• Dégustation du mercredi (23)

    Enfin. Enfin revoilà nos fameuses dégustations du mercredi. Désolé pour cet intermède de quelques semaines (une première dans l'histoire du Clos), dû pour diverses raisons. Mais voilà, le plus important, c'est qu'elles reprennent leur cours normal. Ce qui sera le cas à partir d'aujourd'hui. Thème de ce soir : la Vénétie et la Toscane. On démarra avec un premier flacon à la robe foncée et dense, au nez de fruits mûrs compotés, sur une belle maturité, mais aussi avec un peu d'acidité volatile. La bouche s'avéra hélas fort boisée, avec un fruit inexistant et masqué : Ripa EA 2001 Rosso Toscano (bio, 13,5°). Second flacon, le meilleur de la soirée, avec une belle robe pourpre et un nez frais, fruité (fruits rouges), fin et avec de la maturité. Quant à la bouche, elle présenta une belle matière sans lourdeur, une belle finesse et de la fraîcheur, avec un petit côté volcanique. Masi Costasera Amarone Classico 2005 (15°, qu'on ne sent pas). Vraiment très agréable. Troisième flacon : robe pourpre et nez assez boisé, commercial, à la Michel Roland. En bouche, un vin international tendance, un style qui n'est plus du tout apprécié au Clos... Ilatraia 2004 Brancala in Maremma, rosso Maremma Toscana. Le dernier flacon, à la robe plus évoluée, présenta un nez de vieilles cerises au Kirsch. La bouche, plaisante, d'un vieil Amarone, s'assèche un peu, avec un peu de fruits, mais aussi avec de l'alcool fort présent. Ninfeo Amarone 2003 Della Valpolicella (bio 15°). La semaine prochaine, dégustation à l'aveugle en Châteauneuf du Pape. Et, en bonus, le programme des futures dégustations du Clos...

  • La grippe mexicaine arrive...

    Un nouveau virus mutant, hautement transmissible, et pour lequel aucun vaccin existant n'est disponible, envahi la planète.

    En Belgique, aucune mesure particulière : aller trouver son médecin généraliste en cas de symptômes de grippe,  activation du système  des médecins vigies, chargés de faire les frottis nécessaires pour confirmer l'infection par le virus mexicain, et ainsi récolter des données épidémiologiques sur la propagation d'une éventuelle épidémie. Pour les cas d'insuffisance respiratoire grave, l'hôpital de référence pour la grippe aviaire, l'hôpital St Pierre de Bruxelles, sera mis à la disposition des malades gravement atteints. 15 patients peuvent être traités dans ce service. Je plains le 16ème et les centaines d'autres... 

    Ce manque évident de mesures sérieuses est le meilleur moyen de favoriser la contamination d'un maximum de personnes. On en reparlera dans un mois, quand les autorités sanitaires du pays seront totalement débordées, faute d'avoir anticipé.

    Sans vouloir dramatiser, plus d'infos sur http://drmsfvermeulen.skynetblogs.be/

  • Pourquoi le bio est plus goûtu...?

    Pourquoi une salade bio est-elle tellement plus savoureuse et goûtue qu'une salade issue de l'agriculture intensive ? Parce que les fruits et les légumes bio poussent plus lentement. Et leurs cellules sont donc plus serrées et contiennent moins d'eau, donc plus de goût. C'est aussi simple que cela ! Il faut laisser le temps au temps. Avec l'agriculture intensive, tout pousse plus grand, plus vite et plus beau, mais c'est tellement bourré d'eau que tout goûte la même chose, c'est à dire rien. En plus, les sols, totalement saturés par les produits chimiques épandus au cours des dernières décennies, empêchent les plantes de synthétiser les minéraux et les oligo-éléments. Vous pouvez donc faire des carences en magnésium (par exemple), même si vous mangez chaque jour des fruits et légumes de saison. Dans le bio, le sol est sain,, et le magnésium est présent dans le légume. Tous les nutriments et vitamines sont présents dans les fruits et légumes bio. Et en plus, cerise sur le gâteau, aucune trace de pesticides dans le bio ! Consommez bio : il y va de votre santé, de votre plaisir à bien manger et du plaisir de retrouver le vrai goût des choses... Terriens, il est temps d'agir...

  • Crise et changement de consommation...

    Avec cette crise, les Français mangent-ils donc moins ? La réponse est non. Pour Robert Rochefort, directeur du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), cette situation inédite illustre plutôt une modification radicale des habitudes de consommation. Les Français ne consomment pas moins, mais différemment. "Au lieu de manger des céréales sophistiquées le matin, on achète une baguette de pain", observe-t-il. Selon M. Rochefort, ces changements, et parfois ces petits sacrifices de la vie courante, traduisent aussi"un désir de vengeance" de la part des consommateurs. Les Français jugent cette crise injuste, et refusent qu'elle enrichisse les grands groupes de distribution cotés au CAC40. Cela les incite à"consommer maigre" et à éviter les hypermarchés, "temples de la consommation", leur préférant les épiceries ou les marchés de quartier. Un réflexe qui semble paradoxal, alors que ces commerces sont souvent plus chers que les grandes surfaces.

    Ces nouvelles habitudes mettront du temps à disparaître, même après la reprise. Et pour M. Rochefort, cette crise pourrait même signer "la fin de l'ère de l'hyper-consommation", dominante depuis les années 1970.

    Article paru dans Le Monde de ce samedi 25 avril.

  • Energie payante ou gratuite...?

    Un modèle de prise universelle a été présenté à la Foire de Hanovre (20 avril). «Cette prise triphasée, supportant une tension de 400 volts, permettra un chargement des voitures en quelques minutes» a indiqué la porte-parole du fournisseur RWE. Parmi les groupes s'étant entendus sur ce modèle standard figurent les constructeurs BMW, Daimler, Fiat, Ford, General Motors, Mitsubishi, PSA Peugeot Citroën, Toyota et Volkswagen, ainsi que les groupes énergétiques EDF, EnBW, Endesa, Enel, Eon, Npower, RWE et Vattenfall.

    Eviter que ne se reproduise les divergences de systèmes PAL et Secam ou PC et Mac, telle est l'initiative prise par une vingtaine de constructeurs automobiles et fournisseurs d'énergie.

    Ce qui m'irrite dans cette histoire, c'est qu'on y retrouve les multinationales fournisseurs d'énergie traditionnelle, qui poussent pour la voiture électrique, pour pouvoir nous facturer l'électricité lourd et cher, alors que la solution c'est l'hydrogène, quasi gratuit !

