• Dégustation du mercredi (10)

    L'eau et le vin n'ont jamais fait bon ménage. Perrier est donc responsable du report de cette magnifique dégustation de Pomerol programmée pour ce soir. Ce qui n'empêcha pas une dégustation, à 5, dans ce bar à vins qui vient d'être repris : A bout de Soufre. On démarra par un Champagne Lassaigne "Les vins de Montigueux", en Brut, Blanc de Blancs. Magnifique. Ensuite, "You are so fine" 2007 en Vouvray de Nathalie et Christian Chaussard. Un vin tranquille, légèrement pétillant. Très bon. Ensuite les rouges, avec, pour commencer, un Mendall 2004 IV Negre-Roure, Terra Alta. Vin espagnol correct. Ensuite, un Fleurie 2007 d'Yvan Matras, qui se boit comme une bière. Cela fait penser à une vieille brune légère. Pour terminer, un Gevrey-Chambertin 2006 "En Vosne" (et pourtant bien éloigné), de Catherine et Dominique Derain. Très jeune et suret. Bref, rien de transcendantal en rouge, ce qui confirme ma première opinion d'il y a quelques mois, avec encore les anciens propriétaires. Par contre, au niveau restauration, quelques bonnes suggestions bien préparées et bien présentées. Mercredi prochain, les grands bourgognes en 2002, 2003 ou 2005. Enfin un peu de plaisir ? Qui vivra verra...

  • ARTE ce soir : Mâles en péril...

     

    Une baisse alarmante des spermatozoïdes

    Extrait n° 1 - Deux études, menées l'une en france et l'autre au Danemark, concluent à une baisse alarmante de la qualité spermatique.

     

     

    Une nature qui se féminise

    Extrait n° 2 - Au contact d'un herbicide, l'Atrazine, les jeunes grenouilles mâles se féminisent !

     

     

     

     

    Les perturbateurs endocriniens sont partout

    Extrait n° 3 - Les perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A, ont envahi notre quotidien.

     

     

     

    Des phtalates dans le sang humain

    On trouve désormais, partout et systématiquement, des phtalates dans le sang humain.

  • Le prix des fruits et légumes Bio...

    Pour info, un tableau reprenant le prix des fruits et légumes Bio disponibles sur le marché. Meilleurs, goûtus, bons pour la santé, bons pour l'environnement et la biodiversité. Il ne faut plus hésiter...

    Ministère de Agriculture
    Service des Nouvelles des Marchés
    Bio Fruits et légumes grossemaine 47 
    année 2008
    du 17/11/08 au 23/11/08
    RUNGIS-FLG-BIOLOGIQUE   (code=M0117)

     


