussi, et pour des années... Que du bonheur ! Vivement que mon Figuier pousse, que je puisse me mettre à l'ombre de toutes les catastrophes qui vont nous tomber dessus... Si vous voulez déprimer, écoutez son discours sur le lien dans la colonne à droite...

  • Irradiation des aliments...

    L’irradiation des aliments (officiellement appelée « ionisation ») est un procédé utilisé pour décontaminer les denrées, ralentir le mûrissement, inhiber la germination et conférer une meilleure conservation (parfois seulement en apparence). Il consiste à soumettre les produits à un rayonnement gamma de très haute énergie (directement issu de Cobalt 60, ou plus rarement de Césium 137) ou à un faisceau d’électrons de très haute énergie. Il s’agit d’une technologie nucléaire mise en oeuvre dans des installations spécifiques.

    Souvent présentée comme moins nocive que d’autres modes de conservation industriels, cette technologie permet surtout de contourner - au moins en partie - l’usage de produits chimiques (dont la toxicité est maintenant largement avérée et peu populaire) ; elle est plus souple d’utilisation que la surgélation (contraignante par le maintien de la chaîne du froid) et peut être appliquée à quasiment tous types de produits, y compris les produits frais, à l’inverse des traitements par la chaleur.

    Elle permet ainsi un traitement de long terme de très nombreux produits, des déplacements sur longue distance et des stockages de longue durée. Ces avantages, ainsi que son efficacité multi-usages, en font une technologie particulièrement appropriée pour l’économie « moderne » mondialisée et pour le développement des échanges internationaux.

    Si l’irradiation ne rend pas les produits alimentaires radioactifs, elle provoque une perte de vitamines et présente des risques de cancérogénèse et de mutagénèse dus à la prolifération de radicaux libres et de molécules nouvelles au sein de l’aliment irradié. Par ailleurs, l’irradiation peut être utilisée comme substitut à de bonnes méthodes sanitaires de production Ou encore, l’équilibre microbiologique de l’aliment irradié étant fragilisé, des agents pathogènes peuvent se développer plus rapidement et proliférer puisque leur « concurrents » ont été éliminés.

    Sur le plan environnemental, on peut citer les risques liés au fonctionnement des installations (nucléaires) et au transport de matières nucléaires, et les dommages liés aux modes de production et de distribution industriels : pollutions et production de gaz à effet de serre (y compris par la multiplication des transports longs liés à la délocalisation des productions), atteinte à la biodiversité par la spécialisation des productions, destruction de milieux naturels.

    Enfin, ce mode d’organisation de la production et des échanges agroalimentaires implique des risques socio-économiques. La délocalisation des productions vers des pays à bas coûts sont une menace pour l’emploi et l’économie locale. La spécialisation des productions dans l’agriculture conduit à l’extension de monocultures et de la culture intensive, qui, au-delà des conséquences environnementales qu’elles induisent, compromettent encore davantage la souveraineté alimentaire des peuples de la planète. La concentration des entreprises renforce les multinationales, dont le pouvoir économique, financier et politique constitue une menace réelle pour la démocratie.

    En France, ces aliments sont concernés : oignon, ail, échalote, légumes et fruits secs, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, farine de riz, gomme arabique, volaille, cuisses de grenouilles congelées, sang séché et plasma, crevettes, ovalbumine, caséine et caséinates (additifs alimentaires). En Afrique du Sud, au Brésil et au Ghana, pratiquement tous les aliments peuvent être irradiés ; en Chine, en Croatie, en Russie, en Turquie, en Ukraine, aux USA, une grande variété d’aliments, dont certaines viandes, peut être irradiée ; à Cuba, en Inde, au Mexique, de nombreuses viandes peuvent être irradiées.

    Il n’est possible de connaître ni la quantité exacte de denrées alimentaires irradiées dans l’Union européenne, ni le volume des aliments irradiés effectivement commercialisés au sein de l’Union, a fortiori en France. Les consommateurs soucieux de leur santé et des conséquences de leur consommation, mal informés, devront privilégier les fruits et légumes de saison, les produits locaux de l’agriculture paysanne, notamment biologique, les achats directs au producteur, à la ferme, sur le marché, dans des AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne, http://alliancepec.free.fr:) : pour les productions de taille modeste, distribuées localement, l’irradiation n’a pas lieu d’être et ne se justifierait pas économiquement.

  • Consommer local...

    Veiller à ce que nous mettons dans notre assiette fait partie des multiples petits actes citoyens que nous pouvons poser pour diminuer notre empreinte écologique. Le transport de marchandises par voie aérienne était de 2 milliards de tonnes/kilomètres transportées en 1960. En 2006, ce chiffre est passé à 150 milliards. Et la part des émissions de CO2 due aux transports aériens s'accroît chaque année.

    Un supermarché scande "Vivez comme vous voulez", un autre clame "Et tout devient possible". Nous en sommes intimement convaincus. Et si nous, consommateurs, n'achetons plus de cerises d'Argentine, de fraises d'Israël ou de myrtilles du Chili en hiver, ils n'en proposeront plus. Ensemble, nous pouvons forcer le changement. Et tout cela sans réellement perdre de notre confortable qualité de vie.

    Mais pour que le consommateur s'y retrouve, il faut l'aider à faire son choix en connaissance de cause. Le collectif "Avion Rouge" en appelle donc au politique pour qu'il légifère en la matière et impose aux distributeurs l'application de logos (un avion rouge et un bateau bleu, par exemple) indiquant systématiquement et clairement le mode de transport utilisé pour le transport intercontinental de ces marchandises.

    Ne consommer que des aliments produits localement : voilà la solution pour réduire les émissions de CO2. Les autres avantages sont nombreux : vous connaîtrez le producteur et la façon dont il travaille (culture Bio, élevage traditionnel, ...), vous consommerez des produits de saison et bien plus frais, vous éviterez les traitements chimiques auxquels sont soumis les aliments qui voyagent, afin de leur assurer une meilleure conservation. Tout bénéfice pour notre santé ! Et nous ferons vivre ces éleveurs et agriculteurs locaux en les rémunérant au juste prix.

     

  • Vivons simplement...

    La simplicité volontaire est un mouvement qui existe depuis des millénaires, même si le terme est très récent. Il y a 2500 ans, Socrate vivait une existence très simple et il croyait que celui qui possédait peu était plus près des dieux et de l'univers.

