• Consommateur moins con...

    Malgré la crise, acheter écologique, sain, éthique mais refuser de payer davantage pour des produits répondant à ces critères de base. C'est la "consommation positive" qui, à l'heure du développement durable, commence à s'imposer.

    Au delà de la Semaine du développement durable - dont la 7è édition se tient du 1er au 7 avril -, ce mouvement concerne déjà plus de 30% des consommateurs du monde industrialisé, notamment en France, et des grandes économies émergentes, selon l'agence de conseil Risc International, qui a conduit une étude dans 54 pays (dont Chine, Inde, Brésil..).

    La consommation positive, explique la directrice de l'agence Sharon Greene, s'exerce en cinq dimensions: écologie, éthique, social, bien-être et santé.

    Le "consommateur positif" n'est pas dans la décroissance; il veut continuer d'acheter, mais se montre sélectif, réclame des entreprises du respect, des innovations pertinentes, pas des gadgets, et traque les incohérences du message, résume-t-elle.

    "C'est un consommateur qui pense pouvoir influer sur le cours des choses, entretenir des relations plus équitables et plus éthiques avec le reste du monde", insiste Matthieu Faullimel, directeur du département des Tendances futures chez Risc. "Il ne veut plus être culpabilisé, ni floué par les grandes marques".

    "Les grandes marques sont en décalage par rapport au consommateur, plus suivistes qu'initiatrices, elles finissent par répondre à la demande. Mais jouer le développement durable ne suffit plus", reconnait Sharon Greene.

    Mais "30%, c'est un vrai mouvement: la crise intervient alors qu'il est déjà installé et les entreprises qui ne se sont pas interrogées jusqu'ici ont du souci à se faire. Il est temps pour elles de remettre le consommateur au coeur de la chaîne et non plus devant le fait accompli", conclut Matthieu Faullimel.

    La crise a ceci de bon que tout le monde doit se remettre en question. Les valeurs changent. Et il faudra être du bon côté quand l'économie ira mieux. Tout bénéfice pour le consommateur averti, recherchant des produits sains et de qualité, respectueux de l'environnement et éthiques.

  • Merci René, merci...

    C'est le vigneron le moins valide des 5 qui a, il y a 15 jours, taillé sa parcelle. et, pour la première fois, taillé court. Très court. Quelle ne fût pas ma surprise d'apprendre ce soir que René et Agnès Mosse sont venus, en personnes, tailler les autres parcelles du Clos aujourd'hui ! Belle surprise, et certainement un bon enseignement pour ceux qui étaient présents ! Et, apparemment, ils ont taillé aussi court que ce que j'avais fait : 6 grappes par pied maximum. Si nous voulons produire un vin de qualité, nous devons concentrer le jus dans quelques grappes. Qualité et concentration, ou quantité et jus dilué, le choix est vite fait. Mes remerciements à René et Agnès pour cette taille de printemps, qui va revigorer les ceps de ce petit vignoble bruxellois. Et merci aussi pour les conseils Bio de traitement de la vigne, qui correspondent à notre vision des choses, du moins depuis quelques années pour certains. Reste à espérer un été caniculaire qui se prolonge jusqu'en octobre, ce qui nous permettra de renouer avec les grands millésimes du Clos, comme 2000 et 2003. Et bonne chance en Loire.

  • Le retour du potager...

    Même Michelle Obama se met au potager à la Maison Blanche: cultiver ses propres légumes a le vent en poupe aux Etats-Unis où plus d'un tiers des foyers, soit 19% de plus que l'an passé, prévoient de faire pousser tomates, concombres et haricots.

    "Je veux être certaine que notre famille (...) mange sainement et ait accès à des légumes et des fruits vraiment frais," a déclaré la Première dame en creusant récemment le premier sillon d'un jardin "bio" sur la pelouse de la Maison Blanche.

    "Si la première raison que les gens invoquent pour cultiver un potager est la saveur de la nourriture (58%), ils veulent aussi faire des économies sur les courses (54%) et apprécier la qualité et la sécurité des produits (51%)", explique à l'AFP Bruce Butterfield, chercheur pour la National Gardening Association, qui a réalisé une étude prospective sur les velléités potagères des Américains. Quelque 43 millions de foyers, soit 37%, vont cultiver un potager en 2009, contre 36 millions l'année passée.

