• Pas bon le Bob...

    Le Bob, ce n'est pas une bonne idée. Et prendre un taxi pour éviter les contrôles, non plus. Je vous explique pourquoi. Avant qu'il n'y ai tous ces contrôles anti-alcoolémie, on sortait, on buvait, mais en faisant attention, puisqu'on rentrait en voiture. Aujourd'hui, puisqu'on sait qu'on a un Bob, on boit sans limite, et donc, beaucoup plus. Ce système de répression et de contrôle est donc en train de provoquer un véritable alcoolisme chez les jeunes générations. Ce qui est quand même l'effet inverse de ce que l'on aurait pu attendre... puisqu'on les habitue à boire beaucoup plus que ce qu'ils devraient boire normalement. Bref, c'est mauvais ! Comme on annonce de grands froids sur le Royaume, je pars me ressourcer dans le Var, même si la météo annoncée pour ces prochains jours dans la région n'est pas exceptionnelle. Retour prévu pour début Janvier. Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et tous. 

     

  • Bien manger, bien boire, et continuer comme ça...

    Toujours dans le même journal, un article de JP Géné, prodiguant 4 conseils à appliquer lors des fêtes de fin d'années, et après. Tout d'abord, préférer le Bio, d'abord pour le goût et la santé, ensuite pour encourager la filière et signifier aux autorités et aux enseignes commerciales la demande croissante des consommateurs. Ensuite, pratiquons le harcèlement textuel, en réagissant aux étiquettes dont la liste des ingrédients, le contenu, l'origine sont illisibles : demandez au personnel du magasin de vous le lire ! On a quand même le droit de savoir si on mange des OGM, des graisses hydrogénées, et autre crasse... Seule, la pression du consommateur fera changer le comportement des acteurs de l'agroalimentaire. Enfin, sanctionnons la truffe chinoise, cette illusion bas de gamme, cette arnaque du palais, qui n'a rien à voir avec les véritables truffes françaises ou italiennes. Le quatrième conseil aborde les vins naturels, pour éviter les vins sous perfusion chimique et technologique. Bio à la vigne, naturels à la cave, ces vignerons forment l'avant-garde d'un vignoble sans engrais ni pesticides, respectueux de la terre et du raisin. Le tout est que nos papilles, habituées à certains Grands Crus, y trouvent leur plaisir et y reconnaissent un terroir...

  • Brésil et OGM...

    La sortie au Brésil de l'ouvrage Le Monde selon Monsanto n'est pas passée inaperçue aux yeux de la multinationale américaine. Pour la première fois depuis la divulgation de l'enquête journalistique de Marie-Monique Robin, sous forme d'un livre et d'un documentaire diffusé par Arte au mois de mars, l'entreprise, qui produit 90 % des organismes génétiquement modifiés (OGM) utilisés dans le monde, a pris note des accusations qui la visent. Et Monsanto avance des réponses, via Internet, en portugais. "La direction du groupe au Brésil a voulu présenter son point de vue, pour ne pas laisser sans réponse des attaques qui ont déjà eu un écho mondial", explique-t-on au service de communication de Monsanto, à Sao Paulo, en précisant qu'il s'agit d'une traduction littérale du texte envoyé par le siège américain de la firme.

    Plusieurs pages du site brésilien reprennent des points développés dans le film, en avertissant :"Un documentaire français tente de dénigrer l'image de Monsanto", avec une enquête de"ceux qui ont une stratégie pour discréditer la biotechnologie""C'est amusant de les voir enfin réagir, a déclaré Marie-Monique Robin, venue à Curitiba (Etat du Parana) lors d'une tournée au Brésil. Mais si leurs arguments étaient solides, ils m'auraient attaquée en justice depuis longtemps."

    La réaction publiée témoigne de l'importance du Brésil dans la stratégie de la multinationale : ce pays a récolté 60 millions de tonnes de soja cette année, soit 25 % de la production mondiale, et Monsanto a déjà introduit son soja Roundup Ready, légalisé en 2005.

    La moitié de la récolte brésilienne est certifiée "sans OGM", le reste est transgénique ou contaminé.  

    Des neuf OGM autorisés par les autorités de Brasilia, entre soja, maïs et coton, la moitié porte la marque Monsanto. Dans l'Etat de Bahia, à Camaçari, fonctionne la plus grande entreprise d'herbicides d'Amérique latine.

    "Ces enquêtes nous aident à lutter contre les OGM, expliquait Marcelo Durao, du Mouvement des paysans sans terre, au cours d'un débat à Rio de JaneiroNous avons perdu beaucoup de terrain face à la logique gouvernementale, qui favorise les matières premières exportables, au détriment des aliments." Dans le Sud, des agriculteurs tentent d'abandonner le soja OGM, déçus par les rendements, mais ils ne trouvent plus de graines traditionnelles à cultiver. 