    L'idée est de chercher la simplification pour améliorer sa qualité de vie. Cette philosophie de vie est née de la constatation que la consommation n'apporte pas le bonheur, mais que seule la spiritualité apporte le bonheur véritable, que nul ne peut nous ôter. Dans la société de consommation, on consacre son temps à gagner toujours plus d'argent pour satisfaire des besoins matériels. Le principe de la simplicité volontaire est de moins consommer, donc d'avoir moins besoin d'argent et moins besoin de travailler. En vivant en dessous de ses moyens, on gagne alors du temps pour ce qui est important pour soi.

    La simplicité volontaire n'est pas la pauvreté ni le sacrifice. C'est un choix de vie délibéré.

    La simplicité volontaire, dans le sens où elle limite la consommation de biens matériels, contribue à ralentir la destruction des ressources naturelles. De la même façon, le refus du gaspillage permet d'économiser l'eau, l'électricité et toutes les formes d'énergie.

    La simplification commence par remettre en cause les habitudes prises parfois sous l'influence de la publicité et de la télévision. Mais a-t-on vraiment besoin de 20 détergents différents (un pour chaque type de surface)? A-t-on besoin de 10 crèmes de beauté différentes (une pour chaque partie du corps)? A-t-on besoin du dernier lecteur DVD sorti sur le marché? La simplicité volontaire est une démarche propre à chacun qui commence par la définition de ses vrais besoins et envies.

    C'est aussi alléger sa vie de tout ce qui l'encombre et privilégier l'Être plutôt que l'Avoir. La simplicité volontaire valorise les relations humaines et la solidarité : l'entraide permet en effet de résoudre bien des problèmes. On peut citer l'exemple des systèmes d'échanges locaux (SEL) basés sur le troc.

    Pratiquer le désencombrement. Par exemple, ne garder que les papiers vraiment importants et les livres que vous adorez. Vous avez alors besoin de moins de meubles de rangement, de moins d'espace, et donc de moins de produits d'entretien.

    Le service public est utile quand on veut se simplifier la vie. Le recours aux transports collectifs, aux piscines ou bibliothèques publiques évite des achats (par exemple l'achat d'une voiture).

    La simplicité volontaire implique souvent de chercher l'autosuffisance, c'est-à-dire faire soi-même au lieu d'acheter, par exemple en jardinantcuisinantcousant, de même qu'en construisant ou retapant sa maison.

    L'idée est aussi de privilégier la valeur d'usage : avoir pour avoir n'a aucun intérêt. N'ayez que des choses que vous utilisez vraiment. Un livre que vous n'avez pas relu depuis dix ans, c'est un livre qui aurait plutôt sa place dans une bibliothèque. Un vêtement que vous n'avez pas porté depuis un an pourrait être déposé dans une association. Vous allez rapidement vous rendre compte qu'en fait vous n'avez pas besoin de grand-chose!

  • Dégustation du lundi (76)

    Ce soir, dégustation au Clos, attaqué par le Mildiou, sur le thème des Crus Bourgeois, avec une première bouteille à la robe rubis, et au nez boisé, avec un côté très chaud et, en même temps, un côté pas mûr... La bouche, sur un beau fruit et une longueur moyenne et chaude, présente un peu de verdeur et d'astringence : Château Poujeaux 2003, Moulis-en-Médoc, Grand Cru Bourgeois Exceptionnel. Second flacon, à la robe plus jeune, mais avec des notes d'évolution. Le nez, discret, offre des notes de vieux boisé (sous-bois, terreau, humus). La bouche, métallique, présente un vin assez dissocié, désarticulé, dilué et sec, sur un fruit un peu caché. On proposa un 2003; puis un 2000 pour ce Château La Fleur Milon 1990, Pauillac, Cru Bourgeois. Le troisième vin, à la robe grenat, et au nez de fruits qui tiennent bien et longtemps, offrit une bouche de fruits noirs, mais un peu molle et chaude. Château d'Arche 2001 Haut-Médoc, en Cru Bourgeois Supérieur, de Mähler-Besse, propriétaire de Château Palmer, Margaux. La quatrième bouteille, sur une robe rubis présentant un pourtour tuilé, avec un très beau nez fruité,  boisé, fumé et complexe fît l'unanimité. La bouche, équilibrée, sur du poivron, fondue et d'une belle intensité, offrait un fluidité de l'ancienne école (c'est-à-dire avant que Bordeaux ne vinifie ses vins comme il le fait aujourd'hui : vendanges tardives, petits rendements et bois neuf...). Très beau, ce Château Meyney 1982 en Saint Estèphe, de la maison Cordier. Pour terminer, une bouteille hors thème, à la robe rubis et au nez de cabernet franc et de poivrons, mais aussi très légèrement bouchonnée. Heureusement, pas de bouchon en bouche, une belle puissance sans lourdeur, mais un manque de finesse pour ce Grand Vin de Léoville du Marquis de Las Cases, 1993 en Saint Julien. Lundi prochain : les Bandols, avec en vedette, le Mourvèdre, ce cépage si difficile mais tellement bon quand il est à maturité...

  • Festival de gastronomie...

    Petite visite, ce week-end, à Culinaria, le Festival de la gastronomie organisé dans le Parc du Cinquantenaire à Bruxelles. Les Chefs de quelques grands restaurants du pays étaient présents, en personne, pour faire découvrir leur talents : Hof van Cleve, l'Air du Temps, Chez Bru, Comme chez soi, Pastorale, Sea Grill, le Chalet de la Forêt, Couvert-Couvert, Senza Nome et quelques autres... Les Asperges de Malines, crabe tourteau et tamarin (Couvert-Couvert) accompagnées d'un Chablis 1er Cru Fourchaume de Louis Moreau furent décevantes. Les Noix de Saint-Jacques, laquage de sésame et gingembre, espuma de petits pois, émulsion citronelle-wasabi (Sea Grill) agrémentées d'un Sherry fino, Tio Pepe étaient parfaites. Garlic-chicken : cube de volaille, escargots Petit-Gris de Namur, bouillon condimenté (L'Air du Temps), servi avec un Cigalus blanc de Gérard Bertrand faisait penser à un potage thaillandais aux dix parfums, sans plus. Quant au gâteau au fromage blanc de Bruxelles, accompagné de sa rhubarbe et chocolat blanc Callebaut (De Koopvaardij) n'était vraiment pas bon et trop sec. Rien à voir avec la finesse du dessert proposé par l'Hostellerie Saint Nicolas : Mayonnaise moelleuse de chocolat blanc, macaron framboises avec coulis de basilic et espuma de fromage blanc et miel. Un véritable délice, et un accord parfait avec le Château Coutet, Sauternes ! Bonne cote également au Chalet de la Forêt pour sa brochette d'anguilles caramélisées, mousseline de chou de printemps au genièvre et citron, fleurs de pommier, accompagnée d'un verre de Riesling, Koenig. Note mitigée pour Hof van Cleve, avec ses Joues de porc braisées aux petits pois, estragon et citron vert, servies avec un Saint Séran, Domaine des Valanges. Pas terrible du tout... Bref, malgré la belle brochette de Chefs étoilés, rien de vraiment transcendantal... D'autant plus que vous devez vous balader dans la boue pour passer d'un stand à l'autre, puis, espérer trouver une table libre, pas trop loin, pour que tout reste chaud... Cela faisait plus penser à un camp scout qu'à une rencontre gastronomique...