    Sachez que la HONDA FCX, à l'essai depuis 2002, et commercialisée aux USA depuis 2 ans (600 dollars/mois en leasing) dispose d'une pile à combustible compacte (moins de 70 kg) et relativement puissante (136 ch) pour une autonomie pas ridicule de plus de 450 km. Dégagement de CO2 : 0 ! On se demande seulement pourquoi Honda n'en construit que 100 par an, alors que des millions de conducteurs l'attendent ? 

    Blocus des lobbies énergétiques et des multinationales vendant l'énergie ? Hésitations des gouvernements effrayés de voir filer les taxes sur l'énergie, et leur budget fondre? Pourtant, l'avenir est là et bien là : de l'hydrogène produit à partir de l'eau ! Mais il est difficile de taxer l'eau. Quoique, on y arrivera sûrement, car ils sont capables de tout, ces fous.

    Et en attendant, on pollue. Et on crée une étape intermédiaire, avec une prise universelle, pour continuer à assurer des revenus à ces multinationales énergétiques, qui dirigent le monde. Au dépend de la planète et des dégagement de CO2. Juste pour le profit.


  • La Flandre sous l'eau...

    Pour établir la hausse possible du niveau des mers d'ici la fin du siècle, sous l'influence du réchauffement climatique global, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat) n'a pas pris en compte la possibilité de fonte accélérée des glaces. A sa décharge, en 2007, un tel phénomène n'avait jamais été constaté sur une échelle de temps aussi courte, et les 18 à 69 cm de hausse avancée ne rassuraient déjà pas. Or, une étude que vient de publier le magazine Nature, du 16 avril, suggère qu'une telle possibilité est non seulement probable mais s'est déjà produite il y a environ 121 000 ans, lors de la fin de la dernière période interglaciaire. 
    C'est en étudiant des coraux fossilisés, découverts à l'occasion de travaux au Mexique, que l'équipe du professeur Blanchon, de l'institut des sciences marines de l'université de Mexico, aurait fait ce constat. En effet, selon ses travaux, à cette époque, le niveau des océans se serait élevé d'environ 3 mètres en l'espace de 50 ans. 

    Aujourd'hui, la survenue d'un tel événement redessinerait immanquablement les côtes. Des régions aussi densément peuplées que Shanghai, Calcutta, la Nouvelle-Orléans ou New York se verraient quasiment rayée de la carte, près de 60 % de la population mondiale serait touchée. 
    Pour l'ancien porte-parole de la fondation Hulot lors du Grenelle de l'environnement, Jean-Paul Besset, cette étude "…est un coup de tonnerre supplémentaire. Contrairement à ce qu'on pensait jusqu'à présent, en espérant un lissage de la hausse des océans dans le temps, tout indique qu'un phénomène d'une telle ampleur et d'une telle célérité pourrait se reproduire sous l'impact du réchauffement climatique actuel". 

    Sans trop réfléchir, cela pourrait être marrant de trouver la côte belge à Malines, ou un hôtel de la plage aux portes de Bruxelles. Mais en réfléchissant, ce sera une mer hyper-polluée par tout ce qu'elle aura inondé, et qui charriera des milliers de tonnes de déchets à chaque marée... Pas très joyeux. Sans parler des populations déplacées, parquées dans des camps... L'enfer.

    Il commence à être temps de ne plus investir dans l'immobilier sur la côte, d'autant plus que la région flamande n'investit pas un cent dans le rehaussement des digues, contrairement à leurs confrères des Pays-Bas, occupés à cette besogne depuis belle lurette. Et comme la fonte des glaces polaires s'accélère à une vitesse exponentielle, ce phénomène pourrait se produire bien plus rapidement qu'on ne le prédit actuellement.

    Quel beau futur en perspective...


  • Agro-alimentaire et malbouffe...

    Chaque année en France, la malbouffe provoque trois fois plus de morts que le tabac et cinquante fois plus que les accidents de la route. Elle est en partie responsable de 30 % de nos cancers, de nos 500 000 insuffisants cardiaques, de 2 millions de diabétiques et de 8 millions d'obèses. Effarant. En un demi-siècle, le contenu de notre assiette s'est radicalement transformé. Aujourd'hui, 80 % des aliments que nous avalons sont industriels. Souvent trop gras, trop sucrés, trop salés et bourrés de chimie.


    Un constat dénoncé dans un livre qui paraît cette semaine « Les 100 meilleurs aliments pour votre santé et la planète » (Fayard, 336 pages, 19 E).

     Son auteur, le docteur Laurent Chevallier, met les pieds dans le plat. « Plus personne ne peut nier le lien entre les dérives d'une certaine forme d'alimentation industrielle et l'augmentation significative de certains cancers et maladies cardiovasculaires,explique ce consultant en nutrition attaché au CHU de Montpellier. Je tire la sonnette d'alarme parce que, lors de mes consultations, je suis confronté tous les jours aux victimes de la malbouffe. »


    Comment en est-on arrivé là ? Pour produire en quantité, le plus vite possible, au plus bas coût, les ingénieurs agronomes ont créé des variétés de légumes, de fruits et de céréales qui poussent plus vite, « boostées » à coups d'engrais et de pesticides dont on retrouve les résidus sous notre fourchette. De la même façon, on a sélectionné des races d'animaux à gros rendements. Des « usines sur pattes » qui fonctionnent avec des granulés hautement énergétiques. Un super-carburant qui a altéré la composition de la viande, du lait ou des oeufs.


    Une matière première bas de gamme, qui est ensuite transformée au point de perdre une partie de ses nutriments, vitamines et arômes. Au milieu des années 80 la chimie s'est invitée en cuisine. Pour ressusciter le goût perdu dans le processus industriel, on a réinjecté en bout de chaîne des arômes artificiels, mais aussi des conservateurs pour allonger la durée de vie des produits, des colorants pour les rendre plus tape-à-l'oeil, des correcteurs d'acidité, sans oublier les émulsifiants, antiagglomérants, gélifiants et autres agents d'enrobage... Aujourd'hui, l'industrie agroalimentaire dispose de 357 additifs autorisés qui remplissent 24 fonctions différentes. « Un cocktail chimique dont on évalue mal tous les effets sur notre organisme », avertit Laurent Chevallier. Ajoutez-y des emballages en plastique dont certains composants ont une fâcheuse tendance à migrer vers les aliments...


    « Notre nourriture n'est plus adaptée à nos gènes. Non seulement on y a ajouté des substances chimiques mais on l'a bourrée de mauvais gras pas cher à produire, hypercalorique comme l'huile de palme. Et surtout de sucre et de sel. » Des appâts gustatifs désormais utilisés à tout-va par l'industrie agroalimentaire. Nous consommons ainsi chaque jour 8,5 grammes de sel, quatre fois plus que nos besoins physiologiques. Quant au sucre-une « calorie vide » dans le jargon des nutritionnistes, c'est-à-dire qui ne contient rien d'autre que de l'énergie-, nous en avalons 35 kilos par an. 75 % de ce sucre étant directement incorporé dans les aliments par les industriels. 