    désignationminimaxiMoyenVaria
    ananas Afrique biologique (le kg)2.404.153.68-0.27
    avocat Hass Import biologique colis 4kg (le kg)3.003.223.11
    avocat Hass U.E. biologique colis 4kg (le kg)2.405.054.11
    banane Afrique biologique (le kg)1.251.451.34-0.01
    coing U.E. biologique (le kg)  2.20
    datte Medjool Import biologique (le kg)11.5014.9513.23
    kiwi Hayward Nouvelle-Zélande biologique (le kg)2.603.352.98
    mangue Sauvage Import biologique (le kg)  5.40
    marron CHATAIGNE France biologique (le kg)3.804.404.10
    noix sèche France biologique (le kg)3.905.504.600.05
    poire autres variétés U.E. biologique (le kg)2.202.552.38-0.22
    poire Conférence France biologique (le kg)2.302.652.48
    poire Conférence U.E. biologique (le kg)  2.20
    pomme autres variétés France biologique (le kg)2.102.202.170.02
    pomme Bicolore autres variétés France biologique (le kg)2.102.202.17
    pomme Elstar France biologique (le kg)  2.20
    pomme Gala France biologique (le kg)2.102.152.13
    pomme Golden France biologique (le kg)1.952.202.120.02
    raisin Italia U.E. biologique (le kg)2.602.852.780.03
    raisin Ribol France biologique (le kg)3.654.203.92
    citron U.E. biologique tout-calibre (le kg)1.351.801.62-0.18
    clémentine U.E. biologique (le kg)1.352.151.73-0.57
    clémentine U.E. feuille biologique (le kg)2.302.402.35
    orange U.E. biologique (le kg)1.201.601.47-0.28
    pomelos blanc Import biologique (le kg)  1.60
    pomelos rouge Import biologique (le kg)  1.80
    grenade U.E. biologique (le kg)3.603.803.70
    kaki Espagne biologique (le kg)2.803.002.90
    ail blanc U.E. biologique (le kg)4.004.904.47
    aubergine U.E. biologique (le kg)2.252.352.30
    bette France biologique vrac (le kg)2.202.802.540.39
    betterave crue France biologique (le kg)1.602.001.770.07
    betterave cuite France biologique paquet 500g sous vide (le kg)2.102.402.27-0.03
    carotte France biologique (le kg)1.201.701.500.00
    céleri-branche France biologique (le kg)1.802.051.88
    céleri-rave France biologique (le kg)1.902.202.100.00
    champignon de Paris France biologique (le kg)6.606.706.65
    champignon Shii-take France biologique (le kg)  10.73
    chou blanc France biologique (le kg)1.251.651.50
    chou Brocoli U.E. biologique (le kg)1.902.152.03
    chou frisé France biologique (la pièce)1.261.351.31-0.04
    chou Romanesco France biologique (la pièce)1.471.661.57
    chou rouge France biologique (le kg)1.001.701.35-0.25
    chou fleur France couronné biologique (la pièce)1.091.151.110.01
    concombre U.E. biologique colis de 12 (la pièce)1.001.091.050.05
    courge Butternut France biologique (le kg)1.652.201.85-0.10
    courge France biologique (le kg)1.201.701.41-0.39
    courge Potimarron France biologique (le kg)1.601.851.70
    courgette Maroc biologique (le kg)  1.95
    courgette U.E. biologique (le kg)2.352.552.430.63
    échalote France biologique (le kg)2.954.753.63-0.17
    endive U.E. biologique (le kg)  3.80
    épinard France feuille biologique (le kg)3.253.553.37-0.03
    fenouil France biologique (le kg)2.102.402.28
    fenouil U.E. biologique (le kg)1.802.001.90
    gingembre Import (le kg)3.505.504.50
    haricot vert Import biologique (le kg)3.304.503.75-0.25
    navet jaune France biologique (le kg)  2.02
    navet rond violet France biologique (le kg)1.802.101.92-0.18
    oignon jaune France biologique (le kg)1.601.701.65
    oignon rose France biologique (le kg)1.802.001.90
    oignon rouge France biologique (le kg)2.002.252.100.00
    panais (le kg)1.652.802.23-0.32
    patate douce Espagne biologique (le kg)2.102.452.28
    patisson France biologique (le kg)1.902.102.00
    persil France biologique (la botte)0.800.900.85
    poireau France biologique (le kg)1.702.051.90-0.20
    poivron rouge carré U.E. biologique (le kg)2.002.902.400.25
    poivron vert carré France biologique (le kg)  2.63
    poivron vert carré U.E. biologique (le kg)2.202.902.35
    Pomme de terre CHAIR FERME Charlotte France biologique (le kg)1.151.501.370.02
    pomme de terre CHAIR FERME div.var.cons France biologique (le kg)1.151.501.28
    pomme de terre CHAIR NORMALE div.var.cons France biologique (le kg)1.151.701.450.00
    Pomme de terre épiderme rouge France biologique (le kg)0.951.801.38-0.12
    radis noir France biologique (le kg)1.801.901.83-0.12
    rutabaga France biologique (le kg)2.102.202.150.00
    chicorée Scarole France biologique (la pièce)1.001.331.13
    laitue Batavia France biologique colis de 12 (la pièce)0.871.100.970.07
    laitue Feuille de chêne France biologique colis de 12 (la pièce)0.871.100.970.07
    laitue pommé France biologique colis de 12 (la pièce)0.871.100.970.07
    laitue Romaine France biologique colis de 12 (la pièce)  1.02
    roquette France (le kg)6.007.906.800.30
    tomate ronde France biologique (le kg)  2.22
    tomate ronde U.E. biologique (le kg)1.802.152.02
    tomate ronde U.E. grappe biologique (le kg)2.202.452.320.02
    topinambour France biologique (le kg)2.252.352.300.00
    Moyen : prix moyen en Euros
    Varia : variation du prix moyen par rapport à la période précédente

  • Beau manteau blanc...

    Et voilà : l'hiver frappe à notre porte, recouvrant tout le pays d'un superbe manteau blanc. La joie des enfants, le calvaire des personnes âgées, la hantise des assureurs auto et l'aubaine pour les carrossiers, le sourire du livreur de mazout ou de bûches, le plaisir du photographe et la disette pour les oiseaux. Il semble temps, pour ceux et celles qui ne l'auraient pas encore fait, de protéger les plantes extérieures en pot avec du plastique à bulles, et de penser aux oiseaux en leur offrant des boules de graisses et autres graines. Les 15 prochains jours seront frais (maximum 6 à 7°), mais il est encore trop tôt pour savoir si nous aurons un Noël blanc. Un vrai Noël quoi, comme quand nous étions petits. Cela mettrait un peu de baume au coeur de toutes les personnes au statut précaire, auxquelles s'ajouteront toutes celles touchées par la crise économique que nous commençons seulement de traverser. On est parti pour quelques années de mer houleuse, et il va falloir faire avec... Le temps de remettre sur pied un nouveau système capitaliste mondial, basé sur d'autres valeurs que celle du fric à tout prix. Un retour aux vraies valeurs est inéluctable, et cette fois-ci, en respectant la Terre, notre mère nourricière à tous, si malmenée depuis tant d'années... 

  • Dégustation du mercredi (9)