  • L'appropriation du vivant...

    La brevetisation croissante des semences et des espèces de plantes et races d’animaux de rapport conventionnelles représente une dépossession considérable des fermiers et éleveurs :

    les agriculteurs ne peuvent plus conserver les semences de leurs récoltes et les éleveurs ne peuvent plus travailler que de manière très limitée avec les semences brevetées. Les détenteurs de brevets contrôlent la vente des semences et leur culture, peuvent décider de l’utilisation de produits insecticides et même encaisser des bénéfices sur certaines récoltes – jusqu’aux aliments transformés.

    Notre sécurité alimentaire repose de plus en plus entre les mains de quelques groupes transnationaux actifs dans les secteurs de la chimie et des biotechnologies.

    Au cours des dernières années, l’Office Européen des Brevets (OEB) n’a cessé d’accroître la brevetabilité et de contourner les interdits existants, et ce, dans l’intérêt des multinationales. Il existe ainsi une interdiction portant sur la brevetisation des espèces de plantes et races animales – malgré tout, plusieurs centaines de brevets ont été déjà été délivrés pour des espèces génétiquement modifiées. Ces brevets reposent sur une directive européenne relative aux brevets extrêmement controversée, ainsi que sur la décision de la Grande Chambre de Recours de l’Office ayant décidé, en 1999, que ce type de brevets seraient délivrés par principe.

    La Grande Chambre de Recours de l’OEB souhaite prendre une décision de principe sur les limites de la brevetabilité en se basant sur le cas d’un brevet sur le brocoli (EP 1069819). Les gènes naturels du brocoli ont simplement fait l’objet d’examens basés sur un diagnostic génétique (MAB – sélection assistée par marqueur). Aucun gène n’a été modifié. Selon ce brevet, toutes les plantes de brocoli ayant des gènes similaires doivent être considérées comme des « inventions techniques ». Leur utilisation pour l’élevage, ainsi que les plantes elles-mêmes doivent donc faire l’objet d’un monopole. L’interdiction de brevetisation pour des « procédés essentiellement biologiques dans le cadre de l’élevage de plantes et d’animaux » devrait donc être levée. L’OEB a même déjà délivré de tels brevets : un brevet pour des salades résistant aux pathogènes a d’ailleurs été délivré pour la société Enza Zaden Beheer (EP 1179089) .

    Si la Grande Chambre de Recours devait accepter ce brevet, cette décision (Dossier T0083/05) concernerait également toutes les demandes de brevet en cours, ainsi que toutes les demandes concernant des animaux de rapport et leur descendance.

    Nous souhaitons que l’agriculture, la culture et l’élevage restent indépendants et libres et que les aliments soient garantis pour les générations à venir. Nous, membres signataires des associations d’agriculteurs, éleveurs et membres d’organisations actives dans le secteur de l’environnement et du Tiers-Monde, ainsi que d’autres associations du monde entier, nous engageons pour qu’aucun brevet ne soit délivré sur la vie ; nous exigeons tout particulièrement des politiques et responsables de l’Office des Brevets qu'aucun brevet ne soit délivré pour des plantes et animaux élevés de manière conventionnelle ou pour des secteurs du patrimoine génétique employés dans des méthodes d’élevage conventionnelles. Nous exigeons des responsables de l’industrie des semences qu’aucune demande ne soit introduite pour des brevets de ce type.

    www.no-patents-on-seeds.org


  • Greenwashing...

    Depuis la flambée des cours du pétrole l’an dernier et la crise d'aujourd'hui, le phénomène du greenwashing a pris une ampleur jusqu’alors inégalée : de grandes entreprises multinationales dépensent des fortunes en publicités pleines de chlorophylle pour nous convaincre qu’acheter leurs produits, c’est presque faire un don au conservatoire du littoral. Bien entendu, au-delà de ses pubs à verts pâturages, la multinationale ne change rien à ses pratiques.

    La catastrophe écologique vers laquelle nous nous dirigeons est la conséquence directe du productivisme et de la recherche du profit à court terme, caractéristiques du capitalisme dérégulé. Tout programme qui n’envisage pas une rupture avec ce jeu des égoïsmes, notamment par une planification écologique, n’est donc que saupoudrage de bon sentiments. Du greenwashing.

  • C'était tellement beau...

    Le nombre d'oiseaux "en danger critique d'extinction", le plus haut degré de menace, ne cesse de progresser dans le monde, atteignant désormais 192 espèces, selon la dernière liste rouge de l'Union mondiale pour la nature (UICN) publiée jeudi.

    D'après l'UICN, 1.227 espèces sont globalement menacées d'extinction, soit 12% de la totalité des oiseaux dans le monde.

    "Il est extrêmement inquiétant de voir que le nombre d'oiseaux en danger critique d'extinction, la catégorie la plus élevée, ne cesse d'augmenter, en dépit des initiatives de conservation dans le monde", a commenté le responsable de la Commission sur la survie des espèces de l'UICN, Simon Stuart.

    Deux nouvelles espèces se sont ajoutées cette année à cette liste: l'Erione à gorge bleue (Eriocnemis isabellae) et l'Alouette d'Érard German (Heteromirafra sidamoensis). Le premier, un oiseau très coloré récemment découvert en Colombie, est victime de la déforestation dans le sud-ouest du pays causée par les cultures du cacao. Le deuxième est également menacé par les changements de son environnement dans les plaines d'Ethiopie.

    L'UICN s'inquiète particulièrement du fait que 24 espèces sont encore plus menacées aujourd'hui qu'il y a un an malgré des plans d'action mis en place de part le monde pour lutter contre cette tendance.

    L'autre élément de préoccupation de l'UICN est la raréfaction des espèces dites communes. "Non seulement les oiseaux rares deviennent plus rares mais encore les oiseaux communs sont moins nombreux", explique-t-elle.