    Il faut dire que 80% des Américains ont un jardin ou un "yard" et lorsqu'ils n'en ont pas, ils peuvent louer pour 20 dollars par an environ, un lopin dans un jardin communautaire, exclusivement "bio", géré par le service des Parcs nationaux.

    Des formules de partage de jardins font florès, comme "Sharing Backyards DC" où, grâce à internet, un propriétaire peu enclin au jardinage peut trouver un voisin à la main verte pour faire fructifier son terrain.

    L'impact de la récession sur la motivation est "forte" pour 34% des jardiniers, selon l'étude, d'autant plus qu'on n'investit en moyenne que 70 dollars par an dans son potager, qu'on y passe 5 heures par semaine, et que la récolte rapporte en moyenne l'équivalent de 530 dollars par an.

    "Cela me donne un sentiment de sécurité d'avoir mon jardin. Avec ça, je suis sûre que je pourrai m'en sortir, que j'aie un emploi ou non", affirme Leigh Crenshaw, 26 ans, qui inaugure d'un coup de bêche son jardin communautaire.

    "Les problèmes sanitaires récurrents que nous avons eus avec la contamination d'épinards par la bactérie E.Coli ou encore l'affaire du beurre de cacahuète contaminé aux salmonelles ont aussi joué un grand rôle", assure Robert LaGassi, directeur de l'association "Garden Writers Association".

    "J'ai l'impression que cela renforce également l'idée de vie de famille, de passer du temps ensemble", ajoute Nathan Seaberry.

    "Avec la crise, les gens reviennent aux choses simples et ils passent davantage de temps à la maison", renchérit le chercheur Bruce Butterfield.

    Il aura fallu une crise financière pour que le monde se remette à cultiver, en bio. Ils avaient tous oubliés que c'est la Terre qui nourrit l'homme. Et qu'il faut la préserver, pour les générations futures. Voilà un bon côté de cette foutue crise...

     

  • Ondes électro-magnétiques nocives...

     

    Un groupe de scientifiques souligne lundi 23 mars les dangers des champs électromagnétiques, et notamment de la technologie pour les téléphones sans fil. "Les effets des champs électromagnétiques sur notre santé sont démontrés par l'observation clinique de très nombreuses investigations toxicologiques et biologiques et certaines études épidémiologiques", soulignent quatre professeurs, dans une déclaration publiée à l'occasion d'un colloque au Sénat sur l'enjeu sanitaire des technologies sans fil.


    Cette déclaration réunit l'Allemand Franz Adlkofer, coordinateur du projet de recherche européen Reflex (12 équipes dans 7 états membres), le Français Dominique Belpomme (cancérologue), ainsi que les Suédois Lennart Hardell (cancérologue) et Olle Johansson (département de neurosciences du Karolinska Institute). Ces scientifiques pointent "un nombre croissant de malades devenus intolérants aux champs électromagnétiques". "On ne peut exclure chez eux l'évolution vers une maladie dégénérative du système nerveux, voire certains cancers", écrivent-ils. Pour eux, cette intolérance pourrait "être à l'origine d'un problème de santé publique majeur" et il y a urgence à appliquer le principe de précaution.

    Les seuils d'exposition des antennes relais sont fixés en France à 41, 58 ou 61 volts par mètre selon les fréquences (900 MHz, 1.800 MHz ou 2.100 MHz). Les associations réclament que la valeur d'exposition chronique soit fixée à 0,6 V/m. Une table ronde sur les effets potentiels des téléphones mobiles et des antennes relais sur la santé sera organisée par le ministère de la Santé le 23 avril, à la demande du Premier ministre.

    Tout ceci confirme de plus en plus ce dont nous nous doutions. Malgré les études scientifiques faussées subventionnées par les opérateurs de téléphonie mobile comme Belgacom et Proximus. Malgré les dénégations du corps médical et des politiques corrompus pendant des années. Malgré le lobbying de Nokia, Panasonic, Motorola et autres firmes, avides de profits considérables au dépend de notre santé. Et, une fois de plus, c'est nous qui paierons...

     

    Il ne nous reste plus qu'à recâbler nos systèmes sans fils, éviter le wireless, utiliser le GSM seulement en cas d'extrême nécessité et croiser les doigts pour ne pas mourir précocement parce qu'on a tous cru qu'ils disaient la vérité, pendant des années... Un scandale de plus, qui éclatera dans quelques années, quand tous les responsables et tous les corrompus auront disparus de la circulation depuis belle lurette. 