    Un désastre nutritionnel longtemps masqué par les progrès réalisés sur le plan de l'hygiène. En aseptisant notre alimentation, les industriels ont fait chuter le nombre de morts par intoxications alimentaires, et l'invention du réfrigérateur ajouté à l'usage des antibiotiques a fortement diminué l'incidence des cancers de l'estomac provoqués par des bactéries. Mais, dans le même temps, les maladies cardiovasculaires, le diabète, l'obésité ont explosé. Pour la première fois, malgré les progrès continuels de la médecine, l'espérance de vie d'un Américain naissant aujourd'hui ne dépassera pas celle de ses parents. Elle sera même plus faible dans les classes défavorisées.


    Si l'on commence à se préoccuper de qualité nutritionnelle, le risque que fait peser la présence de molécules chimiques dans nos aliments n'est pas suffisamment pris en compte. Ce que dénonce Laurent Chevallier. « N'ayons plus la naïveté de croire que si des ingrédients étaient nocifs on ne les trouverait pas dans les magasins. Régulièrement, des produits que nous avons consommés pendant des années sont retirés du marché. » La preuve, selon lui, que l'on nous met sur la table des aliments mal évalués. « On a mis trente ans à s'apercevoir que le E128, un colorant pour saucisses industrielles, attaquait les cellules du côlon chez le rat et la souris. » On a pourtant multiplié les instances de contrôle. « Pour évaluer la dangerosité d'une substance chimique, les agences se contentent la plupart du temps des études fournies par les industriels à partir de cahiers des charges inadaptés. Sans compter qu'un certain nombre de leurs experts travaillent avec ces mêmes industriels. »Bref, les mailles du filet seraient trop lâches. « Je suis sidéré que l'on n'avertisse pas les femmes enceintes des risques liés aux substances chimiques de notre alimentation. » Le cas du BHA fait bondir le nutritionniste. Cet additif, présent dans certains chewing-gums, est considéré comme cancérogène. Mais, au lieu de l'interdire, on a demandé aux industriels d'en diminuer la teneur, sans même les obliger à en indiquer la concentration sur l'étiquette.

    « Nous ne devons pas attendre que les pouvoirs publics durcissent la réglementation, au risque de revivre ce que l'on a connu avec l'amiante ou le plomb.

     

    C'est au consommateur d'agir, dès maintenant . » Dans son livre, le docteur Chevallier donne les clés pour faire le ménage dans nos assiettes. Il dresse ainsi la liste de 100 produits « modèles », à acheter sans risque. Et surtout, il désigne une dizaine de « marqueurs de malbouffe ». Des ingrédients faciles à repérer sur l'étiquette, qui doivent faire office d'épouvantails. A vos courses !


    Cet article, paru dans "Le Point" devrait nous conforter dans le fait de boycotter tous les produits des multinationales agro-alimentaires et de nous tourner vers des petits producteurs locaux et bio, en re-mangeant selon les saisons, comme le faisaient  et le font encore nos grands-parents. Eux, vivront longtemps. Beaucoup plus longtemps que nous... 

  • La STIB commande 200 nouveaux bus...

     

    Le projet européen CUTE (Clean Urban Transport for Europe - le Transport Urbain Propre pour l'Europe) a permis le développement des bus à PAC qui roulent déjà depuis deux ans à Amsterdam, comme dans huit autres villes européennes. Le développement du nouveau bus hybride à PAC fait partie du projet plus avancé, HyFLEET CUTE. Le premier prototype devrait sortir des usines de Mercedes en 2008. Ce bus est plus économique de 20 à 30% que la génération actuelle, selon Frits van Drunen, responsable du projet CUTE à Amsterdam.

    Dans les deux types de bus, les piles à combustible transforment en électricité l'énergie du moteur produite par la combustion de l'hydrogène. Cela permet à l'électromoteur d'actionner les roues. 
    Dans les bus hybrides à PAC cependant, les électromoteurs deviennent générateurs d'électricité quand le bus freine. L'énergie est stockée et pourra être utilisée ultérieurement. Grâce à son système économe et à une augmentation de la pression dans le réservoir d'hydrogène, le bus hybride à PAC a une plus grande autonomie. Elle peut atteindre 500 km tandis que celle des bus à PAC est de seulement 250 km. Mais ce projet du bus hybride à PAC n'est pas encore complètement terminé. L'électricité peut être stockée dans une batterie à l'aide de condensateurs ou d'un volant d'inertie. Et il n'a pas encore été décidé si le bus va avoir un seul moteur électrique central ou un moteur pour les deux roues arrière.

    Pour l'entreprise de transport, la mise en place de ce projet à Amsterdam a été dés à présent très positive. 
    Les piles à combustible tiennent plus longtemps que prévu : en deux ans, seulement six des 5.760 piles ont dû être remplacées à cause d'un mauvais fonctionnement.

    Cet article avait été publié  le 23/05/2006 !

    Or, la Stib vient de passer commande de 200 bons vieux bus Diesel, à la firme Van Hool, qui pollueront Bruxelles jusqu'en 2025 au moins. Car, même équipés d'un filtre à particules, les plus fines d'entres elles (et les plus nocives pour la santé) envahiront l'air de la Capitale et continueront de contaminer les bruxellois, et surtout, les enfants qui utilisent en masse ce mode de transport pour se rendre à l'école...

    Fort dommage, alors que des alternatives vertes à 100%, qui ne dégagent que de l'eau, existent sur le marché. Depuis longtemps. Et que Bruxelles, Capitale de l'Europe, se doit de montrer l'exemple !

  • Amateurs de coquillages...?

    Pour mieux pouvoir étudier la pollution de nos océans, on a recours aux moules qui filtrent l'eau de mer, et contiennent par conséquent, une grande concentration de tous ces produits toxiques, alors que ces produits sont beaucoup plus dilués dans l'eau, et donc plus difficile à repérer. Cà, c'est la bonne nouvelle pour tous les amateurs de coquillages, qui s'empoisonnent à petits feux...

    La bio-surveillance (biomonitoring) utilisant la moule repose sur l’hypothèse de la capacité de cet organisme à concentrer dans ses tissus (processus de bioaccumulation) les contaminants chimiques dans un facteur proportionnel à leur disponibilité dans le milieu.