    Et voilà, c'est reparti ! Dégustation à 5 pour une série de vins à l'aveugle. Pour commencer, 3 vins sur lesquels on nous demande notre avis, avant de les importer. Un blanc, au nez boisé de Chardonnay du sud, floral et flatteur, mais à la bouche très courte et beaucoup d'amertume en finale. Il pourrait être vendu entre 4 et 6 euros (P.A. : 2,5 ou 3 euros). Il ne vaut pas plus. Chardonnay 2007 La Puerta Vighigasta, Famatina Valley, en Argentine. Le second, rouge, à la robe foncée, présenta un nez flatteur, rond et sucré, avec des notes de caramel. La bouche, dense et dissociée, avec de l'alcool, fait penser à un Merlot du sud, très boisé. Vente : 7 à 9 euros pour un P.A. de 4. Malbec 2006 La Puerta Vighigasta, toujours en Argentine. Le troisième, moins foncé, un peu mieux fait que les 2 précédents, mais tout aussi pute. En bouche, du fruit, mais aussi du sucre ajouté et une finale chimique. 4,5 euros en P.A pour ce Cepas Del Alto, Malbec 2003. On poursuivit sur un rouge chaud, surextrait, concentré et costaud. En bouche, des fruits, du cuir, du café, un côté un peu cuit et de l'astringence en finale : Toro, Pintia Cosecha 2004, Espagne. Retour sur les blancs, avec un vin au nez complexe sans notes oxydatives. Une bouche très fraîche, généreuse, acidulée, sur du citron vert et de la noisette : Château de Gaure, Blanc 2007, Limoux, de Pierre Fabre. Il s'agit d'un assemblage de Chardonnay et de Mauzac, en Bio : la bonne découverte de la soirée. On aborda alors, enfin, le thème de la soirée, à savoir, les Beaujolais. On débuta par un beaujolais Primeur, dégusté avant l'heure légale (il n'était pas minuit). Un nez typique de Beaujolais nouveau, sur de la banane poêlée, et une bouche de jus de fruit légers : Beaujolais Nouveau 2008 de Jean Foillard à Villié-Morgon. Le second, au nez de Gamay, plus intéressant et complexe que le précédent, offrit une bouche correcte et ronde, mais manquant de fruits et de fraîcheur : Moulin à Vent 2006 du Domaine Gay-Coperet, en Cuvée Réserve Vieilles Vignes. Le dernier, à la belle robe pourpre, présenta un nez de fruits rouges à l'alcool, de vanille et de boisé. En bouche, belle fraîcheur, du fruit, mais rien de transcendantal : Morgon 2007 "Côte de Py" de Jean Foillard. Mercredi prochain, le thème Pomerol devrait nous apporter plus de satisfactions... A voir.

  • 2 bonnes blagues...

    Aux Etats-Unis, rien n'a changé : le sale boulot, c'est toujours pour les noirs !

    Dès janvier 2009, la Maison Blanche s'appellera la Black Barack.

  • Pesticides et cancers...

    Selon une étude nord-américaine, récemment reprise dans un rapport commandité par le Parlement européen, 30 000 cancers sur les 3 millions de cas recensés chaque année en Europe seraient dus à l’exposition aux substances nocives contenues dans les insecticides, fongicides et autres herbicides. Plus inquiétant encore, on observe une progression à la hausse des cancers touchant les enfants. 
    Pour faire la lumière sur la validité de ce lien de cause à effet, les organisations de santé et d’environnement que sont l’Alliance Santé Environnement et le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures) ont donné le coup d’envoi à une campagne européenne (
    http://www.pesticidescancer.eu), fruit de leur association. L’objectif de cette campagne « Pesticides et Cancer » est double. D’une part, il s’agit d’apporter des données scientifiques rigoureuses sur lesquelles les autorités dirigeantes pourront s’appuyer. Mais l’enjeu central est de fournir des informations concrètes et sûres aux personnes exposées, principales concernées par cette problématique sanitaire. 
    En constituant un dossier solide, les deux organismes visent notamment l’interdiction des pesticides reconnus ou suspectés d’être néfastes, la réduction de l’utilisation des pesticides afin d’atténuer et, dans la mesure du possible, d’éliminer l’exposition, ou encore d’adoptier une réglementation stricte sur le recours aux pesticides dans des zones fortement fréquentées par des enfants. Pour y parvenir, seront nécessaires des stratégies de santé publique et des plans cancers nationaux, plaçant la réduction de l’exposition aux pesticides au rang de mesure préventive. 
    Loin d’être un hasard, la campagne débutera en France, reconnue comme étant la plus grande consommatrice de pesticides à l’échelle européenne. Manger 5 légumes par jour ? Oui, mais pas n'importe lesquels...

  • Dégustation du mercredi...

    Désolé, pour les lecteurs assidus de cette rubrique hebdomadaire, de ne rien avoir écrit depuis 2 semaines... Le 29 octobre, la dégustation "50% de Merlot minimum" fut annulée pour cause de congés scolaires. Mercredi passé, le 5 novembre, je n'ai pu assister (c'est exceptionnel) à la dégustation dédiée aux rouges de Loire. Donc pas de compte-rendu. Et, ce mercredi, la dégustation sur le thème "l'étiquette doit comporter le mot Clos" a été annulée en dernière minute, vu l'absence annoncée de 3 d'entre nous pour problèmes personnels soudains. Pas de souci, cela ne m'empêche pas de déguster un petit coup de rouge, sauf que ce n'est pas à l'aveugle... Mercredi prochain, nous serons de retour avec pour thème : un vrai Beaujolais. Pas évident à trouver... Le mercredi 26 novembre, ce sera le tour du Pomerol, et le 3 décembre, des Bourgognes 2002, 2003 ou 2005. Le thème du 10 décembre est : "J'en ai rêvé..." et celui du 17 décembre : "Je n'aime pas, mais je peux comprendre que...". Tout un programme, avant les fêtes de fin d'années qui approchent à grands pas. Déjà.

  • Le Flore à La Panne...

    Les amuse bouche du Flore

    ****

    Les noix de St. Jacques poêlées, crème de cardamone, quinoa au vert et émulsion de crevette

    ****

    Demi-homard  rôti au four, champignons des bois, sauce carapace et pâtes fraîches

    Ou

    Le dos de cabillaud en croûte de perle du Japon et kroepoek, purée d’échalote et bâtons de citronnelle

    *****

    La poire pochée, bavarois au miel et pain d’épices, glace à la poire et chocolat


    Voilà l'appétissant menu dégusté au Flore à La Panne, ce week-end, au prix de 34 euros.