    Le Martinet ramoneur a vu ainsi sa population baisser de 30% ces dix dernières années, indique l'organisation.

    L'UICN dispose du plus vaste réseau se consacrant à la protection de la nature au monde avec plus de 1.000 organisations membres dans 140 pays.

    L'article précédent explique, en partie, ce problème de disparition et de raréfaction de ces espèces. Et celui des abeilles. Et bien d'autres encore...

    Dans quelques années, quand il n'y en aura plus du tout sauf dans les Zoo, on se rappellera le chant du moineau, celui du merle et des mésanges, et on dira "Comme c'était beau...".

  • Furadane : bientôt plus dans nos assiettes...

    Tueur d’oiseaux et reconnu dangereux pour l’homme, on espérait ne plus entendre parler du carbofurane. Mais cette substance active utilisée comme insecticide et commercialisée sous le nom de Furadane, interdite en Europe depuis 2007, est toujours utilisée dans un certain nombre de pays, dont les Etats-Unis. Cela dit, peut être pas pour longtemps… 

    Déjà, en 1994, les USA bannissaient son utilisation sous forme de granules et, depuis lundi 11 mai, le carbofurane est dans le collimateur de l’EPA (U.S. Environmental Protection Agency) pour une interdiction complète. L’EPA entend bien réduire sa limite résiduelle à zéro dans toutes denrées alimentaires. 
    Encore utilisé aux Etats-Unis sous sa forme liquide dans le traitement des cultures de pommes de terre, de blé ou de soja, le carbofurane est suffisamment mobile et persistant pour être entraîné par lessivage dans les sols et les eaux souterraines. Contaminant l’eau, mais aussi les aliments, toxique par inhalation pour ses utilisateurs, ce composé de la famille des carbamates est un neurotoxique qui peut se signaler par des symptômes allant de soubresauts musculaires, tremblements, diarrhée et vomissements jusqu’à de graves œdèmes pulmonaires en cas d’exposition aiguë. Aux cotés des risques pour l’homme, ses effets sont surtout dévastateurs chez les oiseaux. Dans les années quatre-vingt, l’EPA estimait que le carbofurane était responsable de la mort par empoisonnement de près d’un million d’oiseaux chaque année. Cette hécatombe très largement médiatisée par les protecteurs de l’avifaune, touchant des espèces aussi emblématiques que l’aigle royal, la buse à queue rousse et de nombreux oiseaux migrateurs, conduisit aux restrictions de 1994, mais ne parvient qu’aujourd’hui à motiver une interdiction complète aux USA. 

    Les mesures pour proscrire toute présence de carbofurane dans l’alimentation des Américains pourraient bien avoir des implications au niveau international. Elles s’appliquent en effet également aux produits d’importation, comme le riz, le café ou le sucre de canne. Or, de nombreux pays en voie de développement utilisent encore cet insecticide de façon totalement incontrôlée, notamment le Kenya, pays d’où la BBC reportait encore l’année dernière un empoisonnement massif des grands mammifères via cette substance. La restriction d’accès au marché américain est peut-être, à défaut de strictes réglementations internationales, une voie vers un changement plus global. 

    Deux conclusions :

    1.Le Furadane étant bientôt totalement interdit, les groupes semenciers lanceront un nouveau pesticide aussi toxique que celui-là, mais avec une toute autre composition. Et dans 20 ans, quand on s'en apercevra, ils recommenceront...

    2.Ceux qui mangent Bio n'ont aucun souci à se faire, puisque l'usage des pesticides est interdit. Aujourd'hui, comme demain. C'est le seul choix possible de ne pas s'empoisonner...

  • Consommer durable...

    Au menu, tout ce que vous aimeriez savoir sur les mystères que recèle votre assiette et des astuces pratiques pour vous aider dans vos courses. Respecter l'environnement en adoptant des gestes simples, c'est en effet possible! L'Observatoire Bruxellois de la Consommation Durable compte bien vous le démontrer lors de 3 rencontres, les 9, 16 et 23 juin, à 20h00. Inscrivez-vous vite, c'est gratuit!

    9 juin 2009 - S'alimenter sans manger la planète

    Nos choix alimentaires posent de nombreuses questions: impacts sur la santé, sur le budget des ménages, conséquences pour l'environnement, relations avec les pays du Sud... 
    L'alimentation durable vise à répondre aux besoins de tous, de manière équitable et dans le respect de l'environnement, au Nord comme au Sud. A Bruxelles, le Réseau bruxellois pour l'Alimentation Durable veut relayer auprès du public les propositions et les gestes d'une alimentation plus soucieuse d'environnement, de santé et de justice sociale.

    16 juin 2009 - Le consommateur "écologique"

    Qu'est-ce que la consommation écologique? Quels choix et pratiques recouvre-t-elle? Quelles sont les motivations des consommateurs quand ils choisissent un produit? Comment intégrer le critère environnemental dans ce choix? Un produit respectueux de l'environnement est-il plus cher qu'un autre? Les labels sont-ils fiables? Fait-on des économies lorsqu'on choisit des produits moins emballés?
    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les emplettes respectueuses de l'environnement!

    23 juin 2009 - Jeter c'est gaspiller!

    Personne n'aime gaspiller la nourriture et pourtant chaque année nous jetons à la poubelle en moyenne 15 kg d'aliments qui auraient pu être consommés, soit environ 170 Euros par ménage!
    Certains jettent et d'autres n'ont pas assez: à nos portes, 200.000 personnes ne mangent pas à leur faim. Pourquoi jetons-nous des aliments à la poubelle? Quelles sont les impacts économiques et écologiques de ce gaspillage? Comment réduire ce gaspillage? Avec quels acteurs collaborer?
    Les trucs et les astuces...à partager.