    L'éditeur de Radical LivrosGeorges Kormikiaris, est très satisfait des débats autour de Marie-Monique Robin. Notamment avec des responsables du ministère du développement agraire, à Brasilia, et à l'Ecole d'agronomie de l'université de Sao Paulo, pourtant financièrement aidée par Monsanto.

    Article d' Annie Gasnier paru dans "Le Monde" de ce week-end.

  • Pré-réveillon...

    Belle fête samedi soir, pour ce premier pré-réveillon 2008 commencé à 13 et terminé à 18, sans compter le voisin venu se plaindre du bruit vers 4h00.... A l'apéro, un subtil Domaine des Terres Dorées "FRV100" accompagnant de fort bons canapés et 2 mises en bouches : un ceviche de crevettes géantes, et des oeufs brouillés à la truffe blanche, servis en verrines. On passa à table vers 22h00 pour s'attaquer à un "Bar de Ligne Salé à Cru, Grenailles Nouvelles" judicieusement accompagné d'un Domaine des Baumards "Clos St Yves" 2002 en Savennières. Suivi un "Tartare de Daurade Royale, qu'on arrosa d'un Domaine William Fèvre 2005 en Chablis. On passa ensuite à ces délicieuses "Noix de Saint Jacques Bretonnes au jus de Betterave", fort bien mises en valeur par un Domaine Chèze "Cuvée Ro Ré" 2006 en Saint Joseph. "La Crème Brûlée au Foie Gras" qui devait suivre, mais dont la consistance ne plaisait pas à nos hôtes, fût remplacée par "Un Samosa de Pied de Cochon Désossé au Curry Doux"  noyé avec un Domaine Duthel "La Fontenelle" 2007 en Chiroubles.

    Après l'inéluctable Sorbet Colonel qui remet tout en place et vous rend l'appétit, on entama la "Volaille Fermière aux Morilles, Juliettes des Sables" très justement accompagnée d'un Domaine Labet "Fleur de Chardonnay" 2006 en Côtes du Jura.

    On fit l'impasse sur les fromages, mais pas sur "La Surprise du Caviste". En rouge, avec un très beau Domaine Gardies "La Torre" 2006 en Côtes du Roussillon Villages et un Château Genot Boulanger "Les Grèves" 2005 en Beaune 1er Cru. Et tant qu'on y était, on liquida aussi un magnum de Bandol Domaine de Terrebrune 2001.

    En résumé, une énorme fête gastronomique ponctuée de quelques découvertes oenologiques fort intéressantes, le tout dans une ambiance délirante comme on les aime. Grand moment.

     

  • Dégustation du mercredi (13)

    Dernière dégustation du Clos pour cette année 2008, à 3, et avec quelques grands moments... Pour débuter, un vin bouchonné (ce n'était plus arrivé depuis pas mal de temps) : Château Palmer 2004 en Margaux. Fort dommage pour ce beau flacon pourtant prometteur... La seconde bouteille, tout aussi classique au nez, présenta un fort beau volume en bouche : bel équilibre, belle structure, belle longueur : Château Trotanoy 2001 en Pomerol. Pour effacer le 2002 bu récemment, qui ne nous avait pas plu, alors que c'est quand même le Pomerol le plus complet après Pétrus. Troisième bouteille, au nez de fruits très mûrs, sur de la crème de cassis. Bouche harmonieuse, fraîche et de belle longueur, sur des arômes de viande, de prunes et de noix, avec des tannins doux et une belle acidité bien intégrée : Penfolds Grange Vintage 1998, Shiraz South Australia. Un vin qui appartient à la légende, côté 99/100 par Parker. La quatrième bouteille, au nez assez proche de la précédente, mais sur des pruneaux et de l'alcool, présenta une bouche encore plus concentrée que la précédente, sur des fruits rouges, un menthol vif et de l'alcool. Moins juste que le précédent : Astralis 2001 Clarendon Hills, Shiraz, South Australia. Lui aussi, côté 99/100 par Parker, tout comme le 2002 et le 2003, ce qui est assez exceptionnel. On termina cette fort belle dégustation avec un vin au nez animal et de cuir fin, et à la robe foncée, mais présentant une certaine évolution sur le pourtour du verre. En bouche, suavité, souplesse, ampleur, longueur, race, sur des prunes très cuites : Château Montrose 1990 en Saint Estèphe de J-L Charmolüe. Côté 100% par Parker. Prochaine dégustation du Clos début 2009, avec un tout nouveau programme. Bonnes fêtes à tous.

     

  • Le Chablis de Jacquinot...