    Un restaurant gourmand, au personnel sympathique, avec des patrons passionnés en salle : elle au service table, lui au service vins. Côté vins, un excellent Bourgogne blanc 2005 de Faiveley à 27 euros, et un magnifique Graves rouge 2001 dont j'ai oublié le nom, mais voisin de Pape Clément, à 30 euros. C'était vraiment bon, gourmand, recherché, fin. Parfait, quoi ! Beaucoup de plaisir, et à recommander, dont acte.

  • Et si on faisait bouger les choses ...?

    C'est devenu une évidence : nous vivons une période charnière.
    L'incroyable conjonction des crises financière, économique, politique, sociale, écologique et climatique va profondément bouleverser le monde actuel. Or c'est précisément dans ces périodes de crise que s'esquisse le monde de demain.

    Pour le citoyen lambda que nous sommes tou-te-s, l'ampleur des forces en jeu pourrait paraître inaccessible et encourager à se cantonner au statut d'observateur plus ou moins averti. Ce serait une erreur tragique, car, au moment où tous les pouvoirs en place s'arc-boutent pour sauver ce qu'ils peuvent d'un système déjà obsolète, au moment où leurs empires financiers,médiatiques et militaires s'enfoncent chaque jour un peu plus vers une déroute annoncée, c'est étonnamment celles et ceux qu'on ne voyait plus, qu'on n'entendait plus, auxquel-le-s on ne demandait même plus leur avis, qui émergent peu à peu de l'ombre et du silence et commencent tranquillement, humblement à construire l'avenir au milieu des ruines. Les plus puissantes armées ne peuvent souvent rien face à un peuple libre et déterminé. De la même manière, les centaines de milliards qui sont mobilisés aujourd'hui ne pèseront pas bien lourd face à un pouvoir tellement insignifiant qu'il a été oublié, un pouvoir que chacun de nous ou presque détient, un joli grain de sable dans une si belle mécanique : changer de banque.

    Cela n'a l'air de rien, c'est pourtant probablement l'acte le plus révolutionnaire qui soit aujourd'hui.

    La façon dont est utilisé votre argent détermine ce qui sera financé ou pas aujourd'hui, donc ce qui existera ou pas demain. Ce pouvoir énorme, vous le confiez aujourd'hui à un intermédiaire, votre banque. Êtes-vous bien sûr de, c'est le cas de le dire, partager les mêmes valeurs ? Ce choix a un impact énorme, parce que, non, les banques ne sont pas "toutes les mêmes".

    En France, deux d'entre elles sortent tellement du lot qu'on ne peut même pas dire qu'elles fassent partie du même monde. En tout cas, elles ne financent pas le même : ce sont la NEF et le Crédit Coopératif. Très concrètement, la NEF (20 000 clients/sociétaires, environ 150 millions d'euros d'actifs) conviendra aux "activistes pour la planète et l'humanité", le Crédit Coopératif (200 000 clients, 1,5 milliards d'actifs) convenant mieux à toute personne "responsable", concernée par l'avenir du monde, mais souhaitant retrouver les mêmes produits et services qu'ailleurs (en réalité, vous en trouverez même un peu plus qu'ailleurs).

    Si, pour des raisons qui vous regardent, vous avez quelques réticences ou difficultés à quitter purement et simplement votre banque actuelle, ouvrez un deuxième compte et basculez petit à petit. Mais faites-le, c'est fondamental.

    Et le plus vite possible. Nous sommes à un moment clé : le secteur bancaire "destructeur" est en crise, les banques alternatives sont arrivés à un bon degré de maturité et développent des réseaux et synergies à toute allure. Chaque euro va compter double. Non seulement, vous le confiez à des gens bien, mais en même temps, vous l'enlevez aux autres ! En France, les Amis de la Terre viennent de sortir leur guide des banques, le Crédit Coopératif vient de lancer une campagne d'envergure et des hommes et des femmes libres ;-) commencent à disposer des média pour faire passer le message... (Propos recueilli sur le blog Activart.com)

  • Pressé, comme un citron...

    Petit coup de gueule contre la rage taxatoire dont nous sommes tous victimes, et surtout en Belgique, pays le plus taxé au monde. Chouette, c'est là où j'habite ! Pas de bol. Donc, après avoir été amputé de 45% de mes revenus pour payer l'impôt, puis de m'être acquitté du payement des lois sociales, comme tout bon indépendant, de la taxe régionale et de l'assurance santé obligatoire, il devrait rester un petit 40% pour vivre. Vivre, c'est bouger et avoir une voiture. Et c'est reparti : TVA sur les véhicules, taxes sur les assurances, taxes sur les carburants (60%), TVA sur l'entretien, taxe d'immatriculation, taxe de circulation, sans oublier les amendes et les péages quand vous voyagez... L'ensemble des taxes acquittées par les utilisateurs de véhicules avoisinent un montant proche du produit de l'impôt sur le revenu ! Un scandale. Idem pour le paquet de clopes taxé à 77,43%, ou la bouteille d'alcool. L'alimentation n'est taxée qu'à 6%, les restos à 21%. Pas bon pour le pouvoir d'achat et faire tourner l'économie... On a été pressé comme un citron, jusqu'à la dernière goutte. Il ne reste que les pépins ! Et si, par malheur, vous êtes, malgré tout, parvenu à économiser quelques euros, l'état vous les reprend lorsque vous décédez, en taxant, une fois de plus, vos héritiers. Au lieu de subir cet état de fait comme de braves moutons, il serait peut-être temps de revenir à une économie parallèle, sans transfert d'argent : le troc. Je ne vois pas d'autre solution. Déjà très en vogue en France, cela ne m'étonnerait pas que de pareilles associations voient le jour en Belgique, surtout en cette période de crise. Si c'est le cas, prévenez-moi : je suis partant !