    Pour s’affranchir de la faible disponibilité des stocks naturels des coquillages sur une grande partie du littoral de la Méditerranée Occidentale et être indépendant de la profondeur des stations d’échantillonnage, la méthode utilisée a été le « caging ». Développée par Ifremer dans le cadre du Réseau Intégrateurs Biologiques (RINBIO) en partenariat avec l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, elle consiste à disposer des cages contenant un lot homogène de moules dans des sites décidés par les partenaires.

    La pose s’effectue pendant la période de repos sexuel des moules. La poche est fixée sur une ligne de mouillage disposée sur des fonds compris entre 15 et 60 mètres, l’échantillon étant situé à 7 mètres sur la surface. Grâce à un positionnement précis et à la détection du mouillage par l’utilisation d’un sonnar, la récuperation est réalisée en plongée.

    Les échantillons récuperés sont traités et analysés par les différents partenaires pour la recherche de différents contaminants chimiques tels que :

    • les métaux lourds,
    • les pesticides organochlorés,
    • les polychlorobiphényles,
    • les hydrocarbures aromatiques polycyliques
    • les dioxines et furanes,
    • les polybromodyphéylether, octyle et nonyl phénols.
    D'après les premiers résultats, qui ne seront publiés que fin juin, elles sont fortement contaminées, et notamment avec des pesticides pourtant interdits depuis plus de 20 ans ! Par contre, il semblerait que le taux de métaux lourds soit en légère diminution, grâce aux nouvelles stations d'épuration. Plus préoccupant, des traces de produits pharmaceutiques (antibiotiques, hormones, etc.) sont elles, en nette augmentation ! Ces substances n'étant pas filtrées par les stations d'épuration...

    Amateurs de moules, huîtres, vongole, noix de St Jacques, réfléchissez à 2 fois avant de les consommer...

    Et on revient toujours à la même conclusion : nous devons tous passer au bio et boycotter l'agriculture intensive et polluante...

  • La mort des abeilles...

    Comment faire un film sur la mort massive des abeilles alors que les apiculteurs avouent rarement la perte de leurs ruches ? L'un des mérites des réalisateurs Natacha Calestrémé et Gilles Luneau, auteurs de Disparition des abeilles : la fin d'un mystère (Documentaire de 52 min. Mona Lisa production/Mandarava productions avec la participation de France 5/Télé-Québec/RTBF.), est d'avoir délié les langues. Celles d'apiculteurs français et américains, mais aussi celle d'un arboriculteur fier de n'utiliser «que» 15 traitements pesticides différents sur ses pommes. Celles de chercheurs parlant des pressions des firmes phytosanitaires ou celle d'un représentant de ces industries, reconnaissant que certains «cocktails» sont dangereux pour les butineuses. Dans la pratique, l'utilisation conjointe de certains fongicides, herbicides ou insecticides est interdite... mais dans la réalité, les mélanges incapacitants se feraient directement dans la nature, même si les traitements se succèdent «légalement». Leurs molécules pourraient en effet persister plus de 12 mois dans les sols et dans les plantes, selon l'un des chercheurs interviewés, Jean-Marc Bonmatin, du CNRS. Et nos abeilles butineraient des cocktails les empoisonnant lentement ou récolteraient du pollen nocif pour les jeunes larves. Cela expliquerait, selon les auteurs, le syndrome d'effondrement des colonies qui décime actuellement les ruches d'Amérique du Nord. Le film pointe les semences enrobées d'insecticides neurotoxiques. Il s'inquiète des doses de pesticides qui s'accumulent dans la cire des essaims. Et conclut que si les abeilles succombent en masse, victimes de parasites, de virus ou de champignons, c'est d'abord parce que leur organisme est affaibli par les pesticides. Il prend donc le contre-pied de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), dont le dernier rapport de février n'exclut plus - enfin ! - la possible responsabilité des pesticides, mais maintient qu'il ne s'agit que d'un facteur parmi une quarantaine d'autres...

    Très discret sur les mauvaises pratiques apicoles, le film rappelle cependant que les abeilles ne sont plus guère nourries avec leur propre miel, aux propriétés antibactériennes, mais avec du sirop de sucre ou de la mélasse de maïs.
    Alors qu'elles auraient plus que jamais besoin de stimuler leurs défenses immunitaires !

    Un plan d'urgence, rien de moins ! Le Sénat a enfin adopté un amendement prévoyant la mise en place, dès cette année, de mesures en faveur de la préservation des abeilles. Si l'amendement est maintenu lors de l'examen en seconde lecture de la loi du Grenelle de l'environnement par l'Assemblée nationale, les abeilles bénéficieront de mesures sans précédent. Et il est temps ! La population des ruches françaises et européennes s'est effondrée, menaçant gravement la production apicole et la pollinisation indispensable pour de nombreuses variétés de plantes, de fruits et de légumes : selon l'Inra, la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépend directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90% des abeilles domestiques et sauvages.

  • Midi-station (2)

    Seconde incursion dans ce temple bruxellois qui sera officiellement ouvert fin de semaine prochaine. La visite de mardi demandait confirmation. Ce fût bien mieux ce soir... D'abord, le restaurant est plein à craquer (400 couverts!) : difficile de trouver une table sans avoir réservé. Ensuite, les petits défauts culinaires relevés mardi ont disparu, comme s'ils avaient lu la critique de ce blog ! Carottes cuites avec le Pavé de Turbot, magnifique Poularde de Bresse rôtie, etc. Enfin, vers 22h45, apparition d'un groupe rock avec plein d'ambiance pour les clients attablés, et pour les autres envahissant l'énorme bar. Bien que j'ai découvert ce soir qu'il était possible de déguster des vins au verre sur la carte, je persiste à dire que cette carte ne comporte aucun vin avec lequel on peut prendre son pied. Des petits vins moyens, facturés lourd et cher : dommage. Je voudrais y trouver un bon Bandol à 30/40 euro (et pas à 60/80), un petit Médoc sympa et bien fait, etc. Il y a vraiment des progrès à faire à ce niveau (sélection et prix).

    Le concept de ce méga-restaurant est incroyable : il sera occupé toute la journée et toute la nuit, par des types de clientèle fort différents. C'est magique ! Vous pouvez y entrer pour une tartine grillée aux crevettes ou au saumon à 9,00 euro, ou choisir entre le poulet, le coucou de Malines ou la Poularde de Bresse selon votre budget ou vos envie. C'est la liberté absolue. Quant aux soirées DJ's, concerts Rock, ou concert Jazz, là aussi, vous choisissez le jour qui vous convient selon l'ambiance que vous désirez. Et pour ceux qui n'aiment pas la musique, le mardi leur conviendra : rien n'est organisé à ce niveau.