    Heure: 20h
    Lieu: Gite d'étape-Auberge de Jeunesse J. Brel 
    30 Rue Sablonnière, 1000 Bruxelles
    Inscription: 
    catella.willi(at)crioc.be

  • Dégustation du lundi (75)

    Et voilà que reprennent nos dégustations du lundi, à 5, avec pour thème ce soir : le Jura. Le premier vin, à la robe jaune pâle, offre un nez frais de zestes de pamplemousse. En bouche, un vin sec, minéral, limpide, tendu avec une bonne acidité et une belle longueur, typée Chardonnay. Arbois Chardonnay 2007 vinifié par Stéphane Tissot. Le second vin présente la même robe, sur un nez plus épais, plus mature, plus chaud et légèrement oxydatif, avec un côté crayeux. La bouche, proche du premier, sur du Chardonnay également, est plus acide et plus mordante. "En Barberon" 2006, Côtes de Jura, de Stéphane Tissot. Troisième flacon, même robe jaune pâle, et un nez frais sur des notes plus sucrées d'abricot et d'oranges. La bouche, moins nette et limpide, visqueuse, présente une finale plus classique et moins agréable. Il manque la nervosité et la complexité des 2 vins précédents : Arbois Traminer 2007 de Stéphane Tissot, toujours lui ! Un vin plus mou dans lequel on ne reconnaît pas le vigneron des 2 premières bouteilles...  Le quatrième vin, à la robe jaune un peu plus soutenu, présente un nez oxydatif, de chèvre frais et de poires blanches non sucrées. La bouche correspond au nez, avec de la puissance et du gras, et une interminable longueur, toute en vivacité. Arbois Pupillin 1998 de Pierre Overnoy en 50cl. Cinquième et dernier vin de la dégustation de ce soir, à la robe orangée, sur un superbe nez oxydatif empaillé. En bouche, de la paille, du sucre, et un côté Château Chalon avec toute sa complexité. Et un magnifique retour, en fin de bouche, de vin jaune du Jura. Vin de paille 2004, Côtes du Jura, de Julien Labet, en 50cl. Jacques Perrin écrivait de cette bouteille que "cet assemblage de Savagnin (20%), de Chardonnay (70%) et de Pulsard (10%) est d'un équilibre, d'une profondeur et d'une précision admirables. Bref, il flirte avec l'idéal, c'est tout dire... Un modèle pour tous les vins de paille jurassiens." La suite lundi prochain.

  • La fin des hypers....

     

    Le groupe de distribution Carrefour encoure une amende de 220.000 euros pour une suite d'infractions relevées dans six de ses magasins, indique vendredi 8 mai le journal Le Parisien/Aujourd'hui en France. L'enseigne assure toutefois que la santé et la sécurité de ses clients n'ont à aucun moment été "mises en danger".
    Carrefour a comparu jeudi devant le tribunal de police d'Evry (Essonne) où est installé son siège pour plusieurs 
    dysfonctionnements dans six magasins de la région Ile-de-France, a indiqué le journal. 

    Le Parisien/Aujourd'hui en France a notamment mentionné des problèmes de manque de traçabilité de la viande, de dates limites de consommation dépassées ou de produits surgelés à température ambiante.
    Le journal a indiqué que l'
    inspection du travail et les services de la répression des fraudes auraient relevé plus de 2.500 entorses à la loi.
    Ces infractions pourraient coûter 220.000 euros à Carrefour si le tribunal de police suit les réquisitions du ministère public, selon le quotidien. La décision est attendue le 17 septembre.

    Il est temps d'éviter tous ces hypermarchés et de retourner dans les petits commerces de proximité qui nous offrent qualité et fraîcheur, avec le sourire en plus ! A quoi cela sert-il de faire la file pour se parquer, de faire la file aux caisses, et de rentrer chez soi avec un caddie plein d'achats cueillis ou emballés plusieurs jours avant et maintenus au frais dans des frigos? Sans parler de tous les achats inutiles, des promos que l'on aurait mieux fait d'éviter, et des autres, à la composition douteuse, issus de l'industrie agro-alimentaire...

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Taillefine de Danone (suite)....

    L'entourloupe aura duré presque huit ans. A la fin de l'année, l'eau Taillefine, marque de Danone, sera retirée du marché. Ses péchés : ne pas être conforme à la loi, ne présenter aucun avantage pour la santé, et tromper allègrement la consommatrice à coups de messages minceur plus fantaisistes les uns que les autres.

    En 2001, lors de son lancement, Patrick Buffard, directeur marketing chez Danone, vantait un produit « décomplexé »… Effectivement, l'eau qui fait maigrir, fallait oser. Quitte à négliger la loi. En 2006, une directive européenne n'autorise sur le marché que trois catégories d'eau (de source, minérale, et rendue potable par traitement), dont elle définit des critères précis.

    Une eau minérale naturelle ne peut donc pas être enrichie. Or, le calcium et le magnésium contenus dans sa potion magique, Taillefine les a en partie injectés. Verdict de la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) : « L'eau de Taillefine n'a pas le droit d'être vendue. Nous avons demandé à Danone de mettre fin à ce produit. Il sera retiré du commerce le 31 décembre 2009. »

    Si Danone paie cher cet ajout de minéraux, la facture est aussi salée pour la consommatrice : 0,69 euros en moyenne pour l'eau Taillefine, contre 0,55 pour Evian et Volvic.  Et la marque en avait encore moins (de complexes) quand, avant 2006, elle affichait un très visible « 0,001% de sodium » sur fond rouge. Beaucoup de zéros et une formulation sortie de nulle part : le sodium s'affiche en mg/l, pas en pourcentage. Bizarrement, l'inscription a disparu depuis… pour afficher aujourd'hui un taux de 1,1 mg… pour 100 millilitres. Pas mal.

    Mais voilà la tromperie : sur Taillefine, le sodium se mesure en milligrammes pour 100 ml, alors que les autres bouteilles l'affichent en milligrammes par litre. Après traduction, on trouve 11 mg/l, comme dans la très démocratique Cristaline (0,19 euros). 

    Ces infos relevées sur le site Rue 89, prouvent qu'il faut vous méfier des arguments commerciaux trompeurs, dont nous sommes inondés à longueur de journée,  pour vous faire consommer des produits chers, source des monstrueux profits de ces groupes agro-alimentaires...

    Terriens, il est temps de changer vos habitudes d'hyper-consommation, il est temps de retourner vers plus de simplicité et vers les vraies valeurs...

     

  • Taillefine de Danone....

    Tout est bon dans le cochon. Tellement, que le yaourt Taillefine 0%, marque de Danone, en fait son ingrédient clé, capable d'imiter la texture de la matière grasse.

    Le site Rue 89 précise qu'en 2002, la découverte de la présence de gélatine de porc dans les yaourts, relayée par le Canard enchaîné, avait fait son petit effet. Au point que Patrick Ollier, président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, promettait de faire le nécessaire pour obliger de préciser son origine sur les étiquettes. Puis, rien. M. Ollier, au même poste sept ans plus tard : « La vérité, c'est qu'on n'a pas eu le temps de s'en occuper. »

     

    De son côté, Zaïr Kédadouche, qui se faisait, selon plusieurs articles de l'époque, le porte-parole actif des communautés juive et musulmane, ainsi que des végétariens, semble ne plus vouloir s'exprimer : « Je ne connais pas ce dossier. »

     

    Les instances musulmanes et juives n'en ont pas non plus fait une croisade. Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, est « choqué », mais pas inquiet : « Dans le doute, un bon pratiquant ne consomme pas de gélatine. »

     

    Le consistoire juif de France, lui, compte sur ses fidèles pour suivre à la lettre la cacheroute, le code alimentaire du judaïsme. Pas de Taillefine 0% dans la liste des produits autorisés, pas de gélatine en bouche, donc. Tout va bien.