  • La TV, quelle connerie...

    Cela faisait longtemps que je n'avais plus regardé la TV. Quelle connerie, quel abrutissement, quelle non-culture... En zappant, on passe de jeux ridicules et bêtes où s'affrontent des con-currents non cultivés sur des questions pourtant basiques posées par des présentateurs ignares eux aussi, à des séries télévisées sans intérêt, juste faites pour vous endormir, ou à des films de série B, toujours sans intérêt aucun. Et je ne parle pas de Star Academy et autres abrutissements de la sorte. Et tout cela, constamment entrecoupé de publicités mensongères, réalisées par de grandes multinationales agro-alimentaires ou autres, qui poussent à la con-sommation. Des fromages industriels Président (qui n'ont rien à voir avec ce qu'on nomme un véritable fromage), au Coca Zéro qui n'est qu'un Coca Light déguisé (et lui aussi mauvais pour la santé), aux complexes vitaminés (tellement on est faible à force de manger des crasses), 

  • De plus en plus Slow Food...

    Lu dans Le Monde : "En 6 mois, la communauté internationale a été incapable de réunir 30 milliards de dollars nécessaires à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (la FAO) afin de diminuer de moitié la malnutrition sur terre, mais, en 15 jours, a trouvé 2.000 milliards de dollars pour sauver des financiers canailles. " C'est sur ces mots que Carlo Petrini, président fondateur de Slow Food, a ouvert la 3éme édition de Terra Madre à Turin, réunissant plus de 4.000 agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et artisans issus de 153 pays. 7.000 participants, partisans d'une autre civilisation de l'alimentation, fondée sur la qualité des produits, la biodiversité et le respect des hommes ont débattu du sujet pendant 3 jours. Rescapés du génocide agro-industriel, résistants de l'économie locale, héritiers d'un savoir-faire et d'un patrimoine millénaire, les producteurs de raisins secs d'Hérat en Afghanistan, de poutargue du banc d'Arguin en Mauritanie, de miel du volcan Wenchi en Ethiopie, de câpres de Ballobar en Espagne, de riz sauvage du Minnesota aux USA, de sel noir de Kostroma en Russie, de kakis séchés de Hachiya au Japon, et tant d'autres, dont les produits menacés d'extinction ont été déclarés "Sentinelle du goût" par le mouvement Slow Food, et aidés en conséquence, afin de subsister. Il faut remettre ces communautés de la nourriture au centre du processus alimentaire, aujourd'hui annexé par les multinationales de la semence, de la malbouffe et de la grande distribution. Il faut restaurer la noblesse de l'agriculture, encourager la micro-entreprise rurale et convaincre la jeunesse d'aller cultiver la terre nourricière, avec respect et sans OGM. Aimable utopie souriront certains. C'est oublier que Slow Food, créé en 1989 compte plus de 85.000 adhérents dans 132 pays, que le secrétaire général  de l'ONU a envoyé un message de soutien pour l'ouverture de Terra Madre, le Prince Charles une allocution vidéo, et que l'ancien et le nouveau ministre de l'agriculture italien siégeaient au premier rang des invités, entourés de milliers de paysans du monde, dont les valeurs ne sont pas celles de la Bourse. Pas mal pour des utopistes... Aidez Slow Food en adhérant à l'association. Ils ont besoin  de vous, et la planète aussi. Terriens, il est temps d'agir...

  • De plus en plus Slow Food...

    Lu dans Le Monde : "En 6 mois, la communauté internationale a été incapable de réunir 30 milliards de dollars nécessaires à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (la FAO) afin de diminuer de moitié la malnutrition sur terre, mais, en 15 jours, a trouvé 2.000 milliards de dollars pour sauver des financiers canailles. " C'est sur ces mots que Carlo Petrini, président fondateur de Slow Food, a ouvert la 3éme édition de Terra Madre à Turin, réunissant plus de 4.000 agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et artisans issus de 153 pays. 7.000 participants, partisans d'une autre civilisation de l'alimentation, fondée sur la qualité des produits, la biodiversité et le respect des hommes ont débattu du sujet pendant 3 jours. Rescapés du génocide agro-industriel, résistants de l'économie locale, héritiers d'un savoir-faire et d'un patrimoine millénaire, les producteurs de raisins secs d'Hérat en Afghanistan, de poutargue du banc d'Arguin en Mauritanie, de miel du volcan Wenchi en Ethiopie, de câpres de Ballobar en Espagne, de riz sauvage du Minnesota aux USA, de sel noir de Kostroma en Russie, de kakis séchés de Hachiya au Japon, et tant d'autres, dont les produits menacés d'extinction ont été déclarés "Sentinelle du goût" par le mouvement Slow Food, et aidés en conséquence, afin de subsister. Il faut remettre ces communautés de la nourriture au centre du processus alimentaire, aujourd'hui annexé par les multinationales de la semence, de la malbouffe et de la grande distribution. Il faut restaurer la noblesse de l'agriculture, encourager la micro-entreprise rurale et convaincre la jeunesse d'aller cultiver la terre nourricière, avec respect et sans OGM. Aimable utopie souriront certains. C'est oublier que Slow Food, créé en 1989 compte plus de 85.000 adhérents dans 132 pays, que le secrétaire général  de l'ONU a envoyé un message de soutien pour l'ouverture de Terra Madre, le Prince Charles une allocution vidéo, et que l'ancien et le nouveau ministre de l'agriculture italien siégeaient au premier rang des invités, entourés de milliers de paysans du monde, dont les valeurs ne sont pas celles de la Bourse. Pas mal pour des utopistes... Aidez Slow Food en adhérant à l'association. Ils ont besoin  de vous, et la planète aussi. Terriens, il est temps d'agir...