    J'ai ouvert samedi ma dernière bouteille de Chablis Premier Cru "Vaucopin" 2000 de Jacquinot à Chichée. Avec une grande émotion car c'est une famille de vignerons que j'ai appris à connaître, et chez qui je suis allé m'approvisionner chaque année, en remontant de la Côte d'Azur, en rentrant de la montagne, ou plus simplement, en allant rendre visite à Isabelle qui habite la région. Le père Jacquinot est un géant, aux mains impressionnantes. C'est lui qui fait déguster le petit Chablis, le Chablis et le Premier Cru dans le caveau, tandis que ses enfants ont pris la relève dans les vignes. Les prix défient toute concurrence par rapport à ceux vendus 3 km plus loin dans le village touristique de Chablis. Mais ce qui m'a surtout attiré chez lui, c'est la qualité. Ses vins n'ont rien à envier aux plus grands noms du Chablisien, et surpassent souvent les plus grands domaines en dégustation à l'aveugle. Le nez de ce 2000 est magnifique, minéral, fruité, plein. La bouche, opulente, présente une superbe palette aromatique minérale et une fraîcheur d'agrumes sur une finale persistante : magnifique ! Un vrai régal, un pur bonheur. Chapeau bas, Monsieur Jacquinot, pour cet amour du travail bien fait.

  • Où trouver des paniers Bio à Bruxelles...?

    Voici la liste des points de vente bruxellois où vous pourrez vous approvisionner en paniers Bio, en direct des fermes wallonnes. Produits sains et goûtus, de saisons, sans pesticides et autres produits chimiques, et dont la culture ou l'élevage respectent l'environnement :

    Bio Lounge 

    Rue de l’Enseignement 116-120 

    1000 Bruxelles 

    02/218.54.00 

    info@biolounge.be 

    http://www.biolounge.be/ 

    Cookitude 

    Rue des Tanneurs 62 

    1000 Bruxelles 

    02/290.63.90 

    info@cookitude.com 

    www.cookitude.com 

    Ignace Sépulchre 

    Mercredi matin 

    au marché de la place Sainte Catherine 

    1000 Bruxelles 

    Jeudi de 7h à 13h 

    au marché du Boulevard du Souverain 

    1160 Bruxelles 

    083/61.30.31 

    ignacebio@gmail.com 

    Le Thym Frais 

    Chaussée d’Helmet, 184 

    1030 Bruxelles 

    02/215.01.10 

    genevieve.brouhon@skynet.be 

    Bio-Shanti 

    Avenue Adolphe Buyl, 70 

    1050 Bruxelles 

    02/647.88.60 

    bioshanti@skynet.be 

    www.bioshanti.be 

    Bio Corner 

    Place St Job, 12 

    1180 Bruxelles 

    02/372.39.78 

    biocorner@skynet.be 

    Gokan 

    Avenue Albert 8 

    1190 Bruxelles 

    02/346.07.27 

    info@gokan.be 

    www.gokan.be 

    La Bouch’Bio 

    Samedi de 8h à 13h 

    au marché du Gué 

    1200 Woluwe Saint-Lambert 

    081/71.75.17 

    labouchbio@skynet.be 

    http://www.labouchbio.com

  • Dégustation du mercredi (12)

    Dégustation à 4, sur le thème difficile "J'en ai rêvé". On peut rêver de tellement de choses, sans parler des cauchemars... Pas facile tout ça... Premier vin, à la robe foncée, avec un beau nez, très mûr, cuit, barriqué à l'espagnole, à la Moueix. La bouche, fluide, sanguine et alcooleuse sur du Kirsch, mais avec un fruit assez court et fluet. Château Trotanoy 2002 en Pomerol. Assez décevant par rapport à tous les autres Trotanoy dégustés. La seconde bouteille, présenta une robe très claire, un nez assez consensuel sur le fruit, et une bouche acidulée, du style Fruitella à la fraise. Petit vin frais et léger sur du Pinot noir : Saint Aubin 1er Cru "Le Puits" 2006 de Catherine et Dominique Derain. On avait préféré son Gevrey "En Vosnes" dégusté il y a 15 jours, et on se pose la question de l'effet terroir sur les différents vins vinifiés par Derain sur ses multiples parcelles assez éloignées les unes des autres. A tester un jour. Troisième flacon, à la robe noire, au nez de réduction sur du chou rouge qui cuit, puis sur du fruit. En bouche, un côté Sud frais, des épices, de la concentration, et du fruit. Château Le Puy, cuvée Barthélemy 2005, en Bordeaux Côtes de Francs. Personnellement, assez déçu de ce vin biodynamique onéreux et porté aux nues par certains cavistes. Enfin, le bon moment de la soirée, avec un vin blanc à la robe cognac, au nez excitant, sur du coing, du miel, de l'écorce d'orange, et un petit côté résineux apportant quelque chose de plus. En bouche, on pourrait penser à un vieil Yquem de 1967, par sa droiture, son côté non gras ou sirupeux. On est sur des notes d'écorces d'oranges et de cèdre brûlé, sur une fort belle longueur. Clos du Bourg 1990, moelleux 1er Cru en Vouvray de Huet. Magnifique bouteille, pour ce domaine passé en biodynamie depuis 1990. Magnifique Chenin blanc (ou Pinot de Loire). La semaine prochaine, dernière dégustation 2008 à l'aveugle du Clos.