    Tous les consommateurs peuvent-ils en dire autant ? Savent-ils que certains yaourts contiennent de la gélatine de porc ? Que la gélatine prive le produit de sa nature même de yaourt ?

    Les allégés en matière grasse, ne répondant pas aux critères exigés, ne s'appellent pas « yaourts » mais « spécialités laitières ». Il est donc parfaitement légal de remplacer le gras par de la gélatine. Jean-Claude Gillis, de l'association de la transformation laitière (ATLA), explique : « Le terme de spécialité laitière n'est pas défini. C'est l'industriel qui adapte sa recette. »

    Bon appétit à toutes celles qui regardent les pubs télévisées, se laissent convaincre par ces groupes agro-alimentaires et leurs arguments mensongers, et se gavent de gélatine de porc, à leur insu...

    Un vrai yaourt nature bio : il n'y a plus que cela de vrai, de bon pour la santé, et goûteux.

  • Dégustation du mercredi (24)

    Petite dégustation à 3 (les absents ont toujours tort : j'en sais quelque chose...) consacrée à Châteauneuf-du-Pape. Une première bouteille à la robe assez claire de vieux vin évolué. Au nez, toujours un vieux vin, avec du minéral et du brûlé. Surprise en bouche, avec de l'intensité, du velouté, de la rondeur et de la longueur dans un bon millésime, malgré une évolution certaine. Finesse et fraîcheur sont au rendez-vous de ce Château Rayas Réservé 2001 en Châteauneuf-du- Pape. 100% grenache (Parker 93/100). La seconde bouteille présenta une robe pourpre, un nez fermé et vanillé, beaucoup plus travaillé techniquement. La bouche, encore jeune et marquée sur le réserve, est fruitée et épicée, avec une acidité, un boisé et de l'alcool plus marqués. C'est la bouteille piège de la soirée : Hermitage "La Chapelle" 2001 de Paul Jaboulet Aîné. A 150 km de Châteauneuf-du-Pape, et en Syrah... La dernière bouteille, à la robe foncée et jeune présenta un nez encore assez fermé. La bouche, riche et puissante, très longue, sur des violettes et des olives noires mûres, est laiteuse, sanguine et chaude. Château de Beaucastel 2000, en Châteauneuf -du-Pape. Parker 94/100. Ceci fût notre dernière dégustation du mercredi : en effet, nous repassons au lundi à partir de la semaine prochaine, le plus sportif d'entre-nous arrêtant ses 2 entraînements par semaine après une superbe carrière, marquée par une fort belle vivacité, de la technicité et de la fraîcheur et une longueur hors norme.  Thème de lundi prochain : Château Chalon ou le Jura. A 5.

  • L'arrière-cuisine des géants de l'agro-alimentaire...

    Un livre décapant sur les pratiques malhonnêtes des géants de l'agroalimentaire pour nous faire avaler n'importe quoi à n'importe quel prix, en nous faisant croire que c'est bon pour notre santé. La vérité, c'est que ce n'est que du marketing, comme l'explique l'auteur (une ancienne d'Unilever) et surtout que nous mettons notre santé en danger à toujours écouter Danone, Nestlé, Unilever (Knorr, Carte d'Or,Magnum,etc.), Kellogg's et consorts. A lire absolument ! On ne voit plus son caddie de la même manière après!

    Fabiola Flex termine son livre ainsi : "Arrêtons donc de chercher des aliments miracles dans les rayons des supermarchés, des produits gourmands qui ne font pas grossir et préviennent même la venue de certaines pathologies ! Pour être en bonne santé, il faut manger peu, se nourrir essentiellement de produits basiques — légumes, viandes et poissons grillés, fruits, pain, etc. — et faire du sport. Tout le reste n’est que marketing."

    "N'avalons pas n'importe quoi !" de Fabiola Flex aux éditions Robert Laffont-Denoël.

    A lire aussi : "Santé, mensonges et propagande - Arrêtons d'avaler n'importe quoi!-" de Thierry Souccar et Isabelle Robard. Ed"Seuil"

  • TOXIC...

    Dans un peu plus de dix ans, avec son triste cortège de cancers, insuffisances rénales, diabètes et crises cardiaques, la France sera à l'image des Etats-Unis : obèse. Le nombre de décès liés au surpoids dépassera ceux dus à l'alcool et au tabac. Et notre pays devra, à son tour, gérer le terrible paradoxe américain : malgré les progrès de la médecine, l'espérance de vie de la prochaine génération sera inférieure à la nôtre. Comment, en moins de trente ans, ce nouveau fléau a-t-il pu prendre une telle ampleur ? Le miroir américain est l'instrument idéal pour le comprendre et avancer vers la vérité. Or, contrairement aux mythes entretenus par la puissante industrie agroalimentaire, l'explication ne réside ni dans un changement radical des modes de consommation, ni dans une absence de volonté. La réalité est plus terrifiante : le danger est désormais au fond de nos assiettes. Et 'Toxic' le prouve, par de nombreuses révélations : l'irradiation systématique des aliments afin de les conserver plus longtemps en supermarché ; la véritable composition des frites de fast-food ; la viande créée en éprouvette dans les labos du futur ; le porc aux cellules humaines, ou comment l'homme est devenu cannibale sans le savoir...

    Désormais les fruits et légumes sont chargés de pesticides cancérigènes, les desserts sont saturés en acides gras nocifs, certaines saucisses entraînent des mutations de l'ADN humain et des steaks hachés contiennent la viande de... quatre cents vaches différentes ! Science-fiction ? Activisme ? Paranoïa ? Non, rien de tout cela mais une réalité établie et confortée par de nombreuses études scientifiques. Des conséquences de l'épidémie mondiale d'obésité à la dure réalité de l'élevage industriel, des véritables raisons de la multiplication de certains cancers à l'ampleur des risques encourus à chaque coup de fourchette, Toxic révèle comment nous en sommes arrivés là. Et comment nous pouvons en sortir, à condition de réagir. Vite. Après avoir enquêté sur l'affaire Dominici, l'assassinat de JFK et les secrets de Coca-Cola, William Reymond dévoile la face cachée de notre alimentation quotidienne. Une chose est sûre : une fois cet ouvrage lu, vous ne regarderez plus jamais votre assiette de la même façon...