  • Le film à aller voir...

    Soutenu par les organisations écologistes, le film « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud fait figure d'événement. En retraçant le drame sanitaire, lié aux pesticides, qui a frappé le village de Barjac, l'auteur montre aussi que l'agriculture intensive n'est pas une fatalité. Le village a en effet décidé de réagir en passant à l'agricluture biologique et démontre que cette conversion est possible. « S'il y a un film à voir cette année sur l’environnement et la santé, c’est bien le film de Jean-Paul et Béatrice Jaud ». Pour Nature & Progrès comme pour le MDGRF,  associations les plus impliquées dans le combat contre les dangers des pesticides, « Nos enfants nous accuseront » est un « film événement ». Jean-Paul Jaud « fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants », résume le MDGRF.  Plusieurs témoignages sont poignants. Un viticulteur raconte ses problèmes neurologiques et le cancer de son fils, consécutifs à son utilisation de produits chimiques. Un agriculteur avoue qu’il ne mangerait pas les légumes qu’il produit. Une exploitante décrit les saignements de nez dont est victime son mari à chaque traitement chimique. « Un ami nous raconte qu’à chaque fois qu’il traite ses vignes, il n’arrive plus à uriner pendant huit jours »ajoute-t-elle. Une autre évoque la leucémie de son fils, et des nombreux cas similaires dans son entourage. Confirmation du professeur Charles Sultan, éminent endocrinologue pédiatrique au CHU de Montpellier : « Nous avons des enfants du Gard, de l’Hérault, du Languedoc, de Camargue, qui ont des malformations quelques fois graves parce que leurs parents vivent, par exemple, dans des rizières où l’on épand des produits chimiques par avion ». Inquiets des longues listes de phytosanitaires utilisés par les agriculteurs, le professeur soutient qu’ « on joue avec la santé de nos concitoyens ». L’idée que le bio était trop cher, présente dans l’esprit des Barjaquois, comme dans celui des Français, a été nuancée. Sensibilisés par leurs propres enfants, les habitants de la région se sont ouverts au bio. Leur portefeuille n’en a pas maigri pour autant. Et pour cause : l’initiation à l’agriculture biologique a poussé certaines familles à changer fondamentalement leur mode de consommation. « Les produits sont peut-être un peu plus chers, mais les boutiques qui les vendent proposent un nombre limité de produits. On a beaucoup moins de choix, on achète l’essentiel seulement. Donc financièrement, c’est pareil » analyse une mère de famille barjaquoise. Généraliser le bio est donc non seulement faisable, mais surtout urgent. Ce pourrait être la conclusion du film de Jean-Paul Jaud.

  • USA : le changement attendu...

    C'est enfin fait : Barack Obama est le nouveau Président des Etats-Unis ! Quel bonheur après toutes ces années d'arrogance, de mensonges et de combines poltico-financières, qui se payent cash aujourd'hui, avec un peuple américain dont le moral est au plus bas et dont l'économie vascille. Osons espérer que ce nouveau Président sera celui du changement, des réformes, de la fin des monopoles, du respect du reste du Monde dans ses prises de décisions, d'une politique respectueuse de l'environnement. Il aura beaucoup de défis à relever, dans un contexte difficile, mais je le sens bien, ce premier Président noir. Bonne chance, Monsieur le Président...

  • Asbl Les Amis de Thierry a besoin de vous...

    L'ASBL "Les Amis de Thierry", qui aide les jeunes cancéreux depuis plus de 10 ans, a besoin de vous. En effet, le projet 2009, fort ambitieux, est d'offrir un FAXITRON au CHU Saint Pierre.  Merci de consulter le site de l'ASBL : www.salutthierry.be et de faire vos dons sur le compte n° 363-0000307-56. Merci pour eux. 

     

  • Locavore : le retour aux sources...