    Chapeau bien bas, Pinto, pour avoir osé ce coup de génie à cet endroit de la capitale, et longue vie à Midi-Station. Place Victor Horta 26 1000 Bruxelles. Tel : 02/526 88 00.

  • Lettre ouverte aux constructeurs automobiles...

    Messieurs, 

    Cela fait 40 ans déjà, que les premiers hommes allaient sur la lune, propulsés par un moteur à hydrogène (c'est-à-dire une énergie issue de l'eau !). Cette même énergie peut, évidemment, propulser des voitures, alimenter des usines, chauffer des millions de logements, et tout cela gratuitement et sans dégagement de CO2 ! D'accord, cela n'arrange pas  le cartel pétrolier, ni les taxes des différents états sur les produits pétroliers. Mais tout de même : vous auriez pu, en 40 ans, avoir aujourd'hui des modèles tout à fait au point. Et bien non : vous vous entêtez à produire des modèles de bagnoles dont personne ne veut plus : trop lourdes, trop grosses, trop rapides, trop voraces, trop m'as-tu-vu, trop gadgétisées, et qui dégagent trop de CO2. Sans parler de la pollution et des particules fines qui provoquent maladies et cancers. Et en plus, elles sont moches et se ressemblent toutes, dessinées par le même ordinateur et passées dans la même soufflerie...

    Messieurs, nous sommes nombreux à attendre la voiture de demain, dont le design nous donnera l'envie de l'acheter, dont l'énergie renouvelable et les dégagements de CO2 seront un atout indéniable, dont la modularité axée sur les loisirs sera attirante. Quand allez-vous sortir de vos cartons les 2CV, Méhari, Coccinelles, DS et autres Peacer d'aujourd'hui? Vous avez 40 ans de retard. C'est impardonnable.

    En attendant, nous gardons nos vieilles voitures. Et n'investirons que quand vous nous présenterez quelque chose de convenable, qui colle à notre époque.

    Terriens, il est temps d'agir...

     

     

     

     

  • OGM et Commission Européenne...

     

    La décision de l'Allemagne de suspendre la culture du maïs génétiquement modifié va conduire la Commission européenne à "réfléchir" sur le dossier, a déclaré le commissaire européen en charge de l'Environnement Stavros Dimas, mercredi à Prague.

    "Nous allons réfléchir à cette question pour prendre la bonne décision", a-t-il déclaré en réponse à une question après la réunion informelle des ministres européens de l'Environnement à Prague.

    Une modification de la législation pourrait même être envisagée, a indiqué à l'AFP une source proche de la Commission européenne.

    L'opinion publique est contre à travers l'Europe, l'état d'esprit a évolué, "la législation actuelle opère comme un pilote automatique et il faut lui redonner une direction", selon cette source.

    En activant la clause de sauvegarde contre le MON810 du géant américain de l'industrie agronomique Monsanto, l'Allemagne a rejoint la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg, dernier pays à avoir banni cette semence OGM (organisme génétiquement modifié), fin mars, au nom du "principe de précaution".

    Jusqu'à présent, la Commission a tenté de contraindre les réticents d'autoriser la culture du MON810, mais avec la France et l'Allemagne dans le camp des "anti", il devient difficile de réunir la majorité qualifiée nécessaire (une majorité d'Etats représentant les deux tiers des habitants de l'UE) pour imposer les cultures transgéniques.

    Si la question devait être soumise à un vote au niveau européen, "nous aurions un rejet c'est sûr, la tendance est au refus", a indiqué à l'AFP la source européenne qui a requis l'anonymat.

    On se demande vraiment pourquoi la Commission européenne s'entête, envers et contre tout, à vouloir imposer en Europe ce dont les européens ne veulent pas... Seraient-ils corrompus par les puissants lobbies des semenciers  (ADVANTA, ALTADIS, ARVATIS, AVENTIS, BASF, BAYER, BIOGEMMA, CFS, DOW AGROSCIENCES, DU PONT DE NEMOURS, GNIS, LIMAGRAIN, MAISADOUR, MERISTEM THERAPEUTICS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et SYNGENTA) , ces multinationales qui veulent s'approprier la vie végétale de l'humanité ? Au dépend des petits agriculteurs, chassés de leurs terres ancestrales,  au dépend de la biodiversité, qui disparaît jour après jour, et au dépend de la pollution des sols générée par les tonnes de pesticides nécessaires à la culture de ces OGM ? Il y a quelque chose de grave qui nous échappe. Restons vigilants. Tant que la volonté politique n'est pas au rendez-vous...

     

  • MIdi Station...

    Nous avons testé hier soir le plus grand restaurant de Bruxelles, à savoir, le fameux "Midi Station", situé Rue de France, face à la gare du Midi. 2.000 m2, 400 couverts, une centaine d'employés, pour ce restaurant ouvert 7 jours sur 7, et quasi 24h/24. On avait peur de se retrouver dans un hall de gare, sans chaleur ni intimité : ce fût tout le contraire. Ambiance chaude, couleurs foncées, déco soignée et personnel fort sympathique et avenant. Un superbe bar pour prendre l'apéro, un fumoir sympathique, un salon à cigares, un espace VIP, une cuisine ouverte sur l'espace, une scène (pour les concerts Live à partir de 22h00, ou les DJ'S) : c'est vraiment bien. Côté assiette, huîtres délicieuses (12,00), croquettes de crevettes savoureuses (15,00), seul le saumon fumé (15,00), élastique et trop salé, déçu. Pour suivre, le Dos de Cabillaud (26,00) s'avéra moyen, le pavé de Turbot (28,00) bien (accompagné de carottes pas cuites du tout), tout comme le Filet Pur Charolais à 27,00 (à défaut de Boeuf Wagyu annoncé à la carte, mais en rupture de stock). Côté desserts, rien d'extraordinaire : intense chocolat (10,00) pas terrible, crêpe anodine (5,00) et Irish Coffee (8,00) un peu léger, et sans les 3 couches habituelles. Déception côté carte des vins, où les prix s'emballent pour des flacons pourtant fort moyens, et au choix assez limité : on aimerait bien y trouver quelques bons vins dans les 30 euros, ce qui n'est vraiment pas le cas... le Côte du Rhône (44,00) n'avait vraiment rien d'exceptionnel...

    Ouverture officielle le 22 avril, pour ce nouvel espace bruxellois promis à un bel avenir, dès qu'il aura réglé ses maladies de jeunesse...

  • Une vie...