    Les entreprises, et les intérêts capitalistes sont ici explicitement dénoncés. Des noms, des dates, des chiffres, toutes les preuves de leur culpabilité sont là. Et rien ne semble pouvoir arrêter cette spirale du profit à tout prix. Certains passages (notamment celui sur le neuro-marketing) font froid dans le dos. Il y aurait facilement de quoi ne plus jamais mettre les pieds dans un Mac Donald.
    Mais, malgré les atrocités auxquelles il nous confronte, l’ouvrage est passionnant. Il se dévore, comme un polar ; et l’on va de découverte en révélation, sans comprendre que ces vérités qui concernent le coeur de notre existence, notre alimentation, ne soient pas plus connues que cela, et autant négligées par nos dirigeants politiques...

    Toxic, ouvrage de William Reymond (Flammarion).

  • Grosses bagnoles au Colruyt...

    Cela m'amuse toujours de voir ces grosses voitures 4x4, ou ces coupés sportifs cabriolets entrer dans le parking du Colruyt à côté de chez moi... Ce sont des gens pour qui "le paraître" compte plus que la qualité des aliments qu'ils achètent pour nourrir leur petite famille ! Ils préfèrent consommer 20 litres aux 100 km et payer d'énormes taxes de circulation et d'assurances, que de cuisiner des aliments de qualité. La gamme Everyday de Colruyt, tout comme n°1 chez Carrefour sont des produits d'entrée de gamme. Le CRIOC a réalisé une enquête sur la qualité de ces produits, et c'est une catastrophe ! La pseudo-baisse de prix cache en réalité soit une diminution de la quantité, ou, pire, de la qualité du produit, ce qui est le cas le plus fréquent. Par exemple, un jambon cuit de marque est composé de 100% pur porc, tandis que celui de la marque du magasin dans lequel vous êtes ne contient plus que 88% de pur porc, et le jambon produit blanc 78% ! Et le reste, c'est quoi? Des sulfates et du sérum de porc qu'on injecte dans le jambon pour le gonfler et l'alourdir !

    Or, la différence de prix qui pouvait autrefois atteindre 15 à 30%, ne dépasse plus 1 à 4% aujourd'hui. Et les produits alimentaires ne pesant plus que 15% du pouvoir d'achat, ces quelques pour cent représentent bien peu de choses...

    Ces gens oublient qu'on est ce qu'on mange, et que bien manger, sainement, est la plus importante des choses. A tout choisir, entre une pomme bio ou 2 pommes "produit blanc", mon choix est vite fait !

     

  • Gentil virus, d'où viens-tu ?

    L’épidémie de grippe « porcine » semble être due aux pratiques polluantes d’une multinationale américaine, Smithfield Foods (11,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires), spécialisée dans la production de porcs. Depuis trois mois, les habitants du village de La Granja, au Mexique, qui vivent à proximité d’une des usines de la filiale mexicaine de Smithfield , la plus grosse unité d'élevage de porcs d'Amérique latine, sont massivement victimes d’infections respiratoires. En septembre 2008, une épidémie de grippe aviaire avait déjà éclaté, sans que le gouvernement mexicain ni l’OMS ne s’en émeuvent. Smithfield a déjà été lourdement condamné aux Etats-Unis pour ses pratiques polluantes. 

    L’association Grain, dont le but est de promouvoir la gestion et l’utilisation durables de la biodiversité agricole en lien avec les populations locales, révèle qu’une épidémie de grippe aviaire a touché l’État de Veracruz en septembre 2008. Cette épidémie n’a été révélée que par des journaux locaux, et n’a même pas fait l’objet d’une alerte auprès de l’OMS. Est-elle à l’origine de la recombinaison du nouveau virus qui comporte, comme nous le répètent les médias en panique, deux souches porcines, deux souches aviaires et une souche humaine ? Rien d’impossible : à 50 kilomètres de La Gloria, un élevage de volaille du plus grand producteur mexicain de volaille, Granjas Bachoco, a été touché par cette épidémie de grippe aviaire. Cette épidémie n’a pas été révélée par crainte des conséquences sur les exportations de volailles mexicaines, indique Grain, qui rappelle par ailleurs que « l’un des ingrédients courants de l’alimentation animale industrielle est ce que l’on appelle les déchets de volaille, c’est-à-dire un mélange de tout ce qu’on peut trouver sur le sol des élevages intensifs : matières fécales, plumes, litière, etc. » De là à considérer, comme le pensent de nombreux experts, que le virus passant de la volaille au porc ait pu se recombiner avec des gènes humains, il n’y a qu’un pas que les habitants de La Granja ont, semble-t-il, été les premiers à expérimenter.

    Des pratiques pour lesquelles l’entreprise états-unienne a déjà été condamnée à une amende record de 12,6 millions de dollars par l’agence de protection de l’environnement des Etats-Unis après avoir déversé près de cinq tonnes de matière fécale en Caroline du nord et en Virginie en 1997. En août 2007, Smithfield a été obligé de détruire trois élevages de porcs (sur 33) en Roumanie, contaminés par la fièvre porcine « classique » (la multinationale compte également cinq usines de porcs en Pologne, et une de ses marques de jambon, Aoste, est diffusée en France).

    A nouveau, les méthodes de production intensive des multinationales agro-alimentaires, où seul le profit maximum est pris en compte, sont montrées du doigt. Tout cela doit changer. Radicalement. Terriens, il est temps d'agir...

  • Trop de viande...

    Autre étude du CRIOC : la consommation de viande...

     

    Pour la plupart des consommateurs belges, la viande est un aliment quotidien, constituant la base des repas. En moyenne, ils en consomment plus de 270 gr par jour. Il n'en a pas toujours été ainsi. Autrefois la viande était un aliment de luxe réservé aux grandes occasions et aux ménages les plus nantis. Au cours du siècle dernier, la consommation de viande est passée de 30 kg par personne et par an en 1919 à plus de 100 kg par personne et par an aujourd’hui.


    Parallèlement à l'augmentation de la consommation de viande, les méthodes d'élevage se sont modifiées. De petits élevages destinés principalement à la consommation privée, on est passé à des élevages de grande taille recourant à des méthodes industrielles, orientés vers la vente. Une des caractéristiques des élevages industriels est le recours aux aliments concentrés, conçus pour favoriser une croissance importante et rapide. La production de ces aliments et l'élevage monopolisent aujourd'hui 78% des terres agricoles mondiales.  