    Romuald, Fanny et leurs trois enfants, installés dans leur maison tout en bois à Ivry-sur-Seine (94), boycottent le supermarché. Fi des intermédiaires qui essorent les producteurs, des pommes du Chili insipides, des tomates d'Espagne qui n'ont jamais vu la terre. Pour remplir le cabas familial, et nourrir sainement le petit Arthur, décision a été prise de réduire la distance producteur-consommateur en privilégiant les «circuits courts». Les fruits et légumes, c'est facile. Ils passent par l'Amap (Association pour le maintien de l'agriculture paysanne) du secteur, qui travaille avec un maraîcher installé à Provins (77). Pour la viande et les laitages, il a fallu étendre le champ d'exploration et prendre contact avec le Groupement d'agriculteurs biologiques de la Manche, qui vient les livrer tous les vendredis midi. Manger local, ou presque, c'est donc possible. Et très en vogue. Mêlant considérations écologiques (le fameux bilan carbone), économiques (moins il y a d'intermédiaires, plus les coûts sont limités) et gustatives (qui dit proche dit frais), les «locavores» d'Ile-de-France marchent dans les pas de leurs cousins américains (www.locavores.com) qui refusent d'ingurgiter des aliments ayant parcouru plus de 100 miles (environ 160 km). Pour s'en convaincre il suffit d'aller flâner sur les marchés de Paris et de banlieue (huppée). Les maraîchers s'y repèrent de loin, à la queue qui s'allonge devant leurs choux et leurs panais. Pas forcément bio, mais toujours frais de la veille ou du matin. C'est cet appétit de plus en plus partagé pour les «petits producteurs locaux» qui a érigé Joël Thiébault en vedette des médias. Pionnier de la livraison de paniers de légumes frais, il fait naître sur sa «petite»exploitation de Carrières-sur-Seine (78) - 22 hectares tout de même ! - des tomates andines cornues et des blettes multicolores qui alimentent les plus belles tables parisiennes... et les conversations des dîners mondains. L'enthousiasme est tel que le big business s'est saisi de l'affaire. Cinq grands restaurants d'hôtels parisiens, tous membres du groupe Starwood (hôtels Westin, Méridien...), proposent ainsi un menu «100% local» depuis mi-octobre, du brie de Meaux au chardonnay de Suresnes (92). Joli coup marketing. Si c'est possible à Paris, ce l'est aussi à Bruxelles. Les livraisons de paniers hebdomadaires en direct des exploitations agricoles proches existent : il suffit de se renseigner. C'est moins cher, plus frais, meilleur, et si, en plus, c'est bio, alors c'est aussi plus sain, encore meilleur et moins polluant. On a tout à y gagner. Terriens, il est temps d'agir...

  • Le lobby OGM persiste...

    Les fabricants d’OGM ont-ils trouvé un écho favorable auprès des dirigeants européens ? Un journal britannique, The Independent on Sunday, a révélé que les représentants des 27 pays de l’Union européenne préparaient « une campagne sans précédent pour généraliser les cultures et aliments génétiquement modifiés ». Dans son édition du 26 octobre, le périodique affirme détenir des documents confidentiels émanant de réunions secrètes, organisées par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. En ressort la volonté des représentants européens d’ « accélérer l’introduction des OGM et de gérer l’opposition du public à leur encontre ». Ils auraient même demandé aux industriels et aux autorités d’être plus enthousiastes dans leur communication sur les OGM. Selon les comptes-rendus d’une des réunions secrètes, Joao Vale de Almeida, chef de cabinet de José Manuel Barroso, qui présidait ces rassemblements, aurait « invité les participants à rapporter les discussions du groupe aux chefs de leurs gouvernements ». La Commission européenne encourage les Etats à modifier leurs politiques individuelles, pour favoriser les cultures d’OGM. Cette politique « clandestine » ne correspond pas du tout aux attentes des citoyens européens. En 2001, 70% d’entre eux se déclaraient contre les aliments génétiquement modifiés, selon un sondage Eurobaromètre. La France reste le pays européen où la résistance anti-OGM est la plus virulente et la plus visible. En 2004, un sondage Sofres montre que 76% des Français sont opposés aux OGM. Mais ailleurs également, les OGM inquiètent : les Suédois souhaitent un étiquetage strict, les Allemands et les Britanniques sont quant à eux méfiants… Même les exploitants agricoles sont dubitatifs. 70% des agriculteurs allemands refusaient d’utiliser des OGM, selon un sondage daté de 2002 pour Greenpeace. Mais l’opposition populaire n’est pas un problème pour la Commission européenne : toujours selon ces documents, Joao Vale de Almeida souhaiterait « un dialogue objectif et basé sur les faits concernant les standards élevés de la politique européenne sur les OGM ». En toute impartialité. Il appelle également « les industries et les partenaires économiques à participer activement à ce dialogue », en mettant donc de côté les voix trop élevées des écologistes. L'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), basée à Parme (nord de l'Italie), a estimé, vendredi 31 octobre, que la clause de sauvegarde invoquée par la France pour suspendre la culture du maïs génétiquement modifié OGM MON810 n'était pas justifiée. "Cet avis apparaît comme une véritable provocation et doit être combattu à tous les niveaux, tant il est vrai qu'une grande majorité d'Européens ne veulent pas d'OGM dans leurs assiettes", affirme dans un communiqué, Noël Mamère au nom des "Parlementaires Verts Français". "En demandant à la France d'abandonner la clause de sauvegarde sur le MON 810", l'EFSA "n'a fait que se rendre complice des grands lobbies internationaux au moment où experts et spécialistes de la santé s'accordent pour dire qu'il faut en finir avec un type d'agriculture qui contamine, pollue, porte atteinte à la biodiversité et finit par couter cher à la société", souligne le député de Bègles. Selon lui, la France, présidente de l'Union européenne, "doit tout faire pour empêcher que quelques experts à la botte des lobbies imposent leur diktat aux gouvernements de l'Union qui ont fait le choix du principe de précaution".

  • Un bon samedi midi...