    Au cours d'une vie, en moyenne, nous utilisons 563 kilos de poudre à lessiver, 389 tubes de dentifrice, et 2.646.000 litres d'eau pour nous laver. Nous buvons, toujours en moyenne, 13.250 bières (j'en connais qui sont au-dessus), 1.694 bouteilles de vins (j'en connais qui sont vraiment au-dessus !), 43.371 canettes de coca, 6.500 kilos de viande (1.423 poulets, 5 boeufs et 6 cochons), 20.000 pommes de terre, 4.376 pains, 12.129 hamburgers, 12.888 oranges et 5,067 bananes. On passe aussi 8 ans devant la télé, et 26 ans à dormir.

    Personnellement, je ne mange que du poisson et des légumes, depuis fort longtemps, et ne me retrouve pas dans ces "moyennes". idem pour le vin, où, rien qu'au Clos, à raison d'une dégustation hebdomadaire depuis 12 ans, on a déjà dû ouvrir plus de 3.000 flacons. Et là, il reste encore 6 jours dans la semaine...

    Plus sérieusement, ces chiffres devraient nous faire prendre conscience de l'importance de bien se nourrir, et de consommer en respectant l'environnement. Nous devrions aussi éviter de faire confiance à ces multinationales agro-alimentaires et boycotter leurs produits. Tous les biscuits qui ne sont pas BIO contiennent des graisses hydrogénées et des acides gras trans, cancérigènes. Il faut absolument les éviter. Tout comme les hamburgers. Il faut vraiment limiter la consommation de viande rouge, les margarines, les produits light, les OGM. Quant au reste, tout est bourré de pesticides. Et c'est tellement pauvre en nutriments qu'ils doivent ajouter des vitamines et des oligo-éléments. Triste...

    Notre seul salut est le BIO, avec des aliments sains et assurant leur rôle nutritif, tout en préservant l'environnement. Adieu les biscuits Lu ou les céréales Kellog's au petit déjeuner, et bonjour les biscuits EVERNAT (fourrés aux framboises, ou au citron, un pur délice). Adieu les soft drinks et bonjour les jus de fruits BIO BONNETERRE ou EDEN (vous devriez goûter le Pur jus de Myrtilles Sauvages non filtré Bonneterre : quel goût ! Le Nirvana).

    Pour ma part, je suis passé au 100% BIO. Et si vous trouvez que c'est toujours un peu plus cher, il suffit de manger un peu moins. Mais mille fois mieux.

  • Cinéma : "Nos enfants nous accuseront"...

    "Nos enfants nous accuseront" est à montrer à tout le monde. Parce qu'il met en évidence des chiffres officiels trop peu connus et des faits qui donnent froid dans le dos.

    Pendant qu'un agriculteur explique pourquoi il est passé au bio, on apprend qu'en France, 76.000 tonnes de pesticides sont déversées sur les champs chaque année. Et que les fermiers souffrent de plus en plus de maladies jusque-là inconnues.

    Au fil des rencontres, l'impact de la nourriture et de la qualité de l'environnement sur l'augmentation du nombre de cancers, par exemple, apparaît de plus en plus frappant. Et par là même, on comprend mieux pourquoi le maire d'une petite bourgade essaie, à son niveau, de changer un modèle économique généralisé dont on ne mesure pas toujours bien les effets pervers. Ses vérités dérangent, mais méritent largement d'ouvrir le débat.

    Les chiffres présentés par Jean-Paul Jaud dans Nos enfants nous accuseront parlent d'eux-mêmes. Et donnent une petite idée d'un problème dont nous n'avons généralement même pas conscience. "Chaque année en Europe, 100.000 enfants meurent de maladies causées par l'environnement. 70 % des cancers sont liés à l'environnement dont 30 % à la pollution et 40 % à l'alimentation. Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1 % des cancers chez l'enfant. En France, l'incidence du cancer a augmenté de 93 % en 25 ans chez l'homme."

    Pour rendre ces résultats encore plus percutants, Jean-Paul Jaud les illustre par des témoignages parfois hauts en couleur, souvent très humains. Et par son expérience personnelle. Il a en effet été choqué que le cancer du colon dont il a souffert avait été provoqué principalement par des résidus toxiques issus de l'alimentation. "Suite à un cancer du colon que j'ai eu il y a quelques années, j'ai radicalement changé mes habitudes alimentaires, et depuis que je mange bio, je n'ai jamais eu d'aussi bons résultats sanguins !"

    Sans tomber dans le simplisme de la recette miracle, il est convaincu qu'un petit changement d'habitudes alimentaires peut avoir de grands effets. "Manger bio génère automatiquement d'autres attitudes, comme le respect des énergies, le tri des déchets... C'est un bon début pour redresser la barre. Aujourd'hui, le monde est tel que les pays du sud meurent car ils n'ont rien à manger, et les pays du nord meurent car ils mangent mal."

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Tout sur la bouffe, sur ARTE....

    J'ai le moral dans les talons... Je viens de voir "We feed the world", et c'est vraiment affolant de découvrir ce qui se trame sur notre petite planète. En fait, nous sommes dirigés non par des ministres ou des gouvernements, mais par des multinationales. A la tête desquelles on trouve des fous qui fantasment sans conscience ni pitié !  Un seul credo : toujours plus de profits. Faire du fric, toujours plus de fric. Et tant pis si l'on doit raser la forêt amazonienne, envahir toute la planète avec des OGM et faire disparaître à tout jamais la biodiversité, privatiser l'approvisionnement en eau et faire payer chaque consommateur, qu'il soit riche ou pauvre, et j'en passe... 52% du PIB mondial est détenu par 500 multinationales. Ce sont elles qui dirigent le monde et le font courir à sa perte, juste pour une histoire de fric. Je passe sur les semenciers (Pioneer,Monsanto, et consorts). NESTLE, 1er groupe agro-alimentaire mondial (C.A. 60 milliards d'euro, 275.000 collaborateurs) ne vise que la maximalisation des profits, sans aucune valeur morale. On ne parle pas de qualité ou de goût, mais de quantité et de marge bénéficiaire.  NESTLE est également le 1er producteur d'eau minérale au monde. Comme c'est étrange... : seraient-ils en train de privatiser les ressources en eau ? Il n'y a qu'un seul moyen de faire vaciller ces géants aux pieds d'argile : boycotter leurs produits et acheter bio et local. Nous devons, en Europe, résister aux OGM et assurer une alimentation bio de qualité. Les fruits et légumes non bio ne comportent quasi plus de nutriments et vitamines : ils n'assurent plus leur rôle d'aliments. Sans parler des pesticides, dont nous sommes bourrés, de l'appauvrissement des sols et de la pollution, et des dégagements de C02, dus aux transports titanesques que mettent ces "aliments" à venir jusqu'à nous. Ne ratez pas les autres émissions sur ARTE :

    >>Jeudi 9 avril 2009 à 19h00 - EPIGENETIQUE : NOUS SOMMES CE QUE NOUS MANGEONS
    Documentaire de Peter Moers et Frank Papenbroock, ZDF/ARTE, Allemagne 2008, 43 min, inédit
    Notre alimentation a une incidence directe sur nos gènes, qu’elle peut stimuler ou inhiber. Ce documentaire s’intéresse aux substances utiles et nuisibles dans les aliments et montre les effets souvent désastreux qu’elles ont tant sur notre santé que sur celle de nos descendants.