  • Pas bon mon pâté ?

    Les magasins et supermarchés se débarrassent ce dimanche de tous leurs produits à base de viande de porc produits en Irlande, après la découverte de dioxines dans des échantillons de graisse de porc. L'Irlande exporte sa viande de porc vers de nombreux pays. Les ministères irlandais de la Santé et de l'Agriculture ont conjointement annoncé samedi le rappel ou la destruction de tous les produits alimentaires fabriqués à base de porc irlandais, depuis le 1er septembre. Ils ont découvert des dioxines potentiellement dangereuses dans des échantillons de graisse de porc et dans la nourriture donnée aux animaux, à des niveaux dépassant de 80 à 200 fois la limite de sécurité sanitaire. Les dioxines, présentes à l'état naturel et assimilées par les animaux via leur nourriture ou leur environnement, s'accumulent dans la graisse. Si elles sont ingérées par des êtres humains en volume important et pendant un certain temps, elles peuvent aboutir à une augmentation du risque de cancer. Ce qui est à nouveau terrible dans cette affaire, c'est que : 1.) c'est l'Irlande qui donne l'alerte (et pas la France ou la Belgique : que font nos services vétérinaires et les organismes de sûreté alimentaire?). 2.) tardivement, puisque cela concerne des produits de début septembre ! 3.) Aucun porc vivant en provenance d'Irlande n'a été importé en Belgique au cours de l'année 2008, a indiqué dimanche l'Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA), alors qu'une autre source cite : Certains produits à base de porc irlandais contaminé ont été découverts en France et en Belgique au cours de contrôles à la frontière, a indiqué dimanche Rodney Evans, le spécialiste en chef de la toxicologie de la FSAI. Ces produits provenaient de carcasses irlandaises qui avaient été découpées aux Pays-Bas avant d'être réexportées vers la France et la Belgique ! Bref, comme d'habitude, on nous mène en bateau ! Appliquons donc le principe de précaution et n'en consommons plus. Sauf, bien entendu, les charcuteries préparées par votre boucher local, avec des porcs achetés chez le fermier du coin. Achats de proximité : vous savez ce que vous mangez !

  • dégustation du mercredi (11)

    Dégustation fort animée à 4, sur le thème des bourgognes 2002, 2003 ou 2005. On débuta, en blanc, par un vin au nez fort agréable, tout en finesse et en élégance, sur des herbes sauvages et puis sur des fruits. Robe paille, or pâle. En bouche, une belle attaque, une belle élégance, une belle vivacité et une belle longueur sur du citron et de la noisette. Meursault 1er Cru Goutte d'Or 2005 d'Henry Darnat. Très belle bouteille. Pour suivre, un second blanc, au nez puissant de noisettes grillées et à la robe jaune pâle. En bouche, tout le contraire du précédent : matière, densité, concentration, maturité, assez lourd et monolithique, manquant un peu de finesse. Criots-Bâtards-Montrachet Grand Cru 2002 de Blain-Gagnard à Chassagne-Montrachet. On attaqua les rouges avec un premier flacon au nez de Pinot noir bien mûr. Avis opposés concernant la bouche : un excellent Pinot noir bien mûr et plaisant qui se livre pour les uns, et une vin sans personnalité propre (= archétype de 90% des vins de Bourgogne), chaptalisé et plat pour les autres. Clos du Prieuré Monopole 2005 du Domaine de la Vougeraie à Nuits-ST-Georges, produit à 4.008 bouteilles. C'est l'oeuvre de Jean-Claude Boisset, qui a racheté une tripotée de domaines à Savigny, Vougeot, etc., et en sort des vins flatteurs. Le second rouge offrit un nez de Pinot noir et d'alcool. En bouche, un fruit très mûr et chaud, tout en longueur, mais il manque une petite pointe vivifiante en milieu de bouche. Clos des Fèves 2005 en Beaune 1er Cru, du Domaine Chanson. Compliquée, la Bourgogne. Et difficile de prendre son pied ! Espérons que ce sera le cas la semaine prochaine, avec un thème de dégustation non moins compliqué : "J'en ai rêvé !".