  • Dégustation du mercredi (21)

    Fort belle dégustation à 4 (dont un invité novice). Comme mise en bouche, on débuta par un vin blanc à la robe claire, d'une magnifique limpidité et au nez superbe et pur sur des agrumes (citron/pamplemousse), typique d'un Sauvignon. La bouche, jeune, vive, sur le fruit, s'avéra assez courte. Petit Bourgeois 2007, Sauvignon blanc, en vin de pays. On attaqua alors le second flacon, à la robe identique, mais au nez plus marqué par l'acidité et le côté minéral, plus riche, sur de la pêche blanche. La bouche, plus grasse et beaucoup plus longue, sur une minéralité qui s'exprime, afficha une fort belle concentration. Buisson Renard 2007 en Blanc Fumé de Pouilly 2007 de Didier Dagueneau, affichant 12°. Troisième flacon, avec un nez concentré de concentré en fruit. En bouche, une belle trame et une belle vivacité, très riche. Plus riche, plus gras, plus en chair, et aussi plus d'alcool que le précédent, vinifié comme en Bourgogne : Pur Sang 2006, en Blanc Fumé de Pouilly, de Didier Dagueneau, affichant 14°. Un vin qui aurait été parfait sur des soles à l'Ostendaise de chez Pierre Wynants. Vu l'absence de dernière minute de 2 d'entre nous, il fût décidé de reporter la dégustation de la fameuse Astéroïde du même regretté vigneron. On passa donc au rouge pour le dernier flacon, avec une robe foncée au contour tuilé. Le nez, magnifique, délicat et exubérant à la fois, sur des fruits mûrs et cuits, avec des notes de tabac. La bouche, superbe, présentant une fort belle acidité, délicate, fondue, sur du fruit rouge, avec des notes de fumée en rétro-olfaction en finale. On étaient tous à Bordeaux, en rive gauche pour ce Pradeaux 1989, Bandol, des Héritiers du Comte Portales. Magnifique bouteille ! Qui aurait accompagné à merveille un agneau de lait des Pyrénées, cuit 126 heures, avec des petits légumes provençaux... Mercredi prochain : pas de thème pour pré-fêter un anniversaire.

  • Dégustation du mercredi (20)

    Dégustation à 5, avec René Mosse en invité, venu donner des conseils de taille, à une heure où le soleil s'est couché depuis belle lurette sur le vignoble... Mise en bouche avec un vin blanc au beau nez fruité de Chenin. La bouche, nette, franche, sur des agrumes et du gras : Le Rouchefer 2007 en Anjou, de René Mosse. Année difficile, avec des traitements à la bouillie bordelaise toutes les semaines, en attendant un mois de septembre sec qui sauva les vendanges. Ensuite, un vin au nez lacté, et à la bouche acide et fraîche, plaisante, avec des petits fruits en finale, dense mais sans grande longueur : "La Ladra" Barbera d'Asti Superiore 2004 Tenuto Dei Vallarino. Pour continuer, un vin à la robe plus concentrée, au nez de cour de ferme. Surprise en bouche : le nez disparaît, une belle densité, un côté lacté également, et un fruité masqué par le bois. Le bois porte ce vin, qui fini sur de l'alcool. Montepulciano d'Abruzzo 2004 d'Emidio Pepe (bouteille n°3304). Pas terrible. Ensuite, un vin hors thème, au nez très complexe sur des notes mûres, avec une palette très riche et élégante. La bouche, fraîche et plaisante, sur une belle intensité de fruits compotés : Domaine Hauvette 2003, Les Baux de Provence, de Dominique Hauvette, viticultrice à Saint Rémy de Provence. Cinquième flacon, à la robe rouge vif, et au nez puissant fort particulier, végétal. En bouche, du citron ou de la feuille de citron qu'on casse, et une acidité qui enrobe un certain gras et un certain fruit. Très acide : Occhipinti Siccagno Nero d'Avola 2005 Sicilia. Ensuite, un vin au nez de vernis, et à la bouche jeune mais travaillée, sur des tannins boisés, mais à la finale fort asséchante : Domenico Clerico 2003, Ciabot Mentin Ginestra, Barolo. 15Ha et 65.000 bouteilles pour ce vin qui aurait dû être un des 2 meilleurs Barolo de la planète ! Pas de chance... Septième bouteille en l'honneur de notre invité (et pour le remercier d'avoir taillé nos 160 pieds de vigne), au nez de fruits noirs, magnifique. La bouche, assez lissée, manque de complexité, mais présente une belle acidité et un côté vif, sur un pinot qui plaît à certains : Echezeaux 1996 de la Société Civile du Domaine de la Romanée Conti. Bouteille n° 06 778 sur 18.058 bouteilles produites. On acheva cette dégustation avec une bouteille qu'il aurait fallu boire bien avant : Grand Cru Zotzenberg, Sylvaner 2006 en Alsace Grand Cru de Boeckel, au nez parfumé et agréable, et à la bouche plaisante, sur des raisins séchés. Mercredi prochain : Dagueneau. Un grand moment en perspective...