    >>Vendredi 10 avril 2009 à 19h00 - LA VERITE SUR LES MATIERES GRASSES
    Documentaire de Monika Kirschner, ZDF/ARTE, Allemagne 2009, 43 min,
    inédit
    Les matières grasses rendent obèse et malade : c’est ce qu’on nous ressasse depuis plus de 40 ans. Sur ce terrain miné, la réalisatrice, qui a voulu en avoir le cœur net, lève quelques malentendus très répandus sur un sujet qui reste la chasse gardée des lobbies agro-alimentaires.

    >>Mardi 7 avril 2009 à 22h30 - Soirée Thema : A QUI PROFITE LA FAIM ?
    Un commerce peu équitable avec le tiers-monde ?
    Lait, maïs, poulet…En Europe, la production industrielle de ces denrées alimentaires de base atteint des prix si bas que même les pays en développement ne peuvent plus suivre. Et en Indonésie ou en Colombie, les récoltes sont de plus en plus réservées… aux voitures et autres machines, à la production de carburant « vert ». Manger ou conduire, il faut choisir...

    >>Jeudi 9 avril 2009 à 21h00 - SUPER SIZE ME
    Documentaire de Morgan Spurlock, ARTE France, Etats-Unis 2004, 98 min.
    Du MacDo à tous les repas pendant un mois : Morgan Spurlock l’a testé. Résultat : 10 kilos en plus et un bilan sanguin et hépatique qui approche les doses mortelles. Ce documentaire primé au Festival de Sundance pose la question de la responsabilité des grands groupes, mais nous interroge aussi sur la nôtre.


    Dans 
    « Paris-Berlin, le débat », enfin, Thea Dorn et ses invités s’intéressent à la gastronomie des deux côtés du Rhin à travers deux débats épicés :

    >>Jeudi 26 mars 2009 à 22h15 - Paris-Berlin, le débat : LE REGNE DE LA MALBOUFFE ?
    Débat culturel, ARTE G.E.I.E, 60 min., inédit, présentation : Thea Dorn
    Qu’en est-il de la gastronomie à l’heure du fast-food, mais aussi du « slow-food » et des produits bio ? L’industrie agro-alimentaire favorise-t-elle la malbouffe ? Quel est le rôle social du repas commun, de moins en moins considéré comme un moment convivial et familial ? Thea Dorn et ses invités tentent de répondre à ces questions dans « Paris-Berlin, le débat ». 

    >>Jeudi 9 avril 2009 à 22h30 - Paris-Berlin, le débat : LE MONDE COURT-IL A SA FAIM ?
    Débat culturel, ARTE G.E.I.E, 60 min, inédit, présentation : Isabelle Giordano

    En Europe, on estime que 10 % de la population (et un tiers des personnes âgées) ne s’alimentent pas suffisamment.
    Isabelle Giordano et ses invités se penchent sur la situation financière des consommateurs confrontés à la crise alors que les prix des produits alimentaires ne cessent d’augmenter.

  • Le Bio en France

    76 % des français pensent que l’agriculture bio est une solution d’avenir. Pourtant, malgré la confiance du public et les ambitions affichées par le gouvernement, une récente analyse scientométrique vient de montrer que les efforts de la recherche française en la matière restent faibles. 

    En 2007, l’Agence Bio recensait 11 978 exploitations engagées dans la production biologique, couvrant 2 % de la SAU (surface agricole utile) française. Le nombre d’agriculteurs investis dans ce mode de production est en augmentation, répondant à une demande qui, elle aussi, progresse. Le marché de l’alimentation bio croît de 10 % par an depuis les cinq dernières années et le pays, pourtant première puissance agricole européenne, doit importer plus de la moitié de sa consommation en bio.

    En termes de moyens,  le soutien politique et financier reste très faible :  sur les 9 000 personnes travaillant à l’INRA, les projets d’agriculture bio impliquaient, en 2007, 35 équivalents plein temps. Tous instituts confondus, on en recense seulement 50. Ce sous-investissement serait dû au rôle d’un syndicalisme agricole converti au productivisme, puissant et largement majoritaire du fait du mode de scrutin des élections en chambre d’agriculture, et à l'énorme influence de l’industrie de la chimie depuis la seconde guerre mondiale sur la décision publique, y compris sur l’organisation de la recherche. Il y a aussi le fait que l’agriculture bio est un domaine où la compréhension des interactions entre les êtres vivants est essentielle, et où les savoirs populaires, plus intégrateurs, peuvent apporter beaucoup. Mais, en France, la " figure industrieuse de l’ingénieur " et la tradition des lumières, qui prône la domination de la nature par l’artificialisation, ont la peau dure. 

  • 5 portions de fruits par jour : pour quoi faire ?

    Il n'y a plus rien de nutritif dans les fruits et légumes. Il faut donc prendre des suppléments de vitamines, oligo-éléments, etc., ou manger BIO. Lisez l'intéressant article (en Anglais) via le lien en fin de message.

    Les tableaux suivants montrent la diminution du contenu nutritif des brocolis et des pommes de terre vendus au Canada entre 1951 et 1999:


    Brocoli, cru, 3 tiges, 93 g. 100/93 = 1,08

     Calcium
    (mg)
    Fer
    (mg)
    Vitamine A
    (U.I.)
    Vitamine C
    (mg)
    Thiamine
    (mg)
    Riboflavine
    (mg)
    Niacine
    (mg)
    1951130,001,303500104,00,100,211,10
    197287,780,78250090,00,090,200,78
    199948,300,86154293,50,060,121,07
    Veränderung in %-62,85-33,85-55,94-10,10-40,00-42,86-2,73

    Pommes de terre, 1 pomme de terre épluchée avant cuisson, 136 g. 100/136 = 0,74

     Calcium
    (mg)
    Fer
    (mg)
    Vitamine A
    (U.I.)
    Vitamine C
    (mg)
    Thiamine
    (mg)
    Riboflavine
    (mg)
    Niacine
    (mg)
    195111,000,7020,0017,000,110,041,20
    19725,740,490,0016,390,090,031,15
    19997,970,300,007,250,090,021,74
    Veränderung in %-27,55-57,14-100-57,35-18,18-50,0045,00

    Pour obtenir de plus amples informations, vous pouvez consulter les sites suivants:

    États-Unis

    Vegetables Without Vitamins. Life Extension magazine, Mars 2001.
    http://www.lef.org/magazine/mag2001/mar2001_report_vegetables.html

  • La crevette OSO et le label AB...