    Pour oublier la mésaventure gastronomique d'hier soir chez Bon Bon, et la météo de ce 1er novembre, rien de tel qu'un déjeuner au Provençal à Nil Saint Vincent, pour se remonter le moral et les papilles. Champagne de Vénoge, en Blanc de Noirs à l'apéro, avec les zakouski maison, Chassagne-Montrachet "Les Vergers 1er Cru" 2006 du Château Génot-Boulanger (au nez d'agrumes et tout en finesse) avec les noix de Saint Jacques bretonnes, sauce au Noilly. Toujours sur l'entrée, un Château Haut-Brion blanc 2003, Grand vin de Graves en Pessac Léognan (au nez légèrement grillé, de noisettes, et à la bouche longue et opulente). Ensuite, une Côte Rôtie “Champin Le Seigneur” 2005 de Jean-Michel Gerin pour attaquer le plat (tout en finesse sur le fuit, mais trop jeune), ainsi qu'un Château Figeac 2002, 1er Grand Cru Classé en Saint Emilion, d'Henry Manoncourt (très cabernet, belle robe, beau nez, mais fin de bouche avec de l'astringence et du boisé : trop jeune aussi). On revînt sur la Côte Rôtie avec le plateau de fromages, pour achever le repas avec un Château d'Yquem 2003 en Sauternes (pamplemousse concentré, gras, fruité, opulent, plein et long) avec les desserts. Bref un magnifique déjeuner, ponctué par les souvenirs cocasses de notre vieux Walter (98 balais) les rires de Robert (le Maître des lieux) et par les gaffes d'Apolline (18 mois), découvrant le monde. "Il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres" Pasteur.

  • Les conserves de tomates...

     Lu dans "Le Soir" : Michel Lievens, bio-ingénieur nutritionniste, a examiné les nutriments entre, d'une part, une tomate fraîche du supermarché et, d'autre part, des conserves telles que la pulpe de tomate, la purée de tomates, la verdurine (concentré de tomate avec des légumes et du basilic) et le double concentré. Surprise : dans la grande majorité des cas, le produit préparé à partir de tomates présente de meilleurs taux en nutriments que le légume-fruit original. « Il y a à cela une raison simple. La tomate fraîche que nous achetons dans notre pays a été cueillie bien avant sa maturité. Elle n'a pas eu le temps d'emmagasiner tous les nutriments du sol et de bénéficier du soleil dont bénéficient par contre les denrées qui sont conditionnées dans les pays chauds à pleine maturité », explique Michel Lievens. Que ce soit en matière de fibres, mais aussi de vitamine A, E et B3, les taux observés sont plus élevés, voire décuplent. Ainsi, 100 grammes de pulpe en conserve contiennent 16,5 % des besoins quotidiens en vitamine E (antioxydant et anticoagulant qui joue un rôle dans la protection des membranes cellulaires) quand la même quantité de fruit frais n'en couvre que 4,5 %. Plus spectaculaire : pour la vitamine A, si importante pour le maintien de la vision et facteur d'immunité, les taux grimpent de 5 % des besoins quotidiens à 65 % dans la purée et 110 % avec de la verdurine. Et une étude réalisée par le professeur Fiorenzo Pastoni, spécialiste de l'alimentation, montre que dans 100 grammes de double concentré de tomate, on trouve près de 30 milligrammes de lycopène, soit jusqu'à six fois plus que dans une tomate fraîche. Le lycopène confère sa couleur à la tomate et il est connu pour ralentir le développement de différentes maladies cardio-vasculaires et de certains cancers, notamment celui de la prostate. On lui attribue également souvent la faculté de contribuer à protéger la peau des phénomènes d'oxydation induits par l'exposition solaire. En résumé : ne consommons pas ces tomates fades et sans goût produites dans le nord de l'Europe. C'est de la flotte. Rien d'autre. Consommons, en saison, les tomates bio provenant du Sud, toutes les autres étant couvertes de pesticides. Et, en hiver, abusons des conserves. Bio si possible, toujours pour éviter ces pesticides.

  • Bon Bon Bof...

    Rentrons d'un dîner gastronomique chez Bon Bon, côté 18/20 par Gault et Millau dans la nouvelle édition du guide parue cette semaine. Et ce fût une grande déception. D'abord, pas de voiturier, et un parking privé fort mal indiqué dans un quartier infernal où trouver une place tient du miracle. Ensuite l'accueil, entre une serveuse portant des plats à table et un Maître d'hôtel coincé au téléphone, on est resté sur le carreau... Une fois installé, en guise d'apéro, un seul vin rouge au verre : un vin italien carafé, trop lourd, trop chaud et trop puissant. Sans pain à table. Arrive le tableau "Menu du marché", quasi imposé avec quelques variantes possibles, mais le même menu imposé pour la table. L'un aime la poisson, l'autre la viande : c'est foutu ! Bref, on a dû composer vaille que vaille : ravioles de thon rouge farcies de coquillages avec une émulsion de coquillages aux herbes. Composition assez fraîche, mais sans extase gustative. Langoustines bretonnes, surmontées d'un biscuit, style cramé, à l'encre de seiche, et petite salade de saison. Ok, bonnes langoustines, mais à nouveau, aucun équilibre. Et un biscuit peu appétissant. Turbot breton, rattes au vin jaune et au comté, épinards aux girolles et émulsion d'aubergines fumées. Plat totalement déséquilibré, dont les accompagnements n'apportent rien. Grande déception. Aucune symbiose, aucune longueur, aucune surprise. Pour terminer, la poire en fête : 4 préparations dont 2 goûtues et réussies valant le déplacement. Côté sommelier, de bons conseils avec cette Cuvée Saturne 2004 en Côtes du Roussillon d'Olivier Pithon (le frère de l'autre qui sévit en Loire), mais avec un nez de S02 et de réduction assez persistants, malgré l'aération. Sinon du fruit et de la finesse, sans boisé trop présent. Bref, incompréhension de cette cotation excessive dans les guides gastronomiques pour un repas coûteux, fort peu créatif, aux associations douteuses, et sans réel plaisir gastronomique, bien que les ingrédients soient de première qualité et à la cuisson parfaite. Dommage.