    L'augmentation de la consommation de viande et la modification des modes de production a accru les pressions sur l'environnement. Selon un rapport de la FAO - Livestock’s Long Shadow; Environmental Issues and Options - paru en 2006, le secteur de l’élevage émet des gaz à effet de serre qui, mesurés en équivalents CO2 (18 %), sont plus élevés que ceux produits par les transports. Il est aussi une source principale de dégradation des terres et des eaux. D’après Henning Steinfeld, Chef de la Sous-Division de l'information et des politiques en matière d'élevage de la FAO et un des auteurs du rapport, “l’élevage est un des premiers responsables des problèmes d’environnement mondiaux aujourd’hui et il faudrait y remédier rapidement”. 


    La production de viande selon des méthodes industrialisées a également modifié profondément les conditions de travail et de vie des populations agricoles du Sud. En outre, dans les pays occidentaux, la consommation excessive de viande contribue au développement de maladies de civilisation telles que le surpoids et les maladies cardio-vasculaires. 


    Qualité de l'environnement, respect des droits humains et des travailleurs, santé sont autant de domaines pour lesquels l'augmentation de la consommation de viande pose question. 

  • Les produits anti-cholestérol...

    Les phytostérols et phytostanols sont des substances végétales qui aident à diminuer le taux de mauvais cholestérol. Ils sont obtenus par procédé industriel à partir de colza, de tournesol ou de pin. Leur structure est proche de celle du cholestérol. Cela leur permet d'interférer dans l'absorption du cholestérol au niveau de l'intestin. Les bénéfices des phytostérols se mesurent surtout chez des sujets souffrant d'hypercholestérolémie et sous traitement médical. Cependant, il n'y a aucune preuve que ces substances qui diminuent la cholestérolémie de 10 à 15%, aient un quelconque effet sur la prévention des accidents cardio-vasculaires et des décès. Par contre, leur consommation présente un risque pour les personnes ne souffrant pas de ces problèmes, les femmes enceintes et les enfants. 
    Certains cardiologues s'interrogent sur les implications de ces stérols végétaux à long terme dans des problèmes de calcifications des artères.

    Conclusion : Si ces produits peuvent constituer une aide dans le cadre d'un traitement pour faire baisser le taux de cholestérol dans le sang, la consommation de ces produits pour prévenir des accidents cardio-vasculaires est non prouvée à ce jour. Ils ne doivent en aucun cas être consommés sans avis médical. Rappelons ici qu'un excès de cholestérol peut être dû à une association de mauvaises habitudes - alimentaires et d'hygiène de vie - qui doivent être remises en causes si on souhaite un résultat à long terme. En outre, ces produits peuvent être contre-indiqués à certains consommateurs et vu la multiplicité des aliments en contenant, il existe un risque de surconsommation dont on ne connaît pas les effets réels sur la santé (risque d'accidents cérébraux, de carences en vitamines A...).

  • Produits light ou vitaminés...

    Grâce aux produits "light", tout excès serait désormais autorisé. L'ambiance des rayons ne prête guère à confusion : le consommateur pourrait manger à volonté chips, charcuteries, glaces, desserts, chocolat... à condition qu'ils portent la mention LIGHT. Et les mentions sur l'étiquette "0%" ou "seulement x% de matière grasse" ne cessent d'induire en erreur car le tableau d'analyse nutritionnelle révèle bien souvent que l'allègement en graisse est compensé par un dosage plus important des sucres (pour le goût) qui annule l'effort fait sur les graisses et qui donne in fine un produit hypercalorique !

    Conclusion : Le jeu n'en vaut pas la chandelle, surtout que ces produits light sont chers. Et le consommateur va les payer parfois plus du double des produits équivalents non allégés!

    L'adjonction de vitamines et de minéraux n'est permise qu'à condition de respecter certains dosages. En effet, en trop faible quantité, ils n'ont pas d'effet et en trop forte dose, ils peuvent être nuisibles pour la santé. Ces ajouts de vitamines et de minéraux se font pour plusieurs raisons. Pour restituer la teneur initiale en ces substances lorsque celle-ci a été réduite pendant les processus de fabrication, de stockage ou de traitement ou, pour donner à des aliments une valeur nutritionnelle plus intéressante pour des populations ciblées qui peuvent souffrir de déficiences. 
    La présence de vitamines et de minéraux incite souvent les consommateurs à l'achat, même si elle ne présente aucun intérêt particulier pour le consommateur en général. Bien souvent, aucune indication ne précise que ces aliments sont destinés à une population spécifique, et, si la mention existe, il faut une loupe pour la déchiffrer.

    Conclusion : Les produits avec adjonction de vitamines et de minéraux ne présentent qu'un intérêt très limité et ne méritent pas une consommation sans avis médical.

     

  • Qui consomme bio ?

    Une étude du CRIOC nous apprend que les jeunes âgés de 18-29 ans sont plus nombreux à déclarer une alimentation davantage basée sur les denrées alimentaires biologiques : les jeunes achetant des denrées alimentaires biologiques sont 44% à déclarer une alimentation pour moitié basée sur les aliments biologiques et  47% à déclarer que leur alimentation ne comprend qu’une faible part de produits biologiques. 


     Le même constat peut se faire pour les ménages de 3 personnes : les ménages de trois personnes qui achètent des produits biologiques sont 46% à dire que la moitié de leurs aliments sont d’origine biologique et 49% àdire que leur alimentation ne repose que pour une faible part sur les aliments biologiques. 


    Le groupe social exerce une influence : l’alimentation des GSS (groupes sociaux supérieurs) qui achètent des denrées biologiques comprend davantage d’aliments biologiques que celle des personnes appartenant aux GSI (groupes sociaux inférieurs). Le groupe social est un facteur d’influence qui traverse toute l’enquête. Les consommateurs appartenant aux groupes sociaux supérieurs (GSS) sont plus nombreux à acheter des aliments biologiques que ceux appartenant aux groupes sociaux inférieurs (GSI). Ils y consacrent aussi une plus grande part de leur alimentation. 

    Ces constats peuvent s’analyser à la lumière des perceptions: les GSI pensent moins que les autres que 

    les aliments biologiques sont autant, voire plus contrôlés que les aliments conventionnels, qu’ils sont meilleurs pour la santé et pour l’environnement, qu’ils ont meilleur goût et qu’ils présentent des caractéristiques plus intéressantes en cuisine. Évidemment, le prix doit être pris en compte dans cette analyse.