    Vincent Amirault est un peu stressé. "Avant, on utilisait plein de produits chimiques pour soigner les crevettes malades. Aujourd'hui, avec le label Agriculture biologique, on n'en a plus le droit. Alors il faut constamment surveiller pour anticiper."

    Autour du directeur de la ferme aquacole de la société OSO (Overseas Seafood Operations) située dans le nord-ouest de l'île de Madagascar, quarante bassins de dix hectares dans lesquels les crevettes biologiques grossissent pendant environ six mois. L'entreprise malgache s'est installée en 2001 sur ces espaces émergés entourés de mangroves. A quelques kilomètres de la réserve de l'Ankarana, ce site de 3 500 hectares, qui emploie jusqu'à 900 personnes, devient une île artificielle lors de la saison des pluies. Cette ferme est aujourd'hui la seule au monde à produire une crevette certifiée biologique.

    Pour résister aux géants aquacoles d'Amérique latine et d'Asie du Sud-Est, la filière crevettière malgache, qui génère un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros par an, a choisi de parier sur la qualité. Le numéro un du secteur, Unima, a décroché un label rouge - attestant la qualité de ses produits - en 2004. Son principal concurrent, OSO, a obtenu des autorités françaises la création d'un label Agriculture biologique (AB) pour la crevette en 2007.

    "Avec nos 6 000 tonnes annuelles de crevettes, on ne représente même pas 1 % de la production mondiale. Alors nous devons viser la niche du haut de gamme pour survivre à l'actuelle crise de surproduction", résumeClaude Brunot, président du Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar.

    En longeant les bassins au volant de son pick-up, Eric Douheret, le directeur du site OSO, le reconnaît : "C'est le label AB qui nous sauve, même si c'est extrêmement contraignant."Toute la chaîne de production a dû se plier aux règles du bio. Les fertilisants sont d'origine naturelle, à l'image de l'engrais, à base de farine de plumes.

    Les aliments, comme la farine de poisson, sont garantis sans organismes génétiquement modifiés (OGM). Dans les bassins, pas plus de dix crevettes au mètre carré. La nouvelle station d'épuration limite les rejets.

    "Avec le label AB, mon personnel a 25 % de travail en plus, estime René Bemanantsara, directeur adjoint de l'écloserie. Nous avons dû augmenter le nombre de reproductions, car le passage de traitements curatifs à une logique préventive a entraîné une baisse du taux de survie des larves." Dans la "salle des amours", plongée dans la pénombre, il observe chacune des cuves pour s'assurer du bon déroulement des accouplements. Puis vérifie au microscope, comme plusieurs fois par jour, l'état de santé des larves.

    Ces contraintes ont un coût : huit euros le kilo en moyenne pour mettre en boîte les gambas OSO, soit deux à trois euros de plus que pour une crevette standard. "En 2008, nous avons augmenté nos ventes de 32 %", se réjouit cependant Mathias Ismail, directeur opérationnel du groupe OSO, qui produit désormais 1 600 tonnes de crevettes par an, essentiellement à destination de l'Europe et de la France.

    Les effets de la crise commencent toutefois à se faire sentir. Premier producteur de crevettes d'élevage à Madagascar (avec 4 500 tonnes en 2008), le groupe Unima est confronté à des difficultés : depuis plus d'un an, l'une de ses deux fermes a dû provisoirement fermer ses portes."Le marché de la crevette de qualité n'est pas extensible, surtout en période de crise", rappelleAmyne Ismail, son directeur général, qui a conclu un partenariat avec le Fonds mondial pour la nature (WWF). D'ici quelques semaines, OSO et Unima devraient rendre public le bilan carbone de leurs fermes. 

    Né au début des années 1980 pour répondre à la demande des pays occidentaux, l'élevage est principalement concentré en Asie (Chine, Thaïlande, Indonésie, Vietnam) et en Amérique latine (Brésil, Equateur). Les élevages y sont intensifs : on atteint parfois des densités de 200 crevettes au mètre carré. La moitié de la production mondiale de crevettes provenait de l'élevage en 2008, soit près de 3 millions de tonnes.

    Aliments garantis sans OGM, produits chimiques interdits : la ferme OSO - spécialisée dans l'élevage de crevettes - se veut exemplaire. | D.R.
    D.R.
    Aliments garantis sans OGM, produits chimiques interdits : la ferme OSO - spécialisée dans l'élevage de crevettes - se veut exemplaire.

  • Dégustation du mercredi...

    Désolé pour les internautes fidèles qui suivaient ces fameuses et moins fameuses dégustations du lundi, puis du mercredi : cela fait 2 semaines que je déclare forfait, suite à une douloureuse tendinite. Le verdict est tombé ce soir, juste avant les infiltrations de cortisone : micro-fissures du sous-épineux. Rien de bien grave, heureusement ! Cela me fait une belle jambe, ou plutôt un beau bras ! En attendant, les douleurs devraient diminuer de moitié d'ici demain après-midi. Je devrais donc pouvoir reprendre mes activités diverses et variées dès la semaine prochaine... Le traitement médicamenteux (moi qui ne prend jamais rien) induit quelques effets secondaires assez dérangeants. Il suffit de lire les notices d'emploi terrifiantes pour vraiment hésiter à les avaler.

    Quant aux huiles essentielles appliquées 5 x par jour sur les endroits douloureux, elles ont surtout empesté le bureau, les salles de réunions et l'appartement d'une odeur d'antimites qui porte à 300 mètres... Quelques gouttes d'eucalyptus citronné, de gauthérie couchée, de thym saturéoïde et d'immortelle n'ont pas amélioré ma pauvre condition, ni celle de mes collègues de bureau... Impossible de déguster un vin dans ces conditions. J'ai donc décidé d'arrêter les huiles, et de faire confiance à la médecine traditionnelle. 

    Ceci m'incite à dire qu'il faut se méfier de tout ce que l'on raconte sur le net au niveau des problèmes médicaux : on lit tout et n'importe quoi, et il est assez difficile de faire le juste pronostic de ce dont on souffre (on n'a pas fait 5 ans de médecine générale, et 7 autres de spécialisation...), et de se lancer dans une auto-médicamentation hasardeuse ou dangereuse. Et si c'est vrai pour la médecine, ce l'est aussi pour tous les autres domaines. Il faut donc vérifier ses sources et être sûr de la fiabilité des propos publiés. Ce qui est le cas de ce blog !Embarassé