  • Cuisine moléculaire et intoxications alimentaires...

    Le restaurant britannique "The Fat Duck", considéré comme l'une des meilleures tables au monde, a été fermé temporairement à cause d'inquiétudes liées à des intoxications alimentaires, a annoncé son propriétaire, le chef Heston Blumenthal, cité par le journal 'The Times'. Le restaurant aux trois étoiles Michelin, situé à Bray, à l'ouest de Londres, a été fermé mardi par mesure de précaution après des plaintes de clients indisposés. Entre trente et quarante personnes auraient subi une intoxication alimentaire après avoir mangé au célèbre restaurant au cours des deux à trois semaines dernières, selon le journal. Les prélèvements effectués par les autorités sanitaires locales et les spécialistes qui travaillent avec le chef n'ont pour l'instant rien donné.  On pouvait y "déguster" : "Gelée de caille, crème de langoustine, parfait au foie gras, mousse de chêne et toast à la truffe", "Son de la mer", "Céréale de panais", "Oeufs brouillés nitro et glace au bacon", pour terminer sur un "Pain perdu, tea jelly". Son propriétaire est un adepte de la cuisine moléculaire, comme le catalan Ferran Adria (El Bulli).  Cuisine qui, à mes yeux, n'en est pas. Comme l'écrit Claude Ribaut dans "Le Monde" de ce samedi, c'est peut-être du côté de l'azote liquide, des perles d'alginates, du méthylcellulose, des amidons modifiés, du monoglutamate de sodium, des caraghénanes et autres gommes variées qu'il faut peut-être chercher la cause de ces intoxications alimentaires... La gastronomie, la vraie, a été bâtie par des générations. Peut-on, sous prétexte de modernité culinaire, laisser l'industrie chimique imposer des produits irrationnels (peu coûteux mais générateurs de profits considérables) dont les dangers sur la santé n'ont pas été évalués? Dans ce domaine aussi, un retour aux vraies valeurs, à la simplicité et à la qualité s'impose. Raz le bol des artifices et de l'artificiel...

  • Dégustation du mercredi (19)

    La Loire en rouge était le thème de ce soir, et après une mise en bouche avec un vin sans intérêt et hors thème, on attaqua le premier flacon : une robe légère, un nez léger sur des petits fruits, et, en bouche, une attaque sympa, qui, hélas, tourne vite vers un bois vieilli qui s'assèche. Une bouteille difficile, sur un cabernet pas mûr : Clos Rougeard 2004 en Saumur-Champigny. Pas terrible du tout. Second flacon, à la robe nettement plus foncée, et au nez de Gamay et de macération carbonique, avec des arômes de fermentation. Très Beaujolpif, avec de la banane. En bouche, pas grand chose : pas de côté gourmand, peu de fruits, et le tout gommé par la fermentation style Beaujolais Nouveau... Touraine 2007 "Premières Vendanges" d'Henry Marionnet. Première déception de ce grand vigneron... Troisième flacon, à la robe noire et au nez mûr de cerises, avec des notes d'évolution et un peu de boisé. La bouche, tannique, costaude, avec une belle matière déçoit avec sa longueur âpre, verte et pleine d'amertume sur du vieux calcaire et du vieux bois. Chinon "Beaumont" 2005 de Catherine et Pierre Breton. Bref, 3 super vignerons de Loire et une énorme déception ! Rien de bon ! Vivement mercredi prochain avec Le Piémont pour thème, dont le Barolo et le Barbaresco vont certainement mieux nous